Chronique sur Archer’s Voice de Mia Sheridan

Archer's Voice

Note : 12/10

« J’ai interrompu mes pensées en entendant derrière moi le pas d’Archer, qui entrait dans la pièce. Je me suis tournée vers lui pour le remercier, un sourire confus aux lèvres, mais quand je l’ai vue, j’ai été saisie. Jésus, Marie, Joseph et tous les saints ! Il s’était rasé et avait coiffé ses cheveux en arrière. Il était… tellement beau ! J’en suis restée bouche bée. Non, plus que beau. Il avait assez de masculin en lui pour ne pas paraître juste charmant. Sa mâchoire n’était pas trop carrée, mais parfaitement bien dessinée. Ses lèvres étaient plus larges que pleines, d’un rose délicat. Avec ses cheveux tirés en arrière et sans sa barbe, on pouvait enfin se rendre compte que la forme de son nez et de ses yeux se mariait parfaitement bien avec le reste de son visage. Pourquoi l’avait-il caché ainsi ? Je m’étais bien doutée que sous tous ces poils, il devait être joli garçon, mais pas à ce point ! Je n’aurais jamais imaginé cela. J’allais prendre la parole quand il s’est approché de moi dans la lumière. J’ai remarqué sa cicatrice à la base de son cou, rose et brillante, boursouflée par endroits. Cette blessure contrastait violemment avec la beauté de ses traits.

– Archer, ai-je soupiré en le regardant fixement.

Il s’est arrêté, sans rien dire. Il est resté figé sur place, immobile et hésitant. Et moi, je ne pouvais rien faire d’autre que de l’admirer, fascinée que j’étais par sa beauté. Quelque chose d’intense a remué en moi. Il n’en avait pas la moindre idée. Pas la moindre.

– Viens, ai-je signé en lui montrant le canapé.

Il s’est assis à mes côtés. J’ai scruté son visage.

– Pourquoi as-tu fait ça ?

Pendant un moment, il n’a rien répondu. Il s’est contenté de mordre sa lèvre inférieure en regardant par terre, puis il a levé ses mains et a signé : Je ne sais pas. Il a pris un air songeur, ses yeux ont cherché les miens, puis il a continué :

– Quand tu étais prise au piège, j’étais incapable de te parler pour te rassurer. Tu ne peux pas m’entendre… Je n’y peux rien.

Il a baissé les yeux un instant, puis est revenu vers moi.

– Mais je veux que tu puisses me voir. (Une expression de vulnérabilité a envahi son visage.) Maintenant, tu peux me voir.

Mon cœur s’est serré. J’avais compris. C’était clair. C’était sa façon à lui de me réconforter, je lui avais révélé une partie intime de moi-même – alors lui faisait la même chose. J’ai levé les mains pour signer,

– Oui, maintenant je peux te voir. Merci Archer. »

Bree et Archer

Résumé : « Quand Bree Prescott arrive dans la petite ville du Maine, elle espère y trouver la paix qu’elle recherche désespérément. Elle est là pour oublier le traumatisme qu’elle a subi dans sa ville natale et recommencer une nouvelle vie.

Mais à peine installée dans sa nouvelle maison près du lac, elle va croiser Archer Hale, un homme solitaire et mystérieux, qui cache au fond de lui une profonde souffrance. Un homme que personne ne voit, un homme sans voix.

Archer’s voice parle de la rencontre d’une femme dont la mémoire reste bloquée sur une nuit d’horreur et d’un homme pour qui l’amour est la clé de sa liberté.

C’est l’histoire d’un homme silencieux qui vit avec une blessure terrible et de la femme qui va l’aider à retrouver sa voix. C’est une histoire de souffrance, de destin, et du pouvoir de l’amour. Un roman poignant et captivant. Un héros sensuel et émouvant. Une héroïne blessée. »

Mon Avis

Avant tout, je remercie Hugo New Romance Québec pour sa confiance en moi et envers mon blogue.

C’est la première fois que j’ose lire la calligraphie de Mia Sheridan et je dois dire que je n’ai pas, du tout, été déçu. Je ne vous cacherai pas que cette histoire ne sera sûrement pas la dernière, je compte évidemment découvrir les autres univers de l’auteure. « Archer’s Voice » est littéralement la pureté incarnée, ce récit est tellement beau. Au point de ne pas savoir quoi en penser. Rire.

UNE GUIRLANDE D’ÉMOTIONS…

Au fond, cela ne m’étonne même pas que ce bouquin soit « Élue meilleure romance au USA ». « Archer’s Voice » est une histoire touchante qui nous bouleverse jusqu’au profond de notre âme. Elle m’a transporté du début jusqu’à la toute fin. De plus, on ressent aussi les sentiments des personnages et je ne vous cacherai pas… Oufff. On vit leur souffrance, leur bonheur ainsi que leur amour. C’est si adorable et émouvant à la fois. Amenant également une leçon importante, il porte à réfléchir sur la vision actuelle de la société.

DES PERSONNAGES QU’ON AIME DÉTESTER…

Bon, lorsque je regarde cette phrase, je vous avoue que je pense surtout à Travis. Durant ma lecture, j’ai souvent pensé à cet homme et à son utilité dans l’avancement du récit. À part m’exaspérer, je ne sais pas trop à quoi il a servi. Rire. D’autant plus qu’il y avait aussi d’autres personnalités qui m’ont royalement énervé.

Dans « Archer’s Voice », on fait la connaissance de Bree Prescott, une femme qui a subitement quitté sa vie d’avant à la suite d’un événement tragique. Afin d’échapper à cette douleur qui ne cesse de la hanter, elle prend la décision de s’installer dans une petite ville au cœur du Maine. Emménager dans un confortable chalet sur le bord de la mer, Bree espère trouver la paix intérieure pour elle et sa petite chienne, Phoebe. Aussitôt arrivé qu’elle fera la rencontre de l’énigmatique Archer Hale. Intriguée par cet homme qui n’a dit aucun mot lors de leur altercation, Bree va essayer de partir en quête de réponse. Au cours de sa recherche, la jeune femme va apprendre son histoire ainsi ce qu’il a vécu.

Archer Hale est un jeune homme de vingt-trois ans. Lors de son enfance, il a vécu un accident qui l’a métamorphosé et rendu muet. Désormais différent des autres personnes de la ville, celles-ci ont décidées de s’éloigner de lui. Vivant dans la solitude la plus complète, aucun individu s’est donné la peine de lui tendre la main… Jusqu’à l’arrivé de sa nouvelle voisine. Bree Prescott. Est-elle cette lumière au bout du tunnel qu’il attend depuis de nombreuses d’années ? Et si cette femme était la clé de sa liberté, de sa rédemption ? Prendra-t-il cette main qu’elle lui tend ou préférera-t-il rester dans le noir le plus complet ?

Au fur et mesure, une véritable relation amicale va s’installer entre eux pour finalement se transformer en quelque chose de beaucoup plus fort. Et si ces deux âmes étaient destinées à être ensemble ? Une chose est certaine, c’est que pour se reconstruire complètement, ils devront faire à leurs propres démons.

UNE NARRATION À UNE ET DEUX VOIX…

Principalement, « Archer’s Voice » est raconté à travers le point de vue de Bree. Celui-ci nous enracine dans le présent afin de nous faire découvrir l’évolution de sa complicité avec Archer. Cependant, à certains passages, on peut bouquiner l’argument du héros lors de sa septième année. En effet, cela nous permet de savoir ce qu’il s’est produit. Tout comme Bree, Archer possède également sa propre voix, on le retrouve au présent. Il nous livre ses craintes et ses imperfections vis-à-vis sa relation avec Bree.

Et en toute franchise, ce sont ces moments-là qui font que je suis tombé amoureuse de cet homme de vingt-trois ans. Ses réactions, son âme, ses petites attentions… Je pourrai le redécouvrir un nombre incalculable de fois que je ressentirai les mêmes émotions.

UNE RÉDACTION D’UN STYLE HAUT NIVEAU…

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’écrivaine, elle est addictive et fluide. Mia Sheridan parvient, avec brio, à manier les mots afin de pondre des histoires hautes en couleur. Elle n’hésite pas à nous faire vibrer que ce soit à l’aide du tempérament des protagonistes ou de sa notation. Prenante, dès les premières pages, l’atmosphère nous plonge au cœur du récit. Alors, lors de ma lecture, j’ai retrouvé des phrases qui m’ont profondément retourné, certaines plus que d’autres.

DES INTERLOCUTEURS ÉCORCHÉS PAR LA VIE…

D’une part, nous avons une femme brisée par ce qu’elle a vécu. Mais, qui a tout de même garder son caractère de guerrière. Courageuse, forte et rempli d’amour, elle serait prête à tout pour sauver les personnes qu’elle aime… Surtout Archer. D’autre part, il y a un homme qui a énormément souffert depuis ses sept ans. Sans voix, personne ne prend la peine de le comprendre ou de l’aider. Perçu par un fou par la majorité de la population, seule un individu saura entrevoir sa clairvoyance. Ensemble, ils forment un superbe duo d’enfer et rien et ni personne ne pourra changer cela.

Un dernier mot ?

En définitive, « Archer’s Voice » est un bouquin qui regorge de moments attendrissants et comiques à la fois. Une trame bien ficelée et bien construite. Une héroïne dont j’admire et un héros qui n’a pas cessé de faire battre mon cœur à cent mille à l’heure. Un magnifique duo qui redéfini à eux seuls la définition du mot amour. « Archer’s Voice » est sans équivoque une pépite d’or ! Un COUP DE CŒUR ! En outre, il aborde de plusieurs thématiques en même temps telles que la souffrance, du deuil, de l’amitié, l’amour, la passion, la rédemption et l’espoir. Une lecture intense qui ne pas laisser indifférente. Il va sans dire que je vous conseille ce livre, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Ne passez pas à côté de cette occasion pour faire la connaissance de Bree et Archer. Sur ce, je vous laisse sur ces quelques mots, dit par Archer, d’une manière si romantique : « Je crois que l’amour, c’est un concept et que chaque personne a un mot pour le définir. Mon mot personnel pour amour, c’est Bree. »

#Sara

Chronique sur TAGuée écrit par Emmanuel Lauzon

Taguée

Note : 9/10

« J’ai de la difficulté à respirer. Je dois reprendre le contrôle de mes pensées. Je me dirige tout droit vers la crise de panique. Je plonge la main dans mon sac à dos et attrape mes calmants. Ces idées sont irrationnelles, il faut que je me calme, tout cela n’est probablement qu’entre mes deux oreilles. J’avale ma pilule, m’assois sur le trottoir et me mets la tête entre les deux jambes. Je me concentre sur ma respiration le temps que mon médicament fasse effet. Je suis sur le point de perdre connaissance, mais je réussis à me maintenir sous le seuil. Deux interminables minutes plus tard, je commence à me tranquilliser. »

Charlie

Résumé : « Enfant, je croyais que la tristesse arrivait en même temps que la noirceur et qu’elle repartait au lever du soleil. Avec le temps, j’ai fini par comprendre que quelque chose ne tournait pas rond chez moi…

Selon mon médecin, je souffre de troubles anxieux. C’est peut-être pour ça que j’imagine toujours des scénarios catastrophe. Il dit que c’est possible pour moi de m’en sortir, de retrouver une vie normale.

Mais si je faisais rire de moi, dans ma nouvelle école ? Si je n’arrivais pas à me faire de nouveaux amis ? Quand l’anxiété m’envahit, elle pourrit mes pensées. Je sais que je ne suis pas facile à vivre. Pour les autres… mais aussi pour moi-même.

Les gens autour de moi doivent penser que je suis folle. Ils ont peut-être raison.

Le trouble anxieux généralisé (TAG) est le problème de santé mentale le plus répandu chez les adolescents. Il peut affecter considérablement plusieurs sphères de la vie des personnes qui en sont atteintes : études, travail et relations sociales. Le récit de Charlie illustre toute la souffrance générée par le dilemme qui l’habite : éviter ses angoisses ou les affronter ? »

Mon Avis

Pour commencer, lorsque je me suis procuré « TAGuée », je me suis dit que cette histoire était faite pour moi sur certains points importants.

N’ayant jamais lu la calligraphie de l’écrivain, je ne savais si j’allais apprécier ou au contraire… Pourtant, c’était un bon point à considérer. Et quand j’ai lu que ce roman avait un sujet sensible, qui se rapprochait de ce que je ressentais en mon fort intérieur, je n’ai pas pu m’empêcher de bouquiner quelques pages. Afin de voir dans quoi je m’embarquais. Finalement, la curiosité a eu raison de moi et je l’ai dévoré complètement. Rire.

UNE THÉMATIQUE PEU COMPRISE…

À travers ses mots, Emmanuel Lauzon a pris la décision d’aborder des troubles anxieux. Incompris pour certaines personnes, ce sont pourtant des problèmes de santé très répandu dans la société actuelle. Ainsi, par le biais de ces pages, celles-ci m’ont aidé à mieux et comprendre les individus atteint d’anxiété tout comme mes réactions. Malgré cela, j’ai toujours l’impression que ce dilemme ne me quittera jamais définitivement…

Dans « TAGuée », on fait la rencontre de Charlie, une jeune femme qui a été diagnostiqué d’un trouble anxieux. Ayant été témoin d’un événement tragique durant son enfance, Charlie n’a pas pu s’en détacher complètement depuis ce moment. Ne pouvant pas cesser d’imaginer les pires déroulements, elle pense que vivre une vie normale ne lui saura pas possible. Mais, comment y arriver alors qu’un simple changement inattendu peut tout bouleverser le peu d’équilibre que Charlie avait réussi à entretenir ?

Alors, la jeune femme décide de commencer ses premiers pas en entrant dans une autre école. Être une nouvelle élève n’est pas de tout repos. Charlie craint toutes sortes de choses : ne pas être aimée, de perdre des gens, du regard des autres, de ce qu’ils diront et de son anxiété. Saura-t-elle faire face à ses peurs ou se perdra-t-elle avant ? Et si une méthode…Une main… Un échange… Plusieurs aides… Pouvaient vous aider à vous en sortir et à vous comprendre vous-même ?

Concernant le style d’écriture de l’auteur, il est fluide et bien maîtrisé. Addictif, on se laisse facilement entraîner au cœur de la vie mouvementée et à la fois tourmentée de Charlie. Également bien construit que ce soit l’intrigue ou les péripéties, « TAGuée » est un récit qui permet à d’autres de connaître les troubles anxieux.

UNE HÉROÎNE QUI N’A PAS FROID AUX YEUX…

Charlie peut paraître vulgaire à première vue, mais au contraire… Elle est à une personnalité forte et douce. Elle n’a aucune pitié pour les autres qui ont des préjugés, comme ceux qui rigolent des personnes âgées.

À travers la narration de l’interlocutrice, on suit l’évolution de son trouble anxieux. Et la final, disons le… Est de toute beauté ! Cependant, vous savez ce que j’ai vraiment aimé ?! C’est qu’Emmanuel Lauzon ne passe pas à côté de plusieurs spécialistes et des nombreuses solutions qui existent.

Un dernier mot ?

En somme, « TAGuée » est un bouquin qui permet de prendre conscience que les troubles anxieux existent et qui sont toujours aussi présents. Soutenu et coulante à la fois, la plume d’écriture de l’auteur nous amène dans une réalité propre à toute personne. Quant au développement psychologique de Charlie, il progresse lentement, mais de manière positive. Il va de soi que je vous recommande cette histoire, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu. Pour ma part, je compte bien découvrir les autres écrits de l’auteur.

#Sara

Chronique sur Transparent Lies de Micaela Barletta

Transparent lies

Note : 13/10

« – Ne t’avise pas de me mentir. Je suis à deux doigts de t’encastrer. Alors un conseil, ne te fous pas de ma gueule ! hurle-t-il.

–Tu veux que je te dise ? J’aurais aimé passer à autre chose ! Me donner à un autre gars, n’importe lequel. Mais je n’ai pas pu, tu étais toujours là, à hanter mon esprit. Le souvenir de tes mains sur ma peau ne m’a pas quitté. Personne n’était en mesure de me faire tourner la page. Et pourtant Dieu sait à quel point j’aurais voulu t’effacer, dis-je en pleurant. »

Hugo & Mina

Résumé : « Mina et Hugo sont deux personnes totalement opposées.
La jeune fille vit une vie tranquille avec son petit ami Nathan. Lorsqu’elle décide de prendre des cours de guitare, elle rencontre Hugo, un homme arrogant, intimidant et sûr de lui.
De cette rencontre va naître une passion dévastatrice.
Entre mensonges, trahison et révélations. Leur histoire survivra-t-elle ?
»

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie Micaela Barletta pour l’envoi du service presse ainsi que de sa confiance en moi et en mon blogue.

Étant déjà familière avec la calligraphie de l’auteure, je savais dans quelle aventure je me lançais. Toutefois, je m’attendais pas à ressentir une montagne d’émotions aussi extrêmes les unes que les autres. En toute honnêteté, je ne regrette pas une seule seconde d’avoir lu cette lecture. Sans aucun doute, je compte bien découvrir les futurs écrits de l’écrivaine.

UNE ROMANCE PLEINE DE SENSUALITÉ…

« Transparent Lies » est une histoire bouleversante et tout aussi passionnante. Les scènes chaudes sont présentes, sans être trop excessives. Au fait, clin d’œil à Ronan, le meilleur ami de Mina. Il m’a bien fait rire, jusqu’à en avoir les larmes aux yeux. Et je ne vous parle pas de la couverture qui reflète avec brio la relation amoureuse de Mina et Hugo.

Sans aucune hésitation, les deux interlocuteurs vivent une déchirante passion. Un dévastateur coup de foudre qui n’arrête pas de les éloigner pour mieux les réunir. Leur proximité est importante, voire vitale pour eux. Ils ont chacun besoin de l’un et de l’autre pour vivre et avancer. Et si aux côtés de leur alter ego, ils apprenaient la véritable signification du mot « amour » ?

UNE PALETTE DE COULEUR…

Micaela nous fait passer par plusieurs sensations en même temps. Ayant une nature quelque peu fleur bleue, je n’ai pas cessé de pleurer tout au long du roman. Mes larmes coulaient à flot comme les chutes de Niagara Fall… Au point de détester l’auteure à certains moments. Rire. D’autant que j’avais également des piques de colère envers les interlocuteurs. J’avais une envie folle de les secouer et de leur dire leurs quatre vérités. Rire.

Dans « Transparent Lies », on fait la connaissance de Mina qui, depuis trois ans, est en couple avec Nathan. Elle a aussi un travail qui la passionne et un meilleur ami sur qui elle peut toujours compter. À vue d’œil, elle semble heureuse, mais ce n’est qu’en apparence. En effet, depuis quelques années, la routine ne cesse de guetter la vie de la jeune femme. Sa personnalité ne miroite pas son quotidien. Étant une femme pétillante et pleine d’énergie, Mina doit souvent se refréner afin d’entrer dans le casse-tête de la vie.

Voulant pimenter un peu son existence, la jeune femme décide de prendre des cours de guitare. Cependant sa rencontre avec Hugo, son professeur, qui risque fortement de chambouler le peu de dynamisme qu’elle croyait avoir acquis. Au contact de cet homme, Mina va ouvrir les yeux sur beaucoup de révélations dont le grand amour. Aura-t-elle les épaules assez solides pour surmonter toutes les épreuves qu’Hugo ne cesse de lui lancer ? Quant au professeur de guitare, laissera-t-il ses démons derrière lui afin d’avoir de nouveau la chance de retrouver cette paix intérieure qu’il désire tant ?

Concernant la plume d’écriture de Micaela, elle est toujours aussi agréable et coulante. Addictive tout comme l’histoire, on se facilement ensorceler par l’intrigue. Il va sans dire que cette réédition contient des différences, celles-ci apportent soit une touche de légèreté ou de nouveauté au roman. J’ai vraiment eu du plaisir à bouquiner « Transparent Lies ». Plus évolué, le style d’écriture de l’auteure est plus mature et compréhensible.

À travers les lignes, on peut facilement percevoir les choses qui sont importantes à Micaela Barletta. Elle n’écrit que ce qu’il est primordial et efface le superflu.

DES PERSONNAGES ATTENDRISSANTS ET TOUT AUSSI CATASTROPHIQUES…

Bon allez, je vous le dis tout de suite, j’ai DÉTESTÉ Hugo. Mais quelle tête de cochon !! En plus, cet homme a un égo aussi gros qu’un mégalodon. C’était pour un moment… Malgré cela, tout comme Mina, j’ai appris à le connaître et à voir au travers sa carapace impénétrable. Cette vulnérabilité. Ses secrets. Ses émois. Tout cela ont eu raison de moi et je suis finalement tombé amoureuse de ce professeur de guitare.

Mina est une femme remplie de compassion et douce. Forte, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds. Ce protagoniste complète parfaitement le tempérament d’Hugo. Deux caractères aussi foudroyant qu’un volcan en éruption. Ensemble, ils ne peuvent faire que des feux d’artifice. Deux âmes sœurs.

MARQUÉ AU FER…

Oh mon Dieu ! Dès les premières pages, j’ai été happé par le récit. Plus un coup de cœur, j’ai littéralement eu un coup de foudre pour « Transparent Lies ». Ainsi, la narration a deux voix me permet d’entrer au cœur des pensées de Mina, mais aussi d’Hugo. Leur manière de concevoir est totalement différente et pourtant, c’est ce qui fait qui font un merveilleux couple.

Un dernier mot ?

En fin de compte, « Transparent Lies » est un bouquin que j’ai vraiment adoré du début jusqu’à la fin. Au fil des pages, j’ai éprouvé une tonne de sensations dont la tristesse. Évidemment, c’est une histoire qui se centre beaucoup sur le thème de la reconstruction de soi. Un héros qui ne parvient pas à se détacher de son passé et une héroïne qui est prête à tout pour sauver l’homme qu’elle aime de ses démons. Je le dis encore… C’est UN COUP DE FOUDRE. Il va de soi que je vous recommande cette FABULEUSE histoire. Dans tout les cas, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Victoire Divine tome 3 : Coup d’état d’Édith Kabuya

Victoire divine tome 3

Note : 9,5/10

« – Vic, regarde. J’ai trouvé ça pour toi dans mes affaires.

Je lève des yeux intrigués vers ma mère, qui est entrée dans ma chambre avec un sac de plastique. Elle en sort une perruque, qu’elle secoue afin d’en faire revivre les boucles. L’horreur qui me frappe n’a pas de nom.

– Tu vois ? Ça règle ton problème ! annonce maman avec fierté.

Oh mon Dieu. Elle croit sincèrement m’avoir sauvé la vie.

– Une brésilienne, meilleure qualité sur le marché. Bon, elle est vieille un peu, mais si tu l’entretiens bien…

Un sourire figé me crispe la figure alors que je prends la perruque qu’elle me tend.

– Vas-y, mets-la. Attends, non, je vais t’aider.

Nous nous plaçons devant le miroir de ma commode. Maman passe rapidement une main dans les boucles pour les séparer un peu, puis elle accroche la perruque à ma tête en m’expliquant comment la faire tenir en place. Je me contemple dans le miroir en essayant de ne pas trop manifester mon épouvante. J’ai l’air… d’une madame. »

Victoire & sa mère

Résumé : « Pour changer les règles, il faut s’unir et combattre.

Tu proviens de la famille Duplessis, Wolfe ou Cipriani ?

Tu fais partie de la Monarchie, et tu as le privilège de dicter les lois du collège.

Tes parents ont les moyens de payer la totalité de tes frais de scolarité ?

Tu es membre de la Nouvelle Bourgeoisie, et tu peux te tenir avec la Monarchie.

Tu as reçu une bourse pour étudier ici?

Tu es un Enfant de la charité, et tu dois mériter ta place auprès de tes supérieurs.

Tu as été déclaré Intouchable ?

Peu importe à quelle catégorie tu appartiens, on ne peut rien faire pour toi.

***

Victoire-Divine Kembonayawhé (presque quinze ans, toutes ses dents, badass en tout temps) est de retour à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. Comme ses pires ennemies sont suspendues pendant deux semaines, elle décide d’organiser un coup d’État pour remplacer Salomé (alias Satan !) dans le gouvernement scolaire.

Entre les cours d’escrime avec une prof zélée, les messages du mystérieux Camus A. (QUI est-il ?!), sa meilleure amie à qui elle en veut toujours, une pièce de théâtre à préparer et les cauchemars qui hantent ses nuits, Victoire ne sait plus où donner de la tête… Réussira-t-elle à finir son année scolaire sans s’arracher les cheveux ?

(Oups, c’est vrai, elle n’en a plus.) »

 Mon Avis

Avant tout, je remercie Communications Julie Lamoureux et les éditions de mortagne, mes partenaires littéraires, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Hihihi, quelle joie de retrouver la pétillante personnalité de Victoire Divine tout comme son groupe d’amis. Savoir que c’est déjà la fin, je ne vous avoue que cela m’attriste. Je m’étais éventuellement attaché à tout ce petit monde. Mmm… Nonnnnnnnn !!!!

L’INTIMIDATION, C’EST NON !…

Encore une fois, Édith Kabuya parvient avec brio à décrire les conséquences et les séquelles qu’entraînent les menaces. Plus d’une fois, j’avais envie de jeter mon livre par-dessus mon balcon. Ces moments étaient… Comment dire ?! Je les détestais. Aussi, savoir que les adultes ne faisaient rien, alors qu’ils étaient pertinemment au courant de ce qu’il se produisait dans ce pensionnat… Ouffff, je vais m’arrêter là avant de dire des choses que je risque de regretter. Rire.

Dans « Coup d’état », on retrouve Victoire Divine, qui à la suite de la conclusion du second tome, revient au pensionnat avec l’intention de renverser la monarchie. Maintenant que celle-ci est hors d’état de nuire pour deux semaines, le trio infernal, composé de Pilane, Bolduc et Victoire, vont faire tout ce qui est en leur pouvoir pour arriver à leur fin. Cependant, l’année s’annonce riche en émotions, l’adolescente parviendra-t-elle à mettre son plan en exécution avant le retour de la monarchie ?

DES AMITIÉS ÉCORCHÉES…

Je ne vous cacherai pas que la relation qui régnait entre Victoire et Pilane m’a quelque peu ému. Évidemment, lorsque l’on compare à celle du premier tome et à ce livre… Il y a une grande différence. Les épreuves de la vie ont éloigné ces deux amies, mais j’espère de tout cœur que cette complicité retrouvera sa beauté d’antan.

Ensuite, au niveau du style d’écriture de l’auteure, il est toujours aussi fluide et agréable à bouquiner. Lorsque je lisais, j’avais vraiment l’impression d’être présente que ce soit dans l’histoire ou aux côtés de Victoire. C’est fou, n’est-ce pas ?! Dès les premières feuilles, on se laisse facilement porter par le courant. Sans prise de tête, il se lit tout aussi rapidement. Et dire que j’ai failli sauter, comme une hystérique, lorsque j’ai finalement tourné la dernière page. J’étais à un cheveu de le faire, à vrai dire. Rire.

UNE HÉROÎNE TOUJOURS PLEIN D’ÉNERGIE QUE FONCEUSE…

Toujours fidèle à elle-même, Victoire n’hésite pas à prendre les armes afin de défendre les personnes qui ont besoin d’aide. D’autant plus que lors des passages où le tempérament de l’adolescente ne montrait au grand jour… Je ne pouvais pas m’empêcher de rire, jusqu’à en avoir les larmes aux yeux.

Un dernier mot ?

En somme, « Coup d’état » est un troisième tome riche en émotions qui n’a pas cesser de m’épater au fil des pages. Comment ne pas succomber de nouveau à la charmante calligraphie d’Édith Kabuya ? Se lisant naturellement, il est très facile d’embarquer au cœur du récit. Je vous avoue que j’aimerais avoir un quatrième opus. Oh, que ça serait génial ! Je croise les doigts. Pour ma part, je vous recommande cette trilogie, n’hésitez pas à la découvrir dès maintenant. Osez, elle en vaut le coup !

#Sara

Chronique sur Victoire Divine tome 2 : État voyou écrit par Édith Kabuya

Victoire divine tome 2

Note : 9/10

« Il croise les bras, amusé pour je ne sais quelle raison.

– La mari, c’est pas de la drogue.

– Mais non, t’as raison, c’est juste une sous-classe de tisane que tu inhales. Mon Dieu, suis-je bête, excuse-moi. Le directeur doit être d’accord avec toi !

Il soupire. »

Victoire

Résumé : « Pour faire sa place, il faut créer ses propres règles.

Tu proviens de la famille Duplessis, Wolfe ou Cipriani ?

Tu fais partie de la Monarchie, et tu as le privilège de dicter les lois du collège.

Tes parents ont les moyens de payer la totalité de tes frais de scolarité ?

Tu es membre de la Nouvelle Bourgeoisie, et tu peux te tenir avec la Monarchie.

Tu as reçu une bourse pour étudier ici?

Tu es un Enfant de la charité, et tu dois mériter ta place auprès de tes supérieurs.

Tu as été déclaré Intouchable ?

Peu importe à quelle catégorie tu appartiens, on ne peut rien faire pour toi.

***

Victoire-Divine Kembonayawhé (quatorze ans, toutes ses dents, cool sans bon sens !) a décidé de s’insurger contre l’intimidation qu’elle subit depuis plusieurs semaines. Maintenant qu’elle a dénoncé l’épouvantable tradition des Intouchables qui règne au pensionnat Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, plus aucun élève ne peut la maltraiter, sous peine d’être renvoyé. Ils devront faire preuve d’imagination pour se débarrasser d’elle !

Victoire n’a pas dit son dernier mot : au contraire, elle a bien l’intention de rester et de jouer selon ses propres règles. Sa rébellion contre le statu quo de l’école réservera plusieurs surprises à la Monarchie, car tous les moyens sont bons pour se venger. Même devenir une élève voyou.

Qui sait ? Peut-être qu’elle ne sera pas seule pour mener son combat… »

 Mon Avis

Quel bonheur d’avoir la suite sous la main. Rire. Une chance que j’aie souvent le réflexe d’acheter le deuxième tome lorsque je me procure le premier opus.

Lorsque j’ai débuté ma lecture, j’ai été plus qu’heureuse de me replonger dans cet univers scolaire où les pires tracas, comme le harcèlement, y sont très présents. Dès les premières pages, j’ai été encore une fois emporté dans le monde qu’Édith Kabuya avait conçu. Complètement sous le choc face à la conclusion du second tome, je ne pensais qu’à me plonger au cœur de la fin de la trilogie afin de savoir comment se terminerait cette aventure.

L’INTIMIDATION, UN SUJET SENSIBLE…

Encore une fois, Édith Kabuya parvient, parfaitement, à décrire cette thématique, qui encore aujourd’hui, ne cesse de faire des siennes. Si vous voulez mon avis, il est impossible de rester de marbre face à ces nombreux événements. D’une certaine façon, l’auteure essaie de nous parvenir une morale importante prédestiner à nous ouvrir les yeux sur la réalité de ces environnements académiques.

Dans « État voyou », on retrouve Victoire Divine, qui à la suite de la fin du premier tome, se retrouve à être aimé de tous. Ayant réussi à dénoncer cette affreuse tradition concernant les « Intouchables », personne ne peut la maltraiter au risque d’être renvoyer du pensionnat. Une bonne chose ? Désormais, plus rien ne peut l’arrêter, l’adolescente est prête à tout pour achever sa propre justice.

À l’aide de son groupe d’amis, Victoire n’aura pas d’autre choix que d’élaborer des plans infaillibles afin de se venger et renverser les rois et reines de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. Malheureusement, certaines combinaisons se retourneront contre elle. Parviendra-t-elle à libérer tous ces étudiants, qui sont au pris avec cette cruelle monarchie ? Cette fois-ci, les étudiant(e)s se rangeront-ils du côté de Victoire Divine ou de la royauté ?

UNE HISTOIRE REMPLIE D’ÉMOTIONS…

Cette alternative était, définitivement, remplie de sensations et la finale… Je ne vous en parle même pas. D’autant plus qu’à travers ses mots, l’auteure arrive à nous faire ressentir les mêmes sentiments que Victoire, l’héroïne. Je ne vous cacherai pas qu’il y a des situations qui m’ont vraiment mise en colère et d’autres qui m’ont bien fait rire. Une belle intrigue aussi captivante que bien maîtrisée.

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’écrivaine, elle est agréable et fluide. Addictive, Édith Kabuya nous a de nouveau pondu une histoire pleine de rebondissements et de moments cocasses. Rire. Il est très difficile de le mettre de côté. Je vous avoue que ce deuxième tome est plus touchant que le premier. L’écrivaine, par le biais de sa calligraphie, évoque de l’intimidation avec beaucoup de légèreté. Simple et humoristique, le récit n’est quand même pas un bouquin à se moquer.

UNE HÉROINE AUSSI COMBATTIVE QUE POIGNANTE…

Un dernier mot ?

Finalement, « État voyou » est une magnifique pépite d’or. Une auteure qui est parvenu à me faire éprouver une montagne d’émotions aussi différentes les unes que les autres. Une interlocutrice qui cache sa vulnérabilité derrière un masque de guerrier. Ce deuxième opus contient des passages aussi comiques que fascinants. Une trame ficelée et accrocheuse. Une conclusion qui m’a, littéralement, fait tomber de ma chaise. Je vous recommande cette suite, mais veillez à lire le premier tome. Dans tous les cas, j’espère qu’il vous plaira. Pour ma part, je me plonge dans le dernier livre afin de connaître le fin mot de cette histoire.

#Sara

Chronique sur Les secrets de Charmont de Lola T.

Les secrets de Charmont

Note : 8,5/10

« Dans des gestes impatients, il releva ses jupons, sans cesser de l’embrasser. Ils étaient dans une posture des plus inconvenantes, Sue ou Georges pouvaient à tout moment les surprendre et pourtant Mathilde refusait de briser ce moment. Il la souleva du sol et ses jambes s’enroulèrent instinctivement à la taille du duc. Agilement, il déboutonna son pantalon, en écartant tout ce qui faisait barrage sous la robe de Mathilde et vint en elle, sans plus de préliminaires. Elle étouffa un petit cri, avant de s’abandonner au plaisir de le sentir en elle. Son corps cognait le mur à chaque coup de reins du duc et elle laissa ses mains ébouriffer ses beaux cheveux châtains.

Preston sans cesser son va-et-vient, la fixa longuement un petit sourire aux lèvres, avant de reprendre sa bouche lorsqu’il sentit qu’elle allait lâcher prise. Son cri de plaisir mourra sur la bouche du duc, qui ne tarda pas à la rejoindre dans la jouissance, dans un gémissement qui fit frissonner Mathilde pendant de longues secondes. Elle enroula ses bras autour du cou de Preston et cacha son visage dedans. Elle ne savait si elle devait se réjouir de ce moment de pur plaisir, ou être honteuse de s’être donnée comme une vulgaire gourgandine à un homme avec lequel elle ne partagerait jamais aucun sentiment autre que le désir. »

Mathilde & Preston

 Résumé : « Veuve, dépouillée de tous biens et fortune, Mathilde se serait retrouvée dans une fâcheuse posture, si le nouvel acquéreur de son manoir ne lui avait offert l’hospitalité. Cette générosité n’est pas sans intention, comme le découvrira la jeune femme.

Dans ce XIXe siècle où les titres et l’argent gouvernent l’aristocratie, le duc de Saint-Cyre est-il vraiment celui qu’il laisse paraître : charmant et protecteur, ou celui que l’on craint : mystérieux et manipulateur.

Quel secret dissimule-t-il avec autant de vigilance ? Et pourquoi tant d’intérêt pour Mathilde ? D’où lui vient cette inclinaison sourde ?

Cette romance fantastique entraîne le lecteur dans une quête où le mystère puise sa force dans une intrigue inextricable. »

 Mon Avis

Pour commencer, je voudrais remercier Evidence Éditions, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi.

N’ayant jamais lu les écrits de Lola T., c’est en plongeant tête baissée dans cette histoire que je me suis retrouvé au cœur de plusieurs détails qui m’ont subjugué tous autant qu’ils sont. Étant la première fois que je lis cette auteure, je dois vous avouer que je ne suis pas déçu. Je ne vous cacherai pas que cette lecture m’a donné le goût de découvrir les autres récits de l’écrivaine.

UN COCKTAIL DE GENRE LITTÉRAIRE…

La romance, mais pas que… En effet, l’auteure a su mélanger plusieurs univers tels que le fantastique et l’historique. Une histoire d’époque saupoudrer de folklorique, quoi demander de mieux ?! C’est une belle combinaison. Rire.

DES SCÈNES SENSUELLES BIEN DOSÉES…

Les passages, où l’intimidité est de mise, sont torrides et pleine de passion. Bien exploités, ceux-ci sont présents et ne sont pas décrit de manière excessive. Il faut dire que quand il y a en trop et bien, ça fait trop. Rire. Mais, cette précision ne concerne pas cette histoire.

Dans « Les secrets de Charmont », on fait la connaissance de Mathilde, une jeune femme, qui à la suite du décès brutal de son mari, a perdu toute sa fortune et le domaine qu’elle chérissait, avant que son époux décide de le mettre en gage durant une de ses parties de jeux aléatoires. Veuve et sans aucun avenir, Mathilde doit dorénavant utiliser la ruse afin de subvenir à ses besoins et à ceux de femme de ménage. Comment y arriver, alors qu’elle tient à peine les deux bouts ?

Désormais, Mathilde n’est plus qu’une invitée dans sa propre maison… Jusqu’à l’apparition du Duc Saint-Cyre. Étant le nouveau propriétaire du domaine Charmont, cet aristocrate va faire une proposition que Mathilde ne saura refuser. Saura-t-elle percer les secrets enfouis de Preston ? Quant à Charmont ? Et si ce domaine, qu’elle croyait sien, regorgeait lui aussi des mystères qu’elle n’aurait jamais soupçonnés auparavant ?

DES VISIONS AUSSI DÉTAILLÉES QUE SPLENDIDES…

À travers ses mots, Lola T. nous emporte dans une époque où les descriptions sont aussi fascinantes que parfaites. Comment ne pas succomber à ce contenu ? Au niveau des paysages, ils laissent facilement place à l’imagination et les robes… OH ! Je ne vous en parle même pas. Rire. Elles me font littéralement rêver. Quelle femme ne voudrait pas avoir une garde-robe pareille ? Rire.

En ce qui concerne le style d’écriture de l’écrivaine, il est coulant et addictif. J’ai passé un excellent moment en compagnie de tous ces protagonistes. À travers ce monde, Lola T. nous ensorcèle par le biais de son exquise authenticité. D’autant plus qu’en plus des nombreux mystères, ce bouquin contient beaucoup de rebondissements. « Les secrets de Charmont » est un livre que l’on dévore du début jusqu’à la toute fin. En plus d’avoir une bonne intrigue, il est agréable à bouquiner.

SUR LE BOUT DES DOIGTS…

Alors, je ne sais pas si c’est moi, mais j’avais vraiment l’impression que l’auteure connaissait son sujet. Comme si elle avait fait des recherches… Mais, entre vous et moi, Lola T. n’a pas besoin de faire toutes ces approfondissements, car elle possède un grand talent pour écrire des histoires durant cette époque.

Un dernier mot ?

En définitive, « Les secrets de Charmont » est un roman qui m’a transporté dans une époque où la beauté est partout. Une auteure qui possède le talent d’assortir différents mondes littéraires en même temps. Deux protagonistes au tempérament bien opposés et pourtant si complémentaire. Une calligraphie fluide et bien maîtrisée. Ainsi, lorsqu’on commence, il est très difficile de s’arrêter que ce soit pour quelques secondes ou minutes. Il va sans dire que je vous recommande « Les secrets de Charmont », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte bien évidemment bouquiner les autres livres de Lola T. Elle vient d’attiser ma curiosité. Rire.

#Sara

Si cela vous intéresse, je vous laisse le lien du roman sur le boutique de la maison d’éditions. Laissez-vous tenter ! : https://www.evidence-boutique.com/imaginaire/les-secrets-de-charmont

Chronique sur Victoire Divine tome 1 : Déclaration de guerre d’Édith Kabuya

Victoire divine tome 1

Note : 8/10

 « – Et toi, alors ? dis-je sèchement. Pourquoi tu portes un boxer ?!

Le ricanement du gars s’évanouit direct. Derrière-nous, par contre, quelqu’un étouffe un rire. Je me retourne vers Florian, qui ne dormait pas du tout, semble-t-il. Il éloigne le roman de sa face, les yeux fixés sur moi. Son rire a vraiment quelque chose de désagréable, genre, ça vient te chatouiller quelque part entre les reins sans t’en demander la permission. »

Victoire

Résumé : « Pour survivre au collège Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, il faut connaître sa place.

Tu proviens de la famille Duplessis, Wolfe ou Cipriani ?

Tu fais partie de la Monarchie, et tu as le privilège de dicter les lois du collège.

Tes parents ont les moyens de payer la totalité de tes frais de scolarité ?

Tu es membre de la Nouvelle Bourgeoisie, et tu peux te tenir avec la Monarchie.

Tu as reçu une bourse pour étudier ici?

Tu es un Enfant de la charité, et tu dois mériter ta place auprès de tes supérieurs.

Tu as été déclaré Intouchable ?

Peu importe à quelle catégorie tu appartiens, on ne peut rien faire pour toi.

***

Victoire-Divine Kembonayawhé a quatorze ans, toutes ses dents, et de la répartie pour cent ! Élève douée, elle a obtenu une bourse pour fréquenter Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, le pensionnat le plus huppé de la province. Mais cette école n’a rien d’ordinaire : les élèves y sont maîtres et rois !

Chaque année, les plus populaires désignent un Intouchable, le souffre-douleur qui subira le mépris et les moqueries de tous. Victoire ne se gêne pas pour dénoncer cette tradition épouvantable, si bien que, cette fois, l’élue n’est nulle autre qu’elle…

Contrairement à tous les Intouchables précédents, l’adolescente n’a pas l’intention de se laisser faire sans se battre.

Une seule solution s’impose : déclarer la guerre. »

 Mon Avis

Le premier tome de « Victoire Divine » est une littérature jeunesse que je devais absolument me procurer. Il faut dire que plusieurs détails m’incitaient à l’acheter. Rire.

Vous savez que ce n’est pas la première fois que je découvre la belle calligraphie d’Édith Kabuya ? En effet, j’ai eu la chance, au cours de mon adolescence, de bouquiner la trilogie « Les Maudits » et mon dieu… J’en suis tombé littéralement amoureuse. Et lorsque je l’ai terminé pour la je ne sais combien de fois, je me suis dit qu’il fallait que je découvre les autres univers littéraires de l’écrivaine. C’est ainsi que je suis tombé sur cette couverture rose à l’allure d’écolière.

UNE TANGIBILITÉ ACTUELLE…

Différent de ce qu’elle a composé par le passé, Edith Kabuya nous emporte, sans ménagement, dans la réalité des adolescent(e)s lors de leur parcours scolaire à l’école secondaire. Tout comme les bons côtés, les mauvais en font partie. L’intimidation et la méchanceté gratuite sont les pires ennemis lorsqu’on fait son entrée dans cet univers complètement à part. C’est triste de voir que certaines personnes n’hésitent pas à se servir de ce genre de méthode afin de rabaisser les autres pour ainsi se sentir supérieur.

Dans « Déclaration de guerre », on fait la rencontre de Victoire Divine, une adolescente de quatorze ans qui a réussi, sans difficulté, à décrocher une bourse pour aller à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, une école privée très réputée, dans le milieu. Dans ce pensionnat, les élèves sont les rois et reines. En effet, seuls les adolescents venant d’une famille riche peuvent y entrer, mais ceux et celles qui reçoivent une bourse sont également accepter dans cet établissement.

Malgré cela, à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, il y a une tradition selon laquelle à chaque année un élève est choisi pour être « L’Intouchable ». Et malheureusement, cette fois-ci, c’est Victoire qui doit porter cette affreuse étiquette. La jeune étudiante parviendra-t-elle à révolutionner la monarchie qui gouverne ce pensionnat ? Saura-t-elle encaisser toute ces méchancetés que l’on ne cesse de lui crier ? Aussi victime d’intimidation, Victoire ne peut en parler, car cela risque d’être encore pire. Se laissera-t-elle faire ? Ou combattra-t-elle jusqu’à ce que justice soit faite ?

Concernant la plume d’écriture de l’auteure, elle est toujours aussi coulante et agréable à découvrir au fil des pages. Une intrigue bien ficelée et rempli de péripéties. Édith Kabuya est parvenue à m’amener dans les abysses de son monde scolaire. Je ne vous cacherai pas que ce que l’on lit peut encore arriver dans la société actuelle. C’est dommage et méchant à la fois. Cependant, passons à autre chose. Rire. L’écrivaine possède ce même talent pour les mots, semblable à celui qui m’avait tant conquise lorsque j’étais un peu plus jeune.

UNE INTERLOCUTRICE TOUT AUSSI REBELLE QUE COLORÉE…

Rire… Ça oui ! Sans aucun doute. J’ai vraiment aimé le tempérament de Victoire. Et je ne vous parle même pas de son langage. Rire. Afin de s’exprimer, à sa manière, l’adolescente redéfini le français que ce soit au niveau des mots ou des expressions. Créative, tout concorde parfaitement avec sa personnalité pétillante. Au fil des pages, je suis arrivé à suivre ses pensées tout comme sa façon rigolote de discuter.

Ensuite, s’il y a bien une chose qui m’a bien fait rire, c’est la notation des chapitres. Ceux-ci ont été retranscrit afin que l’on sache combien de jours il reste avant la déclaration de guerre. Original ! C’est également une bonne manière de garder l’attention du lectorat.

Un dernier mot ?

En somme, le premier tome de « Victoire Divine » est une comédie tout en étant un récit rempli d’émotions. Une héroïne qui garde une attitude forte et badasse, mais qui subit plusieurs situations tout à fait blessantes. Pourtant, Édith Kabuya complète ces moments par une bonne dose d’humour. Par chance, sinon, je crois que j’aurai fait une crise cardiaque. En plus, l’auteure aborde, dans son roman, d’un sujet intéressant et primordial : le racisme. Bref, je vous recommande « Déclaration de guerre », j’espère qu’il vous plaira. Pour ma part, je plonge directement mon nez dans la suite.

#Sara

Chronique sur Julianne et Jazz tome 1 : En piste de Chantale D’Amours

Julianne et Jazz tome 1

Note : 10/10

« Dans un élan de tendresse, elle passe ses longs doigts dans mes cheveux, mais je reste immobile comme une statue de pierre.

– Tu lui ressembles, tu sais. À ton père… Il avait beaucoup de caractère, lui aussi. Et quand il était temps de défendre ses convictions, ouf ! Il ne passait pas par quatre chemins. Il fonçait tête baissée en se servant parfois du pouvoir persuasif de ses beaux yeux verts… Tu en as de la chance, d’avoir le même regard que lui. C’est un atout lorsque l’on sait s’en servir à bon escient.

C’est la première fois qu’elle me parle ainsi de mon père. À demi apaisée, je détourne la tête pour regarder ma mère qui feint un sourire aimant. À voir son visage rougi, elle aussi a versé quelques larmes.

– J’ai bien réfléchi, ma puce, et tu as raison. C’est important que tu vives tes propres expériences. Mais tu dois comprendre que ton père me manque horriblement depuis son décès et s’il fallait que je te perde aussi, j’en mourrais. Cependant, te tenir loin des chevaux n’est pas ce qu’il aurait voulu.

Soudainement remplie d’espoir, je me hisse sur un coude, clignant des paupières pour évacuer mes larmes.

– Es… Es-tu en train de me dire que tu acceptes ?

– Tu peux appeler ta grand-mère pour qu’elle vienne te chercher, confirme-t-elle avant de lever son index en l’air. Mais, à deux conditions. Tu devras te montrer EXTRÊMEMENT prudente et tu devras me promettre de m’appeler TOUS… LES… SOIRS, sans aucune exception ! Sinon, tu reviens ici sur-le-champ ! »

Julianne & sa mère

Résumé : « Quand elle apprend que sa meilleure amie sera absente tout lété, Julianne, 12 ans, a une idée de génie : passer ses vacances à la campagne, chez sa grand-mère qui dirige un centre équestre.

Lui, c’est Jazz Manouche, m’informe mamie en s’arrêtant devant un imposant cheval brun. C’est un nouveau pensionnaire.

— Qu’est-ce qu’il est beau ! Je peux le flatter ?

— Bien entendu !

Je m’approche lentement et, alors que je crois qu’il avance la tête pour me flairer, je le vois prendre une énorme bouchée dans ma pomme.

— Ehhh !

— Jazz est très gourmand, précise ma grand-mère. Si tu veux qu’il devienne ton ami, apporte-lui des gâteries tous les jours et il sera le plus fidèle compagnon que tu n’auras jamais eu.

À peine le morceau de pomme est-il avalé que Jazz est déjà en train de fouiller intensément mes cheveux pour chercher de la nourriture supplémentaire.

— Ça chatouille ! dis-je en lui caressant la crinière. Moi aussi, je suis contente de faire ta connaissance… »

Mon Avis

Avant tout, je remercie Chantale D’Amours d’avoir pris le temps de m’écrire une petite dédicace, malgré l’achalandage qu’entraîne le Salon du livre de Montréal.

Je ne vous cacherai pas que la calligraphie de Chantale D’amours ne m’est pas tout à fait inconnue. Le premier roman que j’ai lu de cette auteure m’a tellement chamboulé à seulement la moitié de l’histoire que je l’ai mis de côté. Mais, je compte bien m’y remettre, je suis désormais à bloc et prête à toutes éventualités. Rire. Lors de ma lecture de « En piste », j’ai été agréablement surprise de retrouver la notation de Chantale, malgré le fait que le genre littéraire soit diablement opposé.

UNE MERVEILLEUSE SYMBIOSE ENTRE UNE ADOLESCENTE ET UN CHEVAL…

Comme un coup de foudre, Julianne et Jazz sont devenu instantanément des amis proches. Il faut dire que ce genre de chose n’arrive que très rarement. Sans aucun doute, le lien qui unit Julianne et Jazz est indestructible et éternel. Si vous voulez mon avis, « En piste » aborde également de plusieurs thématiques importantes telles que le respect, la détermination, motivation et la rigueur.

Dans ce premier tome, on fait la connaissance de Julianne, une jeune fille qui à la suite du dernier jour de son année scolaire, à l’école primaire, rêve de profiter de sa passion durant des heures et des heures. Galoper à cheval est ce qu’elle souhaite le plus au monde, cependant, son désir lui est interdit. Pourquoi sa mère ne parvient pas à s’accepter ce qu’elle veut ? Alors, quand la meilleure amie de Julianne part en Ontario pour les vacances d’été, la jeune adolescente se retrouve toute seule et sans aucun plan de secours. Tout ce qu’elle avait prévu est subitement tombé à l’eau.

Ainsi, lorsque Julianne se souvient que sa grand-mère est la propriétaire d’un ranch où vit plusieurs chevaux, elle se met à espérer. Néanmoins, ça c’était avant que sa mère décide de lui refuser ce plaisir, au risque de la perdre comme elle n’a pas pu sauver son mari, le père de Julianne. Prenant conscience des intentions de son enfant, elle prend la décision de laisser la jeune adolescente, mais à deux conditions. Julianne saura-t-elle les respecter ? Et si lors de son séjour chez sa grand-mère, elle faisait la rencontre de Jazz, un nouveau cheval aussi farouche qu’intrépide. Comme on dit, les deux esprits se rencontrent.

Alors qu’une belle relation amicale s’installe entre Julianne et Jazz, la jeune fille fera également la connaissance d’Adam, le fils du palefrenier. Et si des sentiments amoureux se développaient entre eux ? Seront-ils plus que des amis ou passeront-ils le cap ?

En ce qui concerne la plume d’écriture de Chantale D’Amours, elle est fluide et addictive. On se laisse facilement entraîner dans cette littérature jeunesse où le sens de l’amitié amicale et familiale sont mis en avant. « En piste » est une histoire captivante qui regorge de plusieurs moments cocasses et touchants.

J’ai tellement adoré ce premier tome que je l’ai dévoré aussitôt. L’auteure, par le biais de ces lignes, parvient à nous démontrer des valeurs importantes dans la société actuelle aussi bien chez les adultes que les adolescents.

UNE INTERLOCUTRICE ATTACHANTE…

Julianne est un personnage dont je me suis beaucoup intéressé. D’un tempérament rebelle, mais doux, la jeune adolescente est tout aussi déterminé à exaucer son plus grand rêve. Elle n’hésite pas à regarder droit devant elle et à affronter le regard des autres portés directement sur sa personne. De plus, Julianne va aussi en apprendre plus sur son père, celui dont elle connaît à peine, par l’intermédiaire du journal intime de sa mère trouvé dans l’ancienne chambre de celle-ci.

Et entre Adam et Julianne, j’ai hâte de lire la suite afin de savoir ce qu’il va se passer pour ces deux-là. Dis comme ça, ils seraient adorable ensemble. Awwnn… J’imagine déjà ! Rire.

Un dernier mot ?

Finalement, « En piste » est un bouquin qui peut être lu par des personnes plus jeune ou plus vieille. Un protagoniste tout aussi ensorcelant que son récit et je ne vous parle pas des drôles expressions qui lui passent par la tête. Rire. Des idéaux symboliques parfaitement bien détaillées et soutenues. J’ai été conquis de la première à la dernière page. Unique, le style d’écriture de Chantale apporte une touche de douceur et de réconfort. Il va de soi que je vous conseille ce premier opus, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je vais vite me laisser tenter par la trilogie « Délivrance ».

#Sara

Chronique sur Ma vie de gâteau sec d’Elizabeth Baril-Lessard

Ma vie de gâteau sec

Note : 8/10

« Je m’appelle Louane, j’ai 14 ans et être poilue ne fait pas partie de mes caractéristiques principales. »

Louane

Résumé : « Pour Louane, la danse, c’est toute sa vie. Danser est ce qui lui permet de se sentir bien, de se sentir forte, de se sentir à sa place. Mais un jour, lors d’un spectacle devant des centaines de personnes, sa gorge s’assèche, sa vision se brouille, son cœur bat à tout rompre… et elle s’effondre. Quelques rendez-vous chez le médecin plus tard, on lui accole l’étiquette de trouble anxieux. Louane tombe de haut: elle n’a pas d’autre choix que d’abandonner sa passion.

Devant occuper les heures de cours habituellement dédiées à la danse par autre chose, elle se réfugie à contrecœur à la bibliothèque. Elle est loin de se douter qu’elle y rencontrera Théo, un autre laissé pour compte. Lui a la tête pleine d’idées, tandis que Louane s’est toujours concentrée sur une seule facette de sa personnalité. À travers cette amitié, ces deux incompris apprendront à redéfinir leurs identités et à s’ouvrir à de nouveaux horizons. »

 Mon Avis

Tout d’abord, lorsque j’ai aperçu le début de couverture, avant sa publication, je me suis dit que ce roman était fait pour moi. Les couleurs, les détails et le résumé, j’ai été conquis avant même d’avoir lu les premières pages. C’est tout moi ! Rire. Et lorsque je l’ai vu en magasin entre deux maquettes, je me suis retenu pour ne pas lâcher un petit cri hystérique. Rire. Je l’ai pris et acheté sans aucune hésitation.

N’ayant jamais lu les écrits d’Elizabeth Baril-Lessard, c’est en plongeant tête baissée que je me suis laissé entraîner dans son univers littéraire. « Ma vie de gâteau sec » est son premier roman jeunesse et sûrement pas son dernier, ça c’est moi qui vous le dis. Je ne vous cacherai pas que j’avais l’impression d’avoir plusieurs similitudes, surtout concernant son trouble anxieux et les défis, avec cette adolescente. Je me suis attaché et identifié à elle, malgré mon âge plus ou moins proche de Louane. 

UNE VÉRITABLE THÉMATIQUE…

À l’aide de sa douce et agréable calligraphie, Elizabeth est parvenue à aborder des troubles anxieux, sujets qui reviennent souvent en force, avec humour et beaucoup de légèreté. Pourtant, l’écrivaine savait reprendre son histoire en main lorsque la situation devenait sérieuse. D’autant plus que le consentement sera aussi illustré dans ce premier tome. C’est à cet instant que l’on comprend la signification du proverbe : « Il ne faut pas se fier aux apparences, elles sont trompeuses. ». Pourtant, ce détail, je vous laisse le soin de le découvrir au fil des pages.

Dans « Ma vie de gâteau sec », on fait la connaissance de Louane, une jeune adolescente de quatorze ans, qui a dû subitement arrêter la danse, sa plus grande passion, à cause d’une crise d’angoisse. Ne sachant pas quoi faire, elle prend la décision d’aller voir le médecin afin de comprendre ce qu’il lui est arrivé. Et c’est à ce moment que son monde s’écroule drastiquement… En effet, Louane est atteinte de trouble anxieux.

Ne pouvant plus pratiquer la danse, l’adolescente doit occuper ces heures qui sont destinées à sa passion pour faire autre chose. Mais, quoi ? Plus facile à dire qu’à faire… Jusqu’à sa rencontre avec Théo. Et si cette simple altercation amenait Louane à découvrir celle qu’elle est réellement ? Théo parviendra-t-il à faire sortir la jeune fille de sa zone de confort ? Deviendra-t-il son pilier ? Celui en qui elle aura une totale confiance ?

UNE HÉROINE TOUTE AUSSI COCASSE QUE RAISONNABLE…

Rire. Louane est un personnage que j’ai beaucoup aimé. Elle est a réussi me toucher tout en me faisant rire jusqu’à en avoir mal au ventre. Lire ses pensées par rapport à son diagnostic m’a permis de comprendre en quoi son anxiété en changer sa vie et comment elle fait pour gérer ses crises d’angoisse.

En ce qui concerne le style d’écriture de l’auteure, il est addictive et coulant. Le rythme du récit est maîtrisé et permet une lecture rapide. Le premier opus se lit facilement et tout aussi rapidement. De plus, j’avoue que j’ai apprécié l’aération de la mise en page. Dès les premières feuilles, on se laisse happé par les péripéties de Louane.

Un dernier mot ?

En somme, « Ma vie de gâteau sec » est un premier tome qui raconte l’aventure sympathique d’une jeune adolescente crédible et comique. Prometteur, je me laisserai bien tenter par la suite. Une plume d’écriture fluide et rempli de talent. Une interlocutrice anxieuse, mais qui possède un grand sens de l’humour. Il va de soi que je compte bouquiner la progression afin de savoir ce qu’il se produira ensuite.

#Sara

Chronique sur Poids Lourd de Sophie Laroche

Poids Lourd

Note : 9/10

« Je suis toujours gros. Je suis toujours celui qu’on insulte sans le connaître, pour le plaisir de faire rire ses amies. La seule différence : j’ai un estomac de moineau.

NON.

Non, je ne suis plus ce gars-là.

Et, même si je le suis encore un peu, je n’ai pas à me laisser insulter. »

Simon

Résumé : « Le gars obèse. Celui qui se goinfre au point de se mettre en danger. Celui dont on se moque. C’est comme ça que plusieurs me voient… même dans ma propre famille. Sans se demander comment j’en suis arrivé là et comment je le vis.

Pourtant, je suis plus que ces cent soixante-sept kilos, portés comme un fardeau.

Mais, bientôt, ma vie va changer à jamais. Mon estomac de baleine deviendra de la taille de celui d’une souris. Moi qui avais l’habitude des rages de bouffe, j’aurai droit à quelques cuillères de yogourt par jour, après mon opération. Ironique, non ?

Et si je mourais pendant l’intervention ?

Et si ça ne marchait pas ? Ou pire : si j’échouais ?

Et si enfin je sortais de l’obésité ?

Et si…

Environ le tiers des adolescents canadiens âgés de douze à dix-sept ans font de l’embonpoint ou souffrent d’obésité morbide. Pour certains dont la santé est menacée, comme Simon, la chirurgie bariatrique est nécessaire. Mais elle n’est pas un gage de succès en soi… Sa réussite repose sur d’importants changements dans les habitudes de vie. Sans la mise en place d’un suivi et d’un soutien à long terme, elle se solde souvent par un échec. »

 Mon Avis

Avant tout, je remercie chaleureusement Communication Julie Lamoureux et les éditions de mortagne, mes deux partenaires littéraires, pour l’envoi de ce service presse.

Je crois vraiment que je deviens accro à cette collection… Enfin, peut-être. Rire diabolique. Je ne sais pas comment ils font, mais à CHAQUE FOIS que je termine un de ces livres, j’en ressors toute retournée et immergé par une montagne d’émotions. Il faut dire que ce sont des thèmes très réalistes et peu discuter dans la société actuelle, que ce soit dans les médias ou ailleurs.

Dans tous les cas, je suis contente d’avoir eu la chance de découvrir la calligraphie de Sophie Laroche ainsi que son quatrième roman (dont plusieurs font partie de la collection tabou. Honte à moi, je ne les ai pas encore lus). On peut donc dire que c’était ma première fois. Évidemment, à l’avenir, je compte bien bouquiner les autres récits de Sophie.

UNE MANIÈRE ÉMOUVANTE DE CONCLURE…

Voilà un roman qui finit bien l’année 2019. En toute franchise, je ne crois pas qu’on n’aurait pu terminer par un meilleur sujet que celui-ci. L’obésité morbide est une thématique qui est parvenu à m’interpeller et à me saisir. Déchirant, concret et interdit aux yeux de certains individus. Oui. Encore oui. Sans aucune hésitation.

Dans « Poids Lourd », on fait la connaissance de Simon, un jeune homme atteint d’obésité morbide. Dangereux pour sa vie, il n’a pas d’autre choix que de faire appel à la chirurgie bariatrique. Cette opération lui sauvera-t-il la vie ? Choisir la solution facile n’est pas toujours la bonne décision… Et si c’était le début d’une longue série d’accrochages ? Alors que son existence se résume à des hauts et des bas, Simon devra apprendre à affronter ses peurs s’il veut survivre. Y arrivera-t-il ? Parviendra-t-il à contrôler sa faim insatiable ? Et s’il réussissait à se sortir de cette situation, que se produira-t-il ensuite ?

En ce qui concerne le style d’écriture de Sophie Laroche, elle est fluide et addictive. Prenant, on se laisse facilement immerger par les détails et l’univers pondu par l’écrivaine. Celle-ci n’a pas hésité une seule seconde à passer ce cap et à braver les obstacles. Sophie m’a fait vivre plusieurs sensations qui, comme une tornade, me sont revenu en pleine face.

UN HÉROS TELLEMENT HUMAIN ET NORMAL…

Malgré mon manque d’expérience en matière de collection tabou, je crois que Simon fait partie des protagonistes masculins les plus compréhensifs et bienveillants.

À l’aide de ses mots, l’auteure aborde de plusieurs autres pensées telles que le harcèlement, l’intimidation, le rejet, la différence et le mutisme. On les retrouve tous dans différentes situations. D’autant plus que ces altercations ont changées le personnage principal que ce soit sur le plan émotionnel ou physique. Celles-ci l’ont aussi amenée à devenir celui qu’il est en ce moment. Et c’est ça le plus important. C’est en combattant plusieurs batailles que l’on se forge personnellement.

Un dernier mot ?

Finalement, « Poids Lourd » est un bouquin dont le rythme est gravé par l’espoir. Facile à comprendre, l’ennui n’est pas au rendez-vous. Tendre, on se laisse happé par l’histoire de Simon. Une plume d’écriture aussi agréable que coulante. Un interlocuteur déchiré par certains choix de vie. Il va sans dire que je vous recommande « Poids Lourd », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, il faut ABSOLUMENT que je découvre les autres romans de Sophie Laroche.

#Sara