Chronique sur Le marchand de sable saison 1 de Gaia Alexia

Le marchand de sable tome 1

Note : 12/10

« Ses phalanges se referment autour de mon épaule, comme un étau en acier prêt à me briser les os. Impossible de crier. La peur me bâillonne. J’ai tout juste le temps de fermer les yeux que je me retrouve plaquée contre un mur. Tout ce que j’entends, c’est le tempo effréné de mon sang qui pulse dans mon crâne. Mon cœur va exploser.

Je sens l’homme de mes cauchemars écrasé sur moi, m’empêchant toute fuite. Son souffle rapide et bouillant se répand dans mes cheveux chaque fois que son torse avance un peu plus vers le mien.

Je ferme fort les paupières, comme s’il était possible de les sceller pour ne plus jamais voir.

– Tu l’as mise quand même, grogne-t-il contre mon oreille.

Je serre les dents, impossible de me réveiller, je ne dors pas. Il est réel.

Une paume rugueuse descend le long de mon bras tandis qu’une seconde enserre toujours mon épaule avec tant de force que la douleur me paralyse et m’oblige à plier les genoux sans pour autant me laisser atteindre le sol.

Ses doigts s’emparent de ma main et passent entre les miens.

– Tu as aimé mon petit cadeau ? demande-t-il si bas que je dois me concentrer pour que sa voix ne se mêle pas aux battements de mon cœur.

Un de ses doigts passe sur la bague que je n’arrive plus à retirer tandis qu’il me tient toujours en respect contre le mur.

– Tu l’as embrassé… mais tu l’as mise quand même, me souffle le Marchand de sable.

Quoi ? De quoi parle-t-il ?

Je fronce les sourcils, puis, je ne sais où, je trouve la force de poser mon regard sur lui. Mes yeux croisent les siens une longue seconde. Cette connexion me fait oublier tout le reste : son souffle chaud qui percute ma peau, ses mains toujours sur moi, et même la peur qu’il me fait ressentir. Tout ce que je vois, c’est cette petite larme qui quitte le coin de son œil sombre. Il se détourne, et un choc m’oblige à fermer les yeux de nouveau. »

Nola & Mane

Résumé : « Nola Nott a tellement dû croire à la légende du Marchand de Sable lorsqu’elle était enfant que, des années plus tard, il hante ses cauchemars. Précédé de papillons rouge sang et semant du sable derrière lui, Nola le sent, il n’attend qu’une chose : s’en prendre à elle.

Pour l’éviter, elle se plonge dans ses cours jusque tard dans la nuit, notamment dans ceux de mythologie nordique, cette matière qui lui donne tant de fil à retordre. Tant qu’elle est éveillée, tout va bien pour Nola, mais que se passerait-il si rêve et réalité se confondaient et que l’homme de ses cauchemars apparaissait au détour d’une rue ?

Aux heures les plus sombres, se joue une course poursuite digne de la cavalcade de la lune en pleine nuit. »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaudement Hugo New Romance Québec, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de sa confiance en moi et en mon blogue.

Avant de commencer ma lecture, je connaissais déjà l’auteure de loin tout comme ses histoires, mais n’étant pas familière avec sa calligraphie, je n’ai pas pu l’expérimenter par moi-même. Et lorsque j’ai vu que Gaia Alexia avait écrit un récit fantastique, je n’ai pas hésité une seule seconde à le choisir. Comment ne pas succomber à toute cette belle magie ? Curieuse de découvrir cette légende où les protagonistes sont des dieux et déesses nordiques, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que ça serait de toute beauté. Que voulez-vous, je suis en admiration devant les mythologies, mythes et les légendes depuis ma tendre enfance.

… « Le marchand de sable » est un COUP DE FOUDRE INSTANTANÉ… À l’aide de tous ces détails et du contexte, l’écrivaine est parvenue, à merveille, à me charmer. Ainsi, en lisant ces lignes, j’avais l’impression de voler et de voyager. Les papillons de Mane m’ont, tout comme Nola, entouré d’une belle mystérieuse chaleur protectrice. Comment expliquez-vous cela ?!

UNE HISTOIRE RACONTÉE PAR DEUX POINTS DE VUE DIFFÉRENT…

En toute franchise, cette caractéristique est une chose que j’aime beaucoup. En effet, la narration à deux voix nous permet de connaître plus en profondeur l’histoire. Les opinions de Nola et Mane sont dissemblables l’une de l’autre, pourtant celles-ci nous laissent entrevoir les émotions de chacun vis-à-vis de certaine situation.

UN UNIVERS, PLUSIEURS GENRES…

En plus d’être un roman fantastique, « le marchand de sable » se particularise par une multitude de types de littérature. Néanmoins, le second domaine est la romance contemporaine. Mélanger le tout et ajouter des soupçons de modernité, de mythologie nordique, de légendes et de suspense… Et vous obtiendrez « le marchand de sable ». Comportant aussi des moments passionnés, ceux-ci accentuent la magie et la sensualité qui se cachent dans le livre.

Parfait ! Époustouflant ! Totalement en amour !

Dans la première saison de « Le marchand de sable », on fait la connaissance de Nola Nott, une jeune étudiante qui préfère étudier la nuit, plutôt que le jour (un point que nous avons en commun). À chaque nuit, elle le voit dans ses rêves. Un homme qui ne cesse de lui courir après, de la suivre et de l’effrayer. Est-ce le fruit de son imagination ? Et si tout ceci était réel ? Accro à la caféine, celle-ci lui permet de ne pas s’endormir, de ne pas faire des cauchemars, de ne pas l’apercevoir lui. Seule l’idée de sentir ses papillons rouges sur elle, lui suffit à lui donner la chair de poule. Pourquoi Nola fait-elle tout le temps le même songe ? Que signifie-t-il ? Alors, quand Nola surprend cet homme dans la réalité, la jeune femme apprend subitement que tout ce qu’elle croyait connaître est enfin un mensonge. Toute sa vie. Qui est-elle en réalité ? Et surtout qui est-il lui par rapport à elle ?

Mane est un homme brisé et colérique depuis qu’elle l’a fait souffrir. Pour lui faire éprouver ce qu’il ressent, il compte lui rendre l’appareil. Pour ce faire, Mane va retourner dans le monde des humains pour guetter chacun de ses faits et gestes. Mais, qui est-elle pour lui ? Une cruauté sans limite, une forte affection. Entre l’amour et la haine, il n’y a qu’un pas.

En ce qui concerne le style d’écriture de l’auteure, il est captivant et très addictif. Dès le prologue, on entre directement dans le vif du sujet. Énigmatique, ce petit chapitre nous confie qu’une chose s’est produit, ce qui par conséquence a entrainé la coléreuse colère du héros. Lorsque j’ai posé mon regard sur les premiers mots, je n’ai pas su m’arrêter. Accrochant, je voulais absolument savoir ce qu’il se produirait ensuite.

DES INTERLOCUTEURS AYANT DEUX PERSONNALITÉS OPPOSÉES…

Ça oui ! Je ne vous le cacherai pas. Mane représente le danger, à lui tout seul. Tout aussi insolent qu’intense, ce sont ce genre de caractère qui le rend si attrayant à mes yeux. Également viril, il semble dégagé une certaine forme de vulnérabilité, mais Mane cache celle-ci derrière sa force effrayante et sa colère. Quant à Nola, elle est aussi tête brûlée que lui. Cependant, au côté de Mane, elle va assimiler ce qui lui arrive et ce qu’elle est capable de produire. L’apparition de plusieurs autres personnages nous permettent de comprendre leur implication et ce que le futur leur réserve.

« Le marchand de sable » est un vrai phénomène naturel. Il peut être vu comme étant une aurore boréale. Une tempête de sable et un tsunami. Le jour et la nuit. Les étoiles et les papillons. La Lune et la nuit. Un amour passé et qui sait… avenir.

Un dernier mot ?

En somme, le premier tome de « le marchand de sable » est un roman qui est venu me chercher au plus profond de moi-même. Gaia Alexia nous offre une collision de sensations aussi puissantes les unes que les autres. À travers leur point de vue, on se retrouve à l’intérieur de leur carapace et on se laisse aller entraîner par leur réflexion. L’auteure nous garde en haleine jusqu’à la toute dernière page, sans aucune hésitation. Une conclusion frustrante… Hum… Un petit conseil, veillez à avoir la seconde saison sous la main. Rire. Un monde fantastique qui m’a émerveillé. Superbe, tous les ingrédients nécessaires sont tous compris dans le roman. Un amour (im)possible si beau, si pure… Enfin, je vous recommande « le marchand de sable », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Laissez-vous emballer par la mythologie nordique des temps modernes.

#Sara

Chronique sur Bloody Eva de Damien Claire et Ingrid Morel

Bloody Eva

Note : 10/10

« […]

Je ne devrais plus être là. D’après les infirmières, un ange veille sur moi et me protège…

Dites-moi quel ange aurait laissé faire ça ? 

Où était-il quand on a brisé ma vie et mon corps ?

Mon agresseur doit être un grand malade. Non pas doit, en fait, c’est certain, ça ne peut être que l’œuvre d’un déséquilibré.  

Qui d’autre pourrait faire tout ça sans éprouver le moindre remords ?  

Un fou échappé d’un asile. Il devait sans doute être connu, sinon des services de police, au moins de l’administration hospitalière. Mais tout ça n’a mené à rien. Des tas de pistes avaient déjà été étudiées par les policiers sans résultat.

Un an après les faits, toujours rien.

Pas de souvenir et donc pas d’indice…

Il ne me reste que cette peur constante…

Une ombre qui bouge, un bruit dans le silence…

Rien à part les crises et les cauchemars…

Rien…

Et cet enfoiré court toujours. Pire encore, il semblerait qu’il continue son œuvre. Plusieurs disparitions étranges, de nombreux cadavres retrouvés avec des mutilations semblables aux miennes…  

[…]

Non, je ne suis pas folle, mais j’ai besoin de le savoir hors d’état de nuire, et surtout, j’ai besoin de comprendre pourquoi il ne m’a pas achevée comme les autres. 

Pourquoi n’a-t-il pas fini son travail ?

Pourquoi moi ? »

Eva

Résumé : « Eva est une miraculée. Elle est l’unique victime à avoir survécu à un tueur en série. Torturée et laissée pour morte, Eva vu son agresseur. Elle est, maintenant, la seule qui puisse aider la police à découvrir l’identité du tueur…

Seulement voilà, cela fait plus de 18 mois que sa mémoire n’est plus qu’une page vierge. Amnésie sélective… Eva va devoir se reconstruire avec l’aide de son entourage, tout en enquêtant sur son agresseur qui, brusquement, refait surface.

Pourquoi ce tueur en série l’a-t-il épargné ? Eva doit-elle réellement faire confiance à ses amis ? Amis ou ennemis, qui sont-ils vraiment ? »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaudement Valérie, de chez les Éditions Lollipop, pour l’envoi du service presse ainsi que pour sa confiance en moi et en mon blogue.

« Bloody Eva » est le premier roman à quatre mains que je lis. Mais, je dois dire que c’était pas mal chouette de découvrir deux facettes de l’écriture. N’étant pas familière avec la calligraphie de Damien Claire et Ingrid Morel, je me suis laissé emporter par cette atmosphère glauque et sanglante. Lorsque l’éditrice de la maison d’éditions me l’a proposé, je n’ai pas hésité une seule seconde. Que voulez-vous ?! Je suis littéralement, à moi toute seule, un atome à deux charges différentes.

Pourtant, « Bloody Eva », est une bonne histoire à bouquiner en cette période… Vivement halloween ! Rire. Une ou deux frousses n’a jamais tué personne. Rire. Selon moi, c’est un excellent choix à se mettre sous la main et à croquer sans aucune modération.

UN PROVERBE QUI EN DIT LONG…

Connaissez-vous le dicton qui est écrit sur la page couverture ? Ce récit en lui-même reflète parfaitement cette phrase. Lors de notre lecture, on comprend que si on provoque un peu de bazar ici et là, on ne devrait pas être étonner des conséquences qui suivront. Bien joué, c’est très représentatif !

DES PERSONNAGES AYANT DEUX FACES CACHÉES…

En effet, comme ma petite introduction le dit si bien, dans ce livre, on retrouve des interlocuteurs dont la personnalité ne semble pas être réellement celle qui démontre aux yeux de tous. Je vous avoue que sur le moment… Il y a un qui m’a totalement bluffé. Néanmoins, je ne vous dirai pas qui est-ce, cela sera à vous de le découvrir au fil des pages. Je suis quand même resté bouche bée, ce n’est pas rien. Rire.

Dans « Bloody Eva », on fait la connaissance d’Eva, une jeune femme qui s’est fait torturer et a subi le martyre lors de sa séquestration. Elle est parvenue à s’en sortir vivante et pourtant une chose persiste… Elle a vu le visage de son agresseur. Eva prend la décision d’aider la police à trouver celui qui la briser psychologiquement et physiquement. Un problème. Elle n’a plus aucun souvenir de lui depuis dix-huit mois. Une coïncidence ? Ou simplement un mécanisme de défense orchestré par son esprit afin de la protéger de toute autre souffrance ?

C’est en cherchant des preuves sur lui qu’Eva se rendre compte qu’il est revenu brusquement et qu’il rode de nouveau autour d’elle. Pourquoi maintenant ? Que veut-il ? Et pour quelle raison ne l’a-t-il pas tué lorsqu’elle était à sa merci ? Tout en partant à la recherche de son tueur en série, Eva devra savoir si elle peut faire confiance à son entourage ? Sont-ils présents pour l’aider elle ou lui ? Et si son séjour en enfer l’avait totalement métamorphosé mentalement pour ainsi dévoiler cette part d’ombre qui n’attendait que le bon moment pour monter à la surface ?

Lors du moment fatidique, que décidera Eva ? Et si au lieu d’enlever la vie de celui qui hante constamment ses pensées, la jeune femme prenait la décision de devenir son complice ?

En ce qui concerne le style d’écriture de Damien Claire, il est coulant et agréable à découvrir au cours des chapitres. Tout comme son coéquipier littéraire, Ingrid Morel se caractérise par une plume d’enfer. Dès les premières pages, on entre radicalement dans l’histoire. On se laisse transporter par la voix et l’histoire d’Eva. Mmm… J’ai aussi l’impression que les deux auteur(e)s voulaient nous illustrer les deux côtés de la vie, ceux du bien et du mal. Pour nous permettre de les différencier. Toutefois, tel un cocktail, les parties ont finies par se mélanger pour ne former plus qu’un. Vous savez ce sentiment où pour certaines personnes le mal représente le bien et vice-versa.

De plus, « Bloody Eva » possède également une trame psychologique qui rend l’histoire encore plus fascinante. Le monde entier n’a qu’à bien se tenir si ce livre est adapté au cinéma. Wahouuu !! Ça serait vraiment chouette. Sans aucun doute, je paierai mon entrée sans attendre.

UN UNIVERS HORRIFIQUE ET TOUT AUSSI SURPRENANT…

Ainsi, ce que Damien Claire et Ingrid Morel nous ont pondu est un monde à la fois différent et angoissant. Rempli de rebondissements, on ne cesse de retenir notre souffle. On ne peut pas s’empêcher de penser à quand le prochain coup de grâce va se produire. « Bloody Eva » est un de ces thrillers que je raffole par-dessus tout. 

DES MOMENTS HORRIPILANTS…

Brrrr… J’en ai la chair de poule juste à y penser. Alors, imaginez lorsque je bouquinais ces passages du texte. Accrochez-vous à tuque, à votre siège ou à n’importe quoi, car ça risque de n’être pas beau à voir. Rire (diabolique). De mon point de vue, j’ai largement eu ma touche de trucs dégoulinants de sang. Rire. En outre, le plus marrant, c’est qu’on ne peut détacher nos yeux des mots transcrits par Damien et Ingrid.

Un dernier mot ?

En bref, « Bloody Eva » est une œuvre littéraire qui m’a fait sursauter plus d’une fois. Cependant, attention ce roman n’est pas pour tout le monde. En effet, si vous êtes une âme sensible, veillez à bien vous préparer mentalement afin de ne pas avoir trop de surprises. Un bouquin écrit par deux auteur(e)s qui travaillent bien ensemble. Regorgeant de frissons, il est impossible de ne pas continuer à lire la suite. Addictif jusqu’à la dernière page ! J’ai eu un coup de cœur pour ce cauchemardesque bouquin. Il va de soi que je vous conseille cette superbe et saignante histoire d’horreur, j’espère que « Bloody Eva » vous plaira. Pour ma part, j’espère de nouveau retrouver les calligraphies d’Ingrid Morel et Damien Claire.

#Sara

Chronique sur La dame de Knox tome 3 : L’insoumission de Sonia Alain

La dame de Knox tome 3

Note : 13/10

« – Je veux retourner chez nous ! le supplia-t-elle d’une voix qu’il reconnaissait à peine. Par pitié… Joffrey… implora-t-elle de nouveau avec désespoir.

Ce cri du cœur l’atteignit de plein fouet. Les larmes aux yeux, il l’étreignit si violemment qu’il lui arracha une plainte.

Relâchant son emprise, il tenta de lui faire entendre raison.

– C’est impossible ! déclara-t-il accablé. Anne, il faut attendre.

En la sentant se raidir contre lui, il la maintint captive dans ses bras. Il ne souhaitait nullement qu’elle s’écarte de lui ou qu’elle le voie dans cet état. Il savait qu’il la blessait cruellement par son refus d’obtempérer, mais il était piégé. Il ne pouvait agir autrement. Parvenant à se ressaisir au prix d’un immense effort, il ravala la boule qui s’était formée dans sa gorge.

– Je vous ai promis de tous vous ramener dès que possible. Vous devez avoir confiance en moi, Anne, je vous en conjure !

– Non… gémit-elle contre son torse. La situation n’est plus la même ! Nous ne pouvons plus demeurer ici, sinon, ils finiront par tuer l’un d’entre nous ! poursuivit-elle en tentant de le repousser.

– Non ! s’écria Joffrey d’une voix puissante. Je ne permettrai pas qu’une telle horreur se produise ! Anne… rétorqua-t-il en faisant basculer sa tête vers l’arrière afin de croiser son regard. Vous resterez tous dans mes appartements, nos gens assureront votre protection. Vous n’irez pas dans le harem, et plus personne dans ce palais ne sera autorisé à vous approcher. »

Anne & Joffrey

Résumé : « En 1349, la guerre qui perdure entre la France et l’Angleterre ne cesse de faire des victimes dans les deux camps.

Forcée de fuir vers des contrées lointaines, Anne de Knox se verra obligée de faire face à une culture opposée à la sienne. Comment affronter la dure réalité des harems que veut lui imposer son époux, mais surtout, comment protéger ses enfants dans cet environnement hostile ? Hélas, quand celui qu’elle aime prend le rôle de cheikh auprès d’un sultan, il devient un tout autre homme. Quelqu’un qui lui est totalement étranger.

Pendant ce temps, en France, le passé trouble de Joffrey de Knox refait surface, fragilisant le lien qui l’unit à Anne. La jeune femme devra regagner la cour du roi afin de se battre pour préserver ce qui lui appartient de droit. Jusqu’où sera-t-elle prête à aller par dévotion pour Joffrey ? L’amour à lui seul sera-t-il suffisant pour contrer la haine que leur voue Rémi, le demi-frère bâtard de Joffrey, ainsi que la soif de vengeance de Ghalib et du roi d’Angleterre ? »

Mon Avis

Pour commencer, je voudrais remercier chaleureusement Sonia Alain pour sa jolie petite dédicace à l’intérieur. Rempli de mystère, elle est également adorable.

Lorsque je suis allé au salon du livre de Montréal, il y a deux ans et que j’ai vu que le troisième opus de « La dame de Knox » était sorti et présent à l’événement, je n’ai pas hésité à sauter dessus. Moi qui avais ADORÉ la série historique, il m’était impossible de partir sans lui. Ainsi, une chose en amène une autre… Je l’ai acheté, sans aucune hésitation. Et en toute franchise, je suis contente de l’avoir fait.

Être de nouveau plonger dans cet univers m’a permise de retrouver les personnages principaux ainsi que la calligraphie de l’auteure. Seigneur que tout cela m’avait manqué. Une suite que j’attendais impatience, sans aucun doute. Un coup de cœur tout aussi ravageur que puissant. 

UNE AVENTURE ÉPIQUE AU CŒUR DE L’ORIENT…

Lors de ce troisième opus, Sonia Alain nous emporte vers l’Orient, mais plus précisément vers les pays arabes. Une culture différente tout comme les lois du pays. L’écrivaine a su me faire voyager dans ce nouvel environnement hors du commun. À l’aide de ses mots, Sonia est parvenue à me faire découvrir la civilisation islamique. Ayant des origines chrétiennes et arabes, j’ai pu bouquiner des détails importants, dont certains m’ont énormément révolté, de la religion musulmane. Époustouflant !

UN COCKTAIL DE SUJET…

Comment ne pas se laisser emporter par nos émotions ? En effet, Sonia Alain nous offre un dangereux mélange où la passion, l’érotisme, la contrainte, l’amour en sont les principaux ingrédients. « La dame de Knox » est une trilogie intéressante qui regorge de péripéties aussi hasardeuses les unes que les autres.

D’autant plus qu’il est possible de suivre Anne et Joffrey sur plusieurs années. En outre, j’étais très surprise lorsque j’ai lu combien de temps ils étaient mariés. Pour moi, cela paraissait comme si c’était des heures, mais pour eux, plusieurs années ont passés. Cela peut paraître bizarre et incompréhensible… Mais, au contraire, selon mon point de vue, ça rend l’histoire plus complète. En plus, cela nous permet également de voir ce qu’il s’est produit lors de ces nombreuses années.

Dans « l’insoumission », on retrouve Anna et Joffrey, qui se retrouve en contrée lointaines après avoir pris la fuite face à leur ennemi. Afin de sauver sa famille, Joffrey n’a pas d’autre choix que d’amener Anne et les enfants en Orient. Reprendre sa place en tant que Cheikh ne sera pas de tout repos ni lui ni pour son épouse. C’est alors que la dame de Knox et ses trois jeunes poupons feront face à des habitants hostiles, une culture différente et des redoutables femmes des harems. Alors qu’elle apprend que son époux devra redevenir cet être infâme qui vivait sur cette terre, Anne comprend qu’elle devra aussi partager Joffrey avec les concubines. Arrivera-t-elle à s’adapter à ce milieu où la corruption et les dangereuses machinations sont prédominantes ? Parviendra-t-elle à garder Joffrey auprès d’elle ? Ou s’éloignera-t-il d’elle afin de la protéger de lui ? Quant la tension ne cesse de grimper, Anne arrive à voir une facette cachée de son époux. Celle qu’elle ne croyait jamais revoir. La bestialité. Comment la jeune dame peut-elle protéger les siens et ses enfants dans cet environnement inconnu ? Anne et Joffrey progresseront-ils ensemble afin de faire face à l’adversité ? Et si les contretemps venaient à les séparer ? Entre les complots, les tentatives d’assassinat, les avances des concubines et les horribles machinations de la part d’un espion, Anne et Joffrey obtiendront-ils enfin leur fin heureuse ?

En ce qui concerne la plume d’écriture, elle est toujours aussi addictive et agréable à lire. Captivant, Sonia Alain fini toujours par nous enfouir dans un ouragan d’agitations, de sensations fortes et de serrements de cœur. Bien maîtrisé, les détails et les termes laissent facilement place à l’imagination. Dès les premières pages, j’ai été envahi par une grande excitation, j’avais si hâte de découvrir ce qui se cachait derrière ce troisième tome.

DES INTERLOCUTEURS EXCEPTIONNELS ET RAFRAICHISSANTS…

Bien entendu au cours de cette lecture, on retrouve Anne, cette jeune femme a tant évolué depuis le premier opus. Vivant dans une existence qu’elle ne désirait pas, elle a été forcée de se marier à Joffrey de Knox, ce redoutable et sanglant guerrier anglais. Pourtant, Anne est parvenue à s’acclimater et à se frayer un chemin aux côtés de son époux. Ainsi, au fil des tomes, cette dame, au caractère de feu, s’est endurci afin de pouvoir prendre les bonnes décisions et pour pouvoir être à la hauteur de la personnalité de Joffrey. Tenace et brillante, Anne a su faire face aux difficultés et aux conséquences dû à son union avec l’anglais. En outre, ces années lui ont aussi permis à se faire respecter des autres, notamment les soldats de la propriété des de Knox.

UNE ÉVOLUTION PSYCHOLOGIQUE HORS DU COMMUN… 

Dans « l’insoumission », Anne se transforme et laisse tomber ses convenances pour devenir une femme qui s’aime telle qu’elle est et qui est d’ailleurs en accord avec son corps. Une belle métamorphose, vous ne croyez pas ?! Quant à Joffrey, il est toujours aussi impulsif et robuste, mais il est désormais doux. Anne est entrée dans sa vie telle une force de la nature. Grâce à elle, il a pu connaître les joies du grand amour. À son contact, Joffrey s’est senti flétrir et pour la première fois de sa vie, il n’a eu besoin de se cacher derrière son masque de fer, celui de l’homme froid et sans scrupule. Néanmoins, lorsque son épouse et ses enfants sont en danger, ce guerrier anglais n’hésite pas une seule seconde à faire tout ce qui faut pour les protéger. Pour ce faire, dans ces moments, Joffrey n’a pas d’autre choix que de redevenir ce véritable farouche combattant.

Ensemble, ils se complètent parfaitement. Cela se voit qu’ils ont été faits pour se mouler l’un à l’autre.

Un dernier mot ?

Finalement, « la dame de Knox » est une trilogie à ne pas manquer. N’hésitez pas à vous plongez dans cette superbe histoire historique. Évidemment, les feuilles défilaient rapidement, je n’ai même pas vu le temps passer tellement que j’étais absorbé par le contenu. Sonia Alain nous fait voyager dans des contrées lointaines là où le danger est partout. Anne, une héroïne dont j’ai eu le coup de cœur, a su laisser tomber tout ce que l’on lui avait appris afin de reprendre sa vie en main. Joffrey, est un personnage que je ne risque pas d’oublier, il est parvenu, à certains instants, à me faire crier au meurtre, et à d’autres, à me faire verser des larmes. Ses déclarations étaient si belles… Rire. Seigneur, « la dame de Knox » est une des meilleures sagas de l’époque que j’ai lues et croyez-moi, je n’en lis très peu. Il va sans dire que je vous conseille FORTEMENT cette trilogie, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara

Chronique sur Le petit chaperon rouge écrit par Sonia Alain

Le petit chaperon rouge

Note : 9/10

« Appuyé sur ses épaules, son loup lui donna un coup de langue sur l’oreille, la mordilla sans la blesser. Ils se laissèrent tomber au sol en harmonie, elle à genoux, lui sur ses quatre pattes. Elle enroula ses bras autour de lui, le pressa contre sa poitrine en fermant les paupières. Elle était solitaire depuis si longtemps. Ces retrouvailles l’emplissaient de joie, qui était bienvenue en cette période sombre de son existence.

— Le lien qui t’unit à lui est puissant, murmura une voix dans son esprit. Ne t’avais-je pas dit que le moment venu, il te protégerait du mal ?

— Merci, grand-mère…, chuchota Angelika en se lovant davantage contre la bête. »

Angelika & Grand-mère

Résumé : « Une vieille Tsigane en communication avec des esprits, condamnée à une fin tragique pour avoir découvert la vérité au sujet de sa fille.

Une enfant retrouvée dans les bois, devenue plus tard une séductrice avide de vengeance.

Un groupe d’hommes aux mœurs vicieuses, semant l’horreur sur leur passage.

Un sergent de police acharné, tentant d’endiguer une série de meurtres barbares à caractère sexuel.

Un loup rôdant dans la nuit, à la recherche d’une proie délectable. »

 Mon Avis

Avant tout, il faut que vous sachiez que « le petit chaperon » rouge est un achat dont j’ai fait l’acquisition l’année passée au Salon du livre de Montréal.

Est-ce que je regrette de l’avoir acheté ? Non, mais tellement pas ! Pourquoi ? Et bien… d’une part, parce que c’est un roman horrifique qui fait partie de la collection littéraire des contes interdits et d’autre part, car l’histoire est écrite par Sonia Alain. Une auteure québécoise que j’aime beaucoup et admire depuis mes seize ans environ. Deux points qui ont rapidement attiré mon regard, que voulez-vous ?! Rire.

UN DICTON TRÈS REPRÉSENTATIF…

Vous connaissez l’expression « la vengeance est un plat qui se mange froid » ? En toute franchise, si vous voulez mon opinion, je trouve que cette phrase prend tout son sens dans « le petit chaperon rouge ». À travers ses mots, Sonia Alain nous montre en quoi la vengeance peut dominer la vie d’une personne. Sans compter qu’il est difficile de mettre de côté le roman, même pour un court instant.

UNE VERSION REVISITÉE DU CONTE…

Que dire de cette nouvelle forme ?! En effet, l’auteure a su me donner la chair de poule plus d’une fois. C’est gore et sombre jusqu’à la toute dernière page. En plus, d’avoir plusieurs frousses ici et là, Sonia Alain nous apporte également quelques sensations fortes. Parsemé de moments tout aussi touchant qu’épeurant, il y en a pour tous les goûts.

Dans « le chaperon rouge », on fait la connaissance d’Angelika, une jeune femme qui a vécu un horrible traumatisme il y a trois ans. S’étant juré de retrouver les hommes qui ont massacrés sa mère et sa grand-mère, elle compte évidemment honorer sa promesse. Quant à Olivier, un sergent de police qui essaie de capturer un tueur sadique qui ne cesse de laisser des corps, à connotation sexuel, sur son passage. Et quelques groupes composés d’homme dont le cœur et l’âme n’existe plus depuis très longtemps. Angelika et Olivier parviendront-ils à atteindre leur objectif ? C’est à ce moment qu’une course contre la mort débute…

Concernant la plume d’écriture de l’écrivaine, elle est coulante et addictive. On se laisse facilement immergé par l’atmosphère glauque et les mauvaises actions du récit. Sonia Alain est parvenue à capter mon attention durant tout le long de ma lecture. D’autant plus que les scènes sont détaillées et passent rapidement. Soutenu, le rythme ne nous permet pas de reprendre notre souffle. Ainsi, par le biais de la calligraphie de l’écrivaine, on ressent fortement les émotions d’Angelika.

Au niveau des lieux, ceux-ci sont bien décrits et regorgent de détails qui permettent à l’imagination de les visionner.

DES PROTAGONISTES CHANGEANTS…

« Le petit chaperon rouge » nous offre une multitude de personnages tel qu’Angelika. C’est une femme remplie de caractère qui ne se laisse pas démonter par les autres. Séductrice, elle ne tombe pas non plus dans le cliché de la veuve noire. Et le loup. Il est adorable, sa relation amicale avec la jeune femme est superbe. Désormais alliés, ils ne font plus qu’un.

Un dernier mot ?

Finalement, « le chaperon rouge » est une œuvre littéraire que je relirai éventuellement. Des interlocuteurs fascinants qui peuvent inspirer l’empathie et d’autres, qui me donnent des envies de meurtre. Sonia Alain est une de mes auteures favorites et dont je ne pourrai me lasser de lire. Je vous conseille fortement « le petit chaperon rouge », j’espère qu’il vous plaira. Laissez-vous tenter par cette histoire d’horreur selon laquelle les prédateurs deviennent les proies et les pâtures se transforment en rapace.

#Sara

Chronique sur Eléa tome 3 : L’ombre du dragon de Léa Northmann

L'ombre du dragon

Note : 10/10

« Après leur départ, Calh se mit debout lui aussi, et il tendit la main vers Eléa pour l’aider à se relever. Ils ne virent pas le regard incrédule de l’homme en découvrant la bague en Pierre de Lune.

– Veuillez m’excuser Maistre Écuyer mais vous avez là un bien étrange anneau. Où l’avez-vous trouvé ?

– C’est un bijou de famille qui se transmet de mère en fille.

– Puis-je ?

Le prêtre avait tendu la main et elle y déposa la sienne pour qu’il puisse mieux voir la bague.

– C’est