Chronique sur Journal d’une licorne amoureuse de Céline Musmeaux

Journal d'une licorne amoureuse

Note : 12/10

« — Ah, ouais ? Que disent les filles en seconde sur moi ?

Choquée, je le reprends immédiatement :

— Les filles en seconde ?

Il repose sa main contre le mur et hausse les épaules.

— Ouais… Les filles de ta classe…

Vexée intérieurement, je réponds tout de même stupidement :

— Heu… Moi, je suis en terminale, tu sais…

Surpris, il joint ses mains.

— Oh, merde ! Le con ! Je suis désolé ! J’ai cru que tu étais en seconde comme tu es…

Je complète amèrement :

— Une naine ?

Il se marre :

— Ouais ! »

Adrien & Capucine

Résumé : « Tout n’est pas toujours sous contrôle au pays des licornes ! »

Capucine est toute petite. Timide, elle ne fait pas ses dix-sept ans et passe souvent pour une élève de seconde alors qu’elle est en terminale. Adepte de tout ce qui est « girly », elle assume sa particularité et la cultive.

Sur son petit nuage, elle préfère vivre des histoires d’amour avec les héros de ses livres plutôt que de se frotter aux garçons de son lycée, en particulier à ceux de l’équipe de foot. Seulement, elle ne peut pas toujours les éviter. Bousculée à la fin des cours, elle se retrouve les fesses dans la boue.

Humiliée, elle est furieuse contre l’auteur des faits : Adrien. Elle le déteste parce qu’il est grand, extravagant et qu’il est le capitaine de l’équipe. Surpris que tout le monde se moque d’elle, Adrien retire sa veste de survêtement et la noue autour de sa taille pour masquer les dégâts. Il s’écarte ensuite en secouant ses cheveux comme si elle n’était qu’une enfant.

Vexée, Capucine ne peut pas se retenir de rougir de cette mésaventure. Et s’il était temps de grandir ? Les garçons, ce n’est peut-être pas si mal ! »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaudement NYMPHALIS, mon partenaire littéraire, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

UNE HISTOIRE AUSSI GIRLY QUE SA COUVERTURE…

Je ne vous cacherai pas que j’adore le résumé, il est certain que si j’avais un journal intime, je le nommerai ainsi. Il faut dire que J’ADORE les licornes, il est certain que si c’étaient des Dieux ou des Déesses, je peux vous garantir que je les vénèrerait. Rire. Quant à la page de devant, je la trouve génial, elle est littéralement en symbiose avec le résumé et le contexte. Pour le côté enfant, Capucine et moi, on se ressemble comme cela n’a pas de sens.

Dans « Journal d’une licorne amoureuse », on fait la connaissance de Capucine, une jeune femme de dix-sept ans pourvu d’une petite taille, malgré son âge. En terminal, elle se caractérise par son physique de licorne, ce qui peut porter à confusion à certains moments. Elle est timide, pourvu de cheveux roses et aime tout ce qui touche de près ou de loin à la catégorie girly. Ne voulant rien savoir des garçons, Capucine préfère s’éloigner d’eux le plus possible. Le seul qui fait partie intégrante de sa vie est son meilleur ami, Amaury. Seuls la gent masculine issue des mangas et des dramas ont grâce à ses yeux.

Néanmoins, du jour au lendemain, Capucine est bousculé et propulsé au sol dans une flaque de boue par le capitaine de l’équipe de foot du lycée. Les fesses boueuses, elle s’énerve et ne pense qu’à une seule chose : que les garçons sont tous pareils. Mais, cela, c’était avant qu’Adrien prenne la décision de prendre sa défense face aux autres qui se moquent d’elle. À la suite de cette drôle de mésaventure, entre les quiproquos et les nombreuses tentatives de maladresse, Capucine et Adrien vont apprendre à se connaître et qui sait, à découvrir la véritable expression du mot amour.

UNE NARRATION À DEUX POINTS DE VUE…

À travers les pensées de Capucine et d’Adrien, on découvre leurs émotions et leur véritable personnalité. Ainsi, par exemple Adrien, au premier abord, c’est un garçon assez superficiel qui possède tous les clichés du monde, et pourtant derrière cette façade se dissimule quelque chose de beaucoup plus profond et naturel. Dans tous les cas, c’est une lecture qui nous plonge au cœur d’une aventure plus qu’inhabituelle, soit le premier amour, où deux jeunes apprennent à vivre avec des émois qu’ils n’avaient pas avant.

Concernant la plume d’écriture de l’auteure, elle est toujours aussi belle et envoûtante. Dès les premiers chapitres, elle parvient à nous sensibiliser et à nous émouvoir. Avec justesse, elle parvient également à nous faire ressentir les sensations émotionnelles des protagonistes. Et d’autant plus que l’écrivaine aborde de thèmes plus que présents au sein de la société actuelle, soit le harcèlement scolaire, l’humiliation, le jugement des autres. Toutefois, elle discute aussi de la confiance en soi, de la reconstruction et de l’amour.

Un dernier mot ?

En définitive, « Journal d’une licorne amoureuse » est une œuvre littéraire dont le côté guimauve est bien mis en avant. Toujours pourvu de messages, ce livre ne fait pas exception. Une romance composée de deux interlocuteurs principaux aussi attachants que rigolos. À quelques reprises, j’avais une envie folle de secouer Capucine pour ses petites manies et ses piques ici et là. Un bouquin où l’atmosphère est plus que mignonne et gna-gna. On se laisse facilement immerger dans cette histoire sans prise de tête. Il va de soi que je vous recommande « Journal d’une licorne amoureuse », j’espère que cette vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara

Chronique sur Pardonne-moi de Mylène Bossé

Pardonne-moi

Note : 8/10

« Du haut de ses presque cinq ans, un enfant ne comprend pas toujours l’impact de ses paroles. Aujourd’hui, je suis convaincue qu’il ne voulait, en aucun cas, me briser le cœur. Mais ses paroles l’ont fait, malgré lui. »

Mylène

Résumé : « Dans quelques jours, mon fils aura cinq ans. Avec mes quatre enfants, je suis en pleins préparatifs pour accueillir famille et amis. Je ne m’attendais pas à ce que tout bascule. C’était une journée superbe… jusqu’à ce qu’un terrible accident survienne. L’anniversaire laisse place à des cris, du sang, de la terreur, de la douleur et des sirènes…

Un cauchemar sans fin. Aucun retour en arrière possible. La culpabilité m’avale tout entière, comme un trou sans fond. Cette culpabilité me ronge et me détruit de l’intérieur. Que dois-je faire pour m’en sortir ? Qui dois-je supplier pour récupérer mon âme ? Pour recommencer à vivre ? Pour redevenir moi-même ?

J’ai vécu l’enfer, jusqu’à me rendre au fond du précipice. Qui me sauvera ? Suis-je capable de reprendre ma vie en main ? Si vous lisez ceci, c’est que j’ai réussi. Laissez-moi vous raconter mon histoire… »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Édiligne, mon partenaire littéraire, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

En toute franchise, avant même de débuter ma lecture, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je savais, selon le résumé, que cela allait être complexe à bouquiner… Cependant, assurément, je ne m’attendais ABSOLUMENT pas à ça. Disons que mon cœur ne cessait de se fragmenter en morceaux. Je n’ai jamais lu un roman de la sorte, encore moins une autobiographie qui concerne un enfant et une mère.

DE L’ÉMOTIONS À REVENDRE…

Ainsi, par le biais de ses mots, mon petit organe n’a pas arrêté de saigner pour elle, pour Mathieu, pour le reste de sa famille. Certains passages étaient plus émouvants à bouquiner, car les sensations sont si bien détaillées que s’en devient lourd émotionnellement.

Dans « Pardonne-moi », Mylène Bossé nous raconte un moment de son existence qui l’a plus que marqué. Traumatisé et bouleversé. Quelques jours avant le cinquième anniversaire de son garçon, l’écrivaine, qui était employer comme infirmière aux urgences, réalise l’impossible. En effet, elle blesse accidentellement son petit. Pour nous, ce malheur n’est qu’un accident, mais pour elle, c’est une faute grave. Un geste impardonnable. Travaillant dans le milieu hospitalier, elle parvient à stopper l’hémorragie, néanmoins l’ombre de son action plane au-dessus de sa tête telle une épée de Damoclès. Plus que rongé par la culpabilité, celle-ci ne cesse de s’infiltrer jusqu’à son âme et dans son cœur… À un point qu’elle s’immisce dans l’esprit et dans les pensées de l’auteure. À travers les cauchemars, l’auto-accusation, la douleur, les idées de suicide, Mylène Bossé devra apprendre à se pardonner elle-même.

UNE ÉVOLUTION PLUS QU’ADMIRABLE…

Au fil des pages, Mylène Bossé nous montre par quoi et comment elle a fait pour traverser cette épreuve. Lire son développement psychologique était, à mes yeux, tout à fait constructif. Rien dans ces pages n’est anodin, en fait, tous ces obstacles effectués sont plus que naturel. Même si au début, c’était difficile de comprendre à quel point elle culpabilisait (j’avais une envie folle de la prendre dans mes bras)… Bon, ça y est, mes larmes commencent à se verser le long de mes deux joues… Enfin, ce que je veux dire, c’est que l’auteure nous démontre qu’il y a toujours de l’espoir. Il y a toujours la possibilité de s’en sortir peu importe dans quoi on s’embarque.

À propos de la calligraphie de Mylène Bossé, elle est coulante et agréable à lire. Honnêtement, je lève mon chapeau pour avoir pris la peine d’écrire cette expérience, je comprends que cela n’a pas dû être facile de se remémorer tout ces souvenirs. Malgré le fait que le récit était profond et intense, je crois que j’aurai voulu qu’elle développe beaucoup plus le côté de son traumatisme et celui des autres.

Pourtant, au cours de ma lecture, j’aurai aussi aimé avoir le point de vue des autres membres de la famille. Alors, comme par exemple, avoir la voix de l’enfant nous aurait permis de connaître ses impressions face à tout ces combats. Ou sinon, j’aurai aimé avoir les saisissements des autres enfants ou du mari de l’écrivaine afin de savoir ce qu’ils ressentaient lors de cette situation.

Un dernier mot ?

En définitive, « Pardonne-moi » est une œuvre littéraire dont l’histoire reflète ce que l’écrivaine a vécu et ressenti lors de cette épreuve. Au sein de ce roman, l’écrivaine aborde de plusieurs thématiques positifs, en dépit de la difficulté qu’ils sont tous vécu, dont l’espoir, l’amour et la résilience. Selon moi, « Pardonne-moi » est un combat, d’une part pour Mathieu, qui doit s’appliquer à vivre autrement, et d’autre part pour Mylène, qui doit s’habituer à cohabituer avec sa culpabilité à accepter son geste accidentel. Il va de soi que je vous conseille cette lecture, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu. Et n’oubliez pas « Pardonne-moi » est l’amour inconditionnel d’une mère pour son fils.

#Sara

Chronique sur Stairway to heaven de Delinda Dane

Stairway to heaven

Note : 10/10

« Ma princesse, mon don du ciel.

Aussi belle que le jour. Du haut de ses presque cinq ans, elle me retourne les tripes d’un seul regard. Elle est ce qui m’est arrivé de meilleur dans la vie.

Après le pire vient le meilleur.

Ces mots, mon mantra. Ils n’auraient pas pu sonner plus juste. »

Tristan

Résumé : « Il y a quelques années seulement, Tristan était un autre homme. Désabusé, indifférent au succès immense qu’il rencontrait en tant que tatoueur et curieux de toutes les addictions : drogues, alcool… femmes. Mais c’est justement une femme qui a bouleversé sa vie. Enfin, une version miniature : Briar Rose, 8 mois, fruit d’une nuit furtive avec une inconnue, a été déposée un matin sur le pas de sa porte, abandonnée par sa mère.

Depuis, plus rien n’a jamais été pareil. Aujourd’hui Tristan ne vit et ne respire que pour sa fille, une adorable blondinette de quatre ans. Et s’il y a un sujet qu’il prend très au sérieux, c’est le choix de la personne qui prendra soin de son trésor lorsqu’il est au salon de tatouage.

Quand il voit débarquer Heaven, il sait d’office qu’elle ne sera pas retenue pour le poste de baby-sitter. Elle est désordonnée, grossière, maladroite et, il faut bien l’admettre, beaucoup trop attirante. Ce n’est pas du tout l’image qu’il se faisait de sa future Mary Poppins ! Pourtant il doit bien prendre en compte l’attachement immédiat de Briar Rose pour cette étonnante jeune femme. Alors, Tristan cède. Pour sa fille, il saura mettre de côté ses réticences… et son trouble. »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaleureusement Hugo New Romance Québec, mon partenaire littéraire, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi.

Je vais débuter en écrivant ceci… Mais, quelle beauté. Une perle. Un diamant brut. Un paradis sur terre. « Stairway to heaven » est une histoire parfaite qui se caractérise par ses multiples imperfections. Je ne vous cacherai pas que j’avais de GROSSES attentes vis-à-vis de ce roman et celles-ci ont été plus qu’atteintes. Dès les premières pages et cela jusqu’à la toute dernière ligne, j’ai été charmé par le contexte.

PAS UNE HISTOIRE QUELQUONQUE…

Ainsi, c’est une belle œuvre littéraire. Pas au sens qu’elle est trop gna-gna ou qu’elle est excessivement charnelle… Même si lorsqu’on regarde Tristan, on a qu’une envie, soit se laisser aller dans ses bras. Sérieusement, « Stairway to heaven est une sublime mémoire qui raconte principalement l’amour d’un père pour sa petite fille, sa princesse de cinq ans. En soi, c’est un vrai papa poule et je ne vous parle pas de la manière dont il exprime son amour inconditionnel pour elle. Lors de ces moments, je ne pouvais m’empêcher de trouver cela émouvant. Au point, d’en avoir les larmes aux yeux.

Dans « Stairway to heaven », on fait la connaissance de Tristan, un homme qui n’arrête pas d’enchaîner bêtise après bêtise. Célibataire, il préfère profiter de la vie à travers la drogue, la boisson, la cigarette et les femmes. Cependant, du jour au lendemain, son existence change brusquement. Sans un mot, une femme dépose au pas de sa porte un bébé d’à peine âgé de quelques mois. Selon cette inconnue, cette fille serait de lui, ce qui s’avère être finalement la vérité. Après un renversement de situation inattendu, Tristan prend la décision de la garder auprès de lui, ce qui le poussera alors à changer drastiquement afin de devenir le meilleur des pères.

Cinq ans plus tard, Tristan est un papa monoparental et exemplaire qui s’occupe de sa petite princesse. Tatoueur, il travaille, avec ses deux meilleurs amis, au « Stairway », un salon de tatouage. SON salon de tatouage. Malheureusement pour lui, celle qui était la nounou de Briar Rose décide de quitter, ce qui pose un problème à Tristan qui doit absolument trouver celle qui s’occupera de l’enfant lorsqu’il sera absent. Et c’est là que le destin entre en scène en mettant Heaven sur le chemin de Tristan. En dépit de son hésitation, il l’engage, ce qui ne déplait pas à Briar Rose qui est tombé sous le charme de cette femme qui n’a aucunement peur du ridicule. Tristan saura-t-il mettre de côté son omission pour laisser une plus grande place à Heaven ? Parviendra-t-il à résister au charme de cet ange tombé du ciel ?

UN TRIO INFERNAL QUI SE COMPLÈTE…

Au premier abord, Tristan est un homme odieux, insupportable et dont le mauvais caractère ne cesse de lancer des piques négatives. Toutefois, lorsqu’il retire ce masque, on peut remarquer que c’est un homme attentionné, doux et protecteur. Heaven est l’alter-ego de Tristan, en effet, c’est une femme pétillante, douce et épanouie. Sans compter qu’elle est aussi patiente et possède un bon grain de folie. Briar Rose est une petite fille de cinq ans dont l’esprit de cesse de surprendre son entourage. Joyeuse, elle est également pourvue d’une grande timidité, ce qui la pousse à se murer dans son mutisme. Pourtant, Briar Rose parle uniquement dont elle fait pleinement confiance.

Relativement à la plume d’écriture de Delinda Dane, elle est addictive et par laquelle elle parvient à mettre un rythme qui se manie parfaitement avec le développement du récit. L’auteure a réussi à m’emporter au cœur du quotidien de ses personnages principaux. Authentique, « Stairway to heaven » n’a aucun besoin de se comparer aux autres, car elle possède son petit je-ne-sais-quoi qui le rend unique. En outre, clin d’œil à la narration à deux points de vue qui nous permet de découvrir la perception de l’un et de l’autre concernant leur passé, leur présent et leur avenir.

Un dernier mot ?

En conclusion, « Stairway to heaven » est une romance délicate et emplie d’humour. Wow ! Et re-wow ! Ce bouquin est tout simplement captivant, prenant, attachant. On ressent les sensations des interlocuteurs quand ceux-ci s’expriment. C’était si bien écrit que j’avais l’impression que c’était réel, que j’étais à leur côté. De plus, j’ai aimé le fait que l’écrivaine aborde de certains sujets comme la drogue et la famille monoparentale, ce dernier thème est si peu abordé, alors j’étais contente quand j’ai découvert que Delinda Dane avait décidé d’en parler dans son livre. Je compte bien bouquiner les autres romans de l’auteure, je suis curieuse d’en voir le contenu. Il va sans dire que je vous recommande cette lecture, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara

Chronique sur Sextos d’Ariane Charland

sextos

Note : 9/10

« Je reste donc dans mon lit à essayer de lire mon roman (le dernier de Stephen King, justement, que j’ai eu pour mes quinze ans, le mois passé). Je n’arrive pas à me concentrer. Laissant mon livre sur mon oreiller, je vais à mon bureau pour allumer mon ordinateur. Je fais ensuite défiler la liste des films disponibles durant plusieurs minutes, sans me décider. Lorsque je tombe sur Scream, je m’arrête aussitôt.

Je l’ai vu il y a quelques années et je n’ai pas tripé. Là, par contre, je ne peux même pas envisager d’écouter autre chose. Au moment où le titre apparaît en grosses lettres blanches à l’écran, je saisis mon téléphone pour le prendre en photo.

Le cœur battant excessivement fort, j’envoie le cliché à Anthony. »

Romane

Résumé : « Anthony Lavoie, le beau skater avec qui je texte en secret (il a une blonde, mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’il la laisse), m’a envoyé une photo de lui… torse nu!

Il est trop parfait ! Je ne peux pas croire qu’il s’intéresse à une fille comme moi. S’attend-il au même genre d’image de ma part (même s’il dit que non) ? Si je ne lui rends pas la pareille, me trouvera-t-il plate? Pas assez game ? J’aimerais tant le faire rêver comme il me fait rêver.

Je n’ai qu’à m’organiser pour qu’on ne me reconnaisse pas. Après tout, il va la garder pour lui, j’ai confiance! Même s’il s’arrange toujours pour éviter mon regard, à l’école…

Transférer des photos osées d’un ou une mineure est criminel : il s’agit de distribution de pornographie juvénile, ce qui est passible d’une condamnation. Qui plus est, les gens touchés sont souvent victimes d’intimidation, de moqueries et de harcèlement. Ces images sont privées, et seule la personne photographiée peut en disposer à sa guise. »

 Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement les Éditions de Mortagne et Communications Julie Lamoureux, mes partenaires littéraires, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

UNE AUTEURE QUI ME LAISSE SANS MOT…

Il faut que vous sachiez que ce n’est pas le premier roman tabou écrit par Ariane Charland que je bouquine. J’ai même lu tout ces livres de cette collection. Et À CHAQUE FOIS j’en ressort plus que touché. Que ce soit par ses mots. Le degré d’émotions. Ou l’addiction de ses textes. Ouf, encore une fois, Ariane Charland est parvenue à me démontrer la réalité de la situation en question et à me faire ressentir les sensations du personnage principal.

Dans « Sextos », on fait la connaissance de Romane, une jeune femme qui rêve en secret d’Anthony, le beau et séduisant skater. En effet, étant en contact virtuellement avec lui, il ne cesse d’hanter les pensées de la lycéenne. À première vue, tout semble parfait, n’est-ce pas ?! Et pourtant, derrière cette illusion se dissimule une hydre, un monstre à plusieurs têtes. Hypnotisé par cet amour qu’elle ressent pour Anthony, Romane va aller jusqu’à commettre l’irréparable sans se poser de question. Alors qu’elle pensait lui faire confiance, voilà que tout ses fantasmes se bousculent pour se métamorphoser en des cauchemars sans fin. Romane parviendra-t-elle à trouver la personne qui se cache en arrière du surnom de Ghostface ? Et si derrière cette horrible mésaventure, elle apprenait ce que s’est d’aimer quelqu’un pour de vrai ?

UNE NARRATION À DEUX VOIX…

« Sextos » est une histoire qui contient deux points de vue. Deux perceptions différentes. Deux visions de la situation. J’ai aimé le fait que l’écrivaine transcrit les divers côtés de la médaille, soit le prédateur et la victime. À travers cela, on découvre, d’une part, ce que c’est qu’un individu qui commet un crime, et d’autre part, l’être humain qui se fait durement avoir par ce piège. C’est ce que l’auteure a voulu intégrer, soit qu’il ne suffit que d’une photo ou un clic pour absolument tout gâcher. Pourtant, je ne vous dirai pas ce qui se cache derrière Ghostface (tiré de la série de film Scream), cela sera à vous de le voir.

À propos du style d’écriture d’Ariane Charland, il est fluide tels les flots d’une rivière. Se lisant facilement, on ne peut qu’apprécier cette lecture. Ainsi, par le biais de ses lignes, Ariane Charland nous envoi plus qu’un message. Carrément une leçon de vie. Chacune de ses romans est un baume à mon petit cœur meurtri et « Sextos » ne fait pas exception, il est comme les autres.

En toute franchise, je lève mon chapeau à Ariane Charland pour avoir oser aborder de la distribution de pornographie juvénile, il faut dire que c’est une thématique plus que complexe et difficile à bouquiner. Néanmoins, elle y retranscrit sa vision des choses avec sensibilité et réalisme.

Un dernier mot ?

En somme, « Sextos » est une œuvre littéraire qui a sa place dans la collection tabou, une saga de livres que j’adore plus que tout. Malgré le fait que « Psychose » reste mon coup de foudre (parmi les récits que l’écrivaine a écrits), j’ai tout de même apprécié mon séjour au sein des idées et du quotidien de Romane. Une plume d’écriture dont j’affectionne chaque appellation. Un sujet prenant, mais sombre. Il va de soi que je vous conseille « Sextos », j’espère que cette lecture vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara

Chronique sur Hiii ! Haaa ! écrit par Caroline Langevin

Hiii ! Haaa !

Note : 9/10

« — MERDE ! que je laisse échapper en réalisant brusquement que je suis nue sous les couvertures.

Aïe aïe aïe ! J’essaie de fouiller au fond de mes souvenirs pour comprendre ce qui m’est arrivé hier soir, mais ils sont totalement embrouillés de tequila. Je discerne tout de même l’image d’un blondinet à lunettes, avec qui il me semble avoir discuté au bar… En creusant davantage, je retrouve la désastreuse image de moi qui l’embrasse dehors, dans la nuit.

Ce n’est pas tellement grandiose comme début de vie de célibataire, ça! J’ai couché avec le premier venu, et j’ai laissé ma dignité quelque part dans un fossé.

Dans un mélange de lenteur due à mon état désolant et d’empressement de quitter les lieux de préférence sans recroiser mon amant de la veille, je retrouve mes vêtements éparpillés au sol. Mes escarpins sont une perte totale, mais je m’en fiche comme de l’an quarante et de toutes les années précédentes et suivantes. Apparemment, j’ai échappé mon sac à main dans un trou de boue, si je me fie à la substance gluante qui le recouvre. Au moins, je n’ai pas vomi dedans! »

Anaïs

Résumé : « Ce matin, je me suis réveillée à Québec à côté de l’homme que j’aime depuis quatre ans. Puis je me suis fait plaquer.

Me voilà donc célibataire depuis trois heures et cent quatre-vingts kilomètres ! Avec moi, je n’ai que deux valises et un gros trou dans mon CV, me rappelant mes mauvais choix de vie. Lâcher sa job pour être une gentille femme à la maison et préparer des petits plats pour son amoureux étudiant en médecine, quelle formidable idée ! Pffff…

Je roule sans un regard derrière lorsqu’un voyant du tableau de bord me ramène à la réalité : panne d’essence imminente !!! Arrêt obligatoire à Saint-Trin-des-Ti-Clins… pour tomber sur une station-service fermée. Heureusement, le bar du coin, lui, est ouvert. Dépenser mes derniers dollars pour noyer ma peine est donc ma seule option.

Je pourrais aussi aborder quelques beaux cowboys pour me distraire… Qui sait, je m’éterniserai peut-être par ici ? »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaleureusement les Éditions de Mortagne et Communications Julie Lamoureux, mes partenaires littéraires, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

« Hiii ! Haaa ! » n’est pas le premier roman de Caroline Langevin que je lis. En effet, j’ai déjà bouquiné les deux tomes de la duologie « Sœurs Désespérées » ainsi que « Le shoe must go on », donc on peut littéralement dire que je suis adepte de la calligraphie de Caroline Langevin.

UNE HÉROINE ADORABLE…

Anaïs est une de ces femmes à laquelle on s’attache facilement dont l’humour et la maladresse nous fait mourir de rire. En dépit de mon jeune âge, j’ai l’impression de me reconnaître au sein de ses pensées. Son manque de confiance en soi. Ses incertitudes. En plus de son aura, tout ce qui caractérise Anaïs la rend encore plus merveilleuse.

Dans « Hiii ! Haaa ! », on fait la connaissance d’Anaïs, une jeune femme qui à la suite d’une rupture amoureuse se retrouve par hasard dans un bar à Saint-Jacques-de-Christophe. Ayant jeté sa carte de crédit ainsi que son cellulaire par-dessus la fenêtre de sa voiture, au cours de la route, Anaïs ne possède presque plus beaucoup de sou. Malheureusement, boisson après boisson, elle se voit sans aucune pièce à la fin de la soirée. Par chance, dans son malheur, une proposition plus qu’intéressante lui est offerte. Alors qu’Anaïs se réveille dans le lit d’un parfait inconnu, elle comprend que sa vie n’est pas celle qu’elle voulait réellement. Qu’elle a tout abandonné ses rêves pour plaire à son ancien amoureux, Hubert. Et si ce drôle éveil était la remise en question qu’elle avait besoin pour réaliser ce fait ?

Dans cette aventure, Anaïs va rencontrer plusieurs individus dont chacun et chacune apportera un brin de lucidité, d’amour et d’extravagance à la vie monotone de la jeune femme. Et si également, elle apprenait le vrai sens du mot amour ?

LA BEAUTÉ DES LIEUX…

À travers les lignes, j’ai appris à connaître les lieux qui composent cette œuvre littéraire. Je vous avoue que je ne m’attendais pas à vouloir et à envier Anaïs de vivre une vie campagnarde. Et l’auteure est parvenue avec brio à retranscrire cet instant de détente, ce grain de chaleur et de folie. On ressent l’amour que Caroline Langevin a pour la campagne. Honnêtement, cela me donne pratiquement envie de vivre une existence de campagnarde. Rire.

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, elle est addictive et savoureuse à bouquiner. Néanmoins, j’avoue que dans le contexte de « Hiii ! Haaa ! », il manquait de la romance. L’amour entre Anaïs et celui dont on ne peut prononcer le nom était là, mais il n’y en avait pas assez à mon goût. Pourtant, je vous rassure, ce n’était qu’un détail de rien du tout. Cela ne m’a pas empêcher d’apprécier et de savourer ma lecture. « Hiii ! Haaa ! » fait partie de l’une de ces histoires dont le rythme défile à vitesse grand V. Dès les premières pages, on entre dans le vif du sujet, sans compter que les chapitres se terminent tout aussi rapidement.

Un dernier mot ?

Finalement, « Hiii ! Haaa ! » est un récit dont l’univers des régions campagnardes et agriculteurs sont mis en avant. Authentique ! Une belle romance qui m’a fait rire jusqu’à la dernière feuille. Jusqu’en avoir des crampes au ventre. Comme je les aime, avec des émotions positives et plusieurs soupçons de délire. Une héroïne dont l’apparence et le tempérament est à l’opposé des habitants de ce village, un fait plus que rafraîchissant. Une chose est certaine, je ne regarderai plus les bottes de cowgirl de la même manière. Non, je penserai surtout à ce bel et tendre agriculteur qui m’a séduite avec sa bonté et son grand cœur. Il va de soi que je vous conseille cette lecture, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara