Chronique sur The Ancient Magus Bride tome 8

The Ancient Magus Bride tome 8

Note : 8,5/10

« C’est malin… il faut que ça arrive justement quand je n’ai plus envie de mourir…

– Je vais t’emmener à l’assemblée des ensorceleuses.

– Vous êtes sûr?

– Ta santé passe avant tout.

– Merci…. je vais pouvoir envisager mon anniversaire de l’année prochaine. »

Chisé & Elias

Résumé : « Un plan ourdi par Cartaphilus, le magicien errant, pousse un dragon à perdre la tête… Alors qu’il s’enfuit dans le ciel de Londres, Chisé s’élance pour le sauver et doit pour cela payer une lourde compensation…

La voilà maudite par trois fois : une fois par sa mère, une fois par sa naissance et une fois par le dragon. Il est temps d’affronter ceux qui jusqu’à maintenant détournaient les yeux, ce qui risque de fortement ébranler le cours de l’histoire. »

Mon Avis

Vous n’avez pas idée à quel point, j’ai été heureuse de me replonger au cœur des aventures de Chisé et Elias. Cela faisait un bon moment que je ne m’étais pas tenu à leurs côtés. Il faut dire qu’après avoir tourné la dernière page, j’étais complètement sous le choc… Au point de ne pas dire un moment pendant près de deux minutes pour finalement réaliser que c’était bien la conclusion du huitième opus. Mais, cela, je vais vous en parler en long et en large au cours de ma critique.

UNE COURSE CONTRE LA MONTRE…

Pour ce concept, je ne désire pas trop m’avancer là-dessus, car vous en dévoilez trop serait comme vous offrir les détails croustillants sur un plateau d’argent. Toutefois, ce que je peux dire, c’est que dans ce livre… Chisé aura plus besoin d’Elias auprès d’elle, maintenant que le temps qu’elle croyait compter a été recalculé.

Dans le huitième tome de « The Ancient Magus Bride », on retrouve Chisé, qui pour donner suite à ce qui s’est passé précédemment, est de nouveau frappé par une malédiction. Et par n’importe laquelle. Non. Une malédiction dragonique. Alors qu’elle pensait vivre auprès d’Elias et des autres individus qu’elle aime pendant encore les trois années qui lui ont été imposées, voilà que celles-ci s’envolent comme un vent printanier qui évapore le grand froid d’hiver. Chisé ne voulant pas inquiéter son entourage, prend la décision de prendre cela avec légèreté, mais le cœur n’y est pas.

Quant à Elias, lui, qui ne voyait pas déjà de bon œil le fait que sa pupille fasse de nombreuses altercations qui pourrait la pousser à le quitter, comment réagira-t-il lorsqu’il comprendra qu’elle ne fera définitivement plus partie de son monde ? C’est ainsi que toutes les créatures magiques décident de mettre leur grain de sel, même si la solution à ce problème semble la plus douteuse, sauront-ils choisir la voie de la raison ?

Cependant, quand le temps est compté, ne serait-il pas plus judicieux d’opter pour le chemin le plus facile, mais également le plus malhonnête ? N’est-ce pas le résultat qui compte ? Et si Elias décidait de s’engager vers le point de non-retour, au risque d’être vu comme un horrible monstre aux yeux de sa protégé ? Chisé parviendra-t-elle à lui pardonner sa décision ? Ou le quittera pour de bon ?

LA FACE CACHÉE DE LA LUNE…

Et que dire de ce sujet. Concernant cela, je penche plutôt pour la personnalité d’Elias. Que dire de plus, mise en part dans ce livre, le sorcier est devenu quelqu’un de sinistre. Comme si du jour au lendemain, il s’était transformé. Néanmoins, il faut dire que tout ce qui apparente à Chisé le positionne sur une corde raide, surtout lorsqu’il est de question de ses propres sentiments envers sa pupille.

Au niveau des graphiques, ceux-ci sont toujours aussi bien fait et détaillés. Il est possible de dire que cet opus est un synonyme de changement, car de multiples modifications ont eu lieu tout au long de ce livre, ce qui a fini par transformer la dynamique de l’histoire, la rendant ainsi plus triste et sombre à la fois. En toute franchise, c’est la première fois que je voyais la jeune héroïne se mettre réellement en colère, et je dois dire que ce n’est pas très beau à voir. Lorsqu’elle est heureuse, on a l’impression d’assister à la croissance d’une merveilleuse fleur, mais quand elle est furieuse…. Disons, vaut mieux ne pas être sur son chemin.

Un dernier mot ?

En somme, le huitième tome de la série « The Ancient Magus Bride » met en avant les tensions que chacun des protagonistes ont entre eux, dont Elias et Chisé. Sans aucun doute, c’est un manga original à découvrir. Alors qu’on est bientôt sur le point de conclure un chapitre, pour en commencer un autre, on voit que ce ne sont plus de petits chapitres, mais une vraie trame de fond qui a été tissée. L’univers de « The Ancient Magus Bride est riche en magie et sorcellerie. Les interlocuteurs ont tous un rôle à jouer dans le contexte. En soi, cette série est un coup de foudre, que ce soit l’animé ou les mangas. Il va de soi que je vous la recommande, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara

Chronique sur The Ancient Magus Bride tome 7 de Koré Yamazaki

The Ancient Magus Bride tome 7

Note : 8,5/10

« Elias… je pense que vous devez ressentir de la jalousie ou quelque chose qui s’en approche… Moi-même, il m’arrive d’être jalouse ou envieuse… je me dis « pourquoi je n’ai pas ça, moi ? » Mais ça ne sert à rien d’en vouloir aux autres pour ce qui nous fait défaut… à part nous rendre encore plus tristes. De toute façon, on ne pourra jamais devenir cet autre qui nous rend jaloux. Il ne faut pas se comparer aux gens mais s’accommoder de ce que l’on est. Vous comprenez ? »

Chisé

Résumé : « Face à Chisé, qui s’est fait sa première amie “normale” et commence à changer, Elias est envahi par un sentiment qu’il ne s’explique pas. Alors qu’ils évoluent tous deux, chacun de leur côté, et que le sorcier a peur de voir s’éloigner sa disciple, Cartaphilus s’en prend cette fois-ci à Lindel en envoyant des braconniers au pays des dragons. Quel est l’objectif du magicien errant condamné à la souffrance éternelle ? »

Mon Avis

Il semblerait que je n’ai pas résisté longtemps, il faut dire que l’histoire et les protagonistes principaux et secondaires me manquaient beaucoup. Cela a été vraiment de me replonger dans la saga « The Ancient Magus Bride ».

