Chronique sur La fourmi qui rêvait de devenir libellule écrit par Elodie Faiderbe

La fourmi qui rêvait de devenir une libellule tome 1

Note : 10/10

« Mon agresseur/patron/connard tente de se relever, mais visiblement, la poêle a gagné la partie. Résigné, il roule sur le dos pour porter une main à sa tête.

— La vache, merde, ça fait mal. Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Sa voix toujours aussi rauque sent la douleur et ma satisfaction. Oui, bon, je sais, je ne devrais pas. Mais finalement, je suis plutôt fière de mon coup. Putain, je devrais même avoir la médaille du meilleur employé de l’année. Je suis sûre qu’ils rêvent tous de faire ça en secret. Et je l’ai fait. Moi, la stagiaire. J’ai le réflexe de prendre quand même une voix inquiète. Après tout, je suis encore seule dans l’appartement. Avec lui. Et la poêle est derrière moi.

— Euh, ça va ? Vous vous sentez comment, là ?

Il me lance un regard furieux. Je tremble. Au temps pour la fierté.

— Comment ? Comme quelqu’un qui a pris un coup sur la tête !

— Oh, euh, c’était deux en fait.

— Deux quoi ?

— Deux coups.

Il crie comme un possédé :

— Vous vouliez me tuer ou quoi ?

Je ne réponds pas. Il interprète.

— Et avec quoi vous vouliez…

Il lance un regard vers mon arme.

— Avec une poêle ? Sérieusement ? Une poêle ?

— Vous auriez préféré un couteau ?

— Au moins, ça aurait été un peu moins humiliant comme mort.

— Je tâcherai de m’en souvenir. Pour la prochaine fois. »

Chloé & Nao

Résumé : « En débarquant à New York pour effectuer un stage dans une entreprise japonaise de jeux vidéo, Chloé espère laisser derrière elle son passé pour se reconstruire et repartir de zéro. Mais une cacahuète tueuse et un coup de poêle (ou deux) plus tard rendront ce nouveau départ plus… explosif qu’elle ne l’imaginait.

Chloé n’a alors plus le choix, elle doit cohabiter avec le diable en personne, celui qu’elle espérait ne jamais recroiser un jour : son patron. Sombre et arrogant, Nao Nakamura l’énerve autant qu’il l’attire. Mais dans ce petit jeu de séduction, ces deux âmes malmenées par la vie pourraient trouver en l’autre bien plus qu’un simple colocataire…

De la haine à l’amour, il n’y a qu’un seul battement d’ailes. »

Mon Avis

Avant tout, je remercie les Éditions Cyplog, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Quelques mots. COUP DE FOUDRE. Aussi bien commencer en beauté, n’est-ce pas. En dépit du fait que je n’ai jamais bouquiné la calligraphie d’Elodie Faiderbe, j’ai ADORÉ chaque moment que j’ai passé en compagnie de ma lecture. En soi, avant même de débuter, je me suis senti attiré par la couverture et le résumé. Finalement, je ne regrette pas mon choix. Rire. Je crois que j’ai lu deux ou trois fois en moins de cinq jours. J’enchaîne et j’enchaîne tout en éprouvant les mêmes émotions que j’avais perçu lors de ma première fois.

LE JAPON ET L’OTAKU, DES PRÉFÉRENCES QUE J’ADORE…

OH MON DIEU !!!! Ces deux choses font partie des points positifs, je suis une inconditionnelle admiratrice du Japon. Ses cultures, les festivals (comme le Hanami, une tradition chez les familles japonaises qui consiste à admirer et regarder la beauté de la floraison des fleurs de cerisier), le respect, sa nourriture, les vêtements, événements présentiels, la floraison des Sakura (qui illustre une belle leçon de vie, soit la beauté et notre existence n’est qu’éphémère et qu’il faut apprécier le tout à sa juste valeur). Et l’Otaku… Mon existence est basée sur les cours à l’université, la lecture et tout ce qui touche au Japon (la cuisine, les mangas, les animes, les films d’animation, les jeux vidéo, les figurines, etc). Rire. Vous voyez le genre ?! Rire.

Dans « La fourmi qui rêvait de devenir libellule », on fait la connaissance de Chloé, une jeune parisienne tout fraîchement débarqué, avec ses soucis et ses angoisses, à New-York. Sa raison ? Reconstruire une nouvelle vie loin de son entourage et de ses proches tout effectuant un stage dans une société japonaise de jeux vidéo. Être une fourmi dans une grosse pomme n’est pas de tout repos. Après quelques maladresses, Chloé réussi à obtenir un appartement. Le problème ? La jeune femme devra partager sa nouvelle demeure avec un individu aussi séduisant qu’insupportable, Nao Nakumura.

Nao, un homme de trente-un ans, est le patron de Nami Corp, une entreprise asiatique. Respecté par ses employés, c’est une personne sûre de lui qui dégage une aura insolente au caractère bien trempé. Qu’arrivera-t-il rentrera à l’appartement et qu’il rencontrera cette Cendrillon à la forte poêle… Hum… forte poigne ? Laissera-t-il cette pétillante tornade libéré son cœur de toute cette rancœur ? Arrivera-t-il à découvrir les secrets qu’elle cache ? Parviendra-t-il à lui montrer cette beauté envoûtant dont elle est pourvue ?

Entre une jeune femme combattive au tempérament de feu, qui se transforme en Gremlin lorsque son ventre cri famine, et un samouraï très à cheval sur le respect, qui dissimule un grand cœur derrière cette froide façade d’homme arrogant… Qu’est-ce que cela peut donner avec ces deux-là dans la même pièce ? Un vrai 4 juillet, ça c’est certain. Rire.

DES PERSONNAGES TOUT AUSSI FORTS QUE SPÉCIAUX…

Chloé et Nao sont des amours. Je les aime, autant leur tête de mule que leur blessure psychologique. Ils sont tellement faits pour aller ensemble. Leur cœur et leur corps sont sans cesse en symbiose, si ça ce n’est pas parfait. Malgré le fait qu’ils en ont bavés, les tourtereaux n’hésite pas avancer droit devant eux. Alors, à l’aide de la narration à deux voix, je me suis laissé envahir par la fragilité de Chloé et de Nao. Il est également possible de trouver les concepts suivants : la perception de soi et le jugement des autres.

Au niveau de la plume d’écriture de l’auteure, elle est si fluide et addictive à la fois. Les clins d’œil à Disney sont tout aussi chouette, je pense surtout à Cendrillon et Mulan (une de mes préférés). Elodie Faiderbe possède un chouette sens de l’humour, je ne vous le cacherai pas. À plusieurs reprises, je me suis lâché dans mes fous rires. Comment dit-on ? Je me suis fendu la poire ?! « La fourmi qui rêvait de devenir libellule » est une histoire magnifique qui m’en a fait voir de toutes les couleurs. Sans compter que j’ai passé par diverses sensations émotionnelles, que ce soit de la colère ou de la tristesse.

Un dernier mot ?

En somme, « La fourmi qui rêvait de devenir libellule » est une œuvre littéraire qui m’est chère à mon cœur. Une conclusion qui m’a presque fait pleurer comme une madeleine (elle se termine sur un clash). Une intrigue bien ficelée qui aborde également de la maladie et du deuil. Ce roman est un diamant brut. Une pépite. Au fil des pages, on y découvre un univers asiatique prêt à nous accueillir à bras ouvert. On ne peut s’empêcher de sourire. Une comédie romantique pondu par une talentueuse auteure à la notation plus qu’authentique. Je le dis encore une fois, pourtant… J’ai ADORÉ, ADORÉ et ADORÉ. Il va sans dire que je vous recommande « La fourmi qui rêvait de devenir libellule », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je veux absolument avoir le second tome, j’ai hâte de redécouvrir les protagonistes et ce monde littéraire. Pour ma part, je veux absolument avoir le second tome, j’ai hâte de redécouvrir les protagonistes et ce monde littéraire. 

