Chronique sur Le match de nos cœurs écrit par Céline Musmeaux

Le match de nos coeurs

Note : 12/10

« Tu es mon premier amour, mon amie d’enfance. Ensemble, on en a fait des conneries. Alors, rien ne peut vraiment nous détruire. On s’est séparés, mais c’est toujours là. Oui, ce que j’éprouvais pour toi à l’époque est toujours présent. Ça me bouffe de l’intérieur. Ça m’embrase totalement. Je croyais que la flamme était éteinte, mais c’est un phénix qui brûle dans mon cœur. Il y renaît de ses cendres d’un claquement de doigts… »

Yoan

Résumé : « Après des années de sacrifices et d’entraînements, Yoan vient de signer son premier contrat en club professionnel. Dès les premiers matchs, l’argent coule à flots et les femmes se jettent sur lui. Tout s’enchaîne très vite dans son existence. Peut-être même trop ?

Voici que déjà son agent et son club le poussent à se marier. Quelle drôle d’idée ? Il n’a que dix-neuf ans et ne veut pas s’engager, d’autant plus qu’il n’a jamais vraiment pu oublier la fille qu’il a laissée derrière lui en entrant en centre de formation.

Lors d’une visite chez ses parents, le destin la remet sur sa route. Mathilde n’est plus une petite fille, mais une belle jeune femme. Choisira-t-il de saisir cette chance ou se laissera-t-il imposer sa vie ? »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaleureusement NYMPHALIS, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de sa confiance en moi et en mon blogue.

Me voilà de nouveau avec « Le match de nos cœurs », la sortie mensuelle de juin de Céline Musmeaux. Et dire que j’en redemande à chaque fois, je ne crois pas que je pourrai me lasser de la calligraphie de l’écrivaine. En soi, j’ai bien aimé cette romance au cœur de cet univers sportif qui ne peut que m’émerveiller. Le foot (soccer), un sport que je raffole sur tous les points. De plus, il est possible de voir quelques thématiques qui ne brillent pas par leur lumière. En toute franchise, je pense surtout au cancer, au sexe et à l’argent. Des bombes à retardement, si vous voulez mon avis.

DES PROTAGONISTES QUE J’AI ADORÉ DÉTESTER…

Le comportement de Mathilde et Yoan m’a émoustillé. Deux têtes de mule, amplifié par de la crème brûlée au-dessus de leur bobine d’esprit. Chez la jeune femme, j’ai eu un peu plus de mal à voir au-delà de sa rancune. Je comprends la situation, du pourquoi et du comment, mais j’ai trouvé qu’elle était très fermée sur le plan psychologique. Mathilde était difficile à saisir, avant qu’elle ne tombe le masque. Cependant, j’ai conscience que l’auteure a voulu que son héroïne soit pourvue de ce genre de caractère pour une raison. Quant à Yoan… Un VRAI vantard. Il pense que l’argent et le sexe règlent tous les problèmes, même les cœurs brisés. Mais, c’est une illusion. La réalité est loin d’être similaire à ses propos. Yoan, s’il laisse tomber cette carapace de mec baratineur, est plus que cela. Il n’hésite pas à protéger bec et ongles, les personnes qu’il aime. Aussi, il est maladroit surtout au niveau des relations humaines. Mignon !

Dans « Le match de nos cœurs », on fait la connaissance de Mathilde, une jeune coiffeuse de dix-neuf ans, qui voit sa vie basculée lorsque Yoan, son amour de jeunesse et ancien meilleur ami, revient brusquement dans son quotidien. Il y a six ans, le jeune homme a quitté sa tendre confidente afin de réaliser son rêve, soit de devenir un footballeur professionnel. Des années plus tard, il revient dans sa ville natale pour revoir ses parents… En chemin, il revoit celle qu’il a laissé derrière lui en choisissant de tout quitter. Malheureusement, il ne s’attendait pas à autant de rancune et de méchancetés dès sa première altercation avec cette femme dont la beauté n’a pas cessé de briller au fil des jours.

Ayant le cœur brisé, Mathilde ne souhaite plus revivre cette expérience qui lui a causé tant de tristesse. Un regard. Un sourire. Son retour. Lui. Succombra-t-elle de nouveau au charme de son âme sœur ? Prendra-t-elle le risque de retomber de nouveau amoureuse de Yoan, en dépit de ce qu’il lui a fait subir ? Embarquez dans son univers bling-bling rempli d’hypocrites, de paparazzis et où l’argent coule tel une rivière, Mathilde laissera-t-il ces personnes malveillantes détruire sa relation avec son meilleur ami ? Arrivera-t-elle à se faire une place dans son existence ?

DES RETROUVAILLES, UNE REDÉCOUVERTE…

J’ai aimé que Mathilde et Yoan se retrouvent. Des amis d’enfance qui ont été séparé durant une durée de six ans. Lors de ces dernières années, les deux individus ont changé du tout au tout, que ce soit physiquement ou mentalement. Leur réunion est leur seul moyen de réapprendre à se connaître. Étant donné qu’ils se préoccupent l’un de l’autre depuis leurs treize ans, malgré cette grande absence, il n’y a aucun malaise entre eux. Aucune question, aucun doute. Leurs paroles et les gestes que chacun pose est limpide et clair. Disons que c’est comme si rien ne c’était passé, comme si cette séparation ne c’était aucunement déroulée. La flamme de leur amour est toute aussi brûlante qu’à l’époque.

À propos du style d’écriture de Céline Musmeaux, il est fluide tout en étant élémentaire. Les chapitres défilent sous nos yeux et sont présentés sous forme de narration à deux voix, permettant alors de savoir le point de vue de nos personnages principaux. Je ne vous cacherai pas que j’adore ce style de compte rendu, je m’y suis habitué. J’espère que l’auteure n’arrêtera pas d’écrire de cette manière. Croisons les doigts et les orteils ! Rire.

Concernant les interlocuteurs secondaires, selon moi, ils ont tous une place importante au sein du récit. En effet, certains font en sorte que l’histoire évolue graduellement, en apportant une touche atmosphère différente à celle-ci. D’autant plus, chacune des personnalités poussent Mathilde et Yoan vers l’un et l’autre. Lorsque je dis cela, je pense surtout au père de Mathilde dont la situation m’a brisé le cœur. Ainsi qu’à Alex, le cousin de Yoan, qui ne cesse d’amener une profusion d’humour.

Un dernier mot ?

En définitive, « Le match de nos cœurs » est une romance qui nous emporte au centre d’un monde où les sportifs professionnels sont mis en avant. Également, cette œuvre nous illustre le fait que l’on n’oublie jamais son premier amour et d’où l’on vient. Deux héros avec un tempérament bien trempé ne peut donner que des feux d’artifices. Léger tout en étant empli de tendresse, c’est un sucre à la crème que l’on dévore avec appétit. Un soi-disant conte de fée moderne dont eux seuls sont les modèles. Sans prise de tête, c’est un roman où l’amour, l’amitié, l’humour et le pardon sont mis en lumière. Une plume d’écriture addictive, comme toujours. Il va de soi que je vous conseille « Le match de nos cœurs », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Grover Beach tome 3 : Ennemis… et plus écrit par Anna Katmore

Grover beach tome 3

Note : 9/10

« Je regardais son ombre disparaître derrière le verre givré, puis sortis de son jardin d’un pas traînant. Je posai mes fesses dans la voiture et roulai à fond la caisse jusqu’à la maison.

– Putain de débile ! M’écriai-je en frappant mon poing sur le volant, sans même savoir si c’est Tony que je maudissais ou moi.

Je m’étais bien ridiculisée en essayant d’être amicale. Quel crétin ! Je serais les dents et appuyai encore plus fort la pédale d’accélérateur.

– Ne renverse pas de vernis à ongles dessus, Summers, marmonnai-je. Ne les saupoudre pas de maquillage, Summers. Fais attention de ne pas les mettre à laver.

Ben oui! Parce que c’est ce que je faisais habituellement avec des notes empruntées. Connard ! »

Samantha

Résumé : « La vie n’est pas facile pour Samantha Summers, fille d’un général d’armée. Passer d’un continent à un autre tous les deux ans aide une adolescente à apprendre 4 langues différentes en un temps record. Mais cela tue aussi sa vie sociale. Et quand un gars totalement sexy dans sa nouvelle ville natale lui donne l’enfer, parce qu’elle est la cousine d’une fille avec qui il est sorti une fois et qui l’a ensuite repoussé, la perspective de la prochaine année scolaire donne envie à Sam de cesser de fumer. Il y a juste une chose encore plus énervante que tout cela réuni. Pour une raison étrange, elle n’arrive pas à arrêter de rêver à ce type impossible. »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaleureusement les Éditions Cyplog, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi.

Après avoir dévoré les deux premiers tomes, j’ai voulu me lancer dans le quotidien d’Anthony, le meilleur ami de Lisa, l’héroïne de l’opus original. Sachant que je ne serai plus dans la tête de Ryan ou de la jeune femme, j’ai pris un quelques moments de réflexion afin de m’y habituer pour ainsi me replonger dans cet univers sportif. Ayant été captivé par la calligraphie d’Anna Katmore, ce fût avec un grand plaisir que je suis entré au cœur de la relation entortillée de Tony et Samantha (oui, un nouveau couple !).

UNE TRIADE EMPLI DE CACHET…

En soi, je trouve que ce livre était plus complet que les deux autres. En effet, les scènes sont détaillées et ne cesse pas subitement comme dans le premier tome. Disons que l’on n’a pas l’impression d’être passé à côté de certains détails importants.

Dans le troisième tome de la saga « Grover Beach », on fait la connaissance de Samantha Summers est la fille d’un général de l’armée. Déménager d’un endroit à un autre fait partie de sa routine. Aussitôt arrivé au pays, Sam file chez son oncle et sa tante qui vit à Grover Beach, le temps que ses parents la retrouvent. Pétillante, elle croque la vie à pleine dent, mais il lui arrive de souffrir de solitude dû à ces longs voyages qu’elle entreprend auprès de sa famille. Dès son arrivée, elle va attirer les foudres d’un jeune homme à l’allure angélique.

Effectivement, à cause des mauvaises raisons, Samantha va devenir le bouc-émissaire de Tony. Alors que la guerre est déclarée entre eux, ils vont entretenir une relation assez difficile, qui laisse place aux paroles blessantes. Mis à mal par deux fois, Anthony laissera-t-il une chance à Sam de faire ses preuves ? De lui démontrer qu’elle n’est pas comme sa cousine Chloé ? Ou gardera-t-il cette ligne de défense qu’il s’est construit afin de se protéger émotionnellement ? Entre leur souffrance et leur besoin d’accepter leur propre émotions, Tony et Sam passeront-ils par-dessus cet obstacle ?

ÉCLOSION DE LA RELATION TEL UN BOURGEON…

À travers ses mots, l’auteure nous a conduit du point A au point B, en passant par une multitude d’émotions et de péripéties. J’ai aimé le fait que l’écrivaine développe le lien qui unit Tony et Sam. En toute franchise, qui aurait cru que quelque chose se tramait entre eux ?! Rire. Ainsi, en dépit de toutes ces sensations négatives et de cette atmosphère hostile, ils ont su se rapprocher en douceur.

Concernant la plume d’écriture d’Anna Katmore, elle est toujours aussi fluide et prenante à bouquiner au fil des pages. Tout comme la première fois, l’ambiance m’a de nouveau charmé. J’avoue avoir un faible pour tous les romans où le soccer (foot) est au centre de l’action. Je ne sais pas si c’est moi ou… Enfin, bref, j’ai trouvé que l’auteure avait inscrit plusieurs passages où ils étaient tous réunis. Je ne vous cacherai pas que ces petits instants de bonheur m’ont bien fait rire.

Au niveau des protagonistes secondaires, ceux-ci sont littéralement IMPORTANT au déroulement du récit, car ils participent et font en sorte que la complicité de Tony et Sam évolue à un certain point. D’autant plus que c’est le tome des révélations, il nous apprend des vérités que nous n’avions aucunement dans les livres précédents. Honnêtement, j’ai cru que j’allais tomber de ma chaise tellement que je n’y attendais pas. Quelle surprise !

Un dernier mot ?

En définitive, j’ai été plus qu’heureuse de retrouver la petite bande de « Grover Beach », mais j’avoue avoir une préférence pour Lisa et Ryan, malgré le fait que j’ai plus qu’apprécié lire cette découverte. Une relation haine-amour qui les pousse toujours l’un vers l’autre. Ces jeunes n’ont pas arrêté de me faire rire et de m’attendrir. Des moments d’innocence et de solidarité. Un style d’écriture addictif. Une aventure d’exploration. Il va de soi que je vous recommande le troisième tome de la saga « Grover Beach », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je souhaite de tout cœur que le reste de la série sera traduite en français, car honnêtement, je ne dirais pas non pour bouquiner la suite des rebondissements de cette unique bande de jeunes.

#Sara

Chronique sur Après elle… de Céline Musmeaux

Après elle

Note : 13/10

 « Sept mois nous séparent du jour où tout a basculé dans nos vies. Lorsque j’ai appris pour ma sœur, je n’arrivais pas à comprendre comment elle pouvait être morte. Pour moi, c’était impossible. Julie était bien trop maligne pour mourir aussi facilement. Alors, quand tu as fait ta tentative de suicide, j’ai lié les deux événements. Pour moi, tu aurais dû rester avec elle. Vous étiez inséparables. Il fallait qu’un truc se soit passé pour que vos chemins se séparent. J’ai tout imaginé : ta complicité à son meurtre ou ta fuite devant un danger. J’ai cru que tu l’avais abandonnée et que c’était de ta faute si elle avait été tuée dans ce champ. Seulement, j’étais loin du compte. »

Johan

Résumé : « Déborah et Julie étaient meilleures amies. Comme dans toute amitié, il y avait des hauts et des bas. Ce soir-là, elles devaient rester ensemble, mais elles se sont disputées et séparées. Déborah est rentrée chez elle. Julie n’est jamais revenue. Elle a été découverte morte au petit matin. Traumatisée par cette disparition violente, Déborah a essayé de mettre fin à ses jours.

Après plusieurs mois d’hospitalisation, les médecins la pensent prête à reprendre une vie « normale ». C’est donc fébrilement qu’elle fait son retour au lycée pour recommencer son année de terminale.

Ceux qu’elle a connus ont eu leur Bac, elle espère se faire oublier. Mais dès le premier jour, elle tombe sur Johan, le « petit frère » de Julie, et il n’a plus rien de petit.

Les retrouvailles sont glaciales. Le fantôme de Julie rôde autour d’eux et va mettre à mal les deux adolescents qui tentent de se reconstruire.

Entre culpabilité et colère, ce qui les unit finira-t-il par les détruire ? »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaleureusement NYMPHALIS, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de sa confiance en moi et en mon blogue.

Vous savez avant d’ouvrir la première page du bouquin, je craignais de ne pas avoir assez de force pour terminer le roman. En effet, à cause de l’un des concepts centraux, cela a ouvert de vieilles blessures. À peine cicatrisé par cette épreuve, mon cœur et moi-même sommes encore loin d’être passer outre. Pourtant, je sais que cette histoire illustre parfaitement TOUT ce que j’ai ressenti et cela jamais je pourrai oublier une œuvre pareille.

DES THÉMATIQUES DIFFICILE À IMAGINER…

À travers « Après elle… », Céline Musmeaux a pris la décision d’aborder de nombreux sujets compliqués dont le viol, les secrets, le deuil et la tentative de suicide. Je ne vous cacherai pas que cet univers est très sombre, en dépit des apparences. Éventuellement, l’auteure contrebalance l’histoire avec d’autres idéaux dont l’amitié, l’amour, l’entraide et l’humour. Une ombre a toujours besoin de sa lumière afin de prospérer et de survivre.

Dans « Après elle… », on fait la connaissance de Déborah qui, pour donner suite à la mort de sa meilleure amie, Julie, revient au lycée, après avoir passé six mois à l’hôpital, afin de terminer sa dernière année. Malheureusement, à son arrivée, elle est surprise de voir Johan, le petit frère de Julie, dans la même classe qu’elle. Ne voulant pas affronter ses regards furieux et remplis de haine, Déborah sait qu’il la prend pour responsable pour ce qui est arrivé à sa sœur ainée. Détruite de l’intérieur, elle succombe à la dépression et préfère s’isoler dans sa petite bulle. Gardant à peine la tête hors de l’eau, elle sait qu’elle ne pourra pas vivre plus longtemps de cette manière. Et Johan était la personne qui lui tendra la main ? Sera-t-il cet ange qui la sauvera d’elle-même, de ses pensées noires ?

Après ce tragique événement, Johan n’est plus que l’ombre de lui-même. Au lieu de pleurer la mort de sa sœur, il s’est tourné vers la seule chose qui l’aidera à se sentir vivant. La violence. En effet, cette épreuve a fait en sorte d’accentuer sa maturité. Il doit dorénavant veiller au bonheur des autres tout en les soutenant. Pourtant, Johan oublie parfois qu’il est également touché par la mort de sa grande sœur. Pour ne pas sombrer, il préfère arborer un masque et dissimuler autres individus ses véritables sentiments. Ses retrouvailles avec la meilleure amie de sa sœur vont ouvrir de vieilles blessures, tel un amour perdu. Parviendra-t-il à retrouver le coupable de ce meurtre ? Et si Johan se laissait aller à cette flamme passionnelle, à ce coup de foudre qu’il éprouve pour Déborah ?

La vie de la jeune femme est emplie de noirceur et malgré cela, la seule lumière qui semble arpenter les couloirs sombres de sa vie est le seul garçon qu’elle a aimé. Johan. Même après l’avoir rejeté à maintes reprises, il trouve toujours un moyen de s’incruster dans son cœur. Et si le fait de la faire rire et de la faire sourire de nouveau, par le biais de son humour, était sa façon à lui de rétablir les pots cassés et de se faire pardonner d’avoir commis des erreurs ?

UNE RÉELLE DOULEUR ÉMOTIONNELLE…

Honnêtement, il est très difficile de rester de marbre face aux émotions négatives de Déborah et Johan. Le désespoir. La haine. J’avoue qu’à force de bouquiner leurs sensations et de voir leur action, je n’avais qu’une envie, celle de les secouer jusqu’à ce qu’ils prennent conscience de la situation. Malgré cela, la narration à deux voix m’a permise de les découvrir selon une autre perception, par le biais de celle-ci on voit qu’avec les autres, chacun ne reflète pas la même illusion que s’ils étaient seuls. Et c’est là, la vraie différence.

Concernant la plume d’écriture de Céline Musmeaux, elle est fluide tout étant emplie de fraîcheur. « Après elle… » est un récit bouleversant jusqu’à la moelle. J’ai adoré le fait que l’écrivaine incorpore une touche d’humour au récit, cela fait en sorte d’atténuer le contenu et les inclinaisons malaisantes. À plusieurs reprises, j’ai été transpercé en fond et en large.

Je me suis CARRÉMENT laissé fasciner par les protagonistes principaux. À mes yeux, Déborah et Johan sont comme des teintes de peintures, dit plus haut. Ils peuvent se mélanger ensemble et former plusieurs autres colorations toutes aussi magnifiques. N’ayant pas de spectateurs en arrière-plan, nos pensées se dirigent automatiquement vers le couple. Alors, cela permet à l’histoire de se concentrer sur la guérison mutuelle de Déborah et Johan.

Un dernier mot ?

Finalement, « Après elle… » est plus qu’une simple histoire d’amour. C’est un parcours d’entraide où les deux personnages comptent l’un sur l’autre pour se reconstruire et ainsi espérer un avenir meilleur. Leur épreuve était éprouvante, chargé en émotions, mais touchante. En entrant au cœur de leur esprit, on s’infiltre dans leur quotidien et leur tourment. Une addictive calligraphie toute aussi coulante qu’une rivière. Des interlocuteurs attachants dont l’évolution psychologique est bien construite. Un bouquin qui représente toutes les souffrances que j’ai perçu et que je ressens encore, mais qui me laisse entrevoir une caricature d’espoir. Qu’un jour, je saurai vivre avec ce sentiment qui ne cesse de me hanter, de me faire pleurer à chaudes larmes. Qui sait ce que l’avenir nous réserve. Il va de soi que je vous recommande « Après elle… », j’espère que cette histoire vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara

Chronique sur Grover Beach tome 2 : Ryan Hunter écrit par Anna Katmore

Grover beach tome 2

Note : 8,5/10

« — Toi, tu es bannie de cette pièce.

Elle ne bougea pas d’un pouce quand je contournai lentement la table pour me diriger vers elle. En fait, elle s’appuya même un peu plus fort contre le mur, ses yeux s’écarquillèrent, sa respiration s’accéléra imperceptiblement. On aurait dit qu’elle n’arrivait pas à décider s’il valait mieux se sauver ou, fascinée par moi, rester. Je me plantai à moins de vingt centimètres d’elle, ma canne fermement serrée dans une main. L’autre, je la posai contre le mur près de sa tête afin qu’elle ne puisse m’échapper.

— Tu m’as coûté cinquante dollars.

— Ouais, j’ai vu. Mais il voulait vraiment, vraiment cette BD, répliqua-t-elle en battant ses longs cils.

À ma grande honte, je dois admettre que ce simple geste suffit à me mettre en émoi, faisant voler en éclats mon calme intérieur avec la facilité d’un bulldozer.

J’éclatai de rire.

— Tu passes à l’ennemi. J’aurais dû m’en douter.

Sur quoi, je saisis l’opportunité qui m’était offerte de la toucher une fois encore, et posai la main dans le creux de son dos.

— Pour ce soir, cette pièce t’est interdite.

Et doucement, je la poussai vers la porte et dans la pièce principale, profitant de chaque seconde où ma main restait en contact avec son corps chaud.

— Oh, mais pourquoi ? C’est tellement sympa de te regarder… foirer.

Elle leva sur moi un regard moqueur, et j’aurais dû lui mordre la lèvre inférieure pour la punir de cette petite moue espiègle. Mais je résistai à l’envie, ainsi qu’à celle de lui passer le pouce sur la lèvre en question. Au lieu de quoi, je me penchai un peu plus près.

— File d’ici. »

Ryan & Lisa

Résumé : « Il y a souvent deux versions dans chaque histoire… Celle-ci est la sienne. Ryan Hunter a embrassé plus de filles qu’il ne peut se souvenir, mais la seule qu’il ait jamais voulue est amoureuse de son meilleur ami. Alors, l’obsession de Lisa Matthews pour Tony Mitchell est une torture que Ryan cache à tout le monde. Jusqu’à ce stage de foot. Les choses prennent soudain une tournure différente quand Tony flashe sur une joueuse. Ryan sait que s’il ne passe pas à l’action et ne saisit pas sa chance, il pourrait ne jamais en avoir une autre… »

Mon Avis

Avant tout, je remercie les éditions Cyplog, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Quel plaisir de me replonger au cœur de cet univers sportif. Avant de débuter ce roman, je pensais assister à une suite d’aventures…Au contraire, on revit l’histoire, mais du point de vue de Ryan. Un retour en arrière et boom, on se retrouve dans les pensées du capitaine de football du lycée. Malgré cela, je vous en parle au fur et à mesure. Rire.

DES OUVERTURES COLMATÉES…

Ah ! Ça c’était DÉFINITIVEMENT un point de plus pour l’écrivaine. En entrant au cœur de l’esprit de Ryan Hunter, on y redécouvre leurs péripéties, mais plus encore… On y lit des passages inédits qui n’étaient pas présents dans le premier tome. Ainsi, comme par exemple, il y a les sentiments amoureux que Ryan ressent pour Lisa, depuis le départ (bien avant le commencement du premier opus). D’autant plus que l’on assiste à une conclusion qui va plus loin, allant jusqu’à même nous offrir des détails croustillants, dont le préalable est dépourvu. Bon, il y en a d’autres, mais pour les suivants, je vous laisse le plaisir et le soin de les voir vous-même.

Dans le deuxième tome de « Grover beach », on fait la connaissance de Ryan Hunter, un jeune homme de dix-huit ans. Amoureux de Lisa Matthews, la meilleure amie de Anthony Mitchell, son meilleur ami, il a toujours fait en sorte de mettre ses propres sentiments de côté, car malheureusement, elle ne voit pas plus que loin que Tony. Néanmoins, lorsque lors d’un stage de football, Tony commence peu à peu à craquer pour une des joueuses sportives, Ryan sait que ce mouvement effectué par son meilleur ami a démoli le cœur de Lisa. Alors, pour y remédier, il décide de se rapprocher de cette jeune femme qu’il aime depuis longtemps. Suite à cela, la relation de Lisa et de Ryan ne sera plus comme avant… Et si Lisa commençait à succomber au charme de son sauveur, oubliant ainsi Anthony, qu’arrivera-t-il ? Quand Tony apprendra cette complicité secrète, quelle sera sa réaction ? Laissera-t-il le tombeur de femmes s’approcher de plus en plus près de Lisa ? Pour lui, c’est une manière de distraire sa meilleure amie. Pour Ryan, c’est une façon de se rapprocher et de saisir la chance qu’il attend depuis toujours. Arrivera-t-il à la faire tomber amoureuse de lui ou est-ce que les émotions qu’elle ressent pour Anthony seront vainqueurs ?

MÊME HISTOIRE, POINT DE VUE DIFFÉRENT…

En outre, j’ai été plus qu’heureuse de bouquiner cette version. Plus complète, elle nous permet de comprendre les faits tout comme la sincérité de Ryan. Je vais me répéter, mais moi aussi je veux cet homme dans ma vie, il est tendre et intrépide. Awwnnn, rire. Les sentiments qu’il ressent pour Lisa sont à croquer. À vrai dire, je dois dire que c’est plus que ça… Être dans les pensées de Ryan étaient, à mes yeux, beaucoup plus merveilleux et passionnant. Bouquiner ce roman m’a permis de découvrir l’histoire à travers une perception hétérogène. Je ne vous cacherai pas que j’ai aimé relire les situations cocasses par le biais des yeux de Ryan, elles étaient encore plus rigolotes qu’elles l’étaient du point de vue de Lisa.

Concernant le style d’écriture d’Anna Katmore, elle est toujours aussi coulante et addictive que dans le roman précédant. Et dire que je m’étais attaché aux personnages principaux, là c’est le comble, je suis littéralement en amour. Une ambiance qui nous emporte dans les profondeurs de l’amitié, de la tourmente, de l’amour et du sport. Je vous avoue que j’ai aussi aimé avoir l’avis de Ryan sur la complicité amicale qu’entretienne Lisa et Anthony. C’était bénéfique, car on avait l’impression d’assister à une relation toxique, ce qui n’était pas le cas lorsqu’on bouquinait le point de vue de la jeune femme.

Un dernier mot ?

Finalement, le deuxième tome de la saga « Grover Beach » est la petite étincelle qui me manquait afin de compléter les aventures de Lisa et Ryan. La version du héros est plus mature que celle de Lisa, qui sait peut-être est-ce à cause des véritables émotions de Ryan ?! « Grover Beach » est une littérature jeunesse qui nous emporte dans les abysses des différentes teintes de la passion et de la fraternité. La manière dont il voit Lisa… Elle est comme son rayon de soleil. C’est absolument adorable à lire. Un deuxième opus qui complète joliment la complicité de Lisa et Ryan tout comme la calligraphie d’Anna Katmore. Une duologie qui m’a fait rire et sourire dès les premières pages et ce jusqu’à la dernière ligne. Il va de soi que je vous conseille ce second tome, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Grover Beach tome 1 : Changement d’équipe d’Anna Katmore

Grover Beach tome 1

Note : 8/10

« – On joue au football, tu n’es pas censée utiliser tes mains.

Comment je pouvais deviner ce qu’il attendait de moi, quand il tentait de me tuer avec un ballon de foot ?

– Renvoie-la avec ton pied.

J’obtempérai, propulsant largement plus de sable que lui quand il avait frappé. Puis il shoota à nouveau. Même vitesse, même direction. Pile sur ma poitrine. Je l’attrapai.

– Sans les mains, Matthews !

OK, ça commençait à sacrément me taper sur les nerfs, son truc. Je lui relançai le ballon dans les airs.

Il tira.

Cette fois, je fis un pas de côté et laissai le ballon passer à côté de moi comme une flèche.

– Qu’est-ce que tu fiches ? demanda-t-il, une expression incrédule sur le visage, en s’approchant de moi.

– Tu as dit sans les mains. Tu veux que je l’attrape avec mes dents ou quoi ?

Il éclata de rire.

– Non, je te suggère fermement de ne pas faire ça. Pendant un match, tu seras amenée à intercepter la balle. Mais tu n’es pas autorisée à user de tes mains. Alors, utilise ton corps pour la bloquer. Tes épaules, ta tête, mais surtout ta poitrine.

– Aha, alors il va y avoir un tout petit problème, là. (Je me pris les seins à deux mains.) J’ai ça !

Je lui avais coupé la chique. Son regard se détacha de mes yeux pour descendre plus bas, mais ne remonta pas. La lueur qui brilla dans ses prunelles me fit presque peur. Comme si j’étais Blanche-Neige et qu’il était… le chasseur. En fait, je ne voulais même pas imaginer quelles pensées lui traversaient l’esprit en cet instant. Je claquai des doigts devant son visage. »

Lisa & Ryan

Résumé : « Et si vous deviez faire ce que vous détestez le plus au monde afin d’attirer l’attention de l’élu de votre cœur ?

Les soirées de Ryan Hunter sont légendaires. Et ce soir, elle sera là.

Lisa Matthews est amoureuse de son meilleur ami depuis l’école maternelle. S’ils sont très proches, ils ne sont jamais embrassés. À quelques semaines de son 17ème anniversaire, Lisa espère que les choses vont changer entre eux. Mais cet été quand Tony revient de son stage de foot, c’est une autre fille qu’il a en tête. Pire encore, la fille en question est footballeuse.

Prête à tout pour attirer son attention, Lisa s’emballe et prend une décision vraiment très stupide. Mais puisqu’il faut employer les grands moyens… elle va elle aussi se mettre au foot pour conquérir celui qu’elle a toujours aimé.

Les épreuves pour entrer dans l’équipe sont infernales, le premier match se termine dans le sang, et le lendemain de la fête, après les sélections, elle se réveille au pire endroit qui soit : dans les bras du capitaine de l’équipe de foot. Le gars le plus sexy du lycée… Ryan Hunter. »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaudement les éditions Cyplog, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi.

Avant la sortie du troisième tome, j’ai été sollicité par la maison d’éditions pour bouquiner cette histoire, mais n’ayant pas lu les deux premiers tomes, j’hésitais à la découvrir. Ainsi, j’ai fait parvenir mon hésitation et comme réponse, j’ai reçu les deux premiers livres de la saga. J’étais très contente d’avoir la chance de me plonger dans cette littérature jeunesse.

UN COURT RÉCIT… PETIT BÉMOL

Malgré le fait que ce soit un livre d’une centaine pages, j’aurai aimé avoir plus détails, aussi croustillants soient-ils, sur certaines situations ou par rapport à tel action. Lorsque j’ai tourné la dernière page, j’ai été quelque peu perplexe, car j’avais l’impression d’être passé à côté du plus important. Vous savez ce n’était pas la matière qui manquait. J’aurai aimé que l’auteure l’exploite à sa juste valeur.

Dans « Changement d’équipe », on fait la connaissance de Lisa, une jeune femme de seize ans qui est amoureuse de son meilleur ami, Anthony, depuis qu’elle est toute petite. Son rêve ? Se marier avec ce garçon qu’il l’a fait craquer depuis le jardin d’enfants. Le problème ? Son amour est à sans unique et donc non réciproque. La complicité qu’entretienne Lisa et Tony n’est simplement basée que sur leur amitié. Alors que Lisa essaie à maintes reprises de lui tendre des perches, Anthony ne semble pas comprendre les véritables intentions de sa meilleure amie. À moins qu’il soit totalement dans le déni… Tout ce que désire Lisa, c’est que son meilleur ami la voit comme une femme et qu’ils puissent vivre leur amour au grand jour.

Pour enfin obtenir l’attention de Tony, Lisa concocte un plan sur un coup de tête… Et celui-ci implique le capitaine de l’équipe de football de l’établissement scolaire. Aux yeux de Lisa, il est tout ce qu’elle déteste. Pourtant, derrière la façade du garçon populaire se dissimule un caractère intrépide et attentionné ainsi que des émotions qui pourraient en faire fondre plus d’un. Et si à force de passer du temps avec Ryan, Lisa se laissait tenter par lui ? Entre deux matchs sportifs, ces deux-là utilisent leur liberté afin de s’entraîner mutuellement… Et si ces moments étaient ceux qui favorisaient les rapprochements ?

DES PROTAGNISTES À LA FOIS ADORABLES ET MATURES…

Ryan et Lisa sont deux individus, qui en dépit de leur année d’existence, sont en pleine puissance de leur moyen. L’image que chacun projette est emplie de maturité tout en étant collable avec leur âge. Ainsi, Anna Katmore a su mettre les points sur les « i » quand il le fallait. Je vous avoue que j’aurai également adoré avoir un Ryan Hunter dans ma vie, il est si craquant… Je n’arrive tout simplement pas à croire que cet homme soit âgé de dix-huit ans, on a l’impression qu’il en a vingt-cinq. Quant à Lisa, c’est une jeune femme possédant un esprit aussi farouche que son tempérament. Une pétillante tornade de fraîcheur ! Tout comme Ryan, elle est aussi attachante et intéressante à découvrir au fil des pages.

En ce qui concerne la plume d’écriture d’Anna Katmore, elle est fluide et remplie de légèreté. Une narration élémentaire qui nous démontre son dilemme entre la sérénité que lui offre Anthony, son meilleur ami, lorsqu’elle est auprès de lui ou la spontanéité qu’elle perçoit quand elle se retrouve à proximité de Ryan. Une chouette lecture où se mélange les premiers amours et les premières déceptions amoureuses. Même si ce premier tome fait moins de 150 pages, il n’en reste pas moins simple et efficace. On se laisse facilement charmer par les situations aussi cocasses soient-elles. En autre, je parle surtout des dialogues entre Lisa et Ryan, ces deux-là n’ont pas cesser de me faire sourire ou de me faire rire.

Aussitôt que je l’avais terminé, j’avais envie de me replonger au cœur de cette histoire sportive afin de savoir ce que j’avais manqué d’essentiel. Je ne vous cacherai pas que lorsque je bouquine une littérature jeunesse, j’ai peur que les personnages soient un peu trop gna-gna, vous voyez le genre ? Exagérer des faits, c’est condamner le roman. Par chance, ce n’est pas le cas. Il faut dire que le cadre, soit le sport, fait en sorte que les interlocuteurs acquièrent une forme de discipline. En effet, étant pourvu de responsabilités, sans tenir compte de leur âge, leur esprit ne cesse d’évoluer.

Un dernier mot ?

En somme, le premier opus de « Grover beach » est une œuvre littéraire adapté au jeune public. Une histoire qui possède quelques trous, n’étant pas comblé, j’espère que ceux-ci le seront grâce au deuxième tome. Une lecture, sans prise de tête, qui concède des moments de tranquillité. Une belle surprise qui ne faut pas manquée. Des interlocuteurs attentionnés et emplis d’humour. Des passages qui nous introduits au cœur des circonstances lourdes en émotions. Une calligraphie agréable et coulante. Il va sans dire que je vous recommande ce roman prometteur, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Mes mots pour ta mélodie de Céline Musmeaux

Mes mots pour ta mélodie

Note : 13/10

« Comme il tient sa guitare d’une main, il me propose :

— Un concert privé, ça te dit ?

Je demande par pure curiosité :

— Tu as des compositions personnelles ?

Surpris par ma question, il m’apprend :

— Je ne fais que des covers ou des reprises.

Il insiste :

— Choisis une chanson, je peux tout interpréter.

Fermée, je lui souffle :

— Désolée, ça ne m’intéresse pas.

De plus en plus étonné, il me réclame :

— L’homme ou la guitare ?

J’affirme :

— Les deux.

Je précise dans la foulée :

— Un musicien qui ne compose pas, ça ne sert à rien. Zéro créativité = zéro intérêt !

J’ai visiblement atteint son ego puisqu’il fronce les sourcils et qu’il me demande :

— Pourquoi tu es venue m’écouter alors ?

Je l’achève :

— Je m’ennuyais.

Son regard me lance des flammes. Cela ne doit pas lui arriver souvent de se prendre des stops puisqu’il réagit comme un gamin en m’insultant :

— OK, au temps pour moi ! Tu es une mal baisée…

Il s’écarte, enfile sa guitare et ajoute :

— Dommage pour toi, tu ne sais pas ce que tu rates.

Ma mâchoire se décroche, je lui rétorque :

— Puisque tu as zéro intérêt, je ne manque rien ! »

Diego & Tessa

Résumé : « Tessa est douée avec les mots. Depuis le début de l’adolescence, elle écrit ce qu’elle ressent sur son blog. Diego, lui, fait des covers où il manie les notes à la perfection.

Au hasard d’une soirée étudiante, leurs univers se rencontrent et s’opposent. Elle espère vivre de son don. Il veut percer dans la musique. Pourtant, aucun d’eux ne réussit son objectif.

À première vue, rien ne pourra les réunir si ce n’est leur rejet mutuel. Cependant, il se pourrait que le destin en ait décidé autrement.

Leurs rêves pourraient-ils se rejoindre ? »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaleureusement NYMPHALIS, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi de leur confiance en moi et en mon blogue.

« Mes mots pour ta mélodie » est un livre où les querelles et langues acérées ne cessent de s’amplifier. Céline Musmeaux revient, une nouvelle fois, en force avec une histoire sucré salé où les songes semblent mis en avant, quoique… Adorable, c’est une découverte qui m’a montré beaucoup de choses. En toute franchise, je me suis littéralement identifié aux interlocuteurs. Tessa et Diego regroupent certains points de leur caractère que je possède également.

DES THÉMATIQUES DIFFÉRENTS, MAIS PRÉSENTES…

Céline Musmeaux a pris la décision, pour cette sortie mensuelle, de porter ses mots sur plusieurs perceptions de la société. En effet, il est possible d’entrevoir le sujet de l’émancipation, l’emprise des liens du sang et la confiance en soi. Ces trois idéaux sont très importants, si vous voulez mon avis. À première vue, lorsqu’on lit la narration à deux voix, on peut facilement en déduire que Tessa et Diego souhaitent échapper à leurs familles respectives, pourtant pour y parvenir, ils doivent avant tout obtenir leur propre autonomie. Ce n’est pas une chose aisée, vu la situation. Selon moi, c’est Tessa qui en subira des contrecoups, car son paternel ne cesse de la soumettre et de l’enfermer dans une cage dorée.

Dans « Mes mots pour ta mélodie », on fait connaissance de Tessa, une jeune femme qui désire devenir influenceuse, son plus grand rêve. Terre à terre, elle a souvent la tête sur les épaules. Cependant, derrière son esprit aussi froid que le Sibérie se dissimule un caractère de feu. Son don ? Les mots. Ce sont sa passion. Ne pouvant pas démontrer aux yeux de tous sa véritable personnalité, elle transporte ce qu’elle pense réellement sur son blogue. Être une fille à papa n’est pas une tâche facile pour Tessa, car elle se sent constamment observé et contrôler par son paternel… Comment peut-elle parvenir à faire ce qu’elle souhaite si elle doit absolument garder cette image de fille parfaite que son père veut conserver ? Et si une rencontre pouvait tout changer ? Réussira-t-il à voir au-delà de cette illusion qu’elle essaie de maintenir par tous les moyens possibles ?

Diego est tout ce que Tessa déteste chez un garçon. Coureur de jupons, il aime bien s’amuser. Faisant tomber, dans les pommes, toutes les femmes qu’ils croisent sur son passage, il préfère vivre le moment présent au lieu de s’investir dans une relation sérieuse. Lui, son talent, c’est la musique. Chanter est devenu son loisir le plus précieux ainsi que le seul moyen pour vivre dans cette vie où il a dû se débrouiller tout seul dès son plus jeune âge. Sa guitare est, depuis cet instant, sa meilleure amie. Alors, quand il pose les yeux sur cette jeune femme dont son charme ne semble pas faire son effet, Diego ne pourra pas s’empêcher de sentir le feu lui monter à la tête. Et si cette personne était celle dont son passé ne lui ferait pas défaut ? L’acceptera-t-il comme il est, après avoir entendu la vérité ?

UNE INTRIGUE TOUTE AUSSI ADDICTIVE QUE LES PROTAGONSITES…

Concernant la plume d’écriture de Céline Musmeaux, elle est toute aussi légère que coulante. Dès les premières pages, on assiste à la rencontre de Tessa et Diego et je dois dire que cette altercation n’était pas pour me déplaire. Cocasse, je n’ai pas pu m’empêcher de lâcher des fous rires, les tempéraments des deux personnages y sont littéralement pour quelque chose. Rire.

Tessa et Diego sont deux individus que j’admirent énormément… Même s’ils sont différents l’un de l’autres, c’est ce qui fait toutefois leur force de frappe. Chacun se bat pour survivre à cette vie qu’ils n’ont aucunement désirée. Chacun veut exaucer leurs rêves les plus sincères. Chacun veut fuir ces liens familiaux qui ne cessent de les étouffer et de les emprisonner. Chacun désire avoir leur indépendance. Vous pouvez me dire, comment peut-on dire non à ces deux personnalités ? Honnêtement, je ne peux qu’éprouver de l’ébahissement pour eux, car je suis prête à faire la même chose pour réaliser ces rêves que je chéris tellement.

Un dernier mot ?

Finalement, « Mes mots pour ta mélodie » est une belle romance, malgré les concepts abordés. Tessa et Diego sont deux personnes qui m’ont fait vibrer d’émotions, comme des montagnes russes. Deux extrémités qui pourtant parviennent parfaitement à se compléter. Et que dire de leur amour, bon je retombe amoureuse de ce couple. Rire. D’une douce manière, Céline Musmeaux essaie de nous inculquer les valeurs de la vie, celles qui nous poussent à nous questionner. En soi, Tessa et Diego nous apprennent une morale dont il faut absolument se souvenir… Qu’il faut TOUJOURS croire en nos rêveries. Qu’il faut TOUJOURS combattre les obstacles pour y parvenir. Qu’il ne faut JAMAIS baisser les bras. Il va sans dire que je vous conseille « Mes mots pour ta mélodie », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Les 100 tome 1 de Kass Morgan

Les 100 tome 1

Note : 8/10

 « – En tout cas, tu te débrouilles sacrément bien pour un charlatan.

Elle le regarde sans rien dire, et il craint un instant de l’avoir offensé. Mais elle finit par hocher la tête et se relever.

– Tu as raison, et c’est pour ça qu’on ferait mieux d’aller chercher ces caisses à pharmacie au plus vite.

Il se redresse en poussant un grognement, enfile ses chaussettes encore humides et ses bottes, puis jette son t-shirt sur son épaule.

– Je te conseille de le remettre.

– Pourquoi ? Tu as peur de ne pas pouvoir te contrôler ? Parce que si tu t’inquiètes pour ma vertu je peux te dire que…

– Ce que j’ai voulu dire, le coupe-t-elle, c’est qu’il y a certaines plantes vénéneuses dans ces bois qui pourraient recouvrir ton joli dos de furoncles gorgés de pus.

– Pour autant que je sache, c’est peut-être ce qui vous excite, docteur. Je vais donc courir le risque, dit-il dans un haussement d’épaules.

Elle éclate de rire, et Bellamy mettrait sa main à couper que c’est bien la première fois depuis qu’elle est arrivée sur terre. Il constate avec étonnement qu’il éprouve une certaine fierté à en être à l’origine.

– Allez, ok, je me rhabille, concède-t-il en joignant le geste à la parole.

Il ne peut s’empêcher de sourire en voyant le regard de Clarke posé sur son ventre avant que le t-shirt ne le recouvre. »

Bellamy & Clarke

Résumé : « Depuis des siècles, plus personnes n’a posé le pied sur Terre. Le compte à rebours a commencé…

2:48… 2:47… 2:46…

Ils sont 100, tous mineurs, tous accusés de crimes passibles de la peine de mort.

1:32… 1:31… 1:30…

Après des centaines d’années d’exile dans l’espace, le Conseil leur accorde une seconde chance qu’ils n’ont pas le droit de refuser : retourner sur Terre.

0:45… 0:44… 0:43…

Seulement là-bas, l’atmosphère est potentiellement radioactive et à peine débarqués les 100 risquent de mourir.

0.03… 0:02… 0:01…

Amours, haines, secrets enfouis et trahisons.

Comment se racheter une conduite quand on n’a plus que quelques heures à vivre ? »

 Mon Avis

Quel plaisir de bouquiner une histoire où la dystopie, un genre littéraire, est mise en avant. En toute franchise, cela faisait un certain moment que je n’en avais pas lu.

Il faut que je vous sachez que j’ai regardé la série télévisée avant de lire les livres (oui, j’ai honte haha). Puis, je me suis dit qu’il fallait impérativement que je redécouvre l’histoire par le biais de la saga. Alors, voilà ! Rire. Mais, le premier tome de « Les 100 » est totalement différent des romans dystopiques que j’ai lu à présent. J’ai été bluffé tout étant ressorti perplexe… Vous pourrez bouquiner le pourquoi du comment au cours de ma chronique.

DES CHAPITRES AUSSI INTÉRESSANTS QUE CIRCULAIRES…

En soi, la trame était vraiment captivante à découvrir au fil des pages. Chaque section est différente, ce qui nous permet de percevoir la situation selon des angles hétérogènes. Un petit plus que j’ai beaucoup aimé ! Cependant, quelques parties étaient plus longues que d’autres. Du bavardage pour rien, si je peux dire cela comme ça.

Dans le premier tome de « Les 100 », on fait la connaissance des 100 jeunes criminels qui ont été sélectionnés, comme cobaye, afin de recoloniser la planète Terre. À première vue, une nouvelle vie leur a été accordée, pourtant il ne faut se fiez aux apparences ? Et si au contraire, ils ont été envoyés sur Terre pour être mis à mort ? Ne savant pas que ce territoire est devenu une zone hostile, les 100 devront réapprendre à vivre tout en faisant attention à ne pas se faire tuer. Trahisons, mensonges, meurtres… Chacun de ces jeunes cachent un lourd secret.

Parmi eux, il y a Glass, une jeune femme qui n’aura pas d’autre choix que de se battre si elle veut racheter l’horrible faute qu’elle a commise, Wells, le fils du Chancelier qui n’a pas hésité à dénoncer et à anéantir la vie de la fille qu’il aime. Puis, il y a Clarke, un médecin en formation qui doit faire face à ses pires songes si elle veut un jour trouver la paix intérieure, Bellamy, qui est prêt à tout pour protéger sa petite sœur dont la présence n’est pas supposée exister aux yeux de tous. Arriveront-ils à survivre sur cette planète qui leur ait désormais inconnu ?

UNE NARRATION À PLUSIEURS PERSONNAGES…

Ainsi, l’auteure nous illustre l’histoire à travers le point de vue de quatre jeunes, soit Clarke, Bellamy, Wells et Glass. Cette initiative nous permet de voir les diverses situations qui se passent, que ce soit sur le sol ou dans l’espace. Par le biais de ce compte rendu, on arrive à percevoir le décor et les risques que les 100 prennent afin de résister. D’autant plus que l’on s’accroche à eux et on espère que l’un des quatre va continuer à perpétuer cette aventure et qui sait peut-être tomber amoureux(euse) ?!

Concernant la plume d’écriture de Kass Morgan, elle est simple et agréable à bouquiner. Manquant de rebondissements, il se peut que les longueurs se succèdent l’une par-dessus l’autre, mais il faut s’accrocher, car plus on avance dans l’histoire et plus cela devient fascinant. Entre la série télévisée et le roman, il y a des contradictions, certaines m’ont plu alors que d’autre non. Celles que j’ai aimé ne sont pas pour me déplaire, il va sans dire. Rire.

De plus, malgré le fait que la narration soit divisée d’après quatre individus, elle est quand organisé selon la troisième personne. Au début, j’ai eu du mal à me laisser attendrir par les personnages, car en effet je ne me sentais pas assez près d’eux. Ensuite, au fur et à mesure que j’ai avancé dans le récit, je me suis habitué au style d’écriture et à l’alternance de pensée. Une chose est sûre, c’est que dès les premières pages, on entre directement dans le vif du sujet.

Un dernier mot ?

En conclusion, le premier opus de la saga « Les 100 » est une œuvre littéraire qui m’a laissé incertaine. Assez long, il contient peu de péripéties. J’ai l’impression que, dans ce tome, Kass Morgan a tout misé sur les détails, jusqu’à ce qu’on arrive à la fin. Un scénario bien défini et plutôt prenant. L’écrivaine est parvenue à bien exploiter la personnalité des quatre jeunes. Comportant également des flash-backs, ceux-ci nous permettent de savoir comment ils en sont arrivés à cette situation. Une bonne lecture, malgré ces petits défauts. Il va de soi que je compte bien lire la suite, j’ai hâte de voir ce que Kass Morgan leur a réservé.

#Sara

Chronique sur La théorie des contraires de Céline Musmeaux

la théorie des contraires

Note : 12/10

« — Si tu ne voulais pas que je brise ton cœur, il ne fallait pas t’en prendre au mien.

En comprenant qu’il a vu ma vidéo, je m’apprête à me justifier, mais ses lèvres s’écrasent délicatement contre les miennes. Sa main s’enfonce dans mes cheveux et il intensifie son baiser avant de ralentir afin de quitter mes lèvres en douceur. Il me susurre :

— On efface tout, OK ?

J’opine. Soulagé, il recommence à m’embrasser. Entre deux baisers, il me souffle :

— Annonce que tu es en couple avec ton crush.

J’hésite. Il joue avec mes lèvres.

— File-moi ton tél.

Je le sors et je lui tends. Il filme nos mains jointes en y apposant un extrait de The Scientist de Coldplay. Je crois qu’on ne peut pas faire plus craquant et significatif pour annoncer qu’on est en couple. Maxence reprend mes lèvres tout en enfonçant mon téléphone dans la poche de mon short. Il prend ensuite mon autre main et il entrelace nos doigts en me chuchotant :

— Toi et moi, c’est la théorie des contraires. Nos différences nous attirent autant qu’elles nous repoussent. On s’adore, on se déteste. On se veut, on se sort des yeux. On se parle, on ne se comprend pas. Mais il y a cette magie qui nous pousse à lutter contre ces forces opposées, parce que comme le Ying et le Yang, on s’assemble et on est complémentaire.

On ne m’a jamais rien dit d’aussi beau. Alors que ça vient de celui avec qui je n’arrête pas de me prendre la tête, ça me fait quelque chose de spécial. Oui, ça me donne des frissons et des papillons dans le ventre. Quand ses lèvres prennent à nouveau les miennes, je sais que je suis complètement foutue. »

Mélissa & Maxence

Résumé : « Tous les opposent, et pourtant… 

Pendant les grandes vacances, Mélissa est traînée par son père chez un vieil ami à lui. Elle y fait la rencontre de Maxence, le fils de ce dernier. Durant l’après-midi, les deux adolescents flirtent dans la piscine et échangent un baiser.

« Un simple coup de cœur », voici ce dont Mélissa se convainc jusqu’à la rentrée. Mais à la reprise des cours, elle ne s’attend pas à tomber sur lui dans les couloirs de son lycée.

L’idylle tourne au cauchemar. Mélissa fait semblant de ne pas le reconnaître. D’autant plus qu’avec ses lunettes, ce n’est plus le beau garçon qu’elle a embrassé durant l’été, mais un intello ringard dont elle ne risque pas de s’enticher. De son côté, Maxence n’a pas une meilleure opinion de la garce qu’il voir en elle.

Pour ne rien arranger à la situation, ils se retrouvent dans la même classe. L’année s’annonce compliquée… »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaleureusement NYMPHALIS, mon partenaire littéraire, pour ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en blogue

Quel plaisir de retrouver la calligraphie et les univers imaginatifs de Céline Musmeaux, je vous avoue que cela m’avait grandement manqué. J’ai le pressentiment que ces histoires mensuelles vont m’apporter de grande bouffée d’air frais, surtout en cette période.

DES CONCEPTS TOUJOURS D’ACTUALITÉ…

Céline Musmeaux a pris l’initiative d’aborder de certains sujets qui font encore partie de notre société actuelle. On peut y retrouver le harcèlement scolaire, la différence et l’image de l’apparence parfaite. Mais, toute forme d’ombre a besoin de sa clarté, n’est-ce pas ? En effet, afin de contrebalancer ces sombres thèmes, il est possible de voir les idées suivantes : l’amitié, l’amour, l’acceptation de soi.

LES DEUX CÔTÉS D’UNE PIÈCE…

Avoir une narration à deux voix a été un vrai régal, que ce soit pour mes yeux ou mon petit cœur d’artichaud. À travers le point de vue de l’un, j’ai pu découvrir ce qu’il pensait et ressentait pour l’autre. En vrai, par le biais de leur pensée, je savais qu’ils n’avaient qu’une envie, celle de s’éloigner pour ensuite se retrouver et en ressortir plus fort. Deux têtes brûlées, ça c’est certain !

Dans « La théorie des contraires », on fait la connaissance de Mélissa, une jeune fille qui, à première vue, semble être une vraie chipie. Populaire, elle est entourée d’un groupe dont les filles ont une personnalité assez personnalité. Aimant également montrer sa vie à ses abonnés, Mélissa illustre son quotidien par le biais des réseaux sociaux. Pourtant, toute cette mascarade n’est qu’une simple illusion. En effet, à l’aide de celle-ci, Mélissa dissimule sa véritable personnalité par crainte de se faire juger par le regard des autres. Vivant seule avec son père, elle est sa petite princesse. Mélissa joue son rôle à merveille. Elle se protège et parvient à masquer son tempérament naturel, pourtant l’arrivé d’une personne qu’elle ne croyait pas revoir va remettre en cause tout ce qu’elle pensait connaître, craquant ainsi petit à petit la carapace qu’elle avait réussi à forger. Arrivera-t-elle à faire face à toutes ces moqueries et à ces blessante vérités ?

Maxence vit seul avec son père, depuis que sa mère est partie sans un regard en arrière. Faisant de la moto, il adore la sensation que cela lui procure. Cependant, son style de bad boy lui aspire quelques craintes dont il n’arrive pas à se sortir de la tête. Ayant peur que l’on s’intéresse à lui qu’à cause de son physique, Maxence prend la décision, dès son arrivé au collège, de se métamorphoser en Clark Kent. Porter des lunettes et avoir l’attitude d’un intello pourra sûrement l’aider à voir ceux et celles qui ne veulent le connaître non par pour son intelligence, mais pour son apparence physique.

Alors, que tout avait commencé par une chaude journée d’été. Par un baiser dans la piscine. Voilà que Mélissa et Maxence se retrouvent dans le même établissement scolaire. Durant ce moment de bonheur, ils ont pu percevoir la véritable personnalité de l’un et de l’autre… Néanmoins, le retour à la réalité est difficile et drastique. Ils vont tout les deux faire ressurgir leur masque respectif, soit la pimbêche et l’intello. Ainsi, une certaine forme de haine va commencer à se développer entre eux, puis au fil de leur rencontre les sentiments amoureux vont faire leur apparition. Ne dit-on pas que la frontière entre la haine et l’amour est mince ?

DES SENSATIONS AUSSI DIFFÉRENTES QUE LES PROTAGONISTES…

Mélissa et Maxence sont deux interlocuteurs que j’ai appris à appréhender au fil des pages. Une chose est certaine, c’est que ces deux-là sont absolument attachants. Rire. Sans aucun doute, ils m’ont fait vivre une montagne d’émotions, je suis passé du rire à la colère en passant par les larmes. Je le répète une fois encore, mais Maxence et Mélissa sont deux casse-cous. Rire.

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, elle est toujours aussi fluide et addictive que dans ces romans précédents. Lorsqu’on se plonge dans les récits de Céline Musmeaux, on a littéralement l’impression d’assister à un film ou une série télévisée et ce n’est pas pour me déplaire, à vrai dire.

LA CRAINTE DE L’EXPOSITION…

Il va sans dire que « La théorie des contraires » est assurément centré sur une thématique précise, soit celle du regard de la société. Pourquoi croyez-vous que les jeunes d’aujourd’hui choisissent de porter un masque, au lieu de démontrer leur authentique personnalité ? Simplement, pour ne pas subir les méchancetés et les regards, remplis de jugement, des autres individus. En outre, le livre comporte plusieurs exemples dont le fait que Mélissa et Maxence décident de ne pas révéler leur relation au grand jour, aux yeux du monde entier.

En toute franchise, ce détail m’a quelque peu émoustillé. Personne ne devrait dissimuler quoi ce que soit. Le véritable amour n’est pas parfait, ce sont ces différences qui le rendent aussi intense et lumineux que le soleil. Aucun être humain ne représente la perfection. Chacun se caractérise sa propre personnalité et ce qui fait la beauté de la chose. Moi, je dis NON À LA PERFECTION, PRÔNER LES DIFFÉRENCES.

Un dernier mot ?

Finalement « La théorie des contraires » est une émouvante œuvre littéraire qui met en évidence le fait qu’il vaut mieux être différent que parfait. Une lecture sans prise de tête qui porte quand même à réfléchir sur certains détails. J’ai apprécié ces petits moments tout comme le style d’écriture de Céline Musmeaux. Durant certains passages du texte, j’avais envie de les bousculer, dans le dos, l’un vers l’autre pour qu’ils s’avouent ce qu’ils refusent de dire à voix haute. « La théorie des contraire » est une pépite d’or, un savoureux et délicieux cupkake. Il va de soi que je bouquinerai les autres histoires, quoi de mieux que la diversification ?! Rire.

#Sara

Chronique sur L’amour, la vie et ma liste de Kasie West

L'amour, la vie et ma liste

Note : 7,5/10

« – Il faut que j’achève cette liste.

– La liste magique.

Il la regarda de plus près, l’étudia quelques instants.

– Pourquoi tu as déjà coché « me faire briser le cœur » ?

J’en eus le souffle coupé. Voilà un an qu’on esquivait ce sujet. Fallait-il vraiment le remettre sur le tapis maintenant ? Je parvins à soutenir le regard de Cooper.

– Parce que c’est fait.

Il baissa un instant les yeux, les releva. Il savait. »

Abby & Cooper

Résumé : « Abby Turner n’avait pas vraiment prévu que l’été de ses dix-sept ans tourne ainsi à la catastrophe. Sérieusement, tomber amoureuse de son meilleur ami ? Se faire exclure d’une expo sous prétexte que son art  » n’a pas d’âme  » ? Sans compter les problèmes d’anxiété de sa mère…

Il lui vient alors une idée folle : dresser la Liste du Cœur. Abby va se donner l’été pour accomplir dix missions. Morceaux choisis : affronter l’une de ses plus grandes peurs, découvrir l’histoire d’un parfait inconnu ou encore tomber amoureuse… Si elle parvient à compléter cette liste, elle deviendra enfin l’artiste inspirée qu’elle a toujours rêvé d’être.

Mais le plus grand des défis n’est-il pas de se révéler à soi-même ? »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie Hugo New Romance Québec, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

N’ayant jamais bouquiné les romans de Kasie West, je me suis dit qu’il fallait bien que je saute le pas tôt ou tard… Et bien, voilà. Je l’ai fait. Rire. Ayant été séduite par le résumé, je me suis dit que cette littérature jeunesse allait beaucoup me plaire… Pourtant, en toute franchise, je suis quelque peu mitigé. Comment pourrais-je décrire cela ? Disons, que je suis resté sur ma faim.

UNE LECTURE MIGNONNE ET TOUCHANTE À LA FOIS…

« L’amour, la vie et ma liste » est une histoire qui, à certains moments, est parvenue à faire fondre mon petit cœur d’artichaut. D’autant plus qu’elle nous démontre comment de simples objectifs peuvent nous faire grandir et sortir de notre petite bulle de confort.

DES THÉMATIQUES RÉALISTES…

L’écrivaine a décidé d’aborder de quelques sujets importants dont la famille, l’absence parentale et l’anxiété. J’ai bien aimé cet aspect du livre. D’après moi, ce sont des idéaux qui touchent les jeunes que ce soit des adolescent(e)s ou des adultes. Cette intrigue est globalement pleine d’émotions, car elle est naturelle et franche.

Dans « L’amour, la vie et ma liste », on fait la connaissance d’Abby, une jeune artiste qui désire, ardemment, percer dans le milieu artistique. Ayant évolué dans une famille qui éprouve des difficultés, elle est à du mal à équilibrer son quotidien. Également amoureuse de Cooper, son meilleur ami, Abby sait que ses sentiments ne sont pas partagés. Néanmoins, elle essaie de mettre cela de côté afin de ne pas perdre cette amitié qu’elle chéri. Toutes ces choses sont difficiles à gérer pour la jeune adolescente… Et lorsqu’on lui annonce que ses œuvres d’art ne possèdent aucune émotion, qu’elles ne viennent pas du cœur, c’est la goutte de trop. Que faire ? Et si Abby devait tout remettre en question ?

Ainsi, afin de se retrouver, la jeune femme prend la décision de concocter sa « liste de cœur ». Contenant plusieurs objectifs, celle-ci a pour but de l’aider à mûrir et à se révéler aux yeux de tous. Et si apprendre des choses était la clé de son avenir ? Déterminée à accomplir ses missions, Abby va découvrir, au fil de son aventure, que le monde, dans lequel elle vit, est encore plus que ce qu’elle croyait. Parviendra-t-elle à achever ses effectifs ?

UNE CONCLUSION ADORABLE, MAIS PRÉVISIBLE…

Bon, je serai honnête, j’aurai aimé avoir quelques chapitres de plus. Avoir, notamment, plus de détails concernant le futur de notre héroïne. La fin était incomplète et sans surprise, malheureusement.

En ce qui concerne la plume d’écriture de Kasie West, elle est remplie de légèreté et sympathique. Sans prise de tête, ce récit se caractérise aussi par ses personnages attachants. Rafraîchissant, c’est une découverte qui se lit facilement, mais sans plus… Cependant, à travers les mots de l’auteure, on embarque dans le quotidien d’Abby. On apprend à la connaître tout comme ses doutes par rapport à la vie.

Et vous savez l’amour n’est jamais à des années lumières d’ici… Je vous avoue que la complicité de Cooper et Abby est géniale à lire. Amusante et émouvante, leur relation amicale va-t-elle évoluer pour devenir quelque chose de plus fort ?! Telle est la question ! Pour savoir la réponse, il faudra bouquiner cette histoire.

Un dernier mot ?

En somme, « L’amour, la vie et ma liste » est une moelleuse lecture à se mettre sous la dent. Pleine de fraîcheur, Kasie West, par le biais de son style d’écriture, nous ensorcèle et nous plonge au cœur des péripéties d’Abby et Cooper. Laissez-vous enchanter par ce tendre roman qui vous peindra les complications du passage de l’adolescence à l’âge adulte. Malgré le manque d’approfondissement pour certains instants, j’ai aimé me plonger dans ce young adult. Il va sans dire que je vous conseille cette lecture, j’espère qu’elle vous plaira. Pour ma part, je souhaite de nouveau retrouver les écrits de Kasie West.

#Sara

Chronique sur Victoire Divine tome 3 : Coup d’état d’Édith Kabuya

Victoire divine tome 3

Note : 9,5/10

« – Vic, regarde. J’ai trouvé ça pour toi dans mes affaires.

Je lève des yeux intrigués vers ma mère, qui est entrée dans ma chambre avec un sac de plastique. Elle en sort une perruque, qu’elle secoue afin d’en faire revivre les boucles. L’horreur qui me frappe n’a pas de nom.

– Tu vois ? Ça règle ton problème ! annonce maman avec fierté.

Oh mon Dieu. Elle croit sincèrement m’avoir sauvé la vie.

– Une brésilienne, meilleure qualité sur le marché. Bon, elle est vieille un peu, mais si tu l’entretiens bien…

Un sourire figé me crispe la figure alors que je prends la perruque qu’elle me tend.

– Vas-y, mets-la. Attends, non, je vais t’aider.

Nous nous plaçons devant le miroir de ma commode. Maman passe rapidement une main dans les boucles pour les séparer un peu, puis elle accroche la perruque à ma tête en m’expliquant comment la faire tenir en place. Je me contemple dans le miroir en essayant de ne pas trop manifester mon épouvante. J’ai l’air… d’une madame. »

Victoire & sa mère

Résumé : « Pour changer les règles, il faut s’unir et combattre.

Tu proviens de la famille Duplessis, Wolfe ou Cipriani ?

Tu fais partie de la Monarchie, et tu as le privilège de dicter les lois du collège.

Tes parents ont les moyens de payer la totalité de tes frais de scolarité ?

Tu es membre de la Nouvelle Bourgeoisie, et tu peux te tenir avec la Monarchie.

Tu as reçu une bourse pour étudier ici?

Tu es un Enfant de la charité, et tu dois mériter ta place auprès de tes supérieurs.

Tu as été déclaré Intouchable ?

Peu importe à quelle catégorie tu appartiens, on ne peut rien faire pour toi.

***

Victoire-Divine Kembonayawhé (presque quinze ans, toutes ses dents, badass en tout temps) est de retour à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. Comme ses pires ennemies sont suspendues pendant deux semaines, elle décide d’organiser un coup d’État pour remplacer Salomé (alias Satan !) dans le gouvernement scolaire.

Entre les cours d’escrime avec une prof zélée, les messages du mystérieux Camus A. (QUI est-il ?!), sa meilleure amie à qui elle en veut toujours, une pièce de théâtre à préparer et les cauchemars qui hantent ses nuits, Victoire ne sait plus où donner de la tête… Réussira-t-elle à finir son année scolaire sans s’arracher les cheveux ?

(Oups, c’est vrai, elle n’en a plus.) »

 Mon Avis

Avant tout, je remercie Communications Julie Lamoureux et les éditions de mortagne, mes partenaires littéraires, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Hihihi, quelle joie de retrouver la pétillante personnalité de Victoire Divine tout comme son groupe d’amis. Savoir que c’est déjà la fin, je ne vous avoue que cela m’attriste. Je m’étais éventuellement attaché à tout ce petit monde. Mmm… Nonnnnnnnn !!!!

L’INTIMIDATION, C’EST NON !…

Encore une fois, Édith Kabuya parvient avec brio à décrire les conséquences et les séquelles qu’entraînent les menaces. Plus d’une fois, j’avais envie de jeter mon livre par-dessus mon balcon. Ces moments étaient… Comment dire ?! Je les détestais. Aussi, savoir que les adultes ne faisaient rien, alors qu’ils étaient pertinemment au courant de ce qu’il se produisait dans ce pensionnat… Ouffff, je vais m’arrêter là avant de dire des choses que je risque de regretter. Rire.

Dans « Coup d’état », on retrouve Victoire Divine, qui à la suite de la conclusion du second tome, revient au pensionnat avec l’intention de renverser la monarchie. Maintenant que celle-ci est hors d’état de nuire pour deux semaines, le trio infernal, composé de Pilane, Bolduc et Victoire, vont faire tout ce qui est en leur pouvoir pour arriver à leur fin. Cependant, l’année s’annonce riche en émotions, l’adolescente parviendra-t-elle à mettre son plan en exécution avant le retour de la monarchie ?

DES AMITIÉS ÉCORCHÉES…

Je ne vous cacherai pas que la relation qui régnait entre Victoire et Pilane m’a quelque peu ému. Évidemment, lorsque l’on compare à celle du premier tome et à ce livre… Il y a une grande différence. Les épreuves de la vie ont éloigné ces deux amies, mais j’espère de tout cœur que cette complicité retrouvera sa beauté d’antan.

Ensuite, au niveau du style d’écriture de l’auteure, il est toujours aussi fluide et agréable à bouquiner. Lorsque je lisais, j’avais vraiment l’impression d’être présente que ce soit dans l’histoire ou aux côtés de Victoire. C’est fou, n’est-ce pas ?! Dès les premières feuilles, on se laisse facilement porter par le courant. Sans prise de tête, il se lit tout aussi rapidement. Et dire que j’ai failli sauter, comme une hystérique, lorsque j’ai finalement tourné la dernière page. J’étais à un cheveu de le faire, à vrai dire. Rire.

UNE HÉROÎNE TOUJOURS PLEIN D’ÉNERGIE QUE FONCEUSE…

Toujours fidèle à elle-même, Victoire n’hésite pas à prendre les armes afin de défendre les personnes qui ont besoin d’aide. D’autant plus que lors des passages où le tempérament de l’adolescente ne montrait au grand jour… Je ne pouvais pas m’empêcher de rire, jusqu’à en avoir les larmes aux yeux.

Un dernier mot ?

En somme, « Coup d’état » est un troisième tome riche en émotions qui n’a pas cesser de m’épater au fil des pages. Comment ne pas succomber de nouveau à la charmante calligraphie d’Édith Kabuya ? Se lisant naturellement, il est très facile d’embarquer au cœur du récit. Je vous avoue que j’aimerais avoir un quatrième opus. Oh, que ça serait génial ! Je croise les doigts. Pour ma part, je vous recommande cette trilogie, n’hésitez pas à la découvrir dès maintenant. Osez, elle en vaut le coup !

#Sara