Chronique sur The Shoe Must Go On de Caroline Langevin

The Shoe Must Go On

Note : 11/10 

« […] 

Valérie est d’une sincérité désarmante. La plupart des gens détesteraient ça, mais moi, j’adore. Avec elle, j’ai toujours droit à la vérité. Néanmoins, elle sait choisir les mots pour dire doucement de dures réalités. C’est pourquoi je me tourne souvent vers elle pour raconter mes super et moins super aventures. 

— Où se trouvent donc les hommes idéaux, dis-moi ? 

— Déjà tous pris ! C’est bien connu, les hommes idéaux sont mariés. 

— Et les hommes presque idéaux, eux ? Ça pourrait m’aller ! Le problème, c’est que les sites de rencontres ne s’adressent qu’aux célibataires. 

— C’est le but, non ? Les gars en couple ont une solide raison de ne pas s’inscrire aux sites de rencontres : ils ont déjà quelqu’un dans leur vie. 

— Oui, mais certains d’entre eux fréquentent la mauvaise fille – et ils ne le savent pas. Parfois, ils n’osent pas la laisser. Résultat : les bons gars sont pris, et les bonnes filles comme moi restent seules. La solution idéale, ce serait des chasseurs de têtes ! que j’explique avec le plus grand sérieux. 

— Des chasseurs de têtes ? Comme pour les emplois ? s’étonne Valérie. 

— Ben oui ! Tout le monde sait que les meilleurs employés ont déjà leur place sur le marché du travail et que les sans-emploi ont souvent une bonne raison de l’être – et de le rester. Alors, la job des chasseurs de têtes consiste à entrer en contact avec des cadres supérieurs, par exemple, et à leur offrir de meilleures conditions de travail. On n’a qu’à appliquer le même principe au couple. 

— Si je comprends bien, une fille célibataire fait appel à un chasseur de têtes, qui contacte un homme déjà en couple et lui propose de laisser sa copine pour une autre fille, qui serait mieux assortie à sa personnalité, selon lui. Mais ce n’est pas un peu cruel ? Je veux dire, ladite copine, elle se retrouve seule. 

— Eh bien, elle n’aura qu’à faire appel à un chasseur de têtes à son tour, et il lui trouvera le mec qu’il lui faut. Avec de meilleures conditions de travail, euh… de couple. Plus de soirées sofa-câlins, moins de repas avec ses parents, aimant sa meilleure amie… 

— Tu connais l’expression on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre ? 

— Ouais ! Eh bien, moi, je veux tout de même le beurre, l’argent du beurre, et le laitier ! 

Nous éclatons de rire et levons nos verres au ridicule de la situation. » 

Chloé & Valérie 

Résumé : « Trouver le match idéal sur un site de rencontres ? Mouais. J’en doute, mais ça m’a paru amusant de tenter l’expérience. Hmmm. Pas facile de se vendre sans en avoir l’air. Dans la vie, j’arbore le look ça-m’a-pris-dix-minutes-pour-ressembler-à-une-star, sauf qu’en réalité, j’y ai mis trois heures. Mais comment atteindre la même perfection avec des mots ? Maudite fiche d’inscription !  

Au fait, je m’appelle Chloé. Chloé Dubois. J’ai vingt-huit ans – et un sale caractère, jusqu’à ce que j’aie pris mon premier café du matin. J’aime les cupcakes et le rose. Je suis une fan finie des chaussures et des Post-it. Sérieux. Ne jamais sous-estimer la puissance d’un Post-it. Ça colore la vie ! Ça peut même la changer.  

Je travaille comme conseillère de mode dans une boutique super chouette du centre-ville, Le Walk-In. J’adore mon boulot, même si ce n’est pas le plus prestigieux, et puis, ça paie mes propres chaussures ! Côté famille, je ne m’étendrai pas sur le sujet : j’ai une mère. Et une mère déçue de ma non-carrière et de ma non-vie amoureuse. Une mère qui sera enfin fière de moi le jour où j’atteindrai ses objectifs.  

Je ne pensais jamais vivre ce fameux jour où je la satisferais, mais tadam! Concours de circonstances oblige : je me retrouve parachutée à New York pour la Fashion Week (un défilé de chaussuuuures !) et j’ai un amoureux qui a passé le test du Salaudmètre !!!!!!!!!  

Vlan dans les dents, maman ! » 

Mon Avis  

Avant tout, je remercie chaleureusement Caroline Langevin pour l’envoi de son roman ainsi que de sa confiance en moi et en mon blogue.  

« The Shoe Must Go on » est définitivement une bonne lecture à se mettre sous la dent, surtout avec ces nombreuses canicules… Bien-être assuré. Synonyme de girly, cette histoire est rafraichissante et humoristique. Il est impossible de ne pas rire face aux répliques de Chloé et ses drôles de dames. À bien y penser, on pourrait aussi le comparer à la série télévisée « Sex and the city », celle-ci est souvent mentionnée par l’auteure au fil des pages, l’histoire est légère et cocasse. Des ingrédients importants pour un chicklit, vous ne pensez pas ?!  

UNE VRAIE BULLE DE BONHEUR EMPLIE DE BOULETTES…  

Ainsi, lorsque j’ai dit que ce récit est LE synonyme de girly… Mmm… C’était dans le sens où comment dire… Bon, allez… C’est un des types du genre où la couleur rose devrait gouverner la Terre entière accompagnée de son fidèle partenaire : les post-it (et quand je dis les, cela signifie toutes les couleurs possibles et inimaginables). Franchement, cela fait peu de temps de temps que je lis de la chicklit et pourtant, je me demande quelques fois, pourquoi je n’ai pas commencé avant. J’ai presque passé à côté de « The Shoe Must Go On », vous y imaginez ? Sacrilège, j’ai honte… Rire !  

DES PERSONNAGES TOUT AUSSI BURLESQUES QUE ROMANESQUES… 

Je vais vous parler un peu de Chloé, l’héroïne principale, et les autres, ça sera à vous de les découvrir. Alors, alors… Ou non, je vais attendre un peu. Toutefois, il faut que vous sachiez que dès les premières pages du livre, on ne peut pas s’empêcher de sourire et de lâcher un petit ou grand rire. Une longue série de fous rires pour être plus précis. De plus, lors de ma lecture, j’avais l’impression de partager tous ces moments avec ce petit groupe. C’était agréable ! Cette histoire aborde de plusieurs sujets qui sont toujours d’actualité.  

Dans « The Shoe Must Go On », on fait la connaissance de Chloé, une jeune femme de vingt-huit ans (vingt-neuf au cours du roman) qui voit définitivement la vie en rose, comme l’expression le dit si bien, peu importe où elle pose les yeux. Ayant une personnalité colorée, Chloé assume pleinement son style vestimentaire à travers des vêtements aux couleurs vives, des paillettes, des jupes et, évidemment, des chaussures. En effet, Chloé est une personne qui classe ses paires de godasses par couleur, comme un lecteur ou lectrice qui regrouperait ses livres en ordre alphabétique. Bonne comparaison, n’est-ce pas ?! Chloé n’hésite pas à démolir les proverbes existants afin de les recréer comme elle le souhaite. Et souvent, le résultat final est très comique.  

Ayant un bon état d’esprit, elle fait fréquemment appel à ses répliques abracadabrantes afin de se sortir d’une situation gênante. Aussi, pour ne subir une humiliation, Chloé ne manque pas de dire des mensonges ici et par là, mais en fait, je crois que cela l’enfonce encore plus. Rire. Formant un quatuor avec Valérie, Léa et Maggie, ses trois meilleures amies, elles profitent de leur soirée pour se retrouver et parler de tout et de rien… Tout étant accompagné d’un bon verre de champagne ou d’un shot d’alcool de couleur rose. Elles profitent de la vie sans crainte de subir les conséquences du lendemain… En tant qu’individu indépendant, Chloé aime beaucoup sa liberté et célébrer avec ses copines jusqu’à des heures impossibles.  

Mais, lorsque le retour à la réalité se fait, Chloé doit endurer toutes les différentes tentatives de sa mère à lui trouver un amoureux. En effet, tout le monde semble la pousser vers une direction, qu’elle ne souhaite aucunement, afin de devenir comme les femmes d’aujourd’hui. Aux yeux de Chloé, les coups d’un soir lui suffisent… Jusqu’à ce qu’elle pose les yeux sur un mystérieux inconnu qu’elle remarque lors d’une nuit au bar. Au fur et à mesure, la jeune femme va se rendre d’une chose. D’une chose qui lui manque, celle de réveiller à côté d’une personne tout en partageant le petit déjeuner au lit.  

Au cœur de ces surprenantes émotions, Chloé devra prendre une grande décision concernant son emploi. Acceptera-t-elle cette offre alléchante ? Ou ses doutes la pousseront à refuser cette opportunité ? En ce qui concerne cet homme masqué, le retrouvera-t-elle ? Le laissera-t-il entrer dans sa vie au risque de perdre quelques plumes ?  

Au niveau de la plume d’écriture, celle-ci est toujours aussi fluide et addictive comme elle était dans son autre roman « Sœurs Désespérées ». À l’intérieur du livre, on peut remarquer plusieurs détails dont différentes paires de chaussures qui ont pour rôle d’espacer le texte tel des chapitres. Très stylé. Également, en haut des pages, celles-ci sont parsemées de petites étincelles, ce qui ajoute du cachet et un peu de magie à l’histoire. J’avais l’impression de voir de la poussière de fée, comme celle lancée par la fée Clochette. Sublime !  

Sans compter que lorsque les femmes s’envoient des messages textes, on peut apercevoir la conversation. Des dessins géniaux. « The Show Must Go On » était hilarant et pittoresque du début jusqu’à la fin. Dès les premières pages, nous somme happés par l’énergie positive de Chloé. Il se lit facilement et n’amène aucun ennui.  

Un dernier mot ?  

Un ouvrage qui nous apporte un mélange d’émotions et de fous rires. Une intrigue haute en couleur et féminine. Ma lecture a vraiment su me divertir jusqu’à la dernière feuille. Que ce soit une fête arrosée, un barbecue familial ou une sortie entre copines, la joie de vivre de ces quatre jeunes femmes vous fendront la pêche. Il va sans dire que je vous recommande cette histoire, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu.  

#Sara

 

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Chronique sur Sœurs Désespérées de Caroline Langevin

Soeurs Désespérées

Note : 13/10 

« — Et ce beau mariage, il aura lieu quand ?  

— En mai !  

Super ! Mai ! Nous sommes en février, ce qui me laisse quinze mois pour lui faire comprendre que son attitude est irrationnelle. Avec de la chance, elle le comprendra d’elle-même en un mois, peut-être moins. Je respire un peu ! En sautillant, ma sœur continue son babillage. 

— Je sais, ça arrive vite. Mais ne vous inquiétez pas, nous avons engagé la meilleure organisatrice de mariage en ville. Elle m’a dit de ne pas m’en faire et que tout serait parfait. Elle a déjà organisé des cérémonies en moins de deux mois, donc avec trois, elle a amplement le temps. 

— Amplement…  

Je sursaute ! Elle pense donc au mois de mai de cette année ? ! C’est impossible. Je vis un cauchemar. Comment peut-elle l’envisager ? Sandrine ne trouve plus rien à dire. Cette fois, c’est moi qui me déchaîne. Je vais droit au but. 

— Stéphanie, tu ne peux pas te marier.  

— Et pourquoi ça ? boude-t-elle. 

— Pour la raison la plus simple : tu ne le connais même pas !  

— Et puis ? C’est mon grand amour. Le vrai, l’unique !  

— Tu devrais prendre un peu plus de temps pour apprendre à le connaître, que je lui propose doucement. 

— Genre, un an, ironise ma colocataire. 

 — On a trois mois pour se découvrir avant le mariage, et tout le reste de notre vie ensuite.  

— Mais pourquoi vous marier si tôt ? que je gémis. 

 — J’ai toujours rêvé de me marier à cette période pour les lilas. Ce sont mes fleurs préférées ! Ça fera des photos sublimes. En plus, j’ai réussi à obtenir une date au Château Woodbridge. C’est de loin le plus bel endroit de la région, et tu sais bien qu’il est très demandé pour les mariages !  

Comme si je savais ça ! Stéphanie poursuit :  

— Dès que Léonard a fait sa demande, je me suis informée et c’est la seule date de disponible d’ici deux ans. En fait, j’ai même beaucoup de chance, puisqu’un couple vient tout juste d’annuler sa cérémonie. C’est horrible. Je n’imagine pas comment on peut en venir à cette solution drastique. 

 — Tu pourrais te marier dans deux ans, alors ! que je riposte, sans écouter ses arguments.  

— Et pourquoi je ferais ça ? Il y a un samedi de libre en mai de cette année et j’ai déjà réservé. De toute façon, je ne vois vraiment pas où est le problème. J’étais certaine que tu sauterais de joie pour moi. Tu es ma sœur, après tout ! clame Stéphanie avec sa petite moue boudeuse d’enfant. 

