Chronique sur Dollars tome 1 : Pennies de Pepper Winters

Dollars tome 1

Note : 10/10

« Dès que j’étais entré dans la maison de ce psychopathe, cette fille m’avait fasciné. Pas parce que je distinguais ses seins et les ombres entre ses cuisses, mais à cause de sa manière de me regarder.

Elle voyait tout.

Dans le monde, il existe deux sortes de gens. Les premiers sont les preneurs. Ceux-là ne remarquent que ceux qui peuvent les aider, et leur proposent leur amitié pour de fausses raisons, car leur ego les empêche d’aller au-delà d’un intérêt superficiel.

Les deuxièmes sont les donneurs. Ceux qui savent qu’on profite d’eux, mais qui ne peuvent pas l’empêcher. Ils donnent et ils donnent jusqu’à ce qu’ils n’aient plus rien. Mais en donnant, ils voient des choses, observent dans l’ombre sans rien dire.

Cette fille était une donneuse. »

Elder Prest

Résumé : « Autrefois, quand j’avais dix-huit ans, j’étais étudiante en psychologie.

Maintenant, je suis la propriété d’un homme.

Volée et vendue, je suis couverte de bleus depuis le jour où mon monde a changé, il y a deux ans.

Je souffre en silence, je brûle de retrouver ma liberté. Mais pas question que je m’effondre.

Je ne peux pas me le permettre.

Et puis, il est arrivé.

Elder Prest, le seul homme qui me regarde et qui me voit. Le seul qui soit plus cruel encore que mon maître.

Il me veut pour des raisons que je ne comprends pas.

Il me prend l’espace d’une nuit, puis il s’en va sans un regard en arrière.

Jusqu’à ce qu’il revienne.

Et que la vie devienne bien plus compliquée. »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement La Boîte de diffusion et les éditions Milady, mes partenaires littéraires, pour ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

N’étant pas habitué à bouquiner la plume d’écriture de l’auteure et les romances noires, j’ai voulu tester ma ténacité et ma détermination à continuer ce genre de livre. Finalement, je ne regrette absolument pas ma décision, je suis même contente d’avoir franchi le cap.

TOMBER DANS LE CÔTÉ OBSCUR DE LA FORCE…

Ainsi, si je devais décrire cette histoire en deux mots, je dirais qu’elle est frénétique et dévastatrice. En effet, à plusieurs reprises, j’ai dû mettre de côté le livre afin de reprendre mon souffle, car certaines scènes me sortaient littéralement des yeux. Au cours de ma lecture, je me demandais souvent pourquoi je m’infligeais, martyrisais mon esprit et mon cœur, avec de tels passages du texte. Bip Bip Biiiiiipppppppppp… En soi, ces petits sons illustrent parfaitement ce que j’ai ressenti lors de ma lecture du premier tome de « Dollars ».

Alors, je me dis que les dark romance ne sont pas pour moi, car celles-ci n’offrent pas toujours une image valorisante de la femme, sans parler des traitements que leur fait subir. C’est une des raisons pourquoi je ne me risque pas… Cependant, cela faisait quelques jours que ce roman traînait autour de moi, là où mon regard ne cessait de se diriger vers lui. Je ne pensais pas en lire de sitôt, mais ça c’était avant que mes yeux ne défilent sur les premières lignes, premières pages, premiers chapitres. « Dollars » est une saga que je compte bien découvrir au fil des tomes.

DES PERSONNAGES REMPLI DE CHARME…

Commençons par Pimlico, c’est une jeune femme qui endure les pires sévices physiques et sexuels durant une durée indéterminée, ce qui a malmené son état psychologique et corporel. Néanmoins, Pimlico garde son tempérament naturel tout en essayant de dissimuler la seule chose qui lui reste. C’est une jeune femme que j’ai aimé découvrir au fil des pages, car malgré le fait qu’elle ait été conditionnée à obéir et à se soumettre, Pimlico n’hésite pas à provoquer son bourreau à l’aide de son caractère foudroyant.

Elder est certes un méchant, mais c’est un salaud dont le cœur pourvu d’émotions et de compassion. Intriguant, c’est un personnage difficile à cerner, car il semble bien cacher son jeu. Au fur et à mesure, on apprend à apprivoiser cet homme, qui, au premier abord, semble être froid et calculateur, pour finalement comprendre ce qu’il l’a poussé à agir de la sorte. Également complexe, ce premier opus ne suffit à pas le déchiffrer totalement.

Dans le premier tome de la saga « Dollars », on fait la connaissance de Pimlico, une jeune femme de vingt ans qui a été fauché, puis vendu à un homme sans aucune hésitation. Après deux ans passés au côté de cette personne qui ne lui inspire que de la peur et du dégout, elle sera (miraculeusement !!!) secouru par un autre individu. Elder Prest. Lui offrira-t-il cette liberté qu’elle désire ou au contraire, sera-t-il celui qui l’enfermera dans une autre cage dorée ? Pourquoi cet homme la désire-t-elle ? Qu’a-t-elle fait pour mériter toute son attention ? Après tout ce qu’elle vécue, peut-elle espérer reprendre une vie normale ? Croire qu’il existe un espoir ? Toutefois, ce que Pimlico désire ardemment savoir, c’est qui est cet homme que l’on nomme Elder Prest ?

DEUX VERSIONS D’UNE HISTOIRE…

À travers la narration en paire, Pepper Winters est parvenu à nous livrer le contenu via un rythme lent. Ainsi, cela m’a permis de m’accorder avec les nombreux détails qui composent la vie de Pimlico. Par le bais de ses pensées les plus secrètes, je suis arrivé à déchiffrer ce qu’elle désire réellement et ce qu’elle est prête à faire pour survivre. Croyez-moi l’esprit de l’héroïne n’est ni blanc ni noir ni rose. Il comporte plusieurs zones de couleur.

Quant à ce que pense Elder, on apprend peu à peu à le connaître à l’aide de quelques bribes de son passé. Il nous laisse entrevoir ce qu’était son enfance, ce qu’il a fait afin de subsister et les actions qu’il a posées pour devenir l’homme qu’il est aujourd’hui. En toute franchise, je m’étais promis de ne pas tomber sous le charme d’Elder, mais je crois que passer sur le beurre. Rire.

UNE TRAME QUI POURRAIT CHOQUER PLUS D’UN…

Cette histoire abrite une lourde ambiance où l’aspect psychologique semble être une pièce maitresse du jeu. Il n’y a que les émotions, les actions et les stimuli du corps humain qui compte réellement. Au fil de notre lecture, on assiste littéralement à la descente en enfer de Pimlico. J’ai absolument tout ressenti ce qu’elle percevait. Je suis entré au cœur de sa captivité jusqu’à toucher les moindres pensées de folie.

Des péripéties peu torrentielles, mais qui n’arrêtait pas de s’enchaîner l’une sur l’autre. En vrai, elles permettaient de poser l’intrigue. Sans compter que plus on avance dans l’histoire et plus le contenu s’amplifiait et ne cessait de nous dévorer de l’intérieur à mesure que la situation change.

En ce qui concerne le style d’écriture de Pepper Winters, il m’a bluffé jusqu’au bout. Cette notation m’a laissé sans mot. Addictif, le premier tome très passionnant tout en étant douloureux. Effectivement, l’écrivaine nous emporte au cœur de l’enfer mutuel de Pimlico et d’Elder. À chaque fois que je lisais, j’avais une envie irréprochable de continuer ma lecture. Vous ne trouvez pas malsain ? Rire.

Un dernier mot ?

En somme, « Dollars » est une dark romance qui mérite bien son titre. C’est un roman dont la notation est assez bien maîtrisée et où la fiction dépasse la réalité. Dès les premières feuilles, on entre au centre de l’univers sadique et corrompu de la jeune femme. Un premier opus axé sur l’aspect psychologique de la situation. D’autant plus qu’entre Elder et Pimlico, un lien mystérieux et indestructible s’est créé entre eux, ce qui n’est pas pour me déplaire. Rire. Il va sans dire que je vous conseille (vivement !) ce bouquin, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte bien découvrir la suite des aventures de nos Bonnie et Clyde.

#Sara

Chronique sur Amnesia écrit par Anaïs Mony

 

Amnesia

Note : 8,5/10

« Le thérapeute s’assoit derrière son bureau, patiente. Une fois que je suis prête à écouter, il me dit.

– Méline, je suis ravi des progrès que nous faisons. Aujourd’hui, j’ai voulu insister sur cette partie de votre vie, celle de votre journal. Je ne sais pas si vous avez sauté des pages ou bien si les séances d’écriture se faisaient plus espacées, plus dangereuses, mais en peu de temps, on peut comprendre qu’Ayan a eu une emprise totale sur vous, sans jamais avoir de limites. Mon avis est que votre corps et votre esprit se sont délibérément détachés de tout cela au point de vouloir se donner la mort. Il vous a manipulée psychologiquement. Vous étiez sa prisonnière durant toutes ces années.
»

Méline & Maxime

Résumé : « Une jeune femme se réveille dans une chambre d’hôpital, totalement désorienté. À force de chercher, elle parvient à se rappeler son nom. Méline est amnésique et a oublié toute sa vie. Perturbée par certains de ses rêves, la jeune femme se questionne et cherche de l’aide auprès de son nouveau psychiatre, le docteur Ynom.

Que découvrira Méline de son passé et jusqu’où la mènera-t-il ? Saura-t-elle survivre face à ses révélations ? Trouvera-t-elle un réel appui avec le thérapeute ? Et surtout arrivera-t-elle à retrouver l’amour ? »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaudement Evidence Editions, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Lorsque j’ai commencé ma lecture de « Amnesia », je ne connaissais pas la calligraphie de l’auteure, elle m’était inconnue. C’est ainsi que j’ai plongé tête baissée dans cette sombre histoire. Et en toute franchise, j’ai bien aimé le bouquiner. Évidemment, si la situation se présente de nouveau, je compte bien découvrir les autres écrits d’Anaïs Mony. De plus, le résumé m’a bluffé autant qu’il m’a intrigué. Celui-ci semble singulier, toutefois au fil de notre lecture, on comprend qu’il a été quelque peu trafiqué afin de dissimuler les aspects importants du récit.

Sans aucun doute, c’est une dark romance comme je les aime. Toutes les personnes qui ont le cœur fragile, abstenez-vous. Mais, si vous voulez tenter votre chance, libre à vous de le faire. Rire.

DES PERSONNAGES PRIMORDIAUX ET TOUT AUSSI MARQUANTS…

Au cours de cette aventure, les protagonistes principaux et secondaire ont tous leur importance. En effet, chacun de ceux-là permettent à l’histoire d’évoluer vers une direction dominante pour finalement se terminer vers la route principale et toute définie. D’autant plus au fil de notre lecture, on apprend à les connaître et on finit par partager les mêmes instants. La plupart sont captivants tandis que d’autres sont… comment dire… ils laissent à désirer, dans le sens où nous avons envie de mettre leur tête à prix. Je ne pense surtout pas à quelqu’un (sarcastique). Rire. Dans tous les cas, je vous laisse découvrir ce détail par vous-même.