DÉCOUVERTE DE L’UNIVERS DES MAGICIENS…

Tout en peaufinant la relation amicale et amoureuse de Chisé et Elias, Koré Yamazaki continue de nous emporter au cœur d’une autre problématique. Une enquête qui concerne les dragons. Pour ce faire, la mangaka nous apporte de nouveaux éléments, ce qui, par conséquent, fait en sorte que cet opus soit riche en informations. De plus, Koré Yamazaki met l’accent sur le Collège, une organisation qui aide à la préservation et à l’expansion de la magie tout en offrant aux élèves un endroit sûr où ils peuvent apprendre et comprendre ce monde qui leur est totalement inconnu, ainsi que Renfred et Alice, deux magiciens qui utilisent leur capacité comme chercheur. Cependant, étant branché sur le canal des humains et en utilisant la science pour manier leur magie et expliquer leur hypothèse, ils sont fortement tendances à utiliser tout et n’importe quoi comme un cobaye (tel que les Slay Vega).

Dans le septième tome de « The Ancient Magus Bride », on retrouve Chisé et le sorcier Elias Ainsworth qui, à la suite de ce qui s’est déroulé à la fin du livre précédant, voient leur relation s’approfondir tout en se compliquant. Pourtant, l’heure n’est pas au sentimentaliste… Cartaphilus est de retour et il est à la recherche de nouveaux matériaux. Pour régler son problème, il a jeté son dévolu sur de jeunes dragons. Parallèlement à cela, Chisé et Elias sont sollicités par les membres du Collège afin de chercher les dragonneaux qui ont été capturés. Après quelques recherches, le groupe se rend compte qu’un des dragons a été mis aux enchères. Ainsi, afin de le sauver, les sorciers et les magiciens n’auront pas d’autre choix que de laisser leur différent de côté s’ils veulent collaborer. Chisé revient dans cet environnement où tout a commencé, soit le lieu de la vente aux enchères, pour acheter le dragon et le ramener chez lui.

Malheureusement, comme à son habitude, la jeune adolescente préfère apporter son aide aux autres humains et aux créatures, plutôt que de faire attention à sa santé fragile. Et si cette fois-ci, c’était le sacrifice de trop ? Pourquoi Cartaphilus a décidé de revenir dans leur quotidien ? Que veut-il ? Quels sont ses plans ? Et pour quelle raison est-il si connecté à Chisé ?

UNE PLUS GRANDE ÉVOLUTION PSYCHOLOGIQUE…

J’ai bien aimé le fait que Chisé prenne plus d’assurance. Qu’elle arrive à mettre son pied à terre lorsqu’elle veut prendre la parole ou quand elle est en désaccord. En effet, auparavant la jeune adolescente était fermée sur elle-même et paraissait sans vie, comme si elle souhaite mourir de tout son cœur… Mais, ça, c’était avant sa rencontre avec l’Enfant de Thorn, soit Elias Ainsworth. Puis, au fur et à mesure qu’elle passait du temps avec lui à voyager et à découvrir de nouvelles choses, Chisé a commencé à s’ouvrir aux autres. À leur donner un coup de main lorsqu’ils avaient besoin d’elle et à les écouter. D’après moi, grâce à leur contact et à celui d’Elias, la Slay Vega s’est métamorphosée. Disons, qu’elle est plus en vie. Cependant, Chisé a toujours cette manie de se mettre en danger et d’agir sans réfléchir, malgré son épanouissement émotionnel.

Ayant encore gardé son côté suicidaire, la jeune adolescente de quinze ans n’hésite pas à se mettre dans des situations périlleuses où son existence est rudement mise en danger… Cette partie d’elle-même est toujours aussi présente, pourtant celle-ci n’est plus gouverné par la solitude, comme elle était antérieurement. Effectivement, la raison est tout simplement parce que Chisé s’est fait de nouveaux amis et qu’elle a fait plusieurs altercations qui l’ont marquée. Néanmoins, si on se place du point de vue de la Slay Vega, ce n’est pas suffisant. C’est comme si elle cherchait, sans relâche, la prise de conscience qui la tiendra en vie pour toujours. Je ne vous cacherai pas que son développement psychologique est fascinant.

En ce qui concerne la mangaka, elle parvient toujours, à travers ses dessins, à me captiver. Les détails sont renversants. Sans parler des expressions du grand sorcier, avec sa tête d’os, cela ne doit pas être du gâteau. Je suis tellement habitué à voir une figure inexpressive que lorsque j’ai vu des démonstrations de langage, j’ai été quelque peu perturbé. Rire.

Un dernier mot ?

En définitive, ce septième tome de la série « The Ancient Magus Bride » est plus axé sur les magiciens et sur cette autre mission qui concerne les dragons. D’après moi, ces informations et la conclusion du manga est un avant-goût du nouvel arc à venir. Des graphiques toujours aussi géniaux. En soi, c’est un bon opus, il est plus axé sur les relations de Chisé, que ce soient les magiciens ou les êtres surnaturels. En dépit des longueurs ici et là, je ne me lasse pas de cette saga japonaise. Je suis toujours aussi fan de Chisé, Elias et tout ce qui compose cet univers fantastique. Maintenant que j’y pense, cela me donne pratiquement envie de revoir, pour la je-ne-sais combien de fois, l’anime. Il va de soi que je vous conseille « The Ancient Magus Bride », j’espère que ça vous plaira.

#Sara

 

Chronique sur Yona, princesse de l’aube tome 1 de Mizuho Kusanagi

Yona, princesse de l'aube tome 1

Note : 8,5/10

« – Je ne pardonnerai jamais à Soo-won. Mais tout ce qui compte pour moi… C’est que vous viviez.

Pour la première fois depuis qu’on gravit cette montagne, vous avez bougé par vous-même pour aller chercher cet objet. Peu importe ce que c’est… L’essentiel… C’est que ça vous rattache à la vie. Même s’il s’agit… d’un sentiment dont vous ne parvenez pas encore à vous défaire. »

Hak

Résumé : « Yona, princesse du royaume de Kôka, a grandi dans l’insouciance, choyé par le roi et protégée par son garde du corps et ami d’enfance, le puissant guerrier, Hak. À l’approche de ses 16 ans, Yona est heureuse : son cousin et amour secret Soo-won, vient lui rendre visite pour célébrer son anniversaire. Mais, ce soir-là, une terrible tragédie survient et sa vie va être bouleversée à jamais ! »

Mon Avis

En toute franchise, c’est avec curiosité que je me suis plongé dans cette saga de mangas. En effet, ayant vu l’anime, un nombre incalculable de fois, j’ai voulu voir comment c’était de l’autre perception. Il faut dire que la page couverture n’est pas innocente non plus, c’est une vraie petite merveille.

Ayant voulu savoir la suite (oui, car il ne contient que vingt-quatre épisodes), je me suis laissé prendre au jeu et pas qu’un peu. Rire. Pour finir, ce n’était pas trop mal pour un début. L’action ne vient pas aussitôt, mais celle-ci se rapproche de plus en plus de l’histoire vers la moitié du livre.

UNE DÉTESTABLE ATTACHIANTE PSYCHOLOGIE…

Avant même de débuter le manga et l’anime, je me suis dit que l’héroïne serait une vraie cruche en manque de caractère. Une jeune adolescente égoïste et capricieuse, mon pire cauchemar. Toutefois, j’ai persévéré, car je sentais que cet univers me plairait. Qu’il me laisserait sans voix. Que je tomberai amoureuse de tout ce qu’il contient.

Au fur et à mesure que le premier opus avance, celui-ci laisse place à une jeune fille bichonné et mise en sureté qui se voit hâtivement plonger au cœur du monde extérieur ainsi que de ses défis physiques et émotionnels. D’après moi, cette épreuve et cette propulsion va permettre à la jeune adolescente de mûrir et d’atteindre son plein potentiel.

Dans le premier tome de « Yona, la princesse de l’aube », on fait la connaissance de cette jeune fille, âgée de quinze ans, aimée et choyée par tous les individus du château, surtout par son père. Entourée de plusieurs serviteurs, de Hak, son ami d’enfance et garde du corps, et de Soo-won, cousin et amour en secret, Yona ne pourrait pas demander mieux. Lors de son seizième anniversaire, des soldats infiltrent le château et le roi, son paternel, est tué devant ses yeux par la main de Soo-won. Contrainte de s’enfuir, au risque de se faire également abattre, elle n’a pas d’autre choix que de partir loin du château du dragon écarlate, le milieu dont elle est passé toute sa vie.

À partir de ce moment, Yona perd tout ses repères. En effet, étant totalement inconsciente de ce qu’il se déroule dans ce monde extérieur dont tout lui est inconnu, la jeune princesse sombre et éteint tout contact avec la réalité. Étant sous le choc, elle avance telle une poupée mécanique. Par chance, un de ses alliés est venu la secourir et n’a pas hésité une seule seconde à s’échapper avec elle. Hak parviendra-t-il à la protéger de tous les dangers ? Après cette nuit, Yona verra-t-elle les terres qu’ils l’entourent comme avant ? Survivra-t-elle à ce cauchemar ?

DE MAGNIFIQUES COUPS DE CRAYON…

Que ce soient les dessins, la couverture… Tout est si bien fait ! Mizuho Kusanagi est parvenu à faire des graphiques impeccables et raffinés. Les détails sont si bien faits que s’en est presque impossible. J’ai été subjugué dès les premières pages. Ils sont si expressifs. D’autant plus que la mangaka place les bases du récit à l’aide de plusieurs flashbacks, permettant ainsi de connaître la personnalité des personnages et l’enfance de Yona, Soo-won et Hak.

Un dernier mot ?

En définitive, le premier opus de « Yona, princesse de l’aube » laisse envisager une aventure prometteuse. Une intrigue fantastique dont la romance est mise en deuxième plan. Sans aucun doute, les personnages sont captivants et intéressants à découvrir au fil des pages, j’ai une belle préférence pour Yona et Hak. Un manga dont la royauté est mise en lumière. Un premier roman contenant certaines longueurs, pourtant nécessaire afin de comprendre les enjeux et les dangers. Riche en émotions, on se prend d’affection pour cette jeune princesse de seize ans. Il va de soi que je vous recommande ce manga, si vous êtes fan du genre fantastique et à la fois d’historique, ce petit bouquin est pour vous. J’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur The Ancient Magus Bride tome 6 de Koré Yamazaki

The Ancient Magus Bride tome 6

Note : 8/10

« Vous vous êtes rencontrés alors que tu étais tout au bout de l’Orient et lui tout au bout de l’Occident. Il n’y a pas de raison que vous ne puissiez pas vous retrouver sur cette petite colline ! »

Ruth

Résumé : « A la croisée des sentiers où cheminent les humains et les êtres surnaturels, Chisé a décidé de suivre sa propre route, à son rythme. Après avoir reçu une lettre, elle se rend à Londres en secret, où elle retrouve Alice, l’apprentie de Renfred. Les voilà toutes deux en train d’arpenter les rues bondées, mais dans quel but ? »

Mon Avis

C’est avec une soif d’envie que j’ai décidé d’entamer le sixième opus de la série « The Ancient Magus Bride ». Une collection de manga qui me tient très à cœur. À mes yeux, ce tome illustre à la fois la douceur et l’innocence. Pourtant, lorsque j’ai tourné la dernière page du bouquin, je suis resté quelque peu perplexe.

Dans ce cas-ci… Disons que c’est le calme avant la tempête. Rire. En effet, l’auteure a pris la décision de mettre l’accent sur les liens qui réunit les humains, donc la puissance des mots ainsi que l’impact que cela occasionne. En soi, les rebondissements sont donc mis de côté afin de privilégier les sentiments et les complicités.

UNE TOUTE NOUVELLE EXPÉRIENCE AMICALE…

Koré Yamazaki a pris l’initiative de placer les deux parallèles autour d’un thème central, soit celui de l’amitié. Étant un concept totalement inconnu pour Chisé, la jeune fille doit apprendre à concevoir cette idée. Évidemment, grâce à ces festivités, elle va faire ses premiers pas dans le monde social des humains. À travers ces véritables relations affectives, Chisé va découvrir la gaieté des moments partagés avec ses nouveaux amis humains.

Quant à Elias, malgré son manque d’expérience en matière de connaissance humaine, il continue à ressentir une panoplie d’émotions aussi différentes, soient-elles. Ne sachant pas comment les gérer et les interpréter, on peut tout de même voir qu’il y a une évolution au niveau de son tempérament. Après avoir éprouvé l’inquiétude, la peur, c’est désormais autour de la jalousie.

Dans le sixième tome de la saga « The Ancient Magus Bride », on retrouve Chisé Hatori qui, après avoir reçu une lettre de l’apprentie du magicien Renfred, décide de s’orienter vers Londres afin de revoir Alice. Voulant toutes les deux trouver un cadeau qui plaira à leur professeur, les deux jeunes filles parcourent les magasins et la grande ville, comme des personnes normales, en quête de leur idée. Lors de cette péripétie, Chisé en apprend plus sur le passé d’Alice tout comme de la manière dont Renfred la sauvée de la rue. Reconnaissante, cette émotion rappelle à la jeune Slay Vega qu’avant d’être perçu par Elias, elle n’avait rien.

Parallèlement à cela, Chisé et son professeur doivent venir en aide à Stella, une petite fille de dix ans, qui a perdu son frère cadet. Le problème ? Personne ne semble se souvenir de lui, à part sa grande sœur. Entraîné dans un jeu par une ancienne créature, qui prend un malin à tourmenter les humains, la jeune disciple devra, à elle seule, relever le défi qui lui est imposé. Au risque de perdre son professeur, Chisé n’aura pas d’autre choix que de faire appel à sa force intérieure pour réussir.

UN ENVOL VERS LES ORIGINES MODERNES DU LOUP…

Une chose est sûre, c’est que j’ai bien aimé ce petit côté fantasy. À travers ces graphiques, Koré Yamazaki nous illustre les origines réelles de cette magnifique créature, qu’est le loup-garou. Sans aucun doute, l’auteure laisse tomber les nombreuses réincarnations de l’animal, qui dépendent de beaucoup de l’interprétation, pour se concentrer sur la vérité.

Le sixième opus démontre les liaisons que Chisé parvient à faire avec les autres, ainsi que sa manière à les protéger de cet univers qui leur est méconnu. Koré Yamazaki réussit à nous plonger dans une atmosphère où la nature peut s’avérer conciliante tout en étant déconcertante. Un monde ancien qui me fait rêver, qui me paraît féerique. Je suis très fan de cette thématique.

Cependant, j’ai trouvé que ce livre manquait une certaine forme de profondeur. Le petit quelque chose, dont les autres opus étaient pourvus, n’étaient pas présent. En revanche, les graphiques sont tout aussi splendides que les romans précédents. Concernant les protagonistes, on s’attache peu à peu à eux… Enfin, je veux dire de plus en plus. Rire.

Un dernier mot ?

En conclusion, ce sixième tome offre une multitude de découvertes sous un paysage enneigé. Concernant les dessins, ceux-ci sont accrocheurs et emplis de détails. À l’aide de cette saga littéraire, les nombreux mythes et légendes prennent vie. La finale laisse place à du suspense et à un peu de mystère. Un opus sympathique. Chisé et Elias sont deux interlocuteurs qui évoluent et apprend à voir le monde selon le regard de l’autre. Il va de soi que je conseille « The Ancient Magus Bride », j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara

Chronique sur La courtisane d’Edo tome 1 de Kanoko Sakurakouji

La courtisane d'Edo tome 1

Note : 8,5/10

« – Akane, c’est ma petite favorite, vous savez ? Patronne, dites-moi… avez-vous déjà décidé de celui qui s’occuperait des frais de sa première parade ?

– Non, pas encore…

– Dans ce cas, je veux bien me charger de tous les frais ! Deux à trois cents taels d’or… de toute façon, je finirai par acheter la liberté de cette fille…

– Eh bien ! Monsieur le jeune maître ! Merci beaucoup !

– A… attends un peu ! Je ne le tolérerai pas ! Mademoiselle Akane est ma fian…

– C’est une prostituée ! C’est une fille qu’on ne peut pas chevaucher gratos, tu comprends ? Si tu as envie de la sortir du quartier des plaisirs, reviens ici avec une boîte de mille taels d’or sous le bras !

– Enfoiré ! »

Sôsuke, la patronne & Seijirô

Résumé : « Dans le quartier des plaisirs de Yoshiwara, à l’époque d’Édo, Akané est une jeune orpheline issue de la noblesse militaire. Suite au mystérieux assassinat de ses parents, elle décide de se jeter dans la gueule du loup en se présentant dans une maison close de grand luxe : l’Akebonorô. Sa rencontre avec Sôsuke, jeune prêteur sur gage et grand séducteur à l’intelligence acérée, va littéralement bousculer son destin. Dans cet environnement où la luxure est reine, cette apprentie courtisane s’apprête-t-elle à goûter au paradis ou à l’enfer ? »

Mon Avis

C’est en cherchant des mangas faisant partie de la catégorie historique que je suis tombé sur cette histoire. Attiré par la page couverture et le résumé, je me suis laissé tenter. Cependant, après avoir tourné la dernière page, je vous avoue que je suis quelque peu perplexe. Mitigé. Resté sur ma faim, je sais que j’en suis qu’au début, alors je veux bien laisser la chance à ce récit de se développer.

UNE MAGNIFIQUE ILLUSTRATION DE L’ÉPOQUE D’ANTAN…

Sous cette couverture se dissimule un paysage parfait tout en étant imparfait. En effet, en entrant dans cette aventure, Kanoko Sakurakouji nous emporte au cœur de l’époque d’Edo, un moment qui peut sembler dangereux et captivant à la fois. En soi, cette ère regorge de faits importants et des informations concernant le mode de fonctionnement de cette société japonaise d’avant. Kanoko nous détaille les maisons closes, des castes et l’initiative des dirigeants supérieurs. Cela reste vraiment agréable à découvrir au fil des pages.

Dans le premier tome de « La courtisane d’Edo », on fait la connaissance d’Akane, une jeune fille de quinze ans, issue de la noblesse militaire, qui a vu ses parents se faire assassiner devant ses yeux. À la suite de cet événement tragique, Akane prend la décision de devenir une courtisane et pour ce faire, elle doit absolument se rendre dans le fameux quartier des plaisirs de Yoshiwara. Pourtant, devenir courtisane n’est pas une chose aisée, surtout à son âge. Ainsi, afin d’y remédier, Akane a pour mission de ramener un somptueux client fortuné. Lors de sa tâche, la jeune fille croisera le chemin de Sôsuke Ômiya, jeune maître ayant pour fonction de prêteur sur gage. Téméraire et malicieux, d’un côté, il se montre glacial envers la jeune courtisane, alors que de l’autre côté, il n’hésite pas à venir en aide à Akane lorsque la situation l’exige. Que cache-t-il ? Pourquoi cette attitude envers elle ? Qu’est-ce qui pousse la jeune fille à faire partie de ce milieu ?

LE JEU DES APPARENCES…

Effectivement, au cours de notre lecture, on apprend que ces jeunes filles que l’on voit n’ont pas le privilège de choisir leur destinée. N’ayant pas de pouvoir sur leur propre existence, elles doivent endurer toutes ces calvaires sans le démontrer aux yeux de tous. Malheureuses, ces jeunes filles cachent une lourde détresse émotionnelle, néanmoins ne pouvant rien faire pour changer leur situation, elles doivent se cacher derrière des faux sourires. Si ce ne n’est pas affreux, je ne sais pas ce que c’est…

« La courtisane d’Edo » est un univers passionnant et foudroyant, on se laisse facilement ensorceler par celui-ci. Comportant plusieurs détails, ce premier tome pose les bases de l’intrigue, ce qui fait que l’action ne se prononce pas dès les premières pages. Quant aux graphiques, ceux-ci sont d’une beauté à couper le souffle. Les coups de crayon de l’auteure sont renversants. On y trouve plusieurs précisions dont le décor, les kimonos… Quoi dire de plus ?!

À l’aide de ceux-ci, on se laisse immerger dans les profondeurs du Japon de l’ère d’Edo. Les rituels, cultures, coutumes… Je suis tombé sous le charme de ce pays traditionnel. Malgré le manque de péripéties, je dois dire que ce manga comporte divers potentiels. Kanoko Sakurakouji a confectionné cette histoire pour qu’au final le destin de tous ces interlocuteurs se mélangent entre eux. Une chouette prouesse !

Un dernier mot ?

En somme, « La courtisane d’Edo » est un manga historique qui nous précis la vie d’une courtisane de l’époque. Mature, ce n’est pas un shojo qui peut être bouquiner par tout le monde, certaines scènes font un peu plus appel au raisonnement. Un début un peu lent dont le développement met l’accent sur la mise en place de la trame, de la découverte des paysages ainsi que celle des protagonistes principaux et secondaires. Si vous êtes des adeptes de mangas historiques, je vous conseille de lire « La courtisane d’Edo », j’espère qu’il vous plaira.

#Sara

Chronique sur The Ancient Magus Bride tome 5 de Koré Yamazaki

The Ancient Magus Bride tome 5

Note : 9/10

« – Le houx et le lierre sont des plantes persistantes, elles égayent la nuit du solstice. Les voisins aiment voir de la verdure en hiver. Grâce à ces décorations, ils ne joueront pas de vilains tours.

– Au Japon aussi, le houx est considéré comme un répulsif à démons. C’est drôle comme les coutumes se recoupent.

– Vraiment ?

– Comme quoi, les cultures ont beau être différentes selon les pays… Les lois de la nature sont universelles.

– Le lierre n’est pas très courant au Japon.

– Vous pensez qu’il pourrait chasser les mauvais esprits, là-bas aussi ?

– Non, sans doute pas.

– Les pouvoirs des plantes et des objets varient en fonction du lieu. Ainsi, le houx est utilisé comme répulsif dans les contrées où il pousse en quantité.

– Mais, dans le désert ou dans la jungle, il en va différemment.

– Oh, je vois…

– Chaque pays, chaque région ont leurs traditions, leurs dieux et leurs esprits… Et les sorciers sont là pour faire le lien entre eux.

– Bon ! Je vais t’enseigner les coutumes de ce pays pluvieux. Et pour ça, on va sortir. »

Chisé & Elias

Résumé : « À force de combattre son lourd passé, Chisé décide d’aller de l’avant en compagnie d’Elias. Ce dernier, de son côté, apprend petit à petit à éprouver de la compassion et s’éveille aux beautés du monde. Un soir, la Leanan Sidhe, visiblement paniquée, vient chercher secours auprès de Chisé… Que pourra-t-elle faire pour l’aider ? »

Mon Avis

Une suite qui ne fait pas de l’ombre à ces prédécesseurs. Ce cinquième tome offre une atmosphère toute aussi magique que lyrique. Plus doux que les autres, c’est un livre de transition qui diverge un peu de l’histoire de base, malgré les soupçons de tristesse que l’on retrouve au fil des pages. Dans tous les cas, il permet de percevoir plus en profondeur certains détails.

À LA QUÊTE DE CES NOUVELLES LÉGENDES MYTHIQUES…

Ainsi, par le biais de ce roman, nous partons à la découverte de plusieurs nouveautés dont les créatures qui peuplent ce monde imaginaire et les folklores celtiques. Ainsi, on peut littéralement dire que ceux-ci ont influencé grandement nos traditions tout comme nos cultures. Je ne vous cacherai pas que j’aime beaucoup découvrir ce genre de chose, car cela me permet d’en connaître un peu plus sur ce qui m’entoure.

Dans le cinquième tome de la série « The Ancient Magus Bride », on retrouve Chisé qui, pour donner suite aux révélations du tome précédant, prend la décision de répondre à l’appel de détresse de la Leanan Sidhe. Voulant à tout prix aider cette créature ainsi que l’homme qu’elle aime, la jeune fille devra concocter de l’onguent de fée. Sachant que cette mixture prend du temps et qu’elle est difficile à faire, Chisé parviendra-t-elle à accomplir sa mission ? Quant à Elias, pourquoi laisse-t-il paraître ses émotions seulement lorsqu’il est avec sa disciple ? Alors qu’avec les autres espèces vivantes, il est antipathique et dépourvu de sentiments…

Cette première partie de l’histoire nous emporte au cœur du royaume des fées où on fait la connaissance du docteure Shannon, un changelin qui a été élevé dans le monde des humains afin de prendre la place du bébé humain. Cette fée est un personnage important dans ce tome, car elle va forcer Chisé à prendre une décision : mourir ou survivre. Parallèlement, on va en apprendre un peu plus sur le passé de Silky et sur le comment elle est arrivée là.

DES GRAPHISMES TOUT AUSSI SPLENDIDES QUE LA CALLIGRAPHIE…

WOW ! Que voulez-vous je vous dise de plus ?! Ils sont toujours très beaux. Au fil des feuilles, on se surprend à les admirer tellement que les détails sont bien faits. Dès que l’on pose nos yeux sur ces images, on ne peut s’empêcher de les regarder. Au niveau du style d’écriture de Koré Yamazaki, il est toujours aussi fluide et agréable que les livres précédant.

Un dernier mot ?

En conclusion, le cinquième opus de « The Ancient Magus Bride » apporte un vent de tranquillité à l’histoire, tout en nous montrant, à travers les yeux des personnages secondaires, cet univers dans lequel ils partagent la vie. « The Ancient Magus Bride » est carrément une authentique saga. Des interlocuteurs secondaires tout aussi importants que les protagonistes principaux. Il me tarde de bouquiner la suite afin de savoir la suite des aventures de Chisé et Elias.

#Sara

Chronique sur The Ancient Magus Bride tome 4 de Koré Yamazaki

The Ancient Magus Bride tome 4

Note : 9/10

« – Tu sais Chisé… Comme je te l’ai déjà dit… J’ai du mal à éprouver de l’empathie. Si je tenais le même discours ça sonnerait forcément faux. On rit quand on est heureux. On pleure quand on est triste… Quand on a peur on s’enfuit ou on attaque… Quand un enfant naît c’est un grand bonheur… Quand une personne meurt, c’est un malheur… Je sais tout ça, en théorie. Mais je ne sais pas ce qu’on est sensé ressentir quand on tient à quelqu’un. Comment on en prend conscience ?

– Eh bien… C’est dur à expliquer. Tout le monde ne ressent pas la même chose dans une situation donnée… Ça dépend des gens.

– Vraiment ?

– Comme on est 7 milliards d’individus, ça fait 7 milliards de réactions différentes. Ça change en fonction du pays d’origine, de la culture, des habitudes…

– Tu pourrais m’apprendre à m’exprimer avec tes mots ? »

Elias & Chisé

Résumé : « Chisé est de retour au pays des dragons, mandée par Lindel, leur gardien. Alors qu’elle se donne du mal pour se tailler une baguette, Lindel se met à raconter un pan d’un lointain passé. Un souvenir d’Elias… Quelle sera la réaction de Chisé face à son récit ? Sa relation particulière avec le non-humain va-t-elle être remise en question ? »

Mon Avis

Ce quatrième opus de la saga « The Ancient Magus Bride » est un livre qui nous dévoile plus de révélations que les romans précédant. En effet, celui-ci est beaucoup plus axé sur le passé et le regard intérieur de Chisé et Elias.

UNE ÉVOLUTION DES SENTIMENTS…

Ce couple… Eux. Vous ne savez pas à quel point, je fonds d’amour pour ces deux-là lorsqu’ils sont ensemble. Ayant plus de moments romantiques dans ce quatrième tome, les émotions et la relation de Chisé et d’Elias semble se renforcer de jour en jour. Je suis vraiment très contente, j’attends ces instants depuis le premier tome. Selon moi, ils sont LITTÉRALEMENT fait l’un pour l’autre.

UNE HÉROINE QUI S’AFFIRME DE PLUS EN PLUS…

Au cours de ce livre, Chisé raconte des brides de son passé qui nous amène à croire que la jeune fille essaie de se libérer de cette emprise qui ne cesse de l’étouffer à chaque respiration. Et si le raconter à Elias était le meilleur moyen qu’elle ait trouvé afin de lui permettre de devenir celle qu’elle désire être ? De faire la paix avec elle-même…

Dans ce quatrième roman de la saga « The Ancient Magus Bride », on retrouve Chisé, qui à la suite de la fin de l’opus précédant, est amené à découvrir des confidences concernant son professeur. À travers cette histoire, la jeune fille commence à prendre conscience de la personnalité d’Elias ainsi que certains actes commis. En parallèle, Chisé va reprendre contact avec Nevin, le dragon ancestral. Celui-ci va aider la Slay Vega à exposer ses craintes et ses blessures psychologiques à voix haute pour qu’ainsi, elle ait le courage d’en parler à Elias. Lors de son processus, Chisé se rend compte de beaucoup de choses… Mais, la parole est plus facile à faire que l’acte.

Et si Elias et sa jeune apprentie s’exprimaient plus par les gestes que les mots ? Auront-ils la même signification ? Alors qu’ils apprennent les relations humaines, Chisé se voit transformer en une personne qui envisage de faire des choix par elle-même, et non dicter par les autres, et qui ne se laisse plus marcher sur les pieds.

DES GRAPHIQUES TOUT AUSSI FÉERIQUES QUE L’UNIVERS…

Les dessins sont vraiment fascinants, on dirait que ceux-ci sont plus détaillés et magiques que dans le premier tome. Les paysages sont tout aussi beaux, j’en raffole.

Au niveau du style d’écriture de Koré Yamazaki, il est agréable à bouquiner et aussi bien ficelé qu’au début de la saga. Encore une fois, par le biais de ce livre, on avance progressivement au cœur de cette aventure tout en découvrant toujours plus sur les personnages et le monde magique. C’est un récit riche en rebondissement et bien construit.

Un dernier mot ?

Finalement, cette œuvre littéraire possède une bonne évolution des interlocuteurs tout comme son intrigue. D’une certaine manière, il est peut-être perçu comme étant un bouquin touchant. La relation de Chisé et Elias devient passionnante et complexe à la fois. Je ne vous cacherai pas que je deviens de plus en plus accro à ce couple de sorcier. J’ai hâte de lire la suite des choses pour savoir comment la situation va évoluer. Je vous conseille « The Ancient Magus Bride », si vous êtes fan du genre fantastique.

#Sara

Chronique sur The Ancient Magus Bride tome 3 de Koré Yamazaki

The Ancient Magus Bride tome 3

Note : 9/10

« […]

– C’est la première fois que je vois cette expression sur ton visage.

– J’ai fait une tête bizarre ?

– Indéchiffrable, plutôt.

– Au fait, tu m’as cherché toute la journée ? Je t’avais pourtant laissé un mot.

– …

– Ben quoi ? Arrête, tu me fais peur, là !

– Et vous pensez qu’après tout ce qu’il s’était passé, une simple note allait me suffire ? Ce n’est pas parce que je gobe tout sans faire d’histoire… Que je ne vais pas m’inquiéter de votre soudaine disparition… Qu’est-ce que vous faites allongé à moitié dans la rivière, d’abord ?

– J’ai perdu l’équilibre.

– L’autre jour, je me suis métamorphosé de façon impulsive, ce qui a modifié mon centre de gravité. Je perds vite l’habitude de conserver cette apparence. J’étais en train d’essayer d’ajuster tout ça. C’était plutôt bien parti, d’ailleurs.

Je ne sais pas où s’arrête la vérité et où commence le mensonge. Jusqu’à maintenant, ça ne m’affectait pas qu’il me raconte des bobards… Alors pourquoi ça me fait peur à ce point ?

– Si tu veux en apprendre plus sur moi… Il va falloir être patiente. Ça fait une éternité que je n’ai plus parlé de moi… Alors ça va me prendre un peu de temps de mettre de l’ordre dans mes idées.

– D’accord… J’attendrai autant qu’il faudra.

– Tu es fâchée ?

– Non, pas du tout.

– Alors, à quoi tu penses ?

– À rien de spécial… »

Elias & Chisé

Résumé : « Les Slay Vega disposent d’un pouvoir immense… Mais en contrepartie, ils portent un funeste destin sur leurs épaules. Chisé se retrouve aux prises avec le magicien à l’origine de la souillure d’Ulthar ! Blessée, elle tombe inconsciente… C’est alors qu’Elias révèle la puissance associée à on ancien surnom, celle du Pilum Murialis ! »

Mon Avis

Je n’ai qu’une chose à dire… L’histoire devient de plus en plus intéressante. Alors, l’univers est caractérisé par plusieurs détails qui le rend très captivant à découvrir. Qui sait, nous aurons peut-être droit à quelques révélations dans le prochain livre ?!

Ce troisième tome est, d’après moi, instructif, car il met souvent en opposition la personnalité du mage diabolique et d’Elias. Et une autre chose également… Cependant, cela sera à vous de le bouquiner. Rire.

LES ORIGINES DE LA MAGIE…

L’auteure, par le biais de ses mots, utilise l’effet de conte pour nous illustrer comment et pourquoi l’ensorcellement est venu dans ce monde où seul les créatures magiques et surnaturelles sont capables de l’utiliser. Un grand arbre. Deux branches : la sorcellerie et la magie. Deux clans opposés qui manient la pratique occulte de deux manières différentes. D’une part, les magiciens qui se fient à la science et aux lois universelles. D’un autre côté, les sorciers qui parviennent à l’aide de leur propre source ou celle des créatures fantastiques de donner vie à leur imagination sous forme de réalités physiques. N’est-ce pas génial ?

DE NOUVELLES COLLABORATIONS…

Ainsi, dans cet opus, Chisé va rencontrer de nouveaux êtres vivants, issus des mythes et légendes, dont Ruth. Entre lui et la jeune Slay Vega, c’est le coup de foudre amical. En effet, une complicité va aussitôt naître à travers leur interaction. D’abord, de l’amitié, puis au fil du temps, une relation de frère et sœur s’installera entre eux.

Dans le troisième tome de « The Ancient Magus Bride », on retrouve Chisé, qui, à la suite de ce qu’il lui est arrivé, est mise en mauvaise posture. Quant à Elias, voir sa pupille dans une situation dangereuse et la voir, devant ses yeux, tombé subitement, a réveillé quelque chose, en lui, qui était endormi depuis très longtemps. Sa véritable apparence et ses capacités magiques seront-elles suffisantes pour défendre Chisé ? Ou au contraire, deviendront-elles un danger pour la Slay Vega ? N’ayant pas d’autre choix que d’arrêter ce mage diabolique, Elias et Chisé devront l’affronter afin de protéger un individu qui pourrait être victime des vilaines intentions de ce magicien. Par chance, une aide supplémentaire leur sera de grand secours…

Parallèlement, lorsque Chisé est amené à retourner au pays des dragons afin de se confectionner sa baguette, la jeune fille ne peut refuser cette occasion. Toutefois, aura-t-elle le courage d’y aller seule ? Et si, lors de son voyage, elle apprenait certaines vérités concernant Elias ? Quand de simples petits détails nous ramènent en arrière, est-il possible d’avancer vers l’avenir ?

DES PAYSAGES ENSORCELANTS TOUT COMME LES GRAPHISMES…

Alors, ça, sans aucun doute. La minutie est très riche en éléments, ce qui fait en sorte que les illustrations sont superbes à regarder. Le pays des dragons reste la plus belle vue que j’ai pu admirer jusqu’à maintenant. En même temps, comment ne pas aimer cet endroit. Si magique. Si joyeux. Si chaleureux. Des dessins très beaux et bien détaillés.

DES SCÈNES TOUT AUSSI COCASSES QU’INTENSES…

Rire. Oui, sans hésiter. Je pense surtout aux moments où l’on voit Chisé et Ruth ensemble. Ayant une complicité fraternelle, ils sont tendances à se chamailler amicalement. Ce qui peut provoquer de drôles situations.

Un dernier mot ?

En somme, le troisième opus de « The Ancient Magus Bride » nous permet d’apercevoir d’autres facettes de Chisé et d’Elias, les deux personnages principaux de l’histoire. Rempli de développement, le récit continu de s’étoffer tout comme le caractère et la relation de nos deux tourtereaux, même si j’aimerais découvrir plus, plus et toujours plus. Rire. Un retour dans le passé d’un certain interlocuteur, qui pourrait nous pousser à les comprendre. Une action toujours aussi présente. C’est une bonne lancée à ne pas louper. Il va de soi que je vous recommande cette saga, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle me plaît jusqu’à présent.

#Sara

Chronique sur The Ancient Magus Bride tome 2 de Koré Yamazaki

The Ancient Magus Bride tome 2

Note : 8,5/10

« – Et sinon le bébé, c’est pour quand ?

– Pardon ?

– Ben quoi, vous êtes ensemble, non ? Tu es encore un peu trop jeune, c’est ça ? Je suis sûr que votre progéniture sera un sorcier exceptionnel ! Les enfants, c’est trop mignon ! Surtout les blonds ! Nous, les fées, on a un faible pour les blondinets…

– Spriggan.

– À l’attaque !

– Hein ? Non, pitié !

– Ne fais pas attention à lui, il ne brille pas par son intelligence.

– Veuillez excuser mon imbécile de mari…

– Ça va aller ?

– Ne t’inquiète pas pour lui, il a la peau dure. »

Obéron, Elias, Chisé & Titania

Résumé : « Alors que Chisé et Elias ont été envoyés en mission pour le compte de l’Église, ils se font brusquement attaquer par un mystérieux magicien et son apprentie. Quel peut bien être leur objectif ? Et quelle est la vraie nature du pouvoir de Chisé, que tout le monde appelle  » Slay Vega  » ? De sa plume élégante, Koré Yamazaki nous offre le tome deux de cette romance improbable entre deux êtres que tout oppose. »

Mon Avis

Après avoir lu et aimé le premier tome, je me devais de continuer la suite afin de savoir ce qu’il se passerait ensuite. Et je dois dire que ça commence à devenir très intéressant.

UN UNIVERS AUSSI MAGIQUE QUE DIVERSIFIÉ…

L’auteure, par le biais de ses mots, parvient à revisiter les différentes légendes et mythes qui existent. Je ne vous cacherai pas que ce détail me fascine, car il me permet d’en découvrir un plus sur ce sujet. Et j’adore cela. Vous l’aurez compris, je suis une fille qui affectionne beaucoup tous ce qui touche au fantastique. Rire. Comment dire… Disons que l’intrigue est plus ficelée et instructive qu’elle était dans le premier tome. 

Dans le deuxième tome de « The ancient magus bride », qui à la suite de ce qu’il s’est déroulé, dans le premier opus, on retrouve Chisé qui doit apprendre à apprivoiser ses capacités surnaturelles. Désormais devenu la pupille d’Elias Ainsworth, le sorcier non-humain, la jeune fille doit maintenant l’accompagner lors des enquêtes données par l’Église. Au fil de ces missions, Chisé va comprendre la véritable signification de ce que c’est une slay vega ainsi que du réel pouvoir qu’elle possède. Toutefois, maintenant qu’elle connaît les vraies intentions d’Elias, Chisé décidera-t-elle de s’éloigner le plus possible de cet être qui ne cesse de dissimuler quelques parties de la vérité ? Ou se laissera-t-elle mener vers de nouveaux horizons aux côtés de son professeur ? Le fera-t-elle par amour ?

Et si cette complicité qu’elle entretenait avec le sorcier la rendait plus forte émotionnellement et magiquement ? D’autant plus que lors de son périple, Chisé va voir son univers s’agrandir de nouveau. En effet, la présence de plusieurs créatures différentes va démontrer à la jeune adolescente en quoi le lien qu’elle entretient avec eux est significatif. Pourtant, l’une d’elles risquent fortement d’être plus importante que les autres.

L’APPARITION DE NOUVELLES CRÉATURES SURNATURELLES…

Je vais le réécrire de nouveau, mais ces forces de la nature sont très primordiales au cours de ces péripéties, car elle nous permet d’en savoir plus sur cet univers qui entourent les deux protagonistes principaux. Certes, elles ont vraiment l’air de cacher des secrets, mais qui sait ?! Peut-être qu’au cours de la série, nous aurons la possibilité de connaître tout ce qui se trimballe derrière les coulisses.

En ce qui concerne la calligraphie de Koré Yamazaki, elle est toujours agréable et élégante à découvrir au fil des pages. La relation de Chisé et d’Elias ne cesse d’évoluer. Je ne sais pas comment elle fait, mais à chaque fois, je m’en sors toujours aussi époustoufler et amoureuse. D’après moi, il est facile de s’attacher à tout ces êtres vivants qui composent ce récit. Si vous voulez mon avis… Ce second tome nous montre que l’amour n’est pas toujours tout rose tout blanc. Qu’il y a des ombres grises et nébuleuses.

DES GRAPHIQUES TOUT AUSSI MINUTIEUX…

Oh ! Ce détail. Je pourrai vous en parler durant des heures et des heures. Encore une fois, les dessins réalisés par l’auteure sont toujours merveilleux. Évidemment, par le biais de ces représentations, la magie est mise en avant tout comme les interlocuteurs. Ce qui m’amène à vous décrire les passages où les personnages font de drôles de visages soit dû à un malaise ou pour une toute autre raison. Il y a UN instant qui m’a bien fait rigoler comme une hystérique. Rire.

Un dernier mot ?

En somme, le deuxième opus de « The ancient magus bride » était, à certains moments, vraiment comique à bouquiner. Je ne pouvais m’arrêter de rire… Au point d’en avoir les larmes aux yeux. Une histoire riche en détails et en émotion. Ce bouquin apporte également une certaine forme de complexité que ce soit au niveau du contexte ou des personnalités. Des fâcheux dénouements qui nous donnent envie d’avoir le fin mot de cette série. Si vous êtes des animateurs et admiratrices du genre fantastique, je vous recommande cette « The ancient magus bride ». Pour ma part, je compte bien lire les autres tomes afin de découvrir la suite de leur aventure.

#Sara

Chronique sur The Ancient Magus Bride tome 1 de Koré Yamazaki

The Ancient Magus Bride tome 1

Note : 8/10

« […]

– On pourrait te comparer à une reine des abeilles.

– Mais encore ?

– Toi et tes semblables possédez un formidable pouvoir d’attraction. Par exemple, tu as toujours été capable de voir les fées et autres créatures surnaturelles, ce qui est un don très rare. D’habitude, les Slay Vega ne se rendent pas compte qu’ils ont des pouvoirs. Même si elles sont invisibles aux yeux de leur reine, les abeilles ouvrières sont attirées par elle. Toutefois, elles peuvent être source de fortune comme de malheur pour ceux qui ne sont pas capables de les voir.

– De malheur ?

– Leurs marques de tendresse et leurs preuves d’affection ne servent pas toujours les intérêts des humains. »

Elias & Chisé

Résumé : « Chisé Hatori a 15 ans. Elle n’a ni famille, ni talent particulier, ni aucun espoir dans la vie. Un jour, elle est vendue à un sorcier, un non-humain dont l’existence remonte à la nuit des temps… Il la prend sous son aile pour faire d’elle sa disciple et lui annonce qu’à terme, elle deviendra son épouse. Alors, les aiguilles qui semblaient à tout jamais figées dans son cœur se mettent à tourner de nouveau, petit à petit… »

Mon Avis

Tout d’abord, vous devez savoir qu’avant de lire les mangas, j’ai débuté par l’anime. Ainsi, c’est en voguant sur internet à la recherche d’une série japonaise que je suis tombé sur l’affiche. Poussé par la curiosité, j’ai décidé de regarder le premier épisode afin de savoir si l’univers me plairait ou non… Puis, ça m’en rendre compte, j’ai fini par regarder les vingt-quatre péripéties de la première saison. Sans le savoir, je me suis attaché à l’univers fantastique, à l’histoire, aux protagonistes, à Chisé et Elias.

Cela étant dit, en cinq jours, j’ai pu la visionner au moins cinq fois. Une reprise par journée. Je pourrai l’admirer jusqu’à mort sans suive. J’ai eu un gros coup de foudre pour cet anime. Sans compter que j’ai également pris connaissance que le contenu visuel était inspiré d’une saga de mangas, alors, je me suis dit pourquoi pas ?! D’autant plus que la seconde saison n’étant prévue que pour l’année 2020-2021, j’ai pris la décision de les bouquiner. Alors, voilà, problème résolu, je n’aurai pas besoin d’attendre aussi longtemps pour savoir la suite. Rire. Mais, il faut dire que la page couverture est superbe aussi. Elle attire l’œil sans hésiter.

UN MONDE SURNATUREL ET TOUT AUSSI MAGIQUE…

Koré Yamazaki a crée et dessinée un univers folklorique et époustouflant où plusieurs créatures y vivent telles que les fées, les dragons et d’autres genres du même type. J’ai été séduite dès les premières pages. Tout comme l’anime, j’ai vite été entraîné dans cette histoire magnifique. C’est dans cet univers fantastique que Chisé va évoluer et découvrir peu à peu que la perception de la vie est plus vaste que ce qu’elle croyait.

L’auteure ne se gêne pas pour ajouter une certaine touche de mystère. Un soupçon qui nous pousse à aller plus loin. Je compte bien évidemment l’explorer plus en détail.

Dans le premier opus de « The Ancient Magus Bride », on fait la rencontre de Chisé, une adolescente de quinze ans (bientôt seize au cours de l’aventure) d’origine japonaise, qui a vécu une enfance traumatisante dès son plus jeune âge. En effet, son père est parti avec son petit frère sans un regard en arrière et sa mère s’est suicidé sous ses yeux. Toutefois, comme si cela n’était pas assez, Chisé possède un puissant don de voyance qui lui permet de voir la mort ainsi qu’une bonne brochette de bêtes épatantes que repoussantes. N’ayant plus le goût de la vie, Chisé prend la décision de faire partie d’une vente aux enchères pour être mise à prix. Cependant, à cause de sa nature de « Slay Vega », elle est très précieuse pour les futurs acheteurs, ce qui explique le montant de départ.

Alors que sa mise ne cesse de monter en flèche, c’est à cet instant qu’Elias Ainsworth, un important et redoutable sorcier, lance un prix impossible à dépasser. Gagnant de la vente aux enchères, il emmène Chisé chez lui, à la campagne, en Angleterre. Au même moment, Elias lui annonce qu’elle sera non seulement son disciple, mais également son épouse.

Évidemment, aux côtés du sorcier, elle va apprendre les secrets et les conséquences que lui concède le titre de « Slay Vega ». Et si lors de cette aventure magique, elle décidait d’apprendre à connaître Elias ? Chisé parviendra-t-elle à faire battre de nouveau le cœur glacial et sans vie du grand sorcier non-humain ? Lui, qui n’a jamais ressenti aucunes émotions humaines durant des siècles (il est immortel), se laissera-t-il tenter par la chaleur, la présence, la compassion, la générosité, le cœur en or et l’amour de Chisé ?

En ce qui concerne la calligraphie de Koré Yamazaki, celle-ci est fluide et addictive. Dès que l’on se plonge dans l’histoire, on se laisse facilement envahir par les décors et les couleurs.

DES INTERLOCUTEURS SACRÉMENT MIS EN SCÈNE…

Lors de ce premier tome, Chisé et Elias apprennent à s’assimiler l’un et l’autre. D’une part, il y a notre « Slay Vega », qui cache un terrible passé qui n’arrête pas de la hanter, ce qui l’empêcher d’avancer… Jusqu’à ce qu’elle se retrouver en face d’Elias. Captivante, on découvre cet univers à travers ses yeux remplis d’émerveillement et de curiosité. Combattive, elle pense toujours aux autres, au détriment de sa propre existence. Quant à Elias, il est rempli de charme et se caractérise par sa bonté sans faille envers sa jeune pupille. Voulant la garder en vie, il ne cesse de la surprotégé dans n’importe quelle situation. Au niveau de leur complicité, elle est adorable et cocasse à la fois. Néanmoins, étant une nouvelle relation, je ne peux m’attarder plus en profondeur sur celle-ci.

DES DESSINS AHURISSANTS…

L’auteure parvient parfaitement à détailler chaque trait physique que ce soit pour les créatures surnaturelles ou les protagonistes. Sans aucun doute, Koré possède des doigts de fée. Comme je l’ai précisé un peu plus haut, les lieux sont très représentatifs et colorés. C’est une dessinatrice hors pair !

Un dernier mot ?

Finalement, « The Ancient Magus Bride » est une prometteuse bande dessinée japonaise qui mérite sa chance. J’ai adoré ce monde fantastique que nous a offert l’auteure. Une multitude de beauté. Pigmenter par de belles colorations, les graphismes sont élégants et attrayants à regarder. Des personnages principaux et secondaires que j’ai hâte de revoir. Il va sans dire que je vous conseille ce premier opus. Pour ma part, je compte bien sûr bouquiner les autres mangas pour savoir la suite de leurs péripéties.

#Sara