Chronique sur Addicted to sin tome 2 : La rédemption de Monica James

Addicted to sin tome 2

Note : 12/10

« – Comment dit-on << Je t’aime >> ?

Je reste calme et comprends maintenant sa nervosité.

– Ti amo.

Elle mime les mots avec ses lèvres comme pour s’entraîner. Puis, elle prend une longue inspiration et croise mon regard pour ne plus le quitter.

– Ti amo. Ti amo, Dixon.

Cette phrase ne m’a jamais semblé aussi belle.

Je me relève et avance vers elle.

– E ti amo, Madison.

Je ne l’ai jamais vue aussi heureuse qu’en cet instant.

– Tu m’apprends autre chose ?

– Quoi ?

Elle mord ses lèvres. Je sais d’avance à quoi elle pense.

– Où est la pharmacie la plus proche ?

J’esquisse un grand sourire.

– Non abbastanza vicino

Pas assez près d’ici. »

Madison & Dixon

Résumé : « Dixon est dans de beaux draps. Il a trouvé la femme de sa vie en Madison, mais il demeure sous l’emprise de Juliet, qui le fait chanter contre la promesse ne de pas révéler leur histoire à sa demi-sœur. Dixon veut à tout prix protéger Madison de la vérité, car il sait que si elle apprend ce qui s’est passé avec Juliet, il pourra dire adieu à leur relation… Juliet détient le pouvoir, et elle n’hésite pas à recourir aux menaces pour obtenir ce qu’elle veut. Encore une fois, Dixon fait face à un dilemme déchirant : vivre dans le mensonge, ou assumer la vérité et risquer de perdre la femme qu’il aime. »

Mon Avis

Avant tout, je remercie Hugo New Romance Québec, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi.

Je vais commencer en disant… COUP DE CŒUR ! À la suite de la finale du premier tome, j’ai voulu me laisser séduire par le second opus. Et je dois dire que je n’ai définitivement pas été déçu. À la hauteur de mes attentes. Malgré le fait que je suis triste à l’idée de les quitter, je suis quand même assez contente d’avoir entamé cette suite. OH MON DIEU QUE J’AI ADORÉ !!!

UN DICTON QUI EN DIT LONG…

Vous voyez ce que je parle ? Effectivement, c’est le proverbe : « la vengeance est un plat qui se mange froid », selon moi cette locution représente parfaitement cette histoire.

Dans le deuxième tome de « Addicted to sin », on retrouve Dixon qui, à cause de ce qui s’est déroulé précédemment, n’a pas d’autre choix que de se laisser mener par le bout du nez par Juliet, qui possède des informations compromettantes qui pourrait le détruire. Malgré cela, son cœur appartient déjà à Madison, la demi-sœur de Juliet. Fatigué de toutes ces manipulations, le Docteur Dixon Mathews va tout faire, ce qui est en son pouvoir, pour protéger la seule chose qui lui apporte de la lumière dans ces ténèbres, qu’est sa vie.

Jouer avec Juliet, une menteuse, est le seul moyen qui lui reste pour se sortir de ce piège. Mais, à quel prix ? Prendra-t-il le risque, au prix de perdre la femme qu’il aime ?

UNE APPROCHE PSYCHOLOGIQUE PLUS AVANÇÉE…

À travers les mots de l’écrivaine, on arrive à voir l’évolution émotionnelle des personnages, lorsque je dis cela, je pense surtout à Madison. Elle qui était si craintive et qui n’accordait sa confiance à peu de personne, elle est devenue une femme heureuse et épanouie. Au contact de Dixon, Madison a progressé en maturité et n’a pas arrêter de changer. Ça, c’est une des choses que j’ai grandement aimé dans ce récit. Madison, dans ce second opus, est courageuse et pleinement amoureuse. D’autant plus qu’elle ne laisse plus marcher sur les pieds, comme elle le faisait avant.

Concernant le style d’écriture de Monica James, il est toujours aussi fluide et addictif. Captivante jusqu’à la dernière page, je n’ai pas pu détacher de mon roman une seule seconde. En plus d’avoir passé un excellent moment en compagnie de tous les protagonistes, j’ai ressenti une montagne d’émotions toutes aussi différentes les unes que les autres. Certains passages du texte étaient également poignants malheureusement.

Une nouvelle fois, l’auteure est parvenue à garder le rythme, soit bien ficelé et maîtrisé. « Addicted to sin » est une romance où l’on ne s’ennuie pas. Tout étant passionnante et sensuelle, cette œuvre littéraire regorge de péripéties et d’humour, aussi fou soit-il.

Un dernier mot ?

Finalement,

Alors que le premier tome était une bombe nucléaire, la suite est sans équivoque la troisième guerre mondiale. Un récit toujours aussi brûlant que les enfers. Ni longueur, le roman ne cesse pas de nous offrir des réponses à nos questions. Il n’y a pas de pause et les clichés ne sont aucunement présents. Juste, parfait ! « Addicted to sin » est une romance qui ne comporte que des points positifs. J’ai adoré le moindre détail, c’est sans aucun doute un coup de foudre. Il va de soi que je vous recommande cette histoire, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara

Chronique sur Helden tome 2 : Antipasti de Mélodie Smacs

Helden tome 2

(Couverture du format papier)

Note : 10/10

« — Il faut que tu t’habitues à la flatterie, cela fait partie intégrante du métier que tu t’es choisi.

— Je n’ai pas choisi, en fait. J’aime chanter et cela semble faire plaisir à beaucoup de gens, alors je chante, voilà tout.

— Cela revient au même.

— Pas tout à fait.

Son sourire devient énigmatique. Un gamin tel que lui tente de m’apprendre quelque chose ? Intéressant… Je lui ébourifferais bien les cheveux, mais je crains que Tania ne se venge sur les miens si j’abîme son travail. À la place, je reprends ma boîte de pâtisseries, avec la ferme intention de la vider, cette fois. Pensant que Sylvien risque de venir – encore – me disputer si je ne participe pas un peu à ma mission, j’en propose à Raphaël. Comme à son habitude, le jeune homme rejette poliment mon offre. Je le savais.

Depuis trois mois, je n’ai pas réussi à le tenter. Je n’ai pas non plus utilisé mon pouvoir de persuasion sur lui. Je m’y refuse si la cible a moins de vingt-cinq ans. J’ai sans doute choisi cet âge précis parce qu’il est proche de celui que mes supérieurs m’ont attribué pour ce monde. Ou bien parce que je me dis que les humains ont la vie courte et que je ne peux donc pas décider qu’ils sont « adultes » à soixante ans. Dans tous les cas, je me refuse à influencer les enfants. Laissons à l’innocence la place qu’elle mérite.

