Chronique sur Les mots silencieux écrit par Audrey C.

Les mots silencieux

Note : 8,5/10

« Avec une lenteur mesurée, il baisse son visage à hauteur du mien afin de déposer un doux baiser sur mes lèvres. La chaleur qu’il fait naître en moi est aussi bouleversante qu’apaisante. Avec l’énergie du désespoir, j’accroche mes mains autour de son cou pour le garder contre moi, de peur qu’il ne me lâche subitement. »

Chiara

Résumé : « Suite à un AVC quelques heures après sa naissance, Chiara est devenue aphasique.

Cette pathologie qui l’empêche d’avoir une expression orale normale lui pèse énormément. Dans notre société actuelle, la différence est souvent signe de monstruosité, d’anomalie.

Ainsi Chiara vit recluse, seule, harcelée par ses camarades, alors que tout ce qu’elle souhaite, au fond, c’est être aimée pour ce qu’elle est. Alors quand Adriano s’intéresse soudain à elle, elle croit rêver.

A-t-elle le droit de croire en cet amour inespéré ? »

 Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement les Éditions Lollipop pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en blogue.

Que dire de cette lecture ? Comment ne pas succomber face à tant de friandises et de désespoir ? N’ayant jamais eu la chance de découvrir le style d’écriture de l’écrivaine, je ne savais pas si j’allais apprécier son univers et sa manière de transcrire. Néanmoins, il y a un début à tout, n’est-ce pas ? Que voulez-vous ? Je suis faible et je n’ai pas pu résister à cet appel à la tentation. Rire. En même temps, avez-vous vu la page couverture ? SUBLIME !

LORSQUE LE SURRÉALISTE DEVIENT TERRE À TERRE…

« Les mots silencieux » est une histoire qui me touche personnellement, car mon petit frère qui n’est âgé que de quatre ans est atteint de dysphasie, un trouble de l’apprentissage et de développement oral. Lorsque je lisais le roman, je voyais les méthodes qu’entretenaient les parents de l’héroïne pour aider leur fille… Et en toute franchise, c’est ce que je vis en ce moment même avec ma famille. Cependant, j’ai conscience que ce chemin demande de la patience et beaucoup d’amour. Et croyez-moi, j’ai déjà tout cela en moi en quantité infinie. Je l’aime tel qu’il est et c’est ça le plus important.

DES SUJETS TOUJOURS D’ACTUALITÉ…

À travers son récit, Audrey C., aborde de plusieurs thèmes importants qui montrent comment la nature humaine peut être divergente. Comment les mots peuvent nous faire souffrir tout en nous faisant espérer… En effet, « Les mots silencieux » est un roman qui dévoile la différence d’une personne par rapport aux autres. La souffrance qu’elle ressent face à de telles humiliations et gestes posés. L’amour de deux individus à fleur de peau qui s’aiment à la folie, mais qui ne peuvent pas s’empêcher de se déchirer mutuellement. L’espoir de voir enfin le bout du tunnel. Pardonner à tous ceux et celles qui nous ont trahi et anéanti. Est-ce possible ?

D’autant plus que l’écrivaine nous illustre en quoi l’aphasie, un trouble neurologique qui concerne l’élocution, peut faire en sorte qu’une personne atteinte doit faire pour s’adapter à réalité. Pourtant, le plus choquant, c’est le fait que les êtres humains n’hésitent à rabaisser et harceler une personne différente. Affreux, je vous jure !

Intense ? Résonnant ? Oui, sans hésiter !

Dans « Les mots silencieux », on fait la connaissance de Chiara qui, dès sa venue au monde, fait un AVC. Quelles seront les conséquences de cet accident vasculaire cérébral ? Les séquelles neurologiques ? Ainsi, Chiara a n’a pas eu la chance de profiter pleinement de son enfance, car étant à risque, ses parents n’ont jamais cesser de craindre pour la vie de leur fille. Elle a grandi dans une inquiétante atmosphère où la peur et l’impatience n’ont pas arrêter de les guetter tous les trois. Attendant le verdict final, ils n’ont pas d’autres choix que de craindre tout et n’importe quoi.

Pourtant, comment réagiront-ils lorsqu’ils apprendront le diagnostic ? Et si un mot pouvait changer tout le cours de votre vie ? Aphasique. Chiara est incapable de s’exprimer avec des mots. Seuls quelques sons parviennent à s’échapper de sa bouche. Sachant ce qu’il l’attend, Chiara prend la décision d’apprendre le langage des signes afin de se faire comprendre par les autres. Son trouble ne la rend pas moins intelligente que les autres, elle réussit parfaitement à écrire. Alors qu’elle fait son entrée dans le milieu scolaire, ce qu’elle redoutait se produit.

Désormais, âgée de dix-huit ans, Chiara subit toujours les humiliations, les coups et les méchancetés de ses camarades de classe. Cependant, après tout cela, la jeune femme parvient tout de même à encaisser avec la tête haute. Ne voulant qu’obtenir son bac, elle se protège derrière une carapace afin de ne pas montrer aux autres sa vulnérabilité. C’est en revenant chaque jour chez elle, après les cours, que Chiara se laisse aller et pleure à chaudes larmes. Tous pensent qu’elle de nature timide… En effet, la jeune femme n’a jamais avoué à un des élèves qu’elle était aphasie. Et si l’un deux savaient, est-ce que cela changerait quoi que ce soit ?

Quand Adriano, un garçon étudiant dans le même établissement scolaire que Chiara, décide d’aller vers elle afin d’apprendre à la connaître, la jeune femme ne peut s’empêcher d’être méfiante. Attentionné, il lui parle comme si elle était une personne normale. Et si sa gentillesse était un peu trop louche ? Pourquoi lui accorde-t-il soudainement son attention ? Est-il franc concernant ses sentiments ?

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, elle est touchante et remplie de douceur. Fluide, on s’accroche à l’histoire comme à une bouée de sauvetage. C’est par le biais de son histoire qu’Audrey est parvenu m’atteindre. Beaucoup d’émotions. Lecteurs et lectrices qui ont le cœur lourd, je vous conseille une montagne de mouchoirs… Juste pour être sûre. Rire. Durant notre lecture, il est facile d’apercevoir l’évolution psychologique des personnages principaux.

Chiara a de fâcheuses tendances qui m’ont données envie de sauter dans le livre pour aller la retrouver. Fuir ses problèmes n’est jamais très sain. Quant à Adriano, son côté impulsif me faisait froid dans le dos. Garder toute cette rancœur en soi risque fort bien d’exploser un jour. Cette partie de lui était comment dire… Détestable. Ce qu’il fait et dit n’est pas totalement en harmonie avec ce qu’il pense. Entre eux, c’était un jeu du chat et de la souris. Chiara et Adriano sont deux protagonistes qui en ont énormément bavés dans leur vie.

Une romance… Non. Un diamant brut qui a su me démontrer que l’avenir n’est pas totalement écrit noir sur blanc. Que l’espoir est comme le bourgeonnement d’une fleur. Graduel, mais lent. Qu’il faut patienter sans trop se presser. Mais, qu’il faut SURTOUT ne jamais cesser d’y croire. En outre, j’ai lu deux fois de suite ce roman et lorsque j’ai tourné la dernière page pour la second reprise, j’ai ressenti les mêmes sensations que j’avais perçu quand j’ai commencé au tout début. 

Un dernier mot ?

« Les mots silencieux » est une œuvre littéraire qui dénonce le harcèlement tout en parlant d’affection, de différence et de rédemption. De plus, la narration est à une voix, donc on suit le récit à travers les yeux de Chiara. Une belle découverte littéraire. Sans compter que j’ai passé un excellent moment en compagnie de tous ces interlocuteurs. Audrey n’hésite pas à nous lancer quelques phrases ici et par là sur une chose qu’on ne devrait surtout pas oublier. Celle de toujours croire en soi et en l’avenir. Il va sans dire que je vous conseille FORTEMENT cette lecture, j’espère que « Les mots silencieux » vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je souhaite vraiment retrouver la calligraphie et les écrits d’Audrey.

#Sara

Publicités

Chronique sur Gare aux sentiments de Joséphine LH

Gare aux sentiments

Note : 8/10

« Ce sourire charmeur, qui pointe à la commissure de ses lèvres, mais si je tombe, c’est certain je ne me relève pas.

Il faut vraiment que je me ressaisisse.

J’ai bien vu, quand il est arrivé, qu’il était grand. D’ailleurs, il ne sait pas où mettre ses jambes et par moment, il touche les miennes.

– Désolé, me dit-il.

– Ce n’est pas votre faute, les places sont étroites.

Je suis gênée par son regard insistant, alors comme je ne sais faire qu’une chose avec ma timidité maladive, je baisse la tête vers mon écran mes joues rougissantes et je continue à pianoter. »

Laura & Thierry

Résumé : « Laura, quarante-cinq ans un ado et sur le point de divorcer est un auteur à succès. Elle ne croit plus en l’amour avec un grand A. Thierry tout juste la quarantaine est fraîchement divorcé. Il a deux enfants et avec son ex-femme, ils se partagent leur garde. Puis un jour, un salon, un TGV et leur vie bascule lorsque l’amour leur tombe dessus malgré leur différence d’âge. Vivront-il leur amour au grand jour ? L’amour sera-t-il plus fort que tout ? »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaleureusement ROUGE / NOIRE Éditions pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

N’ayant jamais lu le style d’écriture de Joséphine LH, je ne savais pas dans quoi je m’embarquais… Ceci étant dit, le résumé m’a beaucoup attiré, alors je me suis dit pourquoi pas ?! C’est ainsi qu’à travers les lignes, je suis entré dans l’univers littéraire de l’auteure. Au fil des pages, j’ai appris à concevoir le fait que je pourrais découvrir ses autres écrits. Une idée tentante, vous ne trouvez pas ?! « Gare aux sentiments » est une romance où les passages peuvent être cocasses ou piquants. Pourtant, dans tous les cas, c’était une chouette découverte.

