Chronique sur Demi-vie tome 1 : Rupture de Magali Laurent

Demi-vie tome 1

Note : 12/10

« Ysia ouvre le paquet. Ce qu’elle découvre la laisse sans voix : une boîte en métal contenant une dizaine de baguettes de charbon de bois, et un bloc-notes de grande taille, pour ses dessins. Elle n’ose pas les mettre sur la table, de peur de paraître inconvenante aux yeux de ceux qui les entourent. Ce matériel coûte une fortune. Peu de Citoyens ont les moyens de se le permettre. L’adolescente lève  les yeux vers ses parents, qu’elle dévisage à tour de rôle. 

—  C’est de la folie ! lance-t-elle en secouant la tête. 

—  Tu as toujours aimé dessiner, lui explique sa mère, et nous aurons besoin d’une de tes œuvres dans notre nouveau chez-nous. Prends cela comme un investissement.

La gorge nouée, Ysia sourit.

— En plus, je crois qu’il ne reste plus aucun bout de bois à graver dans tout le Jardin ! rigole son père.

—  Mais où avez-vous trouvé ça ? Pas dans un magasin de notre quartier, c’est certain !

—  Nous avons beaucoup économisé, ces derniers mois, notamment en réduisant l’utilisation de nos Clairécrans. Nous avons obtenu ce matériel dans un magasin du Centre-Ville, quelques semaines avant l’Endormissement. Il a été très difficile d’attendre pour te l’offrir. Nous étions tellement impatients de voir ta réaction.

Ysia jette un nouveau regard au contenu du sac, peut-être pour s’assurer que c’est bien réel. D’un seul coup, il lui tarde d’emménager dans son nouvel appartement, d’accomplir ses tâches quotidiennes et de se retrouver seule, le soir venu, pour réaliser sa première œuvre. Sa mère a raison, le dessin lui assurera sans doute une transition en douceur.

—  Merci infiniment, leur dit-elle, les larmes aux yeux et le cœur plus reconnaissant que jamais. »

Ysia & ses parents

Résumé : « La vie à temps partiel. Un mois d’éveil pour un mois de sommeil. Tel est le prix à payer pour survivre dans la Nouvelle Cité mondiale.

Tout juste âgée de seize ans, Ysia doit quitter ses parents et devenir une Citoyenne à part entière. Beaucoup de changements rendent sa nouvelle réalité difficile : sa superviseure est une femme froide et intransigeante, l’un de ses collègues l’épie pour une raison qu’elle ignore, et l’état de santé de son amie Kat se dégrade à vue d’œil, tout comme celui des autres habitants de son quartier.

Et si tout cela était lié ? Que manigance le pouvoir en place ? Et qui est Driss, cette personne vivant à contretemps d’Ysia et partageant sa chambre ?

Le Jardin où habite la jeune fille est une mécanique qui a fait ses preuves, mais quand l’intelligence artificielle au service des Citoyens se met à dérailler, c’est tout le système qui bascule.

La rupture est proche. Le monde tel que le connaît Ysia touche peut-être à sa fin. »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaudement Communications Julie Lamoureux et les Éditions de Mortagne, mes partenaires littéraires, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Pour ceux et celles qui me connaissent savent que je suis une mordue de romans dystopiques. C’est une odyssée qui va au-delà de l’imagination. Honnêtement, avant même d’ouvrir le livre, je bavais littéralement d’envie tellement que le résumé m’avait mis l’eau à la bouche. En soi, même si je n’ai jamais lu « B.O.A », l’autre trilogie contre-utopique, j’ai vraiment aimé découvrir cet univers que l’auteure avait transcrit. « Rupture » est un bouquin authentique qui a su me charmer.

UN RÉCIT, UN FILM… ? 

Purée de pomme de terre, si le premier opus de « Demi-vie » était affiché dans les cinémas, je n’hésiterais PAS UNE SEULE SECONDE pour aller le visionner dès maintenant. La trame, les rebondissements, l’action… Il faut dire que tous les ingrédients sont présents. Ce monde imaginaire est réaliste et tout aussi dément. Qui sait ? Cela pourrait être un succès et surprendre plus d’un. Rire.

Dans le premier tome de « Demi-vie », on fait la connaissance de Ysia, une jeune femme de seize ans qui doit quitter sa routine quotidienne pour devenir une Citoyenne, soit une personne responsable. Dès son arrivé dans son nouveau milieu, Ysia distingue que celui-ci est gris, non-vivant et sans vie. Quant à son emploi, elle est supervisée par une femme dont le tempérament est aussi similaire que celui d’un tyran. La seule chose de positif est sa rencontre avec Kat. Ysia qui est de nature solitaire ne sait pas comment interagir avec les autres.

La jeune femme préfère dessiner et contempler la beauté naturelle de la nature, plutôt que passer son temps libre sur son Clairécran (un appareil visuelle inséré sur la paume de la main) comme tous les individus qui l’entoure. Cependant, étant très observatrice, la jeune femme remarque des particularités que seule elle peut envisager. En effet, des évolutions semblent se mettre en route… Un après l’autre, chaque personne sombre peu à peu dans un malheur absolu. Ysia constate que le regard des gens n’est plus ce qu’il était. C’est comme s’ils avaient perdu leur gaité. Leur étincelle de vie. Leur humanité. Pourquoi les citoyens ne peuvent pas délaisser leur Clairécran ? Que leur arrivent-ils ? Et qu’elle est la raison qui fait que la foule se transforme, mise à part elle ?

LA GÉNÉRATION D’AUJOURD’HUI…

Il fallait avoir pas mal de culot pour penser à ce genre d’univers. Celui où les cellulaires, tablettes et autres appareils électroniques ont une partie importante dans notre vie. Actuellement, on peut dire qu’ils sont tatoués sur notre peau. Rire. Il est effectivement très rare de ne pas voir un individu dont le visage est rivé droit vers un écran tactile. En toute franchise, cela a fait un bien fou de percevoir un aspect de ce style dans une histoire dystopique.

Concernant la plume d’écriture de Magali Laurent, elle est absolument bien rythmée et les passages du texte sont détaillés, ce qui laisse place à l’imagination. Dès que l’on se laisse immerger par le contenu, on a envie d’en savoir plus. Sans aucun doute, c’est une lecture pas mal entraînante. En effet, les péripéties s’enchaînent les unes après les autres, sans aucune longueur. Très fluide !

Au niveau des protagonistes, ceux-ci sont attachants et emplis de mystère. Cocasses, certains apportent une touche d’humour aux nombreuses situations. D’autant plus qu’il est possible d’y voir une forme d’évolution psychologique. Lorsque je dis cela, je pense surtout à Ysia qui a changé du tout au tout. Un chouette changement. Et peut-on discuter de cette conclusion… Les seuls qui sont sorti de ma bouche après avoir tourné la dernière page est « je suis chocolat ». Rire. Ouais, ouais, vous pourrez rire, hein ?!

Un dernier mot ?

En somme, « Rupture » est une dystopie qui a su me divertir du début jusqu’à la fin. Une œuvre littéraire haute en couleur qui m’a fait vivre une montagne d’aventures. Selon moi, « Demi-vie » va faire partie de mon palmarès de romans dystopiques préférés. Ce premier tome possède un potentiel inné. Magali Laurent se caractérise par son talent pour l’écriture. J’adore. Dans tous les cas, sachez que j’ai bien hâte de bouquiner la suite et de retrouver Ysia ainsi que tout ses camarades. Je sens que nous n’en avons pas terminer avec ces mystères. Il va sans dire que je vous conseille cette lecture, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara

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