Dans « Amnesia », on fait la connaissance de Méline, une jeune femme qui vient tout juste de sortir du coma. Hospitalisé dans le lieu médical, dès son réveil, elle semble désorientée. Ne sachant ni son identité ni du pourquoi et du comment elle est arrivée dans cet environnement, Méline ne force pas son esprit à comprendre, mais peine à rester éveiller. Voulant savoir qui elle est, la jeune femme va partir à la recherche de sa personne afin de discerner les véritables raisons de cette situation. Alors, que ses nombreux médecins ne lui sont pas d’une grande aide, c’est véritablement grâce à l’aide de son nouveau psychiatre, Maxime Ynom, qu’elle va essayer de s’immerger dans ses souvenirs les plus enfouis. Et si cet homme devenait celui qui lui redonnerait le goût à vivre ? Va-t-il devenir sa lumière au bout du tunnel ?

Quand le passé angoissant de Méline, qui n’a pas cessé de guetter patiemment son réveil, revient brusquement dans sa vie, la jeune femme commence à sombrer de nouveau dans sa folie intérieure. Malgré cela, le docteur Maxime Ynom n’hésite pas lui accorder toute sa confiance. Ainsi, par le biais de plusieurs techniques, il va aider sa patiente à vaincre ses appréhensions et à faire face à celui qui n’arrête pas de lui inspirer la peur. Ayan parviendra-t-il à l’entraîner jusqu’en enfer ? Ou Maxime la sauvera-t-elle de ce démon ? Méline réussira-t-elle à affronter son terrible passé ? Peut-elle espérer un avenir avec son ange gardien ?

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, elle est coulante et agréable. Addictif, dès les premières pages, Anaïs Mony nous laisse percevoir l’atmosphère qui plane autour de cette histoire. Sans aucun doute, l’écrivaine n’épargne personne, elle n’hésite pas à les souffrir tout comme nous d’une certaine manière. En soi, les émotions et les sensations fortes sont manifestement de la partie. Une grande et grosse brochette, il faut dire.

UN MONDE GLACIAL ET OMBRAGEUX…

Ça c’est peu dire ! Enfin, oubliez le côté rose bonbon, les paillettes et tout le tralala qui va avec. « Amnesia » ne possède aucune de ces caractéristiques. Et je ne vous cache pas que j’adore cela. À travers ses mots, l’écrivaine nous embarque au cœur des pires noirceurs de la romance.

En outre, ne voyant pas les feuilles défilées, il est facile de se laisser ensorceler par cette intrigue. À travers celle-ci, Anaïs Mony voulait nous illustrer comment l’être humain peut être cruel et tout aussi attentionné à la fois. Quelques fois, il ne suffit que d’une seule chose pour nous transporter dans les abîmes. Néanmoins, c’est tout aussi réciproque lorsqu’un individu attentionné nous apporte son aide simplement en nous tendant la main, disant un mot ou en posant une action.

Un sujet peu abordé dans la société et pourtant, Anaïs Mony a bravi les obstacles pour dénoncer l’enfer que subissent encore les femmes d’aujourd’hui. Touchant !

Un dernier mot ?

En conclusion, « Amnesia » est une œuvre littéraire qui se caractérise par ses rebondissements et son dénouement. Une belle et fluide calligraphie qui nous amène dans une péripétie hasardeuse et pleine d’émoi. Une dark romance remplie d’intensité qui ne peut convenir à tout le monde. Il va de soi que je vous conseille ce roman, j’espère qu’il vous plaira. Pour ma part, je souhaite avoir la chance de lire les autres histoires d’Anaïs Mony.

#Sara

Chronique sur Ténèbres de Sandrine Périgois

Ténèbres

Note : 10/10

« […]

J’ai dû m’assoupir, car le bruit de la porte me fait sursauter.

L’homme entre, toujours armé et vient s’asseoir à côté de moi. Je me blottis sur le matelas à l’opposé de mon ravisseur. Il ne prononce pas un mot, me regarde. Je sens qu’il faut que je rompe le silence :

— Je m’appelle Caroline Strauss, je suis enseignante.

— Je sais.

— Peut-être pourriez-vous me dire comment je dois vous appeler ?

— David.

— David, c’est un joli prénom. Est-ce que je peux savoir ce que je fais ici, David ?

J’ai souvent entendu dire qu’il fallait créer une relation avec le ravisseur en cas de kidnapping. Employer son prénom me semble donc être une bonne stratégie.

— Non, c’est trop tôt. Tu le sauras un jour, le moment venu, et à ta place, je ne serais pas si pressée.

— Est-ce qu’au moins je pourrais avoir mes vêtements ou une couverture. Il fait si froid.

— Tu n’as pas à réclamer quoi que ce soit ! Je t’amènerai ce que je voudrai bien t’amener quand je l’aurai décidé.

— D’accord, c’est vous qui choisissez.

— Bien ! Reste obéissante et tout se passera sans douleurs inutiles.

Il s’approche de moi, passe son couteau sur mes bras comme il l’a déjà fait et ajoute :

— Dans le cas contraire, tu le regretterais amèrement.

Sans se retourner, il rejoint la porte qu’il referme derrière lui.

Mon Dieu, que va-t-il advenir de moi ? J’aurais voulu lui sauter à la gorge, tenter de fuir, hurler ! Mais cela ne servirait à rien si ce n’est à le mettre en colère. « Des douleurs inutiles » a-t-il dit, y a-t-il des souffrances utiles ? Celle de l’enfantement, j’imagine, par exemple, souffrir pour donner la vie reste une douleur magnifique. Pourrai-je connaître un jour le bonheur d’être mère ? Pas si je reste ici en tout cas ! Pas s’il me tue et enterre mon corps dans les bois. À qui vais-je manquer ? Mes amis et mes collègues ? Ils m’auront bien vite oubliée. Rasta ? Le pauvre chien sera mort de faim avant de pouvoir trouver une autre famille. La faim… elle me tiraille le ventre, fait grogner mon estomac, depuis quand n’ai-je pas mangé ? J’ai envie d’un steak ! Étonnant, je suis végétarienne…

Une petite voix s’insinue dans ma tête : une végétarienne captive qui ne pense qu’à avaler de la chair animale ! Bravo, Caro !

Je ris toute seule, voilà que ma conscience me parle maintenant ! Discuter avec soi-même, voilà ce qu’il faudrait que je fasse pour ne pas perdre les pédales. Et faire du sport, des abdos, du gainage, des pompes. Si je trouve l’occasion de m’échapper, il me faudra courir, le plus vite possible, peut-être même me battre. Oui ! C’est ça, je dois éviter de m’engourdir. Je cale alors mes pieds sous le sommier et entame une série de douze abdominaux. Je ne peux en faire plus, le manque de nourriture crée des vertiges. Alors je m’allonge sur mon lit, me recroqueville sur moi-même. Il ne faut pas dérailler, il faut aussi entretenir le corps et l’esprit. Je pense à Jane Austen ! J’ai donné « Raison et Sentiments » à lire à mes élèves pour l’été. La raison, je ne dois pas la perdre, je dois garder les idées claires, je dois rester lucide. Les sentiments négatifs, comme la peur, ne doivent pas gagner, l’angoisse ne doit pas me terrasser. Il faut que je continue à créer un contact avec mon bourreau, il ne doit pas voir ma frayeur, si je lui obéis peut-être me relâchera-t-il.

Tu as vu son visage et tu connais son prénom, pourquoi te laisserait-il en vie ?

— Ta gueule !

Je hurle à ma conscience, je ne veux pas l’entendre, il ne faut pas perdre le peu d’espoir qu’il me reste. »

Caroline & David

 Résumé : « Été 1974

Qui est le ravisseur de Caroline ? Que veut cet homme qui la séquestre et tue à petit feu son humanité ? Comment va-t-elle tenter de survivre dans ce huis-clos, bâti de murs d’angoisse, alors qu’elle perd toute notion de temps et que la folie devient sa seule compagne ?

Une véritable plongée dans les abysses pour cette jeune femme qui est loin de se douter que le passé va la rattraper, pour l’anéantir plus encore.

Dérangeante, étouffante, l’histoire de ces deux âmes va plonger le lecteur dans les Ténèbres. »

 Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement les Éditions Elixyria, mon partenaire littéraire, pour l’envoi du roman ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Sans blague, je me demande vraiment comment la maison d’éditions fait pour dénicher toutes ces belles histoires tout comme les auteur(e)s qui les écrivent. Elle réussit parfaitement son pari. À tous les coups. Enfin, à mes yeux, c’est toujours le cas lorsque j’ouvre un roman publié par mon partenaire littéraire. Rire. Oups, petite parenthèse de ma part, revenons à nos pire cauchemars… heu… à nos moutons.

Alors, c’est en plongeant, sans aucune hésitation, dans l’inconnu que j’ai commencé ma lecture. Je ne vous cache pas que la dernière phrase du résumé m’a quelque peu surprise. Je me suis dit, ça c’est ce qu’on verra suivi d’un rire machiavélique. Rire (Mouhahaha). Mais, ne connaissant pas Sandrine Périgois, je ne savais pas ce qu’elle avait envisagé pour les pensées de l’héroïne et pour les nombreuses péripéties. Mystère. Il était impossible d’anticiper la fin, tout et n’importe quoi pouvait arriver.

UNE ATMOSPHÈRE INQUIÉTANTE ET SOMBRE…

En lisant, j’avais vraiment l’impression que j’allais devenir folle. L’auteure n’hésite pas dès les premières pages à nous entraîner dans les pires abus et atrocités que la Terre ait connues. Sandrine Périgois m’a fait voir les démences de ses protagonistes tout comme leur tempérament. Malgré cela, j’ai pu détecter une certaine forme de dramatisme. « Ténèbres » est une histoire ombrageuse et bouleversante à la fois. Était-ce voulu ? Je ne saurai vous dire… Pourtant, c’est ce qui fait que c’est captivant. Dans tous les cas, sachez que je l’ai dévoré.

Ceux et celles qui ont le cœur sensible, puis-je vous donner un conseil ? Passez votre chemin, car plusieurs moments du livre risquent fortement de vous choquer. Une lecture particulière qui ne plaira pas à tous, malheureusement.

ROMANCE OU DARK ROMANCE ?

Comment vous dire cela ? En toute franchise, « Ténèbres » n’est définitivement pas une histoire mielleuse et pourtant il a des critères pour être vu comme une romance interdite tout comme un thriller ou un suspense. C’est très difficile de le catégoriser. Ceci étant dit, je ne veux pas vraiment entrer dans les cas, au risque de vous spoiler sur certains points importants. Rire.

Dans « Ténèbres », on fait la connaissance de Caroline, une jeune femme dans la trentaine qui fait un métier qu’elle admire beaucoup. Professeur de littérature, la lecture est pour elle une passion qui lui a permis de s’évader et de découvrir de nouveaux horizons. Sans compter qu’elle aime aussi mélanger son travail et son interprétation littéraire. Seule depuis la mort de ses parents, Caroline n’a pratiquement aucuns amis sur qui se fiez ou se confiez lorsqu’elle a besoin d’une oreille attentive. Néanmoins, il ne suffit que d’un événement pour que sa vie soit complètement mise sans dessus dessous.

Ainsi, c’est lors des vacances scolaires que Caroline se réveille dans un endroit dont elle ne connaît absolument pas. C’est alors que des questions fusent, sans arrêt, dans son esprit… Que lui est-il arrivé ? Pourquoi est-elle là ? C’est à travers son point de vue que l’on découvre ce qu’elle a subi tout au long de sa séquestration : menaces, humiliations verbaux, violence physique, viols et j’en passe beaucoup. Caroline nous illustre également son sombre calvaire et combien de temps celui-ci a duré. Qui est cet homme qui l’a kidnappé ? Que veut-il ? Pourquoi l’a-t-il choisi elle et pas une autre ? Qu’a-t-elle de spécial ? Questionnements après questionnements… Cependant, la question qui ne cesse d’hanter Caroline est… Que va-t-il faire d’elle lorsqu’il y aura terminé de jouer avec elle ?

En ce qui concerne le style d’écriture de l’écrivaine, je l’ai trouvé fluide et sublime. À travers les mots de Sandrine Périgois, on se retrouve dans un univers stressant et rempli de suspense. Pas une seule fois j’ai lâché mon roman afin de passer à autre chose. Il fallait ABSOLUMENT que je bouquine jusqu’à la dernière feuille pour avoir le fin mot de cette histoire. Sans équivoque, l’auteure parvient avec brio à maîtriser son sujet.

La trame de « Ténèbres » est portée sur deux interlocuteurs troublés et désemparés par la vie. Et pourtant, malgré toutes les injustices que Caroline subi et les illégalités que David cause à Caroline, on a l’impression que Sandrine essaie tout de même de privilégier le sens de la vie. D’autant plus que j’ai aussi aimé lire « ROUGE COQUELICOT », un petit récit que l’on retrouve dans les dernières pages.

Vous l’aurez compris, je suis tombé sous le charme du contenu tout comme la plume. Bien décrit et imaginer, il est facile de visualiser le tout… Un peu trop même. Rire.

Un dernier mot ?

Finalement, « Ténèbres » est une œuvre littéraire qui m’a immergée et un peu perturbée sur quelques passages. En effet, certaines scènes étaient si poussées à l’extrême que j’ai dû fermer les yeux pour digérer ce que je voyais. Sandrine a une calligraphie souple tout en étant rigide à la fois. De plus, l’histoire se déroule dans les années 70, une petite promenade de santé au cours du temps. Concernant Caroline, j’ai trouvé qu’elle avait une forte personnalité. Je le répète… Ceux et celles qui ont l’âme sensible, ne lisez surtout pas ce roman. Les autres, je ne peux que vous le conseiller. Foncez ! J’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte suivre de près les parutions de Sandrine Périgois, je souhaite de nouveau plonger dans son monde littéraire.

#Sara

Chronique sur Bewitched by the darkness écrit par Micaela Barletta

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Note : 10/10

“ Assis à la terrasse d’un café, je regarde la vie qui s’active autour de moi, il y a plusieurs types de personnes que l’on rencontre au coin d’une rue, les hommes d’affaires, les mères célibataires, les couples amoureux, d’autres qui sont au bord de la rupture.

Mais aussi des comportements qui trompent l’œil. Quand les gens font croire que tout va bien, alors qu’il s’agit en fait de sourires forcés.
Il y a ces autres qui parlent de la pluie ou du beau temps, mais qui cachent en eux une blessure secrète particulièrement profonde.

Je reconnais facilement les failles qui sont dissimulées, Psychologue de profession, mon ressenti se confirme en permanence. Je suis un expert en ce qui concerne mon métier. Je reconnais les attitudes qui en disent long. J’exerce ma profession sans contrainte, je connais tout ou presque sur le comportement humain.

Je fais parti de ces êtres qui ne sont pas ce qu’ils semblent être. Je suis un homme courtois, poli, il m’arrive même d’être particulièrement galant.

Cependant, sous mes airs de beau garçon bien élevé le jour, se cache un tout autre visage a la tombée de la nuit. Un visage bien plus féroce, un être débordant de noirceur, incontrôlable, complètement à l’agonie lorsque mes fantasmes ne sont pas assouvis ! Je suis comme déconnecté de moi-même lorsque le désir me prend. Le bleu de mes iris qui charment plus que de convenance, sont insoutenables à regarder quand je deviens cette autre version de moi-même.

J’aime jouer, manipuler et me livrer sans complexe à ces instants déséquilibrés. Je ne place aucune barrière entre mon imagination et ce que je décide d’infliger. Je me laisse aller à mes pulsions et tel un sadique, j’y prends un plaisir extrême.

L’apparence n’est qu’une façade, apprenez à vous en méfier. ”

                                                      Caleb

Résumé : ‘‘ Âmes sensibles, s’abstenir !

Méfiez-vous des apparences.
Derrière mon charme se cachent de funestes envies.

Derrière mes yeux, ce ne sont pas les fenêtres de mon âme qui s’ouvriront à vous, mais bien les portes de mon enfer.

Pourtant, elle, jeune et fragile, l’a deviné au premier regard… alors pourquoi ne s’enfuit-elle pas ?

Pourquoi ai-je décidé de l’épargner ? ’’

Mon Avis

Avant tout, je voudrais remercier mon partenaire littéraire, les Éditions Elixyria, pour l’envoi. C’est un achat que je ne regrette absolument pas et de plus, j’ai été très gâté en matière de marque page.

Alors, pour en revenir au premier tome, j’avoue que comme première lecture, j’ai quand même bien choisi. N’ayant jamais la plume d’écriture de Micaela Barletta, je ne savais pas à quoi m’attendre, mais j’avais lu et entendu de bons retours concernant ses romans… Puis, je me suis finalement jeté à l’eau et mon choix s’est porté sur les démons psychotiques de Caleb. Ayant aussi étudié la psychologie et la psychiatrie pendant près d’un an au cégep, je connaissais les termes utilisés tout au long de ma lecture.

Bewitched by the darkness est une dark romance vraiment difficile à bouquiner dû à ses horribles scènes de torture et de meurtre, mais n’est-ce pas ce qui fait son charme ? En effet, l’avertissement ‘‘ âmes sensibles, s’abstenir ! ’’ n’a pas été écrit pour rien. Je l’avoue, j’ai le coeur léger et à certains moments, j’ai cru que j’allais tomber dans les pommes, toutefois, j’ai tenu bon et je suis parvenu à terminer ce premier tome.

Dans Bewitched by the darkness, nous faisons la rencontre de Caleb, un psychologue âgé de vingt-six ans. Marié avec Ohanna, son amour de jeunesse, il entretient une vie parfaite avec elle. Néanmoins, en apparence, Caleb se caractérise par son physique lisse et soigné… Malheureusement, derrière cette illusion et ce masque se cache un homme sadique et machiavelique prenant un vilain plaisir à torturer les femmes pour finalement les tuer. Vous ne croyez pas que toute personne possède son propre passé ? Et concernant  Caleb, quand cette sombre partie de lui a-t-elle immergé ? Je ne vous dirai pas les détails, ça sera à vous de le découvrir, mais une chose est sûre, c‘est que depuis ce moment, Caleb se laisse guider par son double maléfique. Et quant est-il de sa femme ? Combien lui reste-t-il avant que le malain plaisir de ce psychopathe s’abbatte sur elle ? Ne retenant plus ses pulsions, il se laisse aller et trouve une certaine forme de réjouissance à maltraiter les femmes.

Travaillant dans un hôpital pour soigner les patients qui viennent le voir pour une consultation, il essaie malgré lui de les aider à sortir des nombreuses boucles de conflits afin qu’ils puissent revivre une vie normale. De plus, il profite aussi de son statut, à l’aide des informations personnelles écrites dans leur dossier, pour repérer ses futures victimes. Pour certaines d’entre elles, il va même jusqu’à les traquer… Wahouuuuuuu, je ne vous cache pas que ça me donne la chair de poule. Ainsi, lorsqu’une de ses collègues lui demande de suivre l’évolution mentale de Nastasia, une jeune femme de dix-huit ans, Caleb accepte pour la rassurer… sans savoir que cette fille pourrait faire en sorte que sa véritable nature se révèle au grand jour pour finalement y rester.

Ressentant un besoin de cacher sa sombre personnalité à cette fille, il va essayer sans jamais y parvenir. Puis, lorsque Nastasia se confit à lui sur les véritables raisons qui l’ont poussé à se faire interner, Caleb commence également à s’ouvrir à elle…. Et au fur et à mesure, une certaine forme de complicité amicale débute entre eux. Tomberont-ils amoureux ? Caleb fera-t-il du mal à Nastasia ? Et si au lieu de la tuer, Caleb prenait la décision de faire d’elle son élève pour qu’elle puisse devenir son allié.

En ce qui concerne le style d’écriture de l’écrivaine, il est fluide et addictive. En lisant les lignes, on peut facilement imaginer les scènes de meurtre et de torture. Le premier opus se lit facilement et les personnages principaux sont accrochants et captivants à connaître. Tout ces détails me donnent l’eau à la bouche ! Et quand n’est-il de Caleb, cet homme m’a fasciné et séduite du début jusqu’à la fin. Sans compter que j’ai vraiment aimé lire la psychologie mentale de Caleb, c’était très intéressant.

Micaela Barletta est une auteure dont j’ai toujours voulu connaître et maintenant que c’est fait, je n’ai qu’une envie… Celle de lire TOUT ses histoires littéraires, car il va de soit que j’ai été ensorcelé par sa calligraphie.

Un dernier mot ?

Finalement, Bewitched by the darkness est un roman noir à bouquiner. Laissez-vous entraîner dans la noirceur du Docteur Caleb Owen. Si vous avez l’estomac et le coeur assez solide, je vous conseille fortement ce roman. J’espère avoir de nouveau la chance de découvrir d’autres récits de Micaela Barletta. Aussi, je compte bien acheter le second opus afin de savoir la conclusion finale de la série.

#Sara

Chronique sur Notes noires de Pam Godwin

Notes Noires

Note : 10/10

« – Elle retombe comme un soufflé sous mon corps.

– Vous avez raison.

– non seulement j’ai raison mais je suis en pétard. Vous avez refusé que je vous aide avec les manuels scolaires, mais vous avez accepté l’argent de ces trous du cul. Vous ne me faisiez pas assez confiance pour vous confier à moi, mais vous aviez suffisamment confiance dans ses gamins pour passer avec eux un accord aventureux.
Elle hoche la tête, une moue d’acquiescement aux lèvres. Mais je suis sûr qu’elle cogite déjà, à la recherche de nouvelles solutions à des problèmes persistants.

J’effleure son menton avec ma bouche.

– Vous êtes miennes, Ivory. Ce qui veut dire que vous problèmes sont les miens. Vos factures, vos soucis, votre sécurité… (Je l’embrasse au coin des lèvres.) Tout ça est à moi.

Elle laisse échapper un profond soupir. »

Émeric & Ivory

Résumé : « Un conte sensuel sur l’éveil amoureux et l’éducation érotique d’une jeune élève par son professeur de piano.

Émeric Marceaux est un fils prodigue et un célèbre pianiste qui enseigne avec ferveur et fermeté à de jeunes élèves triées sur le volet.

Autoritaire, raffiné, secret, directif, insaisissable et impitoyable, il envoûte ses élèves toutes amoureuses de lui.

L’une d’elle, Ivory Westbrook, a intrigué le maître qui l’a choisie pour en faire son oeuvre érotique malgré l’interdit qui pèse sur leur passion.

Souple et solide, réfléchie et naïve, douce et réceptive, Ivoire porte les stigmates des viols et abus qu’elle a subis et dont son maître veut la débarrasser en la poussant toujours plus loin sur les chemins du plaisir. »

Mon Avis

Tout d’abord, je voudrais remercier Québec Loisirs pour l’envoie du service presse ! « Notes Noires » est un roman qui me donnait envie depuis très longtemps, je suis vraiment contente de l’avoir lu.

En ce qui concerne la page couverture et le résumé du livre, je les trouve particulièrement attrayants. Sans compter que les personnages principaux sont tout aussi attachants.

Habituellement, les histoires qui mettent en scène une romance entre un professeur et son élève sont assez identiques, mais pour ce récit… Je suis carrément tombé sous le charme, c’est une perle d’or.

Ivory Westbrook est une jeune fille de dix-sept ans qui se régente tout les jours pour accomplir son plus grand rêve musical. Depuis qu’elle est toute petite, Ivory se passionne pour le piano. Sa principale utopie est d’entrée dans le plus prestigieux conservatoire du pays. Afin d’y parvenir, son père prend la décision de vendre son bar pour payer ses études… Malheureusement, à l’âge de treize ans, un tragique événement survient dans la vie d’Ivory. Arrivée à sa dernière année au lycée, elle y fait la connaissance d’un mystérieux et séduisant professeur. Tout en étant irrésistiblement attiré par lui, la jeune fille essaie de rester sur le droit chemin. Comment y arriver, alors que d’un simple regard, Ivory semble perdre tout ses moyens ? Ira-t-elle jusqu’au bout de cette relation ou laissera-t-elle sa peur l’aveugler ?

Émeric Marceaux est un homme de vingt-sept ans, pianiste à ses heures, qui a été renvoyé de son ancien emploi à cause de son manque de professionnalisme. Grâce à une convention avec la doyenne, il devient le nouveau professeur de piano. Cette fois-ci, il fera tout son possible pour garder ce travail, mais c’était avant qu’il pose ses yeux sur une de ses élèves… Étant un homme dominant, sa patience est rudement mise à l’épreuve. Au premier abord, Émeric semble austère et ignorant, mais au plus profond de lui-même se cache un grand cœur. C’est un être bienfaiteur qui serait prêt à protéger la femme qu’il aime.

À travers les lignes, on perçoit leur complicité, elle est très costaud. À certains moments du roman, j’ai ressenti de la tristesse pour les protagonistes. De plus, chaque personnages semblent ressentir la faiblesse de l’autre, c’était des passages assez touchants, je dois dire.

Finalement, le style d’écriture de l’auteure est très intéressant à lire. Fluide comme une rivière jusqu’à la fin, Pam Godwin m’a rendu accro. Dès les premières pages, on entre directement dans l’intrigue, j’ai également adoré les instants que j’ai passés en compagnie d’Ivory et d’Émeric. Sans oublier que l’écrivaine a absolument bien détaillée son histoire.

Un dernier mot ?

« Notes Noires » est un bouquin que je recommande chaudement, car il caractérise une exceptionnelle mélodie. À mes yeux, c’est un éternel coup de foudre !

#Sara

Voilà le lien du site internet de notre partenaire littéraire : https://goo.gl/FXYvKN

Et celui vers Notes Noires : https://goo.gl/DLk4Wb

Chronique sur Never Forget écrit par Monica Murphy

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Note: 13/10

« Je tends la main et lui caresse la joue. Sa respiration est un peu irrégulière et elle baisse les yeux. Du bout des doigts, je trace le contour délicat de sa mâchoire et j’attrape son menton pour lui faire relever la tête.

Je ne devrais pas faire ça mais il faut que je sache. L’envie de l’embrasser, rien qu’une fois, est trop forte. Ça me dépasse complètement et je cède, en effleurant ses lèvres avec les miennes.

Elle laisse échapper un petit bruit, un minuscule « oh » à peine audible, comme si elle était surprise. Je m’écarte d’elle et on se regarde sans rien dire. Mon cœur bat tellement fort que je me demande si elle peut l’entendre. Je le veux l’embrasser à nouveau. Ce qu’on vient de faire, ce n’était pas rien du tout. A peine un aperçu.

Elle écarte les lèvres et ferme les paupières, comme une invitation pour l’embrasser à nouveau. Alors c’est ce que je fais. Je me rapproche, elle aussi, et nos bouches se rencontrent. Elles se touchent, se séparent, se trouvent à nouveau, baiser après baiser. Nos lèvres sont entrouvertes et nos souffles se mélangent.

Le film n’est plus qu’un lointain souvenir. Je suis en train d’embrasser Katie dans une salle de cinéma, comme un ado, alors que je n’ai jamais fait ça quand j’étais plus jeune. D’abord parce que je ne pouvais pas me permettre d’inviter une fille au cinéma, et ensuite parce qu.on se contentait d’un coin sombre dans une fête quelconque. Ça se passait toujours comme ça : on se pelotait dans un coin, puis j’entraînais la fille dans une chambre et on s’envoyait en l’air.

Mais ça ne voulait jamais rien dire.

Cette soirée ressemble à un rencard de lycéens sorti tout droit d’un film tarte. Je n’ai jamais connu ça quand j’étais au lycée, justement. J’avais vraiment une vie de merde à l’époque. Je naviguais entre les structures d’accueil, je galérais en cours, et je me jetais à corps perdu dans tous les sports possibles et imaginables. Les filles n’étaient pas une priorité, à l’époque, mais elles étaient là et elles étaient parfois un bon moyen de ne plus penser.

Ce que je partage avec Katie est complètement différent. Et, même si je fais que je ne devrais pas faire ce que je suis en train de faire, je sais aussi que je n’arriverai pas à simplement tourner les talons une fois la soirée terminée.

C’est elle qui s’écarte en premier. On reste front contre front, et je lui caresse doucement la joue et les cheveux.

– Je ne suis pas douée pour ça, murmure-t-elle.

– Pas douée pour quoi ?

Je recule pour l’observer et je me rends compte qu’elle a l’air terriblement embarrassée.

– Pour embrasser.

– Sans vouloir te contrarier, je ne suis pas d’accord avec toi.

Je me penche vers elle pour l’embrasser à nouveau et je savoure le petit soupir qu’elle pousse quand nos lèvres se touchent. »

Katherine & Ethan

Résumé: « Mensonges. Trahison. Secrets. Amour. L’entrée fracassante d’une grande voix de la romance contemporaine dans l’univers sombre et bouleversant de la dark romance.

Quand Ethan s’est lancé à la recherche de Katie, la fille qu’il a sauvée des griffes de son kidnappeur, huit ans plus tôt, il voulait simplement s’assurer qu’elle allait bien, qu’elle avait repris le contrôle de sa vie, qu’elle était heureuse, peut-être. Enfin, ça, c’est l’excuse qu’il s’est donnée, car, à la seconde où il a posé les yeux sur elle, il a su qu’il voulait plus. Beaucoup plus. Alors, il a fait tout ce qu’il s’était toujours interdit : il est entré dans sa vie, sous son nouveau nom, sa nouvelle identité. Et, chaque jour qui passe, il s’enfonce un peu plus dans le mensonge.

Mais comment faire autrement, alors qu’il est le fils du monstre qui a changé sa vie à jamais ? »

Mon Avis

« Never forget » est la première dark romance que je lis…. et ça été une vraie RÉUSSITE. Je suis littéralement tomber amoureuse de tout ce qui constituait ce roman. Honnêtement, c’était un livre que j’avais classé dans ma pile à envie. Je suis vraiment heureuse de l’avoir découvert.

Je vous dit tout de suite, ce manuscrit n’est pas pour les cœurs sensibles. Il pourrait vous mettre mal à l’aise.

Cette histoire raconte la vie d’une survivante après son enlèvement ainsi que celle de son héros. L’auteure nous offre des moments divergents de l’œuvre. En effet, le lecteur ou la lectrice assiste à des instants (avant, après et pendant) qui prouve que l’existence des personnages n’ont pas été de tout repos suite à ce terrible événement.

En ce qui concerne les protagonistes, Katherine est une jeune femme de vingt-un ans qui essaie de reconstruire son avenir en conséquence à son kidnapping alors qu’elle avait à peine commencer son adolescence. Malgré ce qui lui est arrivé, elle tente de rester positive. Katie est une femme forte, mais fragile à certaines situations. Elle est une héroïne que j’apprécie énormément. Son point de vue est authentique et je ne peux que compatir avec elle. On ressent la peur qu’elle éprouve à l’idée de refaire confiance à quelqu’un ! Pourtant, lors d’une journée normale, Katherine se fait agresser par des jeunes adolescents qui essaient de voler son sac à main. Se battant bec et ongle, elle ne se laisse pas faire. Lorsque Katie sent qu’elle n’est pas de taille, un homme vient à sa rescousse. Qui est-il ? Une attirance se formera entre eux dès les premiers contacts. Ethan s’enfuira-t-il en courant quand il apprendra la vérité ? Et s’il n’était pas le seul à cacher des secrets ?

Will / Ethan est un homme âgé de vingt-trois ans qui n’a pu une vie à l’eau de rose. Pour fuir son passé, Will change son prénom afin d’oublier la vie misérable qu’il a eu et pour échapper à son père. Je suis raide de cet homme, je ne sais pas comment vous expliquez ce que je ressens quand je lis sa version. Il m’a complètement chamboulée et le plus drôle, c’est que j’ai adorée cela. Je le trouve vraiment courageux d’entreprendre toutes ces démarches. Même si pendant son adolescence, il a passé son temps à jouer avec les filles, son cœur n’a pas pu se résoudre à la laisser tomber. La seule fille dont il est tombé amoureux lui a été arrachée. Après de nombreuses années à penser à elle, Ethan la retrouve enfin. Il se pose une infini de questions en ce qui concerne l’élue de son cœur. Katie reconnaîtra-t-elle son ange gardien ?

Sans compter que la plume de l’auteure est d’une belle fluidité. Je ne me suis aucunement ennuyer avec cette histoire. L’écrivaine nous a écrit une romance qui est ni sombre ni claire. Au contraire, c’est un mélange des deux contrastes. Leur lien a été construit dans la noirceur, mais leur relation se produit dans la chaleur de la sécurité et de l’amour qu’il porte pour chacun. Des intrigues qui ne vous laisseront pas de marbre. Une tornade d’émotions se produit quand nous lisons ce roman, c’est saisissant de voir comment l’auteure réussi à détailler la situation.

Je vous suggère fortement d’avoir le deuxième tome en main, car la fin est TRÈS frustrante.

Pour conclure, « Never forget » a été un coup de foudre pour moi, je vais me laisser tenter par le second opus !

#Sara