Chronique sur Le match de nos cœurs écrit par Céline Musmeaux

Le match de nos coeurs

Note : 12/10

« Tu es mon premier amour, mon amie d’enfance. Ensemble, on en a fait des conneries. Alors, rien ne peut vraiment nous détruire. On s’est séparés, mais c’est toujours là. Oui, ce que j’éprouvais pour toi à l’époque est toujours présent. Ça me bouffe de l’intérieur. Ça m’embrase totalement. Je croyais que la flamme était éteinte, mais c’est un phénix qui brûle dans mon cœur. Il y renaît de ses cendres d’un claquement de doigts… »

Yoan

Résumé : « Après des années de sacrifices et d’entraînements, Yoan vient de signer son premier contrat en club professionnel. Dès les premiers matchs, l’argent coule à flots et les femmes se jettent sur lui. Tout s’enchaîne très vite dans son existence. Peut-être même trop ?

Voici que déjà son agent et son club le poussent à se marier. Quelle drôle d’idée ? Il n’a que dix-neuf ans et ne veut pas s’engager, d’autant plus qu’il n’a jamais vraiment pu oublier la fille qu’il a laissée derrière lui en entrant en centre de formation.

Lors d’une visite chez ses parents, le destin la remet sur sa route. Mathilde n’est plus une petite fille, mais une belle jeune femme. Choisira-t-il de saisir cette chance ou se laissera-t-il imposer sa vie ? »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaleureusement NYMPHALIS, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de sa confiance en moi et en mon blogue.

Me voilà de nouveau avec « Le match de nos cœurs », la sortie mensuelle de juin de Céline Musmeaux. Et dire que j’en redemande à chaque fois, je ne crois pas que je pourrai me lasser de la calligraphie de l’écrivaine. En soi, j’ai bien aimé cette romance au cœur de cet univers sportif qui ne peut que m’émerveiller. Le foot (soccer), un sport que je raffole sur tous les points. De plus, il est possible de voir quelques thématiques qui ne brillent pas par leur lumière. En toute franchise, je pense surtout au cancer, au sexe et à l’argent. Des bombes à retardement, si vous voulez mon avis.

DES PROTAGONISTES QUE J’AI ADORÉ DÉTESTER…

Le comportement de Mathilde et Yoan m’a émoustillé. Deux têtes de mule, amplifié par de la crème brûlée au-dessus de leur bobine d’esprit. Chez la jeune femme, j’ai eu un peu plus de mal à voir au-delà de sa rancune. Je comprends la situation, du pourquoi et du comment, mais j’ai trouvé qu’elle était très fermée sur le plan psychologique. Mathilde était difficile à saisir, avant qu’elle ne tombe le masque. Cependant, j’ai conscience que l’auteure a voulu que son héroïne soit pourvue de ce genre de caractère pour une raison. Quant à Yoan… Un VRAI vantard. Il pense que l’argent et le sexe règlent tous les problèmes, même les cœurs brisés. Mais, c’est une illusion. La réalité est loin d’être similaire à ses propos. Yoan, s’il laisse tomber cette carapace de mec baratineur, est plus que cela. Il n’hésite pas à protéger bec et ongles, les personnes qu’il aime. Aussi, il est maladroit surtout au niveau des relations humaines. Mignon !

Dans « Le match de nos cœurs », on fait la connaissance de Mathilde, une jeune coiffeuse de dix-neuf ans, qui voit sa vie basculée lorsque Yoan, son amour de jeunesse et ancien meilleur ami, revient brusquement dans son quotidien. Il y a six ans, le jeune homme a quitté sa tendre confidente afin de réaliser son rêve, soit de devenir un footballeur professionnel. Des années plus tard, il revient dans sa ville natale pour revoir ses parents… En chemin, il revoit celle qu’il a laissé derrière lui en choisissant de tout quitter. Malheureusement, il ne s’attendait pas à autant de rancune et de méchancetés dès sa première altercation avec cette femme dont la beauté n’a pas cessé de briller au fil des jours.

Ayant le cœur brisé, Mathilde ne souhaite plus revivre cette expérience qui lui a causé tant de tristesse. Un regard. Un sourire. Son retour. Lui. Succombra-t-elle de nouveau au charme de son âme sœur ? Prendra-t-elle le risque de retomber de nouveau amoureuse de Yoan, en dépit de ce qu’il lui a fait subir ? Embarquez dans son univers bling-bling rempli d’hypocrites, de paparazzis et où l’argent coule tel une rivière, Mathilde laissera-t-il ces personnes malveillantes détruire sa relation avec son meilleur ami ? Arrivera-t-elle à se faire une place dans son existence ?

DES RETROUVAILLES, UNE REDÉCOUVERTE…

J’ai aimé que Mathilde et Yoan se retrouvent. Des amis d’enfance qui ont été séparé durant une durée de six ans. Lors de ces dernières années, les deux individus ont changé du tout au tout, que ce soit physiquement ou mentalement. Leur réunion est leur seul moyen de réapprendre à se connaître. Étant donné qu’ils se préoccupent l’un de l’autre depuis leurs treize ans, malgré cette grande absence, il n’y a aucun malaise entre eux. Aucune question, aucun doute. Leurs paroles et les gestes que chacun pose est limpide et clair. Disons que c’est comme si rien ne c’était passé, comme si cette séparation ne c’était aucunement déroulée. La flamme de leur amour est toute aussi brûlante qu’à l’époque.

À propos du style d’écriture de Céline Musmeaux, il est fluide tout en étant élémentaire. Les chapitres défilent sous nos yeux et sont présentés sous forme de narration à deux voix, permettant alors de savoir le point de vue de nos personnages principaux. Je ne vous cacherai pas que j’adore ce style de compte rendu, je m’y suis habitué. J’espère que l’auteure n’arrêtera pas d’écrire de cette manière. Croisons les doigts et les orteils ! Rire.

Concernant les interlocuteurs secondaires, selon moi, ils ont tous une place importante au sein du récit. En effet, certains font en sorte que l’histoire évolue graduellement, en apportant une touche atmosphère différente à celle-ci. D’autant plus, chacune des personnalités poussent Mathilde et Yoan vers l’un et l’autre. Lorsque je dis cela, je pense surtout au père de Mathilde dont la situation m’a brisé le cœur. Ainsi qu’à Alex, le cousin de Yoan, qui ne cesse d’amener une profusion d’humour.

Un dernier mot ?

En définitive, « Le match de nos cœurs » est une romance qui nous emporte au centre d’un monde où les sportifs professionnels sont mis en avant. Également, cette œuvre nous illustre le fait que l’on n’oublie jamais son premier amour et d’où l’on vient. Deux héros avec un tempérament bien trempé ne peut donner que des feux d’artifices. Léger tout en étant empli de tendresse, c’est un sucre à la crème que l’on dévore avec appétit. Un soi-disant conte de fée moderne dont eux seuls sont les modèles. Sans prise de tête, c’est un roman où l’amour, l’amitié, l’humour et le pardon sont mis en lumière. Une plume d’écriture addictive, comme toujours. Il va de soi que je vous conseille « Le match de nos cœurs », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur La bête originelle de Simon Rousseau

La bête originelle

Note : 9,5/10

« Mais qu’est-ce que je raconte ? Je me relis et j’ai l’impression que quelqu’un d’autre a écrit ces élucubrations démentielles à ma place. Comment mon esprit peut-il dérailler si brusquement ? Comment la raison peut-elle m’abandonner à intervalles aussi irréguliers ?

C’est clair. C’est limpide.

Elle m’a rendu fou.

Complètement fous. »

Vézina

Résumé : « Le cadavre d’une femme est découvert dans son appartement, sa tête remplacée par celle d’un grand chien noir.

Parallèlement, une patiente souffrant de schizophrénie paranoïde dessine avec obstination des corps mutilé, munis de parties animales. Des hybrides.

Le lieutenant-détective Marc Vézina mène l’enquête, l’obligeant à s’égarer dans les méandres d’un esprit dément et méthodique : celui de la bête originelle. »

Mon Avis

Pour avoir bouquiné « Peter Pan » et « La reine des neiges », je peux vous dire qu’avec « La bête originelle » l’écrivain m’a de nouveau donné des froids dans le dos. Un roman d’épouvante qui n’est pas resté longtemps entre mes mains. Aussitôt commencé, aussitôt terminé.

En soi, j’ai vraiment apprécié cette œuvre littéraire. Sans compter la page couverture, vous avez vu cela ? Une chouette merveille ! Une trame qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page, des personnages hors du commun et plusieurs soupçons de mystère… Tous les ingrédients sont présents pour confectionner un excellent roman policier.

UN VOYAGE AU CŒUR DE LA PROVINCE QUÉBÉCOISE…

Résidant au Québec, je peux vous dire que l’action se déroule dans mon petit coin de pays. Rire. N’étant pas décrit à profusion, les lieux peuvent être méconnaissable pour certains, néanmoins, il est possible de s’orienter. Pour ma part, je pense surtout à l’Île-d’Orléans, une petite île du fleuve Saint-Laurent, près de la ville nationale (Québec).

Dans « La bête originelle », on fait la connaissance de Marc Vézina, un lieutenant-détective qui n’espère rien relativement à son travail. Insatisfait, il préfère arrêter les criminelles en un claquement de doigt plutôt que de leur courir en arrière pour les rattraper. Également rempli d’humanité, c’est un homme dont les perceptions peuvent exploser lorsque la situation est exécutée avec une grande cruauté. Possédant des blessures intérieures, il se rend compte du monde qui l’entoure tout comme du danger, plus que les autres personnalités. Ainsi, quand Vézina est appelé sur une scène de crime dont l’image semble être effectué de manière inconcevable, il doit faire appel à toute sa conscience pour ne pas sombrer dans la folie. Indice après indice… Le lieutenant se retrouve toujours dans les sombres abysses de cet esprit tourmenté. Et si au cours de cet enquête, Vézina commençait à perdre contact avec la réalité ? Ce crime le mènera-t-il vers une descente en enfer ?

CONSIDÉRATION DE LA SANTÉ MENTALE…

Ayant étudié en psychologie et la psychiatrie, j’ai beaucoup aimé le fait que l’auteur n’écrive pas sans raison. En effet, Simon Rousseau a pris le temps de faire de multiples approfondissements tout comme de les mettre en lumière. Dans « La bête originelle », c’est surtout la schizophrénie qui est mis au-devant de la scène. Le tout a été expliqué avec respect, que ce soient les symptômes ou par rapport à la famille.

Concernant la plume d’écriture de Simon Rousseau, elle est soignée et coulante. Direct, il n’hésite pas à utiliser le joual au niveau de ses dialogues. Simple, il est accessible de se plonger dans la tête du protagoniste. Sans aucun doute, cela nous permet de ressentir encore plus facilement leurs émotions, sans toutefois se porter à l’excès.

À propos des interlocuteurs, ceux-ci sont tout aussi différents les uns des autres et pourtant, ils ajoutent tous une touche de coloration. Finalement, cela apporte une ambiance diverse à l’histoire. Je peux dire qu’ils sont captivants à découvrir au fil des pages.

Un dernier mot ?

En somme, « La bête originelle » est un macabre récit qui n’est pas réservé à tout le monde. Une sublime couverture, un auteur rempli de talent… Quoi demander de mieux ? Se lisant d’un coup et tout aussi aisément, on s’accroche aux péripéties ainsi qu’à certains individus. Je ne sais pas vous, mais bouquiner « La bête originelle » m’a donné envie d’entrer au sein des autres enquêtes. Celles d’une saga, soit « Oswald Taylor ». Qui sait ?! Une intrigue qui s’installe dès les premières lignes au sein de l’esprit du lectorat. Il va de soi que je vous recommande ce roman horrifique, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Au nom de l’horreur de L.P. Sicard

Au nom de l'horreur

Note : 9,5/10

« Mes pieds se posent sur les marches au bois craquant, mes doigts caressent distraitement les balustrades comme les cordes d’une harpe tandis que je monte à l’étage. Il me vient à cet instant des pensées rêveuses : qui donc a foulé ces marches, jadis ? J’imagine un enfant s’éveillant aux premières clartés de l’aurore, les descendant sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller ses parents; j’imagine un homme, angoissé par les troubles politiques, les montant d’un pas impatient; j’imagine une femme, y restant pensivement immobile, perdue dans ses souvenirs… »

Philippe

Résumé : « Ce qui nous effraie tant de la folie est que nous la savons en nous. Philippe Durand est invité au luxueux Manoir des Cimes, fidèle reconstruction d’un bâtiment bicentenaire, de même que sept autres convives. Leur séjour ne tarde toutefois pas à devenir un effroyable cauchemar où rampe le mal et s’amuse l’horreur. Des cadavres retrouvés disparaissent, des marques inexplicables couvrent planchers et murs, des cris résonnent au-delà des portes closes…

Complot, délire ou vulgaire jeu ? Les survivants seuls trouveront la réponse, si survivants il y a… »

Mon Avis

C’est grâce à la version gore de « Blanche-Neige », un des récits des contes interdits que j’ai découvert la calligraphie et le sombre univers de L.P. Sicard. Je me souviens d’avoir adoré cette lecture. En toute franchise, au début, je n’étais pas une adepte de livres horrifiques (les films et séries télévisées, c’est autre chose), qui sait peut-être que la raison est je n’avais pas trouvé la perle rare. Celle qui m’ouvrirais les portes de ce genre littéraire qui m’est totalement inconnu. Je l’ai reconnu en « Blanche-Neige ».

Comment dire… J’ai été comme hypnotisé par ce roman ainsi que par cette folie dans laquelle l’auteure voulait m’emporter. C’est avec impatience que j’attendais sa prochaine œuvre qui me ferait autant vibrer que sa première. Je ne vous cacherai pas que je n’ai pas hésité une seule seconde à me procurer « Au nom de l’horreur ». Maintenant que ça fait deux écrits que je lis, je peux dire que L.P. Sicard vient de gagner une admiratrice.

UNE SANGLANTE MISE EN SCÈNE DE L’ÉPOQUE…

Au fur de ma lecture, j’avais la vague sensation d’être dans un de ces vieux films des années 90. Des projections d’épouvante qui n’ont rien à voir avec celles d’aujourd’hui. En effet, celles d’avant étaient meilleures. Habilement retranscrit, l’auteur nous plonge au cœur du XIXe siècle, à l’ère française, là où les plus belles monstruosités sont au centre de l’attention. À travers sa calligraphie, L.P. Sicard nous fait venir dans une trame, qui au fil des pages, devient de plus en plus ténébreuse et impénétrable. Alternant entre la tangibilité et l’allégorie, l’histoire ne cesse de monter en crescendo jusqu’à atteindre le ciel étoilé de la nuit, permettant ainsi le lectorat de rester sur ses gardes.

Dans « Au nom de l’horreur », on fait la connaissance de Philippe, un homme de trente-un ans. Ayant gagné un voyage en France, d’une semaine, pour donner suite à un concours en ligne, il est invité au Manoir des Cimes, un établissement qui a deux cents ans, tout comme sept autres individus. Toutefois, dès leur arrivée, de sinistres manifestations apportent son lot de considération. Cadavres après cadavres, l’épouvantable mystère du Manoir des Cimes ne peut s’empêcher de tourner court et de s’épaissir. Alors qu’ils croyaient tous qu’ils allaient vivre un séjour de luxe, les voilà entraîner dans une course contre la montre. À la recherche des réponses à leurs questions, les huit résidents du Manoir des Cimes devront également se livrer dans une partie de cache-cache tout en essayant de se protéger de cet être qui hante leurs cauchemars. Arriveront-ils à ressortir indemne de cette aventure ? Qui parmi eux verra son sort sceller par la mort ?

ACCEPTATION DU SORT…

En utilisant un décor comme cet établissement clos, L.P. Sicard démontre la réalité émotionnelle de l’être humain. En effet, d’une certaine manière, cela contribue à l’accélération du stress et aux nombreuses réactions de défense. D’autant plus que ces visions horrifiques soulèvent une introspection sur les comportements humains lorsqu’ils se retrouvent en face de l’ange de la mort. Ceux-ci sont représentés selon les différentes perceptions des protagonistes.

En ce qui concerne le style d’écriture de l’écrivain, il est fluide et à la fois addictif. Aussitôt que les chapitres défilent, il est très difficile de ne pas pousser la réflexion plus loin. Poignant tout en étant percutant, certaines scènes du texte nous prennent à la gorge tellement qu’elles sont détaillées. Glauque est le mot ! Rire. Cependant, ce n’est pas pour me déplaire. Pour ma part, lorsque je bouquinais ce genre de passage, cela me donnait encore plus envie de découvrir la suite.

WAHOUUU !!! Au niveau des péripéties, je n’ai rien à dire, mise à part, le fait que j’avais l’impression que l’auteur s’assurait de nous amener en plein déni à chaque fois que l’on se rapprochait du but, soit par le biais d’une parole ou d’un événement. De quoi donner le tournis. Ou à mener la pensée plus loin. Ayant vu beaucoup de productions cinématographiques et de feuilletons (des mauvaises comme des bonnes), je peux vous dire que ce n’est rien, que ce sont des jeux d’enfant, contrairement à « Au nom de l’horreur ».

Un dernier mot ?

Finalement, « Au nom de l’horreur » est un roman horrifique à ne pas mettre entre les mains des âmes sensibles. L.P Sicard est parvenu à me faire résonner de frissons. Du début à la fin, j’en ai eu la chair de poule… Ce qui montre l’important talent de l’auteur pour l’écriture. Je souhaite, en secret, que ce bouquin soit adapté en mini-série. Ça serait tout simplement MALADE ! Une œuvre littéraire qui a réussi à conquérir mon cœur. Aussi, par le biais du regard des personnages, je me suis senti replonger dans mes cours de psychologie et de psychiatrie à la santé mentale. Il va de soi que je vous recommande « Au nom de l’horreur », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Demi-vie tome 1 : Rupture de Magali Laurent

Demi-vie tome 1

Note : 12/10

« Ysia ouvre le paquet. Ce qu’elle découvre la laisse sans voix : une boîte en métal contenant une dizaine de baguettes de charbon de bois, et un bloc-notes de grande taille, pour ses dessins. Elle n’ose pas les mettre sur la table, de peur de paraître inconvenante aux yeux de ceux qui les entourent. Ce matériel coûte une fortune. Peu de Citoyens ont les moyens de se le permettre. L’adolescente lève  les yeux vers ses parents, qu’elle dévisage à tour de rôle. 

—  C’est de la folie ! lance-t-elle en secouant la tête. 

—  Tu as toujours aimé dessiner, lui explique sa mère, et nous aurons besoin d’une de tes œuvres dans notre nouveau chez-nous. Prends cela comme un investissement.

La gorge nouée, Ysia sourit.

— En plus, je crois qu’il ne reste plus aucun bout de bois à graver dans tout le Jardin ! rigole son père.

—  Mais où avez-vous trouvé ça ? Pas dans un magasin de notre quartier, c’est certain !

—  Nous avons beaucoup économisé, ces derniers mois, notamment en réduisant l’utilisation de nos Clairécrans. Nous avons obtenu ce matériel dans un magasin du Centre-Ville, quelques semaines avant l’Endormissement. Il a été très difficile d’attendre pour te l’offrir. Nous étions tellement impatients de voir ta réaction.

Ysia jette un nouveau regard au contenu du sac, peut-être pour s’assurer que c’est bien réel. D’un seul coup, il lui tarde d’emménager dans son nouvel appartement, d’accomplir ses tâches quotidiennes et de se retrouver seule, le soir venu, pour réaliser sa première œuvre. Sa mère a raison, le dessin lui assurera sans doute une transition en douceur.

—  Merci infiniment, leur dit-elle, les larmes aux yeux et le cœur plus reconnaissant que jamais. »

Ysia & ses parents

Résumé : « La vie à temps partiel. Un mois d’éveil pour un mois de sommeil. Tel est le prix à payer pour survivre dans la Nouvelle Cité mondiale.

Tout juste âgée de seize ans, Ysia doit quitter ses parents et devenir une Citoyenne à part entière. Beaucoup de changements rendent sa nouvelle réalité difficile : sa superviseure est une femme froide et intransigeante, l’un de ses collègues l’épie pour une raison qu’elle ignore, et l’état de santé de son amie Kat se dégrade à vue d’œil, tout comme celui des autres habitants de son quartier.

Et si tout cela était lié ? Que manigance le pouvoir en place ? Et qui est Driss, cette personne vivant à contretemps d’Ysia et partageant sa chambre ?

Le Jardin où habite la jeune fille est une mécanique qui a fait ses preuves, mais quand l’intelligence artificielle au service des Citoyens se met à dérailler, c’est tout le système qui bascule.

La rupture est proche. Le monde tel que le connaît Ysia touche peut-être à sa fin. »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaudement Communications Julie Lamoureux et les Éditions de Mortagne, mes partenaires littéraires, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Pour ceux et celles qui me connaissent savent que je suis une mordue de romans dystopiques. C’est une odyssée qui va au-delà de l’imagination. Honnêtement, avant même d’ouvrir le livre, je bavais littéralement d’envie tellement que le résumé m’avait mis l’eau à la bouche. En soi, même si je n’ai jamais lu « B.O.A », l’autre trilogie contre-utopique, j’ai vraiment aimé découvrir cet univers que l’auteure avait transcrit. « Rupture » est un bouquin authentique qui a su me charmer.

UN RÉCIT, UN FILM… ? 

Purée de pomme de terre, si le premier opus de « Demi-vie » était affiché dans les cinémas, je n’hésiterais PAS UNE SEULE SECONDE pour aller le visionner dès maintenant. La trame, les rebondissements, l’action… Il faut dire que tous les ingrédients sont présents. Ce monde imaginaire est réaliste et tout aussi dément. Qui sait ? Cela pourrait être un succès et surprendre plus d’un. Rire.

Dans le premier tome de « Demi-vie », on fait la connaissance de Ysia, une jeune femme de seize ans qui doit quitter sa routine quotidienne pour devenir une Citoyenne, soit une personne responsable. Dès son arrivé dans son nouveau milieu, Ysia distingue que celui-ci est gris, non-vivant et sans vie. Quant à son emploi, elle est supervisée par une femme dont le tempérament est aussi similaire que celui d’un tyran. La seule chose de positif est sa rencontre avec Kat. Ysia qui est de nature solitaire ne sait pas comment interagir avec les autres.

La jeune femme préfère dessiner et contempler la beauté naturelle de la nature, plutôt que passer son temps libre sur son Clairécran (un appareil visuelle inséré sur la paume de la main) comme tous les individus qui l’entoure. Cependant, étant très observatrice, la jeune femme remarque des particularités que seule elle peut envisager. En effet, des évolutions semblent se mettre en route… Un après l’autre, chaque personne sombre peu à peu dans un malheur absolu. Ysia constate que le regard des gens n’est plus ce qu’il était. C’est comme s’ils avaient perdu leur gaité. Leur étincelle de vie. Leur humanité. Pourquoi les citoyens ne peuvent pas délaisser leur Clairécran ? Que leur arrivent-ils ? Et qu’elle est la raison qui fait que la foule se transforme, mise à part elle ?

LA GÉNÉRATION D’AUJOURD’HUI…

Il fallait avoir pas mal de culot pour penser à ce genre d’univers. Celui où les cellulaires, tablettes et autres appareils électroniques ont une partie importante dans notre vie. Actuellement, on peut dire qu’ils sont tatoués sur notre peau. Rire. Il est effectivement très rare de ne pas voir un individu dont le visage est rivé droit vers un écran tactile. En toute franchise, cela a fait un bien fou de percevoir un aspect de ce style dans une histoire dystopique.

Concernant la plume d’écriture de Magali Laurent, elle est absolument bien rythmée et les passages du texte sont détaillés, ce qui laisse place à l’imagination. Dès que l’on se laisse immerger par le contenu, on a envie d’en savoir plus. Sans aucun doute, c’est une lecture pas mal entraînante. En effet, les péripéties s’enchaînent les unes après les autres, sans aucune longueur. Très fluide !

Au niveau des protagonistes, ceux-ci sont attachants et emplis de mystère. Cocasses, certains apportent une touche d’humour aux nombreuses situations. D’autant plus qu’il est possible d’y voir une forme d’évolution psychologique. Lorsque je dis cela, je pense surtout à Ysia qui a changé du tout au tout. Un chouette changement. Et peut-on discuter de cette conclusion… Les seuls qui sont sorti de ma bouche après avoir tourné la dernière page est « je suis chocolat ». Rire. Ouais, ouais, vous pourrez rire, hein ?!

Un dernier mot ?

En somme, « Rupture » est une dystopie qui a su me divertir du début jusqu’à la fin. Une œuvre littéraire haute en couleur qui m’a fait vivre une montagne d’aventures. Selon moi, « Demi-vie » va faire partie de mon palmarès de romans dystopiques préférés. Ce premier tome possède un potentiel inné. Magali Laurent se caractérise par son talent pour l’écriture. J’adore. Dans tous les cas, sachez que j’ai bien hâte de bouquiner la suite et de retrouver Ysia ainsi que tout ses camarades. Je sens que nous n’en avons pas terminer avec ces mystères. Il va sans dire que je vous conseille cette lecture, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara

Chronique sur Amour Interdit de Nadine Poirier

Amour Interdit

Note : 10/10

« J’ai l’impression d’être un fantôme dans la maison. Les amoureux se font des mamours comme des ados, beaucoup trop heureux de vivre enfin ensemble. Leur idylle me pèse. Je me sens inutile et de trop. Comme la cinquième roue du carrosse. Et je m’ennuie de mes amies ! Dans mon quartier, je n’ai personne avec qui discuter. C’est plate à mort ! Je consacre mon temps libre à des appels vidéo à Maya et Chloé.
La seule bonne nouvelle des derniers jours : mon père m’a aidée à trouver un travail d’été à La Roulotte à patates. L’endroit n’a rien de glamour, mais ça m’occupera ! Quinze ans, c’est jeune pour dénicher un emploi, mais mon père a convaincu la propriétaire que j’étais quelqu’un de fiable. Mon nouveau parfum ? Fragrance de patates frites. Mes nouveaux passe-temps ? Frire, griller, sourire et récurer !
»

Amélia

Résumé : « Amélia commence tout juste à accepter la présence de sa belle-mère dans sa vie, lorsque son père lui annonce ce qu’elle redoutait le plus : ils souhaitent emménager ensemble… à la campagne ! Déracinée de force, l’adolescente se retrouve loin de ses meilleures amies, avec pour seule compagne sa nouvelle jument.

Au ranch où son cheval est en pension, Amélia fait la connaissance d’Éthan : c’est le coup de foudre! Rapidement, les amoureux deviennent fusionnels. Jusqu’à ce que les mots « relation illégale » soient prononcés. Ce Roméo et cette Juliette des temps modernes ne pourront plus s’aimer au grand jour sans craindre de voir la police débarquer pour menotter Éthan.

L’amour n’a pas d’âge, affirme un proverbe populaire. Rien de plus faux ! Selon la loi canadienne, un adolescent de quatorze ou quinze ans peut consentir à des activités sexuelles avec une personne de moins de cinq ans son aînée. Lorsque cet écart est franchi, on parle de relation amoureuse illégale, puisque cela constitue une infraction criminelle passible de lourdes sanctions. »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Communications Julie Lamoureux et les Éditions de Mortagne, mes partenaires littéraires, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi.

En toute franchise, la collection tabou est ABSOLUMENT indispensable, parce qu’elle permet au lectorat de comprendre les sujets qui sont présents dans la société actuelle. Étant des thématiques que peu de personnes osent discuter, c’est une des raisons pourquoi cette saga littéraire fait partie de la vie de tous. Il faut dire que j’ai toujours un plaisir fou de me plonger dans un nouveau titre de la collection tabou. Une série qui a accès à des thèmes pertinents et qui font, sans aucun doute, parti du quotidien des jeunes.

UNE ROMANCE ILLÉGALE DU CÔTÉ DE LA LOI…

En soi, « Amour Interdit » illustre bien la notion du consentement au sein de la différence d’âge des individus impliqués. Pourtant, il est possible d’y retrouver un autre point d’attaque, soit le viol. Je ne vous cacherai pas que j’ai aimé que l’auteure y aborde ces deux notions. Cela nous permet de percevoir la nuance, mais d’une certaine façon, celles-ci sont reliées ensemble. En effet, cette loi peut exaspérer les jeunes tourtereaux dont la réglementation les touche. À leurs yeux, ils n’ont rien fait… Néanmoins, cette contrainte n’est pas présente pour rien, car elle protège ceux et celles qui font du mal à d’autres et qui ont l’âge légal.

Dans « Amour Interdit », on fait la connaissance d’Amélia, une jeune adolescente de quinze ans qui a perdu sa mère, il y a trois ans. Voulant passer à autres choses qu’à ces anciens souvenirs qui encombrent la maison dans laquelle ils habitent, Amélia et son père déménagent à la campagne afin de rejoindre Catherine, la belle-mère de la jeune fille. Loin de ses deux meilleures amies et de tout ce qui lui rappelle sa mère, y compris la maisonnée, Amélia se retrouve désormais dans un petit village où tout le monde se connaît. Elle n’arrive pas à trouver un seul point positif… Mise à part le fait qu’elle va voir un de ses rêves se réaliser, soit avoir un cheval. Ainsi afin de la garder, Amélia devra se montrer responsable et s’occuper elle-même de sa jument canadienne.

En chemin, l’adolescente se heurte à Éthan, un jeune homme de vingt-un ans qui gère le ranch en l’absence de son oncle. Attentionné et mignon, entre eux, le courant électrique passe aussitôt. Alors qu’ils deviennent de plus en plus, Amélia et Éthan voient leur relation s’approfondir pour en devenir une histoire d’amour. Ils s’aiment et n’hésitent pas à se rapprocher encore plus près. Toutefois, cette décision ne sera pas sans conséquence… Alors qu’ils croyaient vivre leur passion au grand jour, voilà qu’une personne de leur entourage les dénonce. Pourront-ils être ensemble, malgré la différence d’âge ? Amélia arrivera-t-elle à démontrer à tous que l’homme qu’elle aime n’est pas celui qu’il prétende ?

LES DEUX POINTES D’UNE PIZZA…

À travers la narration, on apprend les points de vue de chacun des protagonistes principaux. Amélia est mature, talentueuse et pétillante, en dépit de son jeune âge, ce qui d’une certaine façon peut porter à confusion. J’ai adoré cette adolescente qui malgré tous les problèmes que cela à engendrer ne se laisse pas abattre. Au contraire, Amélia se bat à la sueur de son front. Quant à Éthan, la justice ne cesse de le caricaturer comme un homme qu’il est loin de ressembler. Mon dieu… Ce n’est pas un détraqué qui salive d’envie devant des photos de jeunes filles. C’est simplement un individu de vingt-un ans qui est tombé amoureux. Par le biais du regard de l’un et de l’autre, j’ai pu entrevoir comment chacun était perçu de l’autre. Et c’était tout simplement adorable, surtout chez Éthan.

Concernant le style d’écriture de Nadine Poirier, il est coulant et à la fois prenant. Selon moi, l’auteure est parvenue à capter mon regard tout au long de ma lecture. Elle a su mettre en lumière une idée intéressante d’après une disposition touchante. Une histoire divertissante qui se lit rapidement. J’ai passé un bon moment en compagnie de ma lecture. Difficile de décrocher les yeux du texte, on se laisse happé par l’environnement naturel, qu’est le ranch, et les interlocuteurs.

En mettant l’accent sur les relations illégales, l’écrivaine nous présente également le revers de la médaille, celui où les filles se font enfermées de force dans une embuscade qui leur est presque impossible d’en ressortir. Un réalisme absolu !

Un dernier mot ?

Finalement, « Amour Interdit » est une œuvre littéraire qui nous rappelle l’importance d’approfondir ce genre de concept avec les juvéniles. Cela étant dit, cela leur concéderait de ne pas tomber dans un « piège » comme celui-ci. La relation amoureuse illégale, le consentement et l’âge légal en rapport de consentement. Trois en un. Une addictive calligraphie qui ne nous laisse pas de marbre. Nadine Poirier embarque au fond du détail pour nous montrer la réalité de plusieurs jeunes. Dans ce roman, deux citations m’ont fait de l’œil. Que jamais je ne pourrai m’en détacher. « Amour Interdit » est un conte d’amour qui nous raconte le cocktail de fiction et de vérité. Il va de soi que je vous conseille ce récit, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte me laisser à propre jeu et bouquiner les autres écrits de l’auteure.

#Sara

 

 

Chronique sur Illicit de Céanny

Illicit

Note : 10/10

 « Nash passe la main sur son crâne en grognant.
– C’est une sacrée meuf, tu sais. Et elle a assez morflé sans qu’un mec vienne en rajouter après lui avoir mis la tête à l’envers. Je la connais depuis toujours. Elle a jamais été attirée par quiconque.
J’ouvre enfin les yeux et le fixe, attendant qu’il continue :
– Mais toi, quand t’as débarqué chez nous, j’ai tout de suite senti que t’allais foutre la merde. Y avait ce truc entre vous, j’ai mis du temps à le comprendre. Ce genre de truc, tu peux rien faire contre. Mais mets toi bien ça dans la tête : tu la blesses, je te tranche la gorge. C’est notre reine. À toi de savoir si t’es prêt à être son roi. »

Nash & Cruz

 Résumé : « Une histoire interdite.

Une relation Illicit.

Un fond de Bonnie & Clyde saupoudré de Roméo et Juliette.

Un agent infiltré de l’organisation la plus crainte des hors-la-loi ; face à la Reine des Evil’s Roses, le motorcycle club réputé comme le plus dangereux du pays.

Une seule issue possible, reste à savoir laquelle.

L’amour, ou la mort ? »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaudement Céanny pour l’envoi de ce service presse ainsi que de sa confiance en moi.

Cette auteure fait partie de mon palmarès depuis le tout début. En effet, ayant lu la saga « Au-delà des apparences » et « Projet X », il m’était IMPOSSIBLE de refuser la chance de découvrir de nouveau la calligraphie et les mondes badass de Céanny. C’est toujours un plaisir de bouquiner ses histoires. Il faut dire que cela fait changement d’avoir une interlocutrice qui ne possède aucunement la langue dans sa poche. J’adore. Du nerf et du caractère… Enfin, vous voyez le genre. C’est un bouquin de bikers comme je les aime.

UN UNIVERS PLUS ROUGE ET NOIR QUE ROSE BONBON…

Vous voulez un conseil ? Si vous n’aimez pas la dark romance, je ne recommande pas ce roman, car il ne faut pas avoir le cœur fragile pour bouquiner « Illicit », croyez-moi. Loin d’être le pays des licornes et des arc-en-ciel, Céanny nous pondu une œuvre où les scènes de violence, de sexe et d’amour sont présentes en grand nombre. Pourtant, derrière tout ceci, on comprend que le tout est bien à sa place et que les instants d’agressivité ne sont jamais commis gratuitement.

Dans « Illicit », on fait la connaissance de Victoire Stone, alias Vic’, une jeune femme de vingt-cinq ans. Pour donner suite à la mort de son père, elle se retrouve propulser à la tête des Evil’s Roses, un club de bikers. Ayant un caractère de feu, Vic’ ne se laisse pas marcher sur les pieds. Calculatrice, elle n’est pas du genre à prendre des gants lorsqu’elle doit s’affirmer tout haut. Étant la présidente, la jeune femme doit constamment démontrer aux hommes du club que c’est elle qui décide. Il ne suffit qu’elle baisse la tête qu’un instant pour qu’elle perde sa tête à jamais. Alors qu’en Joachim Da Cruz, un agent fédéral de vingt-huit qui décide de s’infiltrer au sein de l’organisation, ose la provoquer et prétend qu’il veut devenir leur nouveau prospect, Vic’s prend la décision de le tester afin qu’il fasse ses preuves. Ayant parvenu, Cruz se rapproche peu à peu de tout les membres du club, incluant la présidente. Sans que les deux soient au courant, ils vont tout les deux commencer à ressentir une émotion qui leur était totalement inconnue, voir interdite.

Il fait respecter la loi, elle la contourne par tous les moyens possibles inimaginables. Ce qu’il désire plus que tout, c’est venger la mort de sa famille qui a été tuée par les Evil’s Roses. L’une met toute son énergie afin de voir son club prospérer, alors que l’autre ne souhaite que justice. Et si aux côtés de chacun, Cruz et Vic’, la vie leur accordait ce qu’il rêve le plus cher, c’est-à-dire une famille et l’amour. Et si la caricature n’était pas complète ? Se pourrait-il que certaines cartes de la vérité aient été dissimulées volontairement afin de taire la réalité ?

UNE HÉROINE QUI EN A PLUS DANS LE PANTALON…

Vic’, c’est Vic’, quoi ?! Rire. C’est la reine des reines. Encore une fois, ça change, cela fait un bien fou de savoir que c’est une femme qui est à la tête d’un club de motards. J’ai adoré ce personnage. Certes, elle est comme la reine des glaces, soit froide et manipulatrice, néanmoins, comme tout le monde, Vic’ possède ses forces et ses faiblesses. Étant une Wonder woman, cette femme démontre, par le biais de son tempérament et de ses actes, qu’elle est loin d’être une princesse en détresse. Il n’y a qu’elle qui mène la danse et personne d’autre. Sans aucun doute, absolument tous les détails nous prouvent que cette héroïne est capable de tout faire, juste parce qu’elle le veut.

En ce qui concerne la plume d’écriture de Céanny, elle est addictive et prenante. Elle nous prend à la gorge et nous pousse toujours à lire plus loin pour en savoir plus, plus et toujours plus. Dès les premières pages, on entre directement dans le cœur de l’action. À travers ses mots, l’écrivaine nous ensorcèle et nous amène au centre du quotidien dangereux et passionnant des Evil’s Roses.

Vic’ et Cruz sont tout aussi captivants à sonder. Vivant dans une ambiance où les quatre cents coups sont permis, ils adorent jouer à Bonnie and Clyde et pourtant leur amour s’apparente beaucoup à celui de Roméo et Juliette, dont l’histoire amoureuse s’est terminée en tragédie. Authentique tout en étant explosif, « Illicit » est du jamais vu et ne tombe vraisemblablement pas dans la mélancolie.

Un dernier mot ?

En définitive, « Illicit » est un livre dont les fans de bikers pourront savourer et découvrir. Faites place au sang et aux règlements de compte, donc cela étant dit… Si vous êtes fleur bleue, passez votre chemin. Ce bouquin est un vrai mélange entre le désir, danger, la passion et le mystère. Une femme qui sait ce qu’elle veut et quand le veut. Deux personnalités toutes aussi différentes, mais qui se complète mutuellement. Des moments intenses de sensualité et de malignité. Une famille de motard sont la solidarité et la loyauté n’a aucune limite. Une tournée en Arizona ou une chevauchée en trial en enfer… Une pépite démentielle et fougueuse. Un style d’écriture dont le feu éternel ne cesse de brûler ardemment. Il va de soi que je vous conseille « Illicit », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je souhaite bientôt me replonger dans un autre des écrits de Céanny.

#Sara

Chronique sur Black-Out de Sylvie G.

Black-Out

Note : 12/10

 « Je comprends l’incrédulité que je décèle dans le regard sombre du policier. Et quel regard ! Nul doute, il restera longtemps gravé dans mon esprit. Dans ses pupilles noires comme la nuit, je peux lire des éclats d’une intelligence vive. Et dans la robustesse de son corps, je devine une force tranquille. La virilité émane de tout son être ; avec ce genre d’hommes, les femmes se sentent en sécurité, c’est certain. Je perçois aussi un sens de l’humour, même si nous n’avons abordé aucun sujet désopilant. »

Evie

Résumé : « MIAMI, FLORIDE. Evie McDaniel reprend connaissance à l’hôpital après avoir été trouvée sur les lieux d’une scène de crime.

Tous les éléments de preuves l’incriminent pour le meurtre d’un jeune universitaire avec qui elle aurait eu une liaison extra-conjugale. Or, elle ne se souvient de rien. Ce scénario lui paraît irréel, d’autant plus qu’elle n’a jamais été infidèle. Comment démontrer son innocence quand on ignore soi-même si nous avons commis l’irréparable? Et si elle n’est pas cette femme de mœurs légères qu’on décrit ; comment expliquer que son fiancé n’éveille aucun sentiment chez elle, alors qu’elle est outrageusement attirée par Ryan Knight, le policier chargé d’enquêter sur cette affaire ? »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Hugo New Romance Québec, mon partenaire littéraire, pour l’envoi du service presse ainsi que de sa confiance en moi.

Étant une adepte de la plume d’écriture et des univers de l’auteure, il était évidemment pour moi qu’il fallait que je me laisse propulser à Miami aux côtés d’Evie et de Ryan. Il faut dire que j’ai bien choisi mon temps. Rire. La canicule et la Floride, deux choses qui vont bien ensemble, vous ne trouvez pas ?! Disons plutôt que ma lecture était (beaucoup) plus intense. Rire. Aucunement, Sylvie G. ne m’a déçu. En toute franchise, elle est une valeur sûre. D’autant plus que c’est une écrivaine que j’adore.

UNE ROMANCE POLICIÈRE AUSSI SENSUELLE QUE DANGEREUSE…

N’ayant pas été désappointé par « Black-Out », je peux vous dire que ce roman est un vrai coup de foudre. Lu en presque une journée, je n’ai pas pu détacher mes yeux des lignes… Mis à part pour dormir et encore, c’est à peine si je ne pensais pas à cette histoire. Savourez jusqu’à la moelle, j’ai adoré me plonger dans cette trame à laquelle l’écrivaine nous emporte. Dès la première phrase s’ensuit des péripéties qui s’empilent les unes après les autres. En soi, l’intrigue est bien ficelée.

Dans « Black-out », on fait la connaissance d’Evie, une jeune femme retrouvée nue et éraflée sur une scène de crime. Étant la seule personne présente sur les lieux, elle est désignée comme étant la suspecte numéro 1 dans la mort d’Ethan Lewis, un étudiant universitaire. Amenée à l’hôpital afin de se remettre de ses blessures, Evie est surprise de constater qu’elle ne se souvient de rien concernant cette fameuse soirée. Le néant total ! Le plus étonnant, c’est qu’elle semble avoir garder les souvenirs de sa vie entière… Pourquoi ? Que s’est-il produit ? A-t-elle commis vraiment commis l’irréparable ? Evie a-t-elle réellement eu une relation sexuelle avec son étudiant ? Était-elle coupable d’infidélité également ? C’est alors que cette enquête met sur son chemin le policier Ryan Knight, le responsable d’élucider ce crime passionnel.

Voulant à tout prix préserver les apparences, Alexander, le fiancé d’Evie, essai par tous les moyens de convaincre Ryan de l’innocence de sa dulcinée. Aidé de Miles Hamilton, un criminaliste, Alexander va préparer la défense d’Evie. Pourtant, quelque chose chez cet avocat semble déplaire à la jeune femme. En réalité, tout ce qu’elle veut, c’est retrouver une certaine normalité et mettre en lumière cette incertitude qui ne cesse de la bouleverser.

Malgré tous ces soupçons qui pèsent sur elle, Evie ne peut s’empêcher de penser à sa première altercation avec le policier. Charmée par lui dès le premier contact visuel, il semble que cette attraction soit réciproque. Toutefois, étant suspecté de meurtre, son protecteur ne peut se laisser à cette complicité sans risquer de perdre son emploi et d’enfreindre le code de déontologie. Ainsi, plus la recherche avance et plus de nouveaux éléments semblent se manifester… Entouré d’Alexander, de Miles Hamilton et d’Olivia, Evie sait que parmi ces trois individus, certains semblent comploter dans son dos. Pourquoi ? Et si c’était pour la faire taire à jamais ?

MIS EN PLACE DE LA NARRATION À DEUX VOIX…

Encore une fois, je vais le dire, mais j’ai ADORÉ me plonger au cœur des pensées de Ryan et d’Evie. On ressent les émotions qu’ils perçoivent l’un pour l’autre. L’attirance. La passion. L’inquiétude. Ensorceler par leur esprit, je peux vous dire que j’ai dégusté jusqu’à la dernière page. C’était poignant et exquis !

Cependant, on sent également le désespoir et la fatigue d’Evie face à la situation qui l’accable et qui prône sans cesse au-dessus de sa tête telle une épée de Damoclès. Et Ryan… Cet homme attentionné, à l’écoute, adorable, viril et qui croît au grand amour. Sans aucun doute, il est prêt à tout pour protéger cette femme qui n’arrête pas de faire battre son cœur depuis le premier jour. Je n’ai pas plus longtemps résisté à l’attrait de ce séduisant policier. Je suis tombé sous son charme, qui ne rêverait pas d’un homme comme lui dans sa vie ?!

Au niveau de la calligraphie de Sylvie G., c’est toujours aussi addictive et fluide que ces livres précédents. Ces œuvres sont toutes aussi fantastiques les unes que les autres, mais selon moi, je crois que « Black-Out » est son meilleur. Bon, mon opinion est biaisée… J’avoue, je suis amoureuse de tous ces romans. Je suis sûr que si elle se mettait à écrire un simple menu de restaurant, je me mettrai à le lire avec envie. Rire.

En ce qui concerne les personnages principaux et secondaires. Chacun possède une personnalité qui fait que l’on s’attache à eux. Ils sont autant uniques qu’attachants. Tout comme Ryan, on sait de savoir qui est le coupable. On cherche et recherche. Cette investigation m’a tenu en haleine. « Black-Out » est un thriller policier empli de sensualité et de rebondissements.

Un dernier mot ?

En somme, « Black-Out » est un mystère de près de 400 pages qui nous tient en suspens. Le fait d’avoir les deux points de vue m’a permis de comprendre l’enquête selon le regard de Ryan. Tout comme sa perception de l’amour. Et concernant Evie, j’ai aimé assister à l’histoire à travers son regard d’artiste. Peu importe le genre littéraire que Sylvie G. noterait… Je me lancerais sans hésiter. Des interlocuteurs qui captent notre regard dès le début de la lecture. Je pense surtout à Evie et à son tempérament aussi rayonnant que l’Astre du jour. Un pur mélange de bonheur. Il va de soi que je vous recommande « Black-Out », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je vais me laisser enchanter de nouveau par les autres récits de Sylvie G.

#Sara

Chronique sur Veuve de chasse tome 1 : Julia de Geneviève Cloutier

Veuve de chasse tome 1

Note : 11/10

« — Bon, qu’est-ce qui se passe encore, les enfants ? demande mon autre coloc, qui a visiblement attendu que le drame se termine avant de se montrer le bout du nez.

— C’est ben la police, ça, arriver quand le trouble est fini ! J’ai failli me faire agresser par une fille armée, lance Jay lorsqu’il aperçoit Guillaume.

— Armée ? répète Guillaume avec un gros doute dans la voix.

— Des ongles aussi longs, ça peut causer beaucoup de dommages ! se justifie-t-il. Une fille qui se rend compte qu’elle ne pourra plus jamais passer la nuit avec moi, ça peut être très agressif, et c’est ton devoir de policier de défendre les innocents.

— Pour être innocent, ça, tu l’es, cousin ! Si j’étais sorti, c’est toi que j’aurais dû arrêter pour agression contre Julia et publicité mensongère pour tes prouesses sexuelles, parce que, d’après ce qu’elle t’a crié par la tête, la cliente n’était pas satisfaite ! »

Jay, Julia & Guillaume

Résumé : « Vous savez, LE gars qui vous faisait capoter, à l’adolescence ? Celui qui vous ramollissait les genoux, qui était inaccessible et devant qui vous perdiez la parole ?

Eh bien, moi, j’ai réussi à mettre la main dessus !

Depuis, on pourrait dire que je suis comblée ! Sauf qu’en écoutant aux portes (par accident, évidemment), j’ai constaté que mon Roby ne l’était pas tout à fait… Je ne serais pas assez sérieuse ! C’est vrai que j’habite avec deux colocs à vingt-six ans et que j’ai pris un peu de temps avant de découvrir ma véritable passion, la cuisine, mais ça ne fait pas de moi une écervelée pour autant !?

Mon chum part à la chasse, ce qui me permet de trouver une façon de lui démontrer que c’est moi, la femme de sa vie ! Après les larmes, la crème glacée et le party Veuve de chasse, je suis prête à mettre en branle l’opération Récupérer-mon-homme-qui-n’est-pas-encore-perdu-mais-qui-pourrait-l’être-si-je-ne-fais-rien ! »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaleureusement Communications Julie Lamoureux et les Éditions de Mortagne, mes partenaires littéraires, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi.

Malgré le fait que la trilogie « 1 week-end sur 2 » soit pourvu de bonnes critiques… Rire. Et bien… Je ne l’ai pas encore lu. Rire. Cependant, s’ils sont aussi cocasses et romanesque que cette histoire, alors, je veux bien passer le cap. « Veuve de chasse » est tout simplement rafraîchissant, une vraie tornade d’air frais. Ce récit est une petite sucrerie. Un délicieux cupkake garni généreusement de crémage, de confiseries et de bonbons.

SAVOUREZ TEL UN CORNET DE CRÈME GLACÉE À LA PISTACHE…

En toute franchise, j’ai adoré chaque page. J’ai dégusté ces feuilles comme si ma vie en dépendait. Rire. Dès les premières instants, l’auteure est parvenue à me faire entrer dans une bulle aux nombreuses couleurs universelles. À plusieurs reprises, j’ai cru que j’allais mourir de rire. Les larmes aux yeux, des crampes au ventre… Vous voyez le genre ?! Rire. Rebondissements après rebondissements. Folies après folies, on ne peut s’empêcher de sourire et de s’esclaffer. Que des moments de bonheur et de joie, c’est certain.

Dans le premier tome de « Veuve de chasse », on fait la connaissance de Julia, une jeune femme, de vingt-six ans, passionné de cuisine. Vivant avec ses deux colocataires sexy à souhait, elle vit dans un endroit où il fait bon vivre. Pétillante, elle adore mettre son grain de paillette. En couple avec l’homme qu’elle aime depuis ses treize ans, elle ne peut demander de mieux comme vie. Malheureusement, lorsqu’elle apprend par mégarde que son petit-ami ne la trouve pas assez consciencieuse pour être la femme de sa vie. Bouleversée par ce qu’elle vient d’apprendre, Julia va profiter de ces deux semaines de chasse pour concocter un plan d’enfer afin de reconquérir le cœur de l’homme qu’elle aime.

Julia et ses copines vont se réunir pour assister au « Veuve de chasse », une fête annuelle qui regroupe toutes les femmes dont les maris sont partis à la chasse. Julia arrivera-t-elle à terme de sa mission ? S’amusera-t-elle à ce party sachant ce qu’elle vient d’entendre la concernant ? Et si lors de cette expédition, elle se rendait compte qu’il n’est pas celui qu’elle croît ?

UNE HÉROINE AUSSI COLORÉE QU’IRRÉGULIÈRE…

Julia. Que puis-je dire de plus sans pouffer de rire ?! Elle est, comment dire… Haut en couleur. Tout le contraire de moi. Rire. C’est une femme qui n’a pas peur du ridicule. Aimant mettre son grain de folie, elle n’hésite pas à se mettre dans des situations quelque peu loufoques. Juste pour la revoir, je serais prête à relire le premier tome de « Veuve de chasse ». Rire.

Concernant le style d’écriture de l’auteure, il est empli de fraîcheur et addictif. On se laisse facilement immerger dans cette aventure hors du commun au multiple péripéties aussi folles, soient-elles. À travers ses mots, Geneviève Cloutier nous emporte au cœur de l’arc-en-ciel et nous fait vivre une panoplie de colorations émotionnelles. « Veuve de chasse » est une œuvre littéraire à lire durant les moments estivaux de canicule. Le tout accompagné d’une chaise longue et d’un bon verre de soda bourré de glace (pour ma part, puisque je ne bois d’alcool).

Au niveau des interlocuteurs, ceux-ci respirent la vivacité et l’énergie. Il y en a parmi eux que l’on apprend à détester et d’autres, que l’on ne peut pas s’empêcher d’aimer. Qui, quoi, comment… ? Je vous laisse le soin de le découvrir par vous-même. Laissez-vous enchanter par cet univers ensoleillé.

Un dernier mot ?

En somme, « Veuve de chasse » est une rigolote histoire d’amour qui nous plonge dans les liens solides de l’amitié et de la gastronomie. Une plume d’écriture fluide et agréable à lire. Un livre qui comporte des scènes hilarantes. Chouette et fringuant ! C’est peut-être le premier roman de cette écrivaine que je lis, mais je sens que cela ne sera pas le dernier, car je compte bien bouquiner la trilogie « 1 week-end sur 2 ». Sans compter que « Veuve de chasse » est une trilogie dont chacune des histoires est écrites par différentes auteures. J’ai très hâte de connaître la suite. Qui sait, ce que l’on verra prochainement.

#Sara

Chronique sur Grover Beach tome 3 : Ennemis… et plus écrit par Anna Katmore

Grover beach tome 3

Note : 9/10

« Je regardais son ombre disparaître derrière le verre givré, puis sortis de son jardin d’un pas traînant. Je posai mes fesses dans la voiture et roulai à fond la caisse jusqu’à la maison.

– Putain de débile ! M’écriai-je en frappant mon poing sur le volant, sans même savoir si c’est Tony que je maudissais ou moi.

Je m’étais bien ridiculisée en essayant d’être amicale. Quel crétin ! Je serais les dents et appuyai encore plus fort la pédale d’accélérateur.

– Ne renverse pas de vernis à ongles dessus, Summers, marmonnai-je. Ne les saupoudre pas de maquillage, Summers. Fais attention de ne pas les mettre à laver.

Ben oui! Parce que c’est ce que je faisais habituellement avec des notes empruntées. Connard ! »

Samantha

Résumé : « La vie n’est pas facile pour Samantha Summers, fille d’un général d’armée. Passer d’un continent à un autre tous les deux ans aide une adolescente à apprendre 4 langues différentes en un temps record. Mais cela tue aussi sa vie sociale. Et quand un gars totalement sexy dans sa nouvelle ville natale lui donne l’enfer, parce qu’elle est la cousine d’une fille avec qui il est sorti une fois et qui l’a ensuite repoussé, la perspective de la prochaine année scolaire donne envie à Sam de cesser de fumer. Il y a juste une chose encore plus énervante que tout cela réuni. Pour une raison étrange, elle n’arrive pas à arrêter de rêver à ce type impossible. »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaleureusement les Éditions Cyplog, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi.

Après avoir dévoré les deux premiers tomes, j’ai voulu me lancer dans le quotidien d’Anthony, le meilleur ami de Lisa, l’héroïne de l’opus original. Sachant que je ne serai plus dans la tête de Ryan ou de la jeune femme, j’ai pris un quelques moments de réflexion afin de m’y habituer pour ainsi me replonger dans cet univers sportif. Ayant été captivé par la calligraphie d’Anna Katmore, ce fût avec un grand plaisir que je suis entré au cœur de la relation entortillée de Tony et Samantha (oui, un nouveau couple !).

UNE TRIADE EMPLI DE CACHET…

En soi, je trouve que ce livre était plus complet que les deux autres. En effet, les scènes sont détaillées et ne cesse pas subitement comme dans le premier tome. Disons que l’on n’a pas l’impression d’être passé à côté de certains détails importants.

Dans le troisième tome de la saga « Grover Beach », on fait la connaissance de Samantha Summers est la fille d’un général de l’armée. Déménager d’un endroit à un autre fait partie de sa routine. Aussitôt arrivé au pays, Sam file chez son oncle et sa tante qui vit à Grover Beach, le temps que ses parents la retrouvent. Pétillante, elle croque la vie à pleine dent, mais il lui arrive de souffrir de solitude dû à ces longs voyages qu’elle entreprend auprès de sa famille. Dès son arrivée, elle va attirer les foudres d’un jeune homme à l’allure angélique.

Effectivement, à cause des mauvaises raisons, Samantha va devenir le bouc-émissaire de Tony. Alors que la guerre est déclarée entre eux, ils vont entretenir une relation assez difficile, qui laisse place aux paroles blessantes. Mis à mal par deux fois, Anthony laissera-t-il une chance à Sam de faire ses preuves ? De lui démontrer qu’elle n’est pas comme sa cousine Chloé ? Ou gardera-t-il cette ligne de défense qu’il s’est construit afin de se protéger émotionnellement ? Entre leur souffrance et leur besoin d’accepter leur propre émotions, Tony et Sam passeront-ils par-dessus cet obstacle ?

ÉCLOSION DE LA RELATION TEL UN BOURGEON…

À travers ses mots, l’auteure nous a conduit du point A au point B, en passant par une multitude d’émotions et de péripéties. J’ai aimé le fait que l’écrivaine développe le lien qui unit Tony et Sam. En toute franchise, qui aurait cru que quelque chose se tramait entre eux ?! Rire. Ainsi, en dépit de toutes ces sensations négatives et de cette atmosphère hostile, ils ont su se rapprocher en douceur.

Concernant la plume d’écriture d’Anna Katmore, elle est toujours aussi fluide et prenante à bouquiner au fil des pages. Tout comme la première fois, l’ambiance m’a de nouveau charmé. J’avoue avoir un faible pour tous les romans où le soccer (foot) est au centre de l’action. Je ne sais pas si c’est moi ou… Enfin, bref, j’ai trouvé que l’auteure avait inscrit plusieurs passages où ils étaient tous réunis. Je ne vous cacherai pas que ces petits instants de bonheur m’ont bien fait rire.

Au niveau des protagonistes secondaires, ceux-ci sont littéralement IMPORTANT au déroulement du récit, car ils participent et font en sorte que la complicité de Tony et Sam évolue à un certain point. D’autant plus que c’est le tome des révélations, il nous apprend des vérités que nous n’avions aucunement dans les livres précédents. Honnêtement, j’ai cru que j’allais tomber de ma chaise tellement que je n’y attendais pas. Quelle surprise !

Un dernier mot ?

En définitive, j’ai été plus qu’heureuse de retrouver la petite bande de « Grover Beach », mais j’avoue avoir une préférence pour Lisa et Ryan, malgré le fait que j’ai plus qu’apprécié lire cette découverte. Une relation haine-amour qui les pousse toujours l’un vers l’autre. Ces jeunes n’ont pas arrêté de me faire rire et de m’attendrir. Des moments d’innocence et de solidarité. Un style d’écriture addictif. Une aventure d’exploration. Il va de soi que je vous recommande le troisième tome de la saga « Grover Beach », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je souhaite de tout cœur que le reste de la série sera traduite en français, car honnêtement, je ne dirais pas non pour bouquiner la suite des rebondissements de cette unique bande de jeunes.

#Sara

Chronique sur Après elle… de Céline Musmeaux

Après elle

Note : 13/10

 « Sept mois nous séparent du jour où tout a basculé dans nos vies. Lorsque j’ai appris pour ma sœur, je n’arrivais pas à comprendre comment elle pouvait être morte. Pour moi, c’était impossible. Julie était bien trop maligne pour mourir aussi facilement. Alors, quand tu as fait ta tentative de suicide, j’ai lié les deux événements. Pour moi, tu aurais dû rester avec elle. Vous étiez inséparables. Il fallait qu’un truc se soit passé pour que vos chemins se séparent. J’ai tout imaginé : ta complicité à son meurtre ou ta fuite devant un danger. J’ai cru que tu l’avais abandonnée et que c’était de ta faute si elle avait été tuée dans ce champ. Seulement, j’étais loin du compte. »

Johan

Résumé : « Déborah et Julie étaient meilleures amies. Comme dans toute amitié, il y avait des hauts et des bas. Ce soir-là, elles devaient rester ensemble, mais elles se sont disputées et séparées. Déborah est rentrée chez elle. Julie n’est jamais revenue. Elle a été découverte morte au petit matin. Traumatisée par cette disparition violente, Déborah a essayé de mettre fin à ses jours.

Après plusieurs mois d’hospitalisation, les médecins la pensent prête à reprendre une vie « normale ». C’est donc fébrilement qu’elle fait son retour au lycée pour recommencer son année de terminale.

Ceux qu’elle a connus ont eu leur Bac, elle espère se faire oublier. Mais dès le premier jour, elle tombe sur Johan, le « petit frère » de Julie, et il n’a plus rien de petit.

Les retrouvailles sont glaciales. Le fantôme de Julie rôde autour d’eux et va mettre à mal les deux adolescents qui tentent de se reconstruire.

Entre culpabilité et colère, ce qui les unit finira-t-il par les détruire ? »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaleureusement NYMPHALIS, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de sa confiance en moi et en mon blogue.

Vous savez avant d’ouvrir la première page du bouquin, je craignais de ne pas avoir assez de force pour terminer le roman. En effet, à cause de l’un des concepts centraux, cela a ouvert de vieilles blessures. À peine cicatrisé par cette épreuve, mon cœur et moi-même sommes encore loin d’être passer outre. Pourtant, je sais que cette histoire illustre parfaitement TOUT ce que j’ai ressenti et cela jamais je pourrai oublier une œuvre pareille.

DES THÉMATIQUES DIFFICILE À IMAGINER…

À travers « Après elle… », Céline Musmeaux a pris la décision d’aborder de nombreux sujets compliqués dont le viol, les secrets, le deuil et la tentative de suicide. Je ne vous cacherai pas que cet univers est très sombre, en dépit des apparences. Éventuellement, l’auteure contrebalance l’histoire avec d’autres idéaux dont l’amitié, l’amour, l’entraide et l’humour. Une ombre a toujours besoin de sa lumière afin de prospérer et de survivre.

Dans « Après elle… », on fait la connaissance de Déborah qui, pour donner suite à la mort de sa meilleure amie, Julie, revient au lycée, après avoir passé six mois à l’hôpital, afin de terminer sa dernière année. Malheureusement, à son arrivée, elle est surprise de voir Johan, le petit frère de Julie, dans la même classe qu’elle. Ne voulant pas affronter ses regards furieux et remplis de haine, Déborah sait qu’il la prend pour responsable pour ce qui est arrivé à sa sœur ainée. Détruite de l’intérieur, elle succombe à la dépression et préfère s’isoler dans sa petite bulle. Gardant à peine la tête hors de l’eau, elle sait qu’elle ne pourra pas vivre plus longtemps de cette manière. Et Johan était la personne qui lui tendra la main ? Sera-t-il cet ange qui la sauvera d’elle-même, de ses pensées noires ?

Après ce tragique événement, Johan n’est plus que l’ombre de lui-même. Au lieu de pleurer la mort de sa sœur, il s’est tourné vers la seule chose qui l’aidera à se sentir vivant. La violence. En effet, cette épreuve a fait en sorte d’accentuer sa maturité. Il doit dorénavant veiller au bonheur des autres tout en les soutenant. Pourtant, Johan oublie parfois qu’il est également touché par la mort de sa grande sœur. Pour ne pas sombrer, il préfère arborer un masque et dissimuler autres individus ses véritables sentiments. Ses retrouvailles avec la meilleure amie de sa sœur vont ouvrir de vieilles blessures, tel un amour perdu. Parviendra-t-il à retrouver le coupable de ce meurtre ? Et si Johan se laissait aller à cette flamme passionnelle, à ce coup de foudre qu’il éprouve pour Déborah ?

La vie de la jeune femme est emplie de noirceur et malgré cela, la seule lumière qui semble arpenter les couloirs sombres de sa vie est le seul garçon qu’elle a aimé. Johan. Même après l’avoir rejeté à maintes reprises, il trouve toujours un moyen de s’incruster dans son cœur. Et si le fait de la faire rire et de la faire sourire de nouveau, par le biais de son humour, était sa façon à lui de rétablir les pots cassés et de se faire pardonner d’avoir commis des erreurs ?

UNE RÉELLE DOULEUR ÉMOTIONNELLE…

Honnêtement, il est très difficile de rester de marbre face aux émotions négatives de Déborah et Johan. Le désespoir. La haine. J’avoue qu’à force de bouquiner leurs sensations et de voir leur action, je n’avais qu’une envie, celle de les secouer jusqu’à ce qu’ils prennent conscience de la situation. Malgré cela, la narration à deux voix m’a permise de les découvrir selon une autre perception, par le biais de celle-ci on voit qu’avec les autres, chacun ne reflète pas la même illusion que s’ils étaient seuls. Et c’est là, la vraie différence.

Concernant la plume d’écriture de Céline Musmeaux, elle est fluide tout étant emplie de fraîcheur. « Après elle… » est un récit bouleversant jusqu’à la moelle. J’ai adoré le fait que l’écrivaine incorpore une touche d’humour au récit, cela fait en sorte d’atténuer le contenu et les inclinaisons malaisantes. À plusieurs reprises, j’ai été transpercé en fond et en large.

Je me suis CARRÉMENT laissé fasciner par les protagonistes principaux. À mes yeux, Déborah et Johan sont comme des teintes de peintures, dit plus haut. Ils peuvent se mélanger ensemble et former plusieurs autres colorations toutes aussi magnifiques. N’ayant pas de spectateurs en arrière-plan, nos pensées se dirigent automatiquement vers le couple. Alors, cela permet à l’histoire de se concentrer sur la guérison mutuelle de Déborah et Johan.

Un dernier mot ?

Finalement, « Après elle… » est plus qu’une simple histoire d’amour. C’est un parcours d’entraide où les deux personnages comptent l’un sur l’autre pour se reconstruire et ainsi espérer un avenir meilleur. Leur épreuve était éprouvante, chargé en émotions, mais touchante. En entrant au cœur de leur esprit, on s’infiltre dans leur quotidien et leur tourment. Une addictive calligraphie toute aussi coulante qu’une rivière. Des interlocuteurs attachants dont l’évolution psychologique est bien construite. Un bouquin qui représente toutes les souffrances que j’ai perçu et que je ressens encore, mais qui me laisse entrevoir une caricature d’espoir. Qu’un jour, je saurai vivre avec ce sentiment qui ne cesse de me hanter, de me faire pleurer à chaudes larmes. Qui sait ce que l’avenir nous réserve. Il va de soi que je vous recommande « Après elle… », j’espère que cette histoire vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara