Chronique sur Sextos d’Ariane Charland

sextos

Note : 9/10

« Je reste donc dans mon lit à essayer de lire mon roman (le dernier de Stephen King, justement, que j’ai eu pour mes quinze ans, le mois passé). Je n’arrive pas à me concentrer. Laissant mon livre sur mon oreiller, je vais à mon bureau pour allumer mon ordinateur. Je fais ensuite défiler la liste des films disponibles durant plusieurs minutes, sans me décider. Lorsque je tombe sur Scream, je m’arrête aussitôt.

Je l’ai vu il y a quelques années et je n’ai pas tripé. Là, par contre, je ne peux même pas envisager d’écouter autre chose. Au moment où le titre apparaît en grosses lettres blanches à l’écran, je saisis mon téléphone pour le prendre en photo.

Le cœur battant excessivement fort, j’envoie le cliché à Anthony. »

Romane

Résumé : « Anthony Lavoie, le beau skater avec qui je texte en secret (il a une blonde, mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’il la laisse), m’a envoyé une photo de lui… torse nu!

Il est trop parfait ! Je ne peux pas croire qu’il s’intéresse à une fille comme moi. S’attend-il au même genre d’image de ma part (même s’il dit que non) ? Si je ne lui rends pas la pareille, me trouvera-t-il plate? Pas assez game ? J’aimerais tant le faire rêver comme il me fait rêver.

Je n’ai qu’à m’organiser pour qu’on ne me reconnaisse pas. Après tout, il va la garder pour lui, j’ai confiance! Même s’il s’arrange toujours pour éviter mon regard, à l’école…

Transférer des photos osées d’un ou une mineure est criminel : il s’agit de distribution de pornographie juvénile, ce qui est passible d’une condamnation. Qui plus est, les gens touchés sont souvent victimes d’intimidation, de moqueries et de harcèlement. Ces images sont privées, et seule la personne photographiée peut en disposer à sa guise. »

 Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement les Éditions de Mortagne et Communications Julie Lamoureux, mes partenaires littéraires, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

UNE AUTEURE QUI ME LAISSE SANS MOT…

Il faut que vous sachiez que ce n’est pas le premier roman tabou écrit par Ariane Charland que je bouquine. J’ai même lu tout ces livres de cette collection. Et À CHAQUE FOIS j’en ressort plus que touché. Que ce soit par ses mots. Le degré d’émotions. Ou l’addiction de ses textes. Ouf, encore une fois, Ariane Charland est parvenue à me démontrer la réalité de la situation en question et à me faire ressentir les sensations du personnage principal.

Dans « Sextos », on fait la connaissance de Romane, une jeune femme qui rêve en secret d’Anthony, le beau et séduisant skater. En effet, étant en contact virtuellement avec lui, il ne cesse d’hanter les pensées de la lycéenne. À première vue, tout semble parfait, n’est-ce pas ?! Et pourtant, derrière cette illusion se dissimule une hydre, un monstre à plusieurs têtes. Hypnotisé par cet amour qu’elle ressent pour Anthony, Romane va aller jusqu’à commettre l’irréparable sans se poser de question. Alors qu’elle pensait lui faire confiance, voilà que tout ses fantasmes se bousculent pour se métamorphoser en des cauchemars sans fin. Romane parviendra-t-elle à trouver la personne qui se cache en arrière du surnom de Ghostface ? Et si derrière cette horrible mésaventure, elle apprenait ce que s’est d’aimer quelqu’un pour de vrai ?

UNE NARRATION À DEUX VOIX…

« Sextos » est une histoire qui contient deux points de vue. Deux perceptions différentes. Deux visions de la situation. J’ai aimé le fait que l’écrivaine transcrit les divers côtés de la médaille, soit le prédateur et la victime. À travers cela, on découvre, d’une part, ce que c’est qu’un individu qui commet un crime, et d’autre part, l’être humain qui se fait durement avoir par ce piège. C’est ce que l’auteure a voulu intégrer, soit qu’il ne suffit que d’une photo ou un clic pour absolument tout gâcher. Pourtant, je ne vous dirai pas ce qui se cache derrière Ghostface (tiré de la série de film Scream), cela sera à vous de le voir.

À propos du style d’écriture d’Ariane Charland, il est fluide tels les flots d’une rivière. Se lisant facilement, on ne peut qu’apprécier cette lecture. Ainsi, par le biais de ses lignes, Ariane Charland nous envoi plus qu’un message. Carrément une leçon de vie. Chacune de ses romans est un baume à mon petit cœur meurtri et « Sextos » ne fait pas exception, il est comme les autres.

En toute franchise, je lève mon chapeau à Ariane Charland pour avoir oser aborder de la distribution de pornographie juvénile, il faut dire que c’est une thématique plus que complexe et difficile à bouquiner. Néanmoins, elle y retranscrit sa vision des choses avec sensibilité et réalisme.

Un dernier mot ?

En somme, « Sextos » est une œuvre littéraire qui a sa place dans la collection tabou, une saga de livres que j’adore plus que tout. Malgré le fait que « Psychose » reste mon coup de foudre (parmi les récits que l’écrivaine a écrits), j’ai tout de même apprécié mon séjour au sein des idées et du quotidien de Romane. Une plume d’écriture dont j’affectionne chaque appellation. Un sujet prenant, mais sombre. Il va de soi que je vous conseille « Sextos », j’espère que cette lecture vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara

Chronique sur Transidentité de Stéphanie Perron

Transidentité

Note : 10/10

« Je pensais sincèrement pouvoir vivre une belle vie en tant qu’homme. »

 Mickaël

Résumé : « Quelle identité de genre vous définit ? 

Cette stupide question ! Celle qui me trotte dans la tête depuis que je l’ai lue dans un formulaire. Je dois me rendre à l’évidence, j’y pense constamment. Elle m’a fait comprendre pourquoi je me suis toujours senti différent. J’ai eu beau les enterrer sous une épaisse couche de déni et d’évitement, mes questionnements ne sont pas disparus. 

À sa première journée au cégep, Mickaël revoit Chihiro, une connaissance avec qui il se lie rapidement d’amitié. Quand il l’accompagne à une soirée de l’association LGBTQ+ qu’elle fréquente, sa vie bascule. Car derrière la façade parfaite qu’il s’est créée se cache une haine de lui-même et de son corps. Chaque fois qu’il regarde son reflet dans le miroir, il ressent un mal-être plus grand. Un mal-être qui le détruit à petit feu.

Un mal-être qu’il ne peut plus garder pour lui.

M ou F ? À la naissance d’un enfant, l’un des deux genres doit être déclaré. Mais il arrive que la nature fasse les choses autrement. Avec la transidentité surgissent la peur d’être rejeté, la honte et la culpabilité, des sentiments qui peuvent mener à l’isolement, à la dépression et même au suicide. Mais, si la personne décide de faire une transition, un long processus s’enclenche. Un processus qui favorise l’acceptation de soi. »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaudement les Éditions de Mortagne et Communications Julie Lamoureux, mes deux partenaires littéraires, pour l’envoi du service presse ainsi que leur confiance en moi.

Étant déjà familière avec la calligraphie de l’auteure, j’ai voulu retenter ma chance. J’étais curieuse de savoir comment elle aborderait le sujet de la transidentité d’un point de vue masculin. En dépit du fait que j’avais adoré « Corde raide », je n’avais aucunement planifié ressentir ce flux de sentiments. Ma seule envie était de prendre Mickaël/Marika dans mes bras. En toute franchise, après avoir tourné la dernière page, j’étais sans voix. Sans mots. Cependant, la première chose à laquelle j’ai pensé lorsque je suis revenu à moi, c’est que j’aimerais beaucoup avoir un second tome. Une suite, qui nous illustrerait ce qui s’est déroulé après avoir accepter sa véritable vie en tant que femme.

VUE SUR UN LONG PARCOURS…

Honnêtement, je ne suis pas très calée sur cette thématique. Toutefois, je sais une chose, le cheminement que la personne doit entreprendre est difficile et complexe. Le changement de nom, la prise d’hormones, l’acceptation de soi. Sans compter le jugement des autres, la transition des adjectifs au féminin… Et encore, j’en passe. Dans tout les cas, Stéphanie Perron parvient avec brio à nous démontrer ce fait et à nous faire éprouver les sentiments du protagoniste principal.

Dans « Transidentité », on fait la connaissance de Mickaël, un étudiant au cégep dans le programme de Sciences natures. Depuis presque toujours, il fait tout ce qu’il peut pour ne pas se faire remarquer par les autres. Alors, pour ce faire, il met ses efforts à entrer dans le moule qu’est la société. Et cela tout simplement parce qu’il veut s’intégrer et être accepter par les autres, malgré son propre bonheur personnel. Questions, après questions. Doutes après doutes. Mickaël comprend que son mal-être concerne une partie en lui qui a toujours su se taire, mais qui, à présent à profondément besoin de s’exprimer extérieurement au risque de se faire dévorer par cette sombre noirceur qui se trouve à l’intérieur.

À cette prise de conscience, Mickaël prend la décision de faire passer sa propre sérénité avant les autres. Il a décidé de se choisir. De s’affirmer comme la personne qu’il a réellement voulu être, soit une femme. De laisser Marika se métamorphoser et prendre son envol telle un papillon qui prend son élan après être sortie de son cocon.

UN FLOT D’ÉMOTIONS DIFFICILE À BOUQUINER…

Je ne vous cacherai pas que lire les pensées de Marika était assez dévastatrices. Son âme est si à vif, qu’elle se déteste et se dégoute. Ainsi, lorsque j’ai vu cela, la partie fleur bleue en moi n’a pas pu s’empêcher de ressentir de la compassion pour elle. Le contenu semble si personnel, si intime. C’est peut-être pour cette raison que cette œuvre littéraire influe des émotions plus que bouleversantes.

Au niveau de la plume d’écriture de Stéphanie Perron, elle était addictive et ensorcelante. À travers ses mots, ses phrases, l’écrivaine parvient à nous inculquer cette souffrance avec justesse. Et d’après moi, c’est ce qui fait que s’en devient très percutant. Il est difficile de ne pas souffrir aux côtés de Marika, c’est même impossible.

Un dernier mot ?

En conclusion, je peux affirmer que « Transidentité » est un coup de foudre littéraire. Stéphanie évoque d’une manière à la fois douce et naturelle de la transition homme à femme. Pour les sensations mentales, je décrirai cela comme des montagnes de russe. De longues… C’est éprouvant intérieurement. En soi, cette héroïne va ÉNORMÉMENT me manquer, elle avait quelque chose qui la rendait authentique. Comme un rayon de soleil, Marika est rayonnante et empli d’enthousiasme. Il va de soi que je vous conseille « Transidentité », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je ne souhaite qu’une chose, soit la retrouver. Alors, sur ces derniers mots : À quand la suite ?  

#Sara

Chronique sur Projet C de Nadine Poirier

Projet C

Note : 8/10

« Je n’ai pas de petit ami et je n’en veux pas.

Et vlan ! C’est dit avec fermeté, regret, manque de tact inclus. Victor me sourit, à peine surpris, et ajoute :

– Pareil pour moi. Je ne veux pas de petite amie. Drôle de coïncidence, hein ?

Champignon nucléaire dans ma tête ! Quel gaspillage ! Pire que les sacs de plastique, pire que les poubelles remplies du McDo ! J’ai cru qu’il me draguait. Quelle idiote !

Et sa raison, à lui ?

– Tu n’aimes pas les filles ? dis-je, apeurée par les possibilités infinies de réponses qui pourraient sortir de sa bouche.

Mais qu’est-ce qui m’a pris de poser cette question ? Il rit de bon cœur.

– Bien sûr que je les aime ! C’est juste que, depuis des années, avec mes parents, nous changeons continuellement de pays. Ils couvrent les événements journalistiques un peu partout sur la planète. C’est cool ! Mais ce n’est pas l’idéal pour avoir une copine. »

Maeva & Victor

Résumé : « Quand j’étais petite, mon père me répétait sans cesse à quel point j’étais laide. Avec mes cheveux crépus et mon teint de mulâtre, je détonnais à côté de mes soeurs, blondes, à la peau de porcelaine. En vieillissant, je rêvais de ressembler aux mannequins dans les magazines, aux vedettes de la télé. Mais j’ai fini par comprendre que je ne serais jamais comme elles. Jamais jolie. Juste ordinaire. Maintenant, je cache mon manque de courbes sous des vêtements trop grands. Et je m’isole, tentant de devenir invisible aux yeux des autres.

Mais voilà, récemment, j’ai trouvé la solution à mes problèmes. À mon manque de confiance. Tout ce qu’il me faut, ce sont des seins plus gros. Je me sentirais tellement bien ! Je pourrais porter des décolletés comme les autres filles, et enfin espérer connaître l’amour… Ma mère et ma meilleure amie me parlent des complications de l’opération. Mais je me fiche de ce qu’elles racontent. Aucun risque n’est assez grand pour me dissuader d’aller jusqu’au bout de mon projet C.

Beaucoup de jeunes femmes pensent recourir à l’augmentation mammaire, convaincues que, pour être belles, elles doivent correspondre aux modèles fabriqués par l’industrie de la mode. La chirurgie comporte toutefois des risques qui ne sont pas toujours considérés avec sérieux par les patientes. Bien se renseigner est primordial avant de songer à cette solution dont certains effets peuvent être irréversibles. »

Mon Avis

Pour commencer, il faut que vous « Projet C » faisait partie des romans de la collection tabou dont je voulais impérativement bouquiner.

DEUX THÉMATIQUES RÉALISTES ET INTÉRESSANTES…

À travers ses mots, l’auteure nous emporte dans cette histoire où la chirurgie esthétique et l’acceptation de soi sont le cœur de ce contexte. Même si je ne suis jamais allé dans un cabinet de chirurgie, j’ai été tout de même plus outré de voir comment le personnage principal était traité… Comme si elle n’était qu’un chiffre sur le tableau de bord. Un morceau de viande. Un trophée de plus sur leur étagère. Étant une situation qui peut s’avérer vraie, je me suis rendu compte que l’écrivaine m’a permis d’avoir une nouvelle perception sur plusieurs choses concernant la chirurgie.

Dans « Projet C », on fait la connaissance de Maeva, une fille plus que normale. Enfin, presque. Elle est entourée d’une mère aimante, de sa meilleure amie attentionnée, de deux demi-sœurs parfaites dans tout les sens du terme… Ne possédant pas de père, celui-ci qu’elle avait n’hésitait pas à la rabaisser dès son plus jeune âge. Tout cela parce qu’elle était biologiquement différente de lui. Tout simplement parce qu’elle était née métisse. Et comme si n’était pas assez, Maeva est également complexée.

Que faire lorsque notre soi-disant poitrine est inexistante ou du moins trop petite depuis presque toujours ? Que notre beauté n’est pas assez belle pour le reste du monde entier ? Ce sont des problèmes intérieurs que Maeva confronte depuis son plus jeune âge. Tout a commencé avec son père qu’il la trouvait hideuse et qu’il ne s’empêchait pas de lui faire savoir et ressentir.

C’est dans ce moment émotionnel qu’elle rencontre Victor, un étudiant dont la photographie est sa plus grande passion. Ayant des parents journalistes qui voyagent à travers le monde pour enquêter et aider des populations, Victor ne peut se permettre de se poser et de s’attacher à quelqu’un… Mais, cela c’étant avant qu’il pose ses yeux sur Maeva. Quant à elle, comme une tornade, il parvient à bouleverser tout ce qu’elle pensait d’elle. Elle va même espérer qu’il la trouve belle et qu’il puisse l’aimer. Victor parviendra-t-il à la faire changer d’avis ? Et Maeva, saura-t-elle s’accepter telle qu’elle ?

UNE RECHERCHE PLUS QUE VÉRITABLE…

Avec toutes ces détails, Nadine Poirier parvient à nous montrer les risques et les problèmes que peuvent causer des implantations mammaires. Sans compter qu’elle nous illustre les avantages et les désavantages de choisir cette chirurgie esthétique. Comme quoi, nous ne sommes jamais à l’abri, quelque soit nos choix et nos actions. Je ne vous cacherai pas que j’ai aimé découvrir toutes ces informations, cela nous teste de façon à savoir si on est réellement décidé à subir une chirurgie.

En ce qui concerne la plume d’écriture de Nadine Poirier, elle est coulante et agréable. Au fil des pages, on suit le parcours de Maeva, tout comme de son dilemme intérieur et de ces émotions dont elle ne cesse de ressentir. Au niveau des protagonistes secondaires, certains m’ont plus que touché, j’ai adoré le fait qu’ils soient tous présents pour épauler Maeva, quelque soit la décision qu’elle choisira… Ils seront tout simplement là. Alors que pour d’autres, je n’avais qu’une envie, c’est-à-dire de les envoyer à la décharge. Je n’arrivais pas à croire leur attitude, disons que j’étais sans voix (pas dans le bon sens).

Un dernier mot ?

En conclusion, « Projet C » est une œuvre littéraire qui m’a permise d’avoir une vision à la fois plus méfiante et sincère d’une opération comme celle-ci. Une calligraphie que je suis contente de relire. Nadine Poirier essaie d’une certaine manière de nous inculquer une morale, soit d’accepter nos imperfections aussi différentes soient-elles. Une histoire émouvante qui nous pousse à réfléchir à deux fois avant d’envisager une possibilité pareille. Il va de soi que je vous conseille, j’espère « Projet C » vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara

Chronique sur Idées noires de Fannie Therrien

Idées noires

Note : 8/10

« J‘ai l’impression de flotter, soulevée par les murs de ma chambre qui font la vague autour de moi. C’est fucké, mais relaxant. D’ailleurs, c’est un peu ce que je fais, ces derniers temps, je dérive… »

Olivia

Résumé : « J’ai tout pour être heureuse et, pourtant, j’ai perdu l’envie de sourire. Depuis que mes parents m’ont annoncé qu’on déménagerait l’été prochain, mon quotidien s’est assombri. Un immense vide s’est installé en moi, insidieusement.

Jouer de la guitare, aller au cinéma avec ma meilleure amie, lire un bon roman, faire le party… je n’ai plus le goût de rien. Moi qui avais tant de facilité en classe, voilà que l’échec me pend au bout du nez.

Devenir vétérinaire ?… Ce n’est plus qu’un rêve lointain.

Me projeter dans l’avenir ?… Quel avenir ?!?

Je me sens si fatiguée…

La dépression est une maladie neurologique qui affecte le cerveau et qui touche un adolescent sur cinq. Ce mal invisible s’accompagne d’une douleur profonde, de troubles du sommeil, d’une perte d’appétit et d’un sentiment de tristesse inexpliqué. Personne n’est à l’abri de ce trouble qui peut frapper n’importe quand et qui perturbe les rapports familiaux et amicaux, sans oublier la vie à l’école et au travail. »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaudement Communications Julie Lamoureux et les Éditions de mortagne, mes partenaires littéraires, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance.

« Idées noires » est une histoire qui m’a littéralement mise une claque en pleine figure. Après avoir tourné la dernière page, je suis simplement resté sans voix. Sans mot. D’après moi, ce roman touche particulièrement un lectorat, il permet aux adolescent(e)s de se reconnaître à travers le personnage d’Olivia. Fannie Therrien est une auteure que j’ai déjà eu l’occasion de découvrir la plume, soit dans « #SansTabou », et je dois vous dire que « Idées noires » m’a quelque peu retourné l’esprit. C’est si proche de la réalité… J’ai adoré bouquiner ce livre.

LA DÉPRESSION, UNE THÉMATIQUE PRÉSENTE ET COMPLEXE…

Ainsi, par le biais de ses mots, l’écrivaine aborde d’une maladie mentale où la descente en enfer et le combat entre les pensées sont bien là. N’ayant jamais connu la dépression, je ne saurai vous dire les sentiments que l’on ressent lorsque nous faisons face à celle-ci. Je sais que c’est un état qui ravage tout sur son passage, y compris l’intérieur du corps… Fannie Therrien nous illustre en quoi la dépression est quelque chose de sérieux. À prendre en considération. Qu’il ne faut pas laisser de côté les individus touchés par cette maladie, il faut leur tendre la main et ça sans aucune hésitation.

Dans « Idées noires », on fait la connaissance d’Olivia, une adolescente, de quinze ans, passionnée de musique. Étant douée à la guitare, elle excelle dans ce qu’elle fait. Lire, aller au cinéma avec sa meilleure amie et observer les garçons, avec ses camarades, sont trois autres loisirs qu’elle aime beaucoup faire dans son temps libre. Elle avait tout pour être heureuse, jusqu’à ce qu’elle apprenne une terrible nouvelle… Effectivement, ses parents lui annoncent qu’ils vont déménager cet été. Alors que ses journées étaient éblouies par un pétillant rayon solaire, voilà que celles-ci deviennent de plus en plus grises pour ainsi devenir noires.

En conséquence, ses pensées deviennent lourdes, quant à ses passions, elles ne cessent de l’enfermer dans une cage dorée où l’intérêt n’y est plus. À quoi bon continuer ? Olivia n’a plus le goût de rien. Elle qui avait tant de facilité à l’école, l’adolescente frappe désormais un mur. C’est à peine si elle parvient à avoir la note de passage dans ses cours. Son rêve ? Devenir vétérinaire, comme ses parents. Maintenant, son plus grand souhait n’a plus d’importance. Olivia désire simplement dormir pour finalement ne plus jamais se réveiller. Elle est fatiguée de se combattre constamment. Parviendra-t-elle à se sortir de ce cercle vicieux avant qu’il ne soit trop tard ?

UN PARCOURS ÉMOTIONNEL, DES MONTAGNES RUSSES…

En effet. Tout est dit ! Rire. Non, mais sérieusement, vous savez la guérison n’est pas si simple, maintenant qu’on y pense. C’est long et difficile pour la personne en question. Vous voyez, il y a des individus qui s’en sortent et d’autres que non. Pourtant, ceux qui arrivent ne guérissent pas complètement, il se peut qu’ils ne retrouvent plus qui ils étaient avant. Ils sont fragilisés, mais cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas prêts à reprendre du poil de la bête. Les cicatrices physiques et psychologiques qu’ils les caractérisent leur démontre qu’ils sont survécu. Qu’ils sont parvenus à choisir la voie de l’espoir et de la rédemption. Quoi que la société dit, ces petites entailles imparfaites sont, à mes yeux, une des choses qui les rend parfaits.  

En ce qui concerne le style d’écriture de Fannie Therrien, il est coulant et à la fois naturel. Chaque descriptif nous emporte au cœur des tourments émotionnels de l’héroïne principale. La lourdeur nous illustre la profondeur et la sincérité du concept. Dès lors que la situation commence à s’épaissir, on voit qu’un certain brouillard émerge au sein du quotidien d’Olivia. Le désespoir est plus que présent, il est là à chaque feuille. Personnellement, tout ce que je voulais, c’était de la prendre dans mes bras et lui souffler les forces qui lui manquaient pour qu’elle puisse se relever.

Un dernier mot ?

En conclusion, « Idées noires » est une œuvre littéraire qui porte sur la dépression. Écrit avec sensibilité et pragmatiste, l’auteure est parvenue à me toucher en plein cœur. Découvrir la bataille d’Olivia m’a permis de comprendre les enjeux et les conséquences que cette maladie mentale peut amener dans la vie de la personne concernée. Une plume d’écriture agréable à bouquiner. Je ne vous cacherai pas que la douleur de l’interlocutrice principale se ressent à chaque page. Comme je l’ai dit déjà, ce roman est une vraie brique de glace, il nous tombe littéralement dessus pour mieux nous montrer la vivacité des nombreuses situations. Il va sans dire que je vous conseille « Idées noires », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

 

Chronique sur Celle de trop de Joannie Touchette

Celle de trop

Note : 10/10

« – Quel est ton rêve le plus cher, Éléonore ?

Devenir astronaute.

Les mots dansent sur le bout de ma langue. Sa question arrive comme un cheveu sur la soupe. Ou plutôt comme un raz-de-marée dans ma tête. << C’est ridicule… Très peu y parviennent… Trouve un travail plus convenable… Prends exemple sur ta sœur… Elle ira loin dans ta vie… >> Les critiques de ma mère résonnent vivement, comme si elle me les criait du salon, m’éraflant de l’intérieur.

– Partir d’ici…, murmuré-je tout bas.

Quentin n’a pas l’air ravi, et ça fait mal. J’ai l’impression de voir ma mère dans son expression. Heureusement, ses yeux marrons expriment toujours cette chaleur habituelle. Plus que ceux de ma mère n’en ont jamais exprimé quand elle me regarde…

– Tu as le droit de rêver plus grand, dit-il d’un ton rassurant.

Tu ne connais pas ma mère… »

Éléonore & Quentin

Résumé : « Échec. Failure. Fracaso. Fallimento.

Peu importe quelle langue on utilise, le résultat est le même : je n’ai pas réussi ma cinquième secondaire. En septembre, je vais devoir recommencer à zéro, tandis que ma jumelle ira au cégep.

On a beau être identiques, ma sœur et moi, un monde nous sépare. Avec ses longs cheveux châtains tressés à la Katniss Everdeen, son cerveau digne de celui d’Einstein et une bonté qui surpasse celle de mère Teresa, Cassiopée Coulombe est la perfection incarnée.

Et la préférée de nos parents.

C’est simple, elle excelle sur tous les plans, alors que je fais toujours tout foirer. À l’école, à la maison, dans la vie en général… je ne suis qu’une déception sur deux pattes. Éléonore-la-bonne-à-rien. Celle qu’on tolère par dépit, faute d’options.

Ouais, ça, je l’ai compris il y a très longtemps. Grâce à ma chère maman.

L’enfant préféré est un fait réel, plus courant qu’on ne veut le croire. Et, bien qu’il soit humain de s’accorder davantage avec certaines natures et certains types de personnalité ou de caractère, le favoritisme et l’iniquité perçus par les enfants lésés peuvent entraîner de la jalousie, de l’insécurité, une faible estime de soi ainsi qu’un cruel manque de confiance. Des blessures qui, malheureusement, persisteront. »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Communications Julie Lamoureux et les Éditions de Mortagne, mes partenaires littéraires, pour l’envoi du service ainsi que de leur confiance.

Ce n’est pas la première fois que je lisais la calligraphie de Joannie Touchette. En effet, précédemment, j’avais découvert « Jusqu’à lui », publié chez Luzerne Rousse. En soi, j’ai tout de même hâte de bouquiner « Victime Collatérale », un autre roman de la collection tabou que l’auteure a pondu et que je risque fortement de me procurer sous peu.

UN THÈME PLUS QU’ÉPROUVANT, UNE MONTAGNE D’ÉMOTIONS…

L’enfant préféré est un sujet dont le contenu m’a mise en colère en plus de me faire pleurer. J’avais tellement de peine pour Éléonore, cette fille qui est traité comme le vilain petit canard. Le diable posé sur une épaule. Le mouton noir. La méchante jumelle. Blessée et perdue, elle est parvenue à me toucher en plein cœur, tel les flèches de cupidon. Dès les premières lignes, ça été impossible pour moi de ne pas ressentir de l’empathie pour elle. Vous savez, je ne saurai comment vous expliquez ce que j’ai perçu lors de ma lecture. J’étais tout simplement sans mot.

Dans « Celle de trop », on fait la connaissance d’Éléonore, une jeune femme de dix-sept ans qui doit faire face à tous ces reproches que lui lancent sa mère, dont sa naissance. Avec un père absent qui est trop préoccupé par son travail que la situation familiale et une sœur jumelle dont « perfection » est son deuxième nom, Éléonore ne peut s’empêcher de perdre peu à peu le goût à la vie. Depuis qu’elle a quinze ans, elle se fait juger sur le même sujet, soit le fait qu’elle ne ressemble aucunement à Cassiopée. Ainsi, au fur et à mesure, les commentaires sont devenus de plus nombreux et agressifs. En conséquence, ces paroles ont ouvert une plaie profonde impossible à recoudre.

En plus de cela, Éléonore a perdu toute confiance en elle et son esprit n’est plus l’ombre de lui-même. Entouré d’idées noires. Le seul individu qui la faisait sentir vivante et présente était son grand-père, maintenant décédé. Se retrouvant livrer à elle-même, Éléonore n’a le soutien de personne… Jusqu’à ce que la vie prenne la décision de la remettre sur le doit chemin, celui de la lumière. Et si sur sa route, elle rencontrait deux hommes ? Ceux-ci leur redonneront-ils confiance en elle ? Aideront-ils Éléonore à reprendre son identité en main ? Aura-t-elle aussi droit au bonheur ?

DEUX PERSONNAGES TOUT AUSSI RAFRAÎCHISSANT QUE COMIQUE…

Quentin est à lui seul un grand vent de fraîcheur. Il apporte l’espoir et l’amour dans la vie d’Éléonore. Cet homme de vingt-deux ans est différent de ceux que l’on voit un peu partout dans la rue. Ayant été marqué par son parcours, il a dû vite apprendre à se débrouiller et à agir comme une personne indépendante. Ce qui, par conséquent, a fait en sorte que sa maturité se manifeste plus tôt que prévu. Il est l’une de mes personnalités préférées, il est absolument parfait.

Quant à Timothée, cet individu au physique d’un homme de vingt-trois ans, mais au mental d’un enfant de douze ans. En effet, il est atteint de déficience intellectuelle. Toutefois, son innocence, franc-parler et sa joie de vivre ont fait en sorte de faire sortir la jeune femme de sa coquille intérieure et de lui donner l’envie de vivre, ce que personne avait réussi à faire avant. Selon moi, Quentin et Timothée ont tout les deux aidés Éléonore à sortir de ce chemin obscur dans lequel elle était prise au piège.

À propos de la plume d’écriture de Joannie Touchette, elle est addictive et à la fois poignante. J’ai adoré ce récit du début jusqu’à la fin. Je suis passé par plusieurs montagnes russes. L’écrivaine m’a de nouveau charmé avec ses mots. Chaque chapitre me brûlait à petit feu. Et sans parler de la conclusion, celle-ci donnait littéralement l’illustration qu’Éléonore pardonnait à elle-même et à sa mère. Que le pardon lui était nécessaire à accepter afin de vivre pleinement sa nouvelle existence.

Un dernier mot ?

En conclusion, « Celle de trop » est un livre dont je n’oublierai pas de sitôt. Sans compter les interlocuteurs : Éléonore, Quentin et Timothée, ceux-ci vont me manquer affreusement. Encore une fois, la collection tabou a fait une percée dans mon cœur et mon esprit. Un style d’écriture qui nous démontre la réalité de la situation tout comme des impacts que les mots ont sur les individus. À travers les cris silencieux de l’héroïne, on perçoit sa détresse psychologique tout comme de sa souffrance. Il va de soi que je vous conseille « Celle de trop », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Ce qui ne tue pas d’Emilie Turgeon

Ce qui ne tue pas

Note : 8,5/10

« Je bous de rage. Oui, de rage. Si j’étais morte, comme prévu, je n’aurais pas à affronter tout ça. Je ne reprendrais pas le cours de ma vie misérable. Je n’aurais pas à cacher le plus terrible secret… »

Lili

Résumé : « Lili, Frankie et Liz avaient élaboré le plan parfait : mourir tous ensemble, sans que les gens croient à un suicide. C’est du moins ce qu’ils pensaient. Mais ça ne s’est pas passé comme prévu…

Lili, elle, a survécu.

Après un long coma, elle se réveille à l’hôpital, où tout le monde crie au miracle. Mais pour l’adolescente, c’est un désastre. Elle n’est pas morte comme elle le voulait ! Et ses meilleurs amis sont partis, la laissant seule pour endurer cette vie qu’elle désirait tellement fuir. Pas facile de se battre pour recommencer à marcher quand ton seul souhait est d’en finir…

Lentement, Lili prend toutefois conscience que son geste a eu de graves répercussions sur les membres de sa famille. Méritaient-ils toute la peine qu’elle leur a fait endurer ? D’ailleurs, ses raisons de vouloir mourir étaient-elles valables ? Au-delà du rétablissement de son corps brisé, la jeune femme devra entreprendre une guérison beaucoup plus difficile. Celle de son esprit.

L’adolescence est une étape obligée, bien qu’éprouvante. Beaucoup de questions nous tiraillent, plusieurs personnes ne semblent exister que pour nous mener la vie dure. Et quand les choses empirent, on en vient parfois à envisager des solutions extrêmes, comme un pacte de suicide. Un appui extérieur aurait pu aider Lili à y voir clair afin d’éviter d’emprunter cette voie sans retour. »

Mon Avis

« Ce qui ne tue pas » est une histoire poignante et toute aussi percutante qui nous illustre les conséquences d’un suicide raté. C’est un lourd sujet et pourtant à certains moments, on peut y retrouver quelques soupçons d’humour. En toute franchise, cela apporte un peu de légèreté dans cet univers empli de ténèbres.

UNE CARICATURE PARFAITE DE l’ACTE MORTEL…

Emilie Turgeon dépeint d’une manière plus complète comment l’adolescence peut engendrer des souffrances plus que physique. Des tourmentes émotionnelles. Le fait de ne pas se sentir compris par les individus qui nous entourent, être exclu… À force de percevoir ces impressions, un mal-être se créer et ne cesse de grandir. Selon moi, l’auteure a bien décrit cela. C’est une façon directe, effectivement, mais je préfère cela au néant total. Celle-ci montre aux adolescents et aux adultes les séquelles que peuvent occasionner une telle action, que ce soit chez la personne concernée ou l’entourage.

Dans « Ce qui ne tue pas », on fait la connaissance de Lili, qui suite après avoir conclu un pacte de suicide avec Frankie et Liz, ces deux meilleurs amis, se réveille à l’hôpital entouré de sa famille et des membres de l’établissement de santé. Dès qu’elle se rend compte de la situation, Lili prend conscience que sa tentative n’a pas fonctionné et que Frankie et Liz sont morts. Ne pouvant pas dire la vérité sur la raison du pourquoi ils ont pris la décision de faire appel au pacte du suicide, la jeune femme n’a pas d’autre choix que de mentir à ses proches. Mais, comment y arriver, alors que son seul désir est de mourir. Quitter cette vie dont elle ne souhaite plus faire partie. Ainsi, plus elle passe du temps avec sa famille et plus elle envisage la voie de la guérison. Sur ce même chemin, Lili tombe amoureuse de Tom, son physiothérapeute, et si ces moments de bonheur qu’elle passe avec lui étaient ce qui l’empêchait de perdre tout contact avec la vie ?

UN RETOUR EN ARRIÈRE…

Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’est que l’auteure a posée des flash-backs ici et là. Étant intéressants à bouquiner, ceux-ci nous permettent de comprendre les situations et les causes de ce pacte de suicide. En effet, ils nous montrent comment elle et ses amis ont envisagés cette telle extrémité.

Concernant la plume d’écriture d’Emilie Turgeon, elle est coulante et délectable à bouquiner. J’ai aimé suivre le parcours de Lili en commençant par le suicide pour se diriger ensuite vers sa réhabilitation, en passant par des flash-backs. Sans aucun doute ce récit est riche en émotions, de celles qui vient nous chercher droit en plein cœur.

Un dernier mot ?

En définitive, « Ce qui ne tue pas » est un roman touchant qui nous pousse à réfléchir. Difficile à aborder, l’écrivaine y parvient avec brio tout y allant avec tact. Je ne vous cacherai pas que j’ai versé quelques larmes, il faut dire que son parcours n’est pas de tout repos. Je suis passé également par plusieurs sensations. Une belle calligraphie qui démontre la réalité de la situation ainsi que des nombreuses conséquences du suicide. Il va de soi que je vous recommande ce livre, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte bien découvrir la suite, soit « Le poids du mensonge ».

#Sara

Chronique sur Tu vivras pour moi d’Elisabeth Tremblay

Tu vivras pour moi

Note : 12/10

 « – Tu as déjà pensé que la maladie était comme un orage dans ta vie, Alex ? Je veux dire… C’est un mauvais moment à passer parce que tu as peur. Que tu es convaincue que ça ne finira jamais et que ça peut juste aller plus mal. Tu t’imagines même que la mort t’attend peut-être dans le détour… Vaincre un cancer, ça doit être un peu comme survivre à la foudre, non ? Si tu t’en sors, je suis sûr que tu mords dans la vie comme jamais parce que tu connais sa valeur…

– Tu sais, j’aurai préféré apprendre la valeur de la vie autrement… Me semble que c’est cher payé…

– Je sais. C’est ce que je trouve aussi… Surtout que je risque de ne pas m’en sortir… »

Guillaume & Alexandra

Résumé : « Alexandra a quatorze ans quand la fatigue et les ecchymoses font leur apparition. C’est à l’hôpital que le diagnostic tombe : leucémie. À partir de ce jour, la vie de l’adolescente sera à jamais chamboulée… Pendant ses trente mois de chimio, elle fera la connaissance de Guillaume, un garçon en rechute d’un cancer des os. Guillaume illumine l’univers d’Alex, assombri par la maladie. Très vite, ils deviendront proches. Très proches. Jusqu’à tomber amoureux l’un de l’autre.

Mais pendant qu’Alex avance vers la rémission avec espoir, les mauvaises nouvelles s’accumulent pour Guillaume. Certains traitements ne donnent pas le résultat escompté et d’anciennes douleurs refont surface, présage d’un avenir incertain. Impossible alors de ne pas envisager toutes les possibilités, même la pire. Celle qu’Alexandra redoute le plus au monde… Comment garder espoir quand les statistiques sont contre nous ?

Cruel, le destin a permis la rencontre de ces deux âmes sœurs pour ensuite s’acharner à les séparer. L’amour est fort et résiste à bien des épreuves, mais peut-il surmonter la mort ?

À l’âge où la plupart des adolescents vivent leur premier amour, rêvent de liberté, se sentent invincibles et ne doutent pas d’avoir un futur rempli de promesses, Alex et Guillaume voient leur univers s’écrouler. Maladie terrible et souvent mortelle, le cancer oblige chaque année des centaines de jeunes à lutter pour leur survie. »

Mon Avis

Quand j’ai découvert cette histoire, j’ai su que le concept me plairait et que mon cœur serait malmené. Et pourtant, je n’ai pas hésité une seule seconde à me le procurer. « Tu vivras pour moi » est une histoire qui n’est pas resté très longtemps dans ma pile à lire.

Malgré le sujet, l’atmosphère, qui englobe le contenu, est humoristique et joyeux. Elle s’atténue seulement lors des sombres instants où la faucheuse est mise en lumière. J’ai VRAIMENT adoré le contexte ainsi que tous les détails qu’il regorge. En soi, les émotions d’Alex sont si prenantes que l’on a l’impression de vivre ce qu’elle a ressenti durant toute cette périlleuse aventure. Honnêtement, « Tu vivras pour moi » est un vrai petit bijou. Une pépite d’or.

UNE DÉLICATE THÉMATIQUE À DISCUTER…

Le cancer. En effet, cette vérité reflète souvent la réalité de certains individus, que ce soient des adolescents ou des personnes âgées. À travers sa calligraphie, l’auteure nous emporte au cœur des nombreuses étapes de la maladie. L’annonce. Les traitements. La douleur. La mort. Des pensées qu’aucun être vivant ne devrait avoir en tête. Tout est si bien expliqué et cela dans un respect si soigné.

Dans « Tu vivras pour moi », on fait la connaissance d’Alexandra, une jeune adolescente qui est victime d’une insatiable fatigue et de plusieurs ecchymoses le long de son corps. Après avoir consulté un médecin, Alex voit son existence brusquement basculée alors qu’elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer. Afin de survivre, la jeune adolescente devra subir une longue procédure de chimio dont les traitements apporteront son lot de sacrifices. La perte de sa longue crinière, un système immunitaire qui s’affaiblie à vue d’œil, des vomissements jusqu’à se vider l’estomac, une faiblesse physique et émotionnelle. Lors d’une visite quotidienne au CHUS (centre hospitalier universitaire de Sherbrooke) au septième étage, Alexandra rencontre un jeune garçon, un peu plus vieux qu’elle, qui doit se battre de nouveau contre cette maladie qui ne cesse de revenir en force. En effet, après avoir passé deux années de tranquillité, Guillaume doit revenir au CHUS afin de guérir cette rechute, ce second cancer.

Avant lui, Alexandra ne voulait que passer à travers cette épreuve sans se soucier des autres, au risque de s’attacher. Cependant, c’était avant qu’elle se rapproche naturellement de lui. De sa rayonnante personnalité et de son humour. Dans ces conditions, quand l’amour entre dans la partie… Alexandra ne peut s’empêcher de constater l’état de son amoureux, s’altérant de jour en jour, la jeune adolescente essaie par tous les moyens de lui transmettre sa joie tout comme ses aspirations remplies d’espoir à l’idée qu’il se rétablisse au plus vite. Plus les journées défilent et plus les chances de survie de Guillaume s’amincissent. Pourtant, rien n’est plus difficile que de se préparer au pire, à l’inévitable. Leur amour sera-t-il plus fort que la mort ? Et si celui-ci parvenait à briller de mille feux, malgré cette terrible épreuve ? La jeune adolescente réussira-t-elle à vivre, à croquer de nouveau la vie à pleine dent ? Quant à Guillaume, que lui arrivera-il ?

SORTIR DE MES GONDS…

Ayant eu les larmes aux yeux du début jusqu’à la fin, celles-ci ont coulées le long de mes joues, à la suite du passage du camp de vacance et celui de la soirée de noël chez la tante de Guillaume… Après ça, je ressemblais littéralement à un ras-de-marré, je ne pouvais plus m’arrêter de pleurer et de m’agiter. Et je ne vous parle pas de la conclusion, cela a été le comble. Les cris, les lourdes gouttes d’eau salé, je crois que j’ai sangloté pendant au moins cinq minutes en me demandant pourquoi. Pour quelle raison, le bouquin se termine ainsi. Sans compter les mouchoirs, je pense que le trois-quarts de la boîte est parti. Rire. Malheureusement, lorsque la mort est mise en avant, je deviens terriblement fleur bleue.

En ce qui concerne la plume d’écriture d’Elisabeth Tremblay, elle est agréable et coulante. Addictif, j’ai passé un excellent moment en compagnie de ma lecture. Je n’ai pas pu détacher mes yeux de ce roman. Je peux vous dire que « Tu vivras pour moi » est un coup de foudre. Les sensations sont CARRÉMENT au rendez-vous dès les premières pages. Simplement… OMG ! Cette histoire nous rappelle que la vie ne tient qu’à un fil.

Si véridique, j’avais l’impression d’être dans la peau d’Alexandra tellement que c’était réel. Ces instants de tristesse à nous faire sangloter. Ces intenses moments qui nous font battre le cœur tel une batterie. Riche en effervescence. On passe de larmes en larmes jusqu’à ressembler aux chutes de Niagara Falls.

Un dernier mot ?

En conclusion, « Tu vivras pour moi » est une œuvre littéraire que je lirai de nouveau avec grand plaisir. Il m’a complètement bouleversé, il est magnifique et à la fois triste. Ne pouvant rester de marbre face aux douleurs psychologiques de Guillaume et Alexandra, c’est comme si on recevait un coup de point en plein dans la figure. Touchant à souhait ! Une calligraphie qui m’a ensorcelée jusqu’à la toute fin. « Tu vivras pour moi » est un message d’espoir, de courage et de la perpétuation. Je le dis encore, mais ce récit est un COUP DE FOUDRE. Il va de soi que je vous conseille ce bouquin, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Amour Interdit de Nadine Poirier

Amour Interdit

Note : 10/10

« J’ai l’impression d’être un fantôme dans la maison. Les amoureux se font des mamours comme des ados, beaucoup trop heureux de vivre enfin ensemble. Leur idylle me pèse. Je me sens inutile et de trop. Comme la cinquième roue du carrosse. Et je m’ennuie de mes amies ! Dans mon quartier, je n’ai personne avec qui discuter. C’est plate à mort ! Je consacre mon temps libre à des appels vidéo à Maya et Chloé.
La seule bonne nouvelle des derniers jours : mon père m’a aidée à trouver un travail d’été à La Roulotte à patates. L’endroit n’a rien de glamour, mais ça m’occupera ! Quinze ans, c’est jeune pour dénicher un emploi, mais mon père a convaincu la propriétaire que j’étais quelqu’un de fiable. Mon nouveau parfum ? Fragrance de patates frites. Mes nouveaux passe-temps ? Frire, griller, sourire et récurer !
»

Amélia

Résumé : « Amélia commence tout juste à accepter la présence de sa belle-mère dans sa vie, lorsque son père lui annonce ce qu’elle redoutait le plus : ils souhaitent emménager ensemble… à la campagne ! Déracinée de force, l’adolescente se retrouve loin de ses meilleures amies, avec pour seule compagne sa nouvelle jument.

Au ranch où son cheval est en pension, Amélia fait la connaissance d’Éthan : c’est le coup de foudre! Rapidement, les amoureux deviennent fusionnels. Jusqu’à ce que les mots « relation illégale » soient prononcés. Ce Roméo et cette Juliette des temps modernes ne pourront plus s’aimer au grand jour sans craindre de voir la police débarquer pour menotter Éthan.

L’amour n’a pas d’âge, affirme un proverbe populaire. Rien de plus faux ! Selon la loi canadienne, un adolescent de quatorze ou quinze ans peut consentir à des activités sexuelles avec une personne de moins de cinq ans son aînée. Lorsque cet écart est franchi, on parle de relation amoureuse illégale, puisque cela constitue une infraction criminelle passible de lourdes sanctions. »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Communications Julie Lamoureux et les Éditions de Mortagne, mes partenaires littéraires, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi.

En toute franchise, la collection tabou est ABSOLUMENT indispensable, parce qu’elle permet au lectorat de comprendre les sujets qui sont présents dans la société actuelle. Étant des thématiques que peu de personnes osent discuter, c’est une des raisons pourquoi cette saga littéraire fait partie de la vie de tous. Il faut dire que j’ai toujours un plaisir fou de me plonger dans un nouveau titre de la collection tabou. Une série qui a accès à des thèmes pertinents et qui font, sans aucun doute, parti du quotidien des jeunes.

UNE ROMANCE ILLÉGALE DU CÔTÉ DE LA LOI…

En soi, « Amour Interdit » illustre bien la notion du consentement au sein de la différence d’âge des individus impliqués. Pourtant, il est possible d’y retrouver un autre point d’attaque, soit le viol. Je ne vous cacherai pas que j’ai aimé que l’auteure y aborde ces deux notions. Cela nous permet de percevoir la nuance, mais d’une certaine façon, celles-ci sont reliées ensemble. En effet, cette loi peut exaspérer les jeunes tourtereaux dont la réglementation les touche. À leurs yeux, ils n’ont rien fait… Néanmoins, cette contrainte n’est pas présente pour rien, car elle protège ceux et celles qui font du mal à d’autres et qui ont l’âge légal.

Dans « Amour Interdit », on fait la connaissance d’Amélia, une jeune adolescente de quinze ans qui a perdu sa mère, il y a trois ans. Voulant passer à autres choses qu’à ces anciens souvenirs qui encombrent la maison dans laquelle ils habitent, Amélia et son père déménagent à la campagne afin de rejoindre Catherine, la belle-mère de la jeune fille. Loin de ses deux meilleures amies et de tout ce qui lui rappelle sa mère, y compris la maisonnée, Amélia se retrouve désormais dans un petit village où tout le monde se connaît. Elle n’arrive pas à trouver un seul point positif… Mise à part le fait qu’elle va voir un de ses rêves se réaliser, soit avoir un cheval. Ainsi afin de la garder, Amélia devra se montrer responsable et s’occuper elle-même de sa jument canadienne.

En chemin, l’adolescente se heurte à Éthan, un jeune homme de vingt-un ans qui gère le ranch en l’absence de son oncle. Attentionné et mignon, entre eux, le courant électrique passe aussitôt. Alors qu’ils deviennent de plus en plus, Amélia et Éthan voient leur relation s’approfondir pour en devenir une histoire d’amour. Ils s’aiment et n’hésitent pas à se rapprocher encore plus près. Toutefois, cette décision ne sera pas sans conséquence… Alors qu’ils croyaient vivre leur passion au grand jour, voilà qu’une personne de leur entourage les dénonce. Pourront-ils être ensemble, malgré la différence d’âge ? Amélia arrivera-t-elle à démontrer à tous que l’homme qu’elle aime n’est pas celui qu’il prétende ?

LES DEUX POINTES D’UNE PIZZA…

À travers la narration, on apprend les points de vue de chacun des protagonistes principaux. Amélia est mature, talentueuse et pétillante, en dépit de son jeune âge, ce qui d’une certaine façon peut porter à confusion. J’ai adoré cette adolescente qui malgré tous les problèmes que cela à engendrer ne se laisse pas abattre. Au contraire, Amélia se bat à la sueur de son front. Quant à Éthan, la justice ne cesse de le caricaturer comme un homme qu’il est loin de ressembler. Mon dieu… Ce n’est pas un détraqué qui salive d’envie devant des photos de jeunes filles. C’est simplement un individu de vingt-un ans qui est tombé amoureux. Par le biais du regard de l’un et de l’autre, j’ai pu entrevoir comment chacun était perçu de l’autre. Et c’était tout simplement adorable, surtout chez Éthan.

Concernant le style d’écriture de Nadine Poirier, il est coulant et à la fois prenant. Selon moi, l’auteure est parvenue à capter mon regard tout au long de ma lecture. Elle a su mettre en lumière une idée intéressante d’après une disposition touchante. Une histoire divertissante qui se lit rapidement. J’ai passé un bon moment en compagnie de ma lecture. Difficile de décrocher les yeux du texte, on se laisse happé par l’environnement naturel, qu’est le ranch, et les interlocuteurs.

En mettant l’accent sur les relations illégales, l’écrivaine nous présente également le revers de la médaille, celui où les filles se font enfermées de force dans une embuscade qui leur est presque impossible d’en ressortir. Un réalisme absolu !

Un dernier mot ?

Finalement, « Amour Interdit » est une œuvre littéraire qui nous rappelle l’importance d’approfondir ce genre de concept avec les juvéniles. Cela étant dit, cela leur concéderait de ne pas tomber dans un « piège » comme celui-ci. La relation amoureuse illégale, le consentement et l’âge légal en rapport de consentement. Trois en un. Une addictive calligraphie qui ne nous laisse pas de marbre. Nadine Poirier embarque au fond du détail pour nous montrer la réalité de plusieurs jeunes. Dans ce roman, deux citations m’ont fait de l’œil. Que jamais je ne pourrai m’en détacher. « Amour Interdit » est un conte d’amour qui nous raconte le cocktail de fiction et de vérité. Il va de soi que je vous conseille ce récit, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte me laisser à propre jeu et bouquiner les autres écrits de l’auteure.

#Sara

 

 

Chronique sur Parfaite de Carl Rocheleau

Parfaite

Note : 10,5/10

 « On sonne. Vite, la robe de chambre. Ce doit être Coralie.

Je me précipite à la porte. Honte à moi, c’est Alex.

Il patiente gentiment, une caisse de bière dans les bras. Et c’est là que je prends conscience d’à quel point j’ai toujours été une fille sage. Je n’ai jamais touché à une bouteille. Je vais commencer ce soir, entourée de ma nouvelle famille. Tant pis pour les calories.

Il est super beau. Il a mis un pantalon de cuir et une veste bourgogne.

Il est surpris de me voir comme ça. Je lui ouvre.

– Entre ! Désolé, je viens de finir ma tournée des poulaillers. Je… je vais aller m’habiller.

– Pas de problème.

Mais je ne bouge pas. Malaise.

Il jette un coup d’œil à sa caisse.

– La bière ?

– Wow ! C’est gentil, euh tu peux la mettre dans le frigo.

Conne, conne, conne. Je me sauve dans ma chambre pendant qu’il s’exclame :

– Je pense que c’est l’auto de Kassandra qui entre dans la cour. »

Annie & Alex

Résumé : « Je ne demande pas grand-chose à la vie. Je veux juste être la meilleure.

La meilleure élève, celle qui obtient toujours la note la plus élevée de la classe, peu importe la matière.

La meilleure fille pour mes parents, qui ont déjà assez de préoccupations avec la ferme, mon frère hyperactif et le manque d’argent.

La meilleure amie pour Katy, ma best depuis toujours, même si je sais qu’elle se sert de moi.

Et, même, la meilleure des « victimes ». Celle qui a surmonté la plus terrible épreuve de toute sa vie : un enlèvement… Et sans aucune séquelle !

Bref, je veux exceller dans tout.

Pourtant, quelque part en moi, il y a cette voix qui ne cesse de me répéter que je pourrais être plus-que-parfaite. Mais comment ? Arrête de bouffer, pauvre conne.

L’histoire d’Annie est basée sur un fait vécu.

L’anorexie n’est pas qu’une recherche absolue de la minceur. C’est la manifestation d’un profond mal-être, l’émergence d’une personnalité ultra performante, qui se fixe des objectifs irréalistes (pas seulement au niveau de l’image corporelle), qui se pousse au-delà de ses limites pour les atteindre et qui éprouve un sentiment de culpabilité constant lorsqu’elle n’y arrive pas. Au Canada, une adolescente sur trois souffre d’un trouble alimentaire, et une centaine de personnes en meurent chaque année. Les causes de l’anorexie sont nombreuses et complexes, voire insidieuses, ce qui la rend difficile à prévenir. Cependant, le rétablissement est possible, même s’il peut parfois être long et ponctué de rechutes. »

 Mon Avis

« Parfaite » est un roman que je me suis procuré, l’année dernière, au Salon du livre de Montréal et je dois dire que je ne regrette absolument pas d’avoir porté mon choix sur ce titre.

Carl Rocheleau est un auteur dont j’ai découvert sa calligraphie, par le biais de sa chick-lit « L’amour est dans le champ ». Ayant apprécié cette histoire, je me suis laissé tenter par un autre de ses écrits et ma décision s’est orientée vers un des livres de la collection tabou dont il est à l’origine. Je ne sais pas comment vous expliquez cela, mais disons que « Parfaite » fait partie de mes préférés.

UN CONCEPT TOUT AUSSI PRÉSENT DANS LA SOCIÉTÉ…

L’anorexie. À travers les mots de l’écrivain, on apprend comment ce trouble alimentaire peut affecter le quotidien d’une personne. En toute franchise, c’était déchirant jusqu’à la dernière page. Lorsqu’un individu est anorexique, il faut plus que de la force et du courage pour s’en sortir. Pour survivre. En effet, c’est un long et douloureux combat qui ne cesse de se dérouler. Chaque jour, chaque heure, chaque minute en est la preuve. L’anorexie ne permet pas à l’esprit de se reposer, non. Ce trouble alimentaire guette et attend que le mental soit affaibli avant de revenir en force. Malheureusement, cette bataille est perdue d’avance si la personne refuse de faire face à son état.

Dans « Parfaite », on fait la connaissance d’Annie, une jeune femme de seize ans qui souhaite être la meilleure dans toutes les catégories. Être parfaite. Après avoir été enlevé par un homme lorsqu’elle n’avait que huit ans, Annie pensait avoir ficelé cette boucle. À partir de ce moment, la jeune femme va vivre une descente en enfer… Devenu anorexique, elle ne peut s’empêcher de comparer son corps au critère de la perfection, soit les tailles fines des actrices, et de perdre drastiquement du poids. Pour ce faire, Annie fera appel à de nombreuses méthodes pour y arriver. Pourtant, quand la jeune femme atteint sa limite, son corps ne le supporte plus… C’est lors de ce moment qu’elle comprend qu’elle est arrivée au point de non-retour. Annie devra donc prendre une décision. Survivre ou se laisser mourir. En dépit de ce qu’elle a expérimenté, la jeune femme choisira-t-elle la vie ou tendra-t-elle la main à l’ange de la mort ?

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteur, elle est fluide et addictive. Étant un bouquin difficile à lire, j’ai eu un peu de mal à finir certains passages. En vrai, lors de ma lecture de quelques chapitres, je me sentais mal physiquement et mentalement. Il y avait des lignes qui me donnait soit envie de régurgiter ou des montées de chaleur. Malgré cela, j’ai beaucoup aimé lire les pensées d’Annie, par rapport à sa situation et à ce qu’elle avait vécu. Encore une fois, je ne regrette aucunement mon choix de lecture.

UNE COLLECTION QUI REFLÈTE LES RÉALITÉS…

Vous savez pourquoi j’adore cette saga littéraire ? Parce qu’elle traite sur des sujets dont peu de personnes osent aborder, en discuter. La collection tabou illustre des faits qui sont présents dans le monde, et ce quel que soit le pays. Tous les jours, ces individus doivent se battre et survivre. Sans aucun doute, ces romans mélangent la fiction et la vérité, n’importe qui pourrait s’attacher et se reconnaître en ces protagonistes dont les récits les concernent.

Un dernier mot ?

Finalement, « Parfaite » est une œuvre littéraire qui nous montre que l’anorexie n’est pas simplement le fait de ne pas manger, c’est assurément une descente en enfer. Inspiré d’un fait vécu, Carl Rocheleau est parvenu, à travers les yeux d’Annie, à nous raconter ce poignant témoignage. Non censuré, c’est un livre qui m’a plus chamboulé, il m’a littéralement anéanti. COUP DE CŒUR ! Il va de soi que je vous conseille cette lecture, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, j’aimerais bouquiner les autres romans de Carl Rocheleau, peut-être me laisserais-je tenter par les histoires horrifiques.

#Sara

Chronique sur Toxik écrit par Emmanuel Lauzon

Toxik

Note : 10/10

« Je ne sais plus à qui faire confiance. Probablement à personne. Si ça se trouve, la terre entière fait partie du complot. Les gens ont remarqué que la méthamphétamine me donnait des superpouvoirs et ils veulent m’empêcher de développer tout mon potentiel.

– Kellyann ! s’écrie Christophe. Tu me fais peur. Qu’est-ce que t’as ?

– Je m’appelle pas Kellyann.

– Quoi ?!

– Mon nom est ToxiK… »

Kellyann & Christophe

Résumé : « Comment en suis-je arrivée là ? Comment ai-je pu perdre le contrôle de ma vie à ce point, sans m’en rendre compte ? Tout marchait pourtant très bien pour moi. À l’école, avec ma meilleure amie Élodie, avec ma famille et dans mes cours de danse hip-hop…

J’étais convaincue de ne pas être une «droguée».

J’ai commencé à consommer seulement pour m’améliorer, dans un contexte bien précis : ma participation à un rap battle. Je le faisais pour les bonnes raisons. Et je savais que je pouvais arrêter n’importe quand. Enfin… c’est ce que je croyais. Jusqu’à ce que les problèmes me tombent dessus. Un à un. Jusqu’à ce que ça aille trop loin…

Il a fallu que tout s’écroule autour de moi pour que je prenne conscience de ce qui m’arrivait.

Pourquoi me suis-je laissé entraîner aussi bas ?

***

Au Québec, plus du quart des adolescents déclarent avoir déjà pris de la drogue, du cannabis aux substances plus dures. Si le plaisir est une des raisons souvent évoquées, un nouveau type de consommation s’est répandu au cours des dernières années : la consommation de drogues à des fins de performance. L’histoire de Kellyann met en lumière un visage différent, mais actuel, de la toxicomanie. »

Mon Avis

Une nouvelle pépite que je me suis procuré, l’année passée, au Salon du livre de Montréal. Là-bas, j’ai eu la chance de rencontrer, pour la première fois, Emmanuel Lauzon. Depuis ce temps, je ne peux m’empêcher de lire un de ses récits. Après avoir dévoré « TAGuée » et « Addik », voici « Toxik ». Mais, non attendez, il fallait ABSOLUMENT que je découvre l’aventure de Kellyann. Et encore une fois, l’auteur ne pas déçu.

UNE HISTOIRE AUX MULTIPLES RÉVÉLATIONS…

« Toxik » est un bouquin criant de vérités, on ne va pas se le cacher. L’utilisation des drogues dures touche beaucoup plus de personne que l’on ne croit. À travers ses mots, Emmanuel Lauzon essaie de nous faire comprendre en quoi cette dépendance peut affecter le quotidien d’un individu. D’une certaine manière, ce genre de sujet m’aide à mieux cerner le monde qui m’entoure.

Dans « Toxik », on fait la connaissance de Kellyann, une jeune adolescente passionnée de hip-hop et des compétitions de danse. Également bien entouré, elle semble manquer de rien… Sauf le soutien de ses parents. Cependant, ça c’était avant qu’elle amorce sa descente en enfer. Ainsi, voulant participer à un rap battle, Kellyann tente de mettre sur papier son texte qu’elle voudrait dévoiler lors de sa première prestation, mais sans succès. C’est alors qu’elle prend la décision de suivre le conseil d’un nouvel ami, soit d’expérimenter la médication de son frère. Afin d’améliorer sa concentration, elle est prête à tout.

À partir de ce moment, comme des dominos, les problèmes lui tombent dessus. Kellyann arrivera-t-elle à prendre conscience de sa situation et de ce qu’elle a fait avant qu’il ne soit trop tard ? Après avoir payé le prix de la perfection, la jeune adolescente devra choisir entre se battre ou se laisser mourir.

UNE TENTATION DIFFÉRENTE SELON LA PERCEPTION…

Comme le titre le dit si bien, la consommation de drogue dépend de la raison de l’individu. En prendre une seule fois, suffit à vous rendre accro. Cette dépendance n’est pas aussi simple qu’elle n’y paraît. On ne peut arrêter en un simple claquement de doigt. Dans le cas présent, Kellyann consomme des drogues à des fins de performance afin d’illustrer la perfection dans tout les domaines possibles et inimaginables.

En ce qui concerne la plume d’écriture d’Emmanuel Lauzon, elle est toujours aussi addictive et coulante. Au fil des pages, on suit l’interlocutrice au cœur de son périple… On y découvre ses peines, joies, moments de colère ainsi que son désespoir face à cette situation dans laquelle elle s’y est plongée tête baissée. « Toxik » est un récit empoignant tout en étant saisissant, qui démontre les conséquences destructrices de cette substance sur leur quotidien ainsi que celui de leurs proches.

LA RÉALITÉ DE LA SOCIÉTÉ ACTUELLE…

D’après moi, il ne faut pas juger les personnes avant d’apprendre à les connaître. Qui sait, si cette personne n’a pas eu un lourd passé, peut-être est-ce le seul moyen qu’elle ait trouvé afin d’échapper à ses malheurs. En soi, la seule chose que l’on peut faire, c’est leur tendre la main lorsqu’ils en ont besoin. De leur montrer que nous sommes à leur côté. Même si ces personnes disent qu’ils ne veulent pas de notre aide… C’est faux. Tout le monde a besoin d’un ange gardien. Personne n’est parfait et c’est ce qui fait la beauté de l’être humain.

Un dernier mot ?

Finalement, après avoir presque tout lu les histoires de l’écrivain, je peux vous dire que mon préféré reste « Addik ». Malgré cela, je crois que l’odyssée de Kellyann restera imprégnée dans ma tête. Emmanuel Lauzon est parvenu à parler d’un concept que si peu de personnes osent aborder. Une héroïne qui m’a ému. Il va sans dire que je vous recommande cette œuvre littéraire, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu. Pour ma part, il ne me reste plus qu’à découvrir « La rage de vivre », un autre roman de la collection tabou écrit par l’auteur.

#Sara