Chronique sur Invincible de Jane Harvey-Berrick et Stuart Reardon

Invincible

Note : 7/10

 « Nick se relève, regarde les scènes extraordinaires de liesse qui se déroulent autour de lui, la joie de la foule où chacun étreints voisin.

Il s’autorise à tout ressentir.

Son moment.

Son jour.

Sa vie.

Il cherche Anna des yeux dans la foule, et son coeur s’emplit d’une joie féroce. Aujourd’hui, il l’a rendue fière, et son pays aussi.

Aujourd’hui, il a gagné.

Aujourd’hui, il était invincible. »

Nick

Résumé : « Nick Renshaw est la pépite du rugby britannique. Malheureusement, il se blesse grièvement et sa carrière est menacée. Commence alors pour lui une descente aux enfers. Il se sent abandonné et trahi par ses proches, mais il veut se battre pour reprendre sa place. Le Dr Anna Scott est la seule personne qui peut aider Nick, elle a ses propres méthodes mais aussi ses lourds secrets. Quand le passé de Nick revient les hanter tous les deux, l’énigmatique docteur est plus vulnérable qu’elle n’y paraît.

Brisée et trahie, la lutte pour survivre semble intolérable. Quant à Nick, retrouvera-t-il le chemin des terrains ? Qui cédera, qui se relèvera… qui restera invaincu ? »

 Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaleureusement Hugo New Romance Québec pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

UNE TRAME ORIGINALE CONCENTRÉE SUR LE SPORT…

Je vous avoue que j’ai toujours eu un faible pour les romances sportives, elles ont toujours un je-ne-sais-quoi que j’aime beaucoup. À première vue, c’est plutôt rare d’avoir une narration masculine, surtout sachant le sujet qui est abordé. Rire. Maintenant que j’y pense, ce n’est pas pour me déplaire. D’autant plus que l’histoire met également l’emphase sur plusieurs problématiques importantes.

DES BISBILLES QUI M’ÉMOUSTILLENT…

Sachez aussi que le développement est écrit à la troisième personne, même encore aujourd’hui, j’ai du mal avec ce genre de compte rendu. Même si j’ai beaucoup aimé la complicité amicale et amoureuse de Nick et Anna, j’ai trouvé que leur aventure allait un peu trop vite à mon goût. J’aurai voulu que les deux interlocuteurs prennent le temps de se connaître, de se découvrir. Il y a d’autres petits éléments que je n’ai pas totalement adhérer, mais cela vous allez le constater un peu plus bas.

Dans « Invincible », on fait la connaissance de Nick, un joueur de rugby professionnel. Cependant, à cause d’une grave blessure, il n’est plus apte à pratiquer ce sport qu’il aime passionnément. Malheureux de ne plus exercer la carrière de ses rêves… C’est alors qu’au même moment que cette jeune femme pétillante et rayonnante telle un soleil d’été entre dans sa vie. Anna est une psychologue au charme redoutable qui, au fil de leur rencontre, deviendra son vent printanier, sa brise d’été. Intelligente et rempli d’espoir, elle apportera à Nick l’amour et le bonheur qu’il lui manque afin d’être totalement heureux. Toutefois, alors que tout va bien entre eux, certains obstacles se placent entre eux afin de les séparer. Et si ces difficultés étaient pour tester l’amour qu’ils ont l’un pour l’autre ?

UN QUATRE MAINS À DÉCOUVRIR…

N’ayant jamais bouquiner les styles d’écriture de ces deux auteur(e)s, je ne savais pas si j’allais apprécier ou non. Je ne vous cacherai pas que ça été difficile de les appréhender, que cela n’a pas été de lire ces différentes notations. Malgré cela, ça pris un petit moment, mais j’ai fini par m’y habituer. Une des deux semblent plus naturelle, tandis que l’autre est quelque peu maladroite. Comment dire… Elle manquait de fluidité. À travers les calligraphies de Stuart et Jane, on ressent une palette d’émotions, comme des montagnes russes.

DEUX ÉLECTRONS DE CHARGE DIFFÉRENTE…

Ne dit-on pas que les opposées s’attirent ? Mmm… Peut-être, aurais-je dû écrire ce qui se ressemblent s’assemblent ? Qu’en pensez-vous ? Ils se moulent sur certains effets dont leur bienveillance, leur amour et évidemment leur passion pour le rugby. Nick et Anna ne m’ont carrément pas laissé indifférente !

En ce qui concerne le scénario, au premier coup d’œil, on pourrait facilement croire que ce n’est qu’une romance à l’eau de rose… Au contraire. Et cela m’a plutôt surprise de percevoir ce détail essentiel. Authentique, le récit contient un sombre contenu et des touches de dramatique. Jane Harvey-Berrick et Stuart Reardon nous emporte au cœur d’un autre pays, soit l’Angleterre. Lorsque j’ai lu où je me dirigeais, je n’ai pas pu m’empêcher de lancer un cri de joie… Et de faire la même position que Rafiki quand il tient Simba dans ces mains (dans le film « Le roi lion »). Rire. Je ne dis jamais non à une nouvelle découverte.

« Invincible » est une histoire d’amour trépidante où leur position hiérarchique les empêchent d’être ensemble et de vivre pleinement leur relation amoureuse. Pourtant, comment lutter contre nos propres sentiments ? Cela est pratiquement impossible…

Un dernier mot ?

En somme, « Invincible » est une œuvre littéraire dont l’intrigue est littéralement basée sur la carrière sportive d’un joueur de rugby. En plus d’avoir de nombreux rebondissements, on part à la quête d’une autre culture. J’adore ! Original, ce livre se distinct des autres romances sportives déjà parues. Deux protagonistes que j’ai aimé connaître au fil des pages. Addictif, « Invincible » illustre des problématiques actuels et réalistes. Ce roman possède un potentiel encourageant. Il va de soi que je vous conseille ce livre, j’espère qu’il vous plaira.

#Sara

Chronique sur Moi J’mange de Joanie Godin

Moi J'mange

Note : 9/10

« – Abeiiiiiiille ?…, dit-il. Pourquoi tes cuisses sont plus grosses pis pas celle de ma maman ?

-Euh… Je… Allez, tu es prêt ! Tu peux retourner jouer avec tes amis.

Je me suis figée. Il n’y avait pas un iota de méchanceté dans sa question, mais je ne voulais pas lui servir la même réponse que ma mère à l’époque et parler de gras. En plus, c’est connu, les enfants ont tendance à déformer les propos d’adultes. Des plans pour qu’il aille affirmer à sa mère que je l’avais traitée de grosse ! »

Billie

Résumé : « La bouffe. J’y pense sans arrêt. C’est la première chose qui me vient en tête quand je me réveille et la dernière, quand je m’endors. J’ai toujours faim. En tout cas, c’est l’impression que j’ai. Mais au fond, je ne sais pas ce qu’est la faim ; j’mange tellement que je n’ai pas le temps de la ressentir.

Tu es lâche, tu ne réussiras jamais à perdre du poids. Regarde-moi ces grosses cuisses flasques ! Essaie donc ce nouveau régime ! me chuchote mon petit démon intérieur. C’est lui qui me pousse aux extrêmes, à me gaver comme s’il n’y avait pas de lendemain.

Je donnerais n’importe quoi pour être mince, pour ressembler à la plupart des filles de mon école. Mais je n’y arrive pas. Alors je m’isole et cherche le réconfort auprès de ma seule amie : la bouffe.

L’hyperphagie boulimique est un trouble alimentaire peu connu, mais dont souffrent à la fois des hommes et des femmes en proportions presque égales. Ce trouble se caractérise par des crises au cours desquelles une personne ingère une très grande quantité d’aliments, de façon incontrôlée, compulsive, sans toutefois se purger par la suite, ce qui conduit inévitablement à une prise de poids. Les régimes multiples sont donc souvent symptomatiques de l’hyperphagie. »

Mon Avis

À mes yeux, « Moi J’mange » est une histoire qui explique bien l’hyperphagie alimentaire. Étant un sujet difficile à démontrer, il peut, selon certaines personnes, avoir une façade négative ou positive.

L’ASPECT PSYCHOLOGIQUE DU TROUBLE…

Puisque que nous sommes au cœur des pensées du protagoniste principal, on se laisse facilement envahir par ses nombreuses émotions négatives. Il lui arrive de ressentir de la joie, mais ce roman est si poignant que s’en est déchirant. L’héroïne perçoit, la plupart du temps, de la culpabilité et du dégout pour elle-même… Ce que je trouve vraiment affreux, soi-disant en passant. Personne ne devrait éprouver de telles choses. PERSONNE.

Dans « Moi J’mange », on fait la connaissance de Billie, une jeune adolescente de quinze ans qui ne cesse de manger. Ainsi, lors des vacances d’été, la jeune fille avait pris la décision de perdre du poids, malheureusement, n’ayant pas perdu le nombre qu’elle envisageait, Billie a lâché prise et s’est mis à prendre les kilos qu’elle avait absorbé. Prise souvent par de nombreuses impulsions alimentaires, elle ne peut s’arrêter de manger. Pourquoi ? Et si c’était comblé un immense vide intérieur ?

Régime après régime, rien ne fonctionne. L’adolescente prend plus que ce se qu’elle perd. Subissant toujours les moqueries de ses camarades de classe, Billie est épuisé d’être le bouc émissaire. Avec sa meilleure amie, Adèle, la jeune fille de quinze ans va entreprendre des recherches afin de savoir ce qu’elle a. À cet instant, Billie devra décider si elle veut de l’aide ou pas. Elle comprend également qu’elle n’aura pas d’autre choix que de travailler sur elle-même et sur les nombreuses relations qu’elle a avec les autres individus.

LE ROYAUME DE LA MÉCHANCETÉ…

Par le biais de « Moi J’mange », l’auteure nous a transporté dans l’univers réaliste des jeunes du secondaire. Ce moment où les jugements, les insultes, l’intimidation et le harcèlement sont présents. Afin de plaire, il faut être aussi maigre que les mannequins de magazine… Souvent blessantes, les paroles de étudiants et étudiantes ont souvent un impact émotionnel sur la personne visée. Et c’est ce que j’ai senti en lisant le parcours scolaire de Billie. Je ne vous cacherai pas que je n’ai pas pu m’empêcher de lâcher quelques larmes.

UNE RÉALITÉ ABSOLUE…

À travers les mots de l’auteure, il est possible de connaître les difficultés qu’endure Billie que ce soit le fait de parler de sa situation, les pressions amicaux et familiaux ou l’image parfaite que la société essaie d’illustrer à tous. Selon moi, l’écrivaine ne va pas de main forte, elle ne nous épargne aucunement. Rire.

Au niveau de la calligraphie de Joanie Godin, celle-ci est addictive et très agréable à bouquiner. Au fil des lignes, l’auteure parvient à nous inculquer le cheminement de Billie. Ni rose ou noir, cette aventure se moule de haut en bas, telle des montagnes russes.

Un dernier mot ?

En conclusion, « Moi J’mange » est un bouquin qui convient aux adultes ainsi qu’aux jeunes. J’ai été ému par Billie, une adolescente brisée qui essaie de garder la tête hors de l’eau, un jour à la fois. Une superbe plume d’écriture. Dès les premières pages, j’ai été envouté par la douloureuse aventure de Billie. « Moi J’mange » est une vérité que les jeunes doivent souvent affronter, surtout dans la société actuelle. Il va sans dire que je vous recommande cette ce livre, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je souhaite que Joanie Godin écrive un autre roman, qui sait ?!

#Sara

Chronique sur L’âme à vif de Corinne De Vailly

L'Âme à vif

Note : 9/10

« Clic-clic ! D’avant en arrière, la lame va et vient. Clic-clic ! De plus en plus vite. Clic-clic ! J’entends mes dents grincer tellement je serre les mâchoires. Je voudrais m’ouvrir le ventre pour en arracher cette boule énorme qui me fait mal.

La lame est visible. Je l’approche du bout d’un de mes doigts. Des frissons me parcourent. J’anticipe la douleur de la coupure, mais en même temps, elle me parait libératrice. Juste un petit trait, tout doucement, juste pour voir…  »

Angélique

Résumé : « La lame de l’exacto va et vient. Clic, clic ! De plus en plus vite. Je l’approche du bout de l’un de mes doigts. Des frissons me parcourent. J’anticipe la douleur de la coupure et, en même temps, elle semble tellement… libératrice ! Juste un petit trait, tout doucement, pour voir…

Je n’appuie pas trop fort, je ne veux pas mourir ! Je veux seulement contrôler ma souffrance intérieure. Comment ? Je l’enterre sous une autre souffrance : physique, celle-là. Quel sentiment de puissance ! Mais… vais-je pouvoir arrêter ?

À la suite de l’accident de son frère, dont elle se sent responsable, Angélique est submergée par le mal-être qu’elle ressentait depuis des années et que la tragédie a accentué. Elle s’isole graduellement avec sa douleur, et sa lame devient une bouée de sauvetage. Mais, inconsciemment, Angélique espère-t-elle que quelqu’un découvrir ce qu’elle se fait et la sauve… d’elle-même ? »

Mon Avis

Aussitôt commencé, aussitôt terminé ! J’ai dévoré « L’Âme à vif » en à peine quelques heures. Avant même que je m’en rends compte, j’avais déjà tourné la dernière page.

AUSSI RÉALISTE QU’ÉPROUVANT…

Touché en plein cœur, c’est une histoire magnifique tout en étant facile à bouquiner. Évidemment, on s’attache rapidement aux interlocuteurs principaux et secondaires. Je ne peux que dire… Wahou ! Encore une fois, la collection tabou affiche un bouquin rempli d’émotions. N’étant pas un concept facile à discuter, celui-ci peut devenir très épineux.

LES ASPECTS DE LA THÉMATIQUE…

Un sujet peu abordé dans la société. Pourquoi ? C’est une question que je me demande depuis que j’ai fini le roman. Au cours de cette lecture, on comprend que Corinne De Vailly a illustré les principaux points qui caractérisent l’automutilation. Les causes qui ont provoquées cela, les conséquences que ça entraîne, les moyens utilisés afin de scarifier et les solutions envisagées. Tout y est !

Dans « L’âme à vif », on fait la connaissance d’Angélique, une jeune adolescente qui encore la vie devant elle. Sensible, elle n’a pas un cercle d’amis aussi diversifié que ses camarades de classes. Angélique peut compter sur Laurianne, sa meilleure amie et son frère ainé, qu’elle affectionne énormément, malgré leur dispute… Toutefois, lorsqu’un terrible accident arrive à Théo, son frangin, l’adolescente perd pied et se dit que la goutte de trop. Se sentant responsable de ce qui s’est produit, Angélique ressent le besoin d’évacuer toute cette douleur psychologique qu’elle a emmagasiné depuis des années. Et si la souffrance physique devenait sa source d’évacuation ?

Au même moment, des problèmes du passé refont surface. Des malheurs qu’elle croyait ne pas entendre et revoir de sitôt. Malheureusement, ces complications entraînent Angélique dans un cercle cyclique qu’elle ne peut cesser. Comment arrivera-t-elle à se sortir de cette boucle ? C’est alors que la jeune adolescente comprend que pour amorcer sa guérison, elle n’aura pas d’autre choix que de se battre contre elle-même.

LA SOUFFRANCE DE L’HÉROINE…

Chaque page nous remet le désespoir de l’adolescente en pleine figure. Ainsi, Angélique nous plonge au cœur de ses pensées les plus sombres, de son surplus de sensations émotionnelles. Le fait qu’elle soit mal dans sa peau, le désespoir et ses questionnements sur ses hauts et ses bas. Tous ces détails sont présents dans « L’Âme à vif ».

Concernant le style d’écriture de Corinne De Vailly, il est fluide et addictif. J’ai aimé redécouvrir la notation d’une auteure que j’ai connu lors de mon enfance. C’est sûr qu’entre une histoire de la collection tabou et une saga jeunesse, il y a une marge de manœuvre. Dès les premières pages, on se laisse emporter par le récit d’Angélique. À travers les mots de l’auteure et par le biais des détails, on perçoit la réalité de la situation.

Un dernier mot ?

En conclusion, « L’Âme à vif » est une œuvre littéraire que je suis contente d’avoir découvert, car elle m’a permis d’en apprendre un peu plus sur le sujet. Clin d’œil à Salomé, un personnage que j’ai aimé dès le début. Elle complète parfaitement le comportement d’Angélique. L’auteure parvient avec succès à décrire une réplique d’une jeune adolescente qui se heurtent à des difficultés d’automutilation. Il va de soi que je vous conseille « L’Âme à vif », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte bien lire les autres écrits de Corinne De Vailly.

#Sara

Chronique sur The Shakespeare Sisters tome 2 : À la grâce de l’automne écrit par Carrie Elks

The Shakespeare Sisters tome 2

Note : 8/10

« – D’accord, nous allons prendre une glace, céda Juliet. Mais si tu tapes encore quelqu’un, tu n’y remettras plus les pieds de toute l’année.

L’air grave, Poppy hocha la tête.

– Pareil pour toi, maman. Si tu tapes encore quelqu’un.

Touché. Juliet échoua à réprimer un sourire. »

Juliet & Poppy

Résumé : « RENCONTREZ LES SŒURS SHAKESPEARE

QUATRE SŒURS, QUATRE HISTOIRES, QUATRE MANIERES DE TROUVER LE GRAND AMOUR

L’amour s’épanouit quand on s’y attend le moins…

Juliet Shakespeare en a sa claque de l’amour. Entre le développement de sa boutique de fleurs et son adorable fille qu’elle élève seule après une séparation houleuse avec son futur ex-mari, sa vie de femme est assez compliquée comme ça.

Mais quand Ryan Sutherland, séduisant père célibataire d’un petit garçon, emménage dans la maison voisine, tout change. Malgré ses efforts pour l’ignorer, Juliet ne peut rien contre le magnétisme de son voisin, un Roméo décontracté qui suscite en elle des émotions irrépressibles.

Ryan est photographe. Il n’est revenu dans sa ville natale du Maryland que pour quelques mois. Alors, à quoi bon tomber amoureux d’une femme qu’il devra rapidement quitter ? Mais c’est méconnaître Juliet, la mystérieuse et belle rouquine d’à côté. Et en elle, il se pourrait bien qu’il ait trouvé tout ce qu’il a jamais désiré au monde… »

 Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaudement Hugo New Romance Québec, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de sa confiance en moi et en mon blogue.

Ayant passé un bon moment en compagnie des personnages principaux du premier tome de « The Shakespeare Sisters », j’avais très hâte de me plonger dans le second opus de la saga afin de découvrir l’histoire de Juliet, cette rouquine aussi fugace et chaleureuse que l’automne.

UNE AMBIANCE TOUTE AUSSI CALME QU’ADORABLE…

Après avoir passé en revue la saison estivale, c’est au tour de l’automne de venir nous faire un petit coucou. Les paysages dont les couleurs chaudes ne cessent de m’éblouir de jour en jour. Sans compter qu’il y a Poppy et Charlie, deux petits boutchous. Ceux-ci sont tout aussi rayonnants que mignons… Wouhou ! Ils me font carrément craquer. Rire. À eux seuls, ils forment un vent de fraîcheur. Qui sait, peut-être donneront-ils un coup de pouce à leur parent respectif ? Et s’ils étaient déjà au courant de la relation qu’entretient Ryan et Juliet ? Dans tous les cas, « À la grâce de l’automne » est un bouquin qui se lit sans prise de tête. Néanmoins, je ne vous cacherai pas qu’il manquait quelques détails importants.

Dans « À la grâce de l’automne », on fait la rencontre de Juliet, une mère célibataire qui se bat dur comme fer pour obtenir le divorce et la garde de sa fillette, Poppy. Ainsi, pour subvenir à leur besoin, la jeune femme a pris la décision d’ouvrir sa propre boutique de fleurs. Cependant, comment peut-elle réussir alors que d’un côté, elle a son ex-mari qui ne lui facilite pas la tâche et d’un autre côté, les mères qui ne peuvent s’empêcher de critiquer tout sur tout ?! Ne voulant pas se laisser tenter par une relation amoureuse, Juliet utilise toute son énergie pour le bien-être de Poppy… Jusqu’au jour où elle croise les beaux yeux bleus de son nouveau voisin.

Ryan est le père de Charlie, un des camarades de Poppy. Célibataire et photographe, il a décidé de revenir dans sa ville natale pour un court moment. Aussitôt que leur regard se pose l’un sur l’autre, une attraction charnelle s’installe entre eux. Toutefois, ayant toujours son divorce en tête, Juliet prendra-t-elle le risque de croquer le fruit défendu ? Quant à Ryan, il n’aura pas d’autre choix que de vaincre ses démons s’il veut envisager un avenir avec sa belle rouquine.

UNE ALCHIMIE AUSSI INTENSE QUE NON SUBTIL…

Dès les premières pages, Ryan et Juliet nous emporte au cœur de leur quotidien que ce soit sur le plan professionnel et personnel. Et étant donné qu’ils sont tout les deux voisins, les situations risquent d’être cocasses, vous ne pensez pas ?! Rire. Au fil des rencontres, ils vont apprendre à se connaître et ainsi développer une forte amitié. Pourtant, on sent qu’ils luttent de toute force pour ne pas succomber à leur attirance. Ils ont une superbe complicité !

Sont-ils les Roméo et Juliette des temps modernes ? Eux aussi, ils auront droit à une fin tragique ? Et s’ils révolutionnaient la littérature pour écrire leur propre « Il était une fois… » ?

En ce qui concerne la plume d’écriture de Carrie Elks, elle était plus fluide et douce que lors de ma lecture du premier tome. À travers la relation de Juliet et Ryan, l’auteure essai de démontrer les difficultés qu’apportent certaines relations conjugales. D’après moi, ces messages ici et là mènent à la réflexion. D’autant plus, qu’à travers les lignes, Carrie Elks n’hésite pas à nous faire vivre de petites montagnes russes. Au niveau des sensations, celles-ci venaient pour ensuite partir aussitôt. J’ai l’impression que dès que je mettais le doigt sur quelque chose, elle prenait la poudre d’escampette. Et franchement, c’était un peu embêtant.

Un dernier mot ?

En définitive, « À la grâce de l’automne » est une romance qui aborde de plusieurs thématiques douloureuses, dont le divorce et les relations toxiques. Un roman qui se lit facilement. L’écrivaine nous a offert un duo d’enfer aussi fusionnel que romantique. J’ai aimé voyager dans cet univers automnal où l’amour et les feuilles tombantes sont les rois. Il va de soi que je vous conseille ce roman, j’espère qu’il vous plaira. Sachez que vous pouvez lire les tomes indépendamment des uns des autres, mais il est préférable de suivre l’ordre étant donné que vous retrouvez les sœurs Shakespeare dans tous les livres.

#Sara

Chronique sur The Ancient Magus Bride tome 4 de Koré Yamazaki

The Ancient Magus Bride tome 4

Note : 9/10

« – Tu sais Chisé… Comme je te l’ai déjà dit… J’ai du mal à éprouver de l’empathie. Si je tenais le même discours ça sonnerait forcément faux. On rit quand on est heureux. On pleure quand on est triste… Quand on a peur on s’enfuit ou on attaque… Quand un enfant naît c’est un grand bonheur… Quand une personne meurt, c’est un malheur… Je sais tout ça, en théorie. Mais je ne sais pas ce qu’on est sensé ressentir quand on tient à quelqu’un. Comment on en prend conscience ?

– Eh bien… C’est dur à expliquer. Tout le monde ne ressent pas la même chose dans une situation donnée… Ça dépend des gens.

– Vraiment ?

– Comme on est 7 milliards d’individus, ça fait 7 milliards de réactions différentes. Ça change en fonction du pays d’origine, de la culture, des habitudes…

– Tu pourrais m’apprendre à m’exprimer avec tes mots ? »

Elias & Chisé

Résumé : « Chisé est de retour au pays des dragons, mandée par Lindel, leur gardien. Alors qu’elle se donne du mal pour se tailler une baguette, Lindel se met à raconter un pan d’un lointain passé. Un souvenir d’Elias… Quelle sera la réaction de Chisé face à son récit ? Sa relation particulière avec le non-humain va-t-elle être remise en question ? »

Mon Avis

Ce quatrième opus de la saga « The Ancient Magus Bride » est un livre qui nous dévoile plus de révélations que les romans précédant. En effet, celui-ci est beaucoup plus axé sur le passé et le regard intérieur de Chisé et Elias.

UNE ÉVOLUTION DES SENTIMENTS…

Ce couple… Eux. Vous ne savez pas à quel point, je fonds d’amour pour ces deux-là lorsqu’ils sont ensemble. Ayant plus de moments romantiques dans ce quatrième tome, les émotions et la relation de Chisé et d’Elias semble se renforcer de jour en jour. Je suis vraiment très contente, j’attends ces instants depuis le premier tome. Selon moi, ils sont LITTÉRALEMENT fait l’un pour l’autre.

UNE HÉROINE QUI S’AFFIRME DE PLUS EN PLUS…

Au cours de ce livre, Chisé raconte des brides de son passé qui nous amène à croire que la jeune fille essaie de se libérer de cette emprise qui ne cesse de l’étouffer à chaque respiration. Et si le raconter à Elias était le meilleur moyen qu’elle ait trouvé afin de lui permettre de devenir celle qu’elle désire être ? De faire la paix avec elle-même…

Dans ce quatrième roman de la saga « The Ancient Magus Bride », on retrouve Chisé, qui à la suite de la fin de l’opus précédant, est amené à découvrir des confidences concernant son professeur. À travers cette histoire, la jeune fille commence à prendre conscience de la personnalité d’Elias ainsi que certains actes commis. En parallèle, Chisé va reprendre contact avec Nevin, le dragon ancestral. Celui-ci va aider la Slay Vega à exposer ses craintes et ses blessures psychologiques à voix haute pour qu’ainsi, elle ait le courage d’en parler à Elias. Lors de son processus, Chisé se rend compte de beaucoup de choses… Mais, la parole est plus facile à faire que l’acte.

Et si Elias et sa jeune apprentie s’exprimaient plus par les gestes que les mots ? Auront-ils la même signification ? Alors qu’ils apprennent les relations humaines, Chisé se voit transformer en une personne qui envisage de faire des choix par elle-même, et non dicter par les autres, et qui ne se laisse plus marcher sur les pieds.

DES GRAPHIQUES TOUT AUSSI FÉERIQUES QUE L’UNIVERS…

Les dessins sont vraiment fascinants, on dirait que ceux-ci sont plus détaillés et magiques que dans le premier tome. Les paysages sont tout aussi beaux, j’en raffole.

Au niveau du style d’écriture de Koré Yamazaki, il est agréable à bouquiner et aussi bien ficelé qu’au début de la saga. Encore une fois, par le biais de ce livre, on avance progressivement au cœur de cette aventure tout en découvrant toujours plus sur les personnages et le monde magique. C’est un récit riche en rebondissement et bien construit.

Un dernier mot ?

Finalement, cette œuvre littéraire possède une bonne évolution des interlocuteurs tout comme son intrigue. D’une certaine manière, il est peut-être perçu comme étant un bouquin touchant. La relation de Chisé et Elias devient passionnante et complexe à la fois. Je ne vous cacherai pas que je deviens de plus en plus accro à ce couple de sorcier. J’ai hâte de lire la suite des choses pour savoir comment la situation va évoluer. Je vous conseille « The Ancient Magus Bride », si vous êtes fan du genre fantastique.

#Sara

Chronique sur Is it love ? – Matt écrit par Eva De Kerlan

Is it love tome 2

Note : 10/10

« – Je tiens à toi… Emma…

Je tiens à toi plus que tout, en fait. Avoir vu ce type te maltraiter, te blesser, t’avoir entendu crier, ça m’a remué plus que je ne le croyais. J’ai cru devenir dingue ou mourir sur place. L’idée qu’il aurait pu… comme ce pourri dans ton enfance… ça m’a rendu fou. Je tiens à toi, Emma… bien plus que je ne veux bien l’admettre. Et pourtant… J’ai tout fait pour m’éloigner. Résister. Mais c’est bien plus fort. Plus fort que ma tristesse. Plus fort que la peur que tu souffres. Plus fort que mes résolutions. En miettes, celles-ci. Face à ton regard, face à ce sentiment qui m’étreint le cœur et se déverse en moi quand je te vois… elles ne font pas le poids. Oh, je sais que je ne devrais pas continuer. Je devrai partir. Mais merde… je ne le peux pas. C’est trop tard. Trop tard… »

Matt

Résumé : « MATT ORTEGA EST DOUÉ POUR BROUILLER LES PISTES : COLLÈGUE, AMI OU… PLUS ?

Emma Johnson est assistante de communication au sein de Carter Corporation. Un soir, elle se dévoile à son très séduisant binôme, Matt, un graphiste aux yeux noisette. Il lui prête une oreille attentive, et elle finit par tomber sous son charme. Mais celui-ci souffle le chaud et le froid. Le lendemain, il l’ignore. De plus, de nombreux mystères l’entourent : un passé trouble, un jumeau diabolique prénommé Daryl, et que cache cette impressionnante cicatrice dans son dos ? La jeune femme est déterminée à en savoir plus, qu’importent les risques, et ce malgré la volonté des jumeaux de l’éloigner du danger.

Matt parviendra-t-il à révéler ses sombres secrets à Emma ? »

Mon Avis

À première vue, je remercie chaleureusement Hugo New Romance Québec, mon partenaire littéraire, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Étant familière avec « Is it love ? », en premier lieu, j’ai découvert l’histoire de Gabriel. Pourtant, j’ai trouvé qu’il manquait des petits détails importants. Avec le récit de Matt, c’est toute autre chose. Je suis littéralement tombé sous le charme de ce sulfureux « bad boy » au cœur d’or. On peut CARRÉMENT dire qu’il ne pas laisser de marbre. Rire. Le deuxième tome de la saga « Is it love » est un livre qui m’a plu jusqu’à la toute dernière page.

UNE HISTOIRE OÙ LA PASSION ET L’ACTION S’ENTRELAÇENT…

En plongeant dans cette intrigue, on embarque également dans le passé tumultueux de Matt et Daryl. Rempli de dangers, cette vie les obligent à se protéger de tout le monde au risque de les blesser. L’auteure nous offre un scénario où les rebondissements ne cessent de s’empiler l’une sur l’autre. Un cocktail d’aventure où l’amour, le danger et les secrets se mélangent… Quoi demander de mieux ?

Dans « Is it love ? – Matt », on fait la rencontre d’Emma, qui a pris la décision de tout quitter afin de vivre une nouvelle vie, loin de ses souvenirs douloureux. Habitant désormais à New York, elle travaille à la Carter Corporation en tant qu’agente de communication. Emma est aussitôt acceptée par Lisa, l’hôtesse d’accueil, et Matt, son binôme et graphiste au secteur de la communication. Loin d’être indifférente au caractère enjoué et sensible de son nouvel ami, elle tente de mettre ses sentiments de côté. Pourtant, plus elle passe du temps avec Matt et plus Emma commence à ressentir plus que de l’amitié. Pourquoi ne semble-t-il pas accepter ses émotions ? Que peut-il bien cacher pour ne pas voire au-delà de leur complicité amicale ? Emma parviendra-t-elle à briser la carapace qu’il s’est forgé ? Et si ses rejets étaient des avertissements ?

Deux collèges qui travaillent dans le même service. Deux amis qui forment un duo du tonnerre. Et si un soir tout basculait ? Des vérités dévoilées… Emma n’aura pas d’autre choix que de redoubler d’effort afin de prouver à Matt qu’elle est celle qui lui montra à vivre lentement, sans accro. Lui, s’il la veut, il devra combattre ses démons intérieurs et revivre ces instants présents auprès de sa belle.

DES PERSONNAGES BIEN TRAVAILLÉS ET REMPLI DE MYSTÈRE…

Captivants jusqu’au bout, les jumeaux Ortega et Emma nous sortent par les yeux au début du roman, puis plus on avance et plus, on remarque qu’ils sont tous les trois en train d’évoluer sous nos yeux. L’un est l’homme que les toutes femmes désirent, cependant un épais brouillard semble planer autour de lui. L’autre, c’est une personne imbue d’elle-même et qui se pense irrésistible. Malgré cela, au fil de notre lecture, on apprend que ces aspects ne correspondent pas totalement à sa personnalité.

Quant à Emma, c’est une femme, qui au premier abord, peut paraître vulnérable et innocente… Néanmoins, ceci n’est qu’une façade pour dissimuler son véritable comportement. Au contraire, en plus d’avoir une langue bien acérée, elle possède un tempérament de feu. Sans aucun doute, Emma est une femme qui ne se laisse pas facilement impressionner pour deux sous. Vous voyez ? Un individu comme elle, on appelle ça une warrior ou une battante.

UNE NARRATION À TROIS TÊTES…

Entrez dans la tête de Matt, Emma et Daryl a été pour moi une vraie partie de plaisir. Selon moi, avoir choisi cette alternative amène une touche d’authenticité. Lire les émotions que chacun ressent pour l’autre a été… MIAM ! Simplement. Rire.

Concernant la plume d’écriture d’Eva de Kerlan, elle est fluide et addictive. Dès les premières pages, je me suis senti entraîné par la relation compliquée de Matt, Daryl et Emma. L’écrivaine est parvenue à ajouter une touche d’humour et de tendresse au récit. Plus on avance dans l’histoire et plus, on s’aperçoit que l’histoire des frères Ortega regorge de bouleversements et de tristesse. J’ai bien aimé le fait qu’Eva ajoute ses petites notations personnelles, cela ajoute de l’authenticité.

Un dernier mot ?

En conclusion, le deuxième tome de la saga « Is it love ? » est une belle romance compliquée à découvrir. Dès les premières pages, on se laisse rapidement ensorcelé par les péripéties, le contexte et les interlocuteurs. D’autant plus que ceux-ci sont bien développés et illustrés. J’ai tout simplement adoré, c’est une véritable pépite. Une œuvre littéraire comme je les aime, avec des coups de théâtre, des moments similaires à des montagnes russes et plein d’autre encore. Il va de soi que je vous conseille « Is it love ? – Matt », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Comme c’est un roman indépendant, vous pouvez le lire sans avoir lu celui de Gabriel.

#Sara

Chronique sur Addik écrit par Emmanuel Lauzon

Addik

Note : 10/10

«  » Fuite « . Ce mot semble tout à coup exprimer un but. Je dois fuir. Pas seulement parce que je viens de commettre un délit, mais aussi (surtout, même) parce que j’ai besoin de m’évader. Quelques heures. Quelques jours. Un petit road trip me changera les idées. J’ai une bonne provision d’oxy, une voiture et la carte de crédit de mon père pour payer ma bouffe et l’essence. Je lui rembourserai tout, évidemment.
Mon ultime destination : la liberté. »

Christophe

Résumé : « Qu’est-ce que j’ai fait ? Comment ma vie a-t-elle pu dérailler à ce point en si peu de temps ? Probablement que les rails n’étaient pas très solides.

Depuis que je suis petit, j’ai comme un immense trou en moi. Ayant horreur du vide, je cherche constamment à le remplir. Les filles et l’écriture de rap m’aident à me sentir un peu plus… complet. Mais ce qui fonctionne le mieux, c’est la drogue. J’ai essayé presque toutes les substances possibles et, encore récemment, je réussissais relativement bien à gérer ma consommation. À l’exception de quelques incidents, elle ne m’avait jamais causé de vrais problèmes.

Jusqu’à ce que je touche aux opioïdes… et que je saute à pieds joints dans le trouble.

Maintenant, je suis prisonnier et je ne sais plus comment m’en sortir.

Je suis… addiK.

Les opioïdes sont des médicaments puissants, généralement utilisés pour le soulagement de la douleur. Ils présentent un haut risque de dépendance physique et psychologique, surtout lorsqu’ils sont pris de façon récréative, sans le suivi d’un médecin. Ils peuvent aussi mener à une surdose mortelle. L’histoire de Christophe est celle de milliers d’autres jeunes, devenus esclaves de leur consommation de drogues dures. »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie Communications Julie Lamoureux et les Éditions de mortagne pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

« Addik » n’est pas le premier roman de cet auteur que je lis. J’ai commencé par « TAGuée », puis cette histoire. Malgré mon petit nombre, soit de deux, celui-ci est CARRÉMENT mon préféré. Le MEILLEUR ! D’un autre côté, je ne suis peut-être pas si objective que cela. Rire. Il faut que je me plonge dans ses autres écrits afin d’en avoir le cœur net. Pourtant, je n’ai pas l’impression que mon opinion changera.

UNE VISION NON CENSURÉE…

C’est par ses mots qu’Emmanuel Lauzon est parvenu à s’immiscer à l’intérieur de mon petit cœur en chocolat. Comme un soleil, il a réussi à le faire fondre tel une délicieuse crème glacée à la pistache. OH ! Non, à saveur de mangue. Miam ! Bon, bon… Je m’égare. Cet auteur décrit le parcours de Christophe avec un réalisme aussi vrai que vous et moi. Ce que j’aime beaucoup de ses livres depuis que je l’ai découvert, grâce à « TAGuée », c’est sa franchise. Il dénonce et ose aborder des tabous qui sont présents dans notre société actuelle.

Dans « Addik », on fait la rencontre de Christophe, qui à la suite de sa rupture amoureuse avec Kellyann se retrouve effondré. Ainsi, afin de se changer les idées, il décide de tourner vers ce qu’il connaît le mieux, soit les drogues dures telles que les opioïdes. C’est le seul moyen que Christophe a trouvé pour oublier la fille dont il était tombé amoureux. Néanmoins, ses consommations deviennent de plus en plus fréquentes tout comme ses quantités. Alors que sa dépendance se développe et brûle férocement la vie de Christophe, celui-ci devra décider s’il veut reprendre sa vie en main ou au contraire la laisser s’échapper de son corps. Quelle décision prendra-t-il ? Et si la dernière goutte d’eau se produisait ? Et si cet événement était le signe qu’il attendait ?

Au niveau de son style d’écriture, celui-ci est fluide et très addictif. L’imagination et la parole d’Emmanuel sont comme un courant d’eau, on se laisse facilement entraîner et immerger. Souvent, j’avais envie de secouer Christophe afin de le pousser à se réveiller et d’autre fois, je voulais littéralement le prendre dans mes bras et ne plus le quitter. Malgré le fait que ce soit une histoire inventée, je me sentais impuissante face à sa descente en enfer. Lui, qui possède un chouette talent pour le rap… Cette drogue l’amène dans le creux des abysses afin de l’anéantir pour ainsi le noyer sans peine.

UNE NARRATION REMPLI D’ÉMOTIONS…

À travers les yeux et les pensées de Christophe, nous arrivons à percevoir tout ce qu’il ressent à 360km/h. Son esprit tout comme sa façon de vivre son embrouillé et biaisé. Quant à ce que j’ai perçu, j’ai vraiment cru mourir sur place tellement que j’éprouvais différentes sensations à la fois. Je crois que ça sera difficile pour moi de me remettre de cette lecture… Vous voyez cela fait maintenant quatre jours que j’ai tourné la dernière et pourtant ma raison ne cesse de penser à l’histoire de Christophe. Ce bouquin est un poignant petit quelque chose. À peine que j’avais posé mes yeux sur les premières lignes que je me suis senti embarquer dans cette aventure.

Un dernier mot ?

Quoi qu’il en soit, « Addik » est véritablement un COUP DE CŒUR. Difficile à décrire, il est chamboulant du début jusqu’à la toute fin. Se remettre après ça ? Je ne saurai vous répondre, car je ne le suis pas moi-même. Honnêtement, je n’ai pas de mots pour embellir ce que j’ai discerné face à toutes ces situations. Emmanuel Lauzon se caractérise par son talent pour l’écriture et sans non-censure. Il va de soi que je vous conseille « Addik », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Ma pire ennemie de Tara Jones

Ma pire ennemie

Note : 8,5/10

« — Je ne sais pas comment l’expliquer ni si ce sont les mots justes. Ceux qui expriment ce que j’éprouve réellement, mais ta présence me fait du bien, Jo. Tu me fais du bien dans ma tête, dans mon corps…

J’ai du mal à respirer. J’ai autant envie d’entendre tout cela que de lui crier de se taire. J’ai subitement froid. Puis chaud. Tremblante et d’une main hésitante, je fais glisser mes doigts sur son front, ses joues, ses lèvres, tandis qu’il continue d’une voix basse et rauque :

— C’est un peu comme si j’avais découvert un îlot de paradis au milieu de mon enfer et j’ai seulement envie que ça continue…

Plus il me parle, plus l’étau se resserre. J’ouvre la bouche, toutefois aucun mot n’en sort. Parce qu’aucun mot ne pourrait décrire le chaos qui règne en moi. La peur panique qui me submerge. Ni l’espoir insensé que suscitent ses paroles. Et surtout, j’ignore ce que je ressens réellement. Non, si je veux être parfaitement honnête avec moi-même, je sais que je ne veux rien ressentir pour lui, car je ne peux pas me le permettre. Je ne dois rien ressentir pour lui. Rien ! »

Joanna & Scott

Résumé : « Et si la vérité était pire que le mensonge ?

Que feriez-vous si vous étiez la fille d’une tueuse en série ?

Joanna a toujours su que sa mère n’était pas comme les autres. Pas aussi affectueuse ni attentive à son enfant mais quand elle apprend que c’est une criminelle, sa vie s’effondre. Littéralement.

Elle vit maintenant avec ce lourd poids et réorganise son existence. Cela commence par changer de métier : difficile de continuer à enseigner quand on porte le nom d’une meurtrière…

Joanna devient alors serveuse et dissimule sa réelle identité. Quand elle rencontre son nouveau patron, Scott, les débuts sont un peu difficiles : cet homme froid semble enfermé dans son chagrin depuis la mort de sa mère.

Mais très vite, Joanna se plaît à rêver à une nouvelle existence que partagerait Scott.

A-t-elle enfin trouvé le chemin vers le bonheur, loin des crimes de sa mère, sa pire ennemie ?

Elle n’est peut-être pas au bout de ses peines et sa route sera plus tortueuse qu’elle ne le pensait… »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaleureusement Hugo New Romance Québec, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Découvrir pour la première fois la calligraphie de Tara Jones a été pour moi une belle expérience, que je compte bien renouveler. N’ayant pas succombé à ses écrits, je me dis allé pourquoi pas ?! Surtout que le sujet me plaisait beaucoup, alors, j’ai sauté le cap. Rire.

UN SUJET PLUS QUE D’ACTUALITÉ…

Au fil de ma lecture, j’ai vu que l’écrivaine a pris la décision d’aborder de plusieurs thèmes percutants tels que le racisme. En effet, l’héroïne est métisse, donc elle subit souvent les regards et les méchancetés des individus n’ayant aucunement l’esprit ouvert. Traité différemment à cause de sa couleur de peau, Joanna a dû faire face à plusieurs horribles répercussions et aux jugements des autres, ce qui finalement rend la vie beaucoup plus compliquée lorsqu’on est différente. Et pourtant, c’est sa différence qui la rend unique à mes yeux !

UNE HISTOIRE PAS COMME LES AUTRES…

Si vous voulez mon avis, ce que je trouve authentique, c’est le fait que le protagoniste principal soit la fille d’une tueuse en série. Wahouuuuuu !!! Ça, je ne peux qu’adhérer à ce fait. Honnêtement, c’est du jamais vu et donc, une VRAIE bouffée d’air frais. Tout au long de ma lecture, je ne cessais pas de me poser des questions… J’avais peur que Joanna retourne sa veste et devient comme sa génitrice. D’autant plus, que je ressentais une palette de sensations à profusion.

Dans « Ma pire ennemie », on fait la connaissance de Joanna, une jeune femme qui est sans cesse juger par les autres personnes. En effet, étant la fille d’une tueuse en série, elle subit constamment les préjugés et la haine du monde extérieur. Ne voulant plus vivre comme cela, elle prend la décision de partir à la Nouvelle Orléans pour refaire sa vie. Voulant repartir sur une bonne base, Joanna dissimule sa véritable identité et prend un emploi de serveuse dans un bar. Dès lors, elle va faire la rencontre de Scott, son patron. Bouleversé par cette altercation et par ses yeux remplis de tristesse et de désespoir, la jeune femme se demande comment elle pourrait faire craquer les défenses de Scott sans se perdre elle-même en chemin… Et si au fond, c’était elle qui avait besoin d’aide ? D’une main tendue ? Et si Scott était l’ange qu’elle attendait depuis de nombreuses années ? Celui qui lui offrirait la rédemption qu’elle désire ardemment ?

UN CYCLE CYCLIQUE QUI RÉPÈTE…

« Ma pire ennemie » possède une intrigue assez prévisible… Entre autres, j’ai trouvé la romance et les vérités plutôt conforme. Sans compter, que j’ai également perçu quelques longueurs et ce sur divers chapitres. Les décisions de Joanna n’apportent aucune évolution à l’histoire, j’avais littéralement l’impression qu’elle faisait souvent trois pieds en arrière au lieu de trois pieds en avant. Ce qui apportait des longueurs à certains moments.

Concernant la plume d’écriture de Tara Jones, elle est bien maîtrisée et est toute aussi addictive. À travers ses mots, l’auteure est parvenue à me captiver jusqu’à la dernière page, malgré le détail mentionné plus haut. En plus, de discuter de certains concepts importants, Tara mène la réflexion plus loin.

UNE AMOUR PASSIONNEL ET SANS LIMITE…

Passionnante et intense, les scènes torrides étaient plus que parfaites. Ainsi, par le biais de celles-ci et par le lien indestructible qui réunissait Joanna et Scott, on pouvait voir l’amour qu’ils avaient l’un pour l’autre. C’était tout simplement…. AWWNN !!

Un dernier mot ?

En somme, « Ma pire ennemie » est un bouquin dont l’histoire est originale et hors du commun. Des idées percutantes et des injustices réalistes qui toucheront forcément le lectorat. Un couple qui dégage une aura sensuelle et pure. Un amour qui va au-delà des nuages. Des protagonistes attachants et fascinants qui ne demandent à avoir une deuxième chance de vivre leur existence. Il va sans dire que je vous le conseille, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Alaska Wild de K.A. Tucker

Alaska wild

Note : 9/10

« – Jonah, s’il vous plaît, puis-je récupérer mes affai…

– Non.

Il n’hésite pas et sa voix est dénuée de toute moquerie.

– Bien, dis-je avec courtoisie. Je me ferai donc un plaisir de retourner votre baraque jusqu’à ce que je les retrouve.

Je profiterai qu’il aille travailler pour fouiller. Je vais pour le dépasser mais il me bloque d’une main en me prenant fermement par la taille. Puis, son autre main se pose de l’autre côté et il me pousse doucement en arrière jusqu’au mur. Une sensation de froid ma parcourt le dos.

Incertaine de ce qui est en train de se passer, je place mes mains entre nous, contre son torse. Mon cerveau n’enregistre plus rien en dehors de la chaleur de son corps et de ses pectoraux. Puis, lorsque j’ose lever les yeux sur lui, je découvre combien son regard est sombre et intense. Tout devient clair. Il semble que mon attirance pour lui soit réciproque.

Comment est-ce arrivé ? Les secondes s’égrainent, tandis que nous semblons nous jauger l’un l’autre en silence. Puis, Jonah se penche sur moi et ses lèvres glissent sur les miennes avec douceur. Ses lèvres ont un goût de menthe et du sucre brun des flocons d’avoine. Sa barbe fraîchement rasée picote d’une manière bizarrement intime.

Je ne peux plus respirer. Il s’interrompt et m’effleure à nouveau les lèvres. Il me teste. Il veut savoir comment je vais réagir. Trop timide pour laisser mes mains s’aventurer plus avant sur cette armoire à glace, je susurre :

– Je croyais que vous n’aimiez pas les filles de mon espèce.

Son étreinte relâche ma taille et une de ses mains s’aventure vers ma hanche tandis que l’autre remonte doucement le long de mon dos, entre mes omoplates, jusqu’à venir s’emparer de ma nuque. Ses doigts glissent dans mes cheveux et les tire tendrement pour faire basculer ma tête en arrière.

– Il faut croire que j’avais tort, admet-il d’une voix si grave et virile qu’elle résonne jusqu’au creux de mon ventre.

Soudain, sans plus hésiter, il m’embrasse. »

Jonah & Calla

Résumé : « Calla Flectcher avait tout juste 2 ans quand sa mère a quitté l’Alaska, fuyant la vie trop rude, et laissant derrière elle le père de Calla. Calla a aujourd’hui 26 ans et mène une vie bien remplie à Toronto. Lorsqu’elle apprend que les jours de son père, très malade, sont peut-être comptés, elle entreprend le voyage jusqu’à son village natal. Elle va alors découvrir le quotidien « à la dure » , les journées qui comptent peu d’heures de clarté, les nuits à la belle étoile… Elle va en profiter pour mieux connaître son père, à qui elle tient beaucoup malgré les erreurs qu’il a commises. Tandis qu’elle tente de s’adapter à ce nouvel environnement, Jonah – le pilote fier, débraillé et détestable qui l’aide à maintenir la compagnie d’hydravions de son père opérationnelle, a clairement hâte de renvoyer cette fille de la ville chez elle, persuadé qu’elle n’est pas du tout faite pour survivre à la rudesse de l’Alaska. Jonah a sûrement raison, mais Calla est déterminée à lui prouver le contraire. Elle va rapidement créer un lien très fort et inattendu avec le pilote : de l’amitié, ou peut-être quelque chose de plus profond ? Mais Calla ne compte pas rester en Alaska et Jonah ne compte pas partir. Va-t-elle, comme sa mère bien des années plus tôt, laisser une chance à cette histoire ? »

Mon Avis

Avant tout, je remercie Hugo New Romance Québec, mon partenaire littéraire pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance.

Connaissant de loin K.A Tucker et ses écrits, j’avais grandement envie de me laisser tenter par l’une de ses histoires et ainsi, mon choix s’est porté sur « Alaska Wild ». Sachant que les romans qu’elle écrivait était des romances touchantes et bouleversantes, je m’étais préparé mentalement au pire. Armé de sucreries et d’une boîte de mouchoirs, j’ai sauté le cap… Finalement, je ne regrette pas de l’avoir fait. « Alaska Wild » était tout simplement incroyable à découvrir au fil des pages.

UNE ROMANCE, MAIS PAS QUE…

Oui, c’est un livre où il y a une relation amoureuse. Toutefois, elle n’est nécessairement indispensable au développement du récit. En effet, « Alaska Wild », c’est AVANT TOUT une histoire de famille. Une parenté qui, dû au passé, n’a pas eu d’autre choix que de s’éloigner de l’un et de l’autre. En revanche, au fil de notre lecture, une certaine forme de reconstruction semble se développer peu à peu. De plus, lorsqu’on dit le terme « famille », cela ne limite pas qu’au lien du sang, n’est-ce pas ?! C’est à ce moment que l’on peut voir que ce sont toujours les amitiés les plus fortes, où chaque membre ressent les mêmes sentiments communs, soit l’entraide et la compassion, qui sont indestructibles.

UN PAYSAGE DE MERVEILLES…

L’auteure nous offre littéralement un aller-retour pour l’Alaska avec son récit. À travers sa calligraphie, j’ai découvert une magnifique perspective. En soi, les décors sont si bien détaillés qu’ils me donnent envie de prendre le premier avion. Comment ne pas succomber à cet état américain et à ses terres enneigées ? Un jour, croyez-moi, j’y serai tout comme Calla.

Dans « Alaska Wild », on fait la connaissance de Calla, une jeune femme de vingt-six ans qui reçoit une terrible nouvelle. En effet, son père biologique, qu’elle n’a jamais connu, est malade, elle doit donc filer à toute vitesse vers l’Alaska. Ce qu’elle fait sans la moindre hésitation. Loin de tout ce qu’elle connait, Calla va prendre conscience du fait que rien n’est similaire à la ville. Lorsqu’elle retrouve Wren, son père, les altercations donnent lieu à des moments difficiles dont la colère est la sensation dominante, mais également à des occasions pleines de cocasseries. Arrivera-t-elle à pardonner son père de l’avoir abandonné ? Et si elle apprenait la vérité sur son départ ?

En plus de cela, Calla ne sera au bout de ses surprises… Sur son passage, elle rencontrera Jonah, un ami de son géniteur. Pilote, c’est un homme qui cache une grande sensibilité et beaucoup d’humour, malgré les apparences. Entre lui et Calla, c’est houleux et explosif. Ils s’attirent et se repoussent… Parviendront-ils à se dompter l’un et l’autre ?

LA RENCONTRE ENTRE UN PÈRE ET SA FILLE…

Comment se retrouver alors que c’est lui qui a pris la décision de l’abandonner lorsqu’elle était qu’une petite fille ? Tisser des liens n’est pas vraiment facile ni pour Calla ni pour Wren… Et pourtant leur retrouvaille provoque, au fil du roman, plusieurs instants assez cocasses. Étant toutes les deux personnes naturelles, elles se parlent sans filtre et ne peut s’empêcher de ramener le passé. Cependant, plus elle passera du temps avec son père et plus Calla va prendre conscience que son géniteur n’est pas celui qu’elle croyait, c’est-à-dire égoïste. Au contraire, c’est un homme qui a le cœur sur la main qui pense aux autres avant lui-même. J’ai adoré percevoir l’évolution de leur relation, c’était pas mal poignant.

Concernant la plume d’écriture de K.A Tucker, elle est agréable et émouvante à découvrir au fil des pages. Ayant mis l’accent sur le sens de la famille, l’auteure est parvenue à me verser quelques larmes. Aussi, j’ai passé un excellent moment en compagnie de Calla, Jonah, Wren et tout les autres personnages principaux et secondaires qui composent cette histoire. À travers les lignes, on se plonge corps perdu dans un récit rempli d’humour et de douceur. Lors de notre lecture, on ressent une palette d’émotions en passant par la tristesse à l’amour. Enfin, une conclusion difficile qui m’a fait pleurer comme une madeleine

Un dernier mot ?

En définitive, « Alaska Wild » est une œuvre littéraire qui m’a fait voyager au cœur de ces terres américaines. Un bouquin qui nous permet de nous évader et de découvrir un autre style. Un paysage inhabituel qui s’avère être une beauté. Une fluide et addictive notation. La thématique de la famille, un concept important dans ce roman, est beaucoup plus primordial que celle de la romance. Il va sans dire que je vous conseille ce livre, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Prenez l’avion et embarquer dans cette aventure aux côtés de Calla, Jonah et Wren le temps d’un moment…

#Sara

 

Chronique sur #SansTabou tome 1 : Être ado écrit par collectif

#SansTabou tome 1

Note : 10/10

« Ne regarde pas, Liv. Continue de lire. Ton passage est presque fini.

Agrippant mon roman obligatoire pour le cours de français à deux mains, je lis la fin du paragraphe à haute voix, debout derrière mon pupitre. Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il raconte, je suis trop préoccupée par la flaque qui se forme sans aucun doute à mes pieds. Ce n’est pas quelques malheureuses gouttes de sang dans ma culotte comme à la fin des vacances d’été, il y a deux mois et demi. Non, là, je sens le déclenchement des chutes Niagara ! J’ai l’impression de me vider !

S’il vous plaît, pas ça ! Pas en pleine classe, devant tout le monde !

Je précipite ma lecture des derniers mots, puis demande d’une traite :

— Madame Josée, je pourrais aller aux toilettes ?

Ou à l’infirmerie, parce que je suis sûre que je vais tomber dans les pommes d’une seconde à l’autre tellement mon cœur bat rapidement entre mes côtes.

— Bien sûr, Livia, répond-elle. Fais vite, nous continuerons la lecture de groupe.

J’acquiesce, les joues en feu, avant d’abandonner mon roman sur le bureau. Tête baissée, j’évite les regards de Nick, Elio et Guillaume, mon trio de boys, et fonce hors de la classe jusqu’aux toilettes les plus près, priant qu’aucun d’entre eux ne suspecte la « catastrophe naturelle » entre mes jambes.

Une fois à l’abri dans l’un des cabinets, j’expire enfin, les yeux rivés au sol. Pas de chaussures pleines de sang ?

C’est toujours ça de gagné… Au bout de je ne sais pas combien de temps, je m’active. J’attache mes longs cheveux blonds en queue de cheval, j’enlève mes souliers, puis je retire mes jeans tant bien que mal. Je gémis. Les chutes Niagara ne les ont pas épargnés ; l’entrejambe est complètement taché !

— C’était ma paire préférée !

En désespoir de cause, je déroule du papier et frotte le tissu comme une malade…

— Ils sont fichus, soufflé-je d’une voix tremblante, mes jeans ruinés dans les mains et ma culotte nouvellement rouge vin descendue jusqu’aux genoux.

Ma vision se brouille.

Non, Liv. Tu es one of the boys, tu ne pleures pas !

Pourtant, tout ce sang démontre le contraire, me rappelant que, malgré mon look tomboy, mon dégoût pour le maquillage, les talons hauts et les robes, ma passion pour le hockey, sport que je pratique depuis mes six ans, puis ma manie de jurer sur la glace plus souvent que la majorité de mes coéquipiers du programme hockey, je suis une fille.

Une grande fille, désormais. »

Livia

Résumé : « Tamara – 32C

Être une des plus grandes de mon âge ne m’a jamais dérangée. Et je n’ai pas été traumatisée quand j’ai eu mes premières règles, la veille de mes onze ans. Ce qui me complexe, ce sont mes seins. Ils sont ÉNORMES ! C’est pour ça qu’il y a un peu plus d’un an, j’ai changé de look et adopté le style tomboy. Pour ne rien laisser paraître. Parce que, si les gars de ma classe les remarquent, je suis fichue !

Rosalie – Face de pizza

Des boutons, j’en ai une collection. Je pourrais ouvrir le Musée de l’acné et imposer un tarif d’entrée ! Donc, chaque fois que mes amies se plaignent de leur unique bouton prémenstruel… eh bien… ça me fait suer. Si c’était ma face de pizza qu’elles voyaient dans le miroir, est-ce qu’elles pleureraient, comme je le fais parfois ? Est-ce qu’elles refuseraient de sortir de chez elles comme moi, certains matins ?

Livia – Dans le rouge

Je viens d’avoir mes premières règles, à quatorze ans, en plein cours de français. Je capote ! Je ne peux pas compter sur ma gang de boys pour m’aider… Et encore moins sur mon père, qui m’élève seul depuis que ma mère est partie vivre à des milliers de kilomètres d’ici. Il paraît que c’est la chose la plus normale qui soit, de devenir une femme, mais je ne sais pas quoi faire !

Florence – Toucher le fond

Chaque fois que je me lève, je me demande à quelle version de ma mère je devrai faire face. Hier, c’était à « pantoufles et yeux bouffis ». Parfois, c’est à la « lionne en cage ». Chez ma mère, la dépression prend plusieurs visages, qui exigent tous que je mente à mes proches et marche sur des œufs en permanence. Disons que faire mes devoirs et étudier pour mes examens ne sont plus tellement mes priorités. »

Mon Avis

Avant tout, je remercie Communications Julie Lamoureux et les Éditions de mortagne, mes partenaires littéraires, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi.

Vous savez lorsque j’ai vu que la maison d’éditions allait publier « #SansTabou », je n’ai pas su dire non. Il faut dire que c’est un quatre en un. Rire. Découvrir les différentes histoires de ces préadolescentes a été pour moi un retour en arrière. En effet, à travers leur moment, je me suis vu moi à leur âge. Tout au long de ma lecture, je n’ai pas cessé de penser à cela tout comme aux bons et mauvais côtés de cette période de ma vie. Finalement, j’en voulais plus et toujours plus.

DES THÉMATIQUES PLUS DIFFICILES À ABORDER QUE D’AUTRES…

L’adolescence et la préadolescence sont des moments qui sont souvent caractérisés par des changements que ce soit physiquement ou mentalement. Toutefois, il arrive que certains aspects, de ces périodes, soient plus gênants à mettre en place. C’est pour cela que la collection tabou existe. Que le premier opus de « #SansTabou » a vu le jour. AFIN d’illustrer les différentes situations qui peuvent se produire dans la vie d’un(e) adolescent(e) et préadolescent(e). À mes yeux, ce roman les aide à comprendre ce qui sont en train de traverser. D’autant plus que lors de notre lecture, il est possible de percevoir quelques sujets importants dont le harcèlement, le consentement, l’amitié, le respect, la santé mentale et la peur d’être jugé.

Dans « #SansTabou », on fait la connaissance de Tamara, Rosalie, Livia et Florence, quatre jeunes filles ayant toutes un petit quelque chose qui les rend mal à l’aise.

La première ne peut s’empêcher d’être anxieuse à l’idée d’être différente de ses autres amies. Ayant des seins plus gros que ces camarades de classe, elle a peur d’attirer les regards et les moqueries des élèves. Tamara arrivera-t-elle à avoir confiance en elle ? Et si deux mains tendues lui permettaient de s’affirmer comme elle est ?

Dans le deuxième récit, on retrouve Rosalie, une fille qui a des problèmes d’acné. Ne se trouvant pas jolie comme les autres filles de son école, elle ne parvient pas à avoir confiance en elle. Et si Rosalie parvenait à trouver certaines façons de diminuer ses problèmes de peau ? Aura-t-elle assez de courage pour demander de l’aide ?

La troisième est Livia, une adolescente qui vit dans un monde masculin où le hockey et un trio infernal font intégralement partie de sa vie. Ne vivant qu’avec son père et son frère, celle-ci se caractérise par aucune figure maternelle. Avoir ses premières menstruations en cours de français n’est pas un événement agréable (croyez-moi). Comment arriver à choisir entre un tampon et une serviette lorsque c’est notre première fois ? Et si lors de ces sept jours, Livia commençait à ressentir des papillons pour un certain membre du trio ?

Dans le quatrième livre, on fait la rencontre de Florence, une adolescente qui vit seule avec sa mère atteinte de dépression. Ne pouvant pas s’occuper d’elle-même, la jeune fille doit subvenir aux besoins de sa génitrice. Malheureusement, ce choix apportent des conséquences désastreuses soient une diminution de ses résultats scolaires et la fragilisation de sa relation amicale avec sa meilleure amie. Toujours sur le qui-vive, Florence ne peut s’empêcher de penser à quelle partie de sa mère, elle fera face. Alors qu’elles atteignent le point de non-retour, l’adolescente se demande sérieusement si une aide professionnelle serait plus apte à aider sa mère.

UNE NARRATION À UNE VOIX…

Raconté par un seul point de vue, celui-ci nous permet de connaître les pensées de chacune des héroïnes. En autre, d’une certaine manière, on peut dire que c’est plus facile de se glisser dans la peau du personnage et de s’attacher à sa personnalité. Pour ma part, c’est ce que j’ai ressenti. Ce sont les aventures de quatre filles, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a aucune place pour un garçon… Qui sait ?! Rire. Peut-être qu’un(e) des auteur(e)s attrapera la perche que je lui tends. Rire.

Ainsi, ce que j’ai remarqué c’est que les quatre adolescentes éprouvent les mêmes sensations émotionnelles. En fin de compte, celles-ci les poussent à prendre confiance en elles et en ressortir plus fortes. Et franchement, c’est une évolution que j’ai bien aimé bouquiner au fil de ma lecture.

En ce qui concerne les calligraphies des quatre auteures, elles sont toutes aussi addictive et coulante comme de l’eau de roche. Rédigé ensemble, elles ont bravé le cap et composé des histoires tout aussi réalistes qu’authentiques. Également talentueuses, ces petites fées de l’écriture m’ont ramené quelques années en arrière où moi-même je vivais ces expériences. En outre, j’ai aimé le côté divertissant tout comme les précieux conseils donnés au fil des lignes. En effet, il apporte une touche de légèreté à cette période.

Un dernier mot ?

Pour finir, « #SansTabou » est une œuvre littéraire qui a autant de mérite que, sa grande sœur, la collection tabou. Ce premier tome a un public visé qui s’adresse plus spécialement aux filles, pourtant qui sait à l’avenir ?! Des styles d’écriture tout aussi hétérogènes qu’intéressant. Pertinent, d’après moi, c’est un bon guide à bouquiner, mais aussi à suivre. Il va sans dire que je vous conseille « #SansTabou », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Dans tous les cas, j’aimerais vraiment qu’il y ait un deuxième tome. Une suite où l’on pourra bouquiner les péripéties de d’autres jeunes adolescent(e)s et préadolescent(e)s.

#Sara