Chronique sur Prise au piège : Au premier regard de Lola Berelle

Prise au piège

Note : 10/10

« Will : Impossible, une promesse est une promesse. Dans une semaine, je t’embarque à une fête.

Quoi ? Mais il est sérieux lui ! Jamais je ne me rendrai à une soirée débile avec lui.

Léa : Je ne pourrai pas être là.

Will : Qu’est-ce qui est plus important que d’être avec le mec le plus canon de la Terre ?

Léa : Ah ouais ! Rien que ça. Tu as un grave problème d’ego, mon gars.

Will : Je sais, j’assume. C’est quoi ce truc hyper primordial ?

Léa : C’est le jour où mon poisson rouge a natation synchronisée et c’est la répétition en costume. Tu vois je ne peux vraiment pas t’accompagner.

La réponse se fait attendre, comme elle ne vient pas, j’en déduis qu’il abandonne. Tellement simple que j’en suis presque déçu.

Je retourne à mon livre. En pleine lecture d’un passage plus que hot, mon téléphone sonne, je sursaute.

Will : Putain t’es fada, j’ai craché mon soda. Il y en avait partout dans le lit, j’ai dû trouver des draps à 2h du mat.

Léa : Première fois que tu les changes depuis le début de l’année. Bravo Champion !

Will : Appelle-moi encore Champion, ça m’excite. »

Léa & Will

Résumé : « La vie de Léa a beaucoup changé au cours des quatre dernières années. Elle évolue dans un monde qui lui était étranger. Accompagnée de ses deux amies, elle s’apprête à faire sa rentrée dans la faculté la plus en vue de la côte. Son petit amis, ses amies, sa famille, tout semble parfait. Pourtant, il lui manque quelque chose, mais quoi ? Un simple regard va répondre à cette question. »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie Lola Berelle pour l’envoi du service presse ainsi que de sa confiance en moi et en mon blogue.

Il faut que vous sachiez que je n’ai jamais découvert la calligraphie et le monde imaginatif de Lola Berelle. Donc, « Prise au piège : Au premier regard » a été ma première fois. En toute franchise, je n’ai pas été déçu, j’ai bien aimé bouquiner cette lecture. Dès les premières pages, j’ai été captivé par le tempérament de chacun des interlocuteurs tout comme de leur esprit vif.

DES SUJETS PEU ABORDÉS…

Lola Berelle a pris le soin d’y plonger plusieurs thématiques essentielles. Du genre que l’on ne voit pas souvent dans les récits. J’ai adoré le fait que l’écrivaine prenne le temps d’écrire la descente en enfer d’une personne lorsqu’elle perd un individu cher à son coeur tout comme sa reconstruction de soi. Également, j’ai bien aimé que l’on tourne autour de la violence conjugale. Peu présente si vous voulez mon avis. 

Dans « Prise au piège : Au premier regard », on fait la connaissance de Léa, une jeune femme de dix-neuf ans dont la vie a brusquement changé du tout au tout, il y a quelques années plus tôt. N’ayant pas d’autre choix que de faire face à cette réalité, elle s’adapte comme elle le peut. Par chance, Léa peut compter sur ses deux meilleures amies, Céline et Océane. Étant de nature réservée, Léa n’aime pas attirer l’attention sur elle. En effet, la jeune femme privilégie la lecture d’un bon livre à une fête rempli d’alcool et d’étudiants. Inscrites toutes les trois dans une faculté prestigieuse, elles vont y faire leur entrée tout en essayant de ne pas faire trop de folies. Pour Léa, c’est une autre histoire. La plupart des étudiants qui vont dans cet établissement sont pourvu d’argent et de réputation, tout le contraire de ce qu’elle possède.

Sa seule préoccupation ? Devenir le nouveau jouet de tous les individus présents dans la faculté. Ce n’est pas facile de s’ouvrir aux autres alors que seul leur regard nous inspire de la crainte. Lorsque ses yeux rencontrent ceux de William, le capitaine de l’équipe de foot et le garçon le plus populaire de l’institution, elle ressent aussitôt une attirance. Ne voulant pas paraître comme ces filles qui fondent sur sa bouche et dans son lit, Léa préfère se tenir à distance de cette tentation à l’état pur. Pourtant, comment y arriver quand ses parents tout comme ceux de Will ont pris la décision de comploter dans leur dos pour qu’ils puissent se rapprocher. Au fil de leur altercation, Léa commence à s’ouvrir naturellement à lui et à ressentir de fortes émotions. Cependant, cela ne semble pas réciproque… Pourquoi ? Et si c’était le passé de Will qui l’empêchait d’explorer cette première chose qui lui fait du bien depuis ce tragique événement ? Léa parviendra-t-elle à craquer peu à peu cette carapace sans s’y brûler ?

DES MOMENTS À MOURIR DE RIRE…

WAHOU ! Après chaque instant d’éclat de plaisanterie, j’ai dû reprendre ma respiration avant de continuer à lire. La gaieté est à son apogée. Les piques et les petites phrases coquines de Léa et Will, les sensuels dragueurs invertébrés Océane et Henri, l’alter-ego masculin de la jeune tête de flamme… Quoi dire de plus ? Quand les passages mettent en lumière un de ceux-là, le roman ne peut tourner en dérision. Rire.

Concernant la plume d’écriture de Lola Berelle, elle est exquise et remplie de fluidité. Une histoire touchante qui nous plante une flèche en plein cœur. « Prise au piège : Au premier regard » nous montre que quelque fois le passé de certaines personnes n’est pas toujours rose bonbon, comme on l’espère. À travers les mots de Lola Berelle, j’ai été plongé au cœur du milieu universitaire, mon environnement naturel en ce moment même. J’ai aimé me rappeler de ces détails, cela me prouve qu’étudier en personne à l’université me manque affreusement.

Au niveau des protagonistes secondaires, ceux-ci apportent une touche d’humour à l’histoire, que ce soit par leur action ou leur parole. Une chose est sûre, c’est que lorsqu’ils se laissent aller… Ça peut terminer en une vraie rigolade. Rire. D’autant plus qu’ils sont très importants, car ils permettent au contenu de se développer en un je-ne-sais-quoi de plus intense.

Un dernier mot ?

Finalement, « Prise au piège : Au premier regard » est une lecture qui m’a fait rire, sourire et mise en colère. Ne voulant pas les quitter, j’aurai voulu lire quelques pages de plus. Honnêtement, je ne regrette pas d’avoir découvert cette auteure, parce que j’ai passé un excellent moment en compagnie de tous ces personnages et leurs délires émotionnels. Pour ma part, je me suis vite attaché à Léa, alias Blondinette, on se ressemble sur divers points dont notre tempérament introverti, l’envie de rester au chaud à la maison plutôt que d’aller faire la fête et la lecture. Il va de soi que je vous conseille « Prise au piège : Au premier regard », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Sur ce, je souhaite retrouver un des mondes littéraires l’écrivaine, qui sait ? J’aurai peut-être de nouveau la chance de bouquiner ses écrits.

#Sara

Chronique sur Sur mon 31 d’Annie Lambert

Sur mon 31

Note : 9/10

« Dans mon bureau, une pile de dossiers non réglés fait office de centre de table sur mon poste de travail trop moderne pour l’ambiance. Sous mes pieds, un épais tapis défraîchi recouvre le sol, et les rideaux foncés rapetissent la pièce aux couleurs ternes. Il n’y a pas à dire : le décor donne envie de vomir ou de mourir, c’est selon.

Avec tout le poids de ma déprime actuelle, que j’ose espérer temporaire, je me laisse choir dans mon fauteuil de cuirette noir et je prends une gorgée de mon café devenu froid. Au moment où je dépose ma tasse et que je daigne songer à me mettre au travail, ma porte s’ouvre à la volée sur une Scarlett beaucoup trop pimpante pour mon humeur. Scarlett est mon bras droit, mon prolongement, ma caféine, mon relaxant et ma psy tout à la fois… Bref, mon adjointe. »

Victoria

Résumé : « À trente et un ans, j’ai l’horloge biologique qui sonne dans le tapis ! Le problème ? L’homme avec qui je partage ma vie refuse de s’engager dans mon projet d’avoir un enfant. Résultat ? Je le plaque. Suis-je plus avancée ? Pas vraiment.

Heureusement que j’ai des amies qui ont mon bonheur à cour ! Pour mon retour sur le marché, elles ont mis le paquet ! Caro, Anne et Josée m’organisent trente et une dates en trente et un jours. Mon mois de juillet s’annonce occupé… et pas mal chaud !

Armée du kit de la parfaite dragueuse offert par les filles (qui inclut des menottes ?!?), je me sens prête à rencontrer tous les spécimens qui rempliront mon calendrier. Mais est-ce que ce Défi 31 me permettra réellement de trouver l’homme qui comblera mon désir d’être mère ? Ça reste à voir ! »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Communications Julie Lamoureux et les Éditions de Mortagne, mes partenaires littéraires, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Ça y est, je le dis tout haut. Je suis tombé sous le charme de l’univers cocasse et coloré d’Annie Lambert. Des situations à mourir de rire, que ce soit un tête-à-tête en amoureux ou une sortie entre filles. De la chick-lit à l’état pur. Rire. N’ayant jamais découvert la calligraphie de l’écrivaine, je ne savais pas à quoi m’attendre. Cependant, la curiosité a eu raison de moi et aussitôt commencé, aussitôt fini.

DES RENDEZ-VOUS, DES LEÇONS À RETENIR…

Ce que j’ai aimé au fil de ma lecture, c’est de découvrir certaines morales importantes de la vie. D’autant plus que l’héroïne en apprend un peu plus sur elle au fur et à mesure. Lorsque je parle de mœurs, je pense surtout au fait que notre existence est plus court que ce que l’on pense et au fait qu’il faut profiter pleinement des moments qu’il nous reste avec les personnes que l’on aime. C’était agréable de retrouver cette mentalité !

Dans « Sur mon 31 », on fait la connaissance de Victoria, une jeune femme de trente-un ans qui souhaite avoir un enfant juste à elle. Malheureusement, son amoureux ne souhaite ni se marier ni avoir bébé. À force de lui lancer des perches de gauche à droite, Victoria lui pose un ultimatum : elle tombe enceinte ou leur relation, de dix ans, se conclut brusquement. N’ayant pas la réponse espérée, la jeune femme quitte son copain afin de poursuivre son rêve, seule. Triste et en colère de refaire sa vie à partir de presque rien, ses amies prennent la décision de lui remonter le moral en organisant une activité. Un projet assez audacieux et séduisant : rencontrer trente-un homme en trente-un jours.

Prudente, Victoria décide tout de même de se prête au jeu. Au fil des jours, la jeune femme rencontre des hommes tout aussi différents les uns des autres. Certaines de ces altercations la marqueront, à plusieurs reprises, au fer, à un point qu’elle se remettra en question sur quelques sujets qui concerne ses besoins, tendances et ses espérances. Trouvera-t-elle chaussure à son pied ? Et su finalement son cœur balançait entre deux hommes importants ?

UNE TOUCHE D’ANGLAIS À LA QUÉBÉCOIS…

Rire. Je ne vous cacherai pas que j’ai ri de bon cœur lorsque Victoria lançait les fameuses petites expressions québécoises. Surtout le moment où elle exprime qu’elle ne que connaît que « Yes, no, toaster ». La phrase typique que l’on utilise souvent. Pour ma part, je dis souvent que je connais que ces mots, puis j’arrête mon manège et je les aborde naturellement avec mon plus bel accent anglais. Il faut dire que lorsqu’on discute dans cette langue depuis qu’on est enfant, c’est facile de s’y replonger. Et oui, je suis bilingue ! Rire. Enfin, revenons à nos moutons. L’histoire. Ces expressions, soient « Hot, tabarnouche, checke, date, cruise… » (et j’en passe), représentent le jargon québécois emblématique. C’était très comique à bouquiner.

Relativement au style d’écriture de l’auteure, il est fluide et addictif. On se laisse facilement immerger au cœur de cette aventure haut en couleur. « Sur mon 31 » se savoure avec gourmandise. Ainsi, plus les pages défilent et plus on a envie de connaître l’avenir de l’héroïne. Au niveau de la conclusion, je ne m’attendais pas à cela… Disons que je pensais que le Roméo serait quelqu’un d’autre. Rire.

Un dernier mot ?

En somme, « Sur mon 31 » est une lecture légère et toute aussi captivante. C’était si intéressant que j’avais l’impression d’assister littéralement à la scène. J’avais la sensation de l’avoir devant mes yeux. Je vous avoue que quelques entrevues m’ont plus plu alors que d’autres me donnaient de l’urticaire. En autre, celle d’Albert, elle était si mignonne et touchante. Tandis que la rencontre de l’un était désagréable, je n’ai pas aimé la vision qu’il avait de la femme. Sans prise de tête, on vit au jour au jour aux côtés de Victoria. À travers ses yeux, on l’accompagne dans ses péripéties  Un chouette roman à se mettre sous la main. Il va de soi que je vous conseille « Sur mon 31 », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte bien me plonger dans « Bien roulée », une de ses sagas.

#Sara

Chronique sur Ce qui ne tue pas d’Emilie Turgeon

Ce qui ne tue pas

Note : 8,5/10

« Je bous de rage. Oui, de rage. Si j’étais morte, comme prévu, je n’aurais pas à affronter tout ça. Je ne reprendrais pas le cours de ma vie misérable. Je n’aurais pas à cacher le plus terrible secret… »

Lili

Résumé : « Lili, Frankie et Liz avaient élaboré le plan parfait : mourir tous ensemble, sans que les gens croient à un suicide. C’est du moins ce qu’ils pensaient. Mais ça ne s’est pas passé comme prévu…

Lili, elle, a survécu.

Après un long coma, elle se réveille à l’hôpital, où tout le monde crie au miracle. Mais pour l’adolescente, c’est un désastre. Elle n’est pas morte comme elle le voulait ! Et ses meilleurs amis sont partis, la laissant seule pour endurer cette vie qu’elle désirait tellement fuir. Pas facile de se battre pour recommencer à marcher quand ton seul souhait est d’en finir…

Lentement, Lili prend toutefois conscience que son geste a eu de graves répercussions sur les membres de sa famille. Méritaient-ils toute la peine qu’elle leur a fait endurer ? D’ailleurs, ses raisons de vouloir mourir étaient-elles valables ? Au-delà du rétablissement de son corps brisé, la jeune femme devra entreprendre une guérison beaucoup plus difficile. Celle de son esprit.

L’adolescence est une étape obligée, bien qu’éprouvante. Beaucoup de questions nous tiraillent, plusieurs personnes ne semblent exister que pour nous mener la vie dure. Et quand les choses empirent, on en vient parfois à envisager des solutions extrêmes, comme un pacte de suicide. Un appui extérieur aurait pu aider Lili à y voir clair afin d’éviter d’emprunter cette voie sans retour. »

Mon Avis

« Ce qui ne tue pas » est une histoire poignante et toute aussi percutante qui nous illustre les conséquences d’un suicide raté. C’est un lourd sujet et pourtant à certains moments, on peut y retrouver quelques soupçons d’humour. En toute franchise, cela apporte un peu de légèreté dans cet univers empli de ténèbres.

UNE CARICATURE PARFAITE DE l’ACTE MORTEL…

Emilie Turgeon dépeint d’une manière plus complète comment l’adolescence peut engendrer des souffrances plus que physique. Des tourmentes émotionnelles. Le fait de ne pas se sentir compris par les individus qui nous entourent, être exclu… À force de percevoir ces impressions, un mal-être se créer et ne cesse de grandir. Selon moi, l’auteure a bien décrit cela. C’est une façon directe, effectivement, mais je préfère cela au néant total. Celle-ci montre aux adolescents et aux adultes les séquelles que peuvent occasionner une telle action, que ce soit chez la personne concernée ou l’entourage.

Dans « Ce qui ne tue pas », on fait la connaissance de Lili, qui suite après avoir conclu un pacte de suicide avec Frankie et Liz, ces deux meilleurs amis, se réveille à l’hôpital entouré de sa famille et des membres de l’établissement de santé. Dès qu’elle se rend compte de la situation, Lili prend conscience que sa tentative n’a pas fonctionné et que Frankie et Liz sont morts. Ne pouvant pas dire la vérité sur la raison du pourquoi ils ont pris la décision de faire appel au pacte du suicide, la jeune femme n’a pas d’autre choix que de mentir à ses proches. Mais, comment y arriver, alors que son seul désir est de mourir. Quitter cette vie dont elle ne souhaite plus faire partie. Ainsi, plus elle passe du temps avec sa famille et plus elle envisage la voie de la guérison. Sur ce même chemin, Lili tombe amoureuse de Tom, son physiothérapeute, et si ces moments de bonheur qu’elle passe avec lui étaient ce qui l’empêchait de perdre tout contact avec la vie ?

UN RETOUR EN ARRIÈRE…

Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’est que l’auteure a posée des flash-backs ici et là. Étant intéressants à bouquiner, ceux-ci nous permettent de comprendre les situations et les causes de ce pacte de suicide. En effet, ils nous montrent comment elle et ses amis ont envisagés cette telle extrémité.

Concernant la plume d’écriture d’Emilie Turgeon, elle est coulante et délectable à bouquiner. J’ai aimé suivre le parcours de Lili en commençant par le suicide pour se diriger ensuite vers sa réhabilitation, en passant par des flash-backs. Sans aucun doute ce récit est riche en émotions, de celles qui vient nous chercher droit en plein cœur.

Un dernier mot ?

En définitive, « Ce qui ne tue pas » est un roman touchant qui nous pousse à réfléchir. Difficile à aborder, l’écrivaine y parvient avec brio tout y allant avec tact. Je ne vous cacherai pas que j’ai versé quelques larmes, il faut dire que son parcours n’est pas de tout repos. Je suis passé également par plusieurs sensations. Une belle calligraphie qui démontre la réalité de la situation ainsi que des nombreuses conséquences du suicide. Il va de soi que je vous recommande ce livre, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte bien découvrir la suite, soit « Le poids du mensonge ».

#Sara

Chronique sur Wild Rush tome 2 : Heaven Sign de Mychele S.

Heaven Sign

Note : 13/10

« – Parce que je refuse que quiconque puisse te considérer comme une groupie avec qui j’aurais une aventure sans importance. Parce que tu es plus… tellement plus, Josie. »

Logan

Résumé : « Longtemps, Logan Carson a cru que son existence ne serait que musique et femmes. Mais le destin va se charger de chambouler l’univers du chanteur.

Sans qu’il s’en aperçoive, il aura suffi d’un instant pour que tout bascule.

Après la tragédie qui les a séparés, et des mois de silence et d’absence, Logan sera-t-il en mesure de laisser Josie réinvestir sa vie ?

Il ne peut que s’y résoudre, car désormais tout a changé.

Pourtant, dans ce monde où le succès de Wild Rush va grandissant, leur histoire semble vouée à l’échec avant même d’avoir pu éclore…

Car le passé pourrait bien devenir l’ombre de leur avenir. »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaleureusement Mychele S, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de sa confiance en moi et en mon blogue.

Ayant bouquiné « Heavenly Illusion », le premier tome de la saga « Wild Rush », je suis plus contente d’avoir eu la chance de découvrir l’histoire de Josie et Logan. En effet, le livre originel m’avait fait tomber de ma chaise tellement que je n’y croyais pas. « Heaven Sign » est un récit écrit sous les notes musicales du firmament. J’ai ADORÉ chaque heure, minute et seconde.

UN MÉLODIE AU CŒUR DE LEUR TOURMENTE ÉMOTIONNELLE…

Josie et Logan ont tant vécu et tout aussi éprouvé. Avec tous ces nombreuses péripéties, larmes, presque crises cardiaques… Je ne vous cacherai pas que mon cœur a été mis, plusieurs fois, en état de choc. Mychele S. m’a CARRÉMENT torturé l’esprit, soit mes liaisons nerveuses et ma patience (elle n’est déjà pas assez longue). D’autant plus que lors de cette lecture, mon organe vital a été malmené. L’écrivaine nous illustre des thématiques emplies de lumière comme l’amour, l’espoir, la seconde chance… Rien de plus beau ! Et je ne vous parle pas de la page couverture, elle est si tendre et parfaite.

Dans « Heaven Sign », on fait la connaissance de Josie, la cousine de Lara (héroïne du premier opus), une jeune maman qui s’efforce de subvenir aux besoins de sa fillette tout en rejoignant les deux bouts. Plus facile à dire qu’à faire, surtout lorsqu’on est mère célibataire. Comprimé entre les lourds endettements qui ne cessent de s’accumuler, son emploi, un ex-mari pas facile à vivre, un homme qui ne sait pas ce que signifie le mot « non » et sa petite fille, Josie ne sait définitivement pas où donner de la tête. Épuisé par cette existence qui l’étouffe, la jeune femme serait prête à tout quitter et fuir tout cela avec sa fillette. Cependant, ça c’était avant qu’elle se rende compte qu’il était de dévoiler la vérité à une certaine personne. Logan Carson.

Avec une vie trépidante comme la sienne, le membre des Wild Rush prendra-t-il le risque de laisser entrer ces deux jeunes femmes dans son quotidien ? Passeront-elles avant tout le reste ? Alors qu’elles commencent à tourner de plus en plus autour de son système solaire, voilà que le danger semble se rapprocher de plus en plus d’eux.

UNE MAGISTRALE ÉVOLUTION PSYCHOLOGIQUE…

Entre Logan et Josie, il y a eu du changement. Du travail. Définitivement, ils se sont littéralement métamorphosés en mieux encore. Au début de la saga, Logan est un homme à l’égo surdimensionné. Je vous avoue que j’avais souvent envie de le cuire sur le barbecue. Trop superficiel, aucune empathie et ne pensait qu’à sauter tout ce qui bouge. Un homme de ce genre ne méritait pas mon attention… Mais, ça c’était avant que je le retrouve dans « Heaven Sign ». Il est devenu si mature et à la fois réfléchi. Logan pense sans cesse aux autres avant de s’envisager lui-même. Qui saurait cru qu’un fêtard aux blagues douteuses allait se transformer en une personne dont la concentration est canalisée à l’aide d’une grande maîtrise de soi.

Quant à Josie, elle est devenue une femme forte. Un individu qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, mais qui cache également une certaine sensibilité, aussi fragile soit-elle. Plus rien ne compte mis à part ce petit trésor qu’elle a reçu en cadeau. Sa vie appartient totalement à sa fille. Malgré le fait qu’elle parvient à peine à maintenir la tête hors de l’eau, elle essaie tout de même de garder toutes ces forces pour les besoins de son enfant. J’ai trouvé cela adorable !

En ce qui concerne le style d’écriture de l’écrivaine, il est toujours aussi addictif et coulant que les romans précédents. Délicat. Une fois encore, Mychele S. nous démontre à quel point elle possède un talent sans fin. À travers ses mots, elle nous plonge dans une superbe histoire aux multiples émotions. En effet, l’auteure nous fait vivre une montagne de sensations psychologiques. À la hauteur de « Heavenly Illusion », cette suite est aussi déchirante que le premier tome.

Un dernier mot ?

Finalement, « Heaven Sign » est une œuvre littéraire qui est à la hauteur de son grand frère. De nouveau, l’auteure est parvenue à conquérir mon cœur. Un coup de foudre. Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai très hâte de découvrir ce que l’avenir, alias Mychele, réserve pour Chris. À l’aide de sa mélodieuse calligraphie, elle a réussi à me faire vibrer d’impressions. J’ai passé un excellent moment en compagnie de Josie, Logan et de tous les interlocuteurs. Dès les premiers instants, on entre directement dans le vif du sujet. Néanmoins, avant de débuter « Heaven Sign », veillez à bouquiner « Heavenly Illusion ». Il va sans dire que je vous conseille fortement ce récit, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Biker Girls tome 1 : Biker Baby écrit par Audrey Carlan

Biker Babe

Note : 6,5/10

« C’est la fin. Ouais, la fin de toutes les femmes que j’ai connues avant toi. C’est toi, c’est toi. Mon début et la fin. Je te veux. »

Rex

Résumé : « L’univers des bikers est ici parfaitement décrit, des personnalités fortes, des hommes et des femmes libres, mais aux valeurs immuables. Gare à ceux qui passent les limites.

Le premier tome, Biker Babe, nous plonge dans l’univers des bikers. Nous faisons connaissance avec un club de bikers de l’Oregon, dirigé d’une main de fer par Riot. Riot a une fille Shay, la prunelle de ses yeux, mais aussi dotée d’un gros caractère et la princesse des Hero’s Pride.

C’est l’histoire de Shay que nous allons suivre dans le premier opus de la série. Shay et son tout nouveau magasin d’articles pour bikers, Shay la passionnée au tempérament de feu. Son univers est bousculé par l’arrivée de Rex, transfuge du club des bikers de Californie. Il vient prendre la place de vice-président des Hero’s Pride. Grand, sexy et avide de liberté, Rex ne laissera pas Shay indifférente. Mais la loi des Hero’s Pride est sans appel, pas de fraternisation entre frères et sœurs… »

Mon Avis

Avant de commencer ma lecture, il faut que vous sachiez que c’est l’univers des bikers et le nom de l’auteure qui a attiré mon regard. En effet, ayant adoré « Calendar Girl » et quelques exemplaires de « International Guy », j’ai voulu renouveler ma chance. Toutefois, après avoir tourné la dernière page, je dois vous dire que ce roman m’a laissé perplexe.

Malheureusement, ce n’est pas un coup de cœur. Je n’ai définitivement pas ressenti la même étincelle que j’avais perçu lorsque j’ai posé mon attention sur ces premières séries. En outre, plusieurs détails m’ont fait lever les yeux au ciel et m’ont assez révulsé. Je ne vous cacherai pas que j’avais une grosse envie de laisser tomber. Et ce ne sont pas les occasions qui manquaient… Cependant, je ne l’ai pas fait, grâce à certains petits éléments précis.

MANQUE DE CONTEXTE, PROFUSION DE SCÈNES ÉROTIQUES…

Okay… ? C’est ce mot qui est sorti de ma bouche lorsque je me suis rendu compte qu’il manquait énormément de jus et de viande. Comment dire… Disons que les rebondissements et les explosions d’actions ont été oubliées. Moi qui suis une grande adepte de l’univers des bikers, j’ai l’impression que l’écrivaine a retiré l’essence de ce qui faisait d’eux des originaux. Sans aucun doute, Audrey Carlan a mal ou du moins n’a pas SUFFISANT exploité tout ce qui entoure ce monde addictif.

Quant aux moments torrides, j’ai cru que jamais j’allais m’en sortir. Il y en avait beaucoup trop. Et trop de sexe, tue le sexe, non ? Personnellement, je crois au coup de foudre, mais pour Rex et Shay, c’était rapide et brutal. Au lieu d’écrire un livre de 157 pages, elle aurait dû prendre le temps de développer leur relation, de mettre moins de phrases crues et d’approfondir l’univers des bikers en y ajoutant du danger.

Dans le premier tome de « Biker Girls », on fait la connaissance de Shay, la fille du président des Hero’s Pride, la princesse du club et donc la seule que personne ne peut toucher. Rêvant de prendre son envol afin de vivre de ses propres ailes, Shay prend la décision d’ouvrir une boutique entièrement consacrée aux bikers. Plus qu’heureuse de cette nouvelle aventure, Shay va voir sa vie basculer lorsque Rex, le vice-président du club, va venir faire son apparition. L’attirance est aussitôt immédiate. Alors qu’elle ne s’intéressait à aucun homme, Shay se voit, pour la première fois, forcer de respecter une règle fondamentale du club, soit de jamais entretenir une relation avec le motard. Arrivera-t-elle à respecter cette règlementation ? Et lui, saura-t-il se tenir à distance ? Ou fera-t-il se qu’il veut comme la plupart du temps ?

SANS PRISE DE TÊTE, SANS LE RESPECT DE LA FEMME…

« Biker Babe » est une lecture qui passe facilement et rapidement vu le nombre de feuilles qui composent ce récit. Néanmoins, ce que j’ai détesté au plus haut point est la manière dont les femmes sont traitées. Personnellement, je me suis habitué au fait que l’auteure caractérisait de fortes personnalités féminines au tempérament de feu. Audrey Carlan les mettait en avant et prônait également l’égalité homme/femme, ce qui est loin d’être similaire dans le premier opus de « Biker Girls ».

Relativement à la plume d’écriture de l’écrivaine, elle est agréable et coulante. Étant une petite histoire, je n’ai pas eu le temps de m’attacher aux personnages principaux et secondaires. En toute franchise, la double narration, la notation et l’interprétation d’un seul jet sont les seuls points positifs que j’ai trouvés…

Un dernier mot ?

En conclusion, « Biker Babe » est une œuvre littéraire qui m’a beaucoup touché au niveau de ma sensibilité en tant que femme. Si ce n’était pas de ces petits pépins, je crois que ce livre m’aurait plu beaucoup plus. En soi, l’idée de mettre en avant les femmes faisait partie d’un club de motards était assez génial, mais à peine que j’ai lu les premières pages que je reçois une gifle en pleine figure. Une calligraphie qui m’avait manqué et pourtant qui me laisse sur ma faim. Honnêtement, je ne sais pas si je vais bouquiner les autres romans de la collection. Je serai tenté de le faire, mais j’ai peur d’être de nouveau déçu. À vous de voir si vous voulez découvrir ce premier tome.

#Sara

 

Chronique sur Cabonga tome 1 : Éternel de Francesca Lo Dico

Cabonga tome 1

Note : 9/10

 « – Que veux-tu dire par je n’existe pas réellement ? murmurai-je, renversée

Il s’empressa de caresser ma main tendrement.

– Mon âme est morte depuis plusieurs…plusieurs années, Cassy.

Tout ce qu’il reste de moi maintenant, ce n’est qu’un voile de poussières dérisoire. Jamais je n’avais ressenti un tel désarroi. J’aurais aimé lui demander qu’il s’explique davantage, mais j’étais incapable de prononcer le moindre mot. »

Cassy & Oliver

 Résumé : « Une première année d’études universitaires se termine pour Cassy et ses amis. En vue de célébrer cette fin de session exténuante, ces jeunes Ontariens séjourneront deux semaines dans une pourvoirie, le Black Lake, située en plein coeur du réservoir Cabonga. Arrivés à destination, ils seront charmés par la beauté sauvage de l’endroit, mais la visite d’une étrange maison leur fera découvrir une autre facette des lieux.

Bouleversée par un rêve étrange fait la veille de son départ, Cassy finira par en comprendre le sens profond au moment où elle fera la rencontre d’Oliver. Sombre et mystérieux, il rôde dans ces maisons abandonnées, détenteur du mystère entourant l’origine véritable de ces vieux bâtiments. Cassy tombera sous l’emprise de sa beauté ensorcelante et de son charme irrésistible, mais sera tout aussi bouleversée lorsqu’elle apprendra la vérité sur son passé. L’amour saura-t-il adoucir les aventures éprouvantes et troublantes qu’elle devra traverser ? »

Mon Avis

Ayant été charmé par la couverture et le résumé, je n’ai pas pris une seule seconde pour me le procurer. Une histoire fantastique ? Des fantômes ? Des maisons hantées ? Un mythe ? Les origines de l’ancien peuple ? VENDU !

DÉCOUVERTE D’UNE LÉGENDE ET DES CULTURES AUTOCHTONES…

En soi, j’ai bien aimé l’univers de « Cabonga ». Francesca Lo Dico nous emporte au cœur du paranormal et des détails de l’époque des Premières Nations. Lorsque je dis cela, je pense surtout à la traite de fourrures. Juste le fait d’aborder, aussi minime soit-il, de ce sujet… L’auteure vient automatiquement gagner des points. Quant au folklore, celui-ci raconte des antécédents d’antan, qui à eux-seul, nous donne quelques petits frissons. Marquant, mais triste.

Dans le premier tome de « Cabonga », on fait la connaissance de Cassandra ainsi que de son groupe d’amis qui, après avoir réussi leur première année à l’université, décident de partir en vacances dans un endroit sauvage. Loin de la civilisation, la pourvoirie de la réserve Cabonga est un camp se trouvant en pleine forêt et à proximité d’un lac. Heureuse de faire partie de cette aventure, Cassy est plus ravie de profiter de ce lieu reculé pour se détendre et découvrir ce paysage féerique. Cependant, une fois arrivée sur place, la jeune femme est aussitôt attirée par ces deux maisons hantées dont les origines sont encore inconnues.

Ayant rêvé de ces établissements avant son départ, Cassy se demande quel est le lien entre ces images qu’elle a vu durant son sommeil et ces bâtisses abandonnées. Au même moment, elle fait une étrange altercation. En effet, Oliver, un garçon de dix-neuf ans au physique à la fois gothique et invraisemblable se dresse sur son chemin. Pourquoi les membres du Cabonga essaient par tous les moyens de cacher la véritable raison de ce camp ? Et lui, qui est-il ? Au fur et à mesure que Cassy passera du temps aux côtés d’Oliver ainsi que des travailleurs du lieu de vacances, elle fera des découvertes aussi inexplicables et troublantes, concernant tout ce qui touche de près et de loin à Cabonga et d’elle-même.

VIE TRADITIONNELLE ET RUSTIQUE DE LA CAMPAGNE…

J’ai été plus qu’ensorcelé par la beauté de la nature. Sans aucun doute, l’écrivaine prend le temps qu’il faut pour décrire en profusion les paysages qui composent le roman. Honnêtement, cela faisait du bien de se retrouver littéralement loin de la ville. Ce mode de vie est une redécouverte de ce qui nous entoure, qu’il soit vivant ou non. Je ne vous cacherai pas que je serai tenté d’aller à cet endroit, non pas pour les maisons hantées… Rire ! Mais, pour ce qui est présent sur place.

En ce qui concerne la plume d’écriture de Francesca Lo Dico, elle est fluide et agréable à bouquiner. En réalité, ce que j’aime de ce monde fantastique, c’est qui n’est pas similaire à celui que l’on voit dans les films ou autres. Tout à été entièrement créer de A à Z. À propos des personnages principaux et secondaires, ceux-ci sont intéressants à comprendre. On s’attache rapidement à eux. D’autant plus que nous avons l’impression de ressentir leurs émotions, quelques soient.

Évidemment, le début était un peu long. Disons que l’action mettait un peu de temps à prendre le flambeau. Relativement aux explications, celles-ci étaient nombreuses et défilaient sur plusieurs pages. Quant aux révélations, j’aurai aimé avoir plus de jus. Sinon à part cela, je n’ai rien à dire de plus. Dans tous les cas, ces petits pépins ne m’ont pas empêché de profiter pleinement de ma lecture.

Un dernier mot ?

En définitive, « Éternel » est une œuvre littéraire qui m’a plu du début jusqu’à la fin. Une trilogie prometteuse qui mérite toute notre attention. Malgré un enclenchement quelque peu difficile, j’ai bien aimé lire ce livre. Oliver et ses sautes d’humeur… J’étais estomaqué et quelque peu perplexe. Disons simplement que cette façade de lui a attiré ma curiosité. Une calligraphie aux multiples talents. Une lecture forte captivante qui m’a laissé sur ma faim. Adepte de récits fantastiques, le premier opus de « Cabonga » est pour vous. Il va de soi que je vous recommande cette histoire, j’espère qu’elle vous plaira.

#Sara

Chronique sur Yona, princesse de l’aube tome 1 de Mizuho Kusanagi

Yona, princesse de l'aube tome 1

Note : 8,5/10

« – Je ne pardonnerai jamais à Soo-won. Mais tout ce qui compte pour moi… C’est que vous viviez.

Pour la première fois depuis qu’on gravit cette montagne, vous avez bougé par vous-même pour aller chercher cet objet. Peu importe ce que c’est… L’essentiel… C’est que ça vous rattache à la vie. Même s’il s’agit… d’un sentiment dont vous ne parvenez pas encore à vous défaire. »

Hak

Résumé : « Yona, princesse du royaume de Kôka, a grandi dans l’insouciance, choyé par le roi et protégée par son garde du corps et ami d’enfance, le puissant guerrier, Hak. À l’approche de ses 16 ans, Yona est heureuse : son cousin et amour secret Soo-won, vient lui rendre visite pour célébrer son anniversaire. Mais, ce soir-là, une terrible tragédie survient et sa vie va être bouleversée à jamais ! »

Mon Avis

En toute franchise, c’est avec curiosité que je me suis plongé dans cette saga de mangas. En effet, ayant vu l’anime, un nombre incalculable de fois, j’ai voulu voir comment c’était de l’autre perception. Il faut dire que la page couverture n’est pas innocente non plus, c’est une vraie petite merveille.

Ayant voulu savoir la suite (oui, car il ne contient que vingt-quatre épisodes), je me suis laissé prendre au jeu et pas qu’un peu. Rire. Pour finir, ce n’était pas trop mal pour un début. L’action ne vient pas aussitôt, mais celle-ci se rapproche de plus en plus de l’histoire vers la moitié du livre.

UNE DÉTESTABLE ATTACHIANTE PSYCHOLOGIE…

Avant même de débuter le manga et l’anime, je me suis dit que l’héroïne serait une vraie cruche en manque de caractère. Une jeune adolescente égoïste et capricieuse, mon pire cauchemar. Toutefois, j’ai persévéré, car je sentais que cet univers me plairait. Qu’il me laisserait sans voix. Que je tomberai amoureuse de tout ce qu’il contient.

Au fur et à mesure que le premier opus avance, celui-ci laisse place à une jeune fille bichonné et mise en sureté qui se voit hâtivement plonger au cœur du monde extérieur ainsi que de ses défis physiques et émotionnels. D’après moi, cette épreuve et cette propulsion va permettre à la jeune adolescente de mûrir et d’atteindre son plein potentiel.

Dans le premier tome de « Yona, la princesse de l’aube », on fait la connaissance de cette jeune fille, âgée de quinze ans, aimée et choyée par tous les individus du château, surtout par son père. Entourée de plusieurs serviteurs, de Hak, son ami d’enfance et garde du corps, et de Soo-won, cousin et amour en secret, Yona ne pourrait pas demander mieux. Lors de son seizième anniversaire, des soldats infiltrent le château et le roi, son paternel, est tué devant ses yeux par la main de Soo-won. Contrainte de s’enfuir, au risque de se faire également abattre, elle n’a pas d’autre choix que de partir loin du château du dragon écarlate, le milieu dont elle est passé toute sa vie.

À partir de ce moment, Yona perd tout ses repères. En effet, étant totalement inconsciente de ce qu’il se déroule dans ce monde extérieur dont tout lui est inconnu, la jeune princesse sombre et éteint tout contact avec la réalité. Étant sous le choc, elle avance telle une poupée mécanique. Par chance, un de ses alliés est venu la secourir et n’a pas hésité une seule seconde à s’échapper avec elle. Hak parviendra-t-il à la protéger de tous les dangers ? Après cette nuit, Yona verra-t-elle les terres qu’ils l’entourent comme avant ? Survivra-t-elle à ce cauchemar ?

DE MAGNIFIQUES COUPS DE CRAYON…

Que ce soient les dessins, la couverture… Tout est si bien fait ! Mizuho Kusanagi est parvenu à faire des graphiques impeccables et raffinés. Les détails sont si bien faits que s’en est presque impossible. J’ai été subjugué dès les premières pages. Ils sont si expressifs. D’autant plus que la mangaka place les bases du récit à l’aide de plusieurs flashbacks, permettant ainsi de connaître la personnalité des personnages et l’enfance de Yona, Soo-won et Hak.

Un dernier mot ?

En définitive, le premier opus de « Yona, princesse de l’aube » laisse envisager une aventure prometteuse. Une intrigue fantastique dont la romance est mise en deuxième plan. Sans aucun doute, les personnages sont captivants et intéressants à découvrir au fil des pages, j’ai une belle préférence pour Yona et Hak. Un manga dont la royauté est mise en lumière. Un premier roman contenant certaines longueurs, pourtant nécessaire afin de comprendre les enjeux et les dangers. Riche en émotions, on se prend d’affection pour cette jeune princesse de seize ans. Il va de soi que je vous recommande ce manga, si vous êtes fan du genre fantastique et à la fois d’historique, ce petit bouquin est pour vous. J’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Tu vivras pour moi d’Elisabeth Tremblay

Tu vivras pour moi

Note : 12/10

 « – Tu as déjà pensé que la maladie était comme un orage dans ta vie, Alex ? Je veux dire… C’est un mauvais moment à passer parce que tu as peur. Que tu es convaincue que ça ne finira jamais et que ça peut juste aller plus mal. Tu t’imagines même que la mort t’attend peut-être dans le détour… Vaincre un cancer, ça doit être un peu comme survivre à la foudre, non ? Si tu t’en sors, je suis sûr que tu mords dans la vie comme jamais parce que tu connais sa valeur…

– Tu sais, j’aurai préféré apprendre la valeur de la vie autrement… Me semble que c’est cher payé…

– Je sais. C’est ce que je trouve aussi… Surtout que je risque de ne pas m’en sortir… »

Guillaume & Alexandra

Résumé : « Alexandra a quatorze ans quand la fatigue et les ecchymoses font leur apparition. C’est à l’hôpital que le diagnostic tombe : leucémie. À partir de ce jour, la vie de l’adolescente sera à jamais chamboulée… Pendant ses trente mois de chimio, elle fera la connaissance de Guillaume, un garçon en rechute d’un cancer des os. Guillaume illumine l’univers d’Alex, assombri par la maladie. Très vite, ils deviendront proches. Très proches. Jusqu’à tomber amoureux l’un de l’autre.

Mais pendant qu’Alex avance vers la rémission avec espoir, les mauvaises nouvelles s’accumulent pour Guillaume. Certains traitements ne donnent pas le résultat escompté et d’anciennes douleurs refont surface, présage d’un avenir incertain. Impossible alors de ne pas envisager toutes les possibilités, même la pire. Celle qu’Alexandra redoute le plus au monde… Comment garder espoir quand les statistiques sont contre nous ?

Cruel, le destin a permis la rencontre de ces deux âmes sœurs pour ensuite s’acharner à les séparer. L’amour est fort et résiste à bien des épreuves, mais peut-il surmonter la mort ?

À l’âge où la plupart des adolescents vivent leur premier amour, rêvent de liberté, se sentent invincibles et ne doutent pas d’avoir un futur rempli de promesses, Alex et Guillaume voient leur univers s’écrouler. Maladie terrible et souvent mortelle, le cancer oblige chaque année des centaines de jeunes à lutter pour leur survie. »

Mon Avis

Quand j’ai découvert cette histoire, j’ai su que le concept me plairait et que mon cœur serait malmené. Et pourtant, je n’ai pas hésité une seule seconde à me le procurer. « Tu vivras pour moi » est une histoire qui n’est pas resté très longtemps dans ma pile à lire.

Malgré le sujet, l’atmosphère, qui englobe le contenu, est humoristique et joyeux. Elle s’atténue seulement lors des sombres instants où la faucheuse est mise en lumière. J’ai VRAIMENT adoré le contexte ainsi que tous les détails qu’il regorge. En soi, les émotions d’Alex sont si prenantes que l’on a l’impression de vivre ce qu’elle a ressenti durant toute cette périlleuse aventure. Honnêtement, « Tu vivras pour moi » est un vrai petit bijou. Une pépite d’or.

UNE DÉLICATE THÉMATIQUE À DISCUTER…

Le cancer. En effet, cette vérité reflète souvent la réalité de certains individus, que ce soient des adolescents ou des personnes âgées. À travers sa calligraphie, l’auteure nous emporte au cœur des nombreuses étapes de la maladie. L’annonce. Les traitements. La douleur. La mort. Des pensées qu’aucun être vivant ne devrait avoir en tête. Tout est si bien expliqué et cela dans un respect si soigné.

Dans « Tu vivras pour moi », on fait la connaissance d’Alexandra, une jeune adolescente qui est victime d’une insatiable fatigue et de plusieurs ecchymoses le long de son corps. Après avoir consulté un médecin, Alex voit son existence brusquement basculée alors qu’elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer. Afin de survivre, la jeune adolescente devra subir une longue procédure de chimio dont les traitements apporteront son lot de sacrifices. La perte de sa longue crinière, un système immunitaire qui s’affaiblie à vue d’œil, des vomissements jusqu’à se vider l’estomac, une faiblesse physique et émotionnelle. Lors d’une visite quotidienne au CHUS (centre hospitalier universitaire de Sherbrooke) au septième étage, Alexandra rencontre un jeune garçon, un peu plus vieux qu’elle, qui doit se battre de nouveau contre cette maladie qui ne cesse de revenir en force. En effet, après avoir passé deux années de tranquillité, Guillaume doit revenir au CHUS afin de guérir cette rechute, ce second cancer.

Avant lui, Alexandra ne voulait que passer à travers cette épreuve sans se soucier des autres, au risque de s’attacher. Cependant, c’était avant qu’elle se rapproche naturellement de lui. De sa rayonnante personnalité et de son humour. Dans ces conditions, quand l’amour entre dans la partie… Alexandra ne peut s’empêcher de constater l’état de son amoureux, s’altérant de jour en jour, la jeune adolescente essaie par tous les moyens de lui transmettre sa joie tout comme ses aspirations remplies d’espoir à l’idée qu’il se rétablisse au plus vite. Plus les journées défilent et plus les chances de survie de Guillaume s’amincissent. Pourtant, rien n’est plus difficile que de se préparer au pire, à l’inévitable. Leur amour sera-t-il plus fort que la mort ? Et si celui-ci parvenait à briller de mille feux, malgré cette terrible épreuve ? La jeune adolescente réussira-t-elle à vivre, à croquer de nouveau la vie à pleine dent ? Quant à Guillaume, que lui arrivera-il ?

SORTIR DE MES GONDS…

Ayant eu les larmes aux yeux du début jusqu’à la fin, celles-ci ont coulées le long de mes joues, à la suite du passage du camp de vacance et celui de la soirée de noël chez la tante de Guillaume… Après ça, je ressemblais littéralement à un ras-de-marré, je ne pouvais plus m’arrêter de pleurer et de m’agiter. Et je ne vous parle pas de la conclusion, cela a été le comble. Les cris, les lourdes gouttes d’eau salé, je crois que j’ai sangloté pendant au moins cinq minutes en me demandant pourquoi. Pour quelle raison, le bouquin se termine ainsi. Sans compter les mouchoirs, je pense que le trois-quarts de la boîte est parti. Rire. Malheureusement, lorsque la mort est mise en avant, je deviens terriblement fleur bleue.

En ce qui concerne la plume d’écriture d’Elisabeth Tremblay, elle est agréable et coulante. Addictif, j’ai passé un excellent moment en compagnie de ma lecture. Je n’ai pas pu détacher mes yeux de ce roman. Je peux vous dire que « Tu vivras pour moi » est un coup de foudre. Les sensations sont CARRÉMENT au rendez-vous dès les premières pages. Simplement… OMG ! Cette histoire nous rappelle que la vie ne tient qu’à un fil.

Si véridique, j’avais l’impression d’être dans la peau d’Alexandra tellement que c’était réel. Ces instants de tristesse à nous faire sangloter. Ces intenses moments qui nous font battre le cœur tel une batterie. Riche en effervescence. On passe de larmes en larmes jusqu’à ressembler aux chutes de Niagara Falls.

Un dernier mot ?

En conclusion, « Tu vivras pour moi » est une œuvre littéraire que je lirai de nouveau avec grand plaisir. Il m’a complètement bouleversé, il est magnifique et à la fois triste. Ne pouvant rester de marbre face aux douleurs psychologiques de Guillaume et Alexandra, c’est comme si on recevait un coup de point en plein dans la figure. Touchant à souhait ! Une calligraphie qui m’a ensorcelée jusqu’à la toute fin. « Tu vivras pour moi » est un message d’espoir, de courage et de la perpétuation. Je le dis encore, mais ce récit est un COUP DE FOUDRE. Il va de soi que je vous conseille ce bouquin, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Le match de nos cœurs écrit par Céline Musmeaux

Le match de nos coeurs

Note : 12/10

« Tu es mon premier amour, mon amie d’enfance. Ensemble, on en a fait des conneries. Alors, rien ne peut vraiment nous détruire. On s’est séparés, mais c’est toujours là. Oui, ce que j’éprouvais pour toi à l’époque est toujours présent. Ça me bouffe de l’intérieur. Ça m’embrase totalement. Je croyais que la flamme était éteinte, mais c’est un phénix qui brûle dans mon cœur. Il y renaît de ses cendres d’un claquement de doigts… »

Yoan

Résumé : « Après des années de sacrifices et d’entraînements, Yoan vient de signer son premier contrat en club professionnel. Dès les premiers matchs, l’argent coule à flots et les femmes se jettent sur lui. Tout s’enchaîne très vite dans son existence. Peut-être même trop ?

Voici que déjà son agent et son club le poussent à se marier. Quelle drôle d’idée ? Il n’a que dix-neuf ans et ne veut pas s’engager, d’autant plus qu’il n’a jamais vraiment pu oublier la fille qu’il a laissée derrière lui en entrant en centre de formation.

Lors d’une visite chez ses parents, le destin la remet sur sa route. Mathilde n’est plus une petite fille, mais une belle jeune femme. Choisira-t-il de saisir cette chance ou se laissera-t-il imposer sa vie ? »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaleureusement NYMPHALIS, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de sa confiance en moi et en mon blogue.

Me voilà de nouveau avec « Le match de nos cœurs », la sortie mensuelle de juin de Céline Musmeaux. Et dire que j’en redemande à chaque fois, je ne crois pas que je pourrai me lasser de la calligraphie de l’écrivaine. En soi, j’ai bien aimé cette romance au cœur de cet univers sportif qui ne peut que m’émerveiller. Le foot (soccer), un sport que je raffole sur tous les points. De plus, il est possible de voir quelques thématiques qui ne brillent pas par leur lumière. En toute franchise, je pense surtout au cancer, au sexe et à l’argent. Des bombes à retardement, si vous voulez mon avis.

DES PROTAGONISTES QUE J’AI ADORÉ DÉTESTER…

Le comportement de Mathilde et Yoan m’a émoustillé. Deux têtes de mule, amplifié par de la crème brûlée au-dessus de leur bobine d’esprit. Chez la jeune femme, j’ai eu un peu plus de mal à voir au-delà de sa rancune. Je comprends la situation, du pourquoi et du comment, mais j’ai trouvé qu’elle était très fermée sur le plan psychologique. Mathilde était difficile à saisir, avant qu’elle ne tombe le masque. Cependant, j’ai conscience que l’auteure a voulu que son héroïne soit pourvue de ce genre de caractère pour une raison. Quant à Yoan… Un VRAI vantard. Il pense que l’argent et le sexe règlent tous les problèmes, même les cœurs brisés. Mais, c’est une illusion. La réalité est loin d’être similaire à ses propos. Yoan, s’il laisse tomber cette carapace de mec baratineur, est plus que cela. Il n’hésite pas à protéger bec et ongles, les personnes qu’il aime. Aussi, il est maladroit surtout au niveau des relations humaines. Mignon !

Dans « Le match de nos cœurs », on fait la connaissance de Mathilde, une jeune coiffeuse de dix-neuf ans, qui voit sa vie basculée lorsque Yoan, son amour de jeunesse et ancien meilleur ami, revient brusquement dans son quotidien. Il y a six ans, le jeune homme a quitté sa tendre confidente afin de réaliser son rêve, soit de devenir un footballeur professionnel. Des années plus tard, il revient dans sa ville natale pour revoir ses parents… En chemin, il revoit celle qu’il a laissé derrière lui en choisissant de tout quitter. Malheureusement, il ne s’attendait pas à autant de rancune et de méchancetés dès sa première altercation avec cette femme dont la beauté n’a pas cessé de briller au fil des jours.

Ayant le cœur brisé, Mathilde ne souhaite plus revivre cette expérience qui lui a causé tant de tristesse. Un regard. Un sourire. Son retour. Lui. Succombra-t-elle de nouveau au charme de son âme sœur ? Prendra-t-elle le risque de retomber de nouveau amoureuse de Yoan, en dépit de ce qu’il lui a fait subir ? Embarquez dans son univers bling-bling rempli d’hypocrites, de paparazzis et où l’argent coule tel une rivière, Mathilde laissera-t-il ces personnes malveillantes détruire sa relation avec son meilleur ami ? Arrivera-t-elle à se faire une place dans son existence ?

DES RETROUVAILLES, UNE REDÉCOUVERTE…

J’ai aimé que Mathilde et Yoan se retrouvent. Des amis d’enfance qui ont été séparé durant une durée de six ans. Lors de ces dernières années, les deux individus ont changé du tout au tout, que ce soit physiquement ou mentalement. Leur réunion est leur seul moyen de réapprendre à se connaître. Étant donné qu’ils se préoccupent l’un de l’autre depuis leurs treize ans, malgré cette grande absence, il n’y a aucun malaise entre eux. Aucune question, aucun doute. Leurs paroles et les gestes que chacun pose est limpide et clair. Disons que c’est comme si rien ne c’était passé, comme si cette séparation ne c’était aucunement déroulée. La flamme de leur amour est toute aussi brûlante qu’à l’époque.

À propos du style d’écriture de Céline Musmeaux, il est fluide tout en étant élémentaire. Les chapitres défilent sous nos yeux et sont présentés sous forme de narration à deux voix, permettant alors de savoir le point de vue de nos personnages principaux. Je ne vous cacherai pas que j’adore ce style de compte rendu, je m’y suis habitué. J’espère que l’auteure n’arrêtera pas d’écrire de cette manière. Croisons les doigts et les orteils ! Rire.

Concernant les interlocuteurs secondaires, selon moi, ils ont tous une place importante au sein du récit. En effet, certains font en sorte que l’histoire évolue graduellement, en apportant une touche atmosphère différente à celle-ci. D’autant plus, chacune des personnalités poussent Mathilde et Yoan vers l’un et l’autre. Lorsque je dis cela, je pense surtout au père de Mathilde dont la situation m’a brisé le cœur. Ainsi qu’à Alex, le cousin de Yoan, qui ne cesse d’amener une profusion d’humour.

Un dernier mot ?

En définitive, « Le match de nos cœurs » est une romance qui nous emporte au centre d’un monde où les sportifs professionnels sont mis en avant. Également, cette œuvre nous illustre le fait que l’on n’oublie jamais son premier amour et d’où l’on vient. Deux héros avec un tempérament bien trempé ne peut donner que des feux d’artifices. Léger tout en étant empli de tendresse, c’est un sucre à la crème que l’on dévore avec appétit. Un soi-disant conte de fée moderne dont eux seuls sont les modèles. Sans prise de tête, c’est un roman où l’amour, l’amitié, l’humour et le pardon sont mis en lumière. Une plume d’écriture addictive, comme toujours. Il va de soi que je vous conseille « Le match de nos cœurs », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur La bête originelle de Simon Rousseau

La bête originelle

Note : 9,5/10

« Mais qu’est-ce que je raconte ? Je me relis et j’ai l’impression que quelqu’un d’autre a écrit ces élucubrations démentielles à ma place. Comment mon esprit peut-il dérailler si brusquement ? Comment la raison peut-elle m’abandonner à intervalles aussi irréguliers ?

C’est clair. C’est limpide.

Elle m’a rendu fou.

Complètement fous. »

Vézina

Résumé : « Le cadavre d’une femme est découvert dans son appartement, sa tête remplacée par celle d’un grand chien noir.

Parallèlement, une patiente souffrant de schizophrénie paranoïde dessine avec obstination des corps mutilé, munis de parties animales. Des hybrides.

Le lieutenant-détective Marc Vézina mène l’enquête, l’obligeant à s’égarer dans les méandres d’un esprit dément et méthodique : celui de la bête originelle. »

Mon Avis

Pour avoir bouquiné « Peter Pan » et « La reine des neiges », je peux vous dire qu’avec « La bête originelle » l’écrivain m’a de nouveau donné des froids dans le dos. Un roman d’épouvante qui n’est pas resté longtemps entre mes mains. Aussitôt commencé, aussitôt terminé.

En soi, j’ai vraiment apprécié cette œuvre littéraire. Sans compter la page couverture, vous avez vu cela ? Une chouette merveille ! Une trame qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page, des personnages hors du commun et plusieurs soupçons de mystère… Tous les ingrédients sont présents pour confectionner un excellent roman policier.

UN VOYAGE AU CŒUR DE LA PROVINCE QUÉBÉCOISE…

Résidant au Québec, je peux vous dire que l’action se déroule dans mon petit coin de pays. Rire. N’étant pas décrit à profusion, les lieux peuvent être méconnaissable pour certains, néanmoins, il est possible de s’orienter. Pour ma part, je pense surtout à l’Île-d’Orléans, une petite île du fleuve Saint-Laurent, près de la ville nationale (Québec).

Dans « La bête originelle », on fait la connaissance de Marc Vézina, un lieutenant-détective qui n’espère rien relativement à son travail. Insatisfait, il préfère arrêter les criminelles en un claquement de doigt plutôt que de leur courir en arrière pour les rattraper. Également rempli d’humanité, c’est un homme dont les perceptions peuvent exploser lorsque la situation est exécutée avec une grande cruauté. Possédant des blessures intérieures, il se rend compte du monde qui l’entoure tout comme du danger, plus que les autres personnalités. Ainsi, quand Vézina est appelé sur une scène de crime dont l’image semble être effectué de manière inconcevable, il doit faire appel à toute sa conscience pour ne pas sombrer dans la folie. Indice après indice… Le lieutenant se retrouve toujours dans les sombres abysses de cet esprit tourmenté. Et si au cours de cet enquête, Vézina commençait à perdre contact avec la réalité ? Ce crime le mènera-t-il vers une descente en enfer ?

CONSIDÉRATION DE LA SANTÉ MENTALE…

Ayant étudié en psychologie et la psychiatrie, j’ai beaucoup aimé le fait que l’auteur n’écrive pas sans raison. En effet, Simon Rousseau a pris le temps de faire de multiples approfondissements tout comme de les mettre en lumière. Dans « La bête originelle », c’est surtout la schizophrénie qui est mis au-devant de la scène. Le tout a été expliqué avec respect, que ce soient les symptômes ou par rapport à la famille.

Concernant la plume d’écriture de Simon Rousseau, elle est soignée et coulante. Direct, il n’hésite pas à utiliser le joual au niveau de ses dialogues. Simple, il est accessible de se plonger dans la tête du protagoniste. Sans aucun doute, cela nous permet de ressentir encore plus facilement leurs émotions, sans toutefois se porter à l’excès.

À propos des interlocuteurs, ceux-ci sont tout aussi différents les uns des autres et pourtant, ils ajoutent tous une touche de coloration. Finalement, cela apporte une ambiance diverse à l’histoire. Je peux dire qu’ils sont captivants à découvrir au fil des pages.

Un dernier mot ?

En somme, « La bête originelle » est un macabre récit qui n’est pas réservé à tout le monde. Une sublime couverture, un auteur rempli de talent… Quoi demander de mieux ? Se lisant d’un coup et tout aussi aisément, on s’accroche aux péripéties ainsi qu’à certains individus. Je ne sais pas vous, mais bouquiner « La bête originelle » m’a donné envie d’entrer au sein des autres enquêtes. Celles d’une saga, soit « Oswald Taylor ». Qui sait ?! Une intrigue qui s’installe dès les premières lignes au sein de l’esprit du lectorat. Il va de soi que je vous recommande ce roman horrifique, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara