Chronique sur Black Butler tome 1 de Yana Toboso

Black Butler tome 1

Note : 9/10 

« – Hé ! Tu vas continuer à t’amuser encore longtemps ? Je ne pense pas que le sol soit si confortable que ça. Jusqu’à quand vas-tu faire semblant de dormir ?  

– Mais… C’est impossible !! 

– … Ah là la… Les revolvers sont de meilleure qualité ces derniers temps. Ce n’était pas du tout comme ça il y a cent ans ! 

– Qu’est-ce que faites ? Tuez-le !! 

– Je vous les rends ! Ahh… Quelle misère ! Mon habit est criblé de trous !  

– C’est parce que tu as voulu t’amuser idiot ! 

– Je n’ai fait que suivre vos instructions à la lettre, Monsieur. Vous m’avez dit de faire le mort. De plus… ces hommes vous ont arrangé d’une façon assez intéressante. Vous êtes disgracieux et superbe à la fois, on dirait une chenille. Cela vous va très bien, vous qui êtes petit et faible de nature ! Je voulais vous contempler quelques instants dans cet état.  

– N’approche pas ! Arrête-toi !! 

– À qui crois-tu t’adresser ?  

– Arrête-toi, je te dis !! 

– Arrête-toi ! Je t’ai dit de t’arrêter !! Si tu t’approches encore, je le tue !! 

– Ah… Que vais-je faire ?  

– Dépêche-toi ! J’ai mal au bras ! 

– Silence ! Ferme-la ! 

– Mais Monsieur… Si je m’approche encore, il vous tuera ! 

– Crapule… Tu veux enfreindre notre pacte ?  

– Tais-toi !! 

– Pas du tout !! Depuis le jour où nous l’avons conclu, je suis votre fidèle serviteur… et je ferai tout ce que vous me demanderez… en échange de votre sacrifice… et de votre plaisir.  

– Allons…  

– Je ne comprends rien à ce que vous dites… bande d’anormaux !!  

– Monsieur… Je vous ai appris à insister, n’est-ce pas ? 

– Sauve-moi ! C’est un ordre ! » 

Ciel, Ferro & Sebastien 

Résumé : « Sebastian est majordome au service de Ciel Phantomhive, héritier d’une grande famille de la noblesse anglaise. En matière d’érudition, d’éducation, d’art culinaire, rien à redire, il est parfait. Mais ne vous fiez pas à sa distinction, si vous vous en prenez à son jeune maître, vous découvrirez sa vraie nature… Ciel aurait-il signé un pacte avec le Diable…?! » 

Mon Avis 

Tout d’abord, il faut que vous sachiez que j’ai emprunté le premier tome de la série « Black Butler » sur un coup de tête à la bibliothèque. Au courant de mon adolescence, j’ai lu une bande dessinée japonaise (Naruto) qui à force de dévorer les tomes m’a donné le goût de découvrir d’autres univers. Toutefois, n’ayant pas vraiment de chance, j’ai arrêté d’en bouquiner. Ainsi, ce n’est que depuis très peu de temps que je me suis ouvert de nouveau au manga… Mmm… Je crois que ça me manquait.  

En vrai, c’est grâce à ma légendaire curiosité que j’ai jeté mon dévolu sur le premier opus de « Black Butler ». Il faut dire que les sombres couleurs, surtout le noir, les détails sur les quatre coins et la couverture m’ont vraiment attiré. Puis, lorsque j’ai vu que l’histoire se déroulait à l’époque victorienne (j’adore cet entre-temps) et qu’il y avait une petite étiquette stipulant que le livre s’adressait pour un public averti… Rire. Je savais que ce dessin animé était fait pour moi. Cependant, ce n’est qu’en le bouquinant et en cherchant des informations sur internet que j’ai trouvé pourquoi tous ces fantastiques petits secrets.  

UN MÉLANGE PARFAIT DE FICTION ET DE RÉALITÉ…  

Afin de rendre cela plus captivant et crédible, Yana Toboso a pris le risque de stimuler notre imagination en concoctant un cocktail où le pragmatisme et les paraboles ne cessent de repousser toutes les limites possibles.  

« Black Butler » est une bande dessinée absolument géniale. Au niveau des graphismes, ceux-ci sont assombrissant tout en étant intriguant. Gothique, il se caractérise par son humour noir qui ne peut que nous faire rire aux éclats. Pour ma part, il y a deux phrases uniques qui me fondre le cœur à chaque fois que l’un des protagonistes les dévoilent à voix haute. J’ai l’impression d’avoir ce récit dans la peau… Au point d’écouter, la chanson d’ouverture de la saison 1 de l’anime EN BOUCLE.  

Dans le premier volume de « Black Butler », on fait la rencontre de Ciel Phantomhive, un jeune garçon de douze ans qui, dû à un tragique événement, se retrouve à la tête de la plus empire de jouets et sucreries. Dernier héritier d’une noble et riche famille anglaise, il a dû apprendre à se faire respecter des autres. Désormais, Ciel est le Comte de la famille Phantomhive et vit dans le manoir familial en compagnie de ses domestiques. Également appelé le chien de la reine… Ce simple surnom arrive à déclencher une vague de terreur chez les personnes qui ne désirent que salir la réputation de l’Angleterre et, donc, de la reine. Néanmoins, le jeune maître ne doit que ces miraculeux exploits à son majordome : Sebastien. Qui diable est cet individu ?  

Pourquoi apparait-il aux côtés de Ciel après seulement deux ans ? Que s’est-il produit entre eux ? Ainsi, quand la situation l’exige, le Comte et son majordome doivent résoudre des enquêtes occultes et des meurtres que seul eux parviennent à défaire. Cependant, derrière ces énigmes, Ciel essaie par tous les moyens de déchiffrer celle qui n’arrête pas de le hanter depuis ce jour funeste… Alors que sa vengeance grandit, Ciel prend peu à peu conscience que l’Angleterre est devenue le terrain de chasse de plusieurs créatures surnaturelles. En ce temps-là, vaut mieux garder ses amis proches et ses ennemis encore plus proche.  

UNE SURPRENANTE BANDE DESSINÉE… 

Au début de l’histoire, Yana Tobosa prend le temps de nous présenter les interlocuteurs principaux qui auront beaucoup d’importance dans cette quête de vengeance. « Black Butler » est un shonen dont le fantastique, la réalité et le genre policier s’entrecroisent l’un par-dessus l’autre. Sans compter que le scénario m’a complètement happé dès les premières pages. 

DES INDIVIDUS AUX MASQUES DE FER…  

Dans ce manga, tous les personnages principaux semblent ordinaires, mais derrière ce masque se dissimule une grande part d’ombre qui ne se montre, aux yeux de tous, que lorsque le manoir et le Comte Phantomhive sont en danger. WAHOUUUU !!! J’ai vraiment adoré cet aspect de leur personnalité. Leur loyauté est infinie et sans égale.  

Sans parler de la relation qu’entretiennent Ciel et Sebastien. Celle-ci est spéciale, car malgré leur différent caractère, ils se complètent mutuellement. En dépit de son jeune âge, l’un essaie de se montrer autoritaire et droit, mais dissimule tout de même une grande vulnérabilité innocente qui le hante. Aussi, trahi par des êtres qui pensait être des alliés de la famille Phantomhive, Ciel a dû subir les conséquences de sa naïveté en subissant des tortures physiques. Meurtri et froid, le Comte ne désire qu’une seule chose : se venger de toutes les personnes qui ont crachées sur le blason familial. Tandis que de l’autre, il y a son majordome qui semble toujours avoir cet air angélique. Il est parfait sous toutes les coutures. Toutefois, il ne faut pas se fier aux apparences… Cruel jusqu’à la moelle, Sebastien n’hésite pas à faire souffrir tous ceux qui veulent s’en prendre à son maître.  

Un dernier mot ?

« Black Butler » est une ensorcelante œuvre littéraire composée d’humour et d’action aussi rigolotes que dévastatrices. En soi, c’est un shonen dont le policier et le fantastique s’assemblent bien. Les graphismes sont bien détaillés et vraiment somptueux à regarder. L’écrivaine nous plonge, grâce à son talent, dans une aventure haut en couleur. Je ne vous cache pas que dans les prochains tomes, les événements se dérouleront lors d’une sanglante période : celle de Jack L’Éventreur, le pire assassin que l’empire anglaise ait connue. Honnêtement, j’ai très hâte de bouquiner la suite, je trépigne d’impatience à l’idée de creuser plus en profondeur. Je vous conseille ce manga, j’espère qu’il vous plaira.

#Sara

Publicités

Chronique sur Éléa tome 2 : Les chevaux des dieux écrit par Léa Northman

Les chevaux des dieux

Note : 9,5/10 

« Plongée dans ses pensées, elle s’était accoudée au bastingage quand elle remarqua que la circulation sur le fleuve se faisait plus dense. Et étrangement les bateaux semblaient transporter désormais plus de voyageurs que de marchandises. Sur le chemin de halage aussi, des cavaliers, des charrettes et même des litières se faisaient plus nombreux.  

–Où vont tous ces gens ? demanda-t-elle étonnée à son amant. 

–Nous approchons des Eaux Ardentes. C’est là que nous ferons étape ce soir. 

–Les Eaux Ardentes ? 

–En fait il s’agit de sources d’eau chaude qui jaillissent au pied des contreforts de la Cordillère de Pyra, lui expliqua-t-il. 

Et il lui désigna les montagnes qui se découpaient dans l’horizon bleuté, et dont ils n’avaient cessé de se rapprocher depuis deux jours. 

–On dit que ces eaux ont des vertus bienfaisantes. Beaucoup de monde se rend aux thermes qui ont été construites autour des sources. Quand j’ai planifié notre itinéraire, j’ai pensé que tu serais peut-être intéressée de les découvrir. Un grand bain parfumé devrait également nous y attendre, acheva-t-il avec un clin d’œil. 

–C’est une excellente idée ! s’exclama la jeune femme, les yeux brillants de curiosité et de joie. 

Et elle l’embrassa joyeusement sous le regard complice de l’équipage. » 

Éléa & Calh 

Résumé : « Lors d’un voyage en mer plein de surprises, mené dans le but de trouver de légendaires pur-sang dorés, Calh et Eléa prennent part à une Cérémonie des Sens… 

Le Maistre Ecuyer Royal et le Prince Héritier d’Argalh partent à la recherche des légendaires pur-sang dorés de la Province du Guépard Blanc. Tout au long de leur voyage, Calh continue d’initier Eléa aux mystères de Maïa. Ils participent à une Cérémonie des Sens et l’Etoile Cerclée est tatouée à l’intérieur du poignet de la jeune femme. 

Grâce aux révélations du Maistre Fauconnier du château d’Adhaïa, les deux amants n’ont jamais été aussi proches de trouver les Chevaux des Dieux. Mais une tempête se prépare… 

Venez découvrir avec Eléa un nouveau duché du Royaume d’Argalh, et rencontrer le mystérieux Grand Amiral de la flotte des corsaires des Iles du Levant. Suivez les deux amants dans ce second volet d’une aventure fantastique empreinte d’érotisme, fait de traversées en mer trépidentes et de découvertes inattendues ! » 

Mon Avis 

Pour commencer, je remercie chaleureusement Léa Northman pour l’envoi de ce service presse et pour sa confiance en moi.  

Bon étant donné que « Les chevaux des dieux » est un deuxième opus, je vous conseille vivement de débuter par le premier tome afin de ne pas vous spoiler. À travers les pages, j’ai découvert une amélioration au niveau de la calligraphie de Léa. Sans hésiter, l’écrivaine parvient à écrire des scènes véridiques et indécentes, mais qui peuvent peut-être faire mauvais effet sur certaines personnes. L’écrivaine maîtrise bien son univers.

UNE INTRIGUE OCCULTE…  

À travers les lignes, on découvre des rites et les légendes aussi fascinantes que respectueuses. Malgré que certaines peuvent être un peu osées, on apprend à les concevoir d’une manière que l’on n’a jamais fait auparavant. Sans aucun doute, c’est une suite magique qui nous entraîne dans les périples des chevaliers, de la magie et du fantastique. 

UNE ROMANCE VOLUPTUEUSE ET CHARNELLE…  

« Les chevaux des dieux » est une histoire merveilleuse qui met en avant l’amour et la passion qui unit Éléa et Calh. Éternel, leur liaison est aussi solide que du rock. Ce coup de foudre qu’ils ressentent l’un pour l’autre est flagrant. Ainsi, lors de leurs moments chauds comme la braise cette affinité ne peut qu’épouser parfaitement leur personnalité et leur corps. De plus, concernant les protagonistes principaux, ceux-ci ont évolués émotionnellement.  

Dans « Les chevaux des dieux », on retrouve Éléa et Calh qui se voguent vers la destination principale indiquée par le roi. Devenue officiellement le Maistre écuyer royal de Calh, le prince héritier d’Argalh, les deux amants ne peuvent plus se séparer l’un de l’autre. Engagés dans un nouveau périple aventureux, ils vont découvrir de nombreux paysages dignes des contes populaires d’origine arabe. Cela fait rêver, n’est-ce pas ?! Lors de leur belle aventure, Éléa et Calh vont apprendre à se connaître physiquement. Grâce à son prince, la jeune femme va découvrir plusieurs aspects d’elle-même dont elle ne savait pas l’existence. À travers les caresses de son amant, Éléa va devenir une femme resplendissante et courageuse.  

Épanouie, la jeune femme va s’ouvrir à de nombreuses possibilités de tendresses et de contrées qui lui permettront de voir au-delà de ce qu’elle sait. Mais, lorsque Mère nature essaye de les séparer en provoquant une tempête… Parviendront-ils à se retrouver ? Est-ce leur dernière aventure ? Leur destiné est d’être ensemble pour l’éternité, mais leur amour est-il réel ou est-ce une illusion ? Et quand une horrible personne revient dans leur vie, réussira-t-il à déchirer ce lien qui unit Éléa et Calh ?  

En ce qui concerne le style d’écriture de l’auteure, il est coulant et captivant à bouquiner. Aussi, par le biais de tous ces décors, Léa m’a attiré dans un voyage où l’époque et les éléments font rêver. Dans ce second tome, les scènes torrides sont beaucoup plus présentes que dans le premier opus. Néanmoins, celles-ci ne pas là pour rien. Non. La quête des sens, vous sonne-t-il une petite alarme ? En fait, dans ce roman, Léa a littéralement mis l’accent sur cette recherche, d’où les abondantes scènes de sexe. C’est un grand risque ! 

Sans parler de l’atmosphère, celle-ci a vraiment changée. Elle est devenue plus ombrageuse, je ne vous cache pas que j’en ai des frissons à quelques reprises. Les conspirations, complots, dangers et les morts sont partout et prêts à tout pour séparer le Maistre écuyer royal et le prince héritier d’Algalh. En outre, lors de ma lecture, les pages défilaient rapidement, mais la conclusion… Ohhhhhhhh, c’était sublime et angoissant la fois.  

Un dernier mot ?  

Finalement, « Les chevaux des dieux » est un appel à la luxure qui nous délivre toute la passion, l’amour et le plaisir que ressentent Calh et Éléa lorsqu’ils sont ensemble. C’est aussi une odyssée au cœur des innombrables endroits qui gouvernent ce monde. Les descriptions sont nombreuses et faciles à imaginer. Les sentiments qui relient Éléa et Calh sont puissants et infinis… Awwnn, ils sont vraisemblablement adorable. La calligraphie de Léa Northman nous happe jusqu’à la dernière ligne. « Les chevaux des dieux » est un second tome tumultueux, ça c’est certain. Je vous conseille cette lecture si vous avez entamé « Le Maistre Ecuyer Royal », j’espère qu’il vous plaira. Pour ma part, j’ai hâte de découvrir la dernière ligne droite.

#Sara

Chronique sur Hot Experiences de Shana Keers

Hot Experiences

Note : 10/10 

« Il essuie sa main mouillée sur une serviette, puis il balance le tissu sur son épaule et, alors qu’il avance d’un pas vers moi, je le reluque des pieds à la tête. J’ai admiré de nombreux corps masculins, mais aucun ne m’a fait autant saliver que le sien et surtout aussi longtemps. La raison principale, je la connais : Douglas est un spécimen au magnétisme intriguant. Aucun autre que lui n’aurait pu me faire accepter ce que je vis depuis plusieurs jours. Sa froideur me réchauffe. Sa brutalité exalte mon désir. Tout ce qui m’aurait fait fuir auparavant me retient aujourd’hui. Il me rend dingue. » 

Tarah 

Résumé : « Avertissement de l’auteure : HOT EXPERIENCES est un tome intermédiaire à NIGHT EXPERIENCES. Chronologiquement, l’intrigue se situe au milieu de ce dernier. Pour une bonne compréhension de ce roman, il est donc impératif de lire NIGHT EXPERIENCES avant.  

Si Tarah compare Douglas à un iceberg incandescent, ce n’est pas pour rien. D’humeur changeante, son homme est tantôt glacial, tantôt enflammé, mais toujours impétueux, et c’est comme ça qu’elle l’aime. Alors, le jour de son emménagement avec lui, elle est consciente que son existence ne sera pas de tout repos. Cependant, elle est sereine. Son passé est derrière elle et Sabrina, l’ex de Douglas, n’est plus qu’un lointain souvenir. Elle peut enfin accéder au bonheur.  

Seulement, la chambre conjugale qu’il lui a interdit pendant de nombreuses semaines, ne ressemble pas au sanctuaire auquel elle s’attendait. Son esprit se met à divaguer et elle doute. Tarah sait qu’elle ne réfléchit pas assez avant de parler, pourtant, une question franchit la barrière de sa bouche et, au vu de la réaction de Douglas, elle décide de ne pas en rester là.  

Elle veut comprendre ce qui cloche. Elle le doit. Et le seul moyen d’y parvenir est de lui proposer l’expérience intégrale. Elle a conscience de s’aventurer sur un terrain volcanique. Cependant, elle ignore que la réalité de cette « hot experience » sera bien au-delà de tout ce qu’elle imaginait. » 

Mon Avis 

Tout d’abord, je remercie chaudement Shana Keers pour l’envoi du service presse ainsi que de sa confiance envers moi et mon blogue.  

Le deuxième tome de « Night Experiences » nous offre absolument toutes les réponses aux nombreuses questions que l’on se posait à la fin du premier opus. Enfin, c’était mon cas ! Mmm… Je ne vous cache pas que c’était très croustillant et délicieux, tel un baril de poulet frit Kentucky de chez PFK (ou KFC). Maintenant que j’y pense, ça fait des années que je n’en ai pas mangé (moment de réflexion) … BREF, revenons à nos poulets… heu… à nos moutons, je veux dire. En soi, il complète parfaitement « Night Experiences ».  

DES PROTAGONISTES TOUJOURS AUSSI PIQUANTS ET FRIGIDES…  

L’écrivaine est parvenue à nous transporter de nouveau dans l’univers de l’Expérience. À travers ces petits moments de bonheur, Shana nous démontre comment Tarah et Douglas ont évolués psychologiquement et en tant que couple. Tarah est une héroïne qui, avec son tempérament de combustion instantanée, parvient à me faire rigoler. Tandis que Douglas, il a réussi à m’émouvoir. En effet, au contact de Tarah, ce séduisant iceberg commence peu à peu à s’ouvrir à elle et à changer. Parfait !  

UNE SUPERBE ET ADDICTIVE ROMANCE ÉROTIQUE… 

En somme, ce second tome se caractérise par une intrigue qui convient bien à ce couple si différent et pourtant si semblable. Deux héros ayant de forts caractères, un bon scénario, une agréable calligraphie… Quoi demander de mieux ? Toutefois, avant de commencer, il faut impérativement que vous lisiez « Night Experiences », le premier opus. Sans compter que ce n’est pas réellement une suite, disons simplement qu’il raconte des moments  importants. 

Dans « Hot Experiences », on retrouve la vie luxueuse et passionnante de Tarah et Douglas suite à l’emménagement de la jeune femme chez son iceberg. Pourtant, la jeune femme ne peut s’empêcher de douter de sa relation amoureuse après que l’ex de Douglas ait réapparu comme par magie. Alors que cet homme au caractère froid comme la Sibérie refuse de voir la vérité en face, Tarah, elle se pose des questions sur sa venue. Et si son retour n’était pas une coincidence ? Toutefois, aux yeux de tous, elle semble détacher, mais en réalité, elle est morte de trouille à l’idée que son amant la quitte. Doute, doute et par-dessus doute…. Tarah ne cesse de douter de son couple. Est-elle à la hauteur ? Arrivera-t-elle à lui faire oublier ses autres conquêtes ? En effet, il n’y a pas si longtemps, c’était une autre femme qui partageait le lit de Douglas.  

Curieuse de le connaître plus en profondeur, Tarah souhaite savoir ses plus sombres secrets, mais comment y arriver alors que la seule personne qui peut vous les offrir, refuse catégoriquement de vous les dévoiler ? Dompter Douglas Snyder n’est pas de tout repos. UNE seule question risque de changer radicalement la complicité qu’entretenait Tarah et son amant. Que lui cache-t-il ? Et si finalement, sa recherche vers un terrain plus excitant dans tous les sens du terme ?  

Pour ce faire, Douglas va lui offrir un marché qu’elle ne pourra refuser : une expérience de sept jours dans les sept différentes chambres. Saura-t-elle assumer les événements qui vont suivre ? Et concernant Douglas, est-il prêt à déclarer cette troublante partie de lui à la femme qu’il aime ? Fuira-t-elle ? Ou prendra-t-elle le risque de rester à ses côtés pour le meilleur et pour le pire ?  

Au niveau du style d’écriture de l’auteure, elle est fluide et agréable à bouquiner. À travers les nombreuses scènes chaudes, Shana nous fait tourbillonner dans un élan de passion et d’amour qui nous amène à croire que cette GRANDE expérience n’est pas seulement un jeu… Mais, plus un moyen de se trouver. Une manière de se révéler à l’autre. Vous voyez ce que je veux dire ? Écrite avec élégance et méticulosité, ces moments torrides sont bien détaillés et font appel aux différents sens de l’être humain.  

UN LIVRE, DEUX POINTS DE VUE…

En ce qui concerne la narration, celle-ci est à deux voix : Tarah et Douglas. Ainsi, par le biais de leur pensée les plus intimes, on prend grandement conscience de leurs émotions et de leurs doutes. Alors que l’un se fait pousser radicalement dans ses retranchements, l’autre veut à tout prix savoir ce qui tourmente sa moitié. Les passages où la sexualité est de mise entrent en scène et font en sorte de pousser le couple à se découvrir physiquement.  

Un dernier mot ?  

« Hot Experiences » est un livre qui complète bien le premier tome. Il nous permet d’en savoir plus sur ce qui tourmentait Douglas et Tarah. Sans hésiter, il apporte plus de détail à l’intrigue et répond également à plusieurs questionnements que je me suis posé suite à la conclusion du premier opus. Une plume d’écriture simple et précise. Avoir un aller simple pour « Hot Experiences » n’est pas donné à tout le monde, alors laissez-vous embarquer dans cette expérience électrisante aux côtés de Tarah et Douglas. Croyez-moi, ils vous en feront voir de toutes les couleurs. Rire ! 

#Sara

Chronique sur Et si l’aube nous appartenait tome 1 de Cendrine Roca

Et si l'aube nous appartenait tome 1

Note : 9/10 

« Subitement, je réalise que les pendants Guess sont encore accrochés à mes oreilles. J’ai aussitôt envie de chouiner lorsque je pense aux terribles conséquences qu’a entraîné mon désir de m’offrir ces boucles. Pour le coup, je les ai largement méritées ! Je roule vers l’inconnu, cernée par quatre mecs armés m’arrachant à ma vie et aux miens. Le visage de mon fils m’apparaît soudainement et je donnerais tout ce que j’ai pour le rassurer et atténuer cette souffrance que ces circonstances lui infligent, tandis que je demeure dans cette foutue bagnole, impuissante. Je songe aussi à Franck et à ce baiser que nous avons partagé. Son dernier SMS empreint de tendresse : « Bonne nuit, p’tit ange », et soudain je veux ses bras protecteurs autour de moi. Clarisse traverse mon esprit, elle arrive belle et guillerette et me fait sourire dans mon cauchemar. Mes pensées, libres et précieuses me transportent loin de cette voiture et de mes bourreaux. »  

Alexandrine  

Résumé : « À l’aube de ses 40 ans, Alexandrine suit le cours de sa vie bien rangée, propriétaire d’une boutique de vêtements.  

Après un échec sentimental, une rencontre a changé sa vie et l’a amené vers le bonheur mais elle perd son mari dans un tragique accident. Elle réapprend la vie et ses plaisirs, bercée par l’amour des siens et l’amitié profonde et fusionnelle de ses amis : Clarisse et Franck. Elle ne s’autorise plus à tomber amoureuse. Mais un jour, au cours d’un braquage, elle est prise en otage et cette rencontre avec cet homme cagoulé va radicalement changer le cours de son existence. Sur fond de profondeur de l’âme, l’amour et la passion sensuelle et charnelle viendront se mêler ou une histoire aussi magnifique qu’impossible naîtra…  

Une romance érotique passionnante, à découvrir sans tarder ! » 

Mon Avis 

Pour commencer, je remercie Cendrine Roca pour l’envoi du service presse ainsi que de sa confiance en moi et mon blogue.  

Au début, avant même de débuter ma lecture, j’étais quelque peu indécise à l’idée de découvrir ce roman. Pourquoi ? Simplement, à cause du syndrome de Stockholm. Habituellement, on retrouve ce phénomène psychologie dans les thrillers ou les histoires sombres (dark romance). Mais, pas ici. Non. C’est la première fois que je lis une romance érotique ayant ce lien d’empathie. Toutefois, il y a un début à tout, n’est-ce pas ?!  

Ainsi, lorsque j’ai commencé le premier tome de « Et si l’aube nous appartenait », je me suis lancé tête baissée sans savoir si j’allais apprécier ou non. D’une certaine façon, je devrais également remercier ma curiosité. Rire. En outre, le style d’écriture de l’auteure est aussi révélateur et singulier. Ce premier tome est une romance érotique qui, malgré les circonstances atténuantes, peut s’avérer être surprenante à bouquiner.  

UNE FOLIE DANGEREUSE ET SENSUELLE…  

À travers les pages du livre, on remarque plusieurs, mais plusieurs (et il y en a, croyez-moi) scènes où la sexualité est grandement mise en valeur. Celles-ci sont peut-être présentes un nombre incalculable de fois, mais elles sont bien retranscrites sans entrer dans la vulgarité. Chaque chapitre, nous laisse entrevoir la beauté et la sensibilité que la relation, entre Alexandrine et son mystérieux inconnu, exhale… Telle une fleur qui répand son parfum délicat. Sans compter que le suspense est autant au rendez-vous.  

UN SCÉNARIO MITIGÉ…  

Au début du roman, l’action semble se faire désirer. On aperçoit les décors, les personnages, etc, de long en large… Puis, au bout d’une cinquantaine de pages, l’intrigue commence peu à peu à s’enraciner par le biais d’un clair-obscur qui amène le contexte vers un autre niveau.  

Dans « Et si l’aube nous appartenait », on fait la rencontre d’Alexandrine, une femme dans la quarantaine qui profite de la vie à travers son indépendance. Veuve et maman d’un fils âgé de vingt ans, son quotidien suit une allure rythmée et constante dont seul trois choses peuvent la rendre heureuse : son travail, son fils et ses deux meilleurs amis. Vivants ces petits moments aux côtés de Clarisse et Franck, ils sont ces pétillants petits lutins. Cependant, elle se rend compte que les sentiments que ressent Franck vont au-delà de l’amitié. S’étant promis de ne pas tomber amoureuse afin de ne pas subir de nouveau la perte d’un amour, Alexandrine prend la décision de faire comme si elle ne voyait pas les petites attentions de Franck à son égard. Lors d’une soirée entre amis, la quarantenaire va se découvrir un pouvoir d’attraction qu’elle ne croyait pas avoir. Quel est cet inconnu qui ne cesse d’envoyer des mots par l’intermédiaire du serveur ? Le reconnaitra-t-elle ?  

Ne croyant plus le revoir, Alexandrine décide de reprendre sa routine, mais lorsqu’elle ferme sa boutique plus tôt que d’habitude afin de se diriger vers une bijouterie où elle avait repéré une magnifique paire de boucle d’oreilles, la bijouterie est victime d’un braquage. Sans hésiter, l’un des cambrioleurs choisis de prendre Alexandrine en otage. Aussitôt que son regard croise de l’homme cagoulé, elle se rend à l’évidence que l’un d’entre eux lui est familière. Alexandrine va comprendre que les apparences sont trompeuses et que la situation n’est pas celle qu’elle prétend être. Emprisonnée dans une maison qui deviendra sa prison, elle va succomber progressivement au fruit défendu qu’est son protecteur. Dès lors, une relation passionnelle commencera entre eux. À son contact, Alexandrine redécouvre sa féminité et son corps. Comment réagira-t-elle lorsque saura l’aspect physique de son ravisseur ? Auront-ils droit à une fin heureuse ou leurs actes risquent-ils de les rattraper ? Alexandrine ne prend-t-elle le risque de tomber amoureuse ?  

Concernant la plume d’écriture de Cendrine Roca, elle est fluide et contemporaine. L’aventure, en tant que telle, est plaisante et intéressante à lire. Comme, je l’ai écrit plus haut… J’ai l’impression que même si la situation peut être alarmante, il ne faut pas se fier aux apparences. Dans ce récit, celles-ci sont mensongères. En dépit du manque d’activité durant les premières pages, on peut facilement percevoir le changement au niveau de l’atmosphère lorsque le braquage est mis en avant.  

Durant la lecture, nous sommes tout de même happés quand la situation dégénère. On s’accroche et espère que cela va bien se passer pour Alexandrine. On ébauche vers un tourbillon de peur et de sensations fortes. Aussi, j’ai passé un bon moment en compagnie des personnages. Les descriptions sont détaillées, ce qui nous permet de bien imaginer le tout. Une fin déchirante qui nous pousse vers le deuxième tome afin de connaître la suite des événements.  

DES INTERLOCUTEURS AMICAUX…  

À l’échelle des protagonistes, je n’ai pas su m’identifier à eux quand bien même qu’ils soient agréables et sympas à déchiffrer. Mais, j’ai l’impression qu’il manquait de viande autour de l’os. J’aurai aimé que l’écrivaine les exploite plus profondément afin de voir à l’intérieur de la carapace.  

Un dernier mot ?  

Pour conclure, « Et si l’aube nous appartenait » est un roman captivant à bouquiner. Le manque d’action ne nous empêche pas de continuer, car malgré cela, l’histoire contient de nombreux rebondissements. À mes yeux, elle devient plus intrigante. J’avoue que je suis contente d’avoir bouquiner ce petit bout de papier d’environ deux cents pages. D’une certaine manière, il m’a permis de sortir de ma zone de confort tout comme la calligraphie de Cendrine. L’auteure a su le rendre authentique. J’avais également l’impression qu’il manquait un petit quelque chose, une étincelle plus éclatante. Pourtant, il me reste le second opus à bouquiner, de ce fait, je verrai à ce moment-là. Je vous recommande ce premier opus, j’espère qu’il vous plaira. Pour ma part, j’aimerais lire les publications de Cendrine pour les distinguer unes des autres.  

#Sara

Entrevue de Caroline Langevin

Les Interviews de Sara

1- Pourrais-tu nous parler un peu de toi ? De ton cheminement ? 

Réponse : Je suis éducatrice à la petite enfance depuis 15 ans et j’ai une garderie en milieu familiale. J’ai commencé il y a quelques années à écrire naturellement des histoires pour enfants dans le cadre de mon travail. C’est une série de hasard qui m’ont mené vers l’écriture de Chick lit. Je ne le faisais vraiment pas sérieusement au début. Puis, les pages se sont accumulés et c’est devenu un roman. J’ai contacté les éditions de Mortagne, car j’adorais leur collection Lime et Citron. Ils ont répondu positivement à ma demande et l’aventure a commencé.  

2- Qu’est-ce qui t’a donné l’envie d’écrire ?  

Réponse : D’aussi loin que je me souviens j’aime écrire. J’ai commencé en écrivant des histoires pour enfants pour les faire rêver. Je me suis dirigée un peu par hasard vers le Chick lit pour faire d’abord rire mes amies…. Puis le public quand j’ai été publié.  

3- Quelle place la lecture occupe-t-elle ton temps libre ?   

Réponse : Pas assez ! En fait, j’ai juste pas assez de temps libre. La vie d’adulte et toutes ses responsabilités m’a rattrapée. Au cours des trois dernières années, j’ai rénové et aménagé ma maison, j’ai organisé mon mariage et en plus de déjà travailler 50heures par semaine je suis retournée aux études pour me spécialiser d’avantage. Pour ce qui me reste de temps libre je suis toujours partagé entre lire et écrire. 

4- Quel est ton dernier coup de cœur littéraire ?  

Réponse : Je suis fan des romans de Sophie Kinsella. J’adore tellement son humour, ses malaises et la couleur de ses personnages. Je lis tout ce qu’elle écrit.  

5- D’où proviennent les idées qui construisent tes personnages et ton univers ?  

Réponse : Je m’inspire beaucoup de mon entourage, alors mes proches doivent être prudents hihihi. Plus sérieusement, je pars souvent d’un événement ou incident de ma vie et j’y ajoute de la couleur et de la folie. En 4 ans, ma sœur, moi, ma cousine et ma meilleure amie on s’est mariées. Disons que ça m’a fourni du matériel pour écrire Sœurs désespérées.

6- Combien de temps cela te prend-t-il pour écrire un roman ?  

Réponse : J’ai écrit sans aucun projet sérieux mon premier roman. L’écriture s’est donc étirée sur 9 longues années. Pour Sœurs désespérées c’était différent. Je l’ai écrit plutôt rapidement. En 2 ou 3 mois. 

7- De quelle époque tes œuvres littéraires sont-elles inspirées ?  

Réponse : Toujours du présent. Mais il est vrai que ça pourrait faire un Chick lit différent de le situer à une autre époque.  

8- Quelle est ton moment et endroit favoris pour écrire ?  

Réponse : Je suis une fille du matin pour tout. Si je fais une tâche passé 16h00 c’est un miracle ! J’adore le calme du matin et travailler à l’îlot de ma lumineuse cuisine si la maison est vide. Sinon, je trouve le calme nécessaire dans mon bureau surchargé et bordélique.  

9- Est-ce qu’il t’arrive d’avoir des pannes d’écriture ? Si oui, comment fais-tu pour y remédier ?  

Réponse : Je passe à autre chose et j’y reviens plus tard. C’est généralement suffisant pour que l’inspiration revienne. Si je m’acharne je suis toujours un peu déçue en me relisant.  

10- Avant de te lancer dans de longues séances d’écriture, exerces-tu un rituel particulier ?  

Réponse : Je me prépare un Latté. C’est mon rituel avant de commencer n’importe quoi en fait. 

11- Hormis l’écriture, il y a-t-il d’autres loisirs qui t’intéressent ?  

Réponse : J’aime beaucoup rénover et décorer. C’est une forme de créativité différente. Je tricote et je fais des gâteaux en fondant aussi. Et j’adore étudier, apprendre et faire des devoirs ! 

12- Si tu devais peindre un portrait de toi-même, comment te décrirais-tu ?  

Réponse : Je partage ma vie avec mon mari et un petit chien Sammy. En fait, je crois même que c’est la bête poilu (le chien, pas le mari !) qui nous loue sa maison !!! Il nous laisse souvent presque assez de place dans le lit alors on ne s’en plaint pas trop. J’ai une garderie à la maison ce qui prend beaucoup de place dans mon horaire, ma vie et mon cœur. J’adore ce boulot et toute la naïveté, la créativité et la folie que les enfants apportent. J’aime moins les crises de bacon … Parce que ça me donne envie d’en manger. Je suis sociable et extravertie alors j’aime passer du temps bien entourée. Un bon truc pour y arriver ; acheter vous une piscine, un chauffe-eau et une canicule et vous vous découvrirez des amis disponibles. 

Je suis énergique et passionnée. Je suis toujours plongée à fond dans 12 projets ! J’aime quand ça bouge ! Mais pas au sens faire du sport …. Ça vous me verrez pas souvent en faire sans chialer !! Sinon, j’essaie de me désintoxiquer lentement de mon cellulaire et d’overthinker moins. Pis de laisser la dernière part de dessert pour Chéri (ça c‘est pas gagné) !!! Je suis une perfectionniste à demi repentie et j’apprends doucement à ralentir un peu. Je me considère comme tellement chanceuse dans la vie, mais mon entourage serait sûrement pas d’accord. Alors je dirais que je dois être vraiment positive.   

13- Prévois-tu d’écrire d’autres histoires ? Si oui, pourrait-on en avoir un petit avant-goût ? 

Réponse : J’ai des idées plein la tête pour de nombreux projets, mais ça reste dans le genre Chick lit. J’aime la légèreté, l’humour et la romance. Cet été je finalise un manuscrit qui devrait paraître l’été prochain. C’est l’histoire d’une fille qui a joué all in sur un gars et qui réalise que c’était pas sa meilleure idée lorsqu’il la plaque pour une autre (l’écœurant !!!!). Se retrouvant même sans boulot, elle prend sa voiture pour partir le plus loin possible, sauf que dans un excès de colère, elle n’a pas vérifié sa quantité d’essence et en manque très tard dans la nuit. Elle atterrit donc dans le trou du monde …. Où elle sera surprise de s’y plaire et d’y rester un peu….. Ou peut-être un peu plus longtemps si ce beau fermier l’a remarque !! 

Merci Caroline d’avoir joué le jeu ! 

#Sara

 

Chronique sur The Kiss Quotient d’Helen Hoang

The Kiss Quotient

Note : 12/10 

« – Tu portes du parfum ? demanda-t-elle en emplissant ses poumons.  

Il se raidit.  

– Non, pourquoi ?  

Elle se pencha le plus possible sans pour autant enfouir son visage dans son cou. Elle voulait sentir davantage son odeur enivrante.  

– Tu sens très bon. C’est quoi ?  

D’où venait cette odeur ? Elle était partout sur lui mais légère. Elle brûlait d’envie d’en inhaler une dose plus concentrée.  

– Michael ?  

Une expression étrange traversa ses traits.  

– C’est juste moi, Stella.  

– Tu sens aussi bon naturellement ?  

– On dirait. Tu es la première à me le dire.  

– Je veux sentir cette odeur sur ma peau.  

Les mots avaient à peine franchi ses lèvres qu’elle craignait d’être maladroite. Cette remarque était trop personnelle et un peu bizarre. Qu’en penserait-il ?  

Il se pencha vers elle. Ses lèvres effleurèrent presque son oreille.  

– Tu es sûre que tu es nulle au lit ?  

– Comment ça ?  

– Pour l’instant, tu es très douée.  

Elle contracta les doigts sur le bras de Michael et refréna l’envie impérieuse de se presser contre lui comme une strip-teaseuse autour d’une barre. L’idée la dérouta. Elle n’était pas du genre à se frotter contre les hommes parce que, contrairement à lui, elle détestait qu’on la touche. Mais elle avait tellement envie de se rapprocher que c’en était presque douloureux.  

On a encore rien fait.  

– Tu es très douée pour la conversation. » 

Stella & Michael  

Résumé : « Stella Lane est une jeune femme brillante pour qui les chiffres n’ont aucun secret. Si sa vie professionnelle est parfaitement épanouie et qu’elle adore travailler avec des algorithmes pour prévoir la consommation de la population, sa vie personnelle est plutôt un échec, à ses yeux et à ceux de sa mère. Elle est affectée du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme, qui la tient éloignée des autres. Comment se faire des amis lorsqu’on cumule une grande timidité et une franchise un peu brutale ? Que l’on craint le contact des autres ? Quant à sa vie amoureuse… Elle est inexistante…  

Stella comprend mal l’intérêt d’avoir un homme dans sa vie mais, curieuse et poussée par sa mère qui se désespère de la voir célibataire et sans enfant, elle décide de résoudre ce problème comme une équation mathématique : avec méthode et détermination. C’est pour cela qu’elle va avoir recours aux services d’un escort boy. » 

Mon Avis 

Avant tout, je remercie mon partenaire littéraire, Hugo New Romance Québec, pour l’envoi du service presse ainsi que de sa confiance en moi.   

Avant de commencer ma lecture, j’avoue que le résumé et la couverture m’ont énormément interpellés, étant curieuse de nature, j’ai décidé de sauter le pas. Ainsi, je dois dire que cette histoire m’a bien fait rire jusqu’à en avoir les larmes aux yeux. Mmm… Je crois que j’ai tout aimé que ce soit le contexte, les personnages, les décors, etc. Tout, voilà ! Unique, « The Kiss Quotient » est comme une vraie bouffée d’air frais. Comparativement aux livres de la collection New Romance, je trouve que celui-ci s’est carrément bien fait remarquer. En effet, il y a un petit quelque chose de différent qui le rend attrayant aux yeux de tous. Et je suis contente d’avoir eu la chance de percer à jour ce petit bonbon sucré !  

UNE SAVOUREUSE ET RIGOLOTE ROMANCE CONTEMPORAINE… 

« The Kiss Quotient » est définitivement une histoire moderne qui nous charme de par sa douceur et ses nombreuses pensées. Sans compter que, par le biais des rôles attribués aux protagonistes principaux, le roman peut être facilement comparé au film « Pretty Woman ». Un genre de nouvelle version du film, si vous voulez. La calligraphie d’Helen Hoang est inspirante à bouquiner. Elle est parvenue à écrire des scènes torrides et élégantes sans que celles-ci soient trop abusives. Rire !  

Dans « The Kiss Quotient », on fait la connaissance de Stella, une jeune femme atteinte du syndrome Asperger. À cause de sa forme d’autisme, elle n’arrive pas à vivre naturellement en société. Mais, n’ayant pas confiance en son corps et en elle, la jeune femme ne parvient pas à trouver l’homme qui est faite pour elle. Toutefois, comment y arriver quand la simple idée de vous ouvrir aux autres, vous pousse à décrocher ? Déterminée et douée dans le métier qu’elle fait, elle possède un parcours professionnel qui mérite d’être admirer. Stella regarde le monde comme si cela était une grande et longue équation mathématique, mais arrivera-t-elle à résoudre celle qui décidera de son futur ? Timide et à la fois directe, sa vie ne cesse de tourner autour de toutes ces routines qu’elle fait à chaque jour… Et pourtant, un homme parviendra-t-il à l’aider à lui faire perdre le contrôle pour quelques instants ?  

Novice en relations intimes, Stella n’a pas d’autre choix que de se faire appel à un expert dans l’âme : Michael, un escort boy. Pourra-t-il soutenir la jeune femme dans cette démarche qui l’amènera à se poser des questions sur sa propre personnalité ? Prévenant, Michael ne comprend pas les raisons qui ont poussées Stella à solliciter ses services. Pourtant, au fil de leur nombreuses rencontres, il va lui démontrer que la séduction est un art qui ne faut jamais sous-estimer. Leur corps à corps va également leur illustrer le bien-être et les sensations qu’ils procurent à l’autre. Michael respectera-t-il sa part du marché ou trichera-t-il afin d’être le seul homme à donner du bonheur à cette femme qui a capturé son cœur ? Néanmoins, pourquoi a-t-il pris la décision de vendre son corps aux autres individus ?  

UN SCÉNARIO BIEN DESSINÉ ET CROQUANT…  

Malgré cela, Helen Hoang a pris un gros risque, car ce n’est pas tout le monde qui apprécie ce type d’histoire, mais il y a un début à tout, n’est-ce pas ?! À travers son style d’écriture, l’auteur nous montre l’évolution psychologique de Stella et Michael… Disons qu’elle a une manière bien elle de le faire. Concernant la jeune femme, par exemple, on voit comment, au fur et à mesure que le récit avance, elle arrive à accepter son corps et celle qu’elle est réellement. Addictif, il est facile de se plonger tête baissée dans « The Kiss Quotient ».  

Par contre, au niveau de la narration, celle-ci est à la troisième personne en alternance avec celui de Stella et Michael. J’avoue avoir eu un peu de mal au début. J’avais l’impression d’être proche des interlocuteurs, mais sans l’être. Un minuscule bémol, cependant, ce n’est pas cela qui m’a empêché de découvrir la suite de cette palpitante aventure livresque. Plus les pages défilaient et plus mon esprit s’envolait pour se diriger directement dans cette histoire haute en couleur.  

COUP DE FOUDRE DROIT AU CŒUR…  

Un dernier mot ?  

« The Kiss Quotient » est une romance sexy et adorable à bouquiner sans modération. Léger tout en étant audacieux, on perçoit vivement un tourbillon d’émotions lorsqu’on se laisse porter par cette vague. En ce qui concerne la psychologie de Stella et Michael, elle est réaliste et bien retranscrite. Ne loupez pas votre chance de découvrir une merveille pareille, on passe du rire, du rire et encore du rire… Jusqu’en mourir. Ce couple m’a conquise du début jusqu’à la fin et je souhaite les retrouver dans un autre livre écrit par Helen Hoang. J’y crois dur comme fer ! Originale et moelleuse, je l’ai dégusté telle une guimauve qui sort à peine du feu. Je vous recommande solidement « The Kiss Quotient », une lecture à ne pas laisser au hasard, si vous voulez savoir. J’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.  

#Sara

Chronique sur Light and Darkness de Stéphanie Delecroix

Light and Darkness

Note : 12/10 

« Je ne peux pas m’empêcher de fixer les yeux de la petite chose que je tiens entre mes mains. Ses iris noirs me happent dans leurs profondeurs obscures aussi sombres que mes pensées. Elle est salement amochée par son agression, mais au jeu de la gueule défoncée, je gagne haut la main ! Ce soir, je n’y suis pas allé de main morte. Le fait de découvrir cette fille malmenée par ce malade à quelques pas de moi m’a rendu fou furieux, au grand dam de mon adversaire du jour. Je me suis défoulé sur lui, insensible aux coups qui me touchaient. Quand le Doc a vu ma tronche après le combat, elle s’est mordu les lèvres pour éviter de me saouler.  

La gamine gesticule en grognant.  

— Lâche-moi !  

Je lui obéis en la repoussant et elle chancelle sur ses jambes avant de se stabiliser. Les jurons qui sortent de sa bouche ne correspondent pas du tout à la fragilité qu’elle affiche. Petite, menue, elle est plate de partout, ses longs cheveux noirs sont emmêlés et sales, le Doc a essayé de les nettoyer du mieux qu’elle pouvait, mais le résultat est peu convaincant. Au moins, l’odeur qui émane d’elle est plus agréable, j’en ai pour un mois à désinfecter la bagnole ! Noah et moi avons pourtant pris le temps de couvrir la banquette arrière de bâche, mais j’ai la sensation que sa puanteur a imprégné le cuir.  

Je m’avance dans l’intention de rejoindre ma piaule pour me changer, mais elle sursaute en se collant au mur, terrifiée. L’envie de la taquiner se fait puissante. Je me penche vers elle, ma bouche est à quelques centimètres de la sienne. Je me surprends à apprécier le fait qu’elle passe sa langue sur sa lèvre inférieure. Je lui chuchote d’une voix menaçante :  

— Je te fais peur, petite chose ?  

Elle respire fort et vite, ce qui doit être douloureux avec sa côte fêlée, j’en sais quelque chose ! Elle ne me quitte pas du regard, son visage passe de surpris à colérique quand elle secoue la tête. Je lâche un éclat de rire et lui demande :  

— Alors pourquoi tu t’écartes de mon chemin en essayant de t’incruster dans la tapisserie ?

Elle me fait penser à une souris devant un éléphant quand elle bombe le torse, se redresse et me crache :  

— La perspective d’être broyé par un poids lourd ne m’enchante pas, j’ai préféré me décaler pour laisser de la place à ton ego…  

Ouah… La bête est enragée, je m’écarte en serrant les dents pour éviter de la remettre à sa place. Quand un animal sauvage se sent coincé, il mord ! Je ne prends pas la peine de répliquer et je me rends dans ma chambre, la laissant seule dans le couloir. Noah s’est offert un nouvel animal de compagnie, qu’il s’en occupe ! 

Je claque la porte derrière moi avant de filer à la douche. L’appartement est assez spacieux pour que Noah et moi ayons chacun notre chambre avec notre espace salle de bain. Je suis vanné ! La nuit de boulot a été agitée, le combat a été rude et le fait de devoir sauver les miches de la môme m’a énervé. Dans quel monde de tarés vit-on ? 

L’eau chaude me détend, mais les douleurs dues aux coups que j’ai reçus ce soir commencent à se faire sentir. Je vais encore vider les boîtes d’antidouleur, heureusement que j’ai pensé à réapprovisionner ! Les combats se sont enchaînés ces derniers jours et les clients du club sont intenables, c’est à croire que le monde entier s’est donné le mot pour me faire chier. Je sors de la douche et enfile un pantalon de survêtement accompagné d’un tee-shirt noir. Il est usé jusqu’à la trame, mais je n’ai pas l’intention de m’apprêter pour le nouveau jouet de Noah.  

J’ai envie de dormir, mais il faut que je sache ce que mon aîné va faire de la fille. Pas que ça m’intéresse, mais il a tendance à offrir le gîte et le couvert au moindre clébard qui passe près de la porte. On a assez d’emmerdes comme ça ! J’en profiterai pour piquer un bol de soupe au poulet que le Doc a préparé avant de partir. 

Je longe le couloir pour rejoindre le séjour et à l’instant où je débarque, Noah s’exclame :  

— Tu peux rester ici le temps de te retourner.  

Je m’en doutais !  

Mes yeux se fixent d’eux-mêmes sur la fille fragile installée à table avec un autre bol de soupe. Son regard fait des va-et-vient entre mon frère et moi. Je ricane avant de lancer :  

— Ne cherche pas, petite chose, je suis le plus beau…  

Mon jumeau s’esclaffe alors qu’elle me toise méchamment et me répond, hargneuse :  

— Le plus beau, je ne sais pas, mais le plus con, ça, c’est sûr ! » 

Nathan, Kim & Noah 

Résumé : « Kim est sauvée in extremis par Nathan et Noah. Les deux hommes lui apportent de l’aide afin qu’elle puisse échapper à la rue. Peu à peu, la vie de Kim change. Nouveau travail, nouveaux amis et conflit de sentiments rythment ses journées. Lorsque les terribles secrets qui entourent les deux hommes lui explosent au visage, elle décide de se battre contre la fatalité. Entre désir ardent et tendre plaisir, ombre et lumière, Kim saura-t-elle faire un choix ? » 

Mon Avis 

Tout d’abord, je remercie chaudement Stéphanie Delecroix pour l’envoi de ce service presse ainsi que de sa confiance en moi et envers mon blogue.  

Étant familière avec le style d’écriture de l’auteure, je savais, de source sûre, que j’allais adorer chaque moment. En effet, je n’ai ressenti aucun ennui en bouquinant cette sombre romance. En soi, jusqu’à présent, je trouve que c’est le meilleur livre que Stéphanie ait écrit… Rire. Pourtant, d’une certaine façon, je ne suis pas si objective que cela, étant donné que je n’ai lu que deux de ses publications. Verdict ? Vous l’aurez compris, je suis tombé follement, mais éperdument amoureuse de Nathan (sans équivoque, tout mon amour se dirige vers lui !!!), Noah et Kim. À eux trois, ils forment un trio infernal.  

C’est un roman où la violence est dominante et que tous sentiments aient interdits. Authentique, « Light and Darkness » se caractérise par sa passionnante et brûlante intrigue. Je ne vous cache pas que dans ce bouquin, la brutalité est surtout physique. Celle-ci est exposée à travers les combats et sur le corps de l’un des personnages principaux. Ainsi, Stéphanie aborde de la violence conjugale portée sur les jeunes… Personnellement, c’est un sujet qui me brise le cœur et qui ne cessera jamais de le faire. Lorsque je lisais les lignes, je pouvais facilement imaginer ces horreurs et honnêtement, ces images me perturbaient énormément. Lors de ces moments, il m’arrivait de pleurer à grosses larmes et de ne pas dormir.  

Toutefois, ce sont ces passages qui font que « Light and Darkness » est, à mes yeux, un gros coup de foudre. L’écrivaine est parvenue à garder toute mon attention du début jusqu’à la fin. Malgré la conclusion déchirante, le scénario est bien retranscrit et imaginé.  

Dans « Light and Darkness », on fait la connaissance de Kim, une jeune femme qui fuit son foyer afin d’échapper à son paternel et à la violence que celui-ci lui inflige constamment. C’est avec plein d’espoir que Kim décide de tenter sa chance à New-York, la grosse pomme, malheureusement, ce qu’elle avait imaginé était loin de la réalité. Étant mineur, Kim vit dans la rue et craint toujours d’être retrouvé par son père. C’est avec justesse qu’elle parvient à survivre tous les jours… Jusqu’à ce qu’un soir, Kim se fasse agresser par un homme. Ainsi, la jeune femme est sauvée par deux frères. Une bonne ou mauvaise chance ? C’est ce qu’elle va découvrir à leur contact.  

Préférant mourir, plutôt que rentrer chez elle, les jumeaux l’emmènent finalement dans leur demeure afin de soigner ses plaies et veiller sur son état. À son réveil, Kim voit de ses propres yeux que ses sauveurs sont des jumeaux. L’un est un ange angélique tandis que l’autre est un ange déchu. Pour la protéger, les deux frères acceptent de l’héberger, mais à quel prix ? Alors qu’elle passe du temps avec ces hommes, Kim apprend à les connaître. Et si son cœur décidait de chavirer d’amour pour l’un des deux ? Assumera-t-elle les conséquences de ses choix et de ses actions ?  

Noah et Nathan sont des frères jumeaux qui en apparence physique comme deux gouttes d’eau. Cependant, leur tempérament est très différent. Noah est affectueux et minutieux. Charismatique, il sait comment parler aux individus lorsque la situation l’exige. Sans compter que c’est un homme rusé qui utilise ses paroles afin de manipuler les esprits. Noah utilise ses qualités afin de flairer les bonnes ou mauvaises affaires. Aussi, il ne peut s’empêcher de penser à comment serait leur vie, si quelqu’un s’était donné la peine de tendre la main vers eux. Nathan, lui, est tout le contraire de son frère. En effet, de nature colérique et rancunier, il utilise ses poings afin de se faire respecter des autres. Ressentant une grande colère à l’intérieur de lui, il l’exprime sans cesse en se bagarrant dans les combats clandestins. À ses yeux, tout ceci n’a qu’un seul but : retrouver sa liberté. Lors d’une rencontre, leur vie se voit rapidement basculée…  

En sauvant la jeune femme, ils ne pensaient pas que cette petite furie allait tourmenter leur esprit et leur cœur grâce à son regard et à son caractère de lionne. L’aideront-ils ou au contraire, la laisseront-ils à la merci de tous ces malfrats ? Alors quand l’amour rejoint la partie et vient entrelacer ces trois personnes, ils n’ont pas d’autre choix de prendre une décision, celle qui prédestinera leur avenir ? Retrouveront-ils leur propre liberté qui leur a été arrachée ?  

Au niveau de la plume d’écriture de l’auteure, elle est coulante et addictive. On y découvre de nombreuses péripéties qui nous donnent envie de connaître la suite. « Light and Darkness » m’a tenu en haleine de la première à la dernière page.  À travers les feuilles, on ressent une panoplie d’émotions passant du rire à la colère. Malgré cela, l’histoire en elle-même est lugubre, mais j’avoue que les petites piques entre Nathan et Kim m’ont bien fait rigolées. Ces deux-là sont du genre à parler sans réfléchir. Sans aucun doute, c’est un récit émouvant !  

Concernant la narration, celle-ci est à trois voix : Kim, Noah et Nathan. Elle nous permet de constater à quel point ces interlocuteurs sont attachants et fascinants à bouquiner.  

UNE HISTOIRE QUI NE COMPORTE AUCUNEMENT UN TRIANGLE AMOUREUX…  

En effet, ils sont peut-être trois, mais leur relation est beaucoup plus que cela. Intense et merveilleuse, voilà les mots qui illustrent le trio que forme Noah, Kim et Nathan. D’après moi, Stéphanie a voulu nous démontrer leur lien amical par le biais de leur reconstruction de soi, par l’amitié et l’amour qui les unissent, de par l’admiration et l’espoir qu’ils apportent pour les uns et les autres. Enfin, vous voyez le genre ? Chaque morceau de puzzle, que moule ce trio, complète parfaitement les alter ego.  

Un dernier mot ? 

Finalement, « Light and Darkness » est une vibrante histoire qui nous emporte dans une tornade de sensations. D’une certaine manière, je crois que Stéphanie a voulu montrer que même derrière nos heures les plus ombrageuses, il y a toujours de l’espoir. Un éclat de lumière qui nous permet de passer par-dessus les obstacles afin de nous permettre de continuer à vivre pleinement notre vie. On semble vivre une montagne russe lorsqu’on lit ce roman. Rire. Encore une fois, je vais l’écrire, mais « Light and Darkness » est un GROS COUP DE CŒUR. Il va de soi que je vous le conseille fortement, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. En attendant, je compte très vite retrouver les ouvrages de Stéphanie afin de savoir ce qu’elle nous a concocté.  

#Sara

Chronique sur King of Bikers : Devon écrit par Allison B.

Devon

Note : 9/10 

« Son look de biker pourrait en faire fuir certaines, mais pas moi, au contraire, sa dégaine m’attire et l’odeur de son cuir qu’il porte chaque jour me donne envie de lui sauter dessus à chaque fois qu’il est dans les parages. J’ai toujours aimé son côté voyou, même après ce qu’il m’a annoncé hier, j’ai encore envie de lui. Je dois être un peu folle d’aimer un homme aussi dangereux que Devon, mais je crois que c’est toujours ce que j’ai recherché, un peu de piment dans ma vie. » 

Hannah 

Résumé : « Depuis six ans, Hannah a délaissé sa ville natale afin de refaire sa vie loin de la criminalité, de la violence et de tout ce qui appartient de près ou de loin aux gangs. 
Elle a tout pour être heureuse : un travail parfait, un petit ami aimant… Une vie harmonieuse bien rangée. 
Jusqu’au jour où elle apprend que son père est gravement malade, Hannah se voit dans l’obligation de revenir là où ses souvenirs sont enterrés depuis tant d’années. Accompagnée de son petit- ami avec qui elle partage sa vie, Hannah va devoir s’habituer à ce que son passé revienne à la surface, surtout quand elle se retrouve nez-à-nez avec Devon, l’homme qu’elle a autrefois aimé et qui est devenu vice-président de son gang. Hannah et Devon ne vont pas avoir d’autres choix que de se côtoyer chaque jour et malgré la fusion qui existe toujours entre eux, elle n’a pas le droit de laisser libre court à ses pulsions. Pas question que ce criminel fasse de nouveau parti de sa vie, mais elle va découvrir que les apparences sont parfois trompeuses… Et si le méchant n’était pas celui qu’elle croyait ?  
Serait-elle prête à prendre le risque de tout perdre ? » 

 Mon Avis 

Pour commencer, je remercie chaleureusement Allison B. pour l’envoi du service presse ainsi que de sa confiance en moi et envers mon blogue.  

Avant de débuter ce premier tome, il faut que vous sachiez que ce n’est pas SEULEMENT une histoire amoureuse entre un biker et une femme. La romance est présente, mais c’est plus que cela… À l’aide de sa plume et de son encre (clin d’œil à Harry lorsqu’il s’adresse à Tom Jedusor par le biais de son journal intime), Allison parvient à y ajouter une vaste ombre noire, ce qui rend, au final, le récit plus vrai ou encore véritable, si vous préférez.  

Étant une lectrice qui connaît les univers et la calligraphie de l’écrivaine, je savais dans quoi je plongeais lorsque j’ai commencé la lecture de « King of Bikers ». Je suis comment dire… habitué au fait qu’Allison aborde de plusieurs thèmes sombres. Mais, cet opus est vraisemblablement moelleux tout en étant impitoyable, des opposés à l’état pur. Une chose est certaine, c’est que ce premier tome est différent. Ainsi, par l’intermédiaire des nombreuses péripéties, l’histoire nous entraîne et ne cesse de nous surprendre au fil des pages.  

DES INTERLOCUTEURS AUSSI DÉTESTABLES QUE PASSIONNANTS… 

Sans lumière, il ne peut pas y avoir de noirceur, n’est-ce pas ?! Certains personnages vont comprendre tout au long de leur parcours existentiel. En outre, à travers les feuilles, on suit l’évolution psychologique de quelques personnes dont Hannah.  

Dans le premier tome de « King of Bikers », on fait la rencontre d’Hannah, une jeune femme qui disparaît, subitement, de sa ville natale suite au suicide de sa sœur. Vivant une vie paisible avec Alex, son fiancé, depuis quatre ans, Hannah semble être heureuse avec son amoureux. Toutefois, un horrible événement, va pousser la jeune femme à revenir dans cette ville où les souvenirs qu’elle a de celle-ci l’ont rendu quelque peu vulnérable. Malheureusement, ne se passant pas comme prévu, la raison de son retour la pousse à trouver un emploi comme éducatrice afin d’aider les enfants en bas âge. Ainsi, lorsqu’Alex, concentré sur son nouveau travail, ne trouve pas le temps de s’occuper d’Hannah, celle-ci commence fortement avoir des soupçons. Que lui cache-t-il ? Pourquoi est-il si secret tout à coup ? Au même moment où son esprit se pose des questions, Hannah revoit un fantôme de son passé. Cet homme qu’elle a tant aimé lorsqu’ils étaient adolescents. Son amour de jeunesse, Devon.  

Ayant oublié son biker qui la tant faire souffrir, Devon, lui, n’a pas cesser de penser à la seule femme qui a su voir au-delà des apparences. Cependant, quand Hannah et Devon se retrouvent, la passion dévorante qu’ils y avaient entre eux, il y a quelques années, n’a pas arrêter de flamboyer. N’ayant pas d’autre choix, la jeune femme devra apprendre à contrôler son désir, car il est hors de question qu’elle retombe dans les bras de cet être dangereux et ombrageux. Et si les personnes que l’on croyait connaître, ne semblait pas être ce qu’il prétend être ? Et si la vérité se cachait n’était pas ce qu’elle était réellement ? En effet, c’est en épluchant les cartons de son père qu’Hannah va apprendre les nombreuses révélations qui se dissimulent derrière le suicide de sa sœur. Mais, alors que le danger guette les moindres faits et gestes de la jeune femme, la vie de celle-ci se retrouve en péril… Et la seule personne qui puisse tourner court à se manège est Devon. La sauvera-t-il par amour pour elle ou au contraire, lui laissera-t-il endurer mille et un tortures ? Parviendra-t-elle à se reconstruire émotionnellement au contact de Devon ?  

Concernant le style d’écriture de l’auteure, il est coulant et agréable à bouquiner. On peut remarquer une transformation au niveau de la calligraphie d’Allison B., elle est plus mature. Sans compter qu’elle ose également aborder de certains sujets que peu de personnes risquent de discuter. Dès les premières pages, nous sommes totalement harponnés à l’histoire et les protagonistes. Sans parler de la page couverture, elle est à croquer. Rire ! J’ai aimé Hannah, c’est une héroïne qui a beaucoup souffert durant sa vie et pourtant, elle essaie malgré tout de garder la tête hors de l’eau.  

De plus, Allison nous démontre que quoi qu’il arrive, quel que soit les obstacles et les difficultés, il ne faut pas abandonner l’idée de trouver le bonheur. L’auteure parvient aussi à mettre plusieurs imprévus qui nous tiennent en haleine jusqu’à la toute fin. Chaque chapitre nous amène loin et encore plus loin, ce qui au final, pousse ma curiosité à l’extrême. Rire ! De plus, j’ai eu beaucoup de plaisir à me plonger dans cet univers.  

Un dernier mot ? 

« King of bikers » est une œuvre littéraire qui nous entraîne dans un périple aventureux et à la fois dangereux. Deux âmes sœurs torturées qui partiront à la conquête de la vérité et de leur amour. Une histoire de bikers qui a fait fondre mon cœur. Moi, qui en lis, mais peu, je suis tombé sous le charme de ces hommes farouches rempli de magnanimité. Il va sans dire que je vous recommande ce roman, j’espère qu’il vous plaira. Pour ma part, il me tarde de faire la connaissance de Théo et Alice.  

#Sara

Chronique sur Pour son amour tome 1 : For You d’Alessia Jourdain

Pour son amour tome 1

Note : 9/10 

« – Ma grande, regarde ton fils. 

Je l’observe par la baie vitrée. Il joue tranquillement avec Rosie dans le jardin. 

– Est-ce que tu trouves qu’il a l’air malheureux ? Moi, je ne trouve pas. On dirait un petit garçon comme les autres, certes un peu renfermé sur lui, mais il est aussi assez timide. Rien de choquant à mes yeux. Tu fais de ton mieux pour l’élever, toute seule, depuis maintenant plusieurs années. Et crois-moi, tu t’en sors plutôt bien ! Il est parfait, ton fils. Oui, il est autiste, oui il a un dysfonctionnement, mais il est bien dans sa peau ! Il est intelligent, il est adorable, c’est un gentil petit garçon ! Il s’intéresse à ce qu’il se passe autour de lui. Je pense que tu devrais vraiment le mettre à l’école. Non seulement il serait avec des enfants de son âge, mais aussi ça te permettrait aussi toi, de souffler… 

Je commence à vouloir parler, j’ouvre la bouche mais Burt continue.  

– … en tant que maman ! Tu serais rassurée de savoir que Jamie est entre de bonnes mains. »  

Evanne & Burt 

Résumé : « Pour Evanne, jeune trentenaire célibataire, l’amour de sa vie, c’est Jamie, son petit garçon de cinq ans. Il occupe tout son temps, toutes ses pensées. Tout son cœur. Son voisin, Mark, c’est le genre de beau mâle qui n’a aucun mal à trouver une fille pour la nuit. Bruyante, la fille. Tout le quartier en profite, tout au moins, Evanne 

Mais le jour où il s’en prend à Jamie, elle craque. Evanne voit rouge et lui colle une baffe majestueuse. Pourtant, Mark, le fameux voisin, va tout faire pour se faire pardonner. À tout prix. Malgré tout, Mark va devenir un pilier dans les épreuves que Jamie et sa jolie maman vont devoir affronter.  

Découvrez cette belle romance qui traite d’un sujet sensible, tout en douceur. » 

 Mon Avis 

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Alessia Jourdain pour l’envoi du service presse ainsi que de sa confiance.  

Depuis le temps que je voulais découvrir le premier tome de la saga « Pour son amour », il faut dire qu’il m’avait carrément tapé dans l’œil. Son résumé et sa couverture ont fait pencher la balance également. Honnêtement, je suis contente d’avoir eu la chance de lire ce petit bijou, il faut dire qu’il n’est pas facile à lire. C’est sûrement à cause de son sujet sensible. Au final, je me suis régalé, j’ai été séduite de la première à la dernière page.  

Au niveau des sujets abordés, le plus dominant est effectivement l’autisme, une réalité de la société qui est véridique, mais peu évoquer. Pourtant, il faudrait bien… Je ne comprendrai jamais les personnes qui ont des préjugés envers les individus autistes, et sur les autres évidences de la vie, ils ne sont pas contagieux ou égaux à cela. Ils ont seulement une version différente du monde qui les entoure. En fait, toutes les personnes qui peuplent cette planète bleue ont une manière multiple de voir la tangibilité et c’est ce qui nous rend unique.  

UNE MAGNIFIQUE LECTURE QUI SE LIT FACILEMENT…  

En outre, Alessia Jourdain parvient à manier ce thème avec une telle aisance. Malgré le fait que l’autisme soit une pensée délicate, l’auteure réussit en parler avec une douceur qui lui est propre. En effet, cette délicatesse atténue l’histoire en la rendant touchante et fascinante à la fois.  

Dans le premier tome de « Pour son amour », on fait la connaissance d’Evanne, une jeune femme de trente ans qui se voût corps et âme à Jamie, son petit garçon de cinq ans. Mère célibataire, la jeune femme travaille comme caissière dans un magasin, près de chez elle, afin de subvenir aux besoins de son fils. Evanne essaie par tous les moyens de lui apporter ce qu’il lui faut pour le rendre heureux. Pourtant, sans la pension alimentaire que lui offre le père de Jamie, Evanne parviendrait à peine à payer les soins médicaux de son fils. En effet, le petit garçon a ses propres capacités. Néanmoins, la jeune femme fait en sorte de lui apporter tout l’amour qu’il mérite tout en encourageant son éducation. Par chance, elle peut compter sur Burt, qui est comme un père pour elle et un grand-père aux yeux de Jamie, et Yvonne, sa meilleure amie.  

Douce, généreuse et j’en passe, Evanne a toutes les plus belles qualités, mais lorsqu’on s’attaque à sa femme, cette belle personnalité se transforme en une vraie démone des enfers. Gare à celui ou celle qui s’attaque à sa famille. Cependant, une chose ne cesse de troubler les pensées de la jeune femme. Effectivement, depuis que Jamie est dans sa vie, Evanne semble avoir oublier son statut de femme. Seul son côté maternel caractérise ses journées. Et si son voisin sexy, mais coureur de jupons, décidait, suite à une horrible situation, d’entrer subitement dans leur quotidien à tous les deux ? Parviendra-t-il à redonner à Evanne le goût de s’ouvrir de nouveau à l’amour ? Réussira-t-il à se frayer un chemin jusqu’au cœur de Jamie et d’Evanne ? 

Mark est un homme qui vit une brillante carrière en tant qu’avocat. Possédant son propre cabinet, il la dirige avec Owen, son associé et meilleur ami. Ainsi, ne voulant pas faire cela pour l’argent, il préfère défendre les causes justes… Une raison qui a creusée un grand fossé entre son père et lui. Malgré la fausse image qu’il donne aux autres, Mark est un homme tendre et protecteur qui est fou amoureux de sa voisine depuis toujours. Mais, ayant donné toutes les raisons du monde pour le détester, il devra redoubler d’efforts afin de faire en sorte que Jamie et Evanne leur fassent confiance. Voulant se battre de toutes ses forces pour la conquérir, Mark va essayer par toutes les manières possibles de faire remonter à surface le côté féminin d’Evanne afin qu’elle puisse elle aussi de nouveau connaître le bonheur. Plus facile à dire qu’à faire, car pour vivre avec la femme qu’il aime, Mark devra également faire face à Jamie, ce petit garçon de cinq ans. Mais, alors que le trio vit un merveilleux bonheur naissant, les problèmes juridiques déstabilisent Evanne et la pousse à rejeter cet homme dont elle est tombée amoureuse. Pour se défendre, la jeune femme n’aura pas d’autres choix que de faire appel à Mark ? Arrivera-t-il à garder Jamie et sa mère ensemble ? Leur amour envers l’un et l’autre les pousseront-il à se rapprocher ou au contraire… ? 

Concernant la plume d’écriture de l’auteure, je l’ai trouvé fluide et addictive. On se laisse rapidement happer par l’intrigue de l’histoire. Sans compter que le quotidien d’Evanne nous frappe littéralement en plein visage. Les nombreux obstacles ont fait en sorte qu’elle devienne la femme qu’elle est. Je ne vous cache pas que certaines situations m’ont versé des larmes, surtout lorsqu’elles concernaient Jamie.  

« Pour son amour » est un livre qui nous embarque dans une montagne russe d’émotions passant de la tristesse au rire. À mes yeux, ce roman est un beau message d’espoir. Une lecture savoureuse emplie de gourmandises qu’il faut déguster avec soin. Les personnages principaux et secondaire étaient aussi attachants les uns que les autres. D’une certaine façon, ils étaient tous essentiels au déroulement de la trame.  

UN RÉCIT IMAGINATIF ET SI RÉALISTE À LA FOIS…  

Un dernier mot ?  

Finalement, « Pour son amour » est une découverte littéraire que je n’oublierai pas de sitôt. En toute sincérité, alors que j’écrivais chronique et sans que je m’en rende compte, des petites larmes chaudes ont coulées. Une thématique sensible et difficile à exprimer à tous, car on ne sait jamais comment les individus vont réagir. Ce bouquin amène une palette de frissons caractérisés par plusieurs couleurs. Toute personne ayant le cœur fragile, veillez à avoir une… ou deux boîtes de mouchoirs près de vous. « Pour son amour » est une lecture qui donne du baume au cœur. Il va sans dire que je conseille vivement cette histoire, j’espère qu’elle vous plaira. Pour ma part, j’espère bientôt redécouvrir la superbe calligraphie d’Alessia Jourdain dans ses autres publications littéraires.  

#Sara

Chronique sur Is It Love ? – Gabriel d’Angel Arekin

Is it love tome 1

Note : 9/10 

« Je me positionne devant son réservoir, les poings sur les hanches, bien décidée à lui rendre la vie difficile. Il relève les yeux sur mon visage comme s’il me découvrait, alors qu’il vient tout juste de m’adresser la parole. 

— Qu’est-ce que vous fabriquez exactement ? 

— Je veux que vous bougiez votre voiture ! 

Il humecte ses lèvres d’un coup de langue, puis pousse un soupir irrité. 

— J’aimerais que vous bougiez vos fesses de devant ma voiture. 

— Non ! 

— Comment ça « non » ? 

— Visiblement ce n’est pas un mot que vous connaissez. Je répète peut-être ? J’ai dit : non, je ne bougerai pas tant que vous n’aurez pas déplacé votre véhicule et patienté comme tout le monde. 

Il jette un coup d’œil en direction de la file de voitures avant de revenir sur moi. Il repose la pompe sur son loquet, puis s’avance d’un pas, sûr de lui. Je comprends aussitôt qu’en effet, cet homme ne doit pas être habitué à ce qu’on refuse de lui obéir ou, globalement, à ce qu’on se refuse à lui. Je déglutis, un peu nerveuse tout à coup. Je ne sais pas ce que je suis en train de foutre, à part perdre du temps avec un individu qui se croit tout permis parce qu’il possède de l’argent. Mais ça pourrait tout aussi bien être un fou furieux armé d’un couteau sous sa jolie veste Armani. Nous sommes à New York. Qu’est-ce qu’il me prend d’agir avec autant d’impulsivité ? 

Il pose la main sur la carrosserie de la Berlinetta, à quelques centimètres de mon épaule. Un courant électrique me percute avec violence lorsqu’il me frôle. À travers le verre fumé de ses lunettes, je devine un regard amusé et inquisiteur. Il s’approche si près de moi, ramenant son buste contre le mien que je suis à deux doigts de pousser un hurlement et de le rejeter en arrière… et de me sauver aussi. Il inspecte mon visage sans aucune vergogne, et un sourire ourle ses lèvres. Quand il a terminé son examen, je n’ai pas bougé d’un iota, bien campée sur mes pieds. Cependant, les clients de la station-service commencent à s’impatienter et jouent du klaxon. Il me lance alors d’une voix basse, aux intonations rauques et brutales : 

— Poussez votre joli petit cul de là. 

Une vague de rage m’envahit aussitôt. Je serre les dents, puis décrispe la mâchoire. 

— Non. Vous croyez pouvoir tout vous octroyer ? 

— Vous croyez parvenir à me faire bouger ? 

— Je raye votre putain de voiture, si vous ne la déplacez pas. 

Je tends sous son nez mon porte-clés, prête à en découdre et à bousiller une peinture hors de prix. 

— Je doute fort que vous ayez les moyens de payer les frais d’un avocat, si vous tentez une telle expérience. 

Il désigne du menton ma vieille voiture. 

— C’est tout ce que vous proposez pour vous défendre : appeler votre avocat ? Quel courage ! rétorqué-je en battant des mains, le forçant à reculer légèrement, hors de mon espace vital. 

Cette fois, un sourire moqueur s’esquisse sur ses lèvres. Des lèvres plutôt agréables d’ailleurs, mais je suis trop énervée pour m’attarder sur les détails. 

— Si je vous touche, c’est vous qui risquez d’appeler le vôtre. 

— Je ne suis pas si faible, monsieur Berlinetta. 

Il lâche un rire, manifestement surpris que je connaisse la marque de sa voiture. 

— Intéressant. Mais nous sommes dans une impasse, me semble-t-il. Grâce à vous, nous perdons un temps précieux tous les deux. Les gens s’impatientent. Je ne bougerai pas ma voiture avant d’avoir fait le plein et vous ne bougerez pas cette magnifique silhouette qui me bouche la vue. 

Intérieurement, je fulmine, mais j’essaie de garder mon sang-froid, sinon je risque de lui faire bouffer sa cravate. Cette journée a vraiment mal démarré. 

[…]  

Du bout du doigt, il relève ses lunettes sur son crâne et plonge au fond des miennes des prunelles telles que je n’en ai encore jamais vues : un mélange d’azur et d’émeraude, semblable aux eaux translucides de la mer des Caraïbes. Sous le coup de la surprise, je suis saisie par leur beauté peu commune et par le magnétisme qu’elles dégagent, comme s’il n’était pas possible d’en réchapper. Je me noie dans les yeux de cet arrogant personnage sans me débattre. Mon pouls devient complètement chaotique. La mer des Caraïbes regorge de requins mais, pendant un bref instant, je l’oublie complètement, fascinée par les stries azurées de ses iris. Cependant, leur couleur ahurissante ne retire en rien cette lueur moqueuse qui les embrase, tandis qu’un sourire de plus en plus charmeur et sarcastique étire ses lèvres, ce qui me ramène brutalement à la réalité. » 

Ashley & Gabriel 

Résumé : « Alors qu’Ashley se rend à la tour de la Carter Corporation pour son premier jour de travail, elle se heurte à un séduisant et hautain mâle new-yorkais qu’elle rembarre sèchement.  

Malheureusement pour elle, cet homme n’est autre que son supérieur au sein de la société. Arrogant et manipulateur, il prend dès lors un malin plaisir à maintenir un doute sur son avenir à Carter Corp.  

Mais c’est sans compter le caractère fougueux d’Ashley, peu décidée à se laisser malmener sans broncher. Un duel s’instaure, où se mêlent désir et bonnes reparties. Lequel des deux poussera l’autre à la faute ? Qui succombera le premier ? » 

Mon Avis 

Pour commencer, je voudrais remercier Hugo New Romance Québec, mon partenaire littéraire, pour l’envoi du service presse ainsi que leur confiance en moi.  

Sachez que cette histoire est l’exact réplique du jeu Is It Love ?, sauf le caractère de l’héroïne. En effet, sur la plateforme, elle manque vraiment de tempérament et dans le roman, c’est une tigresse de la Savane. Méchant changement, n’est-ce pas ? Mais, entre vous et moi, ce n’est pas le jeu concernant Gabriel qui me plaît beaucoup, il est comment dire… Un peu trop cliché. Cependant, le récit est une autre chose. Rire. C’était une belle découverte, je compte évidemment suivre les autres tomes de la série afin de connaître Matt et Ryan.  

Sans aucun doute, ce ne sont pas les secrets et les tromperies qui manquent. En plus de cela, la jalousie de certaines horribles personnes pourrait entraîner une situation potentiellement explosive. Toutefois, le pourquoi du comment, cela sera à vous de le découvrir au fil des pages. Mmm… Mettez plusieurs gouttes de sensualité, de plaisanterie, de passion et de personnages tout aussi captivants que désagréables, mélangez le tout et vous obtenez… « Is It Love ? – Gabriel ».  

D’un côté, je connaissais parfaitement la plateforme de jeu compte tenu du fait que j’ai déjà joué à celui sur Gabriel. D’un autre côté, étant donné que je n’avais jamais lu la calligraphie d’Angel Arekin, je ne savais pas si j’allais apprécier ou au contraire… Malgré le fait que le jeu et l’histoire soient semblable, comme je l’ai écrit plus haut, j’ai la sensation que l’auteure a beaucoup travaillé son texte en y posant sa signature à chaque ligne. À vrai dire, cela se sent durant toute la lecture du roman. Et c’est pour cela qu’Angel est parvenu à m’embarquer tête baissée dans le premier opus de Carter Corporation.  

DES PROTAGONISTES RÉALISTES ET FAILLIBLES…  

Et ouais ! Rire. L’écrivaine a réussi une intrigue bien à elle, en y incorporant des détails essentiels dont des héros et héroïnes incertains et brisés par la vie. Sans parler des nombreux obstacles qui vont tout faire pour séparer le couple central du livre. C’est le meilleur moyen de savoir si leur amour pour l’un et l’autre est aussi sincère qu’ils le prétendent.  

Dans « Is It Love ? – Gabriel », nous faisons la connaissance de Ashley, une jeune femme qui suite à une panne d’essence se voit obligé de se diriger vers une station de carburant. Malheureusement, pour elle, Ashley se fait voler sa place par un homme qui se croit tout permis. Ne pouvant pas se permettre d’être en retard à son premier jour au boulot, elle n’hésite pas à lui rentrer dedans afin de lui montrer sa façon de penser. Néanmoins, la jeune femme va se sentir attiré par cette tempête de neige aux yeux bleus comme l’océan. Ainsi, lorsqu’elle parvient enfin à se débarrasser de cet homme, plusieurs autres situations successives, dès sa première journée à New York, ne cessent de se dérouler. Pourquoi cette ville s’acharne-t-elle sur elle ? Alors qu’elle arrive, finalement, à son boulot, Ashley fait la rencontre de Lisa, une employée pétillante et souriante qui deviendra très vite un(e) de ses plus proches ami(e)s.  

Malheureusement pour la jeune femme, quand Lisa accoste deux managers de l’entreprise, Ashley se rend compte que l’inconnu, froid comme la glace, de la station d’essence se retrouve devant elle et semble être… son nouvel administrateur, Gabriel Simons. Anxieuse, il montre un silence évident en jetant un doute sur son éventuel emploi. Cependant, au fil de leur rencontre, un jeu du chat et de la souris s’installe entre eux. La jeune femme ne cesse de rejeter les avances de son patron pour cause hiérarchique, mais Gabriel ne l’entend pas de cette manière. Ashley succombera-t-elle au charme irrésistible de ce tombeur de femmes ? Quant à Gabriel, se laissera-t-il attendrir par la beauté de son amante ? Et lorsque l’infidélité et ses anciennes relations de Gabriel reviennent subitement, sa relation amoureuse est mise en péril… Parviendront-ils à passer par-dessus cela ? Leur amour sera-t-il suffisant ?  

En ce qui concerne le style d’écriture d’Angel Arekin, elle est fluide et addictive. Malgré la certaine forme de banalité, on s’accroche au fil des chapitres, car les mystères et les révélations n’arrêtent pas de sortir de partout, comme des poupées russes. Mmm… C’est une mauvaise comparaison, mais vous voyez ce que je veux dire ?! L’histoire est prenante et à travers les pages, on se laisse happé par la calligraphie de l’auteure. Au niveau de la narration, on suit les pensées de Gabriel et d’Ashley, ce qui nous permet de savoir ce que l’un pense de l’autre. Et je dois vous dire que lors de leur première rencontre, Ashley n’est pas allé de main forte, ce qui m’a bien fait rire parfois.  

Purée de pommes de terre, j’avais l’impression d’assister à une série télévisée à laquelle tous les coups sont permis. Honnêtement, je me suis régalé, il ne manquait plus que du popcorn pour accompagner ma lecture. Rire. Ce duo que forme Gabriel et Ashley est littéralement explosif. Lui, c’est littéralement l’ère glaciaire sur pattes (clin d’œil à la saga de films Ère de glace) et elle, c’est le désert de Lut en Iran. Mais, ne dit-on pas que les opposés s’attirent ? Intéressant, je n’ai pas décroché mes yeux de ma lecture. 

Un dernier mot ?  

En fin de compte, « Is it love ? – Gabriel » est une œuvre littéraire qui nous entraîne dans une histoire où certains secrets peuvent mener vers la fin d’une relation. Si vous envie de tenter l’expérience, laissez-vous ensorceler par le style d’écriture de l’auteure ainsi que par cette fougueuse paire. Élémentaire, cette histoire, sans prise de tête, est facile à bouquiner. Entrez dans la danse avec ce premier tome et continuer cette aventure en découvrant les jeux proposés sur les nombreuses plateformes de « Is It Love ? ». Il va sans dire que je vous recommande ce roman, j’espère qu’il vous plaira. Je compte bien lire les autres publications de l’écrivaine.  

#Sara