Aussi étrange que cela paraisse, Sylvien est d’accord avec cette règle. Du coup, Raphaël est un cadeau pour moi. Je peux manger ce que je souhaite, sans devoir le partager, et mon chef ne peut pas me le reprocher ! Cela ne l’empêche pas de me rendre visite pour me faire des remarques pour d’autres raisons, mais j’aime avoir ce genre d’atout dans ma manche.

Le temps de finir mes pâtisseries et l’heure de l’ouverture arrive. Raphaël part s’installer derrière la table prévue à cette occasion et je me poste dans son dos, un peu en retrait. »

Raphaël & Meya

Résumé : « Trois mois après avoir résolu l’affaire du meurtre de mon ancien client, voilà que mon actuel protégé, Raphaël, est pris pour cible. Au lieu de me laisser veiller sur lui, ce jeune chanteur refuse que je prenne des risques pour lui. On aura tout vu ! Entre notre différence d’âge et de nature, il ferait bien de ne pas s’interposer. Quand les attaques s’aggravent, Sylvien m’annonce qu’une enquête est ouverte pour découvrir le coupable. Une nouvelle fois, il me demande d’en faire partie. Malheureusement, le retour de Nathan – après avoir disparu des radars – déclenche de violentes crises en moi, que je peine à contrôler. Entre mes hormones, cette bête qui ne demande qu’à sortir et un ennemi bien plus redoutable que le précédent, vais-je réussir à contenter ma faim tout en évitant une tragique fin à Raphaël ? »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie Sharon Kena Éditions pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue. Petite parenthèse, la maison d’éditions propose désormais deux pages couvertures, soit la version papier et numérique.

Après avoir dévoré le premier tome, je devais prendre mon mal en patience et attendre la sortie du second opus. Je ne vous cacherai pas que j’étais très impatiente de découvrir ce que Mélodie Smacs nous avait concocté comme alternative. À ma grande surprise, je n’ai pas eu à attendre trop longtemps. Rire. Dès que je l’ai vu, je n’ai pas pu m’empêcher. Je me suis lancé dessus et je l’ai dévoré jusqu’à la dernière miette. Oh que j’ai honte ! Une vraie hyène affamée. Rire.

UN COCKTAIL D’ACTION ET D’HUMOUR…

Ce deuxième tome n’a rien à envier à son grand frère, car il est parfait. Comme dans le premier opus, on retrouve le sens de l’humour de Meya et tout ce qui va avec. Je dois vous avouer que cette démone de la gourmandise m’avait grandement manqué. Sans compter les péripéties, croyez-moi ce n’est pas cela qui manque. Celles-ci sont captivantes tout en étant revigorantes. Elles sont toujours aussi plaisantes à bouquiner.

Dans « Antipasti », on retrouve Meya, cette démone de la gourmandise âgée de 102 ans, qui est dorénavant le garde du corps et le manager de Raphaël, un jeune chanteur au talent prometteur. Alors qu’elle croyait que tout allait se passer sur des roulettes, voilà que son protégé est pris pour cible. Victime de plusieurs tentatives d’enlèvement, Meya doit maintenant tout faire ce qui est en son pouvoir pour protéger Raphaël. En plus de cela, ils doivent affronter une tentative de meurtre, qui pourrait été exécuter par une entité démoniaque. Des questions, des questions et encore des questions.

Meya n’a plus de temps à perdre. La durée de vie de son protégé est comptée. Ainsi, afin d’enquêter sur cette mission qui lui a été donné, la jeune démone se voit attribuer un coéquipier. À son plus grand malheur, Nathan est celui qui lui apportera son aide. À la suite de leur dernière rencontre, il lui a laissé un arrière-goût que Meya ne peut digérer. C’est avec rancœur qu’elle est contrainte d’accepter sa présence. Arrivera-t-elle à mettre son orgueil de côté pour le bien-être de Raphaël ? Pourquoi Nathan semble plus complexe que ce qu’il laisse entrevoir ? Et Sylvien, pourquoi ne répond-t-il pas aux questions de Meya ? Parviendront-ils à résoudre ce mystère ?

Au niveau de la calligraphie de Mélodie Smacs, elle est toujours aussi agréable et addictive à lire. À travers ses mots, l’écrivaine m’a de nouveau conquise et tenu en haleine. Dès les premières pages, on entre littéralement dans le vif du sujet. Ce fût avec plaisir que j’ai retrouvé Meya. Elle est toujours aussi soupe au lait, gourmande, impatiente, et encore j’en passe. Rire.

GRAPILLAGE PETIT À PETIT…

Il semblerait que dans ce second opus, les personnages ont tendance à se dévoiler un peu plus, à commencer par Meya… Toutefois, je ne vous en dirai pas plus, je vous laisse le soin de le découvrir par vous-même. Quant à Nathan et ma démone préférée, ils sont toujours entrain de se lancer des piques et s’affronter. Pour ma part, j’ai simplement envie de les prendre par la taille, comme les poupées Barbie, de les approcher l’un de l’autre et de coller leurs lèvres.

Un dernier mot ?

En définitive, « Antipasti » est une œuvre fantastique qui se mélange parfaitement avec la société urbaine. Meya et Nathan… Je veux qu’ils forment un couple. Mélodie si tu m’attends, exauce ma prière s’il-te-plaît ! Rire. Cette histoire ne peut que me confirmer que Meya a bien sa place dans cet univers fermé. Une héroïne au caractère bien trempé, une fougue aussi foudroyante que son tempérament, une bonté de cœur et un humour quelque peu déséquilibré. Il va de soi que je vous recommande ce récit, mais veillez à bouquiner « Mise en bouche », le premier tome de la saga. Pour ma part, j’ai très hâte de retrouver Meya tout comme ses nouvelles aventures.

#Sara

(Couverture du format numérique)

Helden tome 2 numérique

Chronique sur Dollars tome 1 : Pennies de Pepper Winters

Dollars tome 1

Note : 10/10

« Dès que j’étais entré dans la maison de ce psychopathe, cette fille m’avait fasciné. Pas parce que je distinguais ses seins et les ombres entre ses cuisses, mais à cause de sa manière de me regarder.

Elle voyait tout.

Dans le monde, il existe deux sortes de gens. Les premiers sont les preneurs. Ceux-là ne remarquent que ceux qui peuvent les aider, et leur proposent leur amitié pour de fausses raisons, car leur ego les empêche d’aller au-delà d’un intérêt superficiel.

Les deuxièmes sont les donneurs. Ceux qui savent qu’on profite d’eux, mais qui ne peuvent pas l’empêcher. Ils donnent et ils donnent jusqu’à ce qu’ils n’aient plus rien. Mais en donnant, ils voient des choses, observent dans l’ombre sans rien dire.

Cette fille était une donneuse. »

Elder Prest

Résumé : « Autrefois, quand j’avais dix-huit ans, j’étais étudiante en psychologie.

Maintenant, je suis la propriété d’un homme.

Volée et vendue, je suis couverte de bleus depuis le jour où mon monde a changé, il y a deux ans.

Je souffre en silence, je brûle de retrouver ma liberté. Mais pas question que je m’effondre.

Je ne peux pas me le permettre.

Et puis, il est arrivé.

Elder Prest, le seul homme qui me regarde et qui me voit. Le seul qui soit plus cruel encore que mon maître.

Il me veut pour des raisons que je ne comprends pas.

Il me prend l’espace d’une nuit, puis il s’en va sans un regard en arrière.

Jusqu’à ce qu’il revienne.

Et que la vie devienne bien plus compliquée. »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement La Boîte de diffusion et les éditions Milady, mes partenaires littéraires, pour ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

N’étant pas habitué à bouquiner la plume d’écriture de l’auteure et les romances noires, j’ai voulu tester ma ténacité et ma détermination à continuer ce genre de livre. Finalement, je ne regrette absolument pas ma décision, je suis même contente d’avoir franchi le cap.

TOMBER DANS LE CÔTÉ OBSCUR DE LA FORCE…

Ainsi, si je devais décrire cette histoire en deux mots, je dirais qu’elle est frénétique et dévastatrice. En effet, à plusieurs reprises, j’ai dû mettre de côté le livre afin de reprendre mon souffle, car certaines scènes me sortaient littéralement des yeux. Au cours de ma lecture, je me demandais souvent pourquoi je m’infligeais, martyrisais mon esprit et mon cœur, avec de tels passages du texte. Bip Bip Biiiiiipppppppppp… En soi, ces petits sons illustrent parfaitement ce que j’ai ressenti lors de ma lecture du premier tome de « Dollars ».

Alors, je me dis que les dark romance ne sont pas pour moi, car celles-ci n’offrent pas toujours une image valorisante de la femme, sans parler des traitements que leur fait subir. C’est une des raisons pourquoi je ne me risque pas… Cependant, cela faisait quelques jours que ce roman traînait autour de moi, là où mon regard ne cessait de se diriger vers lui. Je ne pensais pas en lire de sitôt, mais ça c’était avant que mes yeux ne défilent sur les premières lignes, premières pages, premiers chapitres. « Dollars » est une saga que je compte bien découvrir au fil des tomes.

DES PERSONNAGES REMPLI DE CHARME…

Commençons par Pimlico, c’est une jeune femme qui endure les pires sévices physiques et sexuels durant une durée indéterminée, ce qui a malmené son état psychologique et corporel. Néanmoins, Pimlico garde son tempérament naturel tout en essayant de dissimuler la seule chose qui lui reste. C’est une jeune femme que j’ai aimé découvrir au fil des pages, car malgré le fait qu’elle ait été conditionnée à obéir et à se soumettre, Pimlico n’hésite pas à provoquer son bourreau à l’aide de son caractère foudroyant.

Elder est certes un méchant, mais c’est un salaud dont le cœur pourvu d’émotions et de compassion. Intriguant, c’est un personnage difficile à cerner, car il semble bien cacher son jeu. Au fur et à mesure, on apprend à apprivoiser cet homme, qui, au premier abord, semble être froid et calculateur, pour finalement comprendre ce qu’il l’a poussé à agir de la sorte. Également complexe, ce premier opus ne suffit à pas le déchiffrer totalement.

Dans le premier tome de la saga « Dollars », on fait la connaissance de Pimlico, une jeune femme de vingt ans qui a été fauché, puis vendu à un homme sans aucune hésitation. Après deux ans passés au côté de cette personne qui ne lui inspire que de la peur et du dégout, elle sera (miraculeusement !!!) secouru par un autre individu. Elder Prest. Lui offrira-t-il cette liberté qu’elle désire ou au contraire, sera-t-il celui qui l’enfermera dans une autre cage dorée ? Pourquoi cet homme la désire-t-elle ? Qu’a-t-elle fait pour mériter toute son attention ? Après tout ce qu’elle vécue, peut-elle espérer reprendre une vie normale ? Croire qu’il existe un espoir ? Toutefois, ce que Pimlico désire ardemment savoir, c’est qui est cet homme que l’on nomme Elder Prest ?

DEUX VERSIONS D’UNE HISTOIRE…

À travers la narration en paire, Pepper Winters est parvenu à nous livrer le contenu via un rythme lent. Ainsi, cela m’a permis de m’accorder avec les nombreux détails qui composent la vie de Pimlico. Par le bais de ses pensées les plus secrètes, je suis arrivé à déchiffrer ce qu’elle désire réellement et ce qu’elle est prête à faire pour survivre. Croyez-moi l’esprit de l’héroïne n’est ni blanc ni noir ni rose. Il comporte plusieurs zones de couleur.

Quant à ce que pense Elder, on apprend peu à peu à le connaître à l’aide de quelques bribes de son passé. Il nous laisse entrevoir ce qu’était son enfance, ce qu’il a fait afin de subsister et les actions qu’il a posées pour devenir l’homme qu’il est aujourd’hui. En toute franchise, je m’étais promis de ne pas tomber sous le charme d’Elder, mais je crois que passer sur le beurre. Rire.

UNE TRAME QUI POURRAIT CHOQUER PLUS D’UN…

Cette histoire abrite une lourde ambiance où l’aspect psychologique semble être une pièce maitresse du jeu. Il n’y a que les émotions, les actions et les stimuli du corps humain qui compte réellement. Au fil de notre lecture, on assiste littéralement à la descente en enfer de Pimlico. J’ai absolument tout ressenti ce qu’elle percevait. Je suis entré au cœur de sa captivité jusqu’à toucher les moindres pensées de folie.

Des péripéties peu torrentielles, mais qui n’arrêtait pas de s’enchaîner l’une sur l’autre. En vrai, elles permettaient de poser l’intrigue. Sans compter que plus on avance dans l’histoire et plus le contenu s’amplifiait et ne cessait de nous dévorer de l’intérieur à mesure que la situation change.

En ce qui concerne le style d’écriture de Pepper Winters, il m’a bluffé jusqu’au bout. Cette notation m’a laissé sans mot. Addictif, le premier tome très passionnant tout en étant douloureux. Effectivement, l’écrivaine nous emporte au cœur de l’enfer mutuel de Pimlico et d’Elder. À chaque fois que je lisais, j’avais une envie irréprochable de continuer ma lecture. Vous ne trouvez pas malsain ? Rire.

Un dernier mot ?

En somme, « Dollars » est une dark romance qui mérite bien son titre. C’est un roman dont la notation est assez bien maîtrisée et où la fiction dépasse la réalité. Dès les premières feuilles, on entre au centre de l’univers sadique et corrompu de la jeune femme. Un premier opus axé sur l’aspect psychologique de la situation. D’autant plus qu’entre Elder et Pimlico, un lien mystérieux et indestructible s’est créé entre eux, ce qui n’est pas pour me déplaire. Rire. Il va sans dire que je vous conseille (vivement !) ce bouquin, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte bien découvrir la suite des aventures de nos Bonnie et Clyde.

