Chronique sur Sextos d’Ariane Charland

sextos

Note : 9/10

« Je reste donc dans mon lit à essayer de lire mon roman (le dernier de Stephen King, justement, que j’ai eu pour mes quinze ans, le mois passé). Je n’arrive pas à me concentrer. Laissant mon livre sur mon oreiller, je vais à mon bureau pour allumer mon ordinateur. Je fais ensuite défiler la liste des films disponibles durant plusieurs minutes, sans me décider. Lorsque je tombe sur Scream, je m’arrête aussitôt.

Je l’ai vu il y a quelques années et je n’ai pas tripé. Là, par contre, je ne peux même pas envisager d’écouter autre chose. Au moment où le titre apparaît en grosses lettres blanches à l’écran, je saisis mon téléphone pour le prendre en photo.

Le cœur battant excessivement fort, j’envoie le cliché à Anthony. »

Romane

Résumé : « Anthony Lavoie, le beau skater avec qui je texte en secret (il a une blonde, mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’il la laisse), m’a envoyé une photo de lui… torse nu!

Il est trop parfait ! Je ne peux pas croire qu’il s’intéresse à une fille comme moi. S’attend-il au même genre d’image de ma part (même s’il dit que non) ? Si je ne lui rends pas la pareille, me trouvera-t-il plate? Pas assez game ? J’aimerais tant le faire rêver comme il me fait rêver.

Je n’ai qu’à m’organiser pour qu’on ne me reconnaisse pas. Après tout, il va la garder pour lui, j’ai confiance! Même s’il s’arrange toujours pour éviter mon regard, à l’école…

Transférer des photos osées d’un ou une mineure est criminel : il s’agit de distribution de pornographie juvénile, ce qui est passible d’une condamnation. Qui plus est, les gens touchés sont souvent victimes d’intimidation, de moqueries et de harcèlement. Ces images sont privées, et seule la personne photographiée peut en disposer à sa guise. »

 Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement les Éditions de Mortagne et Communications Julie Lamoureux, mes partenaires littéraires, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

UNE AUTEURE QUI ME LAISSE SANS MOT…

Il faut que vous sachiez que ce n’est pas le premier roman tabou écrit par Ariane Charland que je bouquine. J’ai même lu tout ces livres de cette collection. Et À CHAQUE FOIS j’en ressort plus que touché. Que ce soit par ses mots. Le degré d’émotions. Ou l’addiction de ses textes. Ouf, encore une fois, Ariane Charland est parvenue à me démontrer la réalité de la situation en question et à me faire ressentir les sensations du personnage principal.

Dans « Sextos », on fait la connaissance de Romane, une jeune femme qui rêve en secret d’Anthony, le beau et séduisant skater. En effet, étant en contact virtuellement avec lui, il ne cesse d’hanter les pensées de la lycéenne. À première vue, tout semble parfait, n’est-ce pas ?! Et pourtant, derrière cette illusion se dissimule une hydre, un monstre à plusieurs têtes. Hypnotisé par cet amour qu’elle ressent pour Anthony, Romane va aller jusqu’à commettre l’irréparable sans se poser de question. Alors qu’elle pensait lui faire confiance, voilà que tout ses fantasmes se bousculent pour se métamorphoser en des cauchemars sans fin. Romane parviendra-t-elle à trouver la personne qui se cache en arrière du surnom de Ghostface ? Et si derrière cette horrible mésaventure, elle apprenait ce que s’est d’aimer quelqu’un pour de vrai ?

UNE NARRATION À DEUX VOIX…

« Sextos » est une histoire qui contient deux points de vue. Deux perceptions différentes. Deux visions de la situation. J’ai aimé le fait que l’écrivaine transcrit les divers côtés de la médaille, soit le prédateur et la victime. À travers cela, on découvre, d’une part, ce que c’est qu’un individu qui commet un crime, et d’autre part, l’être humain qui se fait durement avoir par ce piège. C’est ce que l’auteure a voulu intégrer, soit qu’il ne suffit que d’une photo ou un clic pour absolument tout gâcher. Pourtant, je ne vous dirai pas ce qui se cache derrière Ghostface (tiré de la série de film Scream), cela sera à vous de le voir.

À propos du style d’écriture d’Ariane Charland, il est fluide tels les flots d’une rivière. Se lisant facilement, on ne peut qu’apprécier cette lecture. Ainsi, par le biais de ses lignes, Ariane Charland nous envoi plus qu’un message. Carrément une leçon de vie. Chacune de ses romans est un baume à mon petit cœur meurtri et « Sextos » ne fait pas exception, il est comme les autres.

En toute franchise, je lève mon chapeau à Ariane Charland pour avoir oser aborder de la distribution de pornographie juvénile, il faut dire que c’est une thématique plus que complexe et difficile à bouquiner. Néanmoins, elle y retranscrit sa vision des choses avec sensibilité et réalisme.

Un dernier mot ?

En somme, « Sextos » est une œuvre littéraire qui a sa place dans la collection tabou, une saga de livres que j’adore plus que tout. Malgré le fait que « Psychose » reste mon coup de foudre (parmi les récits que l’écrivaine a écrits), j’ai tout de même apprécié mon séjour au sein des idées et du quotidien de Romane. Une plume d’écriture dont j’affectionne chaque appellation. Un sujet prenant, mais sombre. Il va de soi que je vous conseille « Sextos », j’espère que cette lecture vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara

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