Chronique sur Hiii ! Haaa ! écrit par Caroline Langevin

Hiii ! Haaa !

Note : 9/10

« — MERDE ! que je laisse échapper en réalisant brusquement que je suis nue sous les couvertures.

Aïe aïe aïe ! J’essaie de fouiller au fond de mes souvenirs pour comprendre ce qui m’est arrivé hier soir, mais ils sont totalement embrouillés de tequila. Je discerne tout de même l’image d’un blondinet à lunettes, avec qui il me semble avoir discuté au bar… En creusant davantage, je retrouve la désastreuse image de moi qui l’embrasse dehors, dans la nuit.

Ce n’est pas tellement grandiose comme début de vie de célibataire, ça! J’ai couché avec le premier venu, et j’ai laissé ma dignité quelque part dans un fossé.

Dans un mélange de lenteur due à mon état désolant et d’empressement de quitter les lieux de préférence sans recroiser mon amant de la veille, je retrouve mes vêtements éparpillés au sol. Mes escarpins sont une perte totale, mais je m’en fiche comme de l’an quarante et de toutes les années précédentes et suivantes. Apparemment, j’ai échappé mon sac à main dans un trou de boue, si je me fie à la substance gluante qui le recouvre. Au moins, je n’ai pas vomi dedans! »

Anaïs

Résumé : « Ce matin, je me suis réveillée à Québec à côté de l’homme que j’aime depuis quatre ans. Puis je me suis fait plaquer.

Me voilà donc célibataire depuis trois heures et cent quatre-vingts kilomètres ! Avec moi, je n’ai que deux valises et un gros trou dans mon CV, me rappelant mes mauvais choix de vie. Lâcher sa job pour être une gentille femme à la maison et préparer des petits plats pour son amoureux étudiant en médecine, quelle formidable idée ! Pffff…

Je roule sans un regard derrière lorsqu’un voyant du tableau de bord me ramène à la réalité : panne d’essence imminente !!! Arrêt obligatoire à Saint-Trin-des-Ti-Clins… pour tomber sur une station-service fermée. Heureusement, le bar du coin, lui, est ouvert. Dépenser mes derniers dollars pour noyer ma peine est donc ma seule option.

Je pourrais aussi aborder quelques beaux cowboys pour me distraire… Qui sait, je m’éterniserai peut-être par ici ? »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaleureusement les Éditions de Mortagne et Communications Julie Lamoureux, mes partenaires littéraires, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

« Hiii ! Haaa ! » n’est pas le premier roman de Caroline Langevin que je lis. En effet, j’ai déjà bouquiné les deux tomes de la duologie « Sœurs Désespérées » ainsi que « Le shoe must go on », donc on peut littéralement dire que je suis adepte de la calligraphie de Caroline Langevin.

UNE HÉROINE ADORABLE…

Anaïs est une de ces femmes à laquelle on s’attache facilement dont l’humour et la maladresse nous fait mourir de rire. En dépit de mon jeune âge, j’ai l’impression de me reconnaître au sein de ses pensées. Son manque de confiance en soi. Ses incertitudes. En plus de son aura, tout ce qui caractérise Anaïs la rend encore plus merveilleuse.

Dans « Hiii ! Haaa ! », on fait la connaissance d’Anaïs, une jeune femme qui à la suite d’une rupture amoureuse se retrouve par hasard dans un bar à Saint-Jacques-de-Christophe. Ayant jeté sa carte de crédit ainsi que son cellulaire par-dessus la fenêtre de sa voiture, au cours de la route, Anaïs ne possède presque plus beaucoup de sou. Malheureusement, boisson après boisson, elle se voit sans aucune pièce à la fin de la soirée. Par chance, dans son malheur, une proposition plus qu’intéressante lui est offerte. Alors qu’Anaïs se réveille dans le lit d’un parfait inconnu, elle comprend que sa vie n’est pas celle qu’elle voulait réellement. Qu’elle a tout abandonné ses rêves pour plaire à son ancien amoureux, Hubert. Et si ce drôle éveil était la remise en question qu’elle avait besoin pour réaliser ce fait ?

Dans cette aventure, Anaïs va rencontrer plusieurs individus dont chacun et chacune apportera un brin de lucidité, d’amour et d’extravagance à la vie monotone de la jeune femme. Et si également, elle apprenait le vrai sens du mot amour ?

LA BEAUTÉ DES LIEUX…

À travers les lignes, j’ai appris à connaître les lieux qui composent cette œuvre littéraire. Je vous avoue que je ne m’attendais pas à vouloir et à envier Anaïs de vivre une vie campagnarde. Et l’auteure est parvenue avec brio à retranscrire cet instant de détente, ce grain de chaleur et de folie. On ressent l’amour que Caroline Langevin a pour la campagne. Honnêtement, cela me donne pratiquement envie de vivre une existence de campagnarde. Rire.

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, elle est addictive et savoureuse à bouquiner. Néanmoins, j’avoue que dans le contexte de « Hiii ! Haaa ! », il manquait de la romance. L’amour entre Anaïs et celui dont on ne peut prononcer le nom était là, mais il n’y en avait pas assez à mon goût. Pourtant, je vous rassure, ce n’était qu’un détail de rien du tout. Cela ne m’a pas empêcher d’apprécier et de savourer ma lecture. « Hiii ! Haaa ! » fait partie de l’une de ces histoires dont le rythme défile à vitesse grand V. Dès les premières pages, on entre dans le vif du sujet, sans compter que les chapitres se terminent tout aussi rapidement.

Un dernier mot ?

Finalement, « Hiii ! Haaa ! » est un récit dont l’univers des régions campagnardes et agriculteurs sont mis en avant. Authentique ! Une belle romance qui m’a fait rire jusqu’à la dernière feuille. Jusqu’en avoir des crampes au ventre. Comme je les aime, avec des émotions positives et plusieurs soupçons de délire. Une héroïne dont l’apparence et le tempérament est à l’opposé des habitants de ce village, un fait plus que rafraîchissant. Une chose est certaine, je ne regarderai plus les bottes de cowgirl de la même manière. Non, je penserai surtout à ce bel et tendre agriculteur qui m’a séduite avec sa bonté et son grand cœur. Il va de soi que je vous conseille cette lecture, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara

Chronique sur Veuve de chasse tome 2 : Laurence de Marie-Millie Dessureault

Veuve de chasse tome 2

Note : 10/10

« – Pars, ça va bien aller, que j’affirme en y mettant toute la conviction possible. As-tu peur que je sois pas capable de me débrouiller avec les enfants ?

Transformer ses propres doutes en phrases interrogatives est un art subtil peu maîtrisé par les hommes…

— … Pas du tout, ma chérie.

Il me semble que la réponse a été longue à venir…

— Tu es formidable avec eux et ils t’aiment déjà beaucoup, ajoute-t-il.

Ça doit être pour ça qu’hier, Jordan, six ans, a jeté tout mon maquillage à la poubelle après avoir dessiné sur les murs avec mon rouge à lèvres…

— T’es fin, que je lui souris (parce qu’on s’entend que son commentaire est une pure gentillesse ; il n’y a rien de vrai là-dedans). À quelle heure m’as-tu dit que vous partiez ?

— J’ai mon rendez-vous avec le doc à onze heures ; je vais enfin pouvoir reprendre le travail normalement ! Et les gars viennent me chercher ici tout de suite après. Tu vas déjà être partie au boulot. »

Laurence & Simon

Résumé : « Que se passe-t-il quand une fille de la ville, déménagée en région il y a un mois seulement, doit gérer seule les deux garçons de son chum, une belle-mère déplaisante et un félin diabolique ?

Réponse : beaucoup trop de choses !

Quand mon amoureux m’a abandonnée pour un orignal (OK, j’ai été naïve de lui donner ma bénédiction), tout allait bien. C’est cinq minutes après son départ que ça s’est gâché…

A quel âge les enfants commencent-ils à se lever à une heure normale ? Où se cache donc le maudit chat ? Qu’est-ce qu’on met dans un lunch pour des papilles difficiles ? Comment ça, des poux ?!?

Est-ce que cette nouvelle vie est vraiment faite pour moi ? Je n’en doutais pas, jusqu’à ce que j’aille au fameux party Veuve de chasse…»

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaudement les Éditions de Mortagne et Communications Julie Lamoureux, mes deux partenaires littéraires, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Je vous avoue que c’est la première fois que je bouquine un des romans écrit par Marie-Millie Dessureault. Lorsque j’ai découvert qu’une autre auteure allait pondre le point de vue de la seconde personnalité du trio, j’ai été plus que ravie par cette bonne nouvelle. Après avoir lu Julia, à travers les mots de Geneviève Cloutier, me voici entrain de vous parler de Laurence, imaginé par Marie-Millie Dessureault. Cependant, vous savez ce qui est également génial ?! C’est que l’on peut aussi percevoir des éléments des péripéties de Julia dans l’aventure de Laurence.

DES SITUATIONS À TOMBER PAR TERRE…

Tout comme Julia, Laurence m’a en faire voir de toutes les couleurs. Rebondissement après rebondissement, cela ne s’arrêtait pas. Il faut dire que c’était assez comique de la voir dans ses nombreux coups de théâtre. En dépit de sa maladresse, Laurence parvient tout de même à garder son calme et son optimisme. Un vrai bouton d’or.

Dans le deuxième tome de « Veuve de chasse », on fait la connaissance de Laurence, une jeune montréalaise qui abandonne son quotidien afin d’aller vivre avec Simon, son amoureux, en Abitibi. Du jour au lendemain, elle se retrouve être belle-mère de deux garçons, Jordan et Mathis, âgés de six et onze ans. D’autant plus qu’elle doit interagir avec la mère de Simon, une femme diabolique qui n’hésite pas à lancer des piques ici et là pour diminuer le moral des autres, et un chat machiavélique, qui s’attend bien avec la méchante belle-mère, au mauvais caractère. Et lorsque son homme la laisse seule à la maison, en compagnie du chat et des deux garçons, afin de partir à la chasse, Laurence devra mettre les bouchées doubles pour s’en sortir.

C’est lors du party « Veuve de chasse » que les incidents vont commencer. Au cours de son parcours, plusieurs doutes vont la pousser à se remettre en question. Ayant du mal à s’insérer dans ce petit village où tout le monde connaît tout le monde, Laurence n’aura pas d’autre choix que de prendre une décision. Rester en Abitibi ou repartir à Montréal ? Entre la belle-mère maléfique, les réveils de semaine tardifs, les disputes fraternelles, les mauvaises paroles (celles que l’on dit sans le penser), les poux (et j’en passe), Laurence doit faire face à son dilemme intérieur. Que choisira-t-elle ?

DES NOMBREUX CLIN D’ŒIL AU MONDE DE DISNEY…

Ah, oui. De ce fait, par le biais de cette histoire, j’ai pu me reconnecter avec mon ça intérieur, soit celui de la petite fille qui craque pour Disney, les contes de fée, les licornes… Enfin, vous m’avez comprise. Rire. Alors, via Jordan et les nombreux films d’animation ainsi que des paroles des chansons, je me suis retrouvé dans mon petit monde. Et lorsque je parle de mélodies, je pense surtout à cela… Libéréeeeeeeeee, délivréeeeeeeee… Rire. Et quand je mélange les problèmes de mémoire (très fréquent chez les enfants selon Laurence, du genre on oublie tout et on recommence) avec un poisson femelle aux écailles bleu foncé, vous me répondez quoi ? DORIS. Lors de ces instants, j’avais les larmes aux yeux, c’était à mourir de rire.

Concernant la calligraphie de l’auteure, elle est addictive et coulante comme de l’eau de roche. Le second tome de « Veuve de chasse » est littéralement un antidépresseur. Ces 383 pages m’ont permise de décompresser et de prendre du temps pour moi pour me remettre de mes idées. « Laurence » est un cupcake empli de crémage et de bonbons au couleur de l’automne.

Vous savez déjà que j’ai aussi bouquiné l’histoire selon le point de vue de Julia et comment dire… ? Je ne sais pas pourquoi, mais quand j’ai terminé les dernières pages, je me suis mise aussitôt à penser à Julia et Laurence et j’avoue que pour le moment, j’ai une légère préférence pour la deuxième veuve, malgré le fait que j’ai adoré le premier opus. Néanmoins, c’est pour le moment, j’attends de voir Sandrine avant de me faire un avis complet. 

Un dernier mot ?

En conclusion, cette œuvre littéraire est emplie de moments aussi amusants que touchants. Ce bouquin est un vrai coup de foudre. Un baume au cœur. Dès les premières feuilles, on entre directement dans le vif du sujet. J’ai ri, ri et ri du début jusqu’à la fin. Une notation agréable qui m’a fait vivre un bon moment en compagnie de tous ces personnages. Vous pouvez bouquiner « Laurence », sans avoir lu « Julia », mais si vous voulez mon avis, je crois que vous devriez vous procurer le premier tome avant tout. Pour ma part, j’ai hâte de lire la narration de Sandrine, la dernière et non la moindre du trio infernal.

#Sara

Chronique sur Sœurs encore désespérées de Caroline Langevin

Soeurs encore désespérées

Note : 9/10

« — Et je peux vous confier quelque chose ? poursuit ma sœur en se tirant une chaise pour s’inviter à notre table sans réellement nous demander notre avis. Je suis particulièrement fébrile quant à nos plans, à Léonard et moi, pour notre voyage de noces.

Elle joint à sa révélation un mystérieux clin d’œil auquel je ne comprends rien.

— Vous allez faire du Sea-Doo ? tente Sandrine. Du bungee ! Oh, je sais ! Prendre un bain de minuit ! J’adoooore les bains de minuit. D’ailleurs, hier…

— Non, non, la détrompe Stéphanie en lui coupant la parole et en secouant la tête. Des plans d’avenir.

— Oh ! s’exclame Sandy. Vous allez acheter un Sea-Doo ? Une décapotable ? Un éléphant ?

— Un éléphant ? s’étonne Stéphanie. Où est-ce que je le mettrais ?

— T’as raison, c’était idiot ! Vous devriez acheter tout le zoo. Ce que j’adore les pleins de cash avec leurs projets farfelus !

— Mais non, proteste ma sœur. On ne prévoit rien acheter du tout. On a fait des plans d’avenir. Tu sais, des plans !!

Elle laisse sa phrase en suspens et je saisis tout à coup qu’elle parle d’avoir un bébé ! Je le savais !! Ça, c’est bien ma sœur ! On vient à peine de vivre un mariage éclair qu’elle va m’achever avec une grossesse. En même temps, ce n’est pas si étonnant comme décision spontanée de la part d’une fille qui vient d’épouser un quasi-inconnu. Je me console en me disant que ça n’arrivera probablement pas aussi vite qu’elle le souhaite. Ce n’est pas parce qu’elle s’y met cette semaine qu’elle reviendra avec une belle annonce. Le mariage, elle pouvait en décider la date. Mais la venue d’un bébé, elle n’y peut rien. Avec un peu de chance, elle aura quelques mois pour s’exercer et moi, pour me faire à l’idée.

— Alors, qui sera la prochaine ? nous questionne Stéphanie, le regard malicieux, après avoir croqué l’une de mes rôties sans mon consentement.

— Elle ! crions Sandrine et moi de concert en montrant l’autre.

J’ignore si elle parle du mariage ou du bébé, mais, dans les deux cas, ça ne me dit rien pour le moment. Pis pour un bon moment, mettons ! »

Sandrine, Éloise & Stéphanie

Résumé : « Sérieusement, Stéphy se surpasse ! Quand je disais que ma sœur était une vraie tête en l’air, je n’avais encore rien vu ! À peine mariée à un quasi-inconnu, elle désespère de concevoir un enfant. Après seulement trois mois d’échecs, elle m’entraîne dans son INTENSE processus de procréation, qui inclut hypnose, huiles essentielles et une voyante louche… Mademoiselle Violette !

En plus, dans cet état d’esprit qui frôle l’hystérie, ma sœur a été claire : elle sera incapable de tolérer le bonheur de quiconque tant qu’elle ne sera pas enceinte. Moi qui attendais avec impatience qu’elle revienne de son voyage de noces pour lui avouer que je fréquente le frère de son mari… Me voilà condamnée à lui mentir !

Et le plus horrible : Trish, sa peau de vache de belle-mère, m’a promis un poste de rêve dans six mois. Si d’ici là elle apprend que je couche avec son fils, elle m’assassinera. Ou, pire encore, m’arrachera cette occasion !

Pas le choix, Édouard et moi devons garder notre histoire secrète. Jouer aux ninjas entre son condo et chez moi sans nous faire repérer… Facile ! »

 Mon Avis

Avant tout, je remercie chaleureusement Communications Julie Lamoureux et les Éditions de Mortagne pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Ayant découvert la calligraphie de l’auteure par le biais du premier tome de « Sœurs désespérées » et « The Shoe must go on », j’ai été plus qu’heureuse de retrouver Caroline Langevin. Étant été couronné comme un coup de cœur, je me suis empressé de bouquiner la suite dès le moment où le deuxième opus s’est reposé entre mes mains. Je ne vous cacherai pas que les personnages et l’univers cocasse du roman m’avait beaucoup manqué. Encore une fois, ça été un coup de foudre assuré. J’ai ADORÉ me replonger dans cette pétillante histoire aux couleurs de l’arc-en-ciel.

DES SŒURS COMPLÈTEMENT DIFFÉRENTES L’UNE DE L’AUTRE…

Rire. Ça, il n’y a pas à dire. Éloise et Stéphanie sont comme le jour et la nuit. Le Soleil et la Lune. Effectivement, elles n’ont pratiquement rien en commun et pourtant, les sœurs s’aiment d’un amour sans fin. Les deux jeunes femmes se tombent constamment sur les nerfs, mais ne peuvent vivre sans l’autre. Éloise, sois Mademoiselle je montre les choses comme elles sont, possède un esprit réaliste. Généreuse et loyale, elle fait tout pour ne pas heurter les sentiments de sa sœur concernant les choix de vie qu’elle prend. Également traditionnaliste, elle aime prendre son temps, que ce soit dans ses décisions professionnelles ou personnelles. Rire.

Contrairement à Éloise, cette jeune femme à la tête blonde, c’est-à-dire Miss la Terre appelle Stéphanie, croit dur comme fer à l’amour avec un grand A. Elle n’hésite pas à bousculer le destin pour obtenir ce qu’elle souhaite. De plus, elle se caractérise par une scintillante personnalité qui, à première vue, peut paraître charmant. Toutefois, son tempérament est quelque peu excessif, elle peut passer de l’excitation à la grande déprime en quelques jours. Rire. Stéphanie me fait penser à une drama queen. Les réactions de cette jeune blondinette sont cocasses. Aussi, son égoïsme la pousse à ne penser qu’à elle, au détriment des autres, ce qui m’a fâché à plusieurs reprises. Malgré cela, ensemble, elles forment un duo du tonnerre !

Dans « Sœurs encore désespérées », on retrouve Éloise qui, pour donner suite à la conclusion du tome original, se lance subitement dans une nouvelle aventure, toute aussi surprenante qu’épuisante, aux côtés de sa sœur. En effet, depuis qu’elle est revenue de son voyage de noces, Stéphanie désire ardemment avoir un petit bébé. Et pas dans un ou deux ans. Non. MAINTENANT ! Cela ne fait que trois mois que Stéphanie est en couple et marié à Léonard et elle veut absolument avoir un enfant… Trop peu pour l’esprit terre à terre d’Éloise. Malheureusement, afin de démontrer son « soutien inconditionnel », elle n’a pas d’autre choix que de se prêter au jeu.

Cela aurait été avec joie si Éloise ne voyait pas Édouard en secret et sous les feux des projecteurs. Ainsi, pour ne pas contrecarrer les plans infantiles de sa sœur, la jeune femme cimente sa relation secrète sous silence. Sans compter Trish, sa méchante belle-mère, qui soi-disant en passant est prête à tout pour mettre définitivement Éloise sur le banc de touche. Comment peut-elle gérer en même temps cette femme, qui attend patiemment qu’Éloise fasse une faute, l’intense procédure de fécondation de sa sœur et ses petites soirées coquines et mystérieuses, sous la couette avec Édouard ? Arrivera-t-elle à passer à travers tout cela sans perdre toute sa chevelure brune ? Quant à cet attachement qu’Éloise ressent pour le frère de Léonard, sera-t-il plus fort que tous ces obstacles et ces nombreux dessous des cartes ?

E ET E, UNE COMPLICITÉ TOUTE AUSSI ADORABLE QUE CLANDESTINE…

Rien n’a dire de plus, mise à part que la relation amoureuse qu’entretienne Édouard et Éloise est toute simplement mignonne à croquer. Belle. À travers les yeux de la jeune femme, on voit ce qu’ils perçoivent l’un pour l’autre. Entre eux, c’est le coup de foudre et ça se voit. C’est ce qui fait qu’ils sont destinés à être ensemble. L’évolution de leur lien est plaisante à bouquiner et à découvrir en profondeur.

À propos de la plume d’écriture de Caroline Langevin, elle est addictive tout en étant rempli de légèreté. Dès les premières pages, on se laisse facilement entraîner par le courant qu’est « Sœurs encore désespérées ». Maniant parfaitement les mots, l’auteure arrive à confectionner un récit à la hauteur de son ancêtre.

J’ai de nouveau passé un excellent en compagnie de tous ces protagonistes. Les anciens reviennent en force et d’autres embarquent dans cette aventure afin de donner un coup de pouce aux premiers pour qu’ils prennent conscience de certaines choses importantes.

Un dernier mot ?

En conclusion, « Sœurs encore désespérées » est une œuvre littéraire qui est parvenue à me faire rire aux éclats. Clin d’œil à l’une de mes séries télévisées préférés, Riverdale. Ayant adoré le premier tome, cette suite m’a plus que séduite. J’ai été plus que contente de retrouver ces deux sœurs aussi aventureuses et fofolles soient-elles. En soi, j’ai retracé leurs traits particuliers et ce lien fraternel qui les unissait toutes les deux. En revanche, je vous conseille fortement de lire le premier opus si vous ne voulez pas à être surpris(e) par les révélations dites dans ce livre. Mmm… Si on se fie à la conclusion du deuxième opus, il se pourrait bien qu’un troisième livre soit en cours de route. Vous savez ce que l’on dit ? Jamais deux sans trois !

#Sara

Chronique sur Sur mon 31 d’Annie Lambert

Sur mon 31

Note : 9/10

« Dans mon bureau, une pile de dossiers non réglés fait office de centre de table sur mon poste de travail trop moderne pour l’ambiance. Sous mes pieds, un épais tapis défraîchi recouvre le sol, et les rideaux foncés rapetissent la pièce aux couleurs ternes. Il n’y a pas à dire : le décor donne envie de vomir ou de mourir, c’est selon.

Avec tout le poids de ma déprime actuelle, que j’ose espérer temporaire, je me laisse choir dans mon fauteuil de cuirette noir et je prends une gorgée de mon café devenu froid. Au moment où je dépose ma tasse et que je daigne songer à me mettre au travail, ma porte s’ouvre à la volée sur une Scarlett beaucoup trop pimpante pour mon humeur. Scarlett est mon bras droit, mon prolongement, ma caféine, mon relaxant et ma psy tout à la fois… Bref, mon adjointe. »

Victoria

Résumé : « À trente et un ans, j’ai l’horloge biologique qui sonne dans le tapis ! Le problème ? L’homme avec qui je partage ma vie refuse de s’engager dans mon projet d’avoir un enfant. Résultat ? Je le plaque. Suis-je plus avancée ? Pas vraiment.

Heureusement que j’ai des amies qui ont mon bonheur à cour ! Pour mon retour sur le marché, elles ont mis le paquet ! Caro, Anne et Josée m’organisent trente et une dates en trente et un jours. Mon mois de juillet s’annonce occupé… et pas mal chaud !

Armée du kit de la parfaite dragueuse offert par les filles (qui inclut des menottes ?!?), je me sens prête à rencontrer tous les spécimens qui rempliront mon calendrier. Mais est-ce que ce Défi 31 me permettra réellement de trouver l’homme qui comblera mon désir d’être mère ? Ça reste à voir ! »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Communications Julie Lamoureux et les Éditions de Mortagne, mes partenaires littéraires, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Ça y est, je le dis tout haut. Je suis tombé sous le charme de l’univers cocasse et coloré d’Annie Lambert. Des situations à mourir de rire, que ce soit un tête-à-tête en amoureux ou une sortie entre filles. De la chick-lit à l’état pur. Rire. N’ayant jamais découvert la calligraphie de l’écrivaine, je ne savais pas à quoi m’attendre. Cependant, la curiosité a eu raison de moi et aussitôt commencé, aussitôt fini.

DES RENDEZ-VOUS, DES LEÇONS À RETENIR…

Ce que j’ai aimé au fil de ma lecture, c’est de découvrir certaines morales importantes de la vie. D’autant plus que l’héroïne en apprend un peu plus sur elle au fur et à mesure. Lorsque je parle de mœurs, je pense surtout au fait que notre existence est plus court que ce que l’on pense et au fait qu’il faut profiter pleinement des moments qu’il nous reste avec les personnes que l’on aime. C’était agréable de retrouver cette mentalité !

Dans « Sur mon 31 », on fait la connaissance de Victoria, une jeune femme de trente-un ans qui souhaite avoir un enfant juste à elle. Malheureusement, son amoureux ne souhaite ni se marier ni avoir bébé. À force de lui lancer des perches de gauche à droite, Victoria lui pose un ultimatum : elle tombe enceinte ou leur relation, de dix ans, se conclut brusquement. N’ayant pas la réponse espérée, la jeune femme quitte son copain afin de poursuivre son rêve, seule. Triste et en colère de refaire sa vie à partir de presque rien, ses amies prennent la décision de lui remonter le moral en organisant une activité. Un projet assez audacieux et séduisant : rencontrer trente-un homme en trente-un jours.

Prudente, Victoria décide tout de même de se prête au jeu. Au fil des jours, la jeune femme rencontre des hommes tout aussi différents les uns des autres. Certaines de ces altercations la marqueront, à plusieurs reprises, au fer, à un point qu’elle se remettra en question sur quelques sujets qui concerne ses besoins, tendances et ses espérances. Trouvera-t-elle chaussure à son pied ? Et su finalement son cœur balançait entre deux hommes importants ?

UNE TOUCHE D’ANGLAIS À LA QUÉBÉCOIS…

Rire. Je ne vous cacherai pas que j’ai ri de bon cœur lorsque Victoria lançait les fameuses petites expressions québécoises. Surtout le moment où elle exprime qu’elle ne que connaît que « Yes, no, toaster ». La phrase typique que l’on utilise souvent. Pour ma part, je dis souvent que je connais que ces mots, puis j’arrête mon manège et je les aborde naturellement avec mon plus bel accent anglais. Il faut dire que lorsqu’on discute dans cette langue depuis qu’on est enfant, c’est facile de s’y replonger. Et oui, je suis bilingue ! Rire. Enfin, revenons à nos moutons. L’histoire. Ces expressions, soient « Hot, tabarnouche, checke, date, cruise… » (et j’en passe), représentent le jargon québécois emblématique. C’était très comique à bouquiner.

Relativement au style d’écriture de l’auteure, il est fluide et addictif. On se laisse facilement immerger au cœur de cette aventure haut en couleur. « Sur mon 31 » se savoure avec gourmandise. Ainsi, plus les pages défilent et plus on a envie de connaître l’avenir de l’héroïne. Au niveau de la conclusion, je ne m’attendais pas à cela… Disons que je pensais que le Roméo serait quelqu’un d’autre. Rire.

Un dernier mot ?

En somme, « Sur mon 31 » est une lecture légère et toute aussi captivante. C’était si intéressant que j’avais l’impression d’assister littéralement à la scène. J’avais la sensation de l’avoir devant mes yeux. Je vous avoue que quelques entrevues m’ont plus plu alors que d’autres me donnaient de l’urticaire. En autre, celle d’Albert, elle était si mignonne et touchante. Tandis que la rencontre de l’un était désagréable, je n’ai pas aimé la vision qu’il avait de la femme. Sans prise de tête, on vit au jour au jour aux côtés de Victoria. À travers ses yeux, on l’accompagne dans ses péripéties  Un chouette roman à se mettre sous la main. Il va de soi que je vous conseille « Sur mon 31 », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte bien me plonger dans « Bien roulée », une de ses sagas.

#Sara

Chronique sur Veuve de chasse tome 1 : Julia de Geneviève Cloutier

Veuve de chasse tome 1

Note : 8/10

« — Bon, qu’est-ce qui se passe encore, les enfants ? demande mon autre coloc, qui a visiblement attendu que le drame se termine avant de se montrer le bout du nez.

— C’est ben la police, ça, arriver quand le trouble est fini ! J’ai failli me faire agresser par une fille armée, lance Jay lorsqu’il aperçoit Guillaume.

— Armée ? répète Guillaume avec un gros doute dans la voix.

— Des ongles aussi longs, ça peut causer beaucoup de dommages ! se justifie-t-il. Une fille qui se rend compte qu’elle ne pourra plus jamais passer la nuit avec moi, ça peut être très agressif, et c’est ton devoir de policier de défendre les innocents.

— Pour être innocent, ça, tu l’es, cousin ! Si j’étais sorti, c’est toi que j’aurais dû arrêter pour agression contre Julia et publicité mensongère pour tes prouesses sexuelles, parce que, d’après ce qu’elle t’a crié par la tête, la cliente n’était pas satisfaite ! »

Jay, Julia & Guillaume

Résumé : « Vous savez, LE gars qui vous faisait capoter, à l’adolescence ? Celui qui vous ramollissait les genoux, qui était inaccessible et devant qui vous perdiez la parole ?

Eh bien, moi, j’ai réussi à mettre la main dessus !

Depuis, on pourrait dire que je suis comblée ! Sauf qu’en écoutant aux portes (par accident, évidemment), j’ai constaté que mon Roby ne l’était pas tout à fait… Je ne serais pas assez sérieuse ! C’est vrai que j’habite avec deux colocs à vingt-six ans et que j’ai pris un peu de temps avant de découvrir ma véritable passion, la cuisine, mais ça ne fait pas de moi une écervelée pour autant !?

Mon chum part à la chasse, ce qui me permet de trouver une façon de lui démontrer que c’est moi, la femme de sa vie ! Après les larmes, la crème glacée et le party Veuve de chasse, je suis prête à mettre en branle l’opération Récupérer-mon-homme-qui-n’est-pas-encore-perdu-mais-qui-pourrait-l’être-si-je-ne-fais-rien ! »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaleureusement Communications Julie Lamoureux et les Éditions de Mortagne, mes partenaires littéraires, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi.

Malgré le fait que la trilogie « 1 week-end sur 2 » soit pourvu de bonnes critiques… Rire. Et bien… Je ne l’ai pas encore lu. Rire. Cependant, s’ils sont aussi cocasses et romanesque que cette histoire, alors, je veux bien passer le cap. « Veuve de chasse » est tout simplement rafraîchissant, une vraie tornade d’air frais. Ce récit est une petite sucrerie. Un délicieux cupkake garni généreusement de crémage, de confiseries et de bonbons.

SAVOUREZ TEL UN CORNET DE CRÈME GLACÉE À LA PISTACHE…

En toute franchise, j’ai adoré chaque page. J’ai dégusté ces feuilles comme si ma vie en dépendait. Rire. Dès les premières instants, l’auteure est parvenue à me faire entrer dans une bulle aux nombreuses couleurs universelles. À plusieurs reprises, j’ai cru que j’allais mourir de rire. Les larmes aux yeux, des crampes au ventre… Vous voyez le genre ?! Rire. Rebondissements après rebondissements. Folies après folies, on ne peut s’empêcher de sourire et de s’esclaffer. Que des moments de bonheur et de joie, c’est certain.

Dans le premier tome de « Veuve de chasse », on fait la connaissance de Julia, une jeune femme, de vingt-six ans, passionné de cuisine. Vivant avec ses deux colocataires sexy à souhait, elle vit dans un endroit où il fait bon vivre. Pétillante, elle adore mettre son grain de paillette. En couple avec l’homme qu’elle aime depuis ses treize ans, elle ne peut demander de mieux comme vie. Malheureusement, lorsqu’elle apprend par mégarde que son petit-ami ne la trouve pas assez consciencieuse pour être la femme de sa vie. Bouleversée par ce qu’elle vient d’apprendre, Julia va profiter de ces deux semaines de chasse pour concocter un plan d’enfer afin de reconquérir le cœur de l’homme qu’elle aime.

Julia et ses copines vont se réunir pour assister au « Veuve de chasse », une fête annuelle qui regroupe toutes les femmes dont les maris sont partis à la chasse. Julia arrivera-t-elle à terme de sa mission ? S’amusera-t-elle à ce party sachant ce qu’elle vient d’entendre la concernant ? Et si lors de cette expédition, elle se rendait compte qu’il n’est pas celui qu’elle croît ?

UNE HÉROINE AUSSI COLORÉE QU’IRRÉGULIÈRE…

Julia. Que puis-je dire de plus sans pouffer de rire ?! Elle est, comment dire… Haut en couleur. Tout le contraire de moi. Rire. C’est une femme qui n’a pas peur du ridicule. Aimant mettre son grain de folie, elle n’hésite pas à se mettre dans des situations quelque peu loufoques. Juste pour la revoir, je serais prête à relire le premier tome de « Veuve de chasse ». Rire.

Concernant le style d’écriture de l’auteure, il est empli de fraîcheur et addictif. On se laisse facilement immerger dans cette aventure hors du commun au multiple péripéties aussi folles, soient-elles. À travers ses mots, Geneviève Cloutier nous emporte au cœur de l’arc-en-ciel et nous fait vivre une panoplie de colorations émotionnelles. « Veuve de chasse » est une œuvre littéraire à lire durant les moments estivaux de canicule. Le tout accompagné d’une chaise longue et d’un bon verre de soda bourré de glace (pour ma part, puisque je ne bois d’alcool).

Au niveau des interlocuteurs, ceux-ci respirent la vivacité et l’énergie. Il y en a parmi eux que l’on apprend à détester et d’autres, que l’on ne peut pas s’empêcher d’aimer. Qui, quoi, comment… ? Je vous laisse le soin de le découvrir par vous-même. Laissez-vous enchanter par cet univers ensoleillé.

Un dernier mot ?

En somme, « Veuve de chasse » est une rigolote histoire d’amour qui nous plonge dans les liens solides de l’amitié et de la gastronomie. Une plume d’écriture fluide et agréable à lire. Un livre qui comporte des scènes hilarantes. Chouette et fringuant ! C’est peut-être le premier roman de cette écrivaine que je lis, mais je sens que cela ne sera pas le dernier, car je compte bien bouquiner la trilogie « 1 week-end sur 2 ». Sans compter que « Veuve de chasse » est une trilogie dont chacune des histoires est écrites par différentes auteures. J’ai très hâte de connaître la suite. Qui sait, ce que l’on verra prochainement.

#Sara

Chronique sur Les filles préfèrent les salauds de Joanie Mailhot Poissant

Les filles préfèrent les salauds

Note : 8/10

« Je suis une romantique. Je suis persuadée que les chandelles ont été inventées pour moi. Ce n’était pas pour permettre à nos ancêtres de s’éclairer. Non. C’était pour que, quelques milliers d’années plus tard, une fille un peu trop sentimentale les utilise pour n’importe quelle occasion afin de créer une belle ambiance feutrée, ondoyante, au taux de luminosité parfait. C’est la lueur idéale pour un bain plein de mousse, pour une soirée doudou et film de filles. Avec mouchoirs. Une soirée passée à rêver à cet amour plus grand que tout. Qui enivre. Qui donne envie de se former une bulle à deux. De la protéger. Et d’inventer le concept du déjeuner aux chandelles.

Je ne suis quand même pas naïve au point de chercher le prince charmant. Je ne baserai pas ma vie sur des contes de fées écrits dans un temps révolu où les femmes devaient être soumises et bien mises. Non, le complexe de la princesse qui veut être sauvée, très peu pour moi! C’est juste que…

Je veux cet autre. Cette personne qui va savoir me comprendre par un regard. Qui suffira. Qui partagera mes peines et me félicitera pour mes bons coups. Je n’imagine pas l’amour comme quelque chose de parfait. Mais je cherche quelqu’un qui sera là pour moi comme je serai là pour lui. Qui ne va pas abandonner à la moindre difficulté. Qui ne va pas séduire ma meilleure amie dès que j’aurai le dos tourné. Qui ne va pas me faire attendre des jours avant de me rappeler… ou non. Qui ne va pas fuir quand ça deviendra sérieux. Il me semble que ce n’est pas si compliqué, non? »

Émilie

Résumé : « Lui : Les filles préfèrent les salauds. Ce n’est pas nouveau. Il suffit de regarder tous les films romantiques pour le constater. Elles craquent continuellement pour le bad boy à la barbe de trois jours, mystérieux, sexy, inatteignable. Et le bon gars, là-dedans? Relégué au rôle de meilleur ami, bien entendu. Vous aurez compris que c’est moi, le bon gars, celui qui est « tellement fin, mais… ». Je viens d’ailleurs de rencontrer une fille qui confirme ma théorie. Elle semble toujours attirée par des trous de cul. Alors, je lui lance un défi.

Elle : Il n’y a pas plus malchanceuse que moi en amour! Je cherche pourtant quelque chose de simple, de beau. Comme dans les films. Mais je tombe tout le temps sur des salauds! Et le gars que je viens de croiser a le culot de prétendre que c’est ce que les filles préfèrent. Ben oui! Comme si je les choisissais! Pour me prouver qu’il a raison, il me propose un défi. J’embarque ou pas ? »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Communications Julie Lamoureux et les Éditions de mortagne, mes partenaires littéraires, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Maintenant que j’y pense, ça fait un petit moment que je n’ai pas lu une chick-lit publiée par les éditions de mortagne… Alors, quand je suis tombé sur cette nouveauté, je n’ai pas hésité une seule seconde. En effet, celles-ci ne m’ont, jusqu’à présent, jamais déçu. Et j’ai eu raison de le choisir, je l’ai dévoré.

UNE HISTOIRE SANS PRISE DE TÊTE…

Adorable et à la fois cocasse, « Les filles préfèrent les salauds » est un récit qui se lit bien et qui nous apporte des moments de fous rires. Une chick-lit rigolote et émouvante qui est parvenu à me charmer, aussi bien que par le style d’écriture de Joanie Mailhot Poissant que par son contenu.

Dans « Les filles préfèrent les salauds », on fait la connaissance de Louis-Philippe, un homme qui a les deux pieds sur terre. Il a une personnalité réaliste et un bon sens de l’humour. Gentil, beau, attentionné… Il est parfait. Être un simple ami ne lui suffit plus. Il veut être la personne que l’on choisit. Il souhaite devenir l’amoureux d’une femme. Émilie est la femme qui croît au coup de foudre, celui avec un grand « A ». Malheureusement, le destin ne semble pas d’accord avec cette décision. En outre, Émilie tombe sans cesse sur des salauds qui finissent par la faire énormément souffrir.

Et si une rencontre pouvait changer leur perception ? À la suite de leur altercation, Louis-Philippe et Émilie prennent la décision de faire un pari. Il veut lui prouver que les filles optent pour les canailles ou les mauvais garçons. Qui parviendra à accomplir le défi ?

UNE NARRATION À DEUX VOIX…

Avoir la possibilité de bouquiner les deux faces d’une médaille est pour moi, un petit plus. Entrer dans l’esprit de chacun, nous permet de comprendre les agissements et les paroles qu’ils ont l’un envers l’autre… Ce qui peut entraîner des situations quelques peu maladroites et comiques. Rire. Pourtant, ces moments semblent refléter une certaine tangibilité. J’ai vraiment aimé me plonger dans les pensées de LP et d’Émilie. J’ai été séduite par ces deux interlocuteurs.

Concernant la plume d’écriture de l’auteure, elle est addictive et agréable à lire. Dès les premières pages, on entre directement au cœur du récit. C’est une lecture qui regorge de légèreté et qui possède des protagonistes captivants. En bref, une VRAIE bouffée d’air frais. Le rythme du bouquin est dynamique et plein d’entrain. « Les filles préfèrent les salauds » est carrément un cupkake, rempli de crémage, sur deux pattes.

Un dernier mot ?

En conclusion, « Les filles préfèrent les salauds » est une romance loufoque que j’ai apprécié du début jusqu’à la fin. La calligraphie de Joanie illustre les bons et mauvais côtés des relations amoureuses. Un bonbon aussi délicieux que sucré. Émilie et LP sont des personnages fascinants et captivants à découvrir au fil des pages. Bouquiner les deux faces d’une pièce de monnaie, quel délice. Rire. Ils sont aussi différents que le jour et la nuit et pourtant il aspire à la même chose. Celle de rencontrer la personne qui partagera leur vie. Awwnn… Rire, je n’ai pas pu m’empêcher. Il va sans dire que je vous le recommande, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Comment être aussi cool que Nina Hill écrit par Abbi Waxman

Comment être aussi cool que Nina Hill

Note : 8/10

« Elle avait commencé à lui donner des livres à lire en plus, et des encyclopédies pour la nourrir. Désormais, Nina savait que cette approche n’était pas celle qui préconisait la médecine, et cela n’avait en rien amélioré ce ses résultats en maths, mais cela lui avait permis d’arriver au lycée en ayant lu plus que tout le monde, profs compris. Cela avait également eu pour conséquence qu’elle considère les livres comme un remède, un sanctuaire et la source de tout bien en ce monde. Une croyance que rien n’avait jusque-là démentie. »

Nina

Résumé : « Nina Hill est libraire. Elle a une culture générale incroyable, un agenda bien rempli et un chat nommé Phil. Que désirer de plus ? Quand on lui rappelle qu’il n’y a pas que les livres dans la vie, elle hausse les épaules et se plonge dans un nouveau roman.

Quand Nina apprend la mort du père qu’elle n’a jamais connu, elle découvre par la même occasion l’existence d’innombrables frères et sœurs qui veulent à tout prix la rencontrer. Mais pour ce bernard-l’ermite à temps partiel, parler à des inconnus, c’est le bout du monde. Comme un malheur n’arrive jamais seul, Tom, avec lequel elle joue en ligne à des jeux de culture générale, s’avère incroyablement drôle, et rêve de faire sa connaissance. Nina hésite entre plusieurs options : changer de nom et d’apparence, s’exiler sur une île déserte, ou se cacher dans un recoin de son appartement. Mais le moment n’est-il pas venu de sortir de sa coquille ? »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie Milady et La Boîte de Diffusion, mes partenaires littéraires, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

N’ayant jamais lu la calligraphie de l’auteure, c’est tête baissée que j’ai décidé de donner une chance à cette histoire. Que dis-je ? Je devrais plutôt dire, cette comédie romantique haute en couleur. Il faut dire que le résumé m’a également mis dans la bonne direction. Plusieurs détails, dans la description, m’ont mis la puce à l’oreille et c’est à ce moment que j’ai su. Que je savais que je devais ABSOLUMENT le lire.

DES THÉMATIQUES QUI NE MANQUENT PAS DE PROFONDEUR…

« Comment être aussi cool que Nina Hill » est un bouquin qui, malgré sa légèreté, aborde de divers sujets importants tels que la famille, le deuil, l’amour, de l’anxiété, l’acceptation et affirmation de soi. Je ne vous cacherai pas que ces concepts m’ont touché et ému. Sans chichi, j’ai aimé découvrir cet univers littéraire.

DES PROTAGONISTES HORS DU COMMUN…

Une palette d’individus qui ne laisse pas de marbre. À première vue, étant donné qu’ils sont nombreux, il peut être difficile de s’y retrouver. Et pourtant, c’est tout le contraire. Sans aucun doute, le style d’écriture de l’écrivaine y est pour quelque chose. D’autant plus, qu’ils permettent à l’histoire de se développer et d’évoluer vers de nouveaux horizons… Ce qui peut entraîner quelques situations cocasses. Rire.

Dans « Comment être aussi cool que Nina Hill », on fait la connaissance de Nina, une jeune femme de vingt-neuf qui semble complètement ne pas comprendre la société actuelle. À côté de la plaque, elle préfère largement la compagnie de Phil, son chat, et de ses récits. Libraire, elle mène une vie qui lui convient parfaitement. Jusqu’à ce que du jour au lendemain, elle apprend la mort du père qu’elle n’a jamais connu. À partir de cet instant, la routine de Nina ne sera plus stable et calme. Non… Comme une tornade, la vie de la jeune femme sera subitement bousculée. Dès lors, Nina va entretenir un nouveau quotidien qui la dépasse. Parviendra-t-elle à sortir de sa coquille ? Pourra-t-elle surmonter son anxiété ? Et si elle y parvient, arrivera-t-elle à laisser un homme s’immiscer dans sa tête et son cœur ? Acceptera-t-elle de faire parti de ce monde qui n’hésite pas à lui ouvrir les bras ?

UN FEEL GOOD RAFRAÎCHISSANT…

Évidemment, ce roman m’a aidé à me détendre et à me faire oublier mon quotidien. Une atmosphère aussi pétillante que colorée, reflétant à merveille le caractère intérieur de Nina. Un scénario entraînant et adorable à la fois.

Au sujet de la plume d’écriture d’Abbi Waxman, elle est aussi addictive et fluide qu’un cours d’eau. Singulière, j’ai été ensorceler de la première à la dernière page. Une narration qui nous amène au cœur des idées farfelues de Nina. Regorgeant d’humour, il est presque impossible de ne pas rigoler de joie. Je peux ainsi dire que l’auteure ait parvenu à me conquérir. Une trame qui laisse largement place à certaines surprises ici et là.

UNE HÉROINE ATTACHANTE ET RECONNAISABLE…

Alors, oui, sans aucun doute. Nina est un personnage dont la personnalité est similaire à la mienne sur plusieurs critères. Ainsi, je pense surtout à mon tempérament introverti et à l’idée selon laquelle la lecture est une réconfortante bulle qui nous protège du mon extérieur. Au niveau des actions, je fais la même chose et en ce qui concerne les pensées, je raisonne identiquement à Nina. Une coïncidence ? Entre vous et moi, je suis sûr que si cette interlocutrice existerait dans la réalité, elle et moi, on s’entendrait très bien. Rire.

Un dernier mot ?

En définitive, « Comment être aussi cool que Nina Hill » est une vraie bouffée d’air frais. Divertissant, l’histoire a su me faire rire et me captiver. Des personnages principaux et secondaires qui nous met du baume au cœur. Une notation qui m’a plu et embarquer dès les premières lignes. Quelque peu prévisible, on se laisse porter par le courant tout en sautillant de stupéfaction lors de quelques passages du texte. Il va sans dire que je vous recommande ce livre, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur The Shoe Must Go On de Caroline Langevin

The Shoe Must Go On

Note : 8,5/10 

« […] 

Valérie est d’une sincérité désarmante. La plupart des gens détesteraient ça, mais moi, j’adore. Avec elle, j’ai toujours droit à la vérité. Néanmoins, elle sait choisir les mots pour dire doucement de dures réalités. C’est pourquoi je me tourne souvent vers elle pour raconter mes super et moins super aventures. 

— Où se trouvent donc les hommes idéaux, dis-moi ? 

— Déjà tous pris ! C’est bien connu, les hommes idéaux sont mariés. 

— Et les hommes presque idéaux, eux ? Ça pourrait m’aller ! Le problème, c’est que les sites de rencontres ne s’adressent qu’aux célibataires. 

— C’est le but, non ? Les gars en couple ont une solide raison de ne pas s’inscrire aux sites de rencontres : ils ont déjà quelqu’un dans leur vie. 

— Oui, mais certains d’entre eux fréquentent la mauvaise fille – et ils ne le savent pas. Parfois, ils n’osent pas la laisser. Résultat : les bons gars sont pris, et les bonnes filles comme moi restent seules. La solution idéale, ce serait des chasseurs de têtes ! que j’explique avec le plus grand sérieux. 

— Des chasseurs de têtes ? Comme pour les emplois ? s’étonne Valérie. 

— Ben oui ! Tout le monde sait que les meilleurs employés ont déjà leur place sur le marché du travail et que les sans-emploi ont souvent une bonne raison de l’être – et de le rester. Alors, la job des chasseurs de têtes consiste à entrer en contact avec des cadres supérieurs, par exemple, et à leur offrir de meilleures conditions de travail. On n’a qu’à appliquer le même principe au couple. 

— Si je comprends bien, une fille célibataire fait appel à un chasseur de têtes, qui contacte un homme déjà en couple et lui propose de laisser sa copine pour une autre fille, qui serait mieux assortie à sa personnalité, selon lui. Mais ce n’est pas un peu cruel ? Je veux dire, ladite copine, elle se retrouve seule. 

— Eh bien, elle n’aura qu’à faire appel à un chasseur de têtes à son tour, et il lui trouvera le mec qu’il lui faut. Avec de meilleures conditions de travail, euh… de couple. Plus de soirées sofa-câlins, moins de repas avec ses parents, aimant sa meilleure amie… 

— Tu connais l’expression on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre ? 

— Ouais ! Eh bien, moi, je veux tout de même le beurre, l’argent du beurre, et le laitier ! 

Nous éclatons de rire et levons nos verres au ridicule de la situation. » 

Chloé & Valérie 

Résumé : « Trouver le match idéal sur un site de rencontres ? Mouais. J’en doute, mais ça m’a paru amusant de tenter l’expérience. Hmmm. Pas facile de se vendre sans en avoir l’air. Dans la vie, j’arbore le look ça-m’a-pris-dix-minutes-pour-ressembler-à-une-star, sauf qu’en réalité, j’y ai mis trois heures. Mais comment atteindre la même perfection avec des mots ? Maudite fiche d’inscription !  

Au fait, je m’appelle Chloé. Chloé Dubois. J’ai vingt-huit ans – et un sale caractère, jusqu’à ce que j’aie pris mon premier café du matin. J’aime les cupcakes et le rose. Je suis une fan finie des chaussures et des Post-it. Sérieux. Ne jamais sous-estimer la puissance d’un Post-it. Ça colore la vie ! Ça peut même la changer.  

Je travaille comme conseillère de mode dans une boutique super chouette du centre-ville, Le Walk-In. J’adore mon boulot, même si ce n’est pas le plus prestigieux, et puis, ça paie mes propres chaussures ! Côté famille, je ne m’étendrai pas sur le sujet : j’ai une mère. Et une mère déçue de ma non-carrière et de ma non-vie amoureuse. Une mère qui sera enfin fière de moi le jour où j’atteindrai ses objectifs.  

Je ne pensais jamais vivre ce fameux jour où je la satisferais, mais tadam! Concours de circonstances oblige : je me retrouve parachutée à New York pour la Fashion Week (un défilé de chaussuuuures !) et j’ai un amoureux qui a passé le test du Salaudmètre !!!!!!!!!  

Vlan dans les dents, maman ! » 

Mon Avis  

Avant tout, je remercie chaleureusement Caroline Langevin pour l’envoi de son roman ainsi que de sa confiance en moi et en mon blogue.  

« The Shoe Must Go on » est définitivement une bonne lecture à se mettre sous la dent, surtout avec ces nombreuses canicules… Bien-être assuré. Synonyme de girly, cette histoire est rafraichissante et humoristique. Il est impossible de ne pas rire face aux répliques de Chloé et ses drôles de dames. À bien y penser, on pourrait aussi le comparer à la série télévisée « Sex and the city », celle-ci est souvent mentionnée par l’auteure au fil des pages, l’histoire est légère et cocasse. Des ingrédients importants pour un chicklit, vous ne pensez pas ?!  

UNE VRAIE BULLE DE BONHEUR EMPLIE DE BOULETTES…  

Ainsi, lorsque j’ai dit que ce récit est LE synonyme de girly… Mmm… C’était dans le sens où comment dire… Bon, allez… C’est un des types du genre où la couleur rose devrait gouverner la Terre entière accompagnée de son fidèle partenaire : les post-it (et quand je dis les, cela signifie toutes les couleurs possibles et inimaginables). Franchement, cela fait peu de temps de temps que je lis de la chicklit et pourtant, je me demande quelques fois, pourquoi je n’ai pas commencé avant. J’ai presque passé à côté de « The Shoe Must Go On », vous y imaginez ? Sacrilège, j’ai honte… Rire !  

DES PERSONNAGES TOUT AUSSI BURLESQUES QUE ROMANESQUES… 

Je vais vous parler un peu de Chloé, l’héroïne principale, et les autres, ça sera à vous de les découvrir. Alors, alors… Ou non, je vais attendre un peu. Toutefois, il faut que vous sachiez que dès les premières pages du livre, on ne peut pas s’empêcher de sourire et de lâcher un petit ou grand rire. Une longue série de fous rires pour être plus précis. De plus, lors de ma lecture, j’avais l’impression de partager tous ces moments avec ce petit groupe. C’était agréable ! Cette histoire aborde de plusieurs sujets qui sont toujours d’actualité.  

Dans « The Shoe Must Go On », on fait la connaissance de Chloé, une jeune femme de vingt-huit ans (vingt-neuf au cours du roman) qui voit définitivement la vie en rose, comme l’expression le dit si bien, peu importe où elle pose les yeux. Ayant une personnalité colorée, Chloé assume pleinement son style vestimentaire à travers des vêtements aux couleurs vives, des paillettes, des jupes et, évidemment, des chaussures. En effet, Chloé est une personne qui classe ses paires de godasses par couleur, comme un lecteur ou lectrice qui regrouperait ses livres en ordre alphabétique. Bonne comparaison, n’est-ce pas ?! Chloé n’hésite pas à démolir les proverbes existants afin de les recréer comme elle le souhaite. Et souvent, le résultat final est très comique.  

Ayant un bon état d’esprit, elle fait fréquemment appel à ses répliques abracadabrantes afin de se sortir d’une situation gênante. Aussi, pour ne subir une humiliation, Chloé ne manque pas de dire des mensonges ici et par là, mais en fait, je crois que cela l’enfonce encore plus. Rire. Formant un quatuor avec Valérie, Léa et Maggie, ses trois meilleures amies, elles profitent de leur soirée pour se retrouver et parler de tout et de rien… Tout étant accompagné d’un bon verre de champagne ou d’un shot d’alcool de couleur rose. Elles profitent de la vie sans crainte de subir les conséquences du lendemain… En tant qu’individu indépendant, Chloé aime beaucoup sa liberté et célébrer avec ses copines jusqu’à des heures impossibles.  

Mais, lorsque le retour à la réalité se fait, Chloé doit endurer toutes les différentes tentatives de sa mère à lui trouver un amoureux. En effet, tout le monde semble la pousser vers une direction, qu’elle ne souhaite aucunement, afin de devenir comme les femmes d’aujourd’hui. Aux yeux de Chloé, les coups d’un soir lui suffisent… Jusqu’à ce qu’elle pose les yeux sur un mystérieux inconnu qu’elle remarque lors d’une nuit au bar. Au fur et à mesure, la jeune femme va se rendre d’une chose. D’une chose qui lui manque, celle de réveiller à côté d’une personne tout en partageant le petit déjeuner au lit.  

Au cœur de ces surprenantes émotions, Chloé devra prendre une grande décision concernant son emploi. Acceptera-t-elle cette offre alléchante ? Ou ses doutes la pousseront à refuser cette opportunité ? En ce qui concerne cet homme masqué, le retrouvera-t-elle ? Le laissera-t-il entrer dans sa vie au risque de perdre quelques plumes ?  

Au niveau de la plume d’écriture, celle-ci est toujours aussi fluide et addictive comme elle était dans son autre roman « Sœurs Désespérées ». À l’intérieur du livre, on peut remarquer plusieurs détails dont différentes paires de chaussures qui ont pour rôle d’espacer le texte tel des chapitres. Très stylé. Également, en haut des pages, celles-ci sont parsemées de petites étincelles, ce qui ajoute du cachet et un peu de magie à l’histoire. J’avais l’impression de voir de la poussière de fée, comme celle lancée par la fée Clochette. Sublime !  

Sans compter que lorsque les femmes s’envoient des messages textes, on peut apercevoir la conversation. Des dessins géniaux. « The Show Must Go On » était hilarant et pittoresque du début jusqu’à la fin. Dès les premières pages, nous somme happés par l’énergie positive de Chloé. Il se lit facilement et n’amène aucun ennui.  

Un dernier mot ?  

Un ouvrage qui nous apporte un mélange d’émotions et de fous rires. Une intrigue haute en couleur et féminine. Ma lecture a vraiment su me divertir jusqu’à la dernière feuille. Que ce soit une fête arrosée, un barbecue familial ou une sortie entre copines, la joie de vivre de ces quatre jeunes femmes vous fendront la pêche. Il va sans dire que je vous recommande cette histoire, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu.  

#Sara

Chronique sur Sœurs Désespérées de Caroline Langevin

Soeurs Désespérées

Note : 8,5/10 

« — Et ce beau mariage, il aura lieu quand ?  

— En mai !  

Super ! Mai ! Nous sommes en février, ce qui me laisse quinze mois pour lui faire comprendre que son attitude est irrationnelle. Avec de la chance, elle le comprendra d’elle-même en un mois, peut-être moins. Je respire un peu ! En sautillant, ma sœur continue son babillage. 

— Je sais, ça arrive vite. Mais ne vous inquiétez pas, nous avons engagé la meilleure organisatrice de mariage en ville. Elle m’a dit de ne pas m’en faire et que tout serait parfait. Elle a déjà organisé des cérémonies en moins de deux mois, donc avec trois, elle a amplement le temps. 

— Amplement…  

Je sursaute ! Elle pense donc au mois de mai de cette année ? ! C’est impossible. Je vis un cauchemar. Comment peut-elle l’envisager ? Sandrine ne trouve plus rien à dire. Cette fois, c’est moi qui me déchaîne. Je vais droit au but. 

— Stéphanie, tu ne peux pas te marier.  

— Et pourquoi ça ? boude-t-elle. 

— Pour la raison la plus simple : tu ne le connais même pas !  

— Et puis ? C’est mon grand amour. Le vrai, l’unique !  

— Tu devrais prendre un peu plus de temps pour apprendre à le connaître, que je lui propose doucement. 

— Genre, un an, ironise ma colocataire. 

 — On a trois mois pour se découvrir avant le mariage, et tout le reste de notre vie ensuite.  

— Mais pourquoi vous marier si tôt ? que je gémis. 

 — J’ai toujours rêvé de me marier à cette période pour les lilas. Ce sont mes fleurs préférées ! Ça fera des photos sublimes. En plus, j’ai réussi à obtenir une date au Château Woodbridge. C’est de loin le plus bel endroit de la région, et tu sais bien qu’il est très demandé pour les mariages !  

Comme si je savais ça ! Stéphanie poursuit :  

— Dès que Léonard a fait sa demande, je me suis informée et c’est la seule date de disponible d’ici deux ans. En fait, j’ai même beaucoup de chance, puisqu’un couple vient tout juste d’annuler sa cérémonie. C’est horrible. Je n’imagine pas comment on peut en venir à cette solution drastique. 

 — Tu pourrais te marier dans deux ans, alors ! que je riposte, sans écouter ses arguments.  

— Et pourquoi je ferais ça ? Il y a un samedi de libre en mai de cette année et j’ai déjà réservé. De toute façon, je ne vois vraiment pas où est le problème. J’étais certaine que tu sauterais de joie pour moi. Tu es ma sœur, après tout ! clame Stéphanie avec sa petite moue boudeuse d’enfant. 

— Je suis folle de joie que tu aies rencontré un homme charmant, mais je trouve qu’envisager déjà le mariage, c’est un peu trop rapide. 

— C’est mon grand amour et c’est décidé. Il faudra bien que tu t’y fasses !  

Son ton est clair, sa décision est prise. Affolée, je réfléchis à ce qu’une mère ferait dans cette situation. Rapidement, je dresse la liste de mes options. 

  • Emprisonner    Stéphanie    jusqu’à    ce    qu’elle    change    d’idée, ou    pour    toute    la    vie    si    nécessaire.
  • Planifier    un    accident    qui    casserait    légèrement    une    jambe    à    Léonard.
  • Lui    sortir    les    statistiques    de    divorce    et    l’obliger    à    regarder    toutes    les    téléréalités    présentant    des    couples    en    guerre.
  • Lui    offrir    un    stage    chez    un    couple    marié    afin    qu’elle    prenne    conscience    de    ce    qui    l’attend.
  • Payer    un    tueur    à    gages    et    éliminer    Léonard.
  • Engager    un    détective    privé    et    prier    qu’il    découvre    un    truc    louche    à    propos    de    Léonard    qui    découragerait    ma    sœur.
  • Programmer    l’enlèvement    du    prêtre    pour    le    grand    Jour.
  • Déclencher    une    alerte    à    la    bombe    à    l’église.
  • Raser    les    cheveux    de    Stéphanie    pendant    son    sommeil.    Elle    se    terrera    de    honte    le    temps    que    ça    repousse.
  • Appeler    maman    et    lui    demander    de    jouer    elle-même    la    mère (plan    à    bannir… elle    sera    probablement    aussi    enthousiaste    que    Stéphanie    pour    ce    projet    irréaliste.   Ma    sœur    ne    tient    pas    son    côté    écervelé    des    voisins).

Je réalise bien qu’aucune de ces solutions n’est au point. Je n’ai plus un mot à dire. Même si je parlais pendant des heures, ma sœur n’écouterait rien. En plus, elle risque de me détester et de ne plus m’adresser la parole.  

Je tente de calmer mon angoisse en me répétant qu’elle changera d’idée d’elle-même d’ici quelques semaines. Tout redeviendra comme avant. Les préparatifs du mariage causeront immanquablement des conflits entre les nouveaux tourtereaux. Je pourrai en profiter pour lui faire voir la réalité en douceur. Lui faire comprendre que son prétendant n’est pas aussi parfait qu’elle le croit. Elle déchantera rapidement. Ce Léonard ne peut pas être l’homme idéal. Il me fournira assurément de quoi saboter leur mariage ! Mais, pour ça, Stéphy doit me faire confiance et tout me raconter.  

À bien y réfléchir, il s’agit de ma meilleure option. Jouer les sœurs emballées et, à la première occasion, la faire changer d’idée. Ma sœur affiche toujours sa mine boudeuse. Je tente du mieux que mon manque de talent d’actrice me le permet de me créer un sourire qui semble sincère et je sautille sur place. — Tu m’as convaincue. Je suis folle de joie pour toi ! J’ai tellement hâte que tu me racontes tout tout tout. J’adore l’organisation de mariages, tu sais ? Alors, on commence par quoi ? Et, sous le regard ahuri de Sandrine qui ne comprend visiblement rien à ma réaction, Stéphanie m’entraîne vers la cuisine en me parlant des centres de table. » 

Éloise, Stéphanie et Sandrine 

Résumé : « Certains sont vites en affaires, mais y a toujours ben des limites !!! Ma petite sœur Stéphanie, une vraie tête en l’air, vient de m’annoncer qu’elle va se marier… à l’homme qu’elle a rencontré la semaine dernière ! Et elle se lance déjà dans la préparation de son grand jour, qui aura lieu dans trois mois seulement ! Je n’ai pas réussi à la convaincre d’y renoncer (ou de le reporter ; je ne suis pas difficile), alors j’ai eu l’idée de m’infiltrer dans l’organisation et de saboter le mariage de l’intérieur (pour son bien, évidemment !). 

Je suis prête à tout pour annuler cette noce. Même à endurer les dates que m’organise Steph pour me trouver un cavalier ! Si elle est désespérée que je sois seule pour cette journée… je le suis encore plus qu’elle décide d’épouser un quasi-inconnu ! 

À travers les rendez-vous, je compte bien user de mes talents d’espionne et garder son prétendant à l’œil. D’ailleurs, pourquoi veut-il se marier si tôt ? C’est louche ! »

Mon Avis 

Avant tout, je remercie chaudement les Éditions de Mortagne et Communications Julie Lamoureux pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance.  

Au début, lorsque Christine m’a envoyé un mail stipulant que « Sœurs Désespérées » était le chick lit de l’été, je me suis dit qu’il fallait que je saute le pas afin de me faire ma propre opinion. De plus, je n’avais jamais lu la calligraphie de Caroline Langevin, alors voilà. Sans aucun doute, je dois dire que je ne suis pas déçu. Je suis contente d’avoir tenté ma chance. Ma curiosité, le résumé et la page couverture ont eu raison de moi. J’ai été corrompu, que voulez-vous ?… Rire.  

Bon, que dire d’autre de cette lecture, mise à part que c’était juste… WOW ! À chaque instant, je ne pouvais pas cesser de rire. Pendant plusieurs minutes, j’ai vraiment cru que j’allais mourir tellement que je me fendais la pêche. Je l’ai littéralement dévoré de la première à la dernière page. Je suis tombé amoureuse des personnages principaux, de l’histoire, la couverture, le synopsis et bien sûr le dernier et non le moindre… Édouard.  

Je ne vous cacherai pas que « Sœurs Désespérées » est un éblouissant éclat de lumière. Ce roman apporte de la joie, du bonheur, des folies et des crampes au ventre. Rires ! Depuis deux jours, cette histoire ne m’apportait que des émotions positives, si merveilleuses que lorsque je suis arrivé au bout, j’étais peiné de les quitter.  

J’AI ADORÉ !   

Dans « Sœurs Désespérées », on fait la connaissance d’Éloise, une jeune femme de vingt-neuf ans qui travaille comme serveuse dans un café en attendant d’avoir de la place dans sa spécialité. Toutefois, les emplois dans les milieux de la psychologie, psychiatrie et éducation sont très demandés et donc vraiment difficile à obtenir. Cependant, Éloise ne s’en plein pas, elle sait qu’elle doit attendre afin que la chance lui sourît de nouveau. Ainsi, vivant en colocation avec Sandrine, sa meilleure amie et collègue, la jeune femme vit, grâce à elle, des journées aussi folles les unes que les autres. Mais, derrière cette personnalité pétillante et maladroite se cache une vulnérabilité intérieure. En effet, Éloise a vu son enfance et adolescence changer radicalement lorsque ses parents se sont séparés alors qu’elle n’avait que seize ans. Devenue comme une figure d’autorité pour sa petite sœur de neuf ans, elle a dû s’en occuper, car leur père les a quittés sans un regard en arrière afin de refaire sa vie. Tandis que leur mère a essayé de les élevé du mieux qu’elle pouvait, mais quand elle a rencontré un homme, celle-ci a décidé de se choisir et de partir loin de ses filles pour vivre avec son deuxième mari en Ontario.  

Ayant un lien puissant avec Stéphanie, sa petite sœur, Éloise ne peut s’empêcher de la protéger de tout et de rien. Puis, lorsqu’elle lui apprend qu’elle va se marier avec un homme qu’elle a rencontré, il y a quelques jours, Éloise en perd ses bras. Néanmoins, alors qu’elle comprend de la part de Stéphanie que le mariage aura lieu dans trois mois, la jeune femme refuse catégoriquement ce fait et décide par tous les moyens possibles de la dissuader de sa décision. Voyant que cela n’a aucun succès, c’est à ce moment qu’Éloise imagine une idée malicieuse : Saboter le mariage de l’intérieur en faignant d’y être intéressé.  

Dans ces conditions, plusieurs péripéties hautes en couleur auront lieux… Le plan d’Éloise fonctionnera-t-il ? Arrivera-t-elle à faire ouvrir les yeux à sa petite sœur ? Pourtant, lorsque la jeune femme fait enfin la connaissance de Léonard, le fiancé de Stéphanie, elle y fait la rencontre d’Édouard, le benjamin de la fratrie. Quand elle surprend une conversation entre lui et le cadet, Éloise se demande si une aide en plus favoriserait le succès de sa stratégie. Trouvera-t-elle en lui un allié ou un ennemi ? Et si plus elle passait du temps avec lui et plus elle sentait la passion l’envahir à chaque fois qu’elle pose son regard dans le sien ?  

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, je l’ai trouvé fluide et addictive. Je n’ai pas pu détacher mes yeux de ce récit. En outre, dès les premières feuilles, on entre directement dans les pensées d’Éloise. Caroline Langevin est parvenu à écrire une intrigue très cocasse. Également bien ficelée, on se laisse immerger par les situations loufoques et le contexte. Sans compter que c’est si aisé de s’attacher aux interlocuteurs. Ceux-ci sont si attachants. « Sœurs Désespérées » est une excellente lecture à se mettre sous la main. 

Honnêtement, je me suis facilement identifié à Éloise. Tout comme moi, elle possède un esprit cartésien et n’est pas presser de découvrir l’amour. J’aime beaucoup son côté indépendant, elle assume pleinement sa vie de célibataire. Aussi, Éloise n’attend pas le « grand amour » pour profiter de son existence. Son caractère et le mien se ressemble comme deux gouttes d’eau et d’autant plus, j’ai également le même intérêt qu’elle au niveau du choix de carrière… Enfin, cet univers faisait partie de mes trois choix favoris. Il va sans dire que de même qu’Éloise, j’ai une belle tendance à peser le pour et le contre avant de me lancer. On peut dire que c’est assez réfléchi, mais ce tour de main peut être considéré comme un complexe puisque je raisonne plus avec mon esprit qu’avec mon cœur.  

Un dernier mot ?  

Une œuvre littéraire qui m’a donné des crampes et des crampes aux côtes. Vous l’aurez compris, « Sœurs Désespérées » est, à mes yeux, un coup de cœur assuré. C’était inévitable ! Cette histoire et moi-même étions fait pour nous rencontrer. Concernant les protagonistes, ils sont si abracadabrants que s’en devient fou et mignon à bouquiner. Un petit clin d’œil au mariage de conte de fée, c’est carrément le rêve de toutes jeunes femmes amoureuses des films de Disney. Rire ! « Sœurs Désespérées » met du baume au cœur à l’aide des nombreuses rigolotes aventures d’Éloise. En plus, il est impossible de ne pas éclater de rire face aux petites maladresses de l’héroïne. Il va de soit que je vous recommande vivement ce bouquin, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Finalement, je compte bien lire les autres et futures parutions de Caroline Langevin.  

#Sara

Chronique sur L’amour est dans le champ de Carl Rocheleau

L'amour est dans le champ

Note : 11/10  

 « Le pick-up sort de l’autoroute et emprunte une route perpendiculaire en direction de Saint-Edmond. Le chemin par lequel l’autobus scolaire passait durant toutes mes années à l’école. Il a à peine changé. 

– Le cinéparc est fermé ? 

– Oui, c’est la compagnie de camionnage qui a racheté le terrain. 

Dommage. J’aurais bien aimé y aller cet été. 

Les pâturages, les fermes et les silos à grains se succèdent, et nous nous retrouvons rapidement devant la croix de Notre-Dame, plantée à l’intersection de la route 122 et du rang de l’Église, celui où j’ai grandi. Combien de fois ai-je pédalé jusqu’à cette croix ? Je m’agenouillais devant elle, je m’imaginais la Sainte Vierge et je priais d’être illuminée par la grâce de Dieu. 

Juju l’illuminée, ce serait différent, non ? Je pourrais devenir religieuse, faire vœu de pauvreté et tout le tralala. Je suis si désespérée que je dois considérer toutes les idées, même celles d’une moufette imaginaire en manque d’attention. 

Bientôt apparaissent les indéfectibles roues de charrette qui délimitent l’entrée de la cour de la maison qui m’a vue grandir. Fraîchement repeintes en blanc, à ce que je vois. Comme chaque fois que nous attendions de la grande visite. 

– Tu les as…  

– Oui, juste pour toi. 

Wow. C’est un message clair : ça faisait si longtemps que je n’étais pas venue que je suis aussi étrangère ici que ma tante Gilberte. La pauvre femme nous a visités trois fois en dix-sept ans. Je me demande si elle a lu l’album où je sauve son perroquet qui dit des mots de toilette… Sûrement, et je n’ai jamais su si elle avait aimé mon histoire.  

Je me souviens comme si c’était hier d’une de ses trois visites. Tante Gilberte était venue passer quelques jours à la maison avec beaucoup d’autres membres de la famille. Comme elle ne pouvait pas s’en séparer, elle avait amené son perroquet. Charles, son ami David et moi avions consacré toute la semaine à lui apprendre des gros mots. Je me rappelle avoir été punie pour cette blague, mais le plaisir que m’ont procuré toutes ces discussions téléphoniques où ma mère me rapportait que le perroquet ne cessait de proférer des saloperies – même des mois plus tard – m’a permis d’oublier la conséquence imposée par mes parents. 

Même en ce moment, alors que je descends du pick-up de mon père, je souris en pensant à tante Gilberte et à son grossier perroquet. Et j’éprouve une très brève émotion en évoquant David. Je la repousse au plus profond de moi en résistant à la tentation de demander de ses nouvelles. 

– Julie ! s’exclame ma mère en sortant du chalet, au fond de la cour. 

Mon père disait vrai, ce n’est plus une cabane. Déjà de l’extérieur, la maisonnette a toutes les apparences d’une minimaison très respectable. Et, pour les deux prochains mois, ce sera ma résidence privée ! 

– On t’a tout installé, précise ma mère en m’embrassant avec énergie. Tu vas voir. 

Maman dégage un parfum de thé vert. J’adore son odeur. Elle me rappelle les matins où je me levais avant le soleil. Je descendais l’escalier et m’arrêtais à mi-chemin pour regarder ma mère préparer sa théière. Les yeux fermés, elle saisissait une poignée de feuilles, qu’elle laissait tomber au fond. Ensuite, elle y versait une quantité précise d’eau très chaude, mais pas bouillante. Aussitôt, l’odeur se répandait dans la cuisine. 

Ma mère me tire par la main tandis que mon père descend ma valise du camion. 

On dirait que cette femme a rajeuni. Ses gestes sont souples et énergiques. Je me sens comme une enfant maladroite à côté d’elle. 

L’intérieur du chalet est aussi saisissant que l’extérieur. Les murs sont couverts de lattes de chêne, l’îlot de la cuisinette est taillé dans un bois sombre au vernis mat. Mes connaissances en ébénisterie s’arrêtent là, mais je crois que les armoires sont en acajou. Dans la même pièce, la chambre-salon, où un bel écran plat d’une quarantaine de pouces fait face à un très grand divan-lit couvert de coussins que j’estime très moelleux. Si seulement mes parents savaient le nombre incalculable de soirées que nous avons passées ici, mon frère et moi, avec nos amis, à boire de la bière et à découvrir notre sexualité d’adolescents pleins d’hormones… Vos amis comme David…  

Juju, tais-toi. » 

Julie & ses parents 

 Résumé : « Jeune femme dans la mi-trentaine cherche endroit gratuit où refaire sa vie.  

 Cause : un trou de cul l’a plantée là, et elle n’a qu’un salaire d’illustratrice pour payer son Kraft Dinner 

 Histoire courte : il avait beau se plaindre des films clichés où le prof couche avec son étudiante, ça ne l’a pas empêché de faire pareil.  

Cette femme, c’est malheureusement moi ! Une chance que mes parents ont accepté de m’accueillir à Saint-Edmond, le village qui m’a vue grandir, sinon je me retrouvais à la rue ! Même si je n’ai pas mis les pieds ici depuis des années, parce que je suis une fille ingrate, je me rappelle à quel point c’est beau et paisible.  

 Dès mon arrivée, je constate que, dans ce trou perdu, j’aurai tout mon temps pour travailler. Disons que les distractions sont rares ! Sauf quand tu tombes nez à nez avec ton amour d’adolescence.  

 Le premier gars à m’avoir brisé le cœur.  

 Qui sait, sa personnalité s’est peut-être musclée en même temps que son corps ? » 

 Mon Avis 

Pour commencer, je remercie les Editions de Mortagne pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi.  

Une chose est sûre, c’est que je suis bien déçu de quitter tous ces nombreux protagonistes qui, pendant de longues heures, m’ont fait rire jusqu’à en avoir des crampes au ventre. Sans aucun doute, c’est une histoire rafraîchissante qui a su me changer les idées. « L’amour est dans le champ » se caractérise également par sa couverture originale. En effet, sur celle-ci, on y trouve une femme ronde et heureuse. Il faut savoir que la perfection n’existe pas, nous avons tous des défauts qui nous rend unique en notre genre. Mais, accepter ses failles, c’est être en harmonie avec sa propre personne. Ainsi, c’est à l’aide de cet état d’esprit que Julie, l’héroïne principale, prendra conscience que la meilleure chose à faire est de rester soi-même quel que soit la situation ou les émotions que nous ressentons.  

Vous savez qu’on ne voit pas ça tous les jours un homme qui écrit de la chick-lit ? Et je dois vous avouez que ce n’était pas si terrible à lire, c’est loin d’être une vraie torture…. Rires. Carl Rocheleau aborde de plusieurs pensées importantes dans son récit telles que l’acceptation de soi, l’amour et l’amitié. On y découvre aussi le monde de la littérature à travers le métier de l’interlocuteur principal.  

Dans « L’amour est dans le champ », on fait la connaissance de Julie, une jeune femme âgée dans la mi-trentaine qui décide de s’envoler loin du milieu urbain suite à une rupture avec son petit ami. Ne pouvant pas vivre seulement de sa plume, Julie ne possède pas de stabilité sur le plan financier. Ainsi, pour pouvoir subvenir à ses besoins le temps d’économiser, elle part vivre chez ses parents dans un village portant le nom de Saint-Edmond, durant la saison estivale, à la campagne. Cependant, ce petit voyage n’arrive pas pour rien… En effet, afin de garder son emploi, Julie doit pondre une autre histoire sur les aventures de Juju, sa moufette et héroïne de sa littérature jeunesse, avant la fin de l’été. Plus facile à dire qu’à faire, n’est-ce pas ?  

Mais, comment écrire quelque chose sur un sujet qui a déjà été exploité à maintes reprises ? Au fil des jours, Julie va reprendre conscience de ce qui lui manque réellement en ville. Elle va également profiter de cette ambiance naturelle et tranquille pour travailler ainsi que pour s’enraciner de nouveau avec ses origines. Néanmoins, pourquoi Julie a-t-elle quitté précipitamment son petit coin de vie pour aller vivre dans un milieu loin de ce qu’elle connaît ? Et lorsque Julie revoit David, celui qui lui a brisé le cœur il y a vingt ans, elle ne peut que ressentir de la colère pour son ancien amour de jeunesse. Toutefois, chaque contact physique et chaque moment passé ensemble étincèle de nouveau cette ancienne passion qu’ils croyaient éteinte.  

Concernant le style d’écriture de l’auteur, je l’ai trouvé agréable à bouquiner. Je n’ai pas pu détacher mes yeux de ma lecture. Addictif, on se laisse facilement porter par les péripéties de Julie. Au niveau des personnages principaux, ils ont tous un cachet qui les rend spécial aux yeux de tout le monde. Sans compter que Julie est, sans hésiter, une femme pétillante et remplie d’imagination. J’ai adoré chaque instant passé en leur compagnie.  

En plus, plusieurs situations m’ont bien fait rire et d’autre m’ont littéralement brisées le cœur. Au final, j’ai quand même été conquise par l’intrigue et ce qu’elle contenait. Dès les premières phrases, j’ai été ensorcelé par la personnalité de Julie et la calligraphie de Carl Rocheleau. Aussi, saviez-vous que ce village est inspiré de celui de l’auteur ?  

Un dernier mot ?  

Une œuvre littéraire qui mérite sa chance, car elle se caractérise par ses nombreuses aventures. En ce qui concerne le protagoniste de Julie, c’est une femme naturelle avec un tempérament foudroyant. Son franc-parler me faisait souvent rigoler et je ne vous parle pas de Juju… Rires. Deux boules d’énergie. Un bouquin sans suite qui vous fera fondre de bonheur. Il va de soit que je vous recommande « L’amour est dans le champ », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. N’hésitez pas à me donner des nouvelles !  

#Sara