À LA DÉCOUVERTE DU PASSÉ…

À travers quelques sauts dans le temps, Joséphine LH nous démontre ce que Laura a enduré et nous apporte aussi des réponses à nos questions.

Concernant les protagonistes, ils sont diamétralement opposés, mais si attachant à la fois. En effet, les tempéraments de chacun font que les situations deviennent comiques ou quelque peu malaisantes. Rire. Et en toute franchise, c’est ce qui rend l’histoire réaliste et plausible.

Dans « Gare aux sentiments », on fait la connaissance de Laura Carpelli, une femme divorcée de quarante-cinq ans qui élève seule son adolescent de quinze ans, Alban. Écrivaine, elle prend le pseudonyme de Laura Lucky Roy lorsqu’elle fait appel à sa calligraphie. Elle adore imaginer plusieurs univers à la fois et rencontrer ses fans dans les salons littéraires. À ses yeux, son métier est ce qu’elle a de plus précieux et n’hésite pas à s’investir à 200 % pour plaire à son lectorat. Et si un voyage comme les autres devenait une odyssée authentique ?!

C’est en faisant un trajet pour aller en direction d’un salon du livre que Laura fait la rencontre de Thierry, un homme de quarante ans qui rejoint sa sœur à ce même salon littéraire. Papa de deux enfants, il est également en divorcé. Séduite par cet homme qu’elle vient de rencontrer, elle ne peut s’empêcher de penser qu’elle ne pourra pas totalement s’investir totalement dans cette relation par peur d’être de nouveau déçu. Tous les deux charmés par l’un et par l’autre, ils vont entretenir une complicité qui les dépasse. Lorsqu’on vit depuis si longtemps en solitaire, est-ce possible de refaire une vie à deux ?

Quelque fois, il ne suffit qu’une simple attirance ou un battement pour tout changer. Alors, quand le cœur l’emporte sur la raison, est-il trop tard pour revenir à zéro ?

En ce qui concerne le style d’écriture de Joséphine LH, elle est fluide et agréable à bouquiner. On passe définitivement un bon moment et sans compter qu’on ressent plusieurs en même temps. D’autant plus que la couverture est très tendre. Coloré par une couleur chaude, elle attire l’œil et attise sans aucun doute la curiosité. Enfin, c’était mon cas !

DISCUSSION AVEC LES LECTEURS…

Au cours de ma lecture, j’ai remarqué que notre héroïne avait la tendance à s’adresser à son lectorat par le biais de phrases écrites en gras. En effet, on avait l’impression d’être à côté de Laura et de voir ce qu’elle voyait et de percevoir ce qu’elle éprouvée. Au début, cela m’a surprise et puis je me suis rendu compte que c’était un bon moyen pour les lecteurs et lectrices de se sentir plus proche du personnage principal.

Une histoire et un dénouement qui m’ont plu !

Un dernier mot ?

Finalement, « Gare aux sentiments » est une œuvre littéraire qui se lit d’un coup. Un roman simple, certes, mais qui apporte des touches de douceur à plusieurs reprises. Une femme qui vient à peine de se remettre, mais qui garde encore des séquelles. Et un homme attentionné qui priorise toujours les autres individus avant lui-même. Plus on avance dans notre lecture et plus nous avons envie de savoir la fin. Le rythme du livre est rapidement et nous garde en haleine, rien n’est laissé au hasard. Il va de soi que je vous recommande « Gare aux sentiments », j’espère qu’il vous plaira. Pour ma part, je souhaite de nouveau retrouver les écrits de Joséphine LH.

#Sara

Chronique sur La reine des neiges de Simon Rousseau

La reine des neiges

Note : 9,5/10

« Il abandonna le pin déchu et se dirigea vers le campement, quelques centaines de mètres plus loin. Sans savoir pourquoi, il marcha d’un pas plus rapide que d’ordinaire. Il ne se sentait pas bien. Une indicible angoisse s’emparait de son esprit, comme s’il venait de commettre une grave erreur.

C’était quoi, cette odeur ?

Quand il regagna finalement le camp, il confirma à Marcel qu’il avait accompli son devoir, puis s’enferma dans un mutisme absolu. René s’empiffra néanmoins comme jamais, dévorant plus du double de la portion qui le satisfaisait normalement.

La nuit s’avéra plus glaciale que ce qu’avait annoncé la météo. René grelottait dans son lit depuis plus d’une heure, mais ce n’était pas la température qui le maintenait éveillé. Il ne cessait de repenser au grand pin, aux subtils phénomènes ayant suivi sa chute. Cette émanation singulière et fétide, est-ce qu’elle était vraiment liée à l’arbre ? Comment cela pouvait-il être possible ? Et ce froid ? Et cette faim subite ?

Pour une raison qui lui échappait, il regrettait d’avoir coupé ce pin. Il avait la vague impression d’avoir fait une erreur, d’avoir commis un sacrilège… Comme s’il avait coupé plus qu’un simple arbre.

Comme s’il avait libéré quelque chose de l’écorce du pin.

Quelque chose de mauvais. »

René

Résumé : « Fuyez. Elle arrive, elle est tout près. Elle n’épargnera personne. Les arbres tombent, la terre gèle, l’air est infect. Courez si vous ne voulez pas finir six pieds sous la neige. Une adaptation déroutante du fameux conte d’Andersen. Le meurtre immonde d’un prêtre dans un pensionnat autochtone, au début des années 1970. L’inconcevable suicide du grand-père d’une journaliste prête à tout pour faire éclater la vérité. Un chamane amérindien banni de sa communauté, reclus au cœur d’une forêt mystique. Une entité ancienne née du froid et de la famine, prête à rétablir son pouvoir sur son royaume de glace. Une effroyable légende, oubliée de tous. »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaleureusement Simon Rousseau pour la dédicace (elle m’a bien fait rire) ainsi que pour son histoire. Celle-ci m’a glacé le sang jusqu’à la fin.

« La reine des neiges » est le deuxième roman écrit par Simon Rousseau que je lis. Avant de commencer, je ne savais pas à quoi m’attendre… C’est la reine des neiges. Donc, forcément, ce qui nous vient à l’esprit, c’est la même chanson… Libérée, délivrée… Non ! Rire. Non. Simon s’est plutôt inspiré du conte original de Hans Christian Anderson afin de créer sa propre image de la reine des neiges. À mes yeux, je trouve que c’est une bonne idée, car cela ajoute du réalisme tout en étant captivant et imaginatif.

Je l’avoue, je me suis attaché à la calligraphie de l’auteur. D’autant plus qu’il m’a également donné l’envie de découvrir ses autres récits. Je me laisserai sûrement tenter. Loin de l’univers de « Peter Pan », l’écrivain nous entraîne dans un monde où la magie et les légendes règnent. En effet, les passages du texte sont un peu plus sombres et glauques que dans son premier conte interdit. J’ai adoré cette nouvelle version de la reine des glaces !

RESPECTUEUX DE L’ENVIRONNEMENT…

Simon Rousseau, par le biais de son style d’écriture, nous démontre sa belle considération envers la nature. Étant étudiante en biologie (j’adore l’écosystème qui m’entoure), je ne peux qu’être en admiration devant les mots qu’il a choisi afin de faire prendre conscience, aux lecteurs et lectrices, l’importance de la niche écologique.

Dans « La reine des neiges », on fait la connaissance d’Anna, une jeune femme qui étudie en journalisme afin de faire des reportages sur le terrain. Après avoir appris le décès suspect de son grand-père paternel, doit retourner en Abitibi, sa terre natale. Dès son arrivée, Anna y retrouve sa grand-mère ainsi que tous les souvenirs qu’elle avait lorsqu’elle habitait dans le Nord. Toutefois, peu à peu, les questionnements et des doutes commencent à germer dans sa tête. Pourquoi Émilie, son grand-père, a-t-il posé cet acte ? Quelles sont les circonstances de sa mort ? Est-ce réellement un suicide ou est-ce un individu quelconque qui a pris la décision de maquiller le meurtre en autodestruction ? Cependant, plus Anna reste en Abitibi et plus sa curiosité prend le dessus sur la raison.

Prise dans une enquête qui la dépasse, la jeune femme sera confrontée non seulement aux problèmes et aux hostilités qu’engendrent les cultures amérindiennes et les populations « blanches ». Anna arrivera-t-elle à découvrir la véritable raison qui a causé la perte de son grand-père ? Alors que la réalité et les légendes s’entrechoquent, un esprit malin semble prêt à tout pour assouvir sa soif sans fin en tuant toute personne qui se dressera sur son chemin. Parviendra-t-elle à vaincre Elsa, cette entité née du froid et de la famine ?

En ce qui concerne la plume de l’auteur, elle est fluide et addictive. Dès les premières pages, l’écrivain nous emporte dans une toute autre couleur que celle de « Peter Pan ». En effet, « la reine des neiges » est une histoire distincte et magique qui a su m’amener dans les bas-fonds de l’hiver québécois. Horrifique ? Simon Rousseau a de nouveau tenu pari avec ce frisson polaire. Nous sommes tellement loin de l’aventure féerique tenu par Disney. Rire.

À travers « La reine des neiges », l’auteur parvient à dénoncer quelques préjudices environnementaux et les nombreuses situations moraux faites par l’Homme. Autodestructrice, la nature humaine ne cesse de privilégier les plus forts, au détriment des autres. En outres, en alternant du passé au présent, nous comprenons comment certains événements se sont déroulés. Au fil des feuilles, le bouquin parvient à nous tenir en haleine jusqu’à la fin. Une trame bien construite et charnue qui ne possède aucun filtre. Tout comme un squelette humain, chaque description, action ou parole est à sa place. Une terrifiante merveille !

Un dernier mot ?

Finalement, « La reine des neiges » est une œuvre littéraire qui a su me conquérir, malgré mon cœur tendre. Une partie de moi est admirative de tout ce qui touche à l’horreur, donc il était impératif que je bouquine l’alter-ego du conte réalisé par Disney. Une intrigue échafaudée avec brio, des frissons et une calligraphie unique… Un excellent cocktail. Il va de soi que je vous conseille cette lecture, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu. Pour ma part, je compte bien me plonger dans les autres écrits de Simon afin de connaître ces différents univers littéraires.

#Sara

Chronique sur Les Somber Jann tome 4 de Cynthia Havendean

Les Somber Jann tome 4

Note : 13/10

« […]

En me voyant arriver, Jaylen saisit vivement la mâchoire de Georgia d’une main, alors que l’autre pince son nez. Sans possibilité de respirer, elle est obligée d’ouvrir grand la bouche. Je me penche légèrement sur elle pour faire verser le sang. À la seconde où le liquide touche sa langue et se fait engloutir par sa bouche, la femme s’étouffe et son corps est pris de soubresauts. Je n’arrête pas pour autant, je continue de verser le contenu même s’il déborde de tous les côtés de son visage.

—Vas-y, Engy. Encore… s’extasie Jaylen en pressant encore plus fort les joues de Georgia pour éviter qu’elle ferme la bouche.

Quand la femme n’a plus la force de combattre et de bloquer sa gorge, elle relâche les muscles et tout comme l’effet d’un bouchon de bain qu’on retire : le sang passe à la vitesse supérieure dans sa gorge pour aller vers son estomac.

—Attention, c’est le moment de renvoyer ! Recule un peu.

Je ne comprends de quoi il parle, mais j’obéis et les tremblements de la femme sanglée à la table, s’intensifient et sont immédiatement suivis d’un jet de vomissure qui jaillit devant moi ! J’évite de justesse les éclaboussures ! Nous arrêtons tout un instant, la laissant gerber jusqu’à ce que plus rien de sorte de ses entrailles.

Jaylen plonge une main dans sa poche et en ressort une cigarette et un briquet. Il relève sa cagoule, affichant un air détaché face à la souffrance. Ses yeux sont si noirs, qu’ils me percutent de plein fouet. Jaylen est détendu et n’hésite pas à me faire un sourire salace. La fumée de sa cigarette traverse ses lèvres alors que son attention se porte vers notre victime qui a terminé de rendre. Je ne veux même pas imaginer le goût du sang qu’elle a bu, cela me lève le cœur. Cependant, elle ne crie plus. Du moins, elle ronchonne tout en plissant les paupières. Elle ne se sent pas bien et son ventre est du même avis, puisqu’il se met à gargouiller bruyamment. Quelque chose me dit que sa digestion sera atroce dans les prochaines minutes et je n’en ai absolument rien à foutre.

En explorant les traits de Georgia qui dénotent la souffre et l’inconfort, Jaylen se rapproche. Assez pour être qu’à quelques centimètres. Il lui souffle la fumée au visage tout en se délectant du désespoir dans les yeux de la victime.

—Pourquoi… pourquoi vous faites ça ?! bégaye Georgia le visage cramoisi et les larmes inondant ses yeux.

Jaylen fait glisser le dos de sa main sur la joue de la femme, lui essuyant les larmes. Geste qui peut sembler anodin et tendre, mais quand il s’agit de Jaylen et qu’il murmure une menace en même temps, cela est plutôt de mauvais augure.

—Oh… mais on a encore rien fait… Le martyr n’a même pas commencé.

Jaylen abaisse sa cagoule pour couvrir son visage. Il écraser la cigarette sur la joue de Georgia qui lâche nerveusement un cri. Son corps tremblote et encore plus lorsque Jaylen la touche ou l’effleure.

—Laissez-moi partir ! Laissez-moi ! À l’aide ! hurle-t-elle si fort qu’elle me fait tressaillir.

Elle a cette voix tellement aiguë et perçante. Ce cri de la mort qu’on reconnaît juste avant qu’une personne rende l’âme.

—Je lui coupe la langue, bébé ? se languit Jaylen. Si elle pouvait s’étouffer avec son propre sang pour ne plus l’entendre, ce serait bien.

En détaillant la pièce des yeux, je repère des boyaux en plastique transparent et un entonnoir sur une étagère. Voilà qui me donne une idée… Je pars chercher ces objets et de toute évidence, Jaylen devine mon idée.

—Ma superbe petite amie décidera de ton sort, précise-t-il à la femme derrière moi. Et comme tu gerbes ce qu’elle te donne, on va devoir employer les grands moyens. Radical, mais efficace. J’espère que t’as faim.

Je reviens vers la table et Jaylen m’observe avec attention. Je place l’entonnoir au bout du boyau, et l’autre extrémité se dirige vers sa bouche, sauf, Jaylen bloque mon élan.

—Ne touche pas à sa bouche. Elle pourrait te mordre jusqu’au sang. Donne.

Il prend le boyau puis en lui agrippant sauvagement la mâchoire, il y ouvre la bouche. La femme se débat de tout son être et piaille sans arrêter. Jaylen continue de lui enfoncer le tube, encore et encore pour s’assurer qu’il descende le plus loin possible.

—Monte sur elle et lève bien haut l’entonnoir, me dicte-t-il.

Je fais ce qu’il dit et grimpe sur la table, enfourche Georgia et en m’asseyant sur son ventre, je lève le boyau dans les airs. Jaylen lâche la femme une fois le tout bien enfoncé dans l’œsophage et en contournant la table de boucher, il me donne la bouilloire avec le sang qui reste à l’intérieur. Partant à la recherche de quelque chose dans son sac au sol, Jaylen trouve ce qu’il cherche au bout de quelques secondes : une bouteille de propylène relié à une torche pour la flamme. Avant de commencer, je l’observe détailler le corps de la femme.

—Qu’est-ce que tu fais ?

—Je vais doubler son châtiment. Juste un peu…

—Tu vas la brûler en même temps ?

—S’il y a bien une chose que j’ai apprise avec les femmes, c’est qu’elles adorent qu’on s’occupe de plusieurs parties de leur corps en même temps, afin de maximiser les sensations. Même la bouche pleine de sang, je veux être en mesure d’entendre ses cris…

Il y a des sous-entendus dans ce qu’il me dit. Ça a une connotation sexuelle. Ah mais bien sûr… comment j’ai pu oublier un instant qu’il récolte une satisfaction érotique dans la barbarie et les images sanguinaires. »

Engy & Jaylen

Résumé : « Halls Borough est une prison pour femmes en Arizona. Ma nouvelle demeure. Malgré les conditions pénibles et cet enfer où la pitié n’existe pas, je sais me faire respecter. J’ai subi assez de violence pour savoir comment survivre dans ces lieux clos.

Quant à Jaylen, d’après les infos, il passe une évaluation psychiatrique à l’institut Panel de David St-Thomerston avant de comparaître devant le juge. Dans cet endroit sous haute sécurité, le psychiatre a révélé publiquement être fasciné par les troubles psychotiques de son patient. Son cas est si lourd qu’il pourrait facilement écoper de la prison à perpétuité, ou pire : la peine de mort, puisqu’elle est encore en vigueur dans cet État.

Jonas et Joshua sont en cavale. Personne ne sait ce qu’il est advenu d’eux. Jaylen m’a promis de me faire sortir de prison, mais c’est impossible. Ce serait de la démence. Une mission suicide… Mais y a t-il seulement une limite à la folie ? »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie Édiligne pour m’avoir offert le quatrième tome de la saga « Les Somber Jann » ainsi que de leur confiance en moi. Et merci également à Cynthia Havendean pour la petite dédicace.

Chaud, chaud, chaud… Bouillant même. Vous ne savez pas à quel point, je meurs d’envie de dire des gros mots tellement que cette finale m’a fait littéralement tomber de ma chaise. Une conclusion à la hauteur de la série. Bon, allez, je sais déjà ce que vous allez dire… Comment peut-on tomber amoureuse d’un psychopathe et de deux jumeaux à l’allure angélique, mais au tempérament de démon ? Que voulez-vous… Je suis folle de cette fratrie, ils ne sont pas que des névrosés, à mes yeux, ils sont BEAUCOUP plus que ça.

UN UNIVERS QUI M’A TANT REGRETTÉ…

Le meilleur de tous ? Définitivement. Lorsque j’ai commencé ma lecture, j’ai été plus que ravie de retrouver le style d’écriture de l’auteure. En effet, Cynthia Havendean, à l’aide de ses histoires, a fait en sorte que je devienne accro à sa calligraphie et à son imagination (tout aussi sadique que bouleversant). Cependant, quand mes yeux se sont pris de nouveau dans cette spirale infernale, qu’est « Les Somber Jann », c’est à cet instant que j’ai compris combien ce monde glaude et sanglant m’avait énormément manqué.

À travers les différents récits de l’écrivaine, j’ai réussi à apercevoir de nombreuses facettes de sa personnalité. Vous savez ce que l’on dit, un(e) auteur(e) laisse toujours un part de lui-même dans chacun de ses œuvres littéraires. Et c’est ce que j’ai ressenti en bouquinant la saga « Les Somber Jann ».

DES PERSONNAGES DRASTIQUES, MAIS PLUS APPROFONDIS…

Jonas et Joshua restent tous les deux égaux à eux-mêmes, toutefois, d’après moi, les interlocuteurs qui ont le plus évolués sont Engy et Jaylen. Au niveau de l’héroïne, elle est devenue une femme forte et fougueuse qui a pris la décision de refouler ses émotions afin de devenir la personne qui se tiendra aux côtés de Jaylen. La complice parfaite, Engy est prêt à tout pour protéger sa famille, elle pourrait même mourir pour les trois frères. Les jumeaux et Jaylen ont tués l’innocence de la jeune femme, mais ils ont gagné une famille complète et indestructible. Quant à notre psychopathe favori, il prend désormais conscience de plusieurs choses qui avant ne l’intéressaient pas. Après avoir tant fait, il espère que sa vie va changer pour le mieux.

Néanmoins, une famille aussi farouche que les Jann a-t-elle la chance d’obtenir également sa fin heureuse ? Alerte, spoiler… On pourrait dire que c’est le secret ultime. Pourtant, je ne vous le dirai pas (MOUHAHAHAHAHA), c’est à vous de le découvrir. Croyez-moi sur parole quand je vous dis que cette aventure en vaut LARGEMENT le détour. Elle en vaut tellement !

Dans le quatrième volet de la série « Les Somber Jann » (je ne vous en dirai pas beaucoup, promis), on retrouve, d’une part, Engy qui, suite à la conclusion du troisième tome, se retrouve à Halls Borough, un centre carcéral pour femmes. N’ayant pas d’autres choix que se battre afin de se faire respecter, afin de rester en vie, Engy ne doit pas laisser ses émotions l’affaiblir. Surtout pas maintenant, pas dans ce milieu où la simple faiblesse humaine pourrait vous coûtez votre place. Secrètement, elle ne perd pas espoir qu’un jour l’homme qu’elle aime la fera sortir de prison. Chaque jour, chaque nuit, elle ne pense qu’à cela. Une promesse en l’air ou est-ce la vérité ?

D’autre part, on rejoint Jaylen lors de son isolement à l’institut Panel de David St-Thomerston, un asile psychiatrique. Enfermé dans cet endroit afin de prévenir ses crises psychotiques et sa démence en attendant sa comparution devant le juge, il n’arrive pas à tenir en place. Inquiet pour ses frères et sa petite chose, il essaie à maintes reprises de s’enfuir, mais sans succès. Cependant, quand une opportunité s’offre à lui, Jaylen se surprend à y penser sérieusement si ce qu’il demande est accepté. Ne vient-il pas de faire un marché avec le diable ? Reverra-t-il sa famille de nouveau réunie ?

En parallèle, on suit également la fuite de Joshua et Jonas qui malgré les circonstances essaient de dissimuler afin d’offrir à Jaylen et Engy une porte de sortie. Les retrouveront-ils vivants ?

En ce qui concerne la calligraphie de Cynthia, elle est toujours aussi ensorcelante et fluide comme de l’eau de roche. Les yeux ne font pas que bondir sur les mots, ils s’en imprègnent. Dès les premières pages, on entre directement dans le vif du sujet. Dans cet opus final, Cynthia a mis beaucoup de moment où l’action et le sang est au plus haut. Pour les cœurs sensibles, je ne vous recommande pas cette lecture, vous risquez de ne pas tenir jusqu’au bout.

UNE INTRIGUE TOUT AUSSI PRENANTE QU’AU DÉBUT…

La trame est bien ficelée, on embarque dès les premières feuilles dans cette nouvelle aventure. Descriptions, descriptions après descriptions, Cynthia parvient à y ajouter de nombreuses péripéties et scènes de meurtre et de torture. Rire ! C’est si réaliste que s’en est troublant. Je ne vous cache pas que ce tome est le plus angoissant et macabre des quatre. Certaines scènes me donnaient la chair de poule tout en me fascinant.

Mon dieu, je ne devrai pas dire cela ! Rire. C’est ce qui se produit lorsque nous sommes confrontés à la série « Les Somber Jann » ou à la plume de l’auteure. Que ce soit l’un ou l’autre, les deux nous transforment mentalement. Tout comme les interlocuteurs, nous évoluons avec eux, à leur contact.

Un dernier mot ?

Le quatrième volet de la série « Les Somber Jann » est une finale explosive et enivrante. La question qui se pose lorsqu’on débute notre lecture, c’est si les Jann, une famille de tueur en série et de psychopathe auront droit à leur fin heureuse. Qui sait ?! N’étant pas un roman à l’eau de rose, forcément, vous ne retrouverez pas des petits instants mignons comme on voit dans les films ou les romances. Rire, rire. Non ! Disons plutôt que transpiration, peur, angoisse, rire et des « Hahaha, voilà, bien fait pour toi. Tu as eu ce que tu méritais. » seront au menu. Alors, si vous n’avez pas encore commencer les quatre tomes… Sacrilège. Rire. Il va de soi que je vous conseille FORTEMENT ce bouquin, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Wild Rush tome 1 : Heavenly Illusion de Mychele S.

Heavenly Illusion

Note : 13/10

« – Je suis certaine d’être trop lourde, Bax. Repose-moi, marmonne-t-elle dans mon cou après quelques minutes de silence.

– Tu es plus légère qu’un papillon, Lara ! Cesse donc de geindre.

Ses bras se resserrent autour de moi, et son menton vient se nicher au creux de mon épaule, puis elle murmure :

– C’est parce que je suis enfin un papillon, me confie-t-elle. Libre comme l’air… et éphémère.

– Alors tu es le plus magnifique des papillons, lui affirme-je. »

Baxter & Lara

Résumé : « Lara a fait le choix de mener le reste de son existence comme elle l’entend, même si cette décision brutale anéantit ses proches.

Sa rencontre improbable avec Baxter, guitariste du groupe Wild Rush, pourrait néanmoins changer la donne.

Une inattendue soif de vivre, de changement et d’amour s’empare de Lara, tandis qu’elle chamboule l’univers tout entier du musicien.

Jusqu’à ce que tombe le masque, et que la réalité les rattrape.

Entre amitié, musique et sentiments, l’amour a-t-il sa chance face au destin ? »

Mon Avis

D’abord, il faut que vous sachiez que ce roman fût mon achat pour l’événement « J’achète un livre québécois » et quand j’y pense, je me dis que j’ai bien fait de me le procurer. Donc, je remercie chaudement Mychele S. pour l’envoi.

Étant familière avec le style d’écriture de l’écrivaine, par le biais de la trilogie « Alberta Road », je savais dans quoi je mettais les pieds. Mais, au fond, je me suis trompé… Au point de me prendre une grosse claque dans la face (au sens figuré) et de tomber de ma chaise. Toutefois, lorsque j’ai tourné dans la dernière page, je me suis dit que si je ne l’avais pas lu, j’aurai passé à côté de quelque chose. De quelque chose de beau et de sensationnel. Par chance, cela n’a pas été le cas.

Ainsi, j’ai plongé tête première dans cet univers littéraire que l’auteure est parvenue à forger. Un monde où la musique, l’amour, l’amitié et la souffrance se mélangent afin de donner un délicieux cocktail. Sans aucun doute, je craque définitivement pour la page couverture, mais avez-vous vu cette beauté ? Je ne vous cache pas que j’ai hâte de découvrir celle du deuxième volet.

À travers ses mots, Mychele, en nous poussant toujours plus loin, nous amène au cœur de la vie de Lara et Baxter. Elle laisse des détails ici et par là pour nous donner l’envie de savoir ce qu’il va dérouler ensuite. Pour ma part, en toute franchise, j’avais un mauvais pressentiment du début jusqu’à la fin. Je ne cessais de paniquer à l’idée que « Heavenly Illusion » se termine difficilement. Pourtant, j’ai tout de même surmonté cette inquiétude et je suis allé au fond des choses. Il fallait que je le sache !

Le premier tome de « Wild Rush » est une histoire déchirante et poignante qui m’a fait pleurer TOUT AU LONG de ma lecture. Je vous évite les descriptions concernant l’apparence que j’avais à ce moment précis, mais disons que c’était un mélange des chutes de Niagara et d’une madeleine. Rire.

DES PERSONNAGES AUTHENTIQUES ET PEU DÉTESTABLES…

Cela vous est-il arrivé de ne pas détester un protagoniste, alors que la situation ne joue pas en sa faveur ?! Malgré cela, il ne faut pas se fier aux apparences, celles-ci sont souvent trompeuses. Concernant nos deux héros, ce sont des personnes ayant un caractère différent. À leur manière, ils sont capables d’avoir du mordant. Rire. Les passages entre Lara et Baxter sont très comiques et mignons à la fois. Ne dit-on pas que les contraires s’attirent ?

Dans « Heavenly Illusion », on fait la connaissance de Lara Spencer, qui suite à une mauvaise nouvelle prend la décision de tout laisser tomber afin de vivre pleinement sa vie. Et pourquoi pas aller au bar Olie’s ? Mais, à peine arriver qu’elle rencontre Baxter Grady, le guitariste du groupe des Wild Rush. Ne pouvant pas se permettre cette attraction, elle fait tout pour le repousser. Et si, en un regard, Baxter venait tout simplement de chambouler les plans qu’elle avait prévu ? Au fur et à mesure que le musicien tente sa chance et plus il devient une vraie tentation pour Lara ? Sera-t-il sa pomme empoissonnée ? Ou sa délivrance ? Et quand l’amour s’emmêle…Pourront-ils revenir en arrière ? Et si la vie décidait de bouleverser la stabilité que Lara et Bax avaient réussi à entretenir jusqu’à présent ?

Baxter Grady est le guitariste du groupe des Wild Rush. Accompagné de Logan, Chris et Maisie, ses amis, ils prennent souvent le temps de jouer au Bar Olie’s pour montrer aux autres leur don musical. C’est à cet instant qu’il se retrouve face à face avec Lara, une jeune femme au caractère fougueux. Après s’être fait prendre un vent suite à sa tentative de séduction, il décide de prendre cela comme un défi. Abandonner n’est pas un mot qu’il connaît. Quand sa relation avec Lara commence tout doucement à évoluer, il ne peut demander de mieux. Enfin, c’est ce qu’il croît… Et si Baxter découvrait un secret qui risque de mettre en désordre ce qu’il avait prévu avec son papillon ?

En ce qui concerne la plume d’écriture de Mychele S., elle est toujours aussi envoûtante et fluide. Je vous jure que si je le pouvais, je me tatouerais Lara et Baxter sur ma peau, là où mon cœur se trouve. Tout au long de ma lecture, je n’ai pas cessé de pleurer et de laisser mes chaudes larmes coulées sur mes joues. À chaque chapitre, on ressent le besoin de connaître la suite. Mais, en contre-coup, on se fait martyriser par un tourbillon d’émotions.

Sans aucun doute, le premier volet de « Wild Rush » est sans équivoque un coup de cœur littéraire. Du début jusqu’à la fin, le récit m’a écorché vif. Mais, il arrivait que l’instant d’après, celui-ci mette du baume à mon petit organe sensible. De vraies montagnes russes !

UNE ROMANCE REMPLIE DE NOTES MUSICALES…

« Heavenly Illusion » est une histoire qui prône l’espoir tout en y abordant également l’amitié, le soutien moral, l’importance de la vie et le coup de foudre au premier regard. D’une certaine façon, l’auteure nous apporte une morale importante concernant la vie humaine… Le plus fondamental est de profiter de la vie. De l’instant présent. Et de ne pas s’attarder à ce qu’il s’est déjà produit.

Mychele S. sait comment nous transmettre ces nombreuses perceptions par le biais de sa calligraphie. Ainsi, au niveau de la narration, celle-ci est à deux voix, ce qui nous permet d’entrer en contact directement avec les pensées de Lara et Baxter.

Un dernier mot ?

Le premier opus de « Wild Rush » est une œuvre littéraire qui m’a fait craquer jusqu’à la dernière page. C’est une bombe atomique, une pépite, une tuerie… Enfin, appelez cela comme vous voulez. Rire. Regorgeant de sensations, c’est une histoire pittoresque et touchante qui mérite sa chance. Ayant beaucoup pleurer, je peux vous garantir que vous ne serez pas déçu. J’avais si peur de le finir et pourtant, voilà. Une belle mélodie à lire, lire, relire sans aucune modération. Des détails ici et là nous poussent à croire qu’il y aura un second tome… Sur qui ? On verra bien ! Il va de soi que je vous conseille fortement « Heavenly Illusion », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Entrevue de Stéphanie Lebaillif

Les Interviews de Sara

1- Pourrais-tu nous parler un peu de toi ? De ton cheminement ?

Réponse : J’ai 45 ans, née au Havre, France; où je vis toujours. J’aime ma ville et ne me vois pas la quitter. Je suis maman de 3 enfants, veuve. Dans la vie je suis assistante maternelle depuis 2005.

2- Qu’est-ce qui t’a donné l’envie d’écrire ?

Réponse : Adolescente j’écrivais des poèmes. Et puis l’envie mets venue décrire une histoire. J’étais enceinte de mon 2ème enfant, je ne dormais pas, et j’en avais assez de passer mes nuits à tourner dans mon lit ou devant la tv. Une fois ma 1ère histoire terminée, j’étais tellement heureuse, fière de moi que je ne me suis pas arrêté.

3- Quelle place la lecture occupe-t-elle ton temps libre ?

Réponse : La lecture occupe une place très importante dans ma vie. C’est mon principal loisir. Durant les vacances scolaires et week-end, je m’y consacre moins pour privilégier les sorties avec mes enfants, les journées/soirées « jeux de sociétés » et autres plaisirs en famille.

4- Quel est ton dernier coup de cœur littéraire ?

Réponse : Mon dernier coup de cœur littéraires est la série  » Le clan des nocturnes » de Jacquelyn Frank.

5- D’où proviennent les idées qui construisent tes personnages et ton univers ?

Réponse : Mes principales idées de mes histoires viennent de mon imagination.  Cependant je m’aide parfois par des choses vécues ou entendues. Mes personnages masculins reflètent mes goûts personnels, et les féminins soient imaginaires, soient certains traits de caractère de personnes de mon entourage… mais toutes mes héroïnes ont un trait de mon propre caractère.

6- Combien de temps cela te prend-t-il pour écrire un roman ?

Réponse : La durée pour écrire un roman varie. Cela peut aller de 3 semaines à 6 mois… rien n’est fixe ni prévisible.

7- De quelle époque tes œuvres littéraires sont-elles inspirées ?

Réponse : Mes œuvres sont de notre époque.

8- Quelle est ton moment et endroit favoris pour écrire ?

Réponse : Mon premier et deuxième roman ont été écris la nuit lol. Pour ce qui est des autres, les moments varient selon ma disponibilité et les moments de solitude… car je me sens mieux pour écrire quand je suis seule et dans le silence. Le lieu, ma table de salle, car j’écris en premier sur des feuilles avant de taper sur mon ordinateur.

9- Est-ce qu’il t’arrive d’avoir des pannes d’écriture ? Si oui, comment fais-tu pour y remédier ?

Réponse : Des pannes, non jamais eu… je manque juste de temps et comme je l’ai dit de moments de solitude.

10- Avant de te lancer dans de longues séances d’écriture, exerces-tu un rituel particulier ?

Réponse : Avant de me lancer dans une histoire, j’ai accumulé les semaines ou mois précédents tout un tas de petits papiers où j’ai noté des idées en vrac.

11- Hormis l’écriture, il y a-t-il d’autres loisirs qui t’intéressent ?

Réponse : Hormis l’écriture, je fabrique des bijoux. Sinon j’aime le cinéma, les sorties au restaurant, les jeux de sociétés, etc…

12- Si tu devais peindre un portrait de toi-même, comment te décrirais-tu ?

Réponse : Un portrait de moi-même, pas évident lol. Je suis franche, trop dirait certains. Je suis sociable, à l’écoute des autres. Serviable avec limite lol. Je suis rancunière et si j’exclus quelqu’un de ma vie, c’est définitif. Après je ne suis plus la même aujourd’hui qu’à l’âge de 20 ans. Les difficultés de la vie, les « coups vaches » subis m’ont durci.

13- Prévois-tu d’écrire d’autres histoires ? Si oui, pourrait-on en avoir un petit avant-goût ?

Réponse : Oh que oui j’écris toujours et je ne compte pas m’arrêter. Je suis actuellement sur la correction de mon 5ème, et un 6ème est quasi fini. Mes histoires restent des romances. Parce que j’aime cela lol mais aussi car je ne me sens pas capable d’écrire autre chose actuellement.

MERCI STÉPHANIE D’AVOIR JOUÉ LE JEU !

#Sara

Chronique sur Jeux dangereux tome 1 de Carole Tranchet

Jeux dangereux tome 1

Note : 8,5/10

« Vendredi 21 Mai 2004

Liam marchait dans les couloirs du lycée en se pressant. Il regarda l’heure sur sa montre : 12 heures 30. Les élèves étaient déjà tous partis pour le réfectoire. Mais lui, ce jour-ci, il devait rejoindre son petit frère pour déjeuner avec lui. Julien, son frère, était en quatrième au collège juste à côté, alors ils allaient trouver un snack tout près. Il marchait vite, son frère l’avait déjà appelé plusieurs fois… Il passa rapidement près de son casier et s’y attarda quelques secondes pour y déposer son sac à dos. L’année scolaire était bientôt terminée et il s’en réjouissait, se sentant soulagé que cette année de seconde se termine. Il avait vécu des hauts et des bas, mais était plutôt satisfait. Il avait réussi à se faire une bonne réputation dans son lycée, étant assez populaire auprès des filles grâce à sa carrure athlétique. Il sourit en repensant à ses parties de dragues avec ses amis. Quand il arriva près de la grille du lycée, il aperçut son frère au loin qui n’était pas seul. Il se faisait malmener par les terminales. Liam fronça les sourcils : il ne laisserait pas ces garçons s’en prendre à son frère, n’ayant pas peur qu’il s’agisse de terminales. Il voulut s’approcher, mais fut pris de vitesse.

— Laissez-le tranquille ! cria une jeune fille.

Ayana, pensa-t-il. Mais qu’est-ce que tu fais ? Il secoua la tête. Elle portait encore l’un de ses sweat-shirts trop larges et d’une couleur immonde… Ils se connaissaient depuis très longtemps, puisqu’il s’agissait de sa voisine. Ils avaient toujours été dans les mêmes établissements scolaires et s’entendaient bien avant. Leurs parents étaient amis.

— Quoi ? s’étonna l’un des garçons, un grand roux. Dégage fillette !

— Si tu crois que tu me fais peur ! le provoqua-t-elle. Vous êtes tellement courageux que vous êtes obligés d’être quatre sur un collégien !

La jeune fille riait, ce qui énerva le groupe de garçons. L’un d’eux s’approcha d’elle et la saisit par le poignet. Elle le frappa à la gorge du plat de la main et lui donna un coup de genou dans le ventre. Il s’écroula. Les autres garçons la regardèrent, stupéfaits. Liam l’était tout autant qu’eux : il n’aurait jamais pu soupçonner qu’il y avait autant de force dans ce petit bout de femme, lui qui la voyait comme une pauvre petite chose fragile, incapable de se défendre. D’autres élèves commençaient à se rassembler autour d’eux et le groupe de garçons préféra partir. Ils ne voulaient pas se faire ridiculiser par une fille. Ayana tendit la main à Julien qui la prit. Elle lui sourit, semblait pleine de tendresse.

— Merci Ayana, dit-il.

— Ce n’est rien, sourit-elle, tout le monde aurait dû intervenir.

— Oh, tu sais, personne ne se préoccupe de quelqu’un comme moi.

— Eh bien c’est un tort ! Tu es quelqu’un de bien Julien. Puis je ne veux pas rester inactive face à ce genre de choses !

— Merci Ayana, mais tu sais avec ce que te fait subir mon frère, je n’aurais pas pensé que toi tu m’aurais aidé.

— Julien tu n’es pas ton frère et puis Kalia t’aime bien. Tu sais, je suis sûre que ton frère a un bon fond, bien caché ! Ne lui dis pas que je t’ai dit ça ! En tout cas, même s’il se comporte mal envers moi, ce n’est pas une raison valable pour que je ne t’aide pas.

— Merci Ayana. Tu sais, il n’est pas si méchant…

La jeune fille lui sourit et déposa un baiser sur sa joue, lui disant qu’il avait sûrement raison. Elle partit, toujours le sourire aux lèvres, rejoignit ses amis qui venaient juste d’arriver sur les lieux. Liam fixa le jeune homme qui se tenait près d’elle et fronça les sourcils. Il se souvenait pourquoi il avait commencé à l’embêter et à la regarder différemment. Son ami passa un bras autour des épaules d’Ayana. Pourquoi faut-il que tu sois amie avec Amaury ? se demanda Liam. Il ne comprenait pas ce qu’elle lui trouvait, pourquoi elle était amie avec lui… En tout cas, il ne pouvait pas le supporter, c’était sans doute pour ça qu’il la malmenait, ça et le fait qu’il avait du mal à s’avouer qu’elle lui plaisait depuis un bon moment maintenant. Il s’approcha enfin de son frère.

— Ça va ? demanda Liam en observant la jeune fille du coin de l’œil.

— Oui, grâce à Ayana, répondit Julien. Pourquoi tu la détestes déjà ?

Ce n’est pas ce que tu crois, pensa-t-il. Liam se trouvait ridicule, mais il haïssait Amaury, c’était plus fort que lui ! Il l’observa sans que son frère ne le voie faire, se demandait ce qu’elle cachait encore sous son apparence de fille fragile… »

Liam, Ayana & Julien

Résumé : « Ayana est une jeune fille de 17 ans, passionnée de musique et de basket. Elle est entourée par sa famille et ses deux amis, Thérésa et Amaury. Elle ne fait pas d’effort vestimentaire, ne se coiffe que très rarement, n’étant pas sa priorité, mais ce qui lui vaut les moqueries, au lycée, de Liam Richard, son voisin, un garçon dont elle était amoureuse au collège.

En ayant assez de ses attaques, et poussée par sa meilleure amie Thérésa, elle décide de changer de look, espérant que cela lui apporterait la paix. Mais au lieu de ça, Liam lui dévoile un aspect de sa personnalité qu’elle ne connaissait pas et qui l’intrigue.

Amaury lui dévoile aussi ses sentiments et elle se sent tiraillée entre ces garçons. Choisira-t-elle Amaury qui a toujours été gentil et qui est son ami depuis toujours ou Liam qui dévoile ses sentiments ? »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie J’aime la littérature, mon partenaire littéraire, pour l’envoi du service presse et de leur confiance en moi.

Lorsque j’ai débuté ma lecture, je n’avais aucune idée dans quoi je m’embarquais. En effet, n’ayant jamais lu le style d’écriture de l’auteure, je ne savais pas si ce premier tome allait me plaire ou non. C’est donc, tête baissée que j’ai tenté ma chance. Au final, j’ai bien fait de sauter le pas, le premier opus de « Jeux dangereux » est une lecture intéressante et agréable à découvrir. Sans aucun doute, cette histoire se lit facilement et sans prise de tête. Malgré le fait que cette duologie s’adresse à un public de jeunes adultes, j’ai apprécié mes quelques moments de lecture. En effet, étant une romance qui se déroule au secondaire, j’ai retrouvé, d’une certaine façon, les petits questionnements et l’insouciance du lycée.

DES THÈMES RÉALISTES ET PRÉSENTS…

Carole Tranchet aborde de nombreux sujets reliés à l’adolescence tels que le premier amour, la sexualité, première fois, etc… Pourtant, il y en a un qui a largement attiré mon attention, c’est-à-dire, le harcèlement scolaire. À mes yeux, c’est cette pensée qui a le plus d’importance, car elle permet aux autres personnes de prendre conscience des conséquences que peuvent entraîner cette forme d’intimidation.

Dans le premier volet de « Jeux dangereux », on fait la rencontre d’Ayana, une jeune femme de dix-sept ans passionnée par le sport et la musique. Pour elle, l’apparence physique n’est pas ce qu’il importe le plus. Au contraire, à ses yeux, la vraie beauté provient du cœur. N’étant pas comme les autres filles, Ayana se fait souvent humilier verbalement par ses camarades de classe à cause de ses vêtements trop grands, de son manque de féminité et de ses cheveux. Néanmoins, Ayana n’est pas du genre à faire attention à tout ce que les élèves disent sur elle. En effet, la jeune étudiante les ignore en prenant tout avec le sourire tout en marchant la tête haute.

Assortie à Thérésa et Amaury, ses deux meilleurs amis, Ayana essaie du mieux qu’elle peut de faire abstraction aux petites piques de Liam, son voisin et son amour de collège, mais ce n’est pas facile tous les jours. Poussé à bout par l’élève populaire du lycée et encouragé par Thérésa, Ayana va tenter une nouvelle marche de manœuvre afin d’obtenir la tranquillité. Et si en changeant d’apparence, la jeune femme venait d’attirer le regard de plusieurs garçons ainsi que celui dont elle rêve secrètement ? Intrigué par ce changement radical de personnalité, Ayana va se rapprocher de Liam. Pourtant quand Amaury prend la décision de lever le voile sur ses sentiments, elle se voit déchiré entre les deux hommes de sa vie. Choisira-t-elle son meilleur ami d’enfance, celui qui a toujours été présent pour elle ? Ou Liam dont elle fantasme depuis le collège ?

En ce qui concerne la plume d’écriture de Carole Tranchet, elle est fluide et naturelle. Le premier tome de « Jeux dangereux » se lit facilement. Dès les premières pages, on entre directement dans le vif du sujet. J’ai vraiment aimé le fait que l’auteure ait mis l’accent sur le harcèlement scolaire, c’est utile et cela permet aux personnes de prendre conscience du danger et des répercussions. Au début, j’ai eu un peu de mal à accrocher dû à la manière dont est comptée l’histoire, mais plus j’avançais et plus, je voulais en savoir plus. Je suis parvenu à dompter la bête. Rire. 

Néanmoins, il faut que sachiez que la narration est écrite à la troisième personne, mais malheureusement, j’ai eu du mal à m’attacher aux protagonistes principaux. Comment dire… Je ne me sentais pas si proche d’Ayana, Thérésa, Amaury, Liam et les autres. Ainsi, par le biais du point de vue de la jeune étudiante, on y découvre ses propres choix et les conséquences de ceux-ci. C’est dans ces instants que l’on voit que lorsqu’on accorde notre confiance et qu’on lui confie nos plus sombres secrets, cela peut se retourner contre nous.

Mon opinion n’est pas définitive, elle peut encore changer en cours de route lors de ma lecture du deuxième tome. Cependant, je ne vous en dirai pas plus, c’est à vous de découvrir cet univers livresque.

Un dernier mot ?

Finalement, le premier volet de « Jeux dangereux » est une œuvre littéraire Sans hésiter, c’est un récit prometteur qui a du potentiel, Carole Tranchet est parvenu à attiser ma curiosité. Avide, j’ai hâte de bouquiner la suite afin d’en avoir le cœur net. La calligraphie de l’écrivaine est pourvue de talent et de cachet. Il va sans dire que je vous conseille cette lecture, j’espère qu’elle vous plaira. Vous savez ce qu’on dit… ? Affaire à suivre !

#Sara

Chronique sur Ne jamais regretter tome 2 : Enchaîne-moi de Candice James

Ne jamais regretter tome 2

Note : 9,5/10 

« Je suis bel et bien de retour dans mon appartement, Cat est extrêmement surprise de me voir débarquer avec ma valise. Mes yeux rougis, elle accourt pour me prendre dans ses bras, je n’arrive même pas à parler tellement j’ai mal.  

La seule chose que je lui dis, c’est que j’ai besoin d’une bonne douche. Je me dirige vers la salle de bain. Je fais couler l’eau, j’entre, mes larmes redoublent, je me laisse glisser contre la paroi, je me recroqueville sur moi-même 

Jusqu’au dernier moment, j’ai tant espéré qu’il se batte pour construire notre histoire. Il peut se voiler la face, cet homme est amoureux de moi ! Aurai-je la force de me battre seule ? En vaut-il vraiment la peine ? Peut-être étais-je trop aveuglée par lui 

Était-il sincère quand il me disait qu’il ne pouvait plus aimer ? Et pourquoi parle-t-il au passé ? Qui est cette personne ? est-elle, que lui a-t-elle fait ? Putain, pourquoi toutes ces questions me hantent-elles ? Et cet Adan Larcher, que me veut-il ? 

 Je ne sais pas combien de temps je suis restée sous la douche, mais Cathy me sort de force, elle me sèche, et m’aide à m’habiller. Je ne suis plus que l’ombre de moi-même. Nous sommes installées sur le canapé, ma tête posée sur ses genoux, mes larmes ne tarissent toujours pas.  

Elle ne me pose aucune question, elle se contente d’être . Après plusieurs minutes, je me lève, je lui indique que je vais me reposer. Elle me répond qu’elle n’est pas loin en cas de besoin 

Je me jette sur mon lit, la première chose que je fais, c’est d’attraper mon portable, je regarde toutes nos photos, je relis toutes nos conversations, encore et encore. Je lui envoie une photo de nous, il me regarde avec tendresse avec comme simple message : « Tu avais l’air heureux ! » 

 Une heure vient de s’écouler, et toujours pas de réponse. Ne jamais regretter, très bien, qu’il en soit ainsi, Dydy va reprendre sa vie en main ! À moi le célibat, les hommes et le sexe sans attache, au moins je ne souffrirai plus jamais. 

 Parole de Dydy ! 

 Et sans le savoir, Cat, Brad et Ally deviendront mes complices, à leur insu. » 

Eddy 

Résumé : « Lorsque Eddy a refermé la porte de la villa ce fut la décision la plus douloureuse qu’elle est due prendre. Elle espérait que ces sept jours allaient changer sa vie.  

Elle est tombée amoureuse d’un homme brisé, qui l’a détruite. Pourtant il l’avait prévenu, malgré tout elle a foncé tête baissée 

Alors comment va-t-elle se reconstruire 

Aura-t-elle le courage de faire tomber toutes ces barrières 

Elle, pourtant si forte, doute de plus en plus. » 

Mon Avis 

Tout d’abord, je remercie Evidence Éditions pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.  

Après la conclusion du premier tome que nous a offert l’auteure, il fallait impérativement que je lise la suite afin de savoir ce qu’il se déroulerait ensuite. Mais, à bien y penser, j’aurai peut-être dû attendre la publication du troisième volet afin de débuter le second. Pourquoi ? Et bien parce que cette finale m’a littéralement donné des envies de meurtre du dernier chapitre à la dernière page.  

Sans compter que ce n’est pas la première fois que Candice James nous donne une fin aussi… Sacrilège, je n’ai même de mot pour décrire la surprise que j’ai eu. Rire. Connaissant déjà la calligraphie de l’écrivaine, je savais dans quoi je m’embarquais lorsque j’ai commencé le deuxième opus. Ainsi, ce fût avec plaisir que j’ai retrouvé les détails et l’histoire imaginée par Candice.  

D’autant plus que la page couverture est toujours aussi attrayante pour les yeux, enfin pour les miens. Eddy et Tom sont un couple tout aussi explosif que révoltant. Toutefois, je ne vous en dirai pas plus, je ne veux pas vous gâchez la surprise… MOUHAHAHAHAHA !!!!  

UNE HÉROINE CAPTIVANTE, MAIS EMMERDEUSE…  

Alors, Eddy… Je ne vous cacherai pas que je me suis attaché à ce petit volcan. D’une certaine façon, elle me complète parfaitement. Elle est ma moitié amicale. Moi, qui est de nature timide et introverti, et elle, une enquiquineuse qui s’assume pleinement. Vous voyez ? Rire.  

Et Tom Collins, je ne vous en parle même pas. J’ai eu envie de lui tordre le cou durant UNE BONNE PARTIE DE MA LECTURE. Un parfait imbécile et encore, je suis polie. Sans oublier John et Emma, ces deux-là sont vraiment adorable ensemble. Ils font bien la paire. Pourtant, derrière tout cela se cache quelques descriptions qui m’ont rappelées un film. Lequel ? Non, non. J’amènerai ce secret jusqu’à dans ma tombe.  

UN ALTER EGO PLEIN D’ESPOIR ET DE CASSURES…  

Dans ce récit, Candice James s’est plutôt penché vers le côté familial et amical. En effet, au fil des pages, on découvre tout l’amour que porte Eddy à sa famille, ses parents et son frère cadet, et à son groupe d’ami(e)s. On ressent fortement le lien qui les unisse tous. Il ne comporte pas autant de scènes torrides que dans le premier tome, mais disons que celles-ci sont remplacées par des moments remplis d’affection. Un livre bonbon ! 

Dans le deuxième opus de « Ne jamais regretter », on retrouve Eddy qui, suite à ce qu’il s’est passé à la fin du premier tome, perd le goût de la vie et de tout ce qu’elle entreprend. N’ayant plus aucune énergie et de joie de vivre, elle ne cesse de pleurer à chaudes larmes, tous les jours, pendant des heures. Comment peut-elle continuer son chemin alors que durant une semaine, elle vient de se laisser aller aux plus merveilleux instants de sa vie ? Brisée, elle ne désire qu’être seule et se morfondre dans sa solitude et sa tristesse.  

Alors que son groupe d’ami(e)s prend la décision de changer cela, ils s’échafaudent un plan qui changera peut-être la direction du vent favorisant ainsi ce qu’Eddy souhaite de tout coeur. Fonctionnera-t-il ? Ou est-ce perdu d’avance ? La jeune femme parviendra-t-elle à se reconstruire sans lui ? Tom et Eddy sauront-ils franchir les barrières du passé pour profiter de leur avenir ? Et si un horrible événement venait de nouveau réduire en miettes le lien fragile du couple ?  

Concernant le style d’écriture de l’écrivaine, il est toujours aussi agréable et coulant à bouquiner. Tout comme le premier opus, j’avais envie de le dévorer tout cru. Lentement ou pas… Rire. On le savoure en prenant des pauses quand cela est nécessaire. À mes yeux, « Ne jamais regretter » est une trilogie érotique qui en vaut la chandelle. Cette saga est loin d’être un cliché !  

Au niveau de l’intrigue, on plonge un peu plus dans les abysses intérieurs de Tom, mais sans trop y aller en profondeur. Pour ce côté, il faut encore creuser. Néanmoins, si on compare le premier et second volet, on peut y apercevoir quelques vérités qui n’y étaient pas. J’espère qu’on saura tout ce qu’il y a à savoir dans le dernier tome. Le passé de Tom n’est pas totalement clair et net.  

De plus, il y a un passage en particulier qui m’a donné le fou rire, j’étais carrément plié en deux. Vous ne savez pas à quel point j’avais mal au ventre. C’était divertissant.  

Un dernier mot ?  

En somme, « Enchaîne-moi » est une histoire où l’amour familial et l’amitié a été mis en évidence. Je ne vous cache pas que j’ai très hâte de lire la suite afin d’avoir le fin mot de cette trilogie. Les protagonistes restent égaux à eux-mêmes, malgré le fait que quelque chose ait été déchirée au fond de leur être. Réussiront-ils à s’aimer pour de bon ou un obstacle se dressera-t-il toujours entre eux ? Qui sait ce que l’avenir nous réserve ! Il va de soi que je vous recommande cette oeuvre littéraire, mais lisez « Délivre-moi » avant de débuter celui-ci. En tout cas, j’espère qu’il vous plaira. Pour ma part, je devrai attendre deux mois avant de savoir le reste du scénario.  

#Sara

 

Chronique sur Psychose écrit par Ariane Charland

Psychose

Note : 10/10 

« Je suis devenu fou à dix-sept ans. Je l’étais peut-être déjà avant, mais c’est que ça s’est déclaré, que la psychose a pris le dessus, que la paranoïa m’a englouti et qu’Anaïs me l’a craché : 

T’as un fucking problème, Émile Beauchesne ! Va te faire soigner, parce que ça tourne pas rond dans ta tête ! 

Je pense que ce n’était pas vraiment une insulte. Elle voulait sincèrement que j’aille me faire soigner. 

Elle était tannée. Écœurée. À boutte. Je venais de lui crier après en pleine rue. Je l’avais accusée de me jouer dans le dos, alors que c’est moi qui n’arrêtais pas de lui mentir. Je ne pouvais pas lui avouer que je me faisais suivre, que des caméras épiaient mes mouvements et qu’on me chuchotait des choses à l’oreille. Des choses humiliantes, blessantes, qui ne se répètent pas. 

J’aurais l’écouter et aller demander de l’aide. Au fond de moi, je savais que ça n’allait pas, que je n’étais pas dans mon état normal, que quelque chose clochait dans mon cerveau. 

À la place, j’ai attendu qu’il soit trop tard. 

Je me suis battu contre ma folie et j’ai perdu. » 

Émile & Anais 

Résumé : « Je suis devenu fou à dix-sept ans. Je l’étais peut-être déjà avant, mais c’est que ça s’est déclaré, que la psychose a pris le dessus et que la paranoïa m’a englouti. 

La vie semblait pourtant me sourire. Je commençais le cégep, j’avais un bon emploi et je venais d’emménager avec mon meilleur ami, à deux pas des résidences ma blonde habitait. C’était le bonheur, la liberté totale ! 

Sauf que ça n’a pas duré. Le stress des études, le travail qui me prenait trop de temps, les nuits blanches, l’alcool, le potQuelque chose s’est rompu à l’intérieur de ma tête. Mon esprit s’est détraqué. Je me suis mis à voir des ombres, à entendre des voix, à m’imaginer qu’on me voulait du mal… 

J’aurais écouter mes amis et aller me faire soigner. À la place, j’ai attendu qu’il soit trop tard. Je me suis battu contre ma folie et j’ai perdu. 

La psychose est un trouble mental grave qui se manifeste par une perte de contact avec la réalité. Les personnes qui en sont atteintes éprouvent beaucoup de difficultés à distinguer ce qui est vrai de ce qui ne l’est pas. On estime que de 4 à 5 % des jeunes connaîtront un épisode psychotique. Heureusement, avec les bons traitements, la majorité d’entre eux s’en sortiront. » 

Mon Avis 

Avant tout, je remercie Christine de chez Communications Julie Lamoureux ainsi que les éditions de mortagne pour l’envoi du service presse et de leur confiance en moi.  

Je vais débuter ma chronique en vous disant ces mots… Rien n’est tout noir ou tout blanc dans la vie. Mais, ce que vous faites de votre existence peut faire pencher la balance vers un côté. Toutefois, il y aura toujours des zones grises, rien n’est total.  Alors, cesser de les rejeter, de penser et de dire tout ces préjugés sur les personnes atteintes de maladies mentales. Au lieu de garder ces vieilles habitudes, pourquoi ne tout simplement pas leur tendre la main ? Il arrive que seul un geste peut aider à garder espoir.  

« Psychose » est le deuxième roman de la collection Tabou que je lis et je ne vous cache pas que les réalités qui sont abordées dans ces histoires sont aussi fulgurantes et touchantes les unes que les autres. Sans compter que cette collection littéraire me rappelle les raisons de pourquoi j’adore la psychologie et la psychiatrie. Cette littérature parvient à émouvoir une grande partie de moi-même, il m’est donc impossible de la taire.  

UN PERSONNAGE POIGNANT ET TOURMENTÉ… 

Au cours de ma lecture, je n’ai pas arrêter de penser à Émile, toutes mes émotions se dirigeaient, sans hésiter, vers lui. Il était si… disons qu’à plusieurs reprises, j’ai eu peur pour sa vie, au point d’en verser des larmes. Il a su se frayer un chemin jusqu’à mon coeur.  Et moi, qui était spectatrice de tout cela, mon seul désir était de l’aider à retrouver la lumière. Impuissance est un mot qui décrit bien une de mes émotions face à ce qu’Émile endurait.  

Et je ne vous parle même pas des protagonistes secondaires, ils sont tout aussi désarmé que moi. À travers leur point de vue, nous découvrons l’évolution de la maladie dont Émile est atteinte.  Nous suivons leur crainte concernant leur ami. C’est si affligeant et complexe à la fois.  

Dans « Psychose », on fait la connaissance d’Émile, un garçon de dix-sept ans qui a tout ce qu’il aime dans la vie : une amoureuse attentionnée, un bon boulot qui lui permet de payer ses factures, un meilleur ami d’enfance avec qui il partage un loyer et de l’amour à l’infini. Accepté au cégep afin de faire des études en sciences de la nature, il ne peut pas rêver de mieux pour étudier dans ce qu’il aspire. Pourtant, lorsque la pression familiale et scolaire débute à peser sur ses épaules, Émile ressent une grande noirceur, sans aucune limite, l’envelopper et l’attirer vers les abysses de l’océan. Alors que sa folie ne cesse de croître, il commence à perdre peu à peu contact avec la réalité et la confiance de son entourage. Ainsi, plus la maladie se développe et plus les appels au secours d’Émile sont nombreux. Parviendra-t-il à se retrouver ? Ou sa folie aura-t-il raison de lui ? 

En ce qui concerne le style d’écriture de l’auteure, il est fluide et addictif. Ariane Charland a su m’emporter dans une bulle d’angoisse. N’ayant jamais lu la calligraphie de l’écrivaine, je me suis lancé dans l’inconnu. Néanmoins, je suis contente d’avoir tenté ma chance. « Psychose » est un bijou à ne pas louper et à dévorer sans aucune modération. À travers ses mots, Ariane est parvenu à démontrer comment la maladie mentale peut affecter de manière progressive la vie d’une personne. Je n’ai pas pu m’empêcher de verser des larmes, c’était si bouleversant. 

La narration à plusieurs voix m’a permise de découvrir la situation par le biais de différentes visions périphériques. On ressentait littéralement leur impuissance et toutes leur pensées vis-à-vis l’état d’esprit d’Émile. Ariane Charland a réussi à garder toute mon attention au cours de ma lecture. D’autant plus que, dès les premières pages, on entre directement dans le vif du sujet. Je ne vous le dissimulerai pas que c’était intense. 

Un dernier mot ? 

Finalement, « Psychose » est un récit qui m’a transpercé de plein fouet. Ressentir ce que les autres ont endurés était… Je n’ai pas de mot pour expliquer cela. Sans aucun doute, je ne crois pas que je pourrai oublier « Psychose » de sitôt. Cette oeuvre littéraire est ma première lecture signée par Ariane Charland, mais certainement pas la dernière. Il va sans dire que je vous le recommande, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte bien suivre ses autres parutions afin de connaître ses univers livresques.  

#Sara

Entrevue de Candice James

Les Interviews de Sara

1- Pourrais-tu nous parler un peu de toi ? De ton cheminement ?

Réponse : Je m’appelle Candice James, je suis une toute jeune auteure (Je parle évidemment dans le monde de l’édition) il y a un peu plus de trois je me suis lancée dans cette aventure formidable. L’écriture fut pour moi un véritable défouloir. Pendant très longtemps je fus une lectrice dévoreuse de romans. À peine terminé, il m’en fallait un autre.  Un jour je me suis donnée pour défi personnel d’écrire ma première romance.  

2- Qu’est-ce qui t’a donné l’envie d’écrire ?  

Réponse : Un jour je me suis donnée pour défi personnel d’écrire ma première romance. Ce qui devait qu’un one shot c’est transformé en trilogie. 

3- Quelle place la lecture occupe-t-elle ton temps libre ? 

Réponse : 99 % je ne passe jamais une journée sans lire, pour moi c’est inconcevable.  

4- Quel est ton dernier coup de cœur littéraire ? 

Réponse : Power Games de Lia Rose, celui avec Astro Conti m’a transporté. L’auteur sadique a joué avec mes nerfs jusqu’au bout.  

5- D’où proviennent les idées qui construisent tes personnages et ton univers ? 

Réponse : Alors pour Eddy Marx, quelque part elle me ressemble un peu : un fort caractère, même si je l’ai exagéré volontairement (quoique !!!) Elle est autant Attichiante que je peux être chiante … Pour Tom son comportement s’est dessiné aux fils des pages, la seule dont j’étais certaine, il fallait un personnage fort pour contrer le Volcan Dydy. 
Pour Samantha Taylor et Channing Miller (OMG qui sont-ils !?) mes prochains bébés que j’espère avoir la chance de vous présenter.  Dans ma nouvelle histoire, j’ai voulu un univers assez sombre, Channing est mystérieux, sombre, sexy et connard. Sam est plus douce mais cela n’empêche pas qu’elle ne se laisse pas faire. Je dirais elle est à l’opposé de Chan.  

6- Combien de temps cela te prend-t-il pour écrire un roman ? 

Réponse : Pour Ne jamais regretter deux ans et demi, pour Au-dessus des lois un an et quelques jours, je suis presque à la fin. 

7- De quelle époque tes œuvres littéraires sont-elles inspirées ? 

Réponse : De l’instant présent. J’ai du mal à projeter en arrière et de me repérer dans le temps.  

8- Quelle est ton moment et endroit favoris pour écrire ? 

Réponse : Le soir dans le salon quand je suis seule, et le matin quand j’ai le temps.  

9- Est-ce qu’il t’arrive d’avoir des pannes d’écriture ? Si oui, comment fais-tu pour y remédier ?  

Réponse : Oui bien sûr, comme tout le monde je pense, je passe en mode création, MP, Trailer, montage photos et lecture. 

10- Avant de te lancer dans de longues séances d’écriture, exerces-tu un rituel particulier ? 

Réponse : Mon café ou mon thé, c’est incontournable, ainsi que ma playlist et Messenger pour discuter avec mes bêtas quand je bloque.  

11- Hormis l’écriture, il y a-t-il d’autres loisirs qui t’intéressent ? 

Réponse : La cuisine, je me débrouille pas trop mal, jusqu’à aujourd’hui je n’ai intoxiqué personne.  

12- Si tu devais peindre un portrait de toi-même, comment te décrirais-tu ? 

Réponse : La question qui tue ….  Je suis une personne assez joviale et sociable, je n’accorde ma confiance qu’une seule fois.  Bon mon caractère est assez fougueux je monte vite dans les tours et moi personne n’est parfait je suis têtue, je veux toujours avoir raison et c’est souvent le cas ….  

13- Prévois-tu d’écrire d’autres histoires ? Si oui, pourrait-on en avoir un petit avant-goût ?

Réponse : Oui, oui, oui !!!! Pourquoi s’arrêter en si bon chemin.  

Voici Au-dessus des lois (en cours d’écriture)   
 
RÉSUMÉ : « Samantha Taylor a toujours su qu’elle deviendrait flic. Elle en a fait le serment le jour de l’enterrement de sa mère. Elle voulait marcher sur ses pas pour honorer cette femme formidable. Son père a bien essayé de l’en dissuader, mais elle est aussi têtue qu’elle.

Voilà cinq ans qu’elle fait partie du FBI. Elle passe de mission en mission et elle aime ça. Aucune routine. Elle est faite pour ce métier comme l’était sa défunte mère. Pour sa prochaine infiltration, elle va rentrer dans un monde inconnu, celui des Bikers, du danger, de l’adrénaline. Plonger dans un univers sombre et dangereux. 

Channing Miller est à la tête des Blacks Angel depuis la mort de son mentor et président. Il était craint autant qu’il était respecté dans son milieu. Il prend toujours les décisions les plus justes pour tous ses frères et leurs régulières. Lui va de pute en pute. Il aime trop sa liberté. Ça lui arrive, d’enfourcher sa Kawasaki ZX-10R 1000 WSBK pour fouler le bitume pendant plusieurs jours. Il aime être indépendant, libre. Aucune attache.  

Sam vit dans un monde de lois, Channing n’aime qu’une chose, la liberté. Leur rencontre va bouleverser leurs existences. Ils vont lutter contre cette attirance physique, contre leurs univers respectifs, leurs principes. Où tout cela va bien pouvoir les mener ? Renoncera-t-elle en ce qu’elle croit le plus et lui arrivera-t-il à lui faire confiance ? » 

Elle est actuellement disponible sur Wattpad.  

On a échangé nos mamans (en cours de construction dans ma tête)  
 
RÉSUMÉ : « Je m’appelle Yaëlle Wilson, j’ai bientôt vingt-cinq ans. Ma vie est un bordel, mon petit-ami m’a quittée il y a environ quinze jours en me laissant une dette de jeu de dix mille dollars. 

Je viens de me faire renvoyer de mon emploi de serveuse, tout ça parce que j’ai osé gifler un client aux mains baladeuses. Je me retrouve sans emploi, avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Damian, le bookmaker, m’a donné trois mois pour le rembourser. Vu le ton qu’il a employé, il y a aucune place à la négociation. 

Donc si je résume la situation, plus de travail et une dette qui soit-dit en passant ne m’appartient pas et une épée au-dessus du crâne … Une VDM, il n’y pas d’autre mot. Je suis devant mon écran noir quand je vois une annonce pour une émission de téléréalité où il faut échanger nos enfants et bien que cela ne m’enchante guère, je n’ai pas vraiment le choix.  

Ah oui, petit problème, je n’ai pas d’enfant … mais là encore j’ai une solution : je vais emprunter les jumeaux de ma sœur. De toute manière il en restera toujours 2 sur 4. » 

Merci Candice d’avoir joué le jeu !

#Sara