— Je suis folle de joie que tu aies rencontré un homme charmant, mais je trouve qu’envisager déjà le mariage, c’est un peu trop rapide. 

— C’est mon grand amour et c’est décidé. Il faudra bien que tu t’y fasses !  

Son ton est clair, sa décision est prise. Affolée, je réfléchis à ce qu’une mère ferait dans cette situation. Rapidement, je dresse la liste de mes options. 

  • Emprisonner    Stéphanie    jusqu’à    ce    qu’elle    change    d’idée, ou    pour    toute    la    vie    si    nécessaire.
  • Planifier    un    accident    qui    casserait    légèrement    une    jambe    à    Léonard.
  • Lui    sortir    les    statistiques    de    divorce    et    l’obliger    à    regarder    toutes    les    téléréalités    présentant    des    couples    en    guerre.
  • Lui    offrir    un    stage    chez    un    couple    marié    afin    qu’elle    prenne    conscience    de    ce    qui    l’attend.
  • Payer    un    tueur    à    gages    et    éliminer    Léonard.
  • Engager    un    détective    privé    et    prier    qu’il    découvre    un    truc    louche    à    propos    de    Léonard    qui    découragerait    ma    sœur.
  • Programmer    l’enlèvement    du    prêtre    pour    le    grand    Jour.
  • Déclencher    une    alerte    à    la    bombe    à    l’église.
  • Raser    les    cheveux    de    Stéphanie    pendant    son    sommeil.    Elle    se    terrera    de    honte    le    temps    que    ça    repousse.
  • Appeler    maman    et    lui    demander    de    jouer    elle-même    la    mère (plan    à    bannir… elle    sera    probablement    aussi    enthousiaste    que    Stéphanie    pour    ce    projet    irréaliste.   Ma    sœur    ne    tient    pas    son    côté    écervelé    des    voisins).

Je réalise bien qu’aucune de ces solutions n’est au point. Je n’ai plus un mot à dire. Même si je parlais pendant des heures, ma sœur n’écouterait rien. En plus, elle risque de me détester et de ne plus m’adresser la parole.  

Je tente de calmer mon angoisse en me répétant qu’elle changera d’idée d’elle-même d’ici quelques semaines. Tout redeviendra comme avant. Les préparatifs du mariage causeront immanquablement des conflits entre les nouveaux tourtereaux. Je pourrai en profiter pour lui faire voir la réalité en douceur. Lui faire comprendre que son prétendant n’est pas aussi parfait qu’elle le croit. Elle déchantera rapidement. Ce Léonard ne peut pas être l’homme idéal. Il me fournira assurément de quoi saboter leur mariage ! Mais, pour ça, Stéphy doit me faire confiance et tout me raconter.  

À bien y réfléchir, il s’agit de ma meilleure option. Jouer les sœurs emballées et, à la première occasion, la faire changer d’idée. Ma sœur affiche toujours sa mine boudeuse. Je tente du mieux que mon manque de talent d’actrice me le permet de me créer un sourire qui semble sincère et je sautille sur place. — Tu m’as convaincue. Je suis folle de joie pour toi ! J’ai tellement hâte que tu me racontes tout tout tout. J’adore l’organisation de mariages, tu sais ? Alors, on commence par quoi ? Et, sous le regard ahuri de Sandrine qui ne comprend visiblement rien à ma réaction, Stéphanie m’entraîne vers la cuisine en me parlant des centres de table. » 

Éloise, Stéphanie et Sandrine 

Résumé : « Certains sont vites en affaires, mais y a toujours ben des limites !!! Ma petite sœur Stéphanie, une vraie tête en l’air, vient de m’annoncer qu’elle va se marier… à l’homme qu’elle a rencontré la semaine dernière ! Et elle se lance déjà dans la préparation de son grand jour, qui aura lieu dans trois mois seulement ! Je n’ai pas réussi à la convaincre d’y renoncer (ou de le reporter ; je ne suis pas difficile), alors j’ai eu l’idée de m’infiltrer dans l’organisation et de saboter le mariage de l’intérieur (pour son bien, évidemment !). 

Je suis prête à tout pour annuler cette noce. Même à endurer les dates que m’organise Steph pour me trouver un cavalier ! Si elle est désespérée que je sois seule pour cette journée… je le suis encore plus qu’elle décide d’épouser un quasi-inconnu ! 

À travers les rendez-vous, je compte bien user de mes talents d’espionne et garder son prétendant à l’œil. D’ailleurs, pourquoi veut-il se marier si tôt ? C’est louche ! »

Mon Avis 

Avant tout, je remercie chaudement les Éditions de Mortagne et Communications Julie Lamoureux pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance.  

Au début, lorsque Christine m’a envoyé un mail stipulant que « Sœurs Désespérées » était le chick lit de l’été, je me suis dit qu’il fallait que je saute le pas afin de me faire ma propre opinion. De plus, je n’avais jamais lu la calligraphie de Caroline Langevin, alors voilà. Sans aucun doute, je dois dire que je ne suis pas déçu. Je suis contente d’avoir tenté ma chance. Ma curiosité, le résumé et la page couverture ont eu raison de moi. J’ai été corrompu, que voulez-vous ?… Rire.  

Bon, que dire d’autre de cette lecture, mise à part que c’était juste… WOW ! À chaque instant, je ne pouvais pas cesser de rire. Pendant plusieurs minutes, j’ai vraiment cru que j’allais mourir tellement que je me fendais la pêche. Je l’ai littéralement dévoré de la première à la dernière page. Je suis tombé amoureuse des personnages principaux, de l’histoire, la couverture, le synopsis et bien sûr le dernier et non le moindre… Édouard.  

Je ne vous cacherai pas que « Sœurs Désespérées » est un éblouissant éclat de lumière. Ce roman apporte de la joie, du bonheur, des folies et des crampes au ventre. Rires ! Depuis deux jours, cette histoire ne m’apportait que des émotions positives, si merveilleuses que lorsque je suis arrivé au bout, j’étais peiné de les quitter.  

J’AI ADORÉ !   

Dans « Sœurs Désespérées », on fait la connaissance d’Éloise, une jeune femme de vingt-neuf ans qui travaille comme serveuse dans un café en attendant d’avoir de la place dans sa spécialité. Toutefois, les emplois dans les milieux de la psychologie, psychiatrie et éducation sont très demandés et donc vraiment difficile à obtenir. Cependant, Éloise ne s’en plein pas, elle sait qu’elle doit attendre afin que la chance lui sourît de nouveau. Ainsi, vivant en colocation avec Sandrine, sa meilleure amie et collègue, la jeune femme vit, grâce à elle, des journées aussi folles les unes que les autres. Mais, derrière cette personnalité pétillante et maladroite se cache une vulnérabilité intérieure. En effet, Éloise a vu son enfance et adolescence changer radicalement lorsque ses parents se sont séparés alors qu’elle n’avait que seize ans. Devenue comme une figure d’autorité pour sa petite sœur de neuf ans, elle a dû s’en occuper, car leur père les a quittés sans un regard en arrière afin de refaire sa vie. Tandis que leur mère a essayé de les élevé du mieux qu’elle pouvait, mais quand elle a rencontré un homme, celle-ci a décidé de se choisir et de partir loin de ses filles pour vivre avec son deuxième mari en Ontario.  

Ayant un lien puissant avec Stéphanie, sa petite sœur, Éloise ne peut s’empêcher de la protéger de tout et de rien. Puis, lorsqu’elle lui apprend qu’elle va se marier avec un homme qu’elle a rencontré, il y a quelques jours, Éloise en perd ses bras. Néanmoins, alors qu’elle comprend de la part de Stéphanie que le mariage aura lieu dans trois mois, la jeune femme refuse catégoriquement ce fait et décide par tous les moyens possibles de la dissuader de sa décision. Voyant que cela n’a aucun succès, c’est à ce moment qu’Éloise imagine une idée malicieuse : Saboter le mariage de l’intérieur en faignant d’y être intéressé.  

Dans ces conditions, plusieurs péripéties hautes en couleur auront lieux… Le plan d’Éloise fonctionnera-t-il ? Arrivera-t-elle à faire ouvrir les yeux à sa petite sœur ? Pourtant, lorsque la jeune femme fait enfin la connaissance de Léonard, le fiancé de Stéphanie, elle y fait la rencontre d’Édouard, le benjamin de la fratrie. Quand elle surprend une conversation entre lui et le cadet, Éloise se demande si une aide en plus favoriserait le succès de sa stratégie. Trouvera-t-elle en lui un allié ou un ennemi ? Et si plus elle passait du temps avec lui et plus elle sentait la passion l’envahir à chaque fois qu’elle pose son regard dans le sien ?  

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, je l’ai trouvé fluide et addictive. Je n’ai pas pu détacher mes yeux de ce récit. En outre, dès les premières feuilles, on entre directement dans les pensées d’Éloise. Caroline Langevin est parvenu à écrire une intrigue très cocasse. Également bien ficelée, on se laisse immerger par les situations loufoques et le contexte. Sans compter que c’est si aisé de s’attacher aux interlocuteurs. Ceux-ci sont si attachants. « Sœurs Désespérées » est une excellente lecture à se mettre sous la main. 

Honnêtement, je me suis facilement identifié à Éloise. Tout comme moi, elle possède un esprit cartésien et n’est pas presser de découvrir l’amour. J’aime beaucoup son côté indépendant, elle assume pleinement sa vie de célibataire. Aussi, Éloise n’attend pas le « grand amour » pour profiter de son existence. Son caractère et le mien se ressemble comme deux gouttes d’eau et d’autant plus, j’ai également le même intérêt qu’elle au niveau du choix de carrière… Enfin, cet univers faisait partie de mes trois choix favoris. Il va sans dire que de même qu’Éloise, j’ai une belle tendance à peser le pour et le contre avant de me lancer. On peut dire que c’est assez réfléchi, mais ce tour de main peut être considéré comme un complexe puisque je raisonne plus avec mon esprit qu’avec mon cœur.  

Un dernier mot ?  

Une œuvre littéraire qui m’a donné des crampes et des crampes aux côtes. Vous l’aurez compris, « Sœurs Désespérées » est, à mes yeux, un coup de cœur assuré. C’était inévitable ! Cette histoire et moi-même étions fait pour nous rencontrer. Concernant les protagonistes, ils sont si abracadabrants que s’en devient fou et mignon à bouquiner. Un petit clin d’œil au mariage de conte de fée, c’est carrément le rêve de toutes jeunes femmes amoureuses des films de Disney. Rire ! « Sœurs Désespérées » met du baume au cœur à l’aide des nombreuses rigolotes aventures d’Éloise. En plus, il est impossible de ne pas éclater de rire face aux petites maladresses de l’héroïne. Il va de soit que je vous recommande vivement ce bouquin, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Finalement, je compte bien lire les autres et futures parutions de Caroline Langevin.  

#Sara

Chronique sur L’amour est dans le champ de Carl Rocheleau

L'amour est dans le champ

Note : 11/10  

 « Le pick-up sort de l’autoroute et emprunte une route perpendiculaire en direction de Saint-Edmond. Le chemin par lequel l’autobus scolaire passait durant toutes mes années à l’école. Il a à peine changé. 

– Le cinéparc est fermé ? 

– Oui, c’est la compagnie de camionnage qui a racheté le terrain. 

Dommage. J’aurais bien aimé y aller cet été. 

Les pâturages, les fermes et les silos à grains se succèdent, et nous nous retrouvons rapidement devant la croix de Notre-Dame, plantée à l’intersection de la route 122 et du rang de l’Église, celui où j’ai grandi. Combien de fois ai-je pédalé jusqu’à cette croix ? Je m’agenouillais devant elle, je m’imaginais la Sainte Vierge et je priais d’être illuminée par la grâce de Dieu. 

Juju l’illuminée, ce serait différent, non ? Je pourrais devenir religieuse, faire vœu de pauvreté et tout le tralala. Je suis si désespérée que je dois considérer toutes les idées, même celles d’une moufette imaginaire en manque d’attention. 

Bientôt apparaissent les indéfectibles roues de charrette qui délimitent l’entrée de la cour de la maison qui m’a vue grandir. Fraîchement repeintes en blanc, à ce que je vois. Comme chaque fois que nous attendions de la grande visite. 

– Tu les as…  

– Oui, juste pour toi. 

Wow. C’est un message clair : ça faisait si longtemps que je n’étais pas venue que je suis aussi étrangère ici que ma tante Gilberte. La pauvre femme nous a visités trois fois en dix-sept ans. Je me demande si elle a lu l’album où je sauve son perroquet qui dit des mots de toilette… Sûrement, et je n’ai jamais su si elle avait aimé mon histoire.  

Je me souviens comme si c’était hier d’une de ses trois visites. Tante Gilberte était venue passer quelques jours à la maison avec beaucoup d’autres membres de la famille. Comme elle ne pouvait pas s’en séparer, elle avait amené son perroquet. Charles, son ami David et moi avions consacré toute la semaine à lui apprendre des gros mots. Je me rappelle avoir été punie pour cette blague, mais le plaisir que m’ont procuré toutes ces discussions téléphoniques où ma mère me rapportait que le perroquet ne cessait de proférer des saloperies – même des mois plus tard – m’a permis d’oublier la conséquence imposée par mes parents. 

Même en ce moment, alors que je descends du pick-up de mon père, je souris en pensant à tante Gilberte et à son grossier perroquet. Et j’éprouve une très brève émotion en évoquant David. Je la repousse au plus profond de moi en résistant à la tentation de demander de ses nouvelles. 

– Julie ! s’exclame ma mère en sortant du chalet, au fond de la cour. 

Mon père disait vrai, ce n’est plus une cabane. Déjà de l’extérieur, la maisonnette a toutes les apparences d’une minimaison très respectable. Et, pour les deux prochains mois, ce sera ma résidence privée ! 

– On t’a tout installé, précise ma mère en m’embrassant avec énergie. Tu vas voir. 

Maman dégage un parfum de thé vert. J’adore son odeur. Elle me rappelle les matins où je me levais avant le soleil. Je descendais l’escalier et m’arrêtais à mi-chemin pour regarder ma mère préparer sa théière. Les yeux fermés, elle saisissait une poignée de feuilles, qu’elle laissait tomber au fond. Ensuite, elle y versait une quantité précise d’eau très chaude, mais pas bouillante. Aussitôt, l’odeur se répandait dans la cuisine. 

Ma mère me tire par la main tandis que mon père descend ma valise du camion. 

On dirait que cette femme a rajeuni. Ses gestes sont souples et énergiques. Je me sens comme une enfant maladroite à côté d’elle. 

L’intérieur du chalet est aussi saisissant que l’extérieur. Les murs sont couverts de lattes de chêne, l’îlot de la cuisinette est taillé dans un bois sombre au vernis mat. Mes connaissances en ébénisterie s’arrêtent là, mais je crois que les armoires sont en acajou. Dans la même pièce, la chambre-salon, où un bel écran plat d’une quarantaine de pouces fait face à un très grand divan-lit couvert de coussins que j’estime très moelleux. Si seulement mes parents savaient le nombre incalculable de soirées que nous avons passées ici, mon frère et moi, avec nos amis, à boire de la bière et à découvrir notre sexualité d’adolescents pleins d’hormones… Vos amis comme David…  

Juju, tais-toi. » 

Julie & ses parents 

 Résumé : « Jeune femme dans la mi-trentaine cherche endroit gratuit où refaire sa vie.  

 Cause : un trou de cul l’a plantée là, et elle n’a qu’un salaire d’illustratrice pour payer son Kraft Dinner 

 Histoire courte : il avait beau se plaindre des films clichés où le prof couche avec son étudiante, ça ne l’a pas empêché de faire pareil.  

Cette femme, c’est malheureusement moi ! Une chance que mes parents ont accepté de m’accueillir à Saint-Edmond, le village qui m’a vue grandir, sinon je me retrouvais à la rue ! Même si je n’ai pas mis les pieds ici depuis des années, parce que je suis une fille ingrate, je me rappelle à quel point c’est beau et paisible.  

 Dès mon arrivée, je constate que, dans ce trou perdu, j’aurai tout mon temps pour travailler. Disons que les distractions sont rares ! Sauf quand tu tombes nez à nez avec ton amour d’adolescence.  

 Le premier gars à m’avoir brisé le cœur.  

 Qui sait, sa personnalité s’est peut-être musclée en même temps que son corps ? » 

 Mon Avis 

Pour commencer, je remercie les Editions de Mortagne pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi.  

Une chose est sûre, c’est que je suis bien déçu de quitter tous ces nombreux protagonistes qui, pendant de longues heures, m’ont fait rire jusqu’à en avoir des crampes au ventre. Sans aucun doute, c’est une histoire rafraîchissante qui a su me changer les idées. « L’amour est dans le champ » se caractérise également par sa couverture originale. En effet, sur celle-ci, on y trouve une femme ronde et heureuse. Il faut savoir que la perfection n’existe pas, nous avons tous des défauts qui nous rend unique en notre genre. Mais, accepter ses failles, c’est être en harmonie avec sa propre personne. Ainsi, c’est à l’aide de cet état d’esprit que Julie, l’héroïne principale, prendra conscience que la meilleure chose à faire est de rester soi-même quel que soit la situation ou les émotions que nous ressentons.  

Vous savez qu’on ne voit pas ça tous les jours un homme qui écrit de la chick-lit ? Et je dois vous avouez que ce n’était pas si terrible à lire, c’est loin d’être une vraie torture…. Rires. Carl Rocheleau aborde de plusieurs pensées importantes dans son récit telles que l’acceptation de soi, l’amour et l’amitié. On y découvre aussi le monde de la littérature à travers le métier de l’interlocuteur principal.  

Dans « L’amour est dans le champ », on fait la connaissance de Julie, une jeune femme âgée dans la mi-trentaine qui décide de s’envoler loin du milieu urbain suite à une rupture avec son petit ami. Ne pouvant pas vivre seulement de sa plume, Julie ne possède pas de stabilité sur le plan financier. Ainsi, pour pouvoir subvenir à ses besoins le temps d’économiser, elle part vivre chez ses parents dans un village portant le nom de Saint-Edmond, durant la saison estivale, à la campagne. Cependant, ce petit voyage n’arrive pas pour rien… En effet, afin de garder son emploi, Julie doit pondre une autre histoire sur les aventures de Juju, sa moufette et héroïne de sa littérature jeunesse, avant la fin de l’été. Plus facile à dire qu’à faire, n’est-ce pas ?  

Mais, comment écrire quelque chose sur un sujet qui a déjà été exploité à maintes reprises ? Au fil des jours, Julie va reprendre conscience de ce qui lui manque réellement en ville. Elle va également profiter de cette ambiance naturelle et tranquille pour travailler ainsi que pour s’enraciner de nouveau avec ses origines. Néanmoins, pourquoi Julie a-t-elle quitté précipitamment son petit coin de vie pour aller vivre dans un milieu loin de ce qu’elle connaît ? Et lorsque Julie revoit David, celui qui lui a brisé le cœur il y a vingt ans, elle ne peut que ressentir de la colère pour son ancien amour de jeunesse. Toutefois, chaque contact physique et chaque moment passé ensemble étincèle de nouveau cette ancienne passion qu’ils croyaient éteinte.  

Concernant le style d’écriture de l’auteur, je l’ai trouvé agréable à bouquiner. Je n’ai pas pu détacher mes yeux de ma lecture. Addictif, on se laisse facilement porter par les péripéties de Julie. Au niveau des personnages principaux, ils ont tous un cachet qui les rend spécial aux yeux de tout le monde. Sans compter que Julie est, sans hésiter, une femme pétillante et remplie d’imagination. J’ai adoré chaque instant passé en leur compagnie.  

En plus, plusieurs situations m’ont bien fait rire et d’autre m’ont littéralement brisées le cœur. Au final, j’ai quand même été conquise par l’intrigue et ce qu’elle contenait. Dès les premières phrases, j’ai été ensorcelé par la personnalité de Julie et la calligraphie de Carl Rocheleau. Aussi, saviez-vous que ce village est inspiré de celui de l’auteur ?  

Un dernier mot ?  

Une œuvre littéraire qui mérite sa chance, car elle se caractérise par ses nombreuses aventures. En ce qui concerne le protagoniste de Julie, c’est une femme naturelle avec un tempérament foudroyant. Son franc-parler me faisait souvent rigoler et je ne vous parle pas de Juju… Rires. Deux boules d’énergie. Un bouquin sans suite qui vous fera fondre de bonheur. Il va de soit que je vous recommande « L’amour est dans le champ », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. N’hésitez pas à me donner des nouvelles !  

#Sara

Chronique sur Les MILFS au Pérou écrit par Élodie Loisel

Les MILFS au Perou

Note : 9,5/10

« – Manu, qu’est-ce que tu en penses? demande la médecin.

– Mon fils va trop me manquer, c’est plus possible, je ne peux pas l’abandonner.

– Mais comme elle est gonflée, s’énerve Éléonore en levant les yeux. Quand je t’avais dit ça pour mes enfants et le voyage au Pérou, tu ne voulais rien savoir, tu m’avais raconté que c’était ridicule et qu’il fallait que je pense à moi !

 – Qu’est-ce que tu veux que je te réponde? Vous êtes des mères indignes, ironise Manu, même toi, Pupuce, en vérité, tu n’es pas si parfaite… mais bon, c’est OK, si l’on part juste deux jours.

– Deux jours? Non, on ne peut rien visiter en deux jours, il faut une semaine au minimum, insiste Aurélie.

– Vendu, mais à une seule condition, propose Manu.

– Laquelle ? lancent les MILFS, s’attendant au pire.

– Je vous apprends à pisser debout.

– Chiche, s’amuse Aurélie.

– Et toi? demande celle-ci en tournant la tête vers la rouquine.

– Il faudra quand même attendre un peu…

– Comment ça ? Tu dis toujours oui et là qu’on est toutes partantes, c’est toi qui hésites? Et puis ça te ferait un deuxième livre à écrire…, renchérit Manu.

Camille sourit et, sans répondre, touche son ventre. Elle annonce, heureuse :

– Je suis enceinte.

Les MILFS écarquillent les yeux, se lèvent, la serrent tour à tour dans leurs bras en l’embrassant.

– Wow, mais c’est génial! Félicitations! se réjouit Anna.

– Et les gamines ont pris ça comment? s’inquiète Manu.

– Elles le vivent bien, enfin pour l’instant. Comme le bébé arrive dans sept mois, la mère de Maxime a gentiment proposé de prendre un appartement. Elle est beaucoup plus conciliante depuis mon allergie… enfin depuis l’incident à cause des filles.

– Yes, la vieille dehors et une de moins! s’amuse Anna.

– Emma et Chloé sont vraiment adorables aussi depuis le coup de la barre aux céréales, elles ont finalement réalisé qu’elles m’aimaient bien.

– Fais quand même gaffe de ne plus jamais manger un truc qu’elles t’auraient refilé.

– Je n’avale rien qui de près ou de loin soit passé entre leurs mains.

La jeune serveuse arrive avec un combiné et demande :

– C’est laquelle de vous, Camille ?

Quatre index pointés désignent l’écrivaine :

 – Allô, oui mon cœur, oui, c’est bizarre, leur téléphone sont sur messagerie ? Non, pourtant, elles sont avec moi.

Anna chuchote :

– Vous aviez toutes mis votre portable en mode avion?

Les MILFS confirment avec la tête en éclatant de rire. »

Les MILFS

Résumé : « Bienvenue dans la génération MILFS

Manu, 32 ans, va devenir maman; Éléonore, 35 ans, vient d’apprendre que son mari la trompe; Anna, 33 ans, combat une grave maladie; Aurélie, 36 ans, doit signer les papiers de son divorce; Camille, 33 ans, vient de recevoir un énième refus pour la publication de sa BD.

Ces cinq mamans ont passé la trentaine avec une énorme claque derrière la tête et elles savent à présent que les contes de fées n’existent pas! Le destin est R.I.P!

Alors que la vie leur échappe, deux solutions s’offrent à elles : soit affronter un avenir carrément dépressif, soit fuir leurs responsabilités et honorer ainsi une promesse d’enfance.

Elles vont s’envoler en direction du Pérou pour semer leurs problèmes et vite comprendre qu’un voyage entre copines vaut bien 10 ans de thérapie chez un psy.

Sauf que sur les terres Incas, RIEN, mais alors vraiment RIEN ne se passera comme prévu.

Les MILFS enchaîneront les catastrophes: de leur hôtel de luxe, à la réserve des Indiens Tito Piros en passant par les dangereux trafiquants du cartel de la drogue, sans oublié le but ultime voir le Machu Picchu ce qui s’avérera plus compliqué que prévu surtout si de jeunes Canadiens s’en mêlent.

À leur retour, RIEN, mais alors vraiment RIEN ne sera plus comme avant.

Cependant, une seule question restera en suspend, pour vous ce sera: Mojito ou Margarita? »

Mon Avis

Tout d’abord, je voudrais remercier les Éditions Ada pour l’envoi de ce cocasse service presse ainsi qu’Elodie Loisel pour l’intérêt et la confiance qu’elle m’a apporté.

Évidemment, cette histoire est une vraie bouffée d’air frais. J’ai rigolé jusqu’à la dernière ligne. C’était un régal pour mes yeux ! À certains passages du texte, l’histoire commençait, peu à peu, à devenir émouvante.  

Au premier coup d’œil, quand je l’ai aperçu, l’année dernière, au Salon du livre de Montréal, mes yeux n’arrêtaient pas de valser vers cette belle couverture. À de nombreuses reprises, je suis passé devant… l’envie folle de l’acheter me consumait (hahaha) de l’intérieur. Toutefois, j’ai dû abandonner l’idée, faute du fait que je n’avais pas assez d’argent pour le faire, mais quand l’auteure, elle-même, m’a contacté pour m’envoyer son roman, je n’ai pas pu retenir mon cri de joie !

Étant un Chick-lit, plusieurs péripéties peuvent arriver sans qu’on s’en rend compte et Élodie Loisel a réussi à manier toutes ces ribambelles aussi loufoques soit-elle. Du début jusqu’à la fin, je suis resté scotché à mon roman.

Dans « Les MILFS au Pérou », nous faisons la connaissance de cinq femmes, toutes âgées dans la trentaine. Possédant chacune une personnalité distincte, ensemble, elles forment un quintet. Enchaînées, toutes les cinq, par plusieurs problèmes qui les dépassent, les MILFS prennent donc la décision de partir, dans un coup de tête, au Pérou afin de se retrouver et de vivre à fond leur vie. Alors que les jeunes mamans pensaient que le voyage allait se dérouler tranquillement, sans aucune embuche, elles se trouveront subitement confrontées à certaines situations qui remettront leur expérience en doute. Seront-elles capable de percer les secrets du Machu Picchu ? Parviendront-t-elles à réaliser leur pacte, fait pendant leur enfance ?

Concernant la plume d’écriture de l’auteure, elle est fluide et enivrante. « Les MILFS » est une œuvre littéraire qui nous permet de nous échapper de notre quotidien. À travers ses mots, Élodie Loisel nous plonge dans une aventure haute en couleur rempli d’intrigues. On y découvre également une forte amitié qui unit ces cinq mamans et même après de longues années, ce puissant attachement est toujours présent entre elles. C’était très touchant à lire.

À travers ce bouquin, j’ai eu la grosse impression de vivre cette semblable expérience en compagnie des MILFS. Dès les premières pages, l’auteure nous plonge dans l’histoire et les détails sont vraiment géniaux. Il va de soit que je me suis également attaché aux interlocuteurs. Ces femmes possèdent une volonté de fer et c’est ce qui, d’après moi, a fait en sorte que leur amitié soit restée intacte.

Un dernier mot ?

J’espère vraiment que ce n’est pas un adieu, j’aimerais beaucoup les retrouver dans une nouvelle aventure. Finalement, après avoir été conquise par la sublime calligraphie d’Élodie, il n’y a pas de doute que je lirai ses autres écrits (« les yeux du vide » est un roman que je dois absolument découvrir). En effet, je le ferai sans hésitation.  

#Sara

Chronique sur Love Coach de Valérie Mas

Love Coach

Note : 9,5/10

« – Quel temps ! lance Morgan.

– Oui et ton café va me faire un bien fou !

Je trempe mes lèvres dans la mousse onctueuse et sens le liquide chaud descendre dans mon corps. Morgan fait de même et quand enfin je repose ma tasse sur la table, je vois son visage se fendre d’un large sourire vraiment sexy.

– Pourquoi souris-tu ?

– Tu as de la mousse…, dit-il en souriant avec tendresse.

– Oh…

Je me sens rougir… »

Morgan & Valentine

Résumé : « Votre vie amoureuse se résume au néant ? Vous cherchez à séduire votre patron, un ami ? Faites appel à Love coach !

 Valentine est une amoureuse de la Vie, de l’Amour, mais pas n’importe lequel ! Celui avec un grand A…

 À l’aube de la trentaine, sa vie est presque idéale : un métier qu’elle adore, des amis en or, mais toujours pas d’homme pour faire battre son cœur. Bien qu’elle aide chacun de ses clients à trouver son âme sœur, Valentine est une célibataire endurcie… Elle fait avec, jusqu’au jour où un dieu vivant, un apollon, s’installe en face de chez elle.

Est-il celui qu’elle attend depuis toujours, son grand amour ? Plongez dans l’univers de Valentine, une experte en séduction complètement déjantée ! »

Mon Avis

Avant tout, je remercie grandement les éditions Elixyria pour avoir accepter ma demande de partenariat. Merci de votre confiance !

« Love Coach » est un achat que je ne regrette absolument pas. À première vue, c’est la couverture toute colorée qui m’a attiré, puis cela a été le résumé. Sans compter que je n’avais jamais lu les écrits de Valérie Mas et donc, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Au final, durant ma lecture, j’ai bien rigolé (beaucoup, même).  

À certains passages du texte, le fou rire était impossible à conserver et cette réaction m’est arrivée fréquemment. Il y a également eu des hilarités hystériques ! Sans aucun doute, les personnages sont enthousiasmants et comblés d’une belle auréole de lumière.

Cette histoire a été un vrai vent de fraîcheur !

Dans « Love Coach », nous faisons la connaissance de Valentine, une jeune femme de trente ans qui croque la vie à pleine dent. Experte à tout ce qui touche au grand amour, elle apporte assistance à toutes les personnes qui voudraient rencontrer leur tendre moitié. Formant un duo de choc avec Jeff, son meilleur ami gay, ensemble, ils arrivent toujours à atteindre leur objectif. On ne change pas une équipe qui gagne, n’est-ce pas ?! Valentine a tout ce qu’elle désire dans la vie, de merveilleux ami(e)s sur qui elle peut compter et un emploi de rêve… mais, malheureusement, elle n’a toujours pas trouver chaussure à son pied. Le coup de foudre est tout ce qu’il lui manque pour avoir une parfaite existence. Malgré cela, Valentine arrive perpétuellement à se retrouver dans des situations assez cocasses. Pétillante et romantique, c’est un vrai petit rayon de soleil qui ne désire qu’à vivre son propre conte de fée. Également dépendante aux cappuccinos, elle serait capable de vivre que de cette boisson chaude. Cependant, lorsqu’un mystérieux homme emménage dans le même habitat qu’elle, Valentine commence, peu à peu, à croire que c’est peut-être lui, l’homme de ses rêves.

Est-ce le destin qui l’envoi ? Ou une simple coïncidence ? Noah arrivera-t-il à faire régir le cœur de notre belle adroite ? Et si tout compte le fait, l’amour était simplement à deux pas d’elle ? Je vous avoue que j’ai su aussi m’attacher à Valentine, elle est amusante, indépendante et dégage une chaleureuse personnalité.

Concernant la plume d’écriture de l’auteure, elle est fluide et addictive. Le récit se lit très facilement et le rythme est bien synchronisé. Ce « chick-lit » est une pure gourmandise sucré. À mes yeux, cette histoire est du caramel fondant enrobée d’une délicieuse barre chocolatée, comme la marque commerciale « caramilk ». Une hilarante comparaison, n’est-ce pas ?

Dès les premières lignes, l’écrivaine nous plonge directement dans le sujet principal. On s’attache facilement aux protagonistes. On rit et pleure avec eux, même si ce roman respire la légèreté, on y trouve des pensées importantes telles que l’amitié, la famille et l’amour.

Un dernier mot ?

« Love Coach » est une romance qui vous fera sourire et rire à l’éclat. À travers cette œuvre littéraire, Valérie Mas a su conquérir mon cœur d’artichaut. Sa calligraphie est ensorcelante et enviable à bouquiner. Alors, il va de soit que je lirai ses autres histoires afin de connaître tout ses autres mondes littéraires. Je vous conseille fortement cette lecture, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu !

#Sara

Chronique sur Petits dérapages et autres imprévus de Mily Black

Petits derapages et autres imprevus

Note : 10/10

« Je pouffai en l’imaginant couché, le nez rouge et les yeux fiévreux. À coup sur, il serait exécrable !

– À quoi penses-tu ?

– À toi, enrhumé.

Il se frictionna les cheveux sans me quitter du regard. J’aimais quand il m’observait de la sorte. J’avais l’impression que le monde pouvait bien s’arrêter, rien ne l’aurait empêché de me contempler. Avec un sourire taquin, il vint se poster devant moi.

– Et tu jouais l’infirmière ?

Riant maintenant franchement de la couleur de mes joues, il poursuivit :

– Je t’imagine bien avec une petite blouse blanche au-dessus de cette parure rouge… celle que je n’ai pas encore vue sur toi.

Je voyais très bien de laquelle il parlait puisque je l’avais glissée dans mon sac sans savoir si je trouverais le courage de la mettre ce week-end. Elle n’avait rien d’extraordinaire, mais la couleur et le soutien-gorge balconnet étaient trop osés pour moi. Je n’étais pas encore assez à l’aise avec mon corps et ma nouvelle sexualité pour porter de tels sous-vêtements.

– Et j’imagine aussi comment tu prendrais ma température…

– Avec un thermomètre dans le derrière ? demande-je avant de comprendre qu’il était dans un fantasme et non dans la triste réalité.

Il explosa de rire alors que je détournai le regard, morte de honte.

– Je vais finir de m’habiller, déclara-t-il sans pour autant refréner son hilarité. »

Louise & Francis

Résumé : « Louise a un job de rêve : elle passe son temps à évaluer des hôtels de luxe dans des lieux paradisiaques. Et tout ça, en compagnie du très séduisant Francis, son responsable. Mais la timidité de la jeune femme l’empêche d’avouer ses sentiments pour son collègue. Et surtout, ce dernier a une règle immuable : on ne mélange pas travail et plaisir. Alors, c’est décidé, elle va demander une mutation et démarrer une vie plus stable, loin de l’irrésistible séducteur !  

C’est sans compter sur le destin, qui va profiter du dernier voyage de Louise pour échanger sa valise de vestes ternes et pantalons sobres contre des tenues bien plus osées… qui ne laissent pas Francis indifférent. Sous le soleil de la Floride, Louise va tenter de reprendre sa vie en main – avec quelques petits dérapages ! 

Mon Avis

« Petits dérapages et autres imprévus  » est le premier roman Chick Lit que je lis et je dois dire que ça été une bonne expérience. Ce genre littéraire nous permet de décompresser après une rude journée. C’est ce que j’ai ressenti avec ce bouquin !

À certains moments de l’œuvre, il y avait des passages qui étaient assez comiques. Ceux-ci m’ont beaucoup fait rire de joie.

En ce qui concerne les personnages, ils possèdent tout les deux un humour débordant. De plus, ils sont également intéressants à lire.

Louise est une jeune trentenaire entreprenante avec une profession assez nomade. Elle passe le plus clair de son temps à voyager afin de coter des hôtelleries de luxe. C’est une femme qui s’investie beaucoup dans son travail. Cependant, Louise a une grande timidité qui l’empêche de braver les obstacles ou de s’investir dans une relation amoureuse. N’ayant pas confiance en elle-même, Louise rougit constamment quand Francis, son patron,  la taquine. Ne contrôlant pas ses sentiments amoureux pour ce séducteur, elle demande à être muter dans les bureaux. Toutefois, lors de sa dernière mission en compagnie de son équipier, la valise de Louise a été échangée par une mallette contenant des vêtements très sexys. Lors du nouvel an, elle prend l’initiative de devenir une femme plus audacieuse. Grâce à cette malle inconnue et à Léa, sa sœur jumelle, Louise va découvrir son corps sous un nouvel angle. Pourtant, ce voyage n’affectera pas juste la jeune femme, Francis remarquera que sous ses habillements fades se cache une femme d’une extrême beauté.

Francis est le patron et collègue de travail de Louise. Toutes les femmes le désirent. Travaillant ensemble depuis deux ans, il ne veut pas mélanger loisir et travail. Francis n’hésite pas à faire sortir Louise de sa zone d’aise. Néanmoins, derrière ses malicieuses plaisanteries se cachent un homme attentionné qui tient à sa collaboratrice. Il ne court pas après les femmes, il saisit ce qui se présente à lui. Francis sera le premier abasourdi face à cette attraction qu’il perçoit envers Louise.

Le style d’écriture de l’auteure est léger et cocasse. J’ai trouvé que le manuscrit était bien écrit. Je me suis laissé porter par le vent et la chaleur de la Floride grâce à ce roman. Il y a également une bonne fluidité. Lire ce livre a été pour moi une addiction, il se lit parfaitement. J’ai bien aimé la plume, celle-ci dégage une certaine brise de fraîcheur.

Mily Black nous offre des extras qui mettent en scène quelques moments  de l’histoire du point de vue de Francis. À travers ses yeux, on pouvait sentir son attirance face au changement d’apparence de Louise.

En somme, j’ai adoré découvrir le monde littéraire de l’auteure. Les personnages ont été attachants du début jusqu’à la fin. L’ennui n’était absolument pas au menu. Ça sera avec joie que je lirai d’autres livres écrient par Mily Black.

Je remercie Helene des Éditions Ada pour ce rafraîchissant service presse.

#Sara