Chronique sur Les enquêtes de Kelly McDade tome 1 : L’appât de Sylvie G.

L'appât

Note : 8,5/10

« – Pardon, mademoiselle.

Wow !

L’adonis qui se tient sur le seuil de la porte sourit à pleines dents. Le gars me scrute avec un regard profond ; ses yeux d’un vert émeraude, encadrés de longs cils noirs, brillent sous la lumière du jour.

Ce qu’il est beau !

Je suis un peu figée, lui aussi on dirait.

– Salut ! finit-il par dire en passant sa main basanée dans ses cheveux noirs en bataille.

– Bonjour, je peux t’aider ?

Je ne peux pas m’empêcher de le toiser de la tête aux pieds.

Je ne devrais vraiment venir ici plus souvent.

– Je m’appelle Derek.

– Et moi Kelly.

Je prends la main douce et chaude qu’il m’offre. Mon regard ébloui plongé dans le sien, je tiens sa main sans parler. Je suis obnubilée. Quand je réalise que les secondes s’écoulent, je deviens gênée et je la retire subitement. Trop brusquement. Il affiche un air confus. Voulant me donner une fausse contenance, je déplace autour du bureau et marche sur mon sac à main. Mon talon s’emmêle dans la ganse et me vaut de trébucher. Résultat, je m’échoue sur la chaise qui se tient derrière moi. Je me relève presque aussitôt, comme si cette fichue chaise m’avait repoussée.

Merde !

Je sens tout le sang de mon corps affluer vers mon visage. J’ai le plus beau gars de la Terre devant moi et je suis en train de me ridiculiser. C’est encore une chance que cette chaise était là, sinon je serais étendue sur le sol en ce moment.

– Ça me fait plaisir de faire ta connaissance Derek, tu vois, j’en perds même l’équilibre ! je dis en replaçant des mèches qui me tombent en plein visage en raison de mon vol plané. »

Kelly & Derek

Résumé : « Kelly McDade, une adolescente de 17 ans, prévoyait une rentrée scolaire excitante. Mais son année sera bien différente de celle qu’elle avait imaginée. En tentant de comprendre ce qui se cache derrière l’étrange métamorphose de son amie Jasmine, elle se retrouvera impliquée dans une enquête criminelle et devra faire face à des cyberprédateurs. Heureusement, elle sera secondée par un bel enquêteur… »

Mon Avis

Depuis le temps que je voulais avoir ce premier tome dans mes mains. Rire. Aimant beaucoup les enquêtes policières écrites par Sylvie G., je me suis dit pourquoi pas ?! Et bien, voilà, j’ai décidé de craquer…

Vous savez que de mon côté, le genre policier n’est pas quelque chose que je lis habituellement. Si c’est le cas, c’est parce que le résumé m’a donné l’envie de le découvrir et c’est ce qui est arrivé avec « L’appât ». Je vous avoue que plus je me plongeais dans l’histoire et plus j’avais l’impression d’être plonger dans une de mes séries préférées, soit « Veronica Mars ». En toute franchise, c’était vraiment chouette.

DES SIGNAUX D’ALARME À PRENDRE CONSCIENCE…

À travers sa calligraphie, l’écrivaine parvient à nous illustrer de nombreux messages importants, du genre de ceux qui nous décrit les dangers. Dans ce cas-ci, la grande menace est internet. En effet, celle-ci apporte plusieurs autres obstacles dont principalement la cyberprédation. Manipulé des jeunes filles qui sont soit en manque d’amour et qu’elles n’ont pas assez confiance en elle. Je trouve cela absolument écœurant de savoir que ce phénomène existe sur les réseaux sociaux. J’ai adoré le fait que Sylvie G. aborde de ce sujet, car si vous voulez mon avis, c’est quelque chose d’alarmant. Elle parvient avec brio à faire coexister l’imagination et la réalité.

Dans « L’appât », on fait la connaissance de Kelly McDade, une jeune femme de dix-sept ans qui se retrouve brusquement impliqué dans une enquête policière impliquant des cyberprédateurs. Le changement physique et mental de Jasmine va provoquer des événements plus que dangereux… À cause de ce qui arrive avec une de ses amies les plus proches, Kelly n’aura pas d’autre choix que le découvrir par elle-même. Étant la fille d’une criminologue célèbre, la jeune femme a hérité de son esprit vif et de son sens de la déduction, mais cela sera-t-il assez ? Investigatrice, Kelly analyse tout sur tout, permettant ainsi d’avoir toujours un contrôle sur ce qu’elle entreprend. Toutefois, lorsqu’elle n’est pas en mode « analyste », c’est une fille cocasse qui aime bien rire. Également insouciante, elle fonce souvent tête baissée, ce qui peut la désavantager dans des situations menaçantes.

Au cours de son parcours, elle va faire une altercation plus qu’agréable. Elle va y rencontrer Derek, un enquêteur qui travaille aux côtés de la mère de Kelly. Aussitôt que leur regard se trouve, c’est le coup de foudre assuré. Elle et lui ne semblent pas être du genre à tomber amoureux de n’importe qui. Et si cette recherche était ce dont le destin avait besoin pour les mettre dans les bras de l’un et de l’autre ? Leur différence d’âge, soit cinq ans, va-t-il les arrêter, sachant qu’il est un policier et elle une étudiante ?

En ce qui concerne le style d’écriture de l’auteure, il est fluide et addictif. D’après moi, les interlocuteurs secondaires ont tous leur importance dans le développement de l’histoire. Encore une fois, à travers les deux amies de Kelly, Sylvie montre certains idéaux faisant partie de la vie des adolescent(e)s comme l’acceptation de soi, le manque de confiance, les peines d’amour, la recherche d’identité, le rejet…

UN DUO MAGNÉTIQUE PLUS QU’IMPRESSIONNANT…

Derek et Kelly m’ont plu dans ce premier tome. L’un est un séduisant enquêteur (et il est. Cheveux noirs, yeux verts perçant. Wahouuuu) de vingt-deux ans. De nature discret avec les autres individus et sans filtre avec Kelly, il semble être une nouvelle personne aux côtés de sa belle. Malgré son jeune âge, c’est un policier perspicace avec un esprit affûté. Il a également cette maturité qui s’accorde parfaitement avec celle de Kelly qui, en dépit de ses dix-sept ans et de ses petits coups de folie, semble être une personnalité sérieuse. C’est génial de découvrir et de suivre cette équipe de choc, ces deux-là ont un je-ne-sais-quoi qui les rend intéressants.

Quant à l’enquête, l’auteure nous laisse des indices ici et là afin de nous aider à trouver le coupable. Pour jouer le jeu, j’ai essayé de trouver le suspect tout comme Kelly. L’ambiance, les hypothèses, le danger… Tout cela donnait un aspect crédible à l’enquête. Au niveau de la romance, j’ai aussi aimé qu’elle soit mise en parallèle, de cette manière on peut voir les moments que Derek et Kelly passent ensemble. Mignon, j’ai simplement ça à dire. Rire.

Un dernier mot ?

En définitive, le premier tome de la saga « Les enquêtes de Kelly McDade » était une œuvre littéraire plutôt fascinante. J’ai aussi aimé l’aspect psychologique du roman. La littérature policière et romance, quel bon choix de cocktail, vous ne trouvez pas ?! Ainsi, par le biais de cette observation, l’auteure nous tient en haleine jusqu’à la dernière page. Des thématiques présentes dans la société qui touchent particulièrement les adolescent(e)s et dont Sylvie explique avec détail et justesse. Des protagonistes principaux et secondaires captivants et à la fois attachants. Une trame plus que bien ficelée et une ensorcelante plume d’écriture. Il va de soi que je vous conseille de bouquiner « L’appât », j’espère qu’il vous plaira. Pour ma part, je compte me plonger dans le deuxième tome très bientôt.

#Sara

Chronique sur À bout du souffle de Georgia Lyn Hunter

À bout de souffle

Note : 8,5/10

« – Je ne savais pas que tu avais une sœur ?

– Tu ne me l’as jamais demandé.

Elle prit son ordinateur portable de la table et se dirigea vers le salon.

C’est vrai. J’étais trop occupé à me détester, noyé dans la culpabilité. Je la suivis, m’arrêtant à la fenêtre du salon pendant qu’elle posait son ordinateur sur la table de la salle à manger. Mon regard s’attarda sur le vestibule et la porte d’en face, qui n’avait pas correctement été fermée. Un rire me parvint, puis des voix basses, et le battant se referma.

Ray avait dit «  client  ». Qu’est-ce que Logan faisait exactement qui exigeait une porte verrouillée ? D’habitude, quand je m’enfermais, c’était pour baiser.

À cette pensée, quelque chose de féroce me déchira la poitrine. Je n’avais aucune idée pourquoi cela me rendait fou, mais c’était ainsi. Je sortis, et tirai mes cigarettes de ma poche. J’en allumai une et inspirai profondément la merde que j’essayais d’abandonner.

Ray apparut à mes côtés, tous les deux protégés du crachin par le porche.

– Tu vas te tuer tôt, à la fréquence où tu inhales cette merde, dit-elle en s’appuyant contre le mur.

Je l’entendis à peine. Comme mû par une force inconnue, je demandai :

– Qu’est-ce qu’elle fait, ta sœur ?

Ray me lança un regard curieux.

– Pourquoi, ça t’intéresse ?

Bonne question. Je haussai les épaules et répondis sans réfléchir :

– Il est possible que je veuille utiliser ses services. Quel est son prix ?

Elle fronça les sourcils.

– Ila est vraiment douée, du moins c’est ce que disent ses clients. Mais je t’imagine mal comme un mec qui voudrait…

– Son prix, Ray, demandai-je d’un ton sec. »

Max & Rayen

Résumé : « Lorsque le conte de fées auquel on croit s’écroule, il ne reste plus qu’un grand vide…

C’est du moins ce que je pensais, jusqu’à ce que Mister Problème, un superbe spécimen au corps très sexy, au sourire ravageur – promesse d’un plaisir charnel indescriptible –, atterrisse sur le pas de ma porte. Bien que mon corps me trahisse et que je sois irrésistiblement attirée par lui, j’ai beaucoup trop souffert pour oser réessayer. D’ailleurs, Max Meade-Sinclair est le meilleur ami de ma petite sœur, et donc, totalement interdit.

Les manières froides et dédaigneuses d’Ila Logan m’attirent et sont un défi pour moi dès les premières minutes de notre rencontre. Ce que je veux, je l’obtiens généralement. Alors, un petit détail comme l’âge ne va pas m’arrêter ; ni les hommes qui disparaissent dans cette pièce retirée de son appartement. Toutefois, elle se révèle être un adversaire difficile et me fait craquer un peu plus chaque jour.

Cette jeune femme impétueuse est à moi, mais si je veux gagner son cœur, je dois lui révéler qui je suis vraiment et lui montrer que sous ma façade de dragueur bagarreur existe un mec qui irait jusqu’au bout du monde pour la rendre heureuse.

Mais survivre à mon lourd passé risque de détruire le lien fragile qui se développe entre nous… »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaleureusement les Éditions Cyplog, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi.

Tout comme « Grover Beach », « À bout de souffle » a lui aussi été traduit en version française. Étant un premier tome, j’ai bien hâte de découvrir la suite de cette saga. N’ayant jamais lu la calligraphie de Georgia Lyn Hunter, je ne savais pas dans quoi je m’embarquais. Si j’allais aimer ou pas. Finalement, ce n’était pas si mal. Certes, il y a eu quelques pépins, soit ceux que j’aurai aimé qu’il soit un plus développé dont cette distinction de vie.

UNE DIFFÉRENCE D’ÂGE ENTRE DEUX AMANTS…

Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est le décalage d’année entre une femme et un homme. Vous savez, habituellement, on voit souvent ce thème chez le personnage masculin. Quel a été ma surprise de voir que c’était l’interlocutrice qui avait cette différence d’âge. C’est si rare de bouquiner ce genre de titres. Bon… Maintenant que j’y pense, elle n’est autant significative que je le pensais. Ils ont seulement quatre ans d’écart. Rire. J’aurai aimé qu’elle soit plus large, cela aurait mis une touche de piment, sans compter que nous aurions pu percevoir leur divers stade de vie, que ce soit au niveau professionnel ou personnel.

Dans « À bout de souffle », on fait la connaissance de Ila, une jeune femme de vingt-cinq ans qui vit avec sa sœur, depuis qu’elle a décidé de prendre un nouveau départ, à la suite d’une déception. Généreuse, elle apporte une aide financièrement à sa famille afin d’assurer leur maintien. Lorsque Max Meade-Sinclair, l’ami de sa sœur Rayen, s’invite brusquement chez elles pour une durée déterminée de quelques jours, Ila ne peut s’empêcher de réagir fortement. Aussitôt, il se sent attiré par cette forte femme au tempérament de feu. Néanmoins, Ila n’est pas prête à s’investir dans une nouvelle complicité amoureuse. Ayant trop souffert de sa précédente, elle s’est forgé des barrières que peu de personnes parviennent à franchir. Mais, Max est un homme déterminé… Parviendra-t-il à faire fondre les murs de glace qui entourent le cœur de Ila ?  

DEUX PERSONNALITÉS, PLANÈTES INCONNUES…

Ne dit-on pas que les opposés s’attirent ? Max et Ila proviennent de monde différent. L’un ressemble à la Lune et l’autre illustre le Soleil. Ils sont le jour et la nuit. Max est un homme attentionné, beau et riche… Pourtant, derrière cette façade se dissimule une grande culpabilité et colère noire, ce qui pour finir ne cesse de tourmenter ses pensées. Ne pouvant pas faire confiance à sa famille, Max n’a pas d’autre choix que de compter que sur lui-même. Ila est son alter-ego, elle est tout ce que Max n’est pas. Artiste, c’est une femme pétillante qui croque la vie en plein dent. Aimant plus que tout sa tribu, elle n’hésite pas à sacrifier son propre bonheur afin de subvenir aux besoins de sa famille. Sans aucun doute, ce que j’ai aimé c’est d’entrevoir leur manière d’évoluer aux côtés de l’un et de l’autre, d’apprendre à coexister à deux, en dépit des obstacles de la vie.

Concernant la plume d’écriture de Georgia Lyn Hunter, je l’ai trouvé fluide et agréable à lire. Personnellement, je me suis laissé porter par la douceur et la sensibilité de cette romance. C’est peut-être une histoire classique, mais il est possible de discerner ce petit je-ne-sais-quoi qui la rend un peu plus unique. L’auteure a pris la décision d’aborder de plusieurs thématiques dont le deuil et les relations amoureuses. Comportant des scènes rigolotes, je n’ai pas pu m’empêcher de lâcher des fous rire.

À maintes reprises, j’ai senti mon cœur se serrer dû à certaines révélations importantes. Sans parler de ce que Max et Ila pouvaient ressentir face à celles-ci. D’autant plus que j’ai également le fait que les deux protagonistes prennent le temps de se connaître et de se découvrir avant de passer aux choses sérieuses.

Un dernier mot ?

En conclusion, « À bout de souffle » est œuvre littéraire dont l’intrigue a été bien construite. Dès les premières pages, Georgia Lyn Hunter nous emporte au cœur de récit où les rebondissements ne cessent de monter en flèche. Et les chapitres défilent devant nos yeux, sans qu’on s’y attende. Prenant et émouvant, c’est un roman qui touche mon côté fleur bleue. La narration à deux voix nous permette de comprendre l’esprit et les sentiments de l’autre, ce qui rend la lecture plus alléchante. J’ai passé un bon moment en compagnie de ma lecture. Il va de soi que je vous conseille « À bout de souffle », j’espère qu’il vous plaira. La prochaine sera sur Rayen et Jack… Affaire à suivre !

#Sara

Chronique sur Ce sera moi de Lyla Lee

Ce sera moi

Note : 9/10

« Gros n’est pas une insulte, Bobby. C’est juste un adjectif pour décrire nos corps qui, soit dit en passant, sont beaux comme ça. »

Skye

Résumé : « Skye Shin a tout entendu. Les filles grosses ne devraient pas danser. Elles ne devraient pas porter des couleurs vives. Elles ne devraient pas attirer l’attention sur elles. Mais Skye rêve de rejoindre le monde pailleté de la K-Pop, et pour cela elle est prête à briser toutes les règles que la société, les médias et même sa propre mère ont établies pour les filles comme elle.

Skye se présente à un concours télévisé, avec à la clé un poste d’apprentie star de la K-Pop. Elle est prête à tout pour gagner, prête à affronter la fatigue des répétitions, les difficultés de la compétition, les drames de la télé-réalité. Mais rien ne l’avait préparée à la grossophobie des membres du jury, aux haters sur les réseaux sociaux… et encore moins à un rapprochement avec un de ses concurrents, Henry Cho. Pour autant, Skye n’oublie pas son objectif : devenir la première star grande taille de la K-Pop au monde. Ce qui signifie remporter la compétition… sans se perdre elle-même. »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaudement les Éditions de l’Homme, mon partenaire littéraire, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi.

« Ce sera moi » m’a embarqué au cœur de l’univers K-Pop, soit une industrie musicale où les nombreuses mélodies diversifiées proviennent de la Corée du Sud. Avant même d’ouvrir les premières pages, j’étais déjà attiré par cette thématique, mais ce roman m’a ouvert les yeux sur de nouveaux horizons. Découvrir la culture coréenne était vraiment intéressant, j’ai aimé lire tous les points qui la caractérise. Honnêtement, cela m’a même donné l’envie de voir des séries dans le genre K, ma curiosité commence à s’emballer à son apogée. Rire.

DE LOURDS SUJETS IMPORTANTS, MAIS TOUT AUSSI LÉGER…

À travers ses mots, Lyla Lee a pris la décision d’aborder de plusieurs idéaux dont la grossophobie, l’homophobie et la bisexualité, en passant par le racisme et les violences psychologiques. À mes yeux, je trouve que tout cela a été illustré selon une vision juste et convaincante. L’écrivaine prend la peine de montrer en quoi les situations qui se déroulent, dans ce roman, sont décrites avec réalisme. Cependant, même si ces pensées sont difficiles à expliquer, Lyla Lee est parvenue à apporter une touche d’humour et de délicatesse. Tendre, jusqu’à la dernière page. Une certaine forme de questionnement se creuse dans nos pensées, au fil des pages. Comment quoi ce que l’on imagine n’est pas forcément le reflet de la perception idéale.

Dans « Ce sera moi », on fait la connaissance de Skye Shin, une jeune femme de seize ans, qui rêve depuis qu’elle est toute petite de devenir une célébrité de K-Pop. Américano-coréenne, elle partage deux cultures dont les critères de beauté favorisent souvent les tailles minces. Cependant, voilà le hic… Skye ne correspond pas aux standards émis par cette industrie musicale dont le physique est la chose est la plus importante. En effet, elle possède des rondeurs, mais ce n’est pas tout. Skye est aussi bisexuelle. Comment arriver à vivre dans une société où la grossophobie et bisexualité sont sans cesse juger par les autres ? Tout ce qu’elle désire, c’est montrer aux autres qui elle est. Qu’il ne faut pas avoir peur de son orientation sexuelle.

En soi, ce ne sont tout ces jugements qui vont l’empêcher d’atteindre son plus grand rêve. Au cours de cette aventure au cœur de l’univers de la K-Pop, elle se liera d’amitié avec plusieurs individus, en autres : Lana, Tiffany et Henry. Né par cette compétition, leur solide quatuor sera ce qui révolutionnera l’industrie musicale coréenne. Parviendra-t-elle à remporter cette guerre, sans se perdre elle-même ? Et si Skye commençait à devenir de plus en proche de Henry, l’un de ses concurrents ? Saura-t-elle percer les secrets qu’il dissimule aux yeux de sa famille et de la caméra ?

UNE HÉROINE QUI ASSUME SA PERSONNALITÉ SUR TOUT LES BORDS…

Skye est INCROYABLE. Dès que j’ai posé mon regard sur les premières lignes, j’ai senti que cet individu avait une personnalité hors du commun. Vous savez… Aussitôt, après avoir débuté ma lecture, j’ai senti la force et la confiance débordé de ses pores. Habituellement, dans ce type de livre, les interlocutrices principales ont tendance à se remettre constamment en question à cause du regard des autres, mais pas Skye. Non. Au contraire, elle assume son corps, son orientation sexuelle et qui elle est à 200%. Lorsqu’elle veut quelque chose, la jeune femme n’hésite pas à faire tout ce qu’elle peut pour l’obtenir. Et de bouquiner une histoire de la sorte est une vraie bouffée d’air frais. Voir en quoi elle est différente des autres la rend toute aussi unique.

Concernant la plume d’écriture de Lyla Lee, elle est addictive et ensorcelante. J’ai adoré le fait que l’auteure discute de ces concepts, d’après moi, ils sont tout aussi essentiels. Ainsi, par le biais de Skye, l’écrivaine nous explique que comme quoi, nous ne sommes pas obligés d’avoir une taille fine comme une feuille de papier pour participer et gagner ce type de concours. Enrichissante, « Ce sera moi » est une lecture à se mettre sous la dent. Lors de ma lecture, je n’ai pas pu m’empêcher de glisser quelques sourires et de lâcher plusieurs fous rires.

Un dernier mot ?

En somme, « Ce sera moi » est une œuvre littéraire qui prône la confiance et l’acceptation de soi. Sans compter qu’elle est également emplie d’onces positives. Pour ma part, j’ai adoré le personnage de Skye, c’est une fille pleine d’énergie qui accepte son propre corps. En plus de cela, elle n’hésite pas à montrer à tous de quel bois elle est faite. Vraiment génial. D’autant plus qu’il nous permet de prendre conscience de ce qui se cache derrière les rideaux de la K-Pop. En vrai, je suis contente que cette pépite ait été traduite, cela aurait été dommage de passer à côté de ce récit. Une agréable calligraphie dont je souhaite retrouver dans un autre bouquin. Il va de soi que je conseille « Ce sera moi », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

 

Chronique sur Idées noires de Fannie Therrien

Idées noires

Note : 8/10

« J‘ai l’impression de flotter, soulevée par les murs de ma chambre qui font la vague autour de moi. C’est fucké, mais relaxant. D’ailleurs, c’est un peu ce que je fais, ces derniers temps, je dérive… »

Olivia

Résumé : « J’ai tout pour être heureuse et, pourtant, j’ai perdu l’envie de sourire. Depuis que mes parents m’ont annoncé qu’on déménagerait l’été prochain, mon quotidien s’est assombri. Un immense vide s’est installé en moi, insidieusement.

Jouer de la guitare, aller au cinéma avec ma meilleure amie, lire un bon roman, faire le party… je n’ai plus le goût de rien. Moi qui avais tant de facilité en classe, voilà que l’échec me pend au bout du nez.

Devenir vétérinaire ?… Ce n’est plus qu’un rêve lointain.

Me projeter dans l’avenir ?… Quel avenir ?!?

Je me sens si fatiguée…

La dépression est une maladie neurologique qui affecte le cerveau et qui touche un adolescent sur cinq. Ce mal invisible s’accompagne d’une douleur profonde, de troubles du sommeil, d’une perte d’appétit et d’un sentiment de tristesse inexpliqué. Personne n’est à l’abri de ce trouble qui peut frapper n’importe quand et qui perturbe les rapports familiaux et amicaux, sans oublier la vie à l’école et au travail. »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaudement Communications Julie Lamoureux et les Éditions de mortagne, mes partenaires littéraires, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance.

« Idées noires » est une histoire qui m’a littéralement mise une claque en pleine figure. Après avoir tourné la dernière page, je suis simplement resté sans voix. Sans mot. D’après moi, ce roman touche particulièrement un lectorat, il permet aux adolescent(e)s de se reconnaître à travers le personnage d’Olivia. Fannie Therrien est une auteure que j’ai déjà eu l’occasion de découvrir la plume, soit dans « #SansTabou », et je dois vous dire que « Idées noires » m’a quelque peu retourné l’esprit. C’est si proche de la réalité… J’ai adoré bouquiner ce livre.

LA DÉPRESSION, UNE THÉMATIQUE PRÉSENTE ET COMPLEXE…

Ainsi, par le biais de ses mots, l’écrivaine aborde d’une maladie mentale où la descente en enfer et le combat entre les pensées sont bien là. N’ayant jamais connu la dépression, je ne saurai vous dire les sentiments que l’on ressent lorsque nous faisons face à celle-ci. Je sais que c’est un état qui ravage tout sur son passage, y compris l’intérieur du corps… Fannie Therrien nous illustre en quoi la dépression est quelque chose de sérieux. À prendre en considération. Qu’il ne faut pas laisser de côté les individus touchés par cette maladie, il faut leur tendre la main et ça sans aucune hésitation.

Dans « Idées noires », on fait la connaissance d’Olivia, une adolescente, de quinze ans, passionnée de musique. Étant douée à la guitare, elle excelle dans ce qu’elle fait. Lire, aller au cinéma avec sa meilleure amie et observer les garçons, avec ses camarades, sont trois autres loisirs qu’elle aime beaucoup faire dans son temps libre. Elle avait tout pour être heureuse, jusqu’à ce qu’elle apprenne une terrible nouvelle… Effectivement, ses parents lui annoncent qu’ils vont déménager cet été. Alors que ses journées étaient éblouies par un pétillant rayon solaire, voilà que celles-ci deviennent de plus en plus grises pour ainsi devenir noires.

En conséquence, ses pensées deviennent lourdes, quant à ses passions, elles ne cessent de l’enfermer dans une cage dorée où l’intérêt n’y est plus. À quoi bon continuer ? Olivia n’a plus le goût de rien. Elle qui avait tant de facilité à l’école, l’adolescente frappe désormais un mur. C’est à peine si elle parvient à avoir la note de passage dans ses cours. Son rêve ? Devenir vétérinaire, comme ses parents. Maintenant, son plus grand souhait n’a plus d’importance. Olivia désire simplement dormir pour finalement ne plus jamais se réveiller. Elle est fatiguée de se combattre constamment. Parviendra-t-elle à se sortir de ce cercle vicieux avant qu’il ne soit trop tard ?

UN PARCOURS ÉMOTIONNEL, DES MONTAGNES RUSSES…

En effet. Tout est dit ! Rire. Non, mais sérieusement, vous savez la guérison n’est pas si simple, maintenant qu’on y pense. C’est long et difficile pour la personne en question. Vous voyez, il y a des individus qui s’en sortent et d’autres que non. Pourtant, ceux qui arrivent ne guérissent pas complètement, il se peut qu’ils ne retrouvent plus qui ils étaient avant. Ils sont fragilisés, mais cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas prêts à reprendre du poil de la bête. Les cicatrices physiques et psychologiques qu’ils les caractérisent leur démontre qu’ils sont survécu. Qu’ils sont parvenus à choisir la voie de l’espoir et de la rédemption. Quoi que la société dit, ces petites entailles imparfaites sont, à mes yeux, une des choses qui les rend parfaits.  

En ce qui concerne le style d’écriture de Fannie Therrien, il est coulant et à la fois naturel. Chaque descriptif nous emporte au cœur des tourments émotionnels de l’héroïne principale. La lourdeur nous illustre la profondeur et la sincérité du concept. Dès lors que la situation commence à s’épaissir, on voit qu’un certain brouillard émerge au sein du quotidien d’Olivia. Le désespoir est plus que présent, il est là à chaque feuille. Personnellement, tout ce que je voulais, c’était de la prendre dans mes bras et lui souffler les forces qui lui manquaient pour qu’elle puisse se relever.

Un dernier mot ?

En conclusion, « Idées noires » est une œuvre littéraire qui porte sur la dépression. Écrit avec sensibilité et pragmatiste, l’auteure est parvenue à me toucher en plein cœur. Découvrir la bataille d’Olivia m’a permis de comprendre les enjeux et les conséquences que cette maladie mentale peut amener dans la vie de la personne concernée. Une plume d’écriture agréable à bouquiner. Je ne vous cacherai pas que la douleur de l’interlocutrice principale se ressent à chaque page. Comme je l’ai dit déjà, ce roman est une vraie brique de glace, il nous tombe littéralement dessus pour mieux nous montrer la vivacité des nombreuses situations. Il va sans dire que je vous conseille « Idées noires », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

 

Chronique sur Help ! Je suis devenue populaire de Céline Musmeaux

Help ! Je suis devenue populaire

Note : 12/10

« J’ai toujours fait partie des intellos ringards : pas assez belle pour exister. Trop intelligente pour avoir de l’intérêt. »

Lilou

Résumé : « Lilou n’a jamais eu la vie facile au lycée. Cataloguée « intello », elle a toujours longé les murs en essuyant les critiques concernant sa banalité.

Seulement, un évènement a fait basculer son existence durant l’été. Sa mère s’est remariée. La voici dotée d’un beau-père aisé et d’une demi-sœur prête à tout pour lui donner confiance en elle.

La veille de la rentrée, cette dernière décide de la prendre en main afin de révéler sa beauté.

Après un relooking complet, Lilou se présente au lycée. Elle est méconnaissable et attire tous les regards, même celui de Gabin, le garçon sur lequel elle craque depuis deux ans.

Son rêve est-il en train de se réaliser ou va-t-il virer au cauchemar ? »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaudement NYMPHALIS, mon partenaire littéraire, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi.

Encore une fois, je n’ai pas pu résister à la nouvelle sortie mensuelle de Céline Musmeaux. Lu en moins deux jours, peut-être même bouquiné et terminé la même journée… Oups. Rire. Toutefois, je vous vois venir avec votre question au niveau de mes chroniques concernant les récits de l’auteure. Vous voulez savoir pourquoi je la remets près de la nouveauté du mois d’après ?! Parce que cela bride mon impatience de feu. Mouhahahaha, comme ça, j’ai moins à attendre. Mouhahahaha ! Enfin, bref, identiquement aux autres fois, je suis tombé sous le charme du contexte et de ces protagonistes.

UNE HISTOIRE GUIMAUVE AUX THÉMATIQUES PROFONDES…

« Help ! Je suis devenue populaire » est un livre qui aborde de nombreux sujets tels que l’amour et l’amitié, le regard des autres et la fraternité ainsi que l’acceptation et la confiance en soi. À travers sa douce et agréable calligraphie, l’écrivaine nous embarque dans des univers dont l’imagination n’est jamais loin du réalisme. Pourvu d’émotions, Céline Musmeaux a pris la décision de démontrer ces idéaux avec justesse.

Dans « Help ! Je suis devenue populaire », on fait la connaissance de Lilou, une adolescente qui, à la suite d’un relooking complet fait par Louisa, sa nouvelle demi-sœur, va devenir populaire. La raison ? Séduire Gabin, son béguin depuis près de deux ans. Alors qu’elle croyait que tout allait se dérouler comme dans ses rêves les plus fous, Lilou va tout ce qu’elle avait prévu s’envoler dans l’air. D’un côté, il y a Gabin et de l’autre côté, il y a Malo, ce garçon dont seul le regard fait reculer de dix mètres. Et si finalement son fantasme se transformait en véritable cauchemar ? Qui parviendra-t-il à la sauver de tous ces individus qu’elle pensait connaître ?

Dans ces conditions, Lilou pourra toujours compter sur le soutien sans faille de Louisa. Cependant, peut-elle dire la même chose pour Malo ? L’adolescente fera-t-elle confiance à ce garçon aux allures de bad boy qui ne cesse de la repousser hors de ses retranchements ? Quant à lui, sera-t-il aux côtés de sa princesse ? Parviendra-t-il à la protéger de lui, en dépit du manque de compréhension vis-à-vis de ses sentiments pour elle ?

UNE NARRATION À DEUX POINTES DE PIZZA…

Ainsi, par le biais de Lilou et Malo, on apprend qu’il ne faut jamais se fiez aux apparences. Que les personnes que l’on croyait connaître ne sont pas ce qu’elles prétendent être. Malgré cela, ils sont tout de même attachants à découvrir au fil des feuilles. Chacun nous amène dans leur quotidien et au cœur de leur petits pépins. Malo et Lilou ont tous les deux une personnalité qui les propre et qui est différente de l’autre. Se complètent-ils ? Ne dit-on pas que les opposés s’attirent ?

En ce qui concerne le style d’écriture de Céline Musmeaux, il est addictif et à la fois fluide. On se laisse facilement embarquer dans la routine de Lilou dont les aventures ne cessent de devenir de plus en plus complexe. Une fois débutée, il est difficile de ne pas le compléter jusqu’à la dernière page. Sans prise de tête, c’est une histoire parfaite à bouquiner si on veut se vider l’esprit. Rafraîchissant et cocasse. Positive et moelleuse. Une vraie bouffée d’air frais, peut-on dire.

Un dernier mot ?

En conclusion, « Help ! Je suis devenue populaire », est une mignonne petite romance avec un crémage aux milles paillettes. Une couverture qui me fait aussitôt penser à une belle coccinelle, soit par les couleurs et par l’attitude de l’héroïne. Céline Musmeaux parvient avec brio à illustrer des concepts, plutôt importants et d’actualité, avec un ton de légèreté et de sérieux. Ne jamais se fiez aux apparences est une morale que Lilou et Malo essaient de nous montrer. Il va sans dire que je vous conseille « Help ! Je suis devenue populaire », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur À travers tes lignes de Virginie Seyller

À travers tes lignes

Note : 10/10

« — Bonjour marmotte, dis-je pour le taquiner.

— Mmh…

— Le réveil est dur à ce que je vois, c’est ça quand on n’est plus tout jeune !

— Tu me défies ?

— Quoi ?

Aussitôt, il me prend et me fait basculer sur le dos pour s’allonger sur moi. Il est fort cet idiot, je n’ai rien vu venir !! Il me couvre de baisers et pose ses mains de part et d’autre de ma tête, me fixant d’un air faussement méchant, mais il est très mauvais comédien !

— Alors, toujours aussi vieux ? 

— Tu n’as pas idée ! »

Lia & Édouard

Résumé : « Lia est une jeune femme simple et sans histoire, mais lorsque sa grand-mère Émmie va perdre la vie, elle va tomber sur le journal que son aïeule a tenu. A travers ses lignes, elle découvrira des choses qu’elle n’aurait jamais pu imaginer possibles, des secrets bien enfouis et pourtant à porter de main!

Lia très sensible à ces écrits ne sera pas seule. Mais Édouard, l’infirmier de sa grand-mère sera-t-il seulement un confident?

Entre joie, amour et tristesse, Lia parviendra-t-elle à résoudre le puzzle de sa vie? »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaleureusement Virginie Seyller pour l’envoi du service presse ainsi que de sa confiance en moi et en mon blogue.

Ayant chroniqué la première version de « À travers tes lignes » je n’ai pas hésité une seule seconde lorsque l’auteure est venue vers moi afin que bouquine la réédition. Je me suis dit pourquoi pas ?! Il faut dire que j’avais aimé cette histoire, elle abordait de concepts assez importants et à la fois touchants. Personnellement, je trouve que ce récit est une belle découverte à ne pas louper. À ne pas manquer, à ne pas passer à côté.

UNE NOUVELLE VERSION PLUS COMPLÈTE…

Maintenant que j’y pense, je préfère celui-ci. Sans aucun doute, le contexte a été étouffé et les phrases ont été modifiées afin de démontrer à quel intensité les émotions de chacun sont présentes, face à telle situation. Pourtant, en me plongeant de nouveau au cœur de ce bouquin, je savais que j’allais revivre les sentiments que j’avais ressenti lors de ma première lecture. Les blessures peuvent cicatrisées, mais elles ne disparaissent jamais. C’est ce genre d’épreuve qui nous fait évoluer mentalement. Vous savez ce que l’on dit ? Ce sont toujours les plus belles choses qui nous font le plus mal.

Dans « À travers tes lignes », on fait la connaissance de Lia, une jeune femme de vingt-cinq ans, qui travaille en tant qu’assistante vétérinaire aux côtés de Cassandra, sa collègue et meilleure amie. Étant donné que ses parents avaient une routine pleinement active sur le plan professionnel, elle a été élevée par Émmie, sa grand-mère maternelle. De ce fait, elle lui voue un amour inconditionnel, c’est grâce à elle que Lia est devenue la femme qu’elle est aujourd’hui.

Désastreusement, le destin frappe et lui enlève ce qu’elle avait de plus précieux… À la suite de ce terrible événement, Lia ressent un grand vide intérieur et un déchirement plus qu’évidente. Inconsolable, la jeune femme pourra compter sur l’aide et le support d’Édouard, l’infirmier d’Émmie. C’est en peaufinant la vente de la maison que Lia tombera sur une pièce où elle trouvera plusieurs objets appartenant à sa grand-mère, comme des journaux intimes. Voulant prolonger ce lien qu’elle entretient avec son aïeule que Lia va se plonger tête baissée dans ces nombreuses pages noircies par l’encre. Cependant, elle ne s’attendait pas à découvrir ce qu’elle lira. Et si certains secrets familiaux étaient plus difficile à encaisser que d’autres ? Que sont-ils ? Arrivera-t-elle à surmonter la vérité ? Lia pourra-t-elle compter sur l’épaule d’Édouard ? Et si leur amitié dissimulait plus que cela ? Quel sera leur avenir ensemble ? Seront-ils assez fort pour passer par-dessus ce que la vie leur a réservé ?

DES PERSONNAGES ATTACHANTS JUSQU’À LA MOELLE…

Lia et Édouard sont deux vrais cupcakes sur deux pattes. Ils sont savoureux à l’intérieur tout en étant doux et beau à l’extérieur. La jeune femme me fait vibrer émotionnellement du fait de sa mélancolie et sa solitude. C’est si éprouvant de lire ce qu’elle ressent. À maintes reprises, j’ai eu le cœur brisé pour elle. Je ne vous cacherai pas que je me suis, encore une fois identifier à Lia. Elle et moi possédons de nombreux points communs dont notre personnalité introvertie, notre mutisme et une relation fusionnelle avec un grand-parent. J’ai sensible à tout ce qu’elle a vécu au cours de son existence.

Quant à Édouard, il est la bonté incarnée. C’est un être généreux et compatissant qui passe ses journées à chouchouter les autres, en dépit de sa santé et de son propre bonheur. Tout comme Lia, il m’a pris au dépourvu et m’a embarqué dans sa folie amoureuse. Ils sont simplement parfaits l’un pour l’autre. Lia et Édouard ont été conçu pour être ensemble. Un petit coup de pouce du destin ?

Concernant le style d’écriture de Virginie Seyller, il est toujours aussi envoûtant et addictif que dans la version précédente. Dès les premières feuilles, on se laisse ensorceler par le contenu et les sensations de chacun. Comment ne pas succomber à autant de douleur ?! À travers les mots de l’écrivaine, on est propulsé au sein d’une tornade d’émotions, sans porte de sortie.

Virginie Seyller illustre plusieurs sujets, par exemple l’amour, l’amitié, le pardon, l’espoir et comme chaque source de lumière a besoin de sa noirceur, quelques thématiques plus sombres sont toutes aussi présentes, soit le deuil, la maladie, la culpabilité et l’injustice. Les bons et mauvais côtés de la vie, qui ensemble, forment plus qu’un simple mélange à gâteau. C’est un véritable cocktail !

Un dernier mot ?

En somme, « À travers tes lignes » est une œuvre littéraire qui se savoure jusqu’à la dernière page. Compatissante face à Lia, son esprit et sa détresse sont venu me chercher et me percer en plein cœur. Une magnifique calligraphie dont le talent ne cesse de grandir. Quoi qu’il arrive, il ne faut pas oublier que dans chaque épreuve, il y a toujours une leçon à en tirer. Que dans chaque obscurité, il y a une once de clarté qui se dissimule et nous attend. Sans aucun doute, notre existence n’est qu’une goutte dans un océan, il faut donc profiter pleinement de ce qui nous est accordé. Il va de sans dire que je vous conseille « À travers tes lignes », j’espère que cette lecture vous plaira autant qu’elle m’a plu. Dans tous les cas, je souhaite de tout cœur retrouver la plume d’écriture de Virginie Seyller.

#Sara

Chronique sur Fais un vœu d’Enel Tismaé

Fais un voeu

Note : 8,5/10

« Elle jeta alors un coup d’œil à Connor qui était revenu des cuisines et riait avec des convives. Il était si beau, si parfait selon elle. L’homme idéal… Elle l’aimait plus que tout, mais valait-il vraiment la peine qu’elle l’attende ? Ne prenait-elle pas le risque de passer à côté de sa vie en agissant ainsi ?
— Il y a une chose que je désire, affirma alors Noreen. Je veux voir mon futur. Je veux savoir où j’en serai dans quelques années et ainsi que tous mes amis.
— Tu es sûre ? demanda Maisie.
— Certaine.
— Alors, fais un vœu.
— Je souhaite voir mon futur et celui de mes proches.
— Ainsi soit-il, murmura Maisie, dont les pupilles s’illuminèrent d’arcs électriques violets.
Noreen se sentit soudain transportée, happée, dans un gouffre sans fond. »

Noreen & Maisie

Résumé : « Noreen Andrews est une femme ordinaire. À trente-trois ans, elle vit seule – sans chat, Dieu merci ! –, et passe ses soirées devant des séries TV, tout en rêvant de l’homme parfait, alias Connor O’Donnell, son meilleur ami. Et lui, bien sûr, ne se rend compte de rien.

Un cliché des plus banals, n’est-ce pas ?

Ce qui l’est moins, c’est quand une bohémienne lui propose de faire un vœu et de voir son futur. Noreen cède à la tentation et se retrouve projetée dans un avenir où elle et Connor ne sont plus amis. Pire, il va se marier et elle doit assister à la cérémonie !

À elle désormais de tout mettre en œuvre pour que ce futur ne se produise jamais. »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaleureusement Sharon Kena Editions, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

En toute franchise, les détails qui m’ont réellement sauté aux yeux est la superbe page couverture et le fait que le contexte se déroulait dans le futur. Il est vrai qu’il est possible de bouquiner certains récits avec des retours en arrière, mais avec des bons vers l’avenir… Ça, c’est très rare. Sans aucun doute, je trouve cela fascinant, surtout concernant l’idée même que chaque décision a un impact sur cet antécédant, qui nous attend patiemment, tout comme les chemins que l’on prend en cours de route. Encore une fois, je me répète, tout ceci est intéressant de percevoir que seul un petit détour peut modifier tout le parcours au complet.

UNE HÉROINE QUI S’ASSUME PLEINEMENT…

Noreen est une interlocutrice que j’ai bien aimée. N’étant pas « catégorisé » dans les critères minceurs de la société, elle possède des formes, qui pour quelques personnes, cela peut paraître impensable, mais pour elle… C’est ce qui la définit personnellement. C’est une femme qui est en accord avec ses rondeurs tout comme elle accepte que les autres les voient aussi. Je n’ai rien à dire de plus, mise à part qu’elle est géniale.

Dans « Fais un vœu », on fait la connaissance de Noreen, une jeune rouquine de trente-trois ans. Amoureuse de Connor, son meilleur ami, depuis qu’ils se sont rencontrés à l’université, elle essaie de passer outre afin de pas anéantir leur longue amitié. En plus d’être amis, ils sont également partenaire d’entreprise. Mais, comment y arriver, alors que seul l’idée que Connor passe de conquêtes à conquêtes, sans lendemain, à chaque soir ?! Alors, quand Bridget, la cousine de Noreen, invite celle-ci à une belle réception afin de célébrer ses fiançailles avec Sean, la jeune femme est surprise de constater que Connor est venu sans cavalière, tout comme elle. Pourquoi ? Qu’est-ce qui empêche son meilleur ami de constater les sentiments amoureux qu’elle éprouve pour lui ?

Ainsi, pour mettre plus d’ambiance à la cérémonie, Bridget a engagé Maisie, une voyante. Noreen, interpeller par elle, prend la décision de jouer le jeu, simplement pour se divertir… Et si au contraire les paroles de la bohémienne n’étaient pas que des fausses paroles ? Intrigué par la demande de Maisie, Noreen décide de faire un vœu et en deux ou trois mouvements, elle se retrouve dans le futur, cinq ans plus tard. À cette époque, la jeune femme remarque que ce n’est pas la vie qu’elle pensait à voir. Elle est pire encore. Anéanti par cette vision de l’avenir, Noreen comprend que si elle ne change pas les choses, dans le passé, c’est ce qui l’attendra ultérieurement. Parviendra-t-elle à modifier les deux époques de son existence ? Et si c’était Connor qui était la clé de tout cela ?

UNE HISTOIRE COURTE QUI LAISSE SUR LA FAIM…

Je ne vous cacherai pas que oui. Après avoir tourné la dernière page, j’avais l’impression qu’il me manquait un je-ne-sais-quoi, comme si je n’avais pas été entièrement satisfaite. Étant donné que c’est une nouvelle de 83 pages, tout se passe littéralement à la vitesse de la lumière.

Au niveau de la plume d’écriture d’Enel Tismaé, elle est agréable et coulante à découvrir. Dès les premières pages, on entre directement dans le vif du sujet. On se laisse porter par le vent. J’ai passé un bon moment littéraire en compagnie de Noreen, Connor, Maisie et tous les autres personnages secondaires. Malgré le fait qu’elle soit courte, je n’ai pas pu m’empêcher de sortir des « Awwn… », soit par la situation était mignonne ou tout simplement parce que je ressentais une vague de compassion me traverser. J’avais souvent ce sentiment pour Noreen.

Derrière ce roman se dissimule une morale, à travers ses mots, l’auteure nous illustre à quel point la vie est précieuse et trop courte pour rester en retrait. Que chaque acte posé apporte son lot de modification. Que quand on aime une personne, vaut mieux lui dévoiler ce que l’on a sur le cœur… Qui sait ?! Vous serez peut-être surpris(e).

Un dernier mot ?

Finalement, « Fais un vœu » est une œuvre littéraire qui m’a entraîné au cœur de l’action. Une nouvelle qui nous permet de savourer chaque ligne à sa juste valeur. Au fur et à mesure que l’histoire avance, on perçoit l’évolution psychologique de Noreen, soit par sa prise de confiance en elle. Une calligraphie qui nous pousse à lire afin d’en avoir le cœur net. « Fais un vœu » est un court récit qui se bouquine facilement et rapidement. Toutefois, j’aurai préféré avoir plus de pages. Il va de soi que je vous conseille cette lecture, j’espère qu’elle vous plaira.

#Sara

Chronique sur Landon & Shay tome 1 de Brittainy C. Cherry

Landon & Shay tome 1

Note : 10,5/10

«  – … Tu es gentil, dit-elle en m’embrassant sur le torse. Tu es fort, ajoute-t-elle en trouvant mon cou. Tu es intelligent, déclare-t-elle en m’embrassant dans les paumes des mains. Tu es talentueux, jure-t-elle en embrassant mes pouces. Tu es beau, dit-elle en m’embrassant au coin des yeux. Et ce monde a besoin de toi. Je sais que ce ne sont que des mots et que tu n’y crois sans doute pas, mais je compte te les répéter chaque jour pour que tu t’en souviennes quand tu en as besoin.

Elle continue de me dire ce qu’elle pense de moi en m’embrassant tout mon corps. Pour chaque cicatrice, elle m’offre cinq compliments, qu’elle appelle mes vérités. Pour chaque souvenir douloureux, elle promet d’en créer de plus beaux à l’avenir. Elle embrasse mes cicatrices et dit qu’elles sont belles. »

Shay & Landon

Résumé : « Shay et Landon se détestent depuis toujours. Ça fait des années qu’ils s’évitent. Des années qu’ils n’échangent ni un regard ni un mot… une insulte peut-être ? Tout change le jour où on leur propose un défi. Un pari stupide : faire en sorte que Shay tombe amoureuse de Landon avant que lui ne tombe amoureux d’elle.

Pour Landon, c’est un pari déjà gagné. Il n’aime personne.

Pourtant, lentement, tout se complique. Shay lui ouvre de nouveaux horizons. Elle pénètre son intimité et perce ses secrets les plus enfouis. Ce qui était un jeu devient bien trop réel. Leurs sentiments grandissent, comme grandissent les risques de se blesser mutuellement. »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaudement Hugo New Romance Québec, mon partenaire littéraire, pour l’envoi du service presse ainsi de leur confiance en moi et en mon blogue.

Je l’avoue, je n’ai pas bouquiné tous les récits de Brittainy C. Cherry. Enfin, je pense que j’ai seulement lu juste « The air he breathes » en plus de celui-ci… Oups. Toutefois, je compte y remédier et découvrir les livres de cette écrivaine. Je ne vous cacherai pas que j’ai hâte de savoir la suite des aventures de Landon et Shay, cette conclusion m’a totalement fait perdre tomber dans les pommes. Rire. J’ai un coup de foudre pour le contenu et le contexte, j’ai aimé ce couple, mais j’ai une préférence pour l’interlocuteur principal.

LA VIE SELON DES THÉMATIQUES INÉDITES…

Brittainy C. Cherry a pris la décision d’aborder de plusieurs concepts, par le biais d’un des protagonistes, tels que le deuil, la dépression, le suicide et la drogue. Tandis qu’au moyen de la perception d’une autre personne, on y découvre les côtés négatifs du mot famille, soit les tromperies, mensonges, absentéisme, dépendance, manipulation, violence psychologique. Malgré leur dureté, l’auteure est parvenue à les décrire avec réalisme et justesse.  

Dans le premier tome de « Landon & Shay », on retrouve les deux ennemis, ils se connaissent depuis l’enfance, en 2003 où tout a commencé. Ils se détestent et pourtant ils ne peuvent s’empêcher de se chercher via des piques sarcastiques. Landon est un coureur de jupons, il passe d’une fille à un autre. À ses yeux, Shay n’est pas mieux que les autres… Jusqu’à ce pari. Lequel des deux tombera amoureux(se) de l’autre en premier ? Au fur et à mesure, ils vont, tous les deux, faire tomber le masque de l’autre et comprendre qu’ils sont faits pour être ensemble depuis toujours.

Alors que Shay est un véritable astre solaire, Landon, lui, est une ombre qui erre sans but. En effet, sous son allure de mauvais garçon et de faux sourires, il masque sa fragilité mentale et ses pensées sombres. Seule Shay arrive à voir au-delà de son camouflage. Néanmoins, ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’ils ont chacun des failles et des blessures psychologiques à dissimuler. Arriveront-ils à s’aimer ? Et si ce n’était pas qu’un simple pari ? Landon finira-t-il par trouver ce qu’il lui fera oublier sa solitude et ses noires réflexions ?

UN HÉROS TORTURÉ ET HANTÉ PAR SON PASSÉ…

Mon dieu… Landon. Même si je n’ai pas encore lu « Eleanor & Grey », j’ai été plus qu’heureuse de découvrir son point de vue. Son existence et ce qu’il pense sans cesse m’ont littéralement sauté aux yeux. Je n’ai pas arrêté de frissonner face à ses pensées intimes concernant les démons qui le dévore de l’intérieur. Mon cœur se brisait toujours plus pour lui.

Concernant la plume d’écriture de l’auteure, elle est addictive tout étant rempli d’émotions. À travers ses mots, elle a réussi à me faire pleurer à chaudes larmes. Ce livre est un vrai petit bijou ! En dépit du fait que j’ai lu très peu de livres de cette écrivaine, je peux vous affirmer que Brittainy C. Cherry est une valeur sûre. Le rythme coule comme de l’eau de roche, on dévore les pages. Une après une.

Un dernier mot ?

En somme, le premier opus de « Landon & Shay » est une histoire qui m’a plu sur tous les bords, soit par sa dynamique et les idéaux illustrées. Empli de sensations, on se laisse consumer et ensorceler par ces deux personnalités. En soi, j’ai passé un excellent moment en compagnie de ma lecture. Landon est un individu qui m’a fait vibrer, en toute franchise, je crois que ça va être très difficile de l’oublier. Une coulante et envoûtante calligraphie. Il va de soi que je vous conseille le premier tome de « Landon & Shay », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte bien bouquiner la seconde partie très bientôt.

#Sara