Chronique sur Idées noires de Fannie Therrien

Idées noires

Note : 8/10

« J‘ai l’impression de flotter, soulevée par les murs de ma chambre qui font la vague autour de moi. C’est fucké, mais relaxant. D’ailleurs, c’est un peu ce que je fais, ces derniers temps, je dérive… »

Olivia

Résumé : « J’ai tout pour être heureuse et, pourtant, j’ai perdu l’envie de sourire. Depuis que mes parents m’ont annoncé qu’on déménagerait l’été prochain, mon quotidien s’est assombri. Un immense vide s’est installé en moi, insidieusement.

Jouer de la guitare, aller au cinéma avec ma meilleure amie, lire un bon roman, faire le party… je n’ai plus le goût de rien. Moi qui avais tant de facilité en classe, voilà que l’échec me pend au bout du nez.

Devenir vétérinaire ?… Ce n’est plus qu’un rêve lointain.

Me projeter dans l’avenir ?… Quel avenir ?!?

Je me sens si fatiguée…

La dépression est une maladie neurologique qui affecte le cerveau et qui touche un adolescent sur cinq. Ce mal invisible s’accompagne d’une douleur profonde, de troubles du sommeil, d’une perte d’appétit et d’un sentiment de tristesse inexpliqué. Personne n’est à l’abri de ce trouble qui peut frapper n’importe quand et qui perturbe les rapports familiaux et amicaux, sans oublier la vie à l’école et au travail. »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaudement Communications Julie Lamoureux et les Éditions de mortagne, mes partenaires littéraires, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance.

« Idées noires » est une histoire qui m’a littéralement mise une claque en pleine figure. Après avoir tourné la dernière page, je suis simplement resté sans voix. Sans mot. D’après moi, ce roman touche particulièrement un lectorat, il permet aux adolescent(e)s de se reconnaître à travers le personnage d’Olivia. Fannie Therrien est une auteure que j’ai déjà eu l’occasion de découvrir la plume, soit dans « #SansTabou », et je dois vous dire que « Idées noires » m’a quelque peu retourné l’esprit. C’est si proche de la réalité… J’ai adoré bouquiner ce livre.

LA DÉPRESSION, UNE THÉMATIQUE PRÉSENTE ET COMPLEXE…

Ainsi, par le biais de ses mots, l’écrivaine aborde d’une maladie mentale où la descente en enfer et le combat entre les pensées sont bien là. N’ayant jamais connu la dépression, je ne saurai vous dire les sentiments que l’on ressent lorsque nous faisons face à celle-ci. Je sais que c’est un état qui ravage tout sur son passage, y compris l’intérieur du corps… Fannie Therrien nous illustre en quoi la dépression est quelque chose de sérieux. À prendre en considération. Qu’il ne faut pas laisser de côté les individus touchés par cette maladie, il faut leur tendre la main et ça sans aucune hésitation.

Dans « Idées noires », on fait la connaissance d’Olivia, une adolescente, de quinze ans, passionnée de musique. Étant douée à la guitare, elle excelle dans ce qu’elle fait. Lire, aller au cinéma avec sa meilleure amie et observer les garçons, avec ses camarades, sont trois autres loisirs qu’elle aime beaucoup faire dans son temps libre. Elle avait tout pour être heureuse, jusqu’à ce qu’elle apprenne une terrible nouvelle… Effectivement, ses parents lui annoncent qu’ils vont déménager cet été. Alors que ses journées étaient éblouies par un pétillant rayon solaire, voilà que celles-ci deviennent de plus en plus grises pour ainsi devenir noires.

En conséquence, ses pensées deviennent lourdes, quant à ses passions, elles ne cessent de l’enfermer dans une cage dorée où l’intérêt n’y est plus. À quoi bon continuer ? Olivia n’a plus le goût de rien. Elle qui avait tant de facilité à l’école, l’adolescente frappe désormais un mur. C’est à peine si elle parvient à avoir la note de passage dans ses cours. Son rêve ? Devenir vétérinaire, comme ses parents. Maintenant, son plus grand souhait n’a plus d’importance. Olivia désire simplement dormir pour finalement ne plus jamais se réveiller. Elle est fatiguée de se combattre constamment. Parviendra-t-elle à se sortir de ce cercle vicieux avant qu’il ne soit trop tard ?

UN PARCOURS ÉMOTIONNEL, DES MONTAGNES RUSSES…

En effet. Tout est dit ! Rire. Non, mais sérieusement, vous savez la guérison n’est pas si simple, maintenant qu’on y pense. C’est long et difficile pour la personne en question. Vous voyez, il y a des individus qui s’en sortent et d’autres que non. Pourtant, ceux qui arrivent ne guérissent pas complètement, il se peut qu’ils ne retrouvent plus qui ils étaient avant. Ils sont fragilisés, mais cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas prêts à reprendre du poil de la bête. Les cicatrices physiques et psychologiques qu’ils les caractérisent leur démontre qu’ils sont survécu. Qu’ils sont parvenus à choisir la voie de l’espoir et de la rédemption. Quoi que la société dit, ces petites entailles imparfaites sont, à mes yeux, une des choses qui les rend parfaits.  

En ce qui concerne le style d’écriture de Fannie Therrien, il est coulant et à la fois naturel. Chaque descriptif nous emporte au cœur des tourments émotionnels de l’héroïne principale. La lourdeur nous illustre la profondeur et la sincérité du concept. Dès lors que la situation commence à s’épaissir, on voit qu’un certain brouillard émerge au sein du quotidien d’Olivia. Le désespoir est plus que présent, il est là à chaque feuille. Personnellement, tout ce que je voulais, c’était de la prendre dans mes bras et lui souffler les forces qui lui manquaient pour qu’elle puisse se relever.

Un dernier mot ?

En conclusion, « Idées noires » est une œuvre littéraire qui porte sur la dépression. Écrit avec sensibilité et pragmatiste, l’auteure est parvenue à me toucher en plein cœur. Découvrir la bataille d’Olivia m’a permis de comprendre les enjeux et les conséquences que cette maladie mentale peut amener dans la vie de la personne concernée. Une plume d’écriture agréable à bouquiner. Je ne vous cacherai pas que la douleur de l’interlocutrice principale se ressent à chaque page. Comme je l’ai dit déjà, ce roman est une vraie brique de glace, il nous tombe littéralement dessus pour mieux nous montrer la vivacité des nombreuses situations. Il va sans dire que je vous conseille « Idées noires », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

 

Chronique sur Celle de trop de Joannie Touchette

Celle de trop

Note : 10/10

« – Quel est ton rêve le plus cher, Éléonore ?

Devenir astronaute.

Les mots dansent sur le bout de ma langue. Sa question arrive comme un cheveu sur la soupe. Ou plutôt comme un raz-de-marée dans ma tête. << C’est ridicule… Très peu y parviennent… Trouve un travail plus convenable… Prends exemple sur ta sœur… Elle ira loin dans ta vie… >> Les critiques de ma mère résonnent vivement, comme si elle me les criait du salon, m’éraflant de l’intérieur.

– Partir d’ici…, murmuré-je tout bas.

Quentin n’a pas l’air ravi, et ça fait mal. J’ai l’impression de voir ma mère dans son expression. Heureusement, ses yeux marrons expriment toujours cette chaleur habituelle. Plus que ceux de ma mère n’en ont jamais exprimé quand elle me regarde…

– Tu as le droit de rêver plus grand, dit-il d’un ton rassurant.

Tu ne connais pas ma mère… »

Éléonore & Quentin

Résumé : « Échec. Failure. Fracaso. Fallimento.

Peu importe quelle langue on utilise, le résultat est le même : je n’ai pas réussi ma cinquième secondaire. En septembre, je vais devoir recommencer à zéro, tandis que ma jumelle ira au cégep.

On a beau être identiques, ma sœur et moi, un monde nous sépare. Avec ses longs cheveux châtains tressés à la Katniss Everdeen, son cerveau digne de celui d’Einstein et une bonté qui surpasse celle de mère Teresa, Cassiopée Coulombe est la perfection incarnée.

Et la préférée de nos parents.

C’est simple, elle excelle sur tous les plans, alors que je fais toujours tout foirer. À l’école, à la maison, dans la vie en général… je ne suis qu’une déception sur deux pattes. Éléonore-la-bonne-à-rien. Celle qu’on tolère par dépit, faute d’options.

Ouais, ça, je l’ai compris il y a très longtemps. Grâce à ma chère maman.

L’enfant préféré est un fait réel, plus courant qu’on ne veut le croire. Et, bien qu’il soit humain de s’accorder davantage avec certaines natures et certains types de personnalité ou de caractère, le favoritisme et l’iniquité perçus par les enfants lésés peuvent entraîner de la jalousie, de l’insécurité, une faible estime de soi ainsi qu’un cruel manque de confiance. Des blessures qui, malheureusement, persisteront. »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Communications Julie Lamoureux et les Éditions de Mortagne, mes partenaires littéraires, pour l’envoi du service ainsi que de leur confiance.

Ce n’est pas la première fois que je lisais la calligraphie de Joannie Touchette. En effet, précédemment, j’avais découvert « Jusqu’à lui », publié chez Luzerne Rousse. En soi, j’ai tout de même hâte de bouquiner « Victime Collatérale », un autre roman de la collection tabou que l’auteure a pondu et que je risque fortement de me procurer sous peu.

UN THÈME PLUS QU’ÉPROUVANT, UNE MONTAGNE D’ÉMOTIONS…

L’enfant préféré est un sujet dont le contenu m’a mise en colère en plus de me faire pleurer. J’avais tellement de peine pour Éléonore, cette fille qui est traité comme le vilain petit canard. Le diable posé sur une épaule. Le mouton noir. La méchante jumelle. Blessée et perdue, elle est parvenue à me toucher en plein cœur, tel les flèches de cupidon. Dès les premières lignes, ça été impossible pour moi de ne pas ressentir de l’empathie pour elle. Vous savez, je ne saurai comment vous expliquez ce que j’ai perçu lors de ma lecture. J’étais tout simplement sans mot.

Dans « Celle de trop », on fait la connaissance d’Éléonore, une jeune femme de dix-sept ans qui doit faire face à tous ces reproches que lui lancent sa mère, dont sa naissance. Avec un père absent qui est trop préoccupé par son travail que la situation familiale et une sœur jumelle dont « perfection » est son deuxième nom, Éléonore ne peut s’empêcher de perdre peu à peu le goût à la vie. Depuis qu’elle a quinze ans, elle se fait juger sur le même sujet, soit le fait qu’elle ne ressemble aucunement à Cassiopée. Ainsi, au fur et à mesure, les commentaires sont devenus de plus nombreux et agressifs. En conséquence, ces paroles ont ouvert une plaie profonde impossible à recoudre.

En plus de cela, Éléonore a perdu toute confiance en elle et son esprit n’est plus l’ombre de lui-même. Entouré d’idées noires. Le seul individu qui la faisait sentir vivante et présente était son grand-père, maintenant décédé. Se retrouvant livrer à elle-même, Éléonore n’a le soutien de personne… Jusqu’à ce que la vie prenne la décision de la remettre sur le doit chemin, celui de la lumière. Et si sur sa route, elle rencontrait deux hommes ? Ceux-ci leur redonneront-ils confiance en elle ? Aideront-ils Éléonore à reprendre son identité en main ? Aura-t-elle aussi droit au bonheur ?

DEUX PERSONNAGES TOUT AUSSI RAFRAÎCHISSANT QUE COMIQUE…

Quentin est à lui seul un grand vent de fraîcheur. Il apporte l’espoir et l’amour dans la vie d’Éléonore. Cet homme de vingt-deux ans est différent de ceux que l’on voit un peu partout dans la rue. Ayant été marqué par son parcours, il a dû vite apprendre à se débrouiller et à agir comme une personne indépendante. Ce qui, par conséquent, a fait en sorte que sa maturité se manifeste plus tôt que prévu. Il est l’une de mes personnalités préférées, il est absolument parfait.

Quant à Timothée, cet individu au physique d’un homme de vingt-trois ans, mais au mental d’un enfant de douze ans. En effet, il est atteint de déficience intellectuelle. Toutefois, son innocence, franc-parler et sa joie de vivre ont fait en sorte de faire sortir la jeune femme de sa coquille intérieure et de lui donner l’envie de vivre, ce que personne avait réussi à faire avant. Selon moi, Quentin et Timothée ont tout les deux aidés Éléonore à sortir de ce chemin obscur dans lequel elle était prise au piège.

À propos de la plume d’écriture de Joannie Touchette, elle est addictive et à la fois poignante. J’ai adoré ce récit du début jusqu’à la fin. Je suis passé par plusieurs montagnes russes. L’écrivaine m’a de nouveau charmé avec ses mots. Chaque chapitre me brûlait à petit feu. Et sans parler de la conclusion, celle-ci donnait littéralement l’illustration qu’Éléonore pardonnait à elle-même et à sa mère. Que le pardon lui était nécessaire à accepter afin de vivre pleinement sa nouvelle existence.

Un dernier mot ?

En conclusion, « Celle de trop » est un livre dont je n’oublierai pas de sitôt. Sans compter les interlocuteurs : Éléonore, Quentin et Timothée, ceux-ci vont me manquer affreusement. Encore une fois, la collection tabou a fait une percée dans mon cœur et mon esprit. Un style d’écriture qui nous démontre la réalité de la situation tout comme des impacts que les mots ont sur les individus. À travers les cris silencieux de l’héroïne, on perçoit sa détresse psychologique tout comme de sa souffrance. Il va de soi que je vous conseille « Celle de trop », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Ce qui ne tue pas d’Emilie Turgeon

Ce qui ne tue pas

Note : 8,5/10

« Je bous de rage. Oui, de rage. Si j’étais morte, comme prévu, je n’aurais pas à affronter tout ça. Je ne reprendrais pas le cours de ma vie misérable. Je n’aurais pas à cacher le plus terrible secret… »

Lili

Résumé : « Lili, Frankie et Liz avaient élaboré le plan parfait : mourir tous ensemble, sans que les gens croient à un suicide. C’est du moins ce qu’ils pensaient. Mais ça ne s’est pas passé comme prévu…

Lili, elle, a survécu.

Après un long coma, elle se réveille à l’hôpital, où tout le monde crie au miracle. Mais pour l’adolescente, c’est un désastre. Elle n’est pas morte comme elle le voulait ! Et ses meilleurs amis sont partis, la laissant seule pour endurer cette vie qu’elle désirait tellement fuir. Pas facile de se battre pour recommencer à marcher quand ton seul souhait est d’en finir…

Lentement, Lili prend toutefois conscience que son geste a eu de graves répercussions sur les membres de sa famille. Méritaient-ils toute la peine qu’elle leur a fait endurer ? D’ailleurs, ses raisons de vouloir mourir étaient-elles valables ? Au-delà du rétablissement de son corps brisé, la jeune femme devra entreprendre une guérison beaucoup plus difficile. Celle de son esprit.

L’adolescence est une étape obligée, bien qu’éprouvante. Beaucoup de questions nous tiraillent, plusieurs personnes ne semblent exister que pour nous mener la vie dure. Et quand les choses empirent, on en vient parfois à envisager des solutions extrêmes, comme un pacte de suicide. Un appui extérieur aurait pu aider Lili à y voir clair afin d’éviter d’emprunter cette voie sans retour. »

Mon Avis

« Ce qui ne tue pas » est une histoire poignante et toute aussi percutante qui nous illustre les conséquences d’un suicide raté. C’est un lourd sujet et pourtant à certains moments, on peut y retrouver quelques soupçons d’humour. En toute franchise, cela apporte un peu de légèreté dans cet univers empli de ténèbres.

UNE CARICATURE PARFAITE DE l’ACTE MORTEL…

Emilie Turgeon dépeint d’une manière plus complète comment l’adolescence peut engendrer des souffrances plus que physique. Des tourmentes émotionnelles. Le fait de ne pas se sentir compris par les individus qui nous entourent, être exclu… À force de percevoir ces impressions, un mal-être se créer et ne cesse de grandir. Selon moi, l’auteure a bien décrit cela. C’est une façon directe, effectivement, mais je préfère cela au néant total. Celle-ci montre aux adolescents et aux adultes les séquelles que peuvent occasionner une telle action, que ce soit chez la personne concernée ou l’entourage.

Dans « Ce qui ne tue pas », on fait la connaissance de Lili, qui suite après avoir conclu un pacte de suicide avec Frankie et Liz, ces deux meilleurs amis, se réveille à l’hôpital entouré de sa famille et des membres de l’établissement de santé. Dès qu’elle se rend compte de la situation, Lili prend conscience que sa tentative n’a pas fonctionné et que Frankie et Liz sont morts. Ne pouvant pas dire la vérité sur la raison du pourquoi ils ont pris la décision de faire appel au pacte du suicide, la jeune femme n’a pas d’autre choix que de mentir à ses proches. Mais, comment y arriver, alors que son seul désir est de mourir. Quitter cette vie dont elle ne souhaite plus faire partie. Ainsi, plus elle passe du temps avec sa famille et plus elle envisage la voie de la guérison. Sur ce même chemin, Lili tombe amoureuse de Tom, son physiothérapeute, et si ces moments de bonheur qu’elle passe avec lui étaient ce qui l’empêchait de perdre tout contact avec la vie ?

UN RETOUR EN ARRIÈRE…

Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’est que l’auteure a posée des flash-backs ici et là. Étant intéressants à bouquiner, ceux-ci nous permettent de comprendre les situations et les causes de ce pacte de suicide. En effet, ils nous montrent comment elle et ses amis ont envisagés cette telle extrémité.

Concernant la plume d’écriture d’Emilie Turgeon, elle est coulante et délectable à bouquiner. J’ai aimé suivre le parcours de Lili en commençant par le suicide pour se diriger ensuite vers sa réhabilitation, en passant par des flash-backs. Sans aucun doute ce récit est riche en émotions, de celles qui vient nous chercher droit en plein cœur.

Un dernier mot ?

En définitive, « Ce qui ne tue pas » est un roman touchant qui nous pousse à réfléchir. Difficile à aborder, l’écrivaine y parvient avec brio tout y allant avec tact. Je ne vous cacherai pas que j’ai versé quelques larmes, il faut dire que son parcours n’est pas de tout repos. Je suis passé également par plusieurs sensations. Une belle calligraphie qui démontre la réalité de la situation ainsi que des nombreuses conséquences du suicide. Il va de soi que je vous recommande ce livre, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte bien découvrir la suite, soit « Le poids du mensonge ».

#Sara

Chronique sur Tu vivras pour moi d’Elisabeth Tremblay

Tu vivras pour moi

Note : 12/10

 « – Tu as déjà pensé que la maladie était comme un orage dans ta vie, Alex ? Je veux dire… C’est un mauvais moment à passer parce que tu as peur. Que tu es convaincue que ça ne finira jamais et que ça peut juste aller plus mal. Tu t’imagines même que la mort t’attend peut-être dans le détour… Vaincre un cancer, ça doit être un peu comme survivre à la foudre, non ? Si tu t’en sors, je suis sûr que tu mords dans la vie comme jamais parce que tu connais sa valeur…

– Tu sais, j’aurai préféré apprendre la valeur de la vie autrement… Me semble que c’est cher payé…

– Je sais. C’est ce que je trouve aussi… Surtout que je risque de ne pas m’en sortir… »

Guillaume & Alexandra

Résumé : « Alexandra a quatorze ans quand la fatigue et les ecchymoses font leur apparition. C’est à l’hôpital que le diagnostic tombe : leucémie. À partir de ce jour, la vie de l’adolescente sera à jamais chamboulée… Pendant ses trente mois de chimio, elle fera la connaissance de Guillaume, un garçon en rechute d’un cancer des os. Guillaume illumine l’univers d’Alex, assombri par la maladie. Très vite, ils deviendront proches. Très proches. Jusqu’à tomber amoureux l’un de l’autre.

Mais pendant qu’Alex avance vers la rémission avec espoir, les mauvaises nouvelles s’accumulent pour Guillaume. Certains traitements ne donnent pas le résultat escompté et d’anciennes douleurs refont surface, présage d’un avenir incertain. Impossible alors de ne pas envisager toutes les possibilités, même la pire. Celle qu’Alexandra redoute le plus au monde… Comment garder espoir quand les statistiques sont contre nous ?

Cruel, le destin a permis la rencontre de ces deux âmes sœurs pour ensuite s’acharner à les séparer. L’amour est fort et résiste à bien des épreuves, mais peut-il surmonter la mort ?

À l’âge où la plupart des adolescents vivent leur premier amour, rêvent de liberté, se sentent invincibles et ne doutent pas d’avoir un futur rempli de promesses, Alex et Guillaume voient leur univers s’écrouler. Maladie terrible et souvent mortelle, le cancer oblige chaque année des centaines de jeunes à lutter pour leur survie. »

Mon Avis

Quand j’ai découvert cette histoire, j’ai su que le concept me plairait et que mon cœur serait malmené. Et pourtant, je n’ai pas hésité une seule seconde à me le procurer. « Tu vivras pour moi » est une histoire qui n’est pas resté très longtemps dans ma pile à lire.

Malgré le sujet, l’atmosphère, qui englobe le contenu, est humoristique et joyeux. Elle s’atténue seulement lors des sombres instants où la faucheuse est mise en lumière. J’ai VRAIMENT adoré le contexte ainsi que tous les détails qu’il regorge. En soi, les émotions d’Alex sont si prenantes que l’on a l’impression de vivre ce qu’elle a ressenti durant toute cette périlleuse aventure. Honnêtement, « Tu vivras pour moi » est un vrai petit bijou. Une pépite d’or.

UNE DÉLICATE THÉMATIQUE À DISCUTER…

Le cancer. En effet, cette vérité reflète souvent la réalité de certains individus, que ce soient des adolescents ou des personnes âgées. À travers sa calligraphie, l’auteure nous emporte au cœur des nombreuses étapes de la maladie. L’annonce. Les traitements. La douleur. La mort. Des pensées qu’aucun être vivant ne devrait avoir en tête. Tout est si bien expliqué et cela dans un respect si soigné.

Dans « Tu vivras pour moi », on fait la connaissance d’Alexandra, une jeune adolescente qui est victime d’une insatiable fatigue et de plusieurs ecchymoses le long de son corps. Après avoir consulté un médecin, Alex voit son existence brusquement basculée alors qu’elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer. Afin de survivre, la jeune adolescente devra subir une longue procédure de chimio dont les traitements apporteront son lot de sacrifices. La perte de sa longue crinière, un système immunitaire qui s’affaiblie à vue d’œil, des vomissements jusqu’à se vider l’estomac, une faiblesse physique et émotionnelle. Lors d’une visite quotidienne au CHUS (centre hospitalier universitaire de Sherbrooke) au septième étage, Alexandra rencontre un jeune garçon, un peu plus vieux qu’elle, qui doit se battre de nouveau contre cette maladie qui ne cesse de revenir en force. En effet, après avoir passé deux années de tranquillité, Guillaume doit revenir au CHUS afin de guérir cette rechute, ce second cancer.

Avant lui, Alexandra ne voulait que passer à travers cette épreuve sans se soucier des autres, au risque de s’attacher. Cependant, c’était avant qu’elle se rapproche naturellement de lui. De sa rayonnante personnalité et de son humour. Dans ces conditions, quand l’amour entre dans la partie… Alexandra ne peut s’empêcher de constater l’état de son amoureux, s’altérant de jour en jour, la jeune adolescente essaie par tous les moyens de lui transmettre sa joie tout comme ses aspirations remplies d’espoir à l’idée qu’il se rétablisse au plus vite. Plus les journées défilent et plus les chances de survie de Guillaume s’amincissent. Pourtant, rien n’est plus difficile que de se préparer au pire, à l’inévitable. Leur amour sera-t-il plus fort que la mort ? Et si celui-ci parvenait à briller de mille feux, malgré cette terrible épreuve ? La jeune adolescente réussira-t-elle à vivre, à croquer de nouveau la vie à pleine dent ? Quant à Guillaume, que lui arrivera-il ?

SORTIR DE MES GONDS…

Ayant eu les larmes aux yeux du début jusqu’à la fin, celles-ci ont coulées le long de mes joues, à la suite du passage du camp de vacance et celui de la soirée de noël chez la tante de Guillaume… Après ça, je ressemblais littéralement à un ras-de-marré, je ne pouvais plus m’arrêter de pleurer et de m’agiter. Et je ne vous parle pas de la conclusion, cela a été le comble. Les cris, les lourdes gouttes d’eau salé, je crois que j’ai sangloté pendant au moins cinq minutes en me demandant pourquoi. Pour quelle raison, le bouquin se termine ainsi. Sans compter les mouchoirs, je pense que le trois-quarts de la boîte est parti. Rire. Malheureusement, lorsque la mort est mise en avant, je deviens terriblement fleur bleue.

En ce qui concerne la plume d’écriture d’Elisabeth Tremblay, elle est agréable et coulante. Addictif, j’ai passé un excellent moment en compagnie de ma lecture. Je n’ai pas pu détacher mes yeux de ce roman. Je peux vous dire que « Tu vivras pour moi » est un coup de foudre. Les sensations sont CARRÉMENT au rendez-vous dès les premières pages. Simplement… OMG ! Cette histoire nous rappelle que la vie ne tient qu’à un fil.

Si véridique, j’avais l’impression d’être dans la peau d’Alexandra tellement que c’était réel. Ces instants de tristesse à nous faire sangloter. Ces intenses moments qui nous font battre le cœur tel une batterie. Riche en effervescence. On passe de larmes en larmes jusqu’à ressembler aux chutes de Niagara Falls.

Un dernier mot ?

En conclusion, « Tu vivras pour moi » est une œuvre littéraire que je lirai de nouveau avec grand plaisir. Il m’a complètement bouleversé, il est magnifique et à la fois triste. Ne pouvant rester de marbre face aux douleurs psychologiques de Guillaume et Alexandra, c’est comme si on recevait un coup de point en plein dans la figure. Touchant à souhait ! Une calligraphie qui m’a ensorcelée jusqu’à la toute fin. « Tu vivras pour moi » est un message d’espoir, de courage et de la perpétuation. Je le dis encore, mais ce récit est un COUP DE FOUDRE. Il va de soi que je vous conseille ce bouquin, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Amour Interdit de Nadine Poirier

Amour Interdit

Note : 10/10

« J’ai l’impression d’être un fantôme dans la maison. Les amoureux se font des mamours comme des ados, beaucoup trop heureux de vivre enfin ensemble. Leur idylle me pèse. Je me sens inutile et de trop. Comme la cinquième roue du carrosse. Et je m’ennuie de mes amies ! Dans mon quartier, je n’ai personne avec qui discuter. C’est plate à mort ! Je consacre mon temps libre à des appels vidéo à Maya et Chloé.
La seule bonne nouvelle des derniers jours : mon père m’a aidée à trouver un travail d’été à La Roulotte à patates. L’endroit n’a rien de glamour, mais ça m’occupera ! Quinze ans, c’est jeune pour dénicher un emploi, mais mon père a convaincu la propriétaire que j’étais quelqu’un de fiable. Mon nouveau parfum ? Fragrance de patates frites. Mes nouveaux passe-temps ? Frire, griller, sourire et récurer !
»

Amélia

Résumé : « Amélia commence tout juste à accepter la présence de sa belle-mère dans sa vie, lorsque son père lui annonce ce qu’elle redoutait le plus : ils souhaitent emménager ensemble… à la campagne ! Déracinée de force, l’adolescente se retrouve loin de ses meilleures amies, avec pour seule compagne sa nouvelle jument.

Au ranch où son cheval est en pension, Amélia fait la connaissance d’Éthan : c’est le coup de foudre! Rapidement, les amoureux deviennent fusionnels. Jusqu’à ce que les mots « relation illégale » soient prononcés. Ce Roméo et cette Juliette des temps modernes ne pourront plus s’aimer au grand jour sans craindre de voir la police débarquer pour menotter Éthan.

L’amour n’a pas d’âge, affirme un proverbe populaire. Rien de plus faux ! Selon la loi canadienne, un adolescent de quatorze ou quinze ans peut consentir à des activités sexuelles avec une personne de moins de cinq ans son aînée. Lorsque cet écart est franchi, on parle de relation amoureuse illégale, puisque cela constitue une infraction criminelle passible de lourdes sanctions. »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Communications Julie Lamoureux et les Éditions de Mortagne, mes partenaires littéraires, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi.

En toute franchise, la collection tabou est ABSOLUMENT indispensable, parce qu’elle permet au lectorat de comprendre les sujets qui sont présents dans la société actuelle. Étant des thématiques que peu de personnes osent discuter, c’est une des raisons pourquoi cette saga littéraire fait partie de la vie de tous. Il faut dire que j’ai toujours un plaisir fou de me plonger dans un nouveau titre de la collection tabou. Une série qui a accès à des thèmes pertinents et qui font, sans aucun doute, parti du quotidien des jeunes.

UNE ROMANCE ILLÉGALE DU CÔTÉ DE LA LOI…

En soi, « Amour Interdit » illustre bien la notion du consentement au sein de la différence d’âge des individus impliqués. Pourtant, il est possible d’y retrouver un autre point d’attaque, soit le viol. Je ne vous cacherai pas que j’ai aimé que l’auteure y aborde ces deux notions. Cela nous permet de percevoir la nuance, mais d’une certaine façon, celles-ci sont reliées ensemble. En effet, cette loi peut exaspérer les jeunes tourtereaux dont la réglementation les touche. À leurs yeux, ils n’ont rien fait… Néanmoins, cette contrainte n’est pas présente pour rien, car elle protège ceux et celles qui font du mal à d’autres et qui ont l’âge légal.

Dans « Amour Interdit », on fait la connaissance d’Amélia, une jeune adolescente de quinze ans qui a perdu sa mère, il y a trois ans. Voulant passer à autres choses qu’à ces anciens souvenirs qui encombrent la maison dans laquelle ils habitent, Amélia et son père déménagent à la campagne afin de rejoindre Catherine, la belle-mère de la jeune fille. Loin de ses deux meilleures amies et de tout ce qui lui rappelle sa mère, y compris la maisonnée, Amélia se retrouve désormais dans un petit village où tout le monde se connaît. Elle n’arrive pas à trouver un seul point positif… Mise à part le fait qu’elle va voir un de ses rêves se réaliser, soit avoir un cheval. Ainsi afin de la garder, Amélia devra se montrer responsable et s’occuper elle-même de sa jument canadienne.

En chemin, l’adolescente se heurte à Éthan, un jeune homme de vingt-un ans qui gère le ranch en l’absence de son oncle. Attentionné et mignon, entre eux, le courant électrique passe aussitôt. Alors qu’ils deviennent de plus en plus, Amélia et Éthan voient leur relation s’approfondir pour en devenir une histoire d’amour. Ils s’aiment et n’hésitent pas à se rapprocher encore plus près. Toutefois, cette décision ne sera pas sans conséquence… Alors qu’ils croyaient vivre leur passion au grand jour, voilà qu’une personne de leur entourage les dénonce. Pourront-ils être ensemble, malgré la différence d’âge ? Amélia arrivera-t-elle à démontrer à tous que l’homme qu’elle aime n’est pas celui qu’il prétende ?

LES DEUX POINTES D’UNE PIZZA…

À travers la narration, on apprend les points de vue de chacun des protagonistes principaux. Amélia est mature, talentueuse et pétillante, en dépit de son jeune âge, ce qui d’une certaine façon peut porter à confusion. J’ai adoré cette adolescente qui malgré tous les problèmes que cela à engendrer ne se laisse pas abattre. Au contraire, Amélia se bat à la sueur de son front. Quant à Éthan, la justice ne cesse de le caricaturer comme un homme qu’il est loin de ressembler. Mon dieu… Ce n’est pas un détraqué qui salive d’envie devant des photos de jeunes filles. C’est simplement un individu de vingt-un ans qui est tombé amoureux. Par le biais du regard de l’un et de l’autre, j’ai pu entrevoir comment chacun était perçu de l’autre. Et c’était tout simplement adorable, surtout chez Éthan.

Concernant le style d’écriture de Nadine Poirier, il est coulant et à la fois prenant. Selon moi, l’auteure est parvenue à capter mon regard tout au long de ma lecture. Elle a su mettre en lumière une idée intéressante d’après une disposition touchante. Une histoire divertissante qui se lit rapidement. J’ai passé un bon moment en compagnie de ma lecture. Difficile de décrocher les yeux du texte, on se laisse happé par l’environnement naturel, qu’est le ranch, et les interlocuteurs.

En mettant l’accent sur les relations illégales, l’écrivaine nous présente également le revers de la médaille, celui où les filles se font enfermées de force dans une embuscade qui leur est presque impossible d’en ressortir. Un réalisme absolu !

Un dernier mot ?

Finalement, « Amour Interdit » est une œuvre littéraire qui nous rappelle l’importance d’approfondir ce genre de concept avec les juvéniles. Cela étant dit, cela leur concéderait de ne pas tomber dans un « piège » comme celui-ci. La relation amoureuse illégale, le consentement et l’âge légal en rapport de consentement. Trois en un. Une addictive calligraphie qui ne nous laisse pas de marbre. Nadine Poirier embarque au fond du détail pour nous montrer la réalité de plusieurs jeunes. Dans ce roman, deux citations m’ont fait de l’œil. Que jamais je ne pourrai m’en détacher. « Amour Interdit » est un conte d’amour qui nous raconte le cocktail de fiction et de vérité. Il va de soi que je vous conseille ce récit, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte me laisser à propre jeu et bouquiner les autres écrits de l’auteure.

#Sara

 

 

Chronique sur Parfaite de Carl Rocheleau

Parfaite

Note : 10,5/10

 « On sonne. Vite, la robe de chambre. Ce doit être Coralie.

Je me précipite à la porte. Honte à moi, c’est Alex.

Il patiente gentiment, une caisse de bière dans les bras. Et c’est là que je prends conscience d’à quel point j’ai toujours été une fille sage. Je n’ai jamais touché à une bouteille. Je vais commencer ce soir, entourée de ma nouvelle famille. Tant pis pour les calories.

Il est super beau. Il a mis un pantalon de cuir et une veste bourgogne.

Il est surpris de me voir comme ça. Je lui ouvre.

– Entre ! Désolé, je viens de finir ma tournée des poulaillers. Je… je vais aller m’habiller.

– Pas de problème.

Mais je ne bouge pas. Malaise.

Il jette un coup d’œil à sa caisse.

– La bière ?

– Wow ! C’est gentil, euh tu peux la mettre dans le frigo.

Conne, conne, conne. Je me sauve dans ma chambre pendant qu’il s’exclame :

– Je pense que c’est l’auto de Kassandra qui entre dans la cour. »

Annie & Alex

Résumé : « Je ne demande pas grand-chose à la vie. Je veux juste être la meilleure.

La meilleure élève, celle qui obtient toujours la note la plus élevée de la classe, peu importe la matière.

La meilleure fille pour mes parents, qui ont déjà assez de préoccupations avec la ferme, mon frère hyperactif et le manque d’argent.

La meilleure amie pour Katy, ma best depuis toujours, même si je sais qu’elle se sert de moi.

Et, même, la meilleure des « victimes ». Celle qui a surmonté la plus terrible épreuve de toute sa vie : un enlèvement… Et sans aucune séquelle !

Bref, je veux exceller dans tout.

Pourtant, quelque part en moi, il y a cette voix qui ne cesse de me répéter que je pourrais être plus-que-parfaite. Mais comment ? Arrête de bouffer, pauvre conne.

L’histoire d’Annie est basée sur un fait vécu.

L’anorexie n’est pas qu’une recherche absolue de la minceur. C’est la manifestation d’un profond mal-être, l’émergence d’une personnalité ultra performante, qui se fixe des objectifs irréalistes (pas seulement au niveau de l’image corporelle), qui se pousse au-delà de ses limites pour les atteindre et qui éprouve un sentiment de culpabilité constant lorsqu’elle n’y arrive pas. Au Canada, une adolescente sur trois souffre d’un trouble alimentaire, et une centaine de personnes en meurent chaque année. Les causes de l’anorexie sont nombreuses et complexes, voire insidieuses, ce qui la rend difficile à prévenir. Cependant, le rétablissement est possible, même s’il peut parfois être long et ponctué de rechutes. »

 Mon Avis

« Parfaite » est un roman que je me suis procuré, l’année dernière, au Salon du livre de Montréal et je dois dire que je ne regrette absolument pas d’avoir porté mon choix sur ce titre.

Carl Rocheleau est un auteur dont j’ai découvert sa calligraphie, par le biais de sa chick-lit « L’amour est dans le champ ». Ayant apprécié cette histoire, je me suis laissé tenter par un autre de ses écrits et ma décision s’est orientée vers un des livres de la collection tabou dont il est à l’origine. Je ne sais pas comment vous expliquez cela, mais disons que « Parfaite » fait partie de mes préférés.

UN CONCEPT TOUT AUSSI PRÉSENT DANS LA SOCIÉTÉ…

L’anorexie. À travers les mots de l’écrivain, on apprend comment ce trouble alimentaire peut affecter le quotidien d’une personne. En toute franchise, c’était déchirant jusqu’à la dernière page. Lorsqu’un individu est anorexique, il faut plus que de la force et du courage pour s’en sortir. Pour survivre. En effet, c’est un long et douloureux combat qui ne cesse de se dérouler. Chaque jour, chaque heure, chaque minute en est la preuve. L’anorexie ne permet pas à l’esprit de se reposer, non. Ce trouble alimentaire guette et attend que le mental soit affaibli avant de revenir en force. Malheureusement, cette bataille est perdue d’avance si la personne refuse de faire face à son état.

Dans « Parfaite », on fait la connaissance d’Annie, une jeune femme de seize ans qui souhaite être la meilleure dans toutes les catégories. Être parfaite. Après avoir été enlevé par un homme lorsqu’elle n’avait que huit ans, Annie pensait avoir ficelé cette boucle. À partir de ce moment, la jeune femme va vivre une descente en enfer… Devenu anorexique, elle ne peut s’empêcher de comparer son corps au critère de la perfection, soit les tailles fines des actrices, et de perdre drastiquement du poids. Pour ce faire, Annie fera appel à de nombreuses méthodes pour y arriver. Pourtant, quand la jeune femme atteint sa limite, son corps ne le supporte plus… C’est lors de ce moment qu’elle comprend qu’elle est arrivée au point de non-retour. Annie devra donc prendre une décision. Survivre ou se laisser mourir. En dépit de ce qu’elle a expérimenté, la jeune femme choisira-t-elle la vie ou tendra-t-elle la main à l’ange de la mort ?

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteur, elle est fluide et addictive. Étant un bouquin difficile à lire, j’ai eu un peu de mal à finir certains passages. En vrai, lors de ma lecture de quelques chapitres, je me sentais mal physiquement et mentalement. Il y avait des lignes qui me donnait soit envie de régurgiter ou des montées de chaleur. Malgré cela, j’ai beaucoup aimé lire les pensées d’Annie, par rapport à sa situation et à ce qu’elle avait vécu. Encore une fois, je ne regrette aucunement mon choix de lecture.

UNE COLLECTION QUI REFLÈTE LES RÉALITÉS…

Vous savez pourquoi j’adore cette saga littéraire ? Parce qu’elle traite sur des sujets dont peu de personnes osent aborder, en discuter. La collection tabou illustre des faits qui sont présents dans le monde, et ce quel que soit le pays. Tous les jours, ces individus doivent se battre et survivre. Sans aucun doute, ces romans mélangent la fiction et la vérité, n’importe qui pourrait s’attacher et se reconnaître en ces protagonistes dont les récits les concernent.

Un dernier mot ?

Finalement, « Parfaite » est une œuvre littéraire qui nous montre que l’anorexie n’est pas simplement le fait de ne pas manger, c’est assurément une descente en enfer. Inspiré d’un fait vécu, Carl Rocheleau est parvenu, à travers les yeux d’Annie, à nous raconter ce poignant témoignage. Non censuré, c’est un livre qui m’a plus chamboulé, il m’a littéralement anéanti. COUP DE CŒUR ! Il va de soi que je vous conseille cette lecture, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, j’aimerais bouquiner les autres romans de Carl Rocheleau, peut-être me laisserais-je tenter par les histoires horrifiques.

#Sara

Chronique sur Toxik écrit par Emmanuel Lauzon

Toxik

Note : 10/10

« Je ne sais plus à qui faire confiance. Probablement à personne. Si ça se trouve, la terre entière fait partie du complot. Les gens ont remarqué que la méthamphétamine me donnait des superpouvoirs et ils veulent m’empêcher de développer tout mon potentiel.

– Kellyann ! s’écrie Christophe. Tu me fais peur. Qu’est-ce que t’as ?

– Je m’appelle pas Kellyann.

– Quoi ?!

– Mon nom est ToxiK… »

Kellyann & Christophe

Résumé : « Comment en suis-je arrivée là ? Comment ai-je pu perdre le contrôle de ma vie à ce point, sans m’en rendre compte ? Tout marchait pourtant très bien pour moi. À l’école, avec ma meilleure amie Élodie, avec ma famille et dans mes cours de danse hip-hop…

J’étais convaincue de ne pas être une «droguée».

J’ai commencé à consommer seulement pour m’améliorer, dans un contexte bien précis : ma participation à un rap battle. Je le faisais pour les bonnes raisons. Et je savais que je pouvais arrêter n’importe quand. Enfin… c’est ce que je croyais. Jusqu’à ce que les problèmes me tombent dessus. Un à un. Jusqu’à ce que ça aille trop loin…

Il a fallu que tout s’écroule autour de moi pour que je prenne conscience de ce qui m’arrivait.

Pourquoi me suis-je laissé entraîner aussi bas ?

***

Au Québec, plus du quart des adolescents déclarent avoir déjà pris de la drogue, du cannabis aux substances plus dures. Si le plaisir est une des raisons souvent évoquées, un nouveau type de consommation s’est répandu au cours des dernières années : la consommation de drogues à des fins de performance. L’histoire de Kellyann met en lumière un visage différent, mais actuel, de la toxicomanie. »

Mon Avis

Une nouvelle pépite que je me suis procuré, l’année passée, au Salon du livre de Montréal. Là-bas, j’ai eu la chance de rencontrer, pour la première fois, Emmanuel Lauzon. Depuis ce temps, je ne peux m’empêcher de lire un de ses récits. Après avoir dévoré « TAGuée » et « Addik », voici « Toxik ». Mais, non attendez, il fallait ABSOLUMENT que je découvre l’aventure de Kellyann. Et encore une fois, l’auteur ne pas déçu.

UNE HISTOIRE AUX MULTIPLES RÉVÉLATIONS…

« Toxik » est un bouquin criant de vérités, on ne va pas se le cacher. L’utilisation des drogues dures touche beaucoup plus de personne que l’on ne croit. À travers ses mots, Emmanuel Lauzon essaie de nous faire comprendre en quoi cette dépendance peut affecter le quotidien d’un individu. D’une certaine manière, ce genre de sujet m’aide à mieux cerner le monde qui m’entoure.

Dans « Toxik », on fait la connaissance de Kellyann, une jeune adolescente passionnée de hip-hop et des compétitions de danse. Également bien entouré, elle semble manquer de rien… Sauf le soutien de ses parents. Cependant, ça c’était avant qu’elle amorce sa descente en enfer. Ainsi, voulant participer à un rap battle, Kellyann tente de mettre sur papier son texte qu’elle voudrait dévoiler lors de sa première prestation, mais sans succès. C’est alors qu’elle prend la décision de suivre le conseil d’un nouvel ami, soit d’expérimenter la médication de son frère. Afin d’améliorer sa concentration, elle est prête à tout.

À partir de ce moment, comme des dominos, les problèmes lui tombent dessus. Kellyann arrivera-t-elle à prendre conscience de sa situation et de ce qu’elle a fait avant qu’il ne soit trop tard ? Après avoir payé le prix de la perfection, la jeune adolescente devra choisir entre se battre ou se laisser mourir.

UNE TENTATION DIFFÉRENTE SELON LA PERCEPTION…

Comme le titre le dit si bien, la consommation de drogue dépend de la raison de l’individu. En prendre une seule fois, suffit à vous rendre accro. Cette dépendance n’est pas aussi simple qu’elle n’y paraît. On ne peut arrêter en un simple claquement de doigt. Dans le cas présent, Kellyann consomme des drogues à des fins de performance afin d’illustrer la perfection dans tout les domaines possibles et inimaginables.

En ce qui concerne la plume d’écriture d’Emmanuel Lauzon, elle est toujours aussi addictive et coulante. Au fil des pages, on suit l’interlocutrice au cœur de son périple… On y découvre ses peines, joies, moments de colère ainsi que son désespoir face à cette situation dans laquelle elle s’y est plongée tête baissée. « Toxik » est un récit empoignant tout en étant saisissant, qui démontre les conséquences destructrices de cette substance sur leur quotidien ainsi que celui de leurs proches.

LA RÉALITÉ DE LA SOCIÉTÉ ACTUELLE…

D’après moi, il ne faut pas juger les personnes avant d’apprendre à les connaître. Qui sait, si cette personne n’a pas eu un lourd passé, peut-être est-ce le seul moyen qu’elle ait trouvé afin d’échapper à ses malheurs. En soi, la seule chose que l’on peut faire, c’est leur tendre la main lorsqu’ils en ont besoin. De leur montrer que nous sommes à leur côté. Même si ces personnes disent qu’ils ne veulent pas de notre aide… C’est faux. Tout le monde a besoin d’un ange gardien. Personne n’est parfait et c’est ce qui fait la beauté de l’être humain.

Un dernier mot ?

Finalement, après avoir presque tout lu les histoires de l’écrivain, je peux vous dire que mon préféré reste « Addik ». Malgré cela, je crois que l’odyssée de Kellyann restera imprégnée dans ma tête. Emmanuel Lauzon est parvenu à parler d’un concept que si peu de personnes osent aborder. Une héroïne qui m’a ému. Il va sans dire que je vous recommande cette œuvre littéraire, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu. Pour ma part, il ne me reste plus qu’à découvrir « La rage de vivre », un autre roman de la collection tabou écrit par l’auteur.

#Sara

 

Chronique sur Moi J’mange de Joanie Godin

Moi J'mange

Note : 9/10

« – Abeiiiiiiille ?…, dit-il. Pourquoi tes cuisses sont plus grosses pis pas celle de ma maman ?

-Euh… Je… Allez, tu es prêt ! Tu peux retourner jouer avec tes amis.

Je me suis figée. Il n’y avait pas un iota de méchanceté dans sa question, mais je ne voulais pas lui servir la même réponse que ma mère à l’époque et parler de gras. En plus, c’est connu, les enfants ont tendance à déformer les propos d’adultes. Des plans pour qu’il aille affirmer à sa mère que je l’avais traitée de grosse ! »

Billie

Résumé : « La bouffe. J’y pense sans arrêt. C’est la première chose qui me vient en tête quand je me réveille et la dernière, quand je m’endors. J’ai toujours faim. En tout cas, c’est l’impression que j’ai. Mais au fond, je ne sais pas ce qu’est la faim ; j’mange tellement que je n’ai pas le temps de la ressentir.

Tu es lâche, tu ne réussiras jamais à perdre du poids. Regarde-moi ces grosses cuisses flasques ! Essaie donc ce nouveau régime ! me chuchote mon petit démon intérieur. C’est lui qui me pousse aux extrêmes, à me gaver comme s’il n’y avait pas de lendemain.

Je donnerais n’importe quoi pour être mince, pour ressembler à la plupart des filles de mon école. Mais je n’y arrive pas. Alors je m’isole et cherche le réconfort auprès de ma seule amie : la bouffe.

L’hyperphagie boulimique est un trouble alimentaire peu connu, mais dont souffrent à la fois des hommes et des femmes en proportions presque égales. Ce trouble se caractérise par des crises au cours desquelles une personne ingère une très grande quantité d’aliments, de façon incontrôlée, compulsive, sans toutefois se purger par la suite, ce qui conduit inévitablement à une prise de poids. Les régimes multiples sont donc souvent symptomatiques de l’hyperphagie. »

Mon Avis

À mes yeux, « Moi J’mange » est une histoire qui explique bien l’hyperphagie alimentaire. Étant un sujet difficile à démontrer, il peut, selon certaines personnes, avoir une façade négative ou positive.

L’ASPECT PSYCHOLOGIQUE DU TROUBLE…

Puisque que nous sommes au cœur des pensées du protagoniste principal, on se laisse facilement envahir par ses nombreuses émotions négatives. Il lui arrive de ressentir de la joie, mais ce roman est si poignant que s’en est déchirant. L’héroïne perçoit, la plupart du temps, de la culpabilité et du dégout pour elle-même… Ce que je trouve vraiment affreux, soi-disant en passant. Personne ne devrait éprouver de telles choses. PERSONNE.

Dans « Moi J’mange », on fait la connaissance de Billie, une jeune adolescente de quinze ans qui ne cesse de manger. Ainsi, lors des vacances d’été, la jeune fille avait pris la décision de perdre du poids, malheureusement, n’ayant pas perdu le nombre qu’elle envisageait, Billie a lâché prise et s’est mis à prendre les kilos qu’elle avait absorbé. Prise souvent par de nombreuses impulsions alimentaires, elle ne peut s’arrêter de manger. Pourquoi ? Et si c’était comblé un immense vide intérieur ?

Régime après régime, rien ne fonctionne. L’adolescente prend plus que ce se qu’elle perd. Subissant toujours les moqueries de ses camarades de classe, Billie est épuisé d’être le bouc émissaire. Avec sa meilleure amie, Adèle, la jeune fille de quinze ans va entreprendre des recherches afin de savoir ce qu’elle a. À cet instant, Billie devra décider si elle veut de l’aide ou pas. Elle comprend également qu’elle n’aura pas d’autre choix que de travailler sur elle-même et sur les nombreuses relations qu’elle a avec les autres individus.

LE ROYAUME DE LA MÉCHANCETÉ…

Par le biais de « Moi J’mange », l’auteure nous a transporté dans l’univers réaliste des jeunes du secondaire. Ce moment où les jugements, les insultes, l’intimidation et le harcèlement sont présents. Afin de plaire, il faut être aussi maigre que les mannequins de magazine… Souvent blessantes, les paroles de étudiants et étudiantes ont souvent un impact émotionnel sur la personne visée. Et c’est ce que j’ai senti en lisant le parcours scolaire de Billie. Je ne vous cacherai pas que je n’ai pas pu m’empêcher de lâcher quelques larmes.

UNE RÉALITÉ ABSOLUE…

À travers les mots de l’auteure, il est possible de connaître les difficultés qu’endure Billie que ce soit le fait de parler de sa situation, les pressions amicaux et familiaux ou l’image parfaite que la société essaie d’illustrer à tous. Selon moi, l’écrivaine ne va pas de main forte, elle ne nous épargne aucunement. Rire.

Au niveau de la calligraphie de Joanie Godin, celle-ci est addictive et très agréable à bouquiner. Au fil des lignes, l’auteure parvient à nous inculquer le cheminement de Billie. Ni rose ou noir, cette aventure se moule de haut en bas, telle des montagnes russes.

Un dernier mot ?

En conclusion, « Moi J’mange » est un bouquin qui convient aux adultes ainsi qu’aux jeunes. J’ai été ému par Billie, une adolescente brisée qui essaie de garder la tête hors de l’eau, un jour à la fois. Une superbe plume d’écriture. Dès les premières pages, j’ai été envouté par la douloureuse aventure de Billie. « Moi J’mange » est une vérité que les jeunes doivent souvent affronter, surtout dans la société actuelle. Il va sans dire que je vous recommande cette ce livre, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je souhaite que Joanie Godin écrive un autre roman, qui sait ?!

#Sara

Chronique sur L’âme à vif de Corinne De Vailly

L'Âme à vif

Note : 9/10

« Clic-clic ! D’avant en arrière, la lame va et vient. Clic-clic ! De plus en plus vite. Clic-clic ! J’entends mes dents grincer tellement je serre les mâchoires. Je voudrais m’ouvrir le ventre pour en arracher cette boule énorme qui me fait mal.

La lame est visible. Je l’approche du bout d’un de mes doigts. Des frissons me parcourent. J’anticipe la douleur de la coupure, mais en même temps, elle me parait libératrice. Juste un petit trait, tout doucement, juste pour voir…  »

Angélique

Résumé : « La lame de l’exacto va et vient. Clic, clic ! De plus en plus vite. Je l’approche du bout de l’un de mes doigts. Des frissons me parcourent. J’anticipe la douleur de la coupure et, en même temps, elle semble tellement… libératrice ! Juste un petit trait, tout doucement, pour voir…

Je n’appuie pas trop fort, je ne veux pas mourir ! Je veux seulement contrôler ma souffrance intérieure. Comment ? Je l’enterre sous une autre souffrance : physique, celle-là. Quel sentiment de puissance ! Mais… vais-je pouvoir arrêter ?

À la suite de l’accident de son frère, dont elle se sent responsable, Angélique est submergée par le mal-être qu’elle ressentait depuis des années et que la tragédie a accentué. Elle s’isole graduellement avec sa douleur, et sa lame devient une bouée de sauvetage. Mais, inconsciemment, Angélique espère-t-elle que quelqu’un découvrir ce qu’elle se fait et la sauve… d’elle-même ? »

Mon Avis

Aussitôt commencé, aussitôt terminé ! J’ai dévoré « L’Âme à vif » en à peine quelques heures. Avant même que je m’en rends compte, j’avais déjà tourné la dernière page.

AUSSI RÉALISTE QU’ÉPROUVANT…

Touché en plein cœur, c’est une histoire magnifique tout en étant facile à bouquiner. Évidemment, on s’attache rapidement aux interlocuteurs principaux et secondaires. Je ne peux que dire… Wahou ! Encore une fois, la collection tabou affiche un bouquin rempli d’émotions. N’étant pas un concept facile à discuter, celui-ci peut devenir très épineux.

LES ASPECTS DE LA THÉMATIQUE…

Un sujet peu abordé dans la société. Pourquoi ? C’est une question que je me demande depuis que j’ai fini le roman. Au cours de cette lecture, on comprend que Corinne De Vailly a illustré les principaux points qui caractérisent l’automutilation. Les causes qui ont provoquées cela, les conséquences que ça entraîne, les moyens utilisés afin de scarifier et les solutions envisagées. Tout y est !

Dans « L’âme à vif », on fait la connaissance d’Angélique, une jeune adolescente qui encore la vie devant elle. Sensible, elle n’a pas un cercle d’amis aussi diversifié que ses camarades de classes. Angélique peut compter sur Laurianne, sa meilleure amie et son frère ainé, qu’elle affectionne énormément, malgré leur dispute… Toutefois, lorsqu’un terrible accident arrive à Théo, son frangin, l’adolescente perd pied et se dit que la goutte de trop. Se sentant responsable de ce qui s’est produit, Angélique ressent le besoin d’évacuer toute cette douleur psychologique qu’elle a emmagasiné depuis des années. Et si la souffrance physique devenait sa source d’évacuation ?

Au même moment, des problèmes du passé refont surface. Des malheurs qu’elle croyait ne pas entendre et revoir de sitôt. Malheureusement, ces complications entraînent Angélique dans un cercle cyclique qu’elle ne peut cesser. Comment arrivera-t-elle à se sortir de cette boucle ? C’est alors que la jeune adolescente comprend que pour amorcer sa guérison, elle n’aura pas d’autre choix que de se battre contre elle-même.

LA SOUFFRANCE DE L’HÉROINE…

Chaque page nous remet le désespoir de l’adolescente en pleine figure. Ainsi, Angélique nous plonge au cœur de ses pensées les plus sombres, de son surplus de sensations émotionnelles. Le fait qu’elle soit mal dans sa peau, le désespoir et ses questionnements sur ses hauts et ses bas. Tous ces détails sont présents dans « L’Âme à vif ».

Concernant le style d’écriture de Corinne De Vailly, il est fluide et addictif. J’ai aimé redécouvrir la notation d’une auteure que j’ai connu lors de mon enfance. C’est sûr qu’entre une histoire de la collection tabou et une saga jeunesse, il y a une marge de manœuvre. Dès les premières pages, on se laisse emporter par le récit d’Angélique. À travers les mots de l’auteure et par le biais des détails, on perçoit la réalité de la situation.

Un dernier mot ?

En conclusion, « L’Âme à vif » est une œuvre littéraire que je suis contente d’avoir découvert, car elle m’a permis d’en apprendre un peu plus sur le sujet. Clin d’œil à Salomé, un personnage que j’ai aimé dès le début. Elle complète parfaitement le comportement d’Angélique. L’auteure parvient avec succès à décrire une réplique d’une jeune adolescente qui se heurtent à des difficultés d’automutilation. Il va de soi que je vous conseille « L’Âme à vif », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte bien lire les autres écrits de Corinne De Vailly.

#Sara

Chronique sur Addik écrit par Emmanuel Lauzon

Addik

Note : 10/10

«  » Fuite « . Ce mot semble tout à coup exprimer un but. Je dois fuir. Pas seulement parce que je viens de commettre un délit, mais aussi (surtout, même) parce que j’ai besoin de m’évader. Quelques heures. Quelques jours. Un petit road trip me changera les idées. J’ai une bonne provision d’oxy, une voiture et la carte de crédit de mon père pour payer ma bouffe et l’essence. Je lui rembourserai tout, évidemment.
Mon ultime destination : la liberté. »

Christophe

Résumé : « Qu’est-ce que j’ai fait ? Comment ma vie a-t-elle pu dérailler à ce point en si peu de temps ? Probablement que les rails n’étaient pas très solides.

Depuis que je suis petit, j’ai comme un immense trou en moi. Ayant horreur du vide, je cherche constamment à le remplir. Les filles et l’écriture de rap m’aident à me sentir un peu plus… complet. Mais ce qui fonctionne le mieux, c’est la drogue. J’ai essayé presque toutes les substances possibles et, encore récemment, je réussissais relativement bien à gérer ma consommation. À l’exception de quelques incidents, elle ne m’avait jamais causé de vrais problèmes.

Jusqu’à ce que je touche aux opioïdes… et que je saute à pieds joints dans le trouble.

Maintenant, je suis prisonnier et je ne sais plus comment m’en sortir.

Je suis… addiK.

Les opioïdes sont des médicaments puissants, généralement utilisés pour le soulagement de la douleur. Ils présentent un haut risque de dépendance physique et psychologique, surtout lorsqu’ils sont pris de façon récréative, sans le suivi d’un médecin. Ils peuvent aussi mener à une surdose mortelle. L’histoire de Christophe est celle de milliers d’autres jeunes, devenus esclaves de leur consommation de drogues dures. »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie Communications Julie Lamoureux et les Éditions de mortagne pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

« Addik » n’est pas le premier roman de cet auteur que je lis. J’ai commencé par « TAGuée », puis cette histoire. Malgré mon petit nombre, soit de deux, celui-ci est CARRÉMENT mon préféré. Le MEILLEUR ! D’un autre côté, je ne suis peut-être pas si objective que cela. Rire. Il faut que je me plonge dans ses autres écrits afin d’en avoir le cœur net. Pourtant, je n’ai pas l’impression que mon opinion changera.

UNE VISION NON CENSURÉE…

C’est par ses mots qu’Emmanuel Lauzon est parvenu à s’immiscer à l’intérieur de mon petit cœur en chocolat. Comme un soleil, il a réussi à le faire fondre tel une délicieuse crème glacée à la pistache. OH ! Non, à saveur de mangue. Miam ! Bon, bon… Je m’égare. Cet auteur décrit le parcours de Christophe avec un réalisme aussi vrai que vous et moi. Ce que j’aime beaucoup de ses livres depuis que je l’ai découvert, grâce à « TAGuée », c’est sa franchise. Il dénonce et ose aborder des tabous qui sont présents dans notre société actuelle.

Dans « Addik », on fait la rencontre de Christophe, qui à la suite de sa rupture amoureuse avec Kellyann se retrouve effondré. Ainsi, afin de se changer les idées, il décide de tourner vers ce qu’il connaît le mieux, soit les drogues dures telles que les opioïdes. C’est le seul moyen que Christophe a trouvé pour oublier la fille dont il était tombé amoureux. Néanmoins, ses consommations deviennent de plus en plus fréquentes tout comme ses quantités. Alors que sa dépendance se développe et brûle férocement la vie de Christophe, celui-ci devra décider s’il veut reprendre sa vie en main ou au contraire la laisser s’échapper de son corps. Quelle décision prendra-t-il ? Et si la dernière goutte d’eau se produisait ? Et si cet événement était le signe qu’il attendait ?

Au niveau de son style d’écriture, celui-ci est fluide et très addictif. L’imagination et la parole d’Emmanuel sont comme un courant d’eau, on se laisse facilement entraîner et immerger. Souvent, j’avais envie de secouer Christophe afin de le pousser à se réveiller et d’autre fois, je voulais littéralement le prendre dans mes bras et ne plus le quitter. Malgré le fait que ce soit une histoire inventée, je me sentais impuissante face à sa descente en enfer. Lui, qui possède un chouette talent pour le rap… Cette drogue l’amène dans le creux des abysses afin de l’anéantir pour ainsi le noyer sans peine.

UNE NARRATION REMPLI D’ÉMOTIONS…

À travers les yeux et les pensées de Christophe, nous arrivons à percevoir tout ce qu’il ressent à 360km/h. Son esprit tout comme sa façon de vivre son embrouillé et biaisé. Quant à ce que j’ai perçu, j’ai vraiment cru mourir sur place tellement que j’éprouvais différentes sensations à la fois. Je crois que ça sera difficile pour moi de me remettre de cette lecture… Vous voyez cela fait maintenant quatre jours que j’ai tourné la dernière et pourtant ma raison ne cesse de penser à l’histoire de Christophe. Ce bouquin est un poignant petit quelque chose. À peine que j’avais posé mes yeux sur les premières lignes que je me suis senti embarquer dans cette aventure.

Un dernier mot ?

Quoi qu’il en soit, « Addik » est véritablement un COUP DE CŒUR. Difficile à décrire, il est chamboulant du début jusqu’à la toute fin. Se remettre après ça ? Je ne saurai vous répondre, car je ne le suis pas moi-même. Honnêtement, je n’ai pas de mots pour embellir ce que j’ai discerné face à toutes ces situations. Emmanuel Lauzon se caractérise par son talent pour l’écriture et sans non-censure. Il va de soi que je vous conseille « Addik », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara