Chronique sur Black Butler tome 1 de Yana Toboso

Black Butler tome 1

Note : 9/10 

« – Hé ! Tu vas continuer à t’amuser encore longtemps ? Je ne pense pas que le sol soit si confortable que ça. Jusqu’à quand vas-tu faire semblant de dormir ?  

– Mais… C’est impossible !! 

– … Ah là la… Les revolvers sont de meilleure qualité ces derniers temps. Ce n’était pas du tout comme ça il y a cent ans ! 

– Qu’est-ce que faites ? Tuez-le !! 

– Je vous les rends ! Ahh… Quelle misère ! Mon habit est criblé de trous !  

– C’est parce que tu as voulu t’amuser idiot ! 

– Je n’ai fait que suivre vos instructions à la lettre, Monsieur. Vous m’avez dit de faire le mort. De plus… ces hommes vous ont arrangé d’une façon assez intéressante. Vous êtes disgracieux et superbe à la fois, on dirait une chenille. Cela vous va très bien, vous qui êtes petit et faible de nature ! Je voulais vous contempler quelques instants dans cet état.  

– N’approche pas ! Arrête-toi !! 

– À qui crois-tu t’adresser ?  

– Arrête-toi, je te dis !! 

– Arrête-toi ! Je t’ai dit de t’arrêter !! Si tu t’approches encore, je le tue !! 

– Ah… Que vais-je faire ?  

– Dépêche-toi ! J’ai mal au bras ! 

– Silence ! Ferme-la ! 

– Mais Monsieur… Si je m’approche encore, il vous tuera ! 

– Crapule… Tu veux enfreindre notre pacte ?  

– Tais-toi !! 

– Pas du tout !! Depuis le jour où nous l’avons conclu, je suis votre fidèle serviteur… et je ferai tout ce que vous me demanderez… en échange de votre sacrifice… et de votre plaisir.  

– Allons…  

– Je ne comprends rien à ce que vous dites… bande d’anormaux !!  

– Monsieur… Je vous ai appris à insister, n’est-ce pas ? 

– Sauve-moi ! C’est un ordre ! » 

Ciel, Ferro & Sebastien 

Résumé : « Sebastian est majordome au service de Ciel Phantomhive, héritier d’une grande famille de la noblesse anglaise. En matière d’érudition, d’éducation, d’art culinaire, rien à redire, il est parfait. Mais ne vous fiez pas à sa distinction, si vous vous en prenez à son jeune maître, vous découvrirez sa vraie nature… Ciel aurait-il signé un pacte avec le Diable…?! » 

Mon Avis 

Tout d’abord, il faut que vous sachiez que j’ai emprunté le premier tome de la série « Black Butler » sur un coup de tête à la bibliothèque. Au courant de mon adolescence, j’ai lu une bande dessinée japonaise (Naruto) qui à force de dévorer les tomes m’a donné le goût de découvrir d’autres univers. Toutefois, n’ayant pas vraiment de chance, j’ai arrêté d’en bouquiner. Ainsi, ce n’est que depuis très peu de temps que je me suis ouvert de nouveau au manga… Mmm… Je crois que ça me manquait.  

En vrai, c’est grâce à ma légendaire curiosité que j’ai jeté mon dévolu sur le premier opus de « Black Butler ». Il faut dire que les sombres couleurs, surtout le noir, les détails sur les quatre coins et la couverture m’ont vraiment attiré. Puis, lorsque j’ai vu que l’histoire se déroulait à l’époque victorienne (j’adore cet entre-temps) et qu’il y avait une petite étiquette stipulant que le livre s’adressait pour un public averti… Rire. Je savais que ce dessin animé était fait pour moi. Cependant, ce n’est qu’en le bouquinant et en cherchant des informations sur internet que j’ai trouvé pourquoi tous ces fantastiques petits secrets.  

UN MÉLANGE PARFAIT DE FICTION ET DE RÉALITÉ…  

Afin de rendre cela plus captivant et crédible, Yana Toboso a pris le risque de stimuler notre imagination en concoctant un cocktail où le pragmatisme et les paraboles ne cessent de repousser toutes les limites possibles.  

« Black Butler » est une bande dessinée absolument géniale. Au niveau des graphismes, ceux-ci sont assombrissant tout en étant intriguant. Gothique, il se caractérise par son humour noir qui ne peut que nous faire rire aux éclats. Pour ma part, il y a deux phrases uniques qui me fondre le cœur à chaque fois que l’un des protagonistes les dévoilent à voix haute. J’ai l’impression d’avoir ce récit dans la peau… Au point d’écouter, la chanson d’ouverture de la saison 1 de l’anime EN BOUCLE.  

Dans le premier volume de « Black Butler », on fait la rencontre de Ciel Phantomhive, un jeune garçon de douze ans qui, dû à un tragique événement, se retrouve à la tête de la plus empire de jouets et sucreries. Dernier héritier d’une noble et riche famille anglaise, il a dû apprendre à se faire respecter des autres. Désormais, Ciel est le Comte de la famille Phantomhive et vit dans le manoir familial en compagnie de ses domestiques. Également appelé le chien de la reine… Ce simple surnom arrive à déclencher une vague de terreur chez les personnes qui ne désirent que salir la réputation de l’Angleterre et, donc, de la reine. Néanmoins, le jeune maître ne doit que ces miraculeux exploits à son majordome : Sebastien. Qui diable est cet individu ?  

Pourquoi apparait-il aux côtés de Ciel après seulement deux ans ? Que s’est-il produit entre eux ? Ainsi, quand la situation l’exige, le Comte et son majordome doivent résoudre des enquêtes occultes et des meurtres que seul eux parviennent à défaire. Cependant, derrière ces énigmes, Ciel essaie par tous les moyens de déchiffrer celle qui n’arrête pas de le hanter depuis ce jour funeste… Alors que sa vengeance grandit, Ciel prend peu à peu conscience que l’Angleterre est devenue le terrain de chasse de plusieurs créatures surnaturelles. En ce temps-là, vaut mieux garder ses amis proches et ses ennemis encore plus proche.  

UNE SURPRENANTE BANDE DESSINÉE… 

Au début de l’histoire, Yana Tobosa prend le temps de nous présenter les interlocuteurs principaux qui auront beaucoup d’importance dans cette quête de vengeance. « Black Butler » est un shonen dont le fantastique, la réalité et le genre policier s’entrecroisent l’un par-dessus l’autre. Sans compter que le scénario m’a complètement happé dès les premières pages. 

DES INDIVIDUS AUX MASQUES DE FER…  

Dans ce manga, tous les personnages principaux semblent ordinaires, mais derrière ce masque se dissimule une grande part d’ombre qui ne se montre, aux yeux de tous, que lorsque le manoir et le Comte Phantomhive sont en danger. WAHOUUUU !!! J’ai vraiment adoré cet aspect de leur personnalité. Leur loyauté est infinie et sans égale.  

Sans parler de la relation qu’entretiennent Ciel et Sebastien. Celle-ci est spéciale, car malgré leur différent caractère, ils se complètent mutuellement. En dépit de son jeune âge, l’un essaie de se montrer autoritaire et droit, mais dissimule tout de même une grande vulnérabilité innocente qui le hante. Aussi, trahi par des êtres qui pensait être des alliés de la famille Phantomhive, Ciel a dû subir les conséquences de sa naïveté en subissant des tortures physiques. Meurtri et froid, le Comte ne désire qu’une seule chose : se venger de toutes les personnes qui ont crachées sur le blason familial. Tandis que de l’autre, il y a son majordome qui semble toujours avoir cet air angélique. Il est parfait sous toutes les coutures. Toutefois, il ne faut pas se fier aux apparences… Cruel jusqu’à la moelle, Sebastien n’hésite pas à faire souffrir tous ceux qui veulent s’en prendre à son maître.  

Un dernier mot ?

« Black Butler » est une ensorcelante œuvre littéraire composée d’humour et d’action aussi rigolotes que dévastatrices. En soi, c’est un shonen dont le policier et le fantastique s’assemblent bien. Les graphismes sont bien détaillés et vraiment somptueux à regarder. L’écrivaine nous plonge, grâce à son talent, dans une aventure haut en couleur. Je ne vous cache pas que dans les prochains tomes, les événements se dérouleront lors d’une sanglante période : celle de Jack L’Éventreur, le pire assassin que l’empire anglaise ait connue. Honnêtement, j’ai très hâte de bouquiner la suite, je trépigne d’impatience à l’idée de creuser plus en profondeur. Je vous conseille ce manga, j’espère qu’il vous plaira.

#Sara

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Chronique sur Arbos Anima tome 1 de Kachou Hashimoto

Arbos Anima tome 1

Note : 7,5/10 

– Jeune maître, je te l’ai dit cent fois : « Quand tu pars en collecte, assure-toi de me mettre au courant ! »  

– Oui, je le sais bien ! Je dis toujours : « A plus, la vieille ! » avant de sortir. Mais je suis botaniste collecteur. Moi, Noah Lescott… si je sais qu’une plante m’attend quelque part, je ne peux me retenir ! ” 

Rudyard & Noah 

Résumé : “ XIXe siècle, au Sud-Est de l’Asie. Noah, chasseur de plantes, possède le don rare de se synchroniser avec la mémoire des végétaux. Accompagné de son garde de corps Rudyard, ex-pirate, il sillonne les continents à la recherche de plantes les plus rares… Mais à̀ cette époque, les marchands cupides et les collectionneurs prêts à̀ tout pour ajouter une nouvelle pièce à leur serre affluent de l’Occident et déciment la flore locale… ” 

 Mon Avis 

Tout d’abord, le premier tome de la série “ Arbos Anima ” est un petit livre de 196 pages que j’ai bien aimé. Un manga sympathique à bouquiner pendant un bref moment.  

Au début de l’histoire, je ne savais pas réellement à quoi m’attendre, mais la curiosité a eu raison de moi et je ne vous cache pas que cette bande dessinée japonaise a une bonne mise en scène pour les amateurs de botanique tel que moi. Intéressant, on se laisse happé par son contenu, malgré l’attente… Néanmoins, ce premier opus possède également des imperfections qui sont à modifier.  

Honnêtement, j’ai bien aimé le début de l’histoire, mais j’avais comme la grande impression qu’il manquait plusieurs détails afin qu’il soit parfait, comme par exemple, concernant l’action, celle-ci est un peu longue à se mettre en place. En effet, les rebondissements ne se produisent que vers la moitié du livre.  

Dans le tome initial de “ Arbos Anima ”, on fait la rencontre de Noah, qui a été enfermé dans une serre pendant quinze ans, un jeune chasseur de plantes qui a le pouvoir d’entrer en contact avec toutes les formes de végétaux afin de remonter, par le biais des racines, à la source. Accompagné de son garde du corps, Rudyard un ex-pirate, ils sillonnent l’Asie du Sud-Est pour trouver des plantes précieuses et uniques. Étant un univers assez diversifié, ce n’est pas tout le monde qui a la même gentillesse, envers les plantes, que Noah. En effet, dans ce métier, il existe plusieurs pilleurs qui n’hésite pas à brûler des forêts entières afin de favoriser leur gain personnel. C’est dans cette atmosphère périlleuse que Noah et Rudyard devront réaliser une dangereuse mission : retrouver une fleur de lys extrêmement rare et merveilleusement bien convoiter par certains individus. Durant leur quête, le duo fera la connaissance de Ève, une mystérieuse jeune fille qui semble vouer une grande colère envers tous les chasseurs de plantes. Verra-t-elle que Noah n’est pas comme les autres ? Ou se laissera-t-elle dicter par son désir de vengeance.

L’auteure nous propose une trame divertissante qui nous fait voyager au cœur de l’Asie durant le XIXe siècle. Pourtant, les interlocuteurs manquent de détails, ils sont définitivement à retravailler. Pour la petite historienne en moi, ce manga regorge de plusieurs innovations qui ont marquées l’histoire. C’était vraiment chouette de retrouver ce côté historique du monde. En outre, la couverture de la bande dessinée est vraiment bien travaillée, les couleurs apportent une touche de délicatesse. Sans compter que la page couverture tâte également le thème à l’aide des plantes. On a une petite idée de quoi le roman va discuter.  

DES GRAPHIQUES BIEN FAIT…  

Au niveau des dessins, ceux sont vraiment stylés et simples. En ce qui concerne les personnages, ceux-ci sont fascinants à suivre durant la lecture. Le lien amical qui relie le trio les rend attachants et nous donne aussi l’envie de les découvrir plus en profondeur. 

Sans aucun doute, il y a des instants qui m’ont bien fait rigoler à cause de la réaction de quelques protagonistes. À travers les images, on pouvait facilement voir les émotions sur leur visage… Rire. C’est une des raisons qui font que les mangas me plaisent beaucoup.  

Un dernier mot ?  

Une bande dessinée japonaise agréable à lire. On passe un bon moment en compagnie de ce trio infernal. Également, marrant, il est impossible de ne pas rire avec Noah, Rudyard et Ève. Une couverture réussie et attirante. Le pouvoir du chasseur de plantes apporte une touche d’originalité. Au fil des pages, des secrets se manifestent sans cessent. Une aventure bien ficelée qui me donne le goût de continuer afin de savoir comment la série va se terminer. J’espère que les tomes suivants seront plus étoffés… Pour les fans de manga, je vous recommande le premier tome de “ Arbos Anima ”… En attendant, affaire à suivre !  

#Sara