#Sara

Chronique sur Poème pour une tasse de thé de Jessica Di Salvio

Poèmes pour une tasse de thé

Note : 8,5/10

« J’aimerais pouvoir t’aimer

Et que ce soit réciproque

Mettre ma main dans la tienne

Sans qu’il n’y ait de gêne

 

Pouvoir te regarder sans rougir

Te toucher sans frémir

Te regarder sans fuir

M’amuser et être aimé »

Amour d’adolescence

Résumé : « Un doux recueil de poèmes écrit dans le but de faire prendre un sens de la vie à son lecteur. On grandi tous sans voir le temps passer. Vous commencerez cet ouvrage tout petit et le fermerez à la fin de votre vie. Peut-être pas dans la réalité, mais votre tête fera le travail à votre place. Vous vivrez l’amour, allez le perdre aussi. Quant au deuil… Vous verrez. Ces poèmes servent à voyager à travers le temps, doucement, dans un monde qui est rendu bien trop rapide. »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaleureusement Jessica Di Salvio pour l’envoi du service presse ainsi que de sa confiance en moi.

Saviez-vous que Jessica, en plus d’être l’auteure de « Poème pour une tasse de thé », est la chroniqueuse du blogue « Le monde imaginaire de Mione » ? À la base, je suis déjà son parcours et ses critiques, alors quand j’ai su qu’elle était à la recherche de blogueuse pour critiquer son petit recueil de texte, je n’ai pas hésité une seule seconde. Un mot… Encourageant.

DES IDÉAUX RYTHMÉES AU SON DES MOTS…

Alors, par le biais de son recueil, Jessica Di Salvio aborde de plusieurs choses dont l’amour, le deuil, la souffrance, l’espoir, la séparation et bien d’autres encore. J’avais l’impression que chaque poème racontait une histoire qui lui était propre.

EFFET MIROIR…

Lors de ma lecture, j’avais la sensation de ressentir la profondeur de ses émotions. Malgré mon manque d’avis littéraires sur ce genre de littérature, j’ai toujours été fasciné par la poésie avant d’entrer dans la catégorie « jeune adulte ». En effet, je trouve cela à la fois sublime et complexe. Cette même complication me poussait souvent à pousser ma réflexion et mes recherches plus loin. En soi, lorsque j’ai bouquiné « Poème pour une tasse de thé », j’ai perçu cette délicatesse qui m’est familière. Personnellement, parmi ces courts textes, mes préférés sont « Grandir », « Amour d’adolescence », « Lancelot et Guenièvre » et « Quatre saisons ».

En ce qui concerne le style d’écriture de Jessica Di Salvio, il est addictif tout étant parfumé de sensibilité. De ce fait, à chaque fragment de texte, j’ai navigué à travers l’espace-temps. Dès les premières lignes, on se laisser embarquer dans cette aventure poétique aux côtés de nos émois et celles de l’auteure. Des mots percutants. D’autant plus que le fait de noter la traduction anglaise d’environ deux ou trois pièces apportent une touche de je-ne-sais quoi. En toute franchise, je ne saurai vous dire.

Au risque de me répéter, cependant par le biais de ces lyriques poétique, je me suis prise à retrouver les diverses émotions humaines que j’avais ressenti lorsque j’étais face à une situation, que ce soit au niveau du deuil ou de l’amour. Honnêtement, on ne va pas se le cacher… On vit dans une société où tout passe en un claquement de doigt. Où tout est éphémère. On ne prend le temps de déguster toutes les saveurs ou d’éprouver toutes les douleurs du monde, qu’elles soient bien ou mal. Ainsi, Jessica Di Salvio nous ramène en ces temps où le plus important n’était pas la structure hiérarchique et les organisations capitalistes, mais les effervescences humaines et les contacts sociaux. 

Un dernier mot ?

En conclusion, « Poème pour une tasse de thé » est un recueil de parole qui m’a touché. Une écrivaine talentueuse que j’ai hâte de redécouvrir dans d’autres écrits. Quelques contextes m’ont ému plus que certains, mais j’ai tout de même apprécié l’intégralité du livre. J’ai bien aimé mon expérience. Sans aucun doute, les œuvres illustraient bien les thématiques qui étaient présentées. Quoi dire de plus, mise à part que Jessica Di Salvio est une écrivaine que je compte bien lire, à l’avenir. Il va de soi que je vous conseille cette lecture, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara

Chronique sur Together tome 2 : Truth de Sissie Roy

Together tome 2

Note : 8/10

« M’emmène-t-il à l’hôtel ? Dans son endroit préféré au monde ? Va-t-il me faire la visite de L.A. selon Brian Lewis ? Toutes ces options me plaisent bien et je suis excitée comme une puce à l’idée de passer du temps avec lui. J’ai même tenté de lui faire du chantage dans l’espoir qu’il crache le morceau, mais ça n’a pas fonctionné. J’ai affiché mon plus beau sourire, battu des paupières, rien n’a pas fonctionné. J’ai essayé de le supplier, à deux doigts de me mettre à genoux, mais il reste lui-même, inflexible et jubilant de la situation. Je tente une dernière fois de lui tirer les vers du nez.
— Je suis prête à marchander ! Que veux-tu en échange
d’un indice ?
— Tu joues avec le feu, Abby, et tu risques de te brûler.
— Mais non ! Tout ce que je souhaite, c’est une toute petite, une minuscule piste, Brian ! Imagine que je n’aime pas l’endroit où tu m’emmènes !
— Tu ne seras pas prête à assumer. »

Abby & Brian

Résumé : « Quelques jours seuls à Santa Barbara auront suffi à sceller encore plus l’attirance entre Abby et Brian, mais est-ce suffisant ? Alors qu’elle pensait qu’il avait changé, Brian va lui démontrer une fois de plus qu’il sait être méchant et sans coeur. Déçue et blessée, Abby tire un trait sur l’homme qu’elle aime, mais celui-ci ne compte pas la laisser tranquille. Lorsqu’il commet l’irréparable, elle se retrouve en danger. »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaleureusement Evidence Éditions, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Quel plaisir de relire la calligraphie et me replonger dans l’univers imaginatif de Sissie Roy. Après cette conclusion, je n’avais qu’une envie, celle de me bouquiner la suite. Mais, bon, je ne crois pas être au bout de mes peines avec la finale du second tome. Toutefois, maintenant que j’y pense, je suis un peu perplexe en ce qui concerne ce second opus. Effectivement, il y a des choses qui m’ont fait quelque peu fait tiquer de l’œil… Mais, tout cela, vous allez le découvrir au fil de ma chronique.

DES MONTAGNES RUSSES À LA VITESSE SUPÉRIEURE…

Alors, encore une fois, par le biais des mots de l’écrivaine, on se laisse entraîner corps perdu à travers les émois psychologiques des protagonistes principaux. L’alternance de voix nous permet d’entrevoir ce qui est réellement dissimulé, de découvrir les cicatrices profondes du passé. Il faut savoir que beaucoup de choses sont arrivé à Brian, Abby et autres, donc on peut littéralement dire qu’ils n’ont pas été épargné par la vie.

Dans le deuxième tome de « Together », on retrouve Abby et Brian, à la suite de la finale du premier opus, après un séjour chez une personne proche de leur entourage. Néanmoins, ces moments n’ont pas donné l’effet escompté… En effet, elle pensait qu’elle était une fille à part et qu’ils pourraient envisager un avenir ensemble, mais sans succès. Abby aimerait croire dur comme fer à ce retournement de situation. Ainsi, lorsqu’une rumeur vient aux oreilles de la jeune femme, elle perd toute confiance en lui et prend la décision de le sortir de son existence. Donc, tous les efforts que Brian a mis dans cette relation amoureuse sont à recommencer. Arrivera-t-elle à vivre sans lui ? Quant à Brian, jusqu’où est-il prêt pour reconquérir la femme qu’il aime ?

UN HÉROS UN PEU MOINS CHARMANT…

Brian… Quel homme. J’avais le goût de lui tordre le cou et pas qu’une fois. Rire. Il n’arrêtait pas de faire bêtise après bêtise. Cette personnalité préfère faire du mal à son entourage, surtout à la femme qu’il aime, plutôt de démontrer ses sentiments pour elle aux yeux de tous. Des coups de pied au derrière ne seraient pas de trop. Rire. C’est toujours au moment où tout va bien qu’il décide de retourner sur le mauvais chemin. Un véritable imbécile au cœur tendre ! Rire.

À propos de la plume d’écriture de Sissie Roy, elle est toujours aussi bien rythmée que dans le tome précédant. Elle est parvenue à me conquérir tout en me faisant tourner en bourrique. Rire. Cette réédition de « Together » est une nouvelle version que j’aime beaucoup. Elle est plus retravaillée et concrète. Sissie Roy a pondu une saga qui comporte de nombreux ingrédients, du genre de ceux qui font un excellent mélange littéraire.

Concernant les réactions émotives des interlocuteurs de « Truth », certaines m’ont laissé un peu sceptique… Disons que je n’y croyais pas vraiment. Comme dans le premier tome, je m’attendais à plus de profondeur, de ténacité, à des crises explosives et de larmes, cependant on peut dire qu’il manquait le je-ne-sais-quoi qui m’avait plu dans « Ennemy ». Peut-être que les sensations n’ont pas été assez détaillé ou l’authenticité n’était pas totalement complète, qui sait ?! De plus, j’ai trouvé qu’il manquait de péripéties, vous savez les genres de « BOUM » qui nous font sauter de notre chaise ?!

Un dernier mot ?

Finalement, « Truth » est une succession qui se termine (encore !!!!) par un cliffhanger. Une notation envoûtante qui nous laisse entrevoir les sentiments des protagonistes principaux. Selon moi, Brian représente à lui seul un chemin évolutif, malgré ses hauts et ses bas. Il est complexe et à la fois intéressant. Le jeu « je te vois, je te fuis » est toujours aussi présent entre Abby et Brian, ce qui peut rajouter du piment, mais également devenir assez répétitif. Croisons les doigts pour la suite de leur aventure. Sinon, à part cela, j’ai passé un moment aux côtés de ce récit. Il va sans dire que je vous recommande « Truth », mais veillez à lire « Ennemy », avant de débuter. Rire. Pour ma part, je compte bien bouquiner les livres restants, je veux avoir le fin mot de cette série littéraire.

#Sara

Chronique sur Together tome 1 : Ennemy de Sissie Roy

Together tome 1

Note : 9/10

« – J’ai cru que tu me laissais voir une partie de toi que peu de gens ont la chance de connaître. J’ai vu quelque chose en toi, quelque chose de différents de tous. Ça m’interpelle d’une façon impossible à comprendre.

Elle me contourne et vient se placer en face de moi.

– Je ne suis pas celui que tu crois avoir vu. »

Abby & Brian

Résumé : « Les seules choses que Brian Lewis aiment dans la vie sont : sa caisse, les femmes qu’il collectionnent et lui-même. Intransigeant, trop souvent arrogant, il utilise les gens comme bon lui semble.

Cependant, il porte un amour fraternel à Mat, son meilleur ami qui est le seul à toujours avoir été là pour lui. S’il se fout bien de décevoir parents et amis, il tient mordicus à ne pas trahir Mat.

Pourtant, lorsqu’il lui demande de garder un œil sur sa petit sœur Abby, il ne s’attendait pas à être attirer comme un aimant par le fruit défendu.

Parviendra-il à respecter l’ordre de Mat ? »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Evidence Éditions, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse et de leur confiance en moi.

N’ayant jamais bouquiné la calligraphie de Sissie Roy, je ne savais pas dans quoi m’embarquer. En même temps, cette série m’intéresse depuis un bon moment déjà et lorsque j’ai vu les pages couvertures des rééditions, publiées chez Evidence Editions, je n’ai pas hésité une seule seconde de plus à les demander. Elles sont si belles. En fin de compte, je ne regrette aucunement mon choix, l’auteure est parvenue à me charmer avec cet univers littéraire.

DEUX PERSONNES AUSSI EXPLOSIVES QUE TORTURÉES…

Abby et Brian. Brian et Abby. Ces personnalités ont, à leur façon, le cœur brisé en plusieurs de millier de morceaux. Sans compter, que la vie n’a pas été tendre avec eux. Tourmenté à longueur de temps par leur démons intérieurs, ils essaient tous les deux, tant bien que mal, d’oublier leur passer afin de prendre soin de leur entourage. La seule chose de bien depuis le commencement est leur rencontre. Leur attirance l’un pour l’autre. En soi, Abby et Brian ont ces éléments en commun, en plus d’un caractère de feu. Disons qu’ils sont comme chien et chat. Rire.

Dans le premier tome de « Together », on fait la connaissance d’Abby, une jeune femme qui vit avec seule avec sa mère à New York. Toutefois, pour donner suite à un terrible événement, elle prend la décision de partir vivre chez Matt, son frère, à Los Angeles afin de tourner la page et repartir à zéro. Plus facile à dire qu’à faire… Effectivement, Abby n’a pas vu son frère depuis plusieurs années, à cause du divorce de leur parent, elle doit donc retisser les liens fraternels avec Matt. Cependant, dès les premiers contacts, les retrouvailles semblent explosives. En effet, ce dernier n’est pas venu la chercher seul, il est venu avec Brian, son meilleur ami. Aussitôt qu’elle le rencontre, son côté rebelle reprend le dessus. Ainsi, Abby décide de mettre de l’eau dans son vin, car elle sera obligée d’habiter en colocation avec Matt et Brian, ce dernier cohabite dans la même maison que son meilleur ami.

Entre les insultes, provocation et les instants touchants, Abby devra faire un choix. Se laissera-t-elle de nouveau immerger dans une nouvelle relation amoureuse en dépit de ce qu’il lui est arrivé ? Et si au fur et à mesure, Abby découvrait le « véritable » Brian, celui qui se dissimule derrière ce masque de mauvais garçon ?! Une attraction involontaire se développe entre eux, malgré la promesse de Brian faite à Matt. Succombera-t-il tout de même au charme de cette pétillante jeune femme ? Et si elle était celle qui le sortira de ses sombres abysses ? Feront-ils face à Matt ou le cacheront-ils ?

UNE NARRATION À DEUX VOIX…

À travers le point de vue de Brian et Abby, j’ai pu percevoir leur émotion lors de telle situation. D’autant plus que cette manière d’écrire me permet de connaître les sentiments de chacun envers l’autre. Cela m’aide aussi à entrer plus facilement dans leur quotidien tout comme de mettre à leur place.

Concernant le style d’écriture de l’écrivaine, il est fluide et addictif. J’ai passé un bon moment en compagnie de tout ces nombreux protagonistes. Au fil des pages, on y découvre une certaine forme de sensibilité, ce qui nous aide finalement à comprendre les sensations de Brian et d’Abby. Une histoire plus riche en chapitre. Selon moi, « Together » nous tient en haleine de la première à la dernière feuille.

Au niveau des interlocuteurs, les personnages secondaires ont tous leur part à jouer dans cette intrigue. Chacun va apporter un développement, soit concernant la trame ou la complicité de Brian et Abby. Il y a des individus qu’on aime détester… Rire. Clin d’œil à Zara (GRRRRRRR !!!)

Un dernier mot ?

En définitive, « Ennemy » est une œuvre littéraire émouvante, du fait de leur blessure psychologique. Écrit avec une alternance de voix, on se laisse emporter par leur sentiment. De plus, ce genre de notation nous permet de nous rendre compte de certains comportements et plusieurs événements. Personnellement, je n’ai pas lu la version originelle, mais je préfère tout de même celle-ci. Je peux dire que je l’ai carrément dévoré. Rire. Il va de soi que je vous conseille le premier opus de « Together », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

 

Chronique sur Veuve de chasse tome 2 : Laurence de Marie-Millie Dessureault

Veuve de chasse tome 2

Note : 10/10

« – Pars, ça va bien aller, que j’affirme en y mettant toute la conviction possible. As-tu peur que je sois pas capable de me débrouiller avec les enfants ?

Transformer ses propres doutes en phrases interrogatives est un art subtil peu maîtrisé par les hommes…

— … Pas du tout, ma chérie.

Il me semble que la réponse a été longue à venir…

— Tu es formidable avec eux et ils t’aiment déjà beaucoup, ajoute-t-il.

Ça doit être pour ça qu’hier, Jordan, six ans, a jeté tout mon maquillage à la poubelle après avoir dessiné sur les murs avec mon rouge à lèvres…

— T’es fin, que je lui souris (parce qu’on s’entend que son commentaire est une pure gentillesse ; il n’y a rien de vrai là-dedans). À quelle heure m’as-tu dit que vous partiez ?

— J’ai mon rendez-vous avec le doc à onze heures ; je vais enfin pouvoir reprendre le travail normalement ! Et les gars viennent me chercher ici tout de suite après. Tu vas déjà être partie au boulot. »

Laurence & Simon

Résumé : « Que se passe-t-il quand une fille de la ville, déménagée en région il y a un mois seulement, doit gérer seule les deux garçons de son chum, une belle-mère déplaisante et un félin diabolique ?

Réponse : beaucoup trop de choses !

Quand mon amoureux m’a abandonnée pour un orignal (OK, j’ai été naïve de lui donner ma bénédiction), tout allait bien. C’est cinq minutes après son départ que ça s’est gâché…

A quel âge les enfants commencent-ils à se lever à une heure normale ? Où se cache donc le maudit chat ? Qu’est-ce qu’on met dans un lunch pour des papilles difficiles ? Comment ça, des poux ?!?

Est-ce que cette nouvelle vie est vraiment faite pour moi ? Je n’en doutais pas, jusqu’à ce que j’aille au fameux party Veuve de chasse…»

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaudement les Éditions de Mortagne et Communications Julie Lamoureux, mes deux partenaires littéraires, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Je vous avoue que c’est la première fois que je bouquine un des romans écrit par Marie-Millie Dessureault. Lorsque j’ai découvert qu’une autre auteure allait pondre le point de vue de la seconde personnalité du trio, j’ai été plus que ravie par cette bonne nouvelle. Après avoir lu Julia, à travers les mots de Geneviève Cloutier, me voici entrain de vous parler de Laurence, imaginé par Marie-Millie Dessureault. Cependant, vous savez ce qui est également génial ?! C’est que l’on peut aussi percevoir des éléments des péripéties de Julia dans l’aventure de Laurence.

DES SITUATIONS À TOMBER PAR TERRE…

Tout comme Julia, Laurence m’a en faire voir de toutes les couleurs. Rebondissement après rebondissement, cela ne s’arrêtait pas. Il faut dire que c’était assez comique de la voir dans ses nombreux coups de théâtre. En dépit de sa maladresse, Laurence parvient tout de même à garder son calme et son optimisme. Un vrai bouton d’or.

Dans le deuxième tome de « Veuve de chasse », on fait la connaissance de Laurence, une jeune montréalaise qui abandonne son quotidien afin d’aller vivre avec Simon, son amoureux, en Abitibi. Du jour au lendemain, elle se retrouve être belle-mère de deux garçons, Jordan et Mathis, âgés de six et onze ans. D’autant plus qu’elle doit interagir avec la mère de Simon, une femme diabolique qui n’hésite pas à lancer des piques ici et là pour diminuer le moral des autres, et un chat machiavélique, qui s’attend bien avec la méchante belle-mère, au mauvais caractère. Et lorsque son homme la laisse seule à la maison, en compagnie du chat et des deux garçons, afin de partir à la chasse, Laurence devra mettre les bouchées doubles pour s’en sortir.

C’est lors du party « Veuve de chasse » que les incidents vont commencer. Au cours de son parcours, plusieurs doutes vont la pousser à se remettre en question. Ayant du mal à s’insérer dans ce petit village où tout le monde connaît tout le monde, Laurence n’aura pas d’autre choix que de prendre une décision. Rester en Abitibi ou repartir à Montréal ? Entre la belle-mère maléfique, les réveils de semaine tardifs, les disputes fraternelles, les mauvaises paroles (celles que l’on dit sans le penser), les poux (et j’en passe), Laurence doit faire face à son dilemme intérieur. Que choisira-t-elle ?

DES NOMBREUX CLIN D’ŒIL AU MONDE DE DISNEY…

Ah, oui. De ce fait, par le biais de cette histoire, j’ai pu me reconnecter avec mon ça intérieur, soit celui de la petite fille qui craque pour Disney, les contes de fée, les licornes… Enfin, vous m’avez comprise. Rire. Alors, via Jordan et les nombreux films d’animation ainsi que des paroles des chansons, je me suis retrouvé dans mon petit monde. Et lorsque je parle de mélodies, je pense surtout à cela… Libéréeeeeeeeee, délivréeeeeeeee… Rire. Et quand je mélange les problèmes de mémoire (très fréquent chez les enfants selon Laurence, du genre on oublie tout et on recommence) avec un poisson femelle aux écailles bleu foncé, vous me répondez quoi ? DORIS. Lors de ces instants, j’avais les larmes aux yeux, c’était à mourir de rire.

Concernant la calligraphie de l’auteure, elle est addictive et coulante comme de l’eau de roche. Le second tome de « Veuve de chasse » est littéralement un antidépresseur. Ces 383 pages m’ont permise de décompresser et de prendre du temps pour moi pour me remettre de mes idées. « Laurence » est un cupcake empli de crémage et de bonbons au couleur de l’automne.

Vous savez déjà que j’ai aussi bouquiné l’histoire selon le point de vue de Julia et comment dire… ? Je ne sais pas pourquoi, mais quand j’ai terminé les dernières pages, je me suis mise aussitôt à penser à Julia et Laurence et j’avoue que pour le moment, j’ai une légère préférence pour la deuxième veuve, malgré le fait que j’ai adoré le premier opus. Néanmoins, c’est pour le moment, j’attends de voir Sandrine avant de me faire un avis complet. 

Un dernier mot ?

En conclusion, cette œuvre littéraire est emplie de moments aussi amusants que touchants. Ce bouquin est un vrai coup de foudre. Un baume au cœur. Dès les premières feuilles, on entre directement dans le vif du sujet. J’ai ri, ri et ri du début jusqu’à la fin. Une notation agréable qui m’a fait vivre un bon moment en compagnie de tous ces personnages. Vous pouvez bouquiner « Laurence », sans avoir lu « Julia », mais si vous voulez mon avis, je crois que vous devriez vous procurer le premier tome avant tout. Pour ma part, j’ai hâte de lire la narration de Sandrine, la dernière et non la moindre du trio infernal.

#Sara

Chronique sur À deux c’est mieux ! de Michèle Hénen

À deux c'est mieux !

Note : 8/10

« – On en était où ? lance-t-il d’un air espiègle.

Ce à quoi je suis incapable de répondre, étant de nouveau hypnotisée par ses yeux.

– Ah ! oui, je m’en souviens, souffle-t-il avant de poser ses lèvres sur les miennes. »

Yannick & Galli

Résumé : « Je m’appelle Galli. Oui, je sais, c’est à hurler de rire ! C’est le résultat d’un compromis ridicule entre mes parents. Est-ce que je leur en veux ? Bien sûr, mais ça n’y changera rien… De toute façon, c’est un prénom qui va bien avec ma vie : moche sur toute la ligne.

A treize ans, Galli est amoureuse du beau Yan, mais celui-ci lui manifeste très peu d’intérêt. Elle rêve d’être une autre fille, plus jolie, et surtout plus populaire, comme sa sœur Karine.

Lorsqu’elle trouve un chiot abandonné, l’adolescente a enfin une raison d’être heureuse, mais son père refuse d’accepter un animal dans la maison. Galli est désespérée… jusqu’à ce qu’elle découvre une pierre aux pouvoirs magiques. Mais est-elle victime de son imagination ? S’agit-il seulement d’un caillou ordinaire ? Réussira-t-elle à s’en servir sans tout détruire sur son passage ?

Advienne que pourra ! La jeune fille est décidée à tout faire pour sauver son chien et réaliser ses rêves… même de la magie ! »

Mon Avis

Une petite littérature jeunesse qui me fait de l’œil depuis un moment et j’ai enfin pris le temps de la découvrir sous toutes ses coutures. Sans prise de tête, c’est un roman qui se lit aussi bien facilement que rapidement. De plus, j’ai aimé Michèle Hénen a pris la décision d’aborder de plusieurs thématiques telles que l’amour, l’amitié, la confiance en soi et la famille.

LORSQUE STAR WARS RENCONTRE GALLI…

Hein ?! Je ne vous cacherai pas que j’ai été pas mal surprise. Ok… J’avoue, je n’ai pas pu empêcher mes nombreux fous rires. J’ai cru que j’hallucinais tellement que c’était comique d’imaginer un nain caricaturé en Yoda. J’ai ri aux éclats, au point d’en avoir des crampes au ventre.

Dans « À deux c’est mieux ! », on fait la connaissance de Galli, une jeune fille de treize ans, qui a un manque de confiance en elle. Réservée, elle n’apprécie pas la vie qu’elle a, que ce soit dans son quotidien personnelle ou dans son milieu scolaire. Entre Yannick, ce garçon qu’elle aime de loin et dont qu’elle n’arrive jamais à prononcer plus de deux mots lorsqu’elle est avec lui, Karine, sa sœur sportive et parfaite, et Valérie, la peste de l’école qui lui en fait voir de toutes les couleurs, Galli essaie tout de même de garder confiance et de reprendre les choses en main. Ainsi, dans un rêve, la jeune adolescente va faire une altercation plutôt surprenante. En effet, un petit être à l’allure étrange lui offre une pierre magique aux reflets bleutés. D’abord sceptique, Galli va constater de ses propres yeux que tout ce qu’elle souhaite se réalise comme par magie.

Et si ce trésor était la clé qui lui permettrait de faire évoluer sa routine ? Pareillement à cela, Galli trouve un petit chiot abandonné sur le chemin. Ayant craqué pour lui, elle n’hésite pas à l’amener chez le vétérinaire afin de constater les dégâts. Son prénom ? Mouffe. Et si après sa convalescence, Galli décidait de l’apporter chez elle ? Le problème ? Ses parents. Ceux-ci refusent catégoriquement qu’elle ait un animal. Alors, pour le garder auprès d’elle, Galli devra se battre et montrer à sa famille qu’elle digne de lui.

UNE VALEUR DERRIÈRE CETTE HISTOIRE…

Personnellement, j’ai trouvé qu’il y avait une leçon à retenir. Dissimulé par les actions et les choix de Galli, cette morale illustre le fait que quand on veut, on peut. Que si on désire réellement quelque chose, il ne suffit que d’y mettre les efforts nécessaires pour l’obtenir.

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, elle est agréable tout en étant rempli de douceur. « À deux c’est mieux ! » est une belle surprise autant que sur le genre littéraire que sur le contexte. À travers ses mots, l’écrivaine nous emporte au cœur de l’existence de la jeune adolescente. Une jolie et adorable découverte sous le seuil de l’enchantement. Un voyage imaginaire dans le monde magique de Galli. Effectivement, ce que j’ai aimé de cette histoire, c’est que l’écrivaine amène une touche de fantastique tout en gardant un côté assez réaliste.

Un dernier mot ?

En conclusion, « À deux c’est mieux ! » est une œuvre littéraire qui m’a également fait sourire à de nombreuses reprises. Un récit qui peut semble être raconté comme si les lignes parvenaient d’un journal intime. Une calligraphie fluide et addictive. Sans aucun doute, par le biais de « À deux c’est mieux ! », Michèle Hénen nous montre que l’on peut croire en nos rêves. Il va de soi que je vous conseille cette lecture jeunesse, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu. Pour ma part, je compte bien sûr bouquiner le second tome.

#Sara

Chronique sur Nos irrésistibles différences écrit par Céline Musmeaux

Nos irrésistibles différences

Note : 12/10

« Toute cette douleur qui hurle en moi, je dois la garder rien que pour moi. Personne ne veut l’entendre, personne ne veut la comprendre. Je suis seule avec elle, je suis seule face à elle. C’est un combat sans vainqueur, juste pour abîmer mon cœur… »

Éva

Résumé : « Éva est particulière. Derrière son indifférence au monde qui l’entoure se cache une grande sensibilité qu’elle n’exprime qu’à travers les poèmes qu’elle écrit.

Son univers se voit brusquement bousculé lorsqu’un garçon qu’elle ne connaît pas lui demande de sortir avec elle. Il a tout d’un âne à ses yeux. D’ailleurs, il est assez bête pour l’aborder et croire qu’elle va accepter sagement sa proposition alors qu’ils viennent de se rencontrer.

Pourtant, Luka a réussi à attirer son attention. Qui est-il ? Pourquoi s’intéresse-t-il à elle ? Tant de questions se bousculent dans sa tête au point de la déstabiliser. Parviendra-t-il à l’ouvrir au monde dont Éva pense être exclue ? »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaudement Nymphalis, mon partenaire littéraire, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Me revoilà avec un autre récit écrit par Céline Musmeaux. Encore une fois, j’ai passé un bon moment en compagnie de tout ces protagonistes. « Nos irrésistibles différences » se bouquine sans modération. Une romance légère, mais qui est pourvu d’une pensée assez sérieuse. Honnêtement, je ne peux que vous le recommander, qui sait, il vous fera peut-être changer d’idée sur certains points.

LES DIFFÉRENCES DE LA SOCIÉTÉ…

À travers son roman, Céline Musmeaux illustre les divers contrastes que peut avoir un individu, contrairement à un autre. Chacun possède des caractéristiques qui lui est propre. Ainsi, par ce sujet, l’auteure a réussi à m’émouvoir et à me toucher en plein cœur. Vous savez, je ne peux que comprendre cette thématique… Effectivement, étant distincte, je me faisais souvent juger par les autres pour tout et n’importe quoi. Pourtant, il n’y avait rien là. Je n’ai jamais compris pourquoi, mais avec du recul, je pense que je saisis la raison. C’est tout simplement parce que j’étais une substance hétérogène dans un mélange homogène. En soi, je peux totalement comprendre ce que ressent l’interlocutrice et le fait qu’elle est perdu confiance en elle, car oui… Je suis comme cette héroïne.

Dans « Nos irrésistibles différences », on fait la connaissance d’Éva, une jeune femme de dix-sept ans qui n’a pas la vie facile. En effet, étant de nature réservée, elle ne se sent pas à sa place dans cet établissement scolaire où elle étudie. Personne ne semble la discerne véritablement, pas même sa famille. Face à cela, Éva ressent une grande angoisse psychologique et se renferme encore plus dans ce petit monde qui est le sien. Toutefois, ça c’était avant qu’elle se trouve nez à nez avec la persévérance de Luka. Au fur et à mesure qu’il passe du temps avec elle, le jeune homme parvient à se hisser à sa hauteur et à déréglée la carapace de sa demoiselle en détresse.

Et si Luka, aussi pétillant que le soleil, réussissait à démontrer à Éva que son quotidien n’est pas seulement constitué de sombres embûches ? La poussant dans ses retranchements et dans l’inconnu, sans jamais lui lâcher la main, Luka saura-t-il celui qui changera sa vie à jamais ? Ce garçon arrivera-t-il à illuminer les journées d’Éva, par sa présence ?

Concernant le style d’écriture de Céline Musmeaux, il est toujours aussi coulant et addictif. On se laisse facilement immerger par les nombreuses histoires de l’auteure. Elle n’hésite pas à discuter de plusieurs thématiques, du genre de celles que peu de personnes osent aborder. Sans prise de tête, c’est un bouquin à se mettre sous la dent. À travers les lignes, l’écrivaine nous faire voir les choses d’après une nouvelle perception tout en apportant des doutes qui nous poussent à réfléchir de manière plus approfondie.

AVOIR LES DEUX POINTES DE PIZZA…

Sans aucun doute, la narration à deux points de vue est une chose que je ne me lasserai jamais. J’adore cette façon d’écrire et d’expliquer l’histoire. Ainsi, par le biais de leur voix, on arrive à entrevoir leur sensibilité, douceur, prévenance et leur incompréhension face à cet univers qui les attend de pied ferme. De plus, on y découvre aussi leur crainte face à ces situations qui leur tend les mains comme des griffes acérées. Et je ne vous parle pas de leurs blessures intérieures. Le parcours d’Éva et Luka m’a replongé au cœur de mon adolescence et m’a permis de concevoir cette partie de mon existence.

Un dernier mot ?

En définitive, « Nos irrésistibles différences » est une douce et délicieuse guimauve à savourer. Un concept actuel qui se mélange parfaitement avec notre réalité d’aujourd’hui. Je suis toujours fan de la calligraphie de Céline Musmeaux, je ne sais pas ce que je ferai si ses œuvres littéraires et cette personnalité ne seraient pas dans ma vie. Tout au long de ma lecture, j’ai été ému, je crois que j’ai même versé quelques petites larmes chaudes. Une dynamique rafraîchissante qui va au fil des pages devenir de plus en plus fondamentale. « Nos irrésistibles différences » possède des personnages que l’on voudrait bien secouer et pas qu’un peu. Il va sans dire que je vous conseille cette lecture, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara

Chronique sur L’anti-lune de miel de Christina Lauren

L'anti-lune de miel

Note : 8/10

« – Je t’ai vu.

Il sirote son verre.

– Pardon ?

– Tu as maté mes seins.

– Bien sûr. C’est comme s’il y avait deux autres personnes avec nous. Je ne voudrais pas paraître impoli en les ignorant. »

Olive & Ethan

Résumé : « Quand deux ennemis jurés partent en (faux) voyage de noces à Hawaï, tout peut arriver… même de trouver l’amour.

Olive Torres s’est habituée à être la jumelle malchanceuse : mésaventures inexplicables, licenciement récent…elle semble comiquement poursuivie par la guigne. Sa sœur Ami, au contraire, incarne l’éternelle gagnante, au point même de parvenir à financer l’intégralité de son mariage en remportant des jeux concours. Malheureusement pour Olive, il y a pire que sa malchance chronique : elle se voit forcée de passer toutes les festivités de la noce en compagnie d’Ethan Thomas, le témoin du marié (et son ennemi juré) …

Olive se prépare à vivre un enfer, déterminée à faire bonne figure. Mais lorsque tous les invités sont victimes d’une intoxication alimentaire, la fête vire au cauchemar, et, seuls, Olive et Ethan s’en sortent indemnes. Soudain, une lune de miel tous frais payés se trouve à portée de main, et Olive préférerait mourir plutôt que de laisser Ethan profiter du paradis sans elle.

Convenant d’une trêve temporaire, ils s’envolent tous les deux pour Maui. Après tout, dix jours de bonheur valent bien la peine de jouer au couple de jeunes mariés amoureux, n’est-ce pas ? Mais étrangement, faire semblant dérange de moins en moins Olive. En réalité, elle se sentirait presque assez… chanceuse, pour une fois ! »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaudement Hugo New Romance Québec, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi.

Personnellement « L’anti-lune de miel » est le premier roman, écrit par Christina Lauren, que je bouquine. Je ne vous cacherai pas qu’avant de débuter ma lecture, j’étais quelque peu mitigé, car je ne savais pas à quoi m’attendre. D’autant plus que je pensais qu’il y aurait un nombre incalculable de moments érotiques. Néanmoins, le résumé et la page couverture ont eu raison de moi et j’ai passé le cap.

DES THÉMATIQUES PLUS SÉRIEUSE…

En dépit de la légèreté et des nombreuses aventures loufoques, Christina Lauren aborde de plusieurs sujets importants dont les préjugés, la confiance en soi, la perception de la vie ainsi que du sens de la famille. J’ai aimé le fait que les deux écrivaines prennent l’initiative d’illustrer ces concepts à travers leur histoire. D’une certaine manière, cela nous rappelle ce qui est primordial dans notre existence.

Dans « L’anti-lune de miel », on fait la connaissance d’Olive, une jeune femme qui croit, dur comme fer, qu’elle est la malchance incarnée. Contrairement à sa sœur jumelle, qui obtient tout ce qu’elle souhaite. Alors qu’Olive assiste au mariage d’Ami, toutes les familles sont victime d’une intoxication alimentaire. Ne pouvant pas aller à sa lune de miel avec son mari, Ami charge sa sœur jumelle d’y aller à sa place. Pourtant, Olive n’ira pas seule… Effectivement, le garçon d’honneur et le frère aîné de Dane, le mari d’Ami, a également été épargné par cette situation. N’ayant pas d’autre choix, Ethan accompagnera Olive pour leur soi-disant lune de miel.

Le problème ? C’est que ces deux personnes se détestent. Pour la première fois de sa vie, la chance vient de tourner en sa faveur, laissera-t-elle Ethan gâché son voyage ? Ne pouvant modifier ce qui a été prévu, Olive prend la décision de le tolérer ou du moins d’essayer de l’éviter, mais plus facile à dire qu’à faire. Surtout que sous cette chaleur, la température risque fortement de grimper en flèche. Et si cette haine n’était qu’un quiproquo orchestré par une personne de leur entourage ?

DES PROTAGONISTES TOUT AUSSI DIFFÉRENTS QUE NATURELS…

Ethan et Olive sont comme chat et chien. Ils ne se ressemblent absolument pas et pourtant ils sont si fusionnels lorsqu’ils travaillent ensemble. Ethan est grognon et tout aussi pourvu d’un tempérament de cochon. Un vrai sale caractère peut-on dire… On devrait l’appeler Grincheux comme le nain dans « Blanche-Neige et les sept nains ». Rire. Mais, derrière ce masque se dissimule une personne attachante qui n’hésite pas à faire des blagues pour détendre l’atmosphère. Quant à Olive, c’est un individu sincère qui aime utiliser son propre humour pour donner une seconde chance à son présent, soit chômeuse et malchanceuse.

À propos de la plume d’écriture de ces deux auteures, elle est addictive tout en étant rempli de fraîcheur. Ne manquant pas de plaisanterie, « L’anti-lune de miel » est un feel-good qui m’a fait rire et plus d’une fois. Pour une première fois, je trouve que c’est un bon début. Je crois que je vais me laisser tenter par leurs autres récits. Une lecture simple et sans prise de tête, c’est une vrai bouffée d’air frais.

Cependant, je vous avoue qu’il y a quelques points qui m’ont un peu émoustillé ou du moins, que j’aurai voulu avoir dans le livre. En effet, durant les quarante-trois premières pages, l’action ne se semblait pas montrer le bout de son nez. Et lorsque l’élément déclencheur est arrivé, je n’ai pas pu m’empêcher de crier un « enfin » à voix haute. Quoi d’autres ? Ah, oui… Avoir plus de chapitres du point de vue d’Ethan aurait été fort agréable. J’aurai aimé connaître ses pensées les plus intimes en ce qui concerne le voyage et sa relation avec Olive.

Un dernier mot ?

En somme, « L’anti-lune de miel » est une belle découverte, malgré ses petits pépins de pomme. Grâce aux yeux d’Olive, j’ai été envoyé au cœur de Maui en Hawaï. Une œuvre littéraire écrite à quatre mains, elles forment un chouette duo. J’ai passé un excellent moment en compagnie de ces interlocuteurs, sans aucun doute, je ne regrette aucunement de m’être aventurer sur ce terrain. Ethan et Olive avait une belle dynamique, chacun complétait l’autre par le biais de leur imperfection. J’avoue avoir ressenti un petit pincement quand j’ai tourné la dernière page. « L’anti-lune de miel » est une comédie romantique qui, à mes yeux, peut être représenter comme une bonne pointe de gâteau empli de crémage. Il va de soi que je vous conseille cette histoire, j’espère qu’elle vous plaira. Pour ma part, je compte bien découvrir les autres romans de Christina Lauren.

#Sara

Chronique sur The Ancient Magus Bride tome 7 de Koré Yamazaki

The Ancient Magus Bride tome 7

Note : 8,5/10

« Elias… je pense que vous devez ressentir de la jalousie ou quelque chose qui s’en approche… Moi-même, il m’arrive d’être jalouse ou envieuse… je me dis « pourquoi je n’ai pas ça, moi ? » Mais ça ne sert à rien d’en vouloir aux autres pour ce qui nous fait défaut… à part nous rendre encore plus tristes. De toute façon, on ne pourra jamais devenir cet autre qui nous rend jaloux. Il ne faut pas se comparer aux gens mais s’accommoder de ce que l’on est. Vous comprenez ? »

Chisé

Résumé : « Face à Chisé, qui s’est fait sa première amie “normale” et commence à changer, Elias est envahi par un sentiment qu’il ne s’explique pas. Alors qu’ils évoluent tous deux, chacun de leur côté, et que le sorcier a peur de voir s’éloigner sa disciple, Cartaphilus s’en prend cette fois-ci à Lindel en envoyant des braconniers au pays des dragons. Quel est l’objectif du magicien errant condamné à la souffrance éternelle ? »

Mon Avis

Il semblerait que je n’ai pas résisté longtemps, il faut dire que l’histoire et les protagonistes principaux et secondaires me manquaient beaucoup. Cela a été vraiment de me replonger dans la saga « The Ancient Magus Bride ».

DÉCOUVERTE DE L’UNIVERS DES MAGICIENS…

Tout en peaufinant la relation amicale et amoureuse de Chisé et Elias, Koré Yamazaki continue de nous emporter au cœur d’une autre problématique. Une enquête qui concerne les dragons. Pour ce faire, la mangaka nous apporte de nouveaux éléments, ce qui, par conséquent, fait en sorte que cet opus soit riche en informations. De plus, Koré Yamazaki met l’accent sur le Collège, une organisation qui aide à la préservation et à l’expansion de la magie tout en offrant aux élèves un endroit sûr où ils peuvent apprendre et comprendre ce monde qui leur est totalement inconnu, ainsi que Renfred et Alice, deux magiciens qui utilisent leur capacité comme chercheur. Cependant, étant branché sur le canal des humains et en utilisant la science pour manier leur magie et expliquer leur hypothèse, ils sont fortement tendances à utiliser tout et n’importe quoi comme un cobaye (tel que les Slay Vega).

Dans le septième tome de « The Ancient Magus Bride », on retrouve Chisé et le sorcier Elias Ainsworth qui, à la suite de ce qui s’est déroulé à la fin du livre précédant, voient leur relation s’approfondir tout en se compliquant. Pourtant, l’heure n’est pas au sentimentaliste… Cartaphilus est de retour et il est à la recherche de nouveaux matériaux. Pour régler son problème, il a jeté son dévolu sur de jeunes dragons. Parallèlement à cela, Chisé et Elias sont sollicités par les membres du Collège afin de chercher les dragonneaux qui ont été capturés. Après quelques recherches, le groupe se rend compte qu’un des dragons a été mis aux enchères. Ainsi, afin de le sauver, les sorciers et les magiciens n’auront pas d’autre choix que de laisser leur différent de côté s’ils veulent collaborer. Chisé revient dans cet environnement où tout a commencé, soit le lieu de la vente aux enchères, pour acheter le dragon et le ramener chez lui.

Malheureusement, comme à son habitude, la jeune adolescente préfère apporter son aide aux autres humains et aux créatures, plutôt que de faire attention à sa santé fragile. Et si cette fois-ci, c’était le sacrifice de trop ? Pourquoi Cartaphilus a décidé de revenir dans leur quotidien ? Que veut-il ? Quels sont ses plans ? Et pour quelle raison est-il si connecté à Chisé ?

UNE PLUS GRANDE ÉVOLUTION PSYCHOLOGIQUE…

J’ai bien aimé le fait que Chisé prenne plus d’assurance. Qu’elle arrive à mettre son pied à terre lorsqu’elle veut prendre la parole ou quand elle est en désaccord. En effet, auparavant la jeune adolescente était fermée sur elle-même et paraissait sans vie, comme si elle souhaite mourir de tout son cœur… Mais, ça, c’était avant sa rencontre avec l’Enfant de Thorn, soit Elias Ainsworth. Puis, au fur et à mesure qu’elle passait du temps avec lui à voyager et à découvrir de nouvelles choses, Chisé a commencé à s’ouvrir aux autres. À leur donner un coup de main lorsqu’ils avaient besoin d’elle et à les écouter. D’après moi, grâce à leur contact et à celui d’Elias, la Slay Vega s’est métamorphosée. Disons, qu’elle est plus en vie. Cependant, Chisé a toujours cette manie de se mettre en danger et d’agir sans réfléchir, malgré son épanouissement émotionnel.

Ayant encore gardé son côté suicidaire, la jeune adolescente de quinze ans n’hésite pas à se mettre dans des situations périlleuses où son existence est rudement mise en danger… Cette partie d’elle-même est toujours aussi présente, pourtant celle-ci n’est plus gouverné par la solitude, comme elle était antérieurement. Effectivement, la raison est tout simplement parce que Chisé s’est fait de nouveaux amis et qu’elle a fait plusieurs altercations qui l’ont marquée. Néanmoins, si on se place du point de vue de la Slay Vega, ce n’est pas suffisant. C’est comme si elle cherchait, sans relâche, la prise de conscience qui la tiendra en vie pour toujours. Je ne vous cacherai pas que son développement psychologique est fascinant.

En ce qui concerne la mangaka, elle parvient toujours, à travers ses dessins, à me captiver. Les détails sont renversants. Sans parler des expressions du grand sorcier, avec sa tête d’os, cela ne doit pas être du gâteau. Je suis tellement habitué à voir une figure inexpressive que lorsque j’ai vu des démonstrations de langage, j’ai été quelque peu perturbé. Rire.

Un dernier mot ?

En définitive, ce septième tome de la série « The Ancient Magus Bride » est plus axé sur les magiciens et sur cette autre mission qui concerne les dragons. D’après moi, ces informations et la conclusion du manga est un avant-goût du nouvel arc à venir. Des graphiques toujours aussi géniaux. En soi, c’est un bon opus, il est plus axé sur les relations de Chisé, que ce soient les magiciens ou les êtres surnaturels. En dépit des longueurs ici et là, je ne me lasse pas de cette saga japonaise. Je suis toujours aussi fan de Chisé, Elias et tout ce qui compose cet univers fantastique. Maintenant que j’y pense, cela me donne pratiquement envie de revoir, pour la je-ne-sais combien de fois, l’anime. Il va de soi que je vous conseille « The Ancient Magus Bride », j’espère que ça vous plaira.

#Sara

 

Chronique sur Sex, fun and rock’n’roll de Katja Lasan

Sex, fun and rock'n'roll

Note : 9/10

« Moi, je suis un solitaire. J’aime pas m’attacher, ça me fout la trouille. J’ai peur de perdre ceux que j’aime. C’est pour cette raison que je refuse d’habiter avec Pierre et Rose.

Je me protège constamment. Je me renferme beaucoup et de toute façon, la compagnie des autres, elle m’emmerde. J’aime pas parler, surtout pas de moi. »

Fred

Résumé : « Avant de devenir Gueule d’ange, leader charismatique et déjanté du groupe de rock Dark Moon, Fred était un ado – presque – comme les autres… »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaleureusement les Éditions Cyplog, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

N’ayant jamais bouquiné la plume d’écriture de Katja Lasan, j’ai été plus qu’heureuse de découvrir la version miniature de Fred Pelletier, alias Gueule d’ange. Quel plaisir de lire cette tranche de vie. Sans compter que je n’ai jamais eu la chance d’entrevoir la première version de cette même histoire. En soi, je préfère « Sex, fun et rock’n’roll ». Ce prequel nous permet de comprendre comment les événements et les relations ont fait de sa vie ce qu’elle est devenu dans la duologie de « Gueule d’ange ».

UN VOYAGE AU CŒUR DU ROCK’N’ROLL…

Grâce à la notation et à l’univers imaginatif de Katja Lasan, j’ai pu me plonger dans les années avant où le rock était le champ musical de prédilection. Je pense notamment à Nirvana ou encore les Beatles. Tout en bouquinant ma lecture, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller écouter la mélodie qui se caractérisait après chaque chapitre. Vraiment génial !

Dans « Sex, fun and rock’n’roll », on fait la connaissance de Fred Pelletier, à l’âge de seize ans, lors de ces vacances d’été jusqu’à sa rentrée dans son nouvel établissement scolaire. De plus, nous assistons également à son altercation avec Mike. Ayant subi un terrible événement lors de son enfance, Fred nous fait découvrir les vestiges de son adolescence tout comme les blessures psychologiques que lui ont infligés sa jeunesse. À travers sa perception, on y voit sa manière de vivre et de réflexion. Tout comme ses passions : le chant, la guitare et le violon. Ainsi, son amitié avec Elsa et la stabilité que leur offre Pierre et Rose sont les choses les plus importantes de sa vie. Des moments d’affection et de tristesse, des images qui prennent tout leur sens.

Alors, par le biais de ses yeux, on comprend que l’amour a une signification particulière pour lui. Malgré le fait que Fred vit son existence à 300km/h, sans jamais s’arrêter une seule fois, il essaie tout de même de combattre ses propres démons. Possédant une maturité et une intelligence plus spéciale que les jeunes de son âge, Fred possède une coquille qui empêche les autres individus d’entrer dans son quotidien. Le meilleur moyen pour lui de ne plus être bouleverser par leur perte ou leur départ. Et si ces souvenirs de vacances n’étaient pas le fruit du hasard ? Une coïncidence ? Et si le destin avait décidé de mettre sur son chemin, lors de ses seize ans, celle qui chamboulera plus tard toute sa routine de A à Z ?

DES PROTAGONISTES ATTACHANTS AVEC UN BRIN DE FOLIE…

Fred, Elsa, Pierre, Rose ainsi que tout les autres ont tous un petit je-ne-sais-quoi qu’il ait impossible à oublier. En dépit de l’esprit torturé de certains, ceux-ci restent tout de même intéressants et à la fois fascinants. L’écrivaine est parvenue à me transporter aux côtés des interlocuteurs. À vivre cette aventure auprès d’eux. De véritables passionnés de la musique classique et du rock !

Concernant le style d’écriture de Katja Lasan, je l’ai trouvé coulant et agréable. « Sex, fun and rock’n’roll » est une histoire captivante toute en étant rempli de fraîcheur. Dynamique, ce roman a le rythme dans la peau ou du moins dans le contexte. Rire. Je ne vous cacherai pas que l’auteure manie parfaitement l’art des mots. Dès les premières pages, j’ai été propulsé dans les années folles de Fred Pelletier où sa personnalité est plus cynique et agressive. Toutefois, il est possible de voir, qu’à certains instants, cet ado déjanté démontre des sentiments pour les personnes qui comptent réellement à ses yeux.

Un dernier mot ?

En somme, « Sex, fun and rock’n’roll » est une belle œuvre littéraire qui m’a fait vibrer. Je vous avoue que j’aimerais beaucoup lire le premier et second tome de « Gueule d’ange ». J’ai partagé un bon moment en compagnie de cette bande. J’ai été conquise par la calligraphie, les personnages qui ne cessent de prendre plus en plus d’ampleur et ce monde de la musique. Fred est un individu parfait qui se caractérise par ses multiples imperfections. Personnellement, c’est ce qui le rend attrayant à mes yeux. Il va de soi que je vous recommande ce bonus de 170 pages, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Entrez au cœur du passé de celui que l’on surnommera Gueule d’ange.

#Sara