#Sara

Chronique sur Les 100 tome 1 de Kass Morgan

Les 100 tome 1

Note : 8/10

 « – En tout cas, tu te débrouilles sacrément bien pour un charlatan.

Elle le regarde sans rien dire, et il craint un instant de l’avoir offensé. Mais elle finit par hocher la tête et se relever.

– Tu as raison, et c’est pour ça qu’on ferait mieux d’aller chercher ces caisses à pharmacie au plus vite.

Il se redresse en poussant un grognement, enfile ses chaussettes encore humides et ses bottes, puis jette son t-shirt sur son épaule.

– Je te conseille de le remettre.

– Pourquoi ? Tu as peur de ne pas pouvoir te contrôler ? Parce que si tu t’inquiètes pour ma vertu je peux te dire que…

– Ce que j’ai voulu dire, le coupe-t-elle, c’est qu’il y a certaines plantes vénéneuses dans ces bois qui pourraient recouvrir ton joli dos de furoncles gorgés de pus.

– Pour autant que je sache, c’est peut-être ce qui vous excite, docteur. Je vais donc courir le risque, dit-il dans un haussement d’épaules.

Elle éclate de rire, et Bellamy mettrait sa main à couper que c’est bien la première fois depuis qu’elle est arrivée sur terre. Il constate avec étonnement qu’il éprouve une certaine fierté à en être à l’origine.

– Allez, ok, je me rhabille, concède-t-il en joignant le geste à la parole.

Il ne peut s’empêcher de sourire en voyant le regard de Clarke posé sur son ventre avant que le t-shirt ne le recouvre. »

Bellamy & Clarke

Résumé : « Depuis des siècles, plus personnes n’a posé le pied sur Terre. Le compte à rebours a commencé…

2:48… 2:47… 2:46…

Ils sont 100, tous mineurs, tous accusés de crimes passibles de la peine de mort.

1:32… 1:31… 1:30…

Après des centaines d’années d’exile dans l’espace, le Conseil leur accorde une seconde chance qu’ils n’ont pas le droit de refuser : retourner sur Terre.

0:45… 0:44… 0:43…

Seulement là-bas, l’atmosphère est potentiellement radioactive et à peine débarqués les 100 risquent de mourir.

0.03… 0:02… 0:01…

Amours, haines, secrets enfouis et trahisons.

Comment se racheter une conduite quand on n’a plus que quelques heures à vivre ? »

 Mon Avis

Quel plaisir de bouquiner une histoire où la dystopie, un genre littéraire, est mise en avant. En toute franchise, cela faisait un certain moment que je n’en avais pas lu.

Il faut que je vous sachez que j’ai regardé la série télévisée avant de lire les livres (oui, j’ai honte haha). Puis, je me suis dit qu’il fallait impérativement que je redécouvre l’histoire par le biais de la saga. Alors, voilà ! Rire. Mais, le premier tome de « Les 100 » est totalement différent des romans dystopiques que j’ai lu à présent. J’ai été bluffé tout étant ressorti perplexe… Vous pourrez bouquiner le pourquoi du comment au cours de ma chronique.

DES CHAPITRES AUSSI INTÉRESSANTS QUE CIRCULAIRES…

En soi, la trame était vraiment captivante à découvrir au fil des pages. Chaque section est différente, ce qui nous permet de percevoir la situation selon des angles hétérogènes. Un petit plus que j’ai beaucoup aimé ! Cependant, quelques parties étaient plus longues que d’autres. Du bavardage pour rien, si je peux dire cela comme ça.

Dans le premier tome de « Les 100 », on fait la connaissance des 100 jeunes criminels qui ont été sélectionnés, comme cobaye, afin de recoloniser la planète Terre. À première vue, une nouvelle vie leur a été accordée, pourtant il ne faut se fiez aux apparences ? Et si au contraire, ils ont été envoyés sur Terre pour être mis à mort ? Ne savant pas que ce territoire est devenu une zone hostile, les 100 devront réapprendre à vivre tout en faisant attention à ne pas se faire tuer. Trahisons, mensonges, meurtres… Chacun de ces jeunes cachent un lourd secret.

Parmi eux, il y a Glass, une jeune femme qui n’aura pas d’autre choix que de se battre si elle veut racheter l’horrible faute qu’elle a commise, Wells, le fils du Chancelier qui n’a pas hésité à dénoncer et à anéantir la vie de la fille qu’il aime. Puis, il y a Clarke, un médecin en formation qui doit faire face à ses pires songes si elle veut un jour trouver la paix intérieure, Bellamy, qui est prêt à tout pour protéger sa petite sœur dont la présence n’est pas supposée exister aux yeux de tous. Arriveront-ils à survivre sur cette planète qui leur ait désormais inconnu ?

UNE NARRATION À PLUSIEURS PERSONNAGES…

Ainsi, l’auteure nous illustre l’histoire à travers le point de vue de quatre jeunes, soit Clarke, Bellamy, Wells et Glass. Cette initiative nous permet de voir les diverses situations qui se passent, que ce soit sur le sol ou dans l’espace. Par le biais de ce compte rendu, on arrive à percevoir le décor et les risques que les 100 prennent afin de résister. D’autant plus que l’on s’accroche à eux et on espère que l’un des quatre va continuer à perpétuer cette aventure et qui sait peut-être tomber amoureux(euse) ?!

Concernant la plume d’écriture de Kass Morgan, elle est simple et agréable à bouquiner. Manquant de rebondissements, il se peut que les longueurs se succèdent l’une par-dessus l’autre, mais il faut s’accrocher, car plus on avance dans l’histoire et plus cela devient fascinant. Entre la série télévisée et le roman, il y a des contradictions, certaines m’ont plu alors que d’autre non. Celles que j’ai aimé ne sont pas pour me déplaire, il va sans dire. Rire.

De plus, malgré le fait que la narration soit divisée d’après quatre individus, elle est quand organisé selon la troisième personne. Au début, j’ai eu du mal à me laisser attendrir par les personnages, car en effet je ne me sentais pas assez près d’eux. Ensuite, au fur et à mesure que j’ai avancé dans le récit, je me suis habitué au style d’écriture et à l’alternance de pensée. Une chose est sûre, c’est que dès les premières pages, on entre directement dans le vif du sujet.

Un dernier mot ?

En conclusion, le premier opus de la saga « Les 100 » est une œuvre littéraire qui m’a laissé incertaine. Assez long, il contient peu de péripéties. J’ai l’impression que, dans ce tome, Kass Morgan a tout misé sur les détails, jusqu’à ce qu’on arrive à la fin. Un scénario bien défini et plutôt prenant. L’écrivaine est parvenue à bien exploiter la personnalité des quatre jeunes. Comportant également des flash-backs, ceux-ci nous permettent de savoir comment ils en sont arrivés à cette situation. Une bonne lecture, malgré ces petits défauts. Il va de soi que je compte bien lire la suite, j’ai hâte de voir ce que Kass Morgan leur a réservé.

#Sara

Chronique sur La théorie des contraires de Céline Musmeaux

la théorie des contraires

Note : 12/10

« — Si tu ne voulais pas que je brise ton cœur, il ne fallait pas t’en prendre au mien.

En comprenant qu’il a vu ma vidéo, je m’apprête à me justifier, mais ses lèvres s’écrasent délicatement contre les miennes. Sa main s’enfonce dans mes cheveux et il intensifie son baiser avant de ralentir afin de quitter mes lèvres en douceur. Il me susurre :

— On efface tout, OK ?

J’opine. Soulagé, il recommence à m’embrasser. Entre deux baisers, il me souffle :

— Annonce que tu es en couple avec ton crush.

J’hésite. Il joue avec mes lèvres.

— File-moi ton tél.

Je le sors et je lui tends. Il filme nos mains jointes en y apposant un extrait de The Scientist de Coldplay. Je crois qu’on ne peut pas faire plus craquant et significatif pour annoncer qu’on est en couple. Maxence reprend mes lèvres tout en enfonçant mon téléphone dans la poche de mon short. Il prend ensuite mon autre main et il entrelace nos doigts en me chuchotant :

— Toi et moi, c’est la théorie des contraires. Nos différences nous attirent autant qu’elles nous repoussent. On s’adore, on se déteste. On se veut, on se sort des yeux. On se parle, on ne se comprend pas. Mais il y a cette magie qui nous pousse à lutter contre ces forces opposées, parce que comme le Ying et le Yang, on s’assemble et on est complémentaire.

On ne m’a jamais rien dit d’aussi beau. Alors que ça vient de celui avec qui je n’arrête pas de me prendre la tête, ça me fait quelque chose de spécial. Oui, ça me donne des frissons et des papillons dans le ventre. Quand ses lèvres prennent à nouveau les miennes, je sais que je suis complètement foutue. »

Mélissa & Maxence

Résumé : « Tous les opposent, et pourtant… 

Pendant les grandes vacances, Mélissa est traînée par son père chez un vieil ami à lui. Elle y fait la rencontre de Maxence, le fils de ce dernier. Durant l’après-midi, les deux adolescents flirtent dans la piscine et échangent un baiser.

« Un simple coup de cœur », voici ce dont Mélissa se convainc jusqu’à la rentrée. Mais à la reprise des cours, elle ne s’attend pas à tomber sur lui dans les couloirs de son lycée.

L’idylle tourne au cauchemar. Mélissa fait semblant de ne pas le reconnaître. D’autant plus qu’avec ses lunettes, ce n’est plus le beau garçon qu’elle a embrassé durant l’été, mais un intello ringard dont elle ne risque pas de s’enticher. De son côté, Maxence n’a pas une meilleure opinion de la garce qu’il voir en elle.

Pour ne rien arranger à la situation, ils se retrouvent dans la même classe. L’année s’annonce compliquée… »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaleureusement NYMPHALIS, mon partenaire littéraire, pour ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en blogue

Quel plaisir de retrouver la calligraphie et les univers imaginatifs de Céline Musmeaux, je vous avoue que cela m’avait grandement manqué. J’ai le pressentiment que ces histoires mensuelles vont m’apporter de grande bouffée d’air frais, surtout en cette période.

DES CONCEPTS TOUJOURS D’ACTUALITÉ…

Céline Musmeaux a pris l’initiative d’aborder de certains sujets qui font encore partie de notre société actuelle. On peut y retrouver le harcèlement scolaire, la différence et l’image de l’apparence parfaite. Mais, toute forme d’ombre a besoin de sa clarté, n’est-ce pas ? En effet, afin de contrebalancer ces sombres thèmes, il est possible de voir les idées suivantes : l’amitié, l’amour, l’acceptation de soi.

LES DEUX CÔTÉS D’UNE PIÈCE…

Avoir une narration à deux voix a été un vrai régal, que ce soit pour mes yeux ou mon petit cœur d’artichaud. À travers le point de vue de l’un, j’ai pu découvrir ce qu’il pensait et ressentait pour l’autre. En vrai, par le biais de leur pensée, je savais qu’ils n’avaient qu’une envie, celle de s’éloigner pour ensuite se retrouver et en ressortir plus fort. Deux têtes brûlées, ça c’est certain !

Dans « La théorie des contraires », on fait la connaissance de Mélissa, une jeune fille qui, à première vue, semble être une vraie chipie. Populaire, elle est entourée d’un groupe dont les filles ont une personnalité assez personnalité. Aimant également montrer sa vie à ses abonnés, Mélissa illustre son quotidien par le biais des réseaux sociaux. Pourtant, toute cette mascarade n’est qu’une simple illusion. En effet, à l’aide de celle-ci, Mélissa dissimule sa véritable personnalité par crainte de se faire juger par le regard des autres. Vivant seule avec son père, elle est sa petite princesse. Mélissa joue son rôle à merveille. Elle se protège et parvient à masquer son tempérament naturel, pourtant l’arrivé d’une personne qu’elle ne croyait pas revoir va remettre en cause tout ce qu’elle pensait connaître, craquant ainsi petit à petit la carapace qu’elle avait réussi à forger. Arrivera-t-elle à faire face à toutes ces moqueries et à ces blessante vérités ?

Maxence vit seul avec son père, depuis que sa mère est partie sans un regard en arrière. Faisant de la moto, il adore la sensation que cela lui procure. Cependant, son style de bad boy lui aspire quelques craintes dont il n’arrive pas à se sortir de la tête. Ayant peur que l’on s’intéresse à lui qu’à cause de son physique, Maxence prend la décision, dès son arrivé au collège, de se métamorphoser en Clark Kent. Porter des lunettes et avoir l’attitude d’un intello pourra sûrement l’aider à voir ceux et celles qui ne veulent le connaître non par pour son intelligence, mais pour son apparence physique.

Alors, que tout avait commencé par une chaude journée d’été. Par un baiser dans la piscine. Voilà que Mélissa et Maxence se retrouvent dans le même établissement scolaire. Durant ce moment de bonheur, ils ont pu percevoir la véritable personnalité de l’un et de l’autre… Néanmoins, le retour à la réalité est difficile et drastique. Ils vont tout les deux faire ressurgir leur masque respectif, soit la pimbêche et l’intello. Ainsi, une certaine forme de haine va commencer à se développer entre eux, puis au fil de leur rencontre les sentiments amoureux vont faire leur apparition. Ne dit-on pas que la frontière entre la haine et l’amour est mince ?

DES SENSATIONS AUSSI DIFFÉRENTES QUE LES PROTAGONISTES…

Mélissa et Maxence sont deux interlocuteurs que j’ai appris à appréhender au fil des pages. Une chose est certaine, c’est que ces deux-là sont absolument attachants. Rire. Sans aucun doute, ils m’ont fait vivre une montagne d’émotions, je suis passé du rire à la colère en passant par les larmes. Je le répète une fois encore, mais Maxence et Mélissa sont deux casse-cous. Rire.

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, elle est toujours aussi fluide et addictive que dans ces romans précédents. Lorsqu’on se plonge dans les récits de Céline Musmeaux, on a littéralement l’impression d’assister à un film ou une série télévisée et ce n’est pas pour me déplaire, à vrai dire.

LA CRAINTE DE L’EXPOSITION…

Il va sans dire que « La théorie des contraires » est assurément centré sur une thématique précise, soit celle du regard de la société. Pourquoi croyez-vous que les jeunes d’aujourd’hui choisissent de porter un masque, au lieu de démontrer leur authentique personnalité ? Simplement, pour ne pas subir les méchancetés et les regards, remplis de jugement, des autres individus. En outre, le livre comporte plusieurs exemples dont le fait que Mélissa et Maxence décident de ne pas révéler leur relation au grand jour, aux yeux du monde entier.

En toute franchise, ce détail m’a quelque peu émoustillé. Personne ne devrait dissimuler quoi ce que soit. Le véritable amour n’est pas parfait, ce sont ces différences qui le rendent aussi intense et lumineux que le soleil. Aucun être humain ne représente la perfection. Chacun se caractérise sa propre personnalité et ce qui fait la beauté de la chose. Moi, je dis NON À LA PERFECTION, PRÔNER LES DIFFÉRENCES.

Un dernier mot ?

Finalement « La théorie des contraires » est une émouvante œuvre littéraire qui met en évidence le fait qu’il vaut mieux être différent que parfait. Une lecture sans prise de tête qui porte quand même à réfléchir sur certains détails. J’ai apprécié ces petits moments tout comme le style d’écriture de Céline Musmeaux. Durant certains passages du texte, j’avais envie de les bousculer, dans le dos, l’un vers l’autre pour qu’ils s’avouent ce qu’ils refusent de dire à voix haute. « La théorie des contraire » est une pépite d’or, un savoureux et délicieux cupkake. Il va de soi que je bouquinerai les autres histoires, quoi de mieux que la diversification ?! Rire.

#Sara

Entrevue de Janney Deveault

Les Interviews de Sara

1- Pourrais-tu nous parler un peu de toi ? De ton cheminement ?

Réponse : Je m’appelle Janney Deveault et je suis auteure de trois romans publiés aux éditions Luzerne Rousse. Ma série Feu et Ombre est une série fantastique jeune adulte qui se déroule en Angleterre. Elle comptera au total trois romans dont la sortie du dernier tome est prévue pour 2020. J’ai écrit entre le tome 1 et 2 de Feu et Ombre, une romance contemporaine qui se déroule en Écosse. Je travaille dans le domaine de la santé à temps plein et je continue ma passion de l’écriture dès que j’ai un peu de temps libre. Entre mon garçon de 14 mois et mon copain, je fais ce que je peux pour poursuivre l’écriture de mes romans.

2- Qu’est-ce qui t’a donné l’envie d’écrire ?

Réponse : J’ai toujours aimé lire. J’adorais quand mon père m’amenait à la bibliothèque pour y faire une razzia. Vers l’âge de 13 ans, j’ai commencé à écrire des histoires à plusieurs personnes sur des forums de RPG (role-playing game) principalement médiéval-fantastique. Je crois que dès mes débuts, j’avais une tendance pour les personnages féminins forts et elles se prénommaient presque toutes Aelys, ou Aeilis, Alice ou Alys. Au début de l’âge adulte, j’avais un personnage bien en tête, assez bien développé avec une personnalité, des forces et des faiblesses. Même qu’elle pouvait manipuler le feu… Ce sont les origines d’Aelys, mon personnage féminin dans Feu et Ombre.

3- Quelle place la lecture occupe-t-elle ton temps libre ?

Réponse : Je ne lis plus assez. J’ai tellement de livres non lus dans ma PAL et ils me font tous de l’œil. En plus, j’en achète au moins un ou deux à toutes mes visites au salon du livre. Mon objectif en 2020 est de me redonner le temps de lire.

4- Quel est ton dernier coup de cœur littéraire ?

Réponse : Hum, bonne question. Je suis du genre à relire les livres que j’ai beaucoup appréciés. Mon dernier coup de cœur québécois est Jusqu’à lui de Joannie Touchette. Ça fait longtemps que je cherchais une belle romance avec beaucoup d’humour. Je suis assez difficile depuis que j’écris. Trop critique. C’est dur de décrocher complètement parce que je suis auteure.

5- D’où proviennent les idées qui construisent tes personnages et ton univers ?

Réponse : L’univers de Feu et Ombre est un pêle-mêle de moments, d’images et de jeux créatifs. C’est une histoire que j’ai longtemps cherchée et que j’ai enfin trouvé en cessant de vouloir raconter une histoire qui ne me ressemblait pas. Avec Aelys et les Initiés, je peux jouer avec des pouvoirs et y aller à ma guise, les inventer sans limite. Je me suis un peu basée sur le steampunk néo victorien pour le tome 2, surtout pour le style vestimentaire.

6- Combien de temps cela te prend-t-il pour écrire un roman ?

Réponse : Elles, ma romance contemporaine, m’a pris 9 mois. Les mots coulaient facilement. Je suis tombée en amour avec mes personnages et leur histoire déchirante. Pour ma série fantastique, Feu et Ombre, l’écriture est plus fastidieuse. Je dois inventer constamment et ça coupe le rythme de mon histoire, mais j’adore créer des mondes et de nouveaux pouvoirs. Ça me libère du quotidien héhé!

7- De quelle époque tes œuvres littéraires sont-elles inspirées ?

Réponse : J’aime beaucoup l’époque victorienne pour la mode. Mes inspirations romanesques proviennent de coup de cœur littéraire comme Jane Austen et les sœurs Brontë. J’adore leur écriture et l’ambiance qu’on retrouve dans leurs romans. Je fais quelques références dans mes romans à ses auteures que j’admire.

8- Quelle est ton moment et endroit favoris pour écrire ?

Réponse : Sans enfant, j’adorais écrire le matin avec un bon café. J’ai un bureau avec une grande fenêtre ensoleillée. Maintenant, j’écris dès que je peux, surtout une fois mon garçon endormi pour la nuit même si je ne suis pas un oiseau de nuit.

9- Est-ce qu’il t’arrive d’avoir des pannes d’écriture ? Si oui, comment fais-tu pour y remédier ?

Réponse : Oui, j’ai souvent des pannes d’écriture lorsque je suis stressée par des événements ou par des délais d’écriture. Écrire tous les jours me permet de sortir de cette panne-là. Lire ou écouter mes playlists spécifiques à mes romans me donnent souvent de l’inspiration également.

10- Avant de te lancer dans de longues séances d’écriture, exerces-tu un rituel particulier ?

Réponse : Je me prépare obligatoirement un thé ou un café, parfois un verre de vin ou de porto haha! J’ouvre Spotify et je me mets dans l’ambiance de mon roman avec de la musique. Je ne peux pas écrire sans musique.

11- Hormis l’écriture, il y a-t-il d’autres loisirs qui t’intéressent ?

Réponse : Plusieurs. Je suis une vraie girouette. J’aime toucher à tout. J’ai commencé le dessin récemment. Ça me relaxe. Sinon, j’aime la boxe, car ça défoule haha! Cuisiner. Gamer seule ou avec mon copain. Un jour, je vais gamer avec mon fils. #mamangameuse

12- Si tu devais peindre un portrait de toi-même, comment te décrirais-tu ?

Réponse : Comme une fille qui fonce et ce, dans plusieurs directions à la fois. Je décourage parfois mon entourage tant je suis girouette. J’ai appris à vivre et à accepter ce côté de moi qui veut toucher à tout. On a qu’une vie après tout! Je suis une personne sensible et empathique. Je crois que ce sont des grandes forces qui me permettent de bien transmettre des émotions dans mes récits. Elles en a fait pleurer plus d’une! Je suis plus introvertie extravertie et indépendante, mais je cultive des amitiés précieuses. Je suis maman depuis 14 mois et j’apprends à connecter avec cette nouvelle partie de moi. C’est beau et angoissant à la fois.

13- Prévois-tu d’écrire d’autres histoires ? Si oui, pourrait-on en avoir un petit avant-goût ?

Réponse : Je suis en train d’écrire le tome final de ma trilogie fantastique Feu et Ombre. Je ne donnerai pas d’extrait afin de ne pas vendre des ‘punchs’.

Par contre, un autre roman que j’ai co-écrit, avec mon éditrice Sophie Vaillancourt, sera publié au printemps 2020. Une belle romance entre deux jeunes hommes liés par la musique. Nous incarnons chacune la voix d’un personnage: Aidan et Nathaniel.

Voici un extrait:

« Lorsque les premières notes de la chanson résonnent dans le café, je cesse de respirer, totalement fasciné par les doigts de Nathan grattant les cordes de sa guitare. Et c’est alors que sa voix se joint à la mélodie.

Sincèrement, mon coeur échappe un battement. J’ai l’impression qu’il n’y a plus que nous deux dans la pièce: lui, moi et cette voix magnifique. Instinctivement, j’enlève un écouteur de mon oreille. Je ne veux rien perdre de sa prestation; elle me transporte et me fait ressentir toute une gamme d’émotions que je n’arrive pas à qualifier. Je frémis.

Merde… À cet instant précis, je réalise qu’il est trop tard.

Je suis déjà perdu.’’

MERCI JANNEY D’AVOIR JOUÉ LE JEU ! 

#Sara

Chronique sur Toxik écrit par Emmanuel Lauzon

Toxik

Note : 10/10

« Je ne sais plus à qui faire confiance. Probablement à personne. Si ça se trouve, la terre entière fait partie du complot. Les gens ont remarqué que la méthamphétamine me donnait des superpouvoirs et ils veulent m’empêcher de développer tout mon potentiel.

– Kellyann ! s’écrie Christophe. Tu me fais peur. Qu’est-ce que t’as ?

– Je m’appelle pas Kellyann.

– Quoi ?!

– Mon nom est ToxiK… »

Kellyann & Christophe

Résumé : « Comment en suis-je arrivée là ? Comment ai-je pu perdre le contrôle de ma vie à ce point, sans m’en rendre compte ? Tout marchait pourtant très bien pour moi. À l’école, avec ma meilleure amie Élodie, avec ma famille et dans mes cours de danse hip-hop…

J’étais convaincue de ne pas être une «droguée».

J’ai commencé à consommer seulement pour m’améliorer, dans un contexte bien précis : ma participation à un rap battle. Je le faisais pour les bonnes raisons. Et je savais que je pouvais arrêter n’importe quand. Enfin… c’est ce que je croyais. Jusqu’à ce que les problèmes me tombent dessus. Un à un. Jusqu’à ce que ça aille trop loin…

Il a fallu que tout s’écroule autour de moi pour que je prenne conscience de ce qui m’arrivait.

Pourquoi me suis-je laissé entraîner aussi bas ?

***

Au Québec, plus du quart des adolescents déclarent avoir déjà pris de la drogue, du cannabis aux substances plus dures. Si le plaisir est une des raisons souvent évoquées, un nouveau type de consommation s’est répandu au cours des dernières années : la consommation de drogues à des fins de performance. L’histoire de Kellyann met en lumière un visage différent, mais actuel, de la toxicomanie. »

Mon Avis

Une nouvelle pépite que je me suis procuré, l’année passée, au Salon du livre de Montréal. Là-bas, j’ai eu la chance de rencontrer, pour la première fois, Emmanuel Lauzon. Depuis ce temps, je ne peux m’empêcher de lire un de ses récits. Après avoir dévoré « TAGuée » et « Addik », voici « Toxik ». Mais, non attendez, il fallait ABSOLUMENT que je découvre l’aventure de Kellyann. Et encore une fois, l’auteur ne pas déçu.

UNE HISTOIRE AUX MULTIPLES RÉVÉLATIONS…

« Toxik » est un bouquin criant de vérités, on ne va pas se le cacher. L’utilisation des drogues dures touche beaucoup plus de personne que l’on ne croit. À travers ses mots, Emmanuel Lauzon essaie de nous faire comprendre en quoi cette dépendance peut affecter le quotidien d’un individu. D’une certaine manière, ce genre de sujet m’aide à mieux cerner le monde qui m’entoure.

Dans « Toxik », on fait la connaissance de Kellyann, une jeune adolescente passionnée de hip-hop et des compétitions de danse. Également bien entouré, elle semble manquer de rien… Sauf le soutien de ses parents. Cependant, ça c’était avant qu’elle amorce sa descente en enfer. Ainsi, voulant participer à un rap battle, Kellyann tente de mettre sur papier son texte qu’elle voudrait dévoiler lors de sa première prestation, mais sans succès. C’est alors qu’elle prend la décision de suivre le conseil d’un nouvel ami, soit d’expérimenter la médication de son frère. Afin d’améliorer sa concentration, elle est prête à tout.

À partir de ce moment, comme des dominos, les problèmes lui tombent dessus. Kellyann arrivera-t-elle à prendre conscience de sa situation et de ce qu’elle a fait avant qu’il ne soit trop tard ? Après avoir payé le prix de la perfection, la jeune adolescente devra choisir entre se battre ou se laisser mourir.

UNE TENTATION DIFFÉRENTE SELON LA PERCEPTION…

Comme le titre le dit si bien, la consommation de drogue dépend de la raison de l’individu. En prendre une seule fois, suffit à vous rendre accro. Cette dépendance n’est pas aussi simple qu’elle n’y paraît. On ne peut arrêter en un simple claquement de doigt. Dans le cas présent, Kellyann consomme des drogues à des fins de performance afin d’illustrer la perfection dans tout les domaines possibles et inimaginables.

En ce qui concerne la plume d’écriture d’Emmanuel Lauzon, elle est toujours aussi addictive et coulante. Au fil des pages, on suit l’interlocutrice au cœur de son périple… On y découvre ses peines, joies, moments de colère ainsi que son désespoir face à cette situation dans laquelle elle s’y est plongée tête baissée. « Toxik » est un récit empoignant tout en étant saisissant, qui démontre les conséquences destructrices de cette substance sur leur quotidien ainsi que celui de leurs proches.

LA RÉALITÉ DE LA SOCIÉTÉ ACTUELLE…

D’après moi, il ne faut pas juger les personnes avant d’apprendre à les connaître. Qui sait, si cette personne n’a pas eu un lourd passé, peut-être est-ce le seul moyen qu’elle ait trouvé afin d’échapper à ses malheurs. En soi, la seule chose que l’on peut faire, c’est leur tendre la main lorsqu’ils en ont besoin. De leur montrer que nous sommes à leur côté. Même si ces personnes disent qu’ils ne veulent pas de notre aide… C’est faux. Tout le monde a besoin d’un ange gardien. Personne n’est parfait et c’est ce qui fait la beauté de l’être humain.

Un dernier mot ?

Finalement, après avoir presque tout lu les histoires de l’écrivain, je peux vous dire que mon préféré reste « Addik ». Malgré cela, je crois que l’odyssée de Kellyann restera imprégnée dans ma tête. Emmanuel Lauzon est parvenu à parler d’un concept que si peu de personnes osent aborder. Une héroïne qui m’a ému. Il va sans dire que je vous recommande cette œuvre littéraire, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu. Pour ma part, il ne me reste plus qu’à découvrir « La rage de vivre », un autre roman de la collection tabou écrit par l’auteur.

#Sara

 

Chronique sur The Ancient Magus Bride tome 5 de Koré Yamazaki

The Ancient Magus Bride tome 5

Note : 9/10

« – Le houx et le lierre sont des plantes persistantes, elles égayent la nuit du solstice. Les voisins aiment voir de la verdure en hiver. Grâce à ces décorations, ils ne joueront pas de vilains tours.

– Au Japon aussi, le houx est considéré comme un répulsif à démons. C’est drôle comme les coutumes se recoupent.

– Vraiment ?

– Comme quoi, les cultures ont beau être différentes selon les pays… Les lois de la nature sont universelles.

– Le lierre n’est pas très courant au Japon.

– Vous pensez qu’il pourrait chasser les mauvais esprits, là-bas aussi ?

– Non, sans doute pas.

– Les pouvoirs des plantes et des objets varient en fonction du lieu. Ainsi, le houx est utilisé comme répulsif dans les contrées où il pousse en quantité.

– Mais, dans le désert ou dans la jungle, il en va différemment.

– Oh, je vois…

– Chaque pays, chaque région ont leurs traditions, leurs dieux et leurs esprits… Et les sorciers sont là pour faire le lien entre eux.

– Bon ! Je vais t’enseigner les coutumes de ce pays pluvieux. Et pour ça, on va sortir. »

Chisé & Elias

Résumé : « À force de combattre son lourd passé, Chisé décide d’aller de l’avant en compagnie d’Elias. Ce dernier, de son côté, apprend petit à petit à éprouver de la compassion et s’éveille aux beautés du monde. Un soir, la Leanan Sidhe, visiblement paniquée, vient chercher secours auprès de Chisé… Que pourra-t-elle faire pour l’aider ? »

Mon Avis

Une suite qui ne fait pas de l’ombre à ces prédécesseurs. Ce cinquième tome offre une atmosphère toute aussi magique que lyrique. Plus doux que les autres, c’est un livre de transition qui diverge un peu de l’histoire de base, malgré les soupçons de tristesse que l’on retrouve au fil des pages. Dans tous les cas, il permet de percevoir plus en profondeur certains détails.

À LA QUÊTE DE CES NOUVELLES LÉGENDES MYTHIQUES…

Ainsi, par le biais de ce roman, nous partons à la découverte de plusieurs nouveautés dont les créatures qui peuplent ce monde imaginaire et les folklores celtiques. Ainsi, on peut littéralement dire que ceux-ci ont influencé grandement nos traditions tout comme nos cultures. Je ne vous cacherai pas que j’aime beaucoup découvrir ce genre de chose, car cela me permet d’en connaître un peu plus sur ce qui m’entoure.

Dans le cinquième tome de la série « The Ancient Magus Bride », on retrouve Chisé qui, pour donner suite aux révélations du tome précédant, prend la décision de répondre à l’appel de détresse de la Leanan Sidhe. Voulant à tout prix aider cette créature ainsi que l’homme qu’elle aime, la jeune fille devra concocter de l’onguent de fée. Sachant que cette mixture prend du temps et qu’elle est difficile à faire, Chisé parviendra-t-elle à accomplir sa mission ? Quant à Elias, pourquoi laisse-t-il paraître ses émotions seulement lorsqu’il est avec sa disciple ? Alors qu’avec les autres espèces vivantes, il est antipathique et dépourvu de sentiments…

Cette première partie de l’histoire nous emporte au cœur du royaume des fées où on fait la connaissance du docteure Shannon, un changelin qui a été élevé dans le monde des humains afin de prendre la place du bébé humain. Cette fée est un personnage important dans ce tome, car elle va forcer Chisé à prendre une décision : mourir ou survivre. Parallèlement, on va en apprendre un peu plus sur le passé de Silky et sur le comment elle est arrivée là.

DES GRAPHISMES TOUT AUSSI SPLENDIDES QUE LA CALLIGRAPHIE…

WOW ! Que voulez-vous je vous dise de plus ?! Ils sont toujours très beaux. Au fil des feuilles, on se surprend à les admirer tellement que les détails sont bien faits. Dès que l’on pose nos yeux sur ces images, on ne peut s’empêcher de les regarder. Au niveau du style d’écriture de Koré Yamazaki, il est toujours aussi fluide et agréable que les livres précédant.

Un dernier mot ?

En conclusion, le cinquième opus de « The Ancient Magus Bride » apporte un vent de tranquillité à l’histoire, tout en nous montrant, à travers les yeux des personnages secondaires, cet univers dans lequel ils partagent la vie. « The Ancient Magus Bride » est carrément une authentique saga. Des interlocuteurs secondaires tout aussi importants que les protagonistes principaux. Il me tarde de bouquiner la suite afin de savoir la suite des aventures de Chisé et Elias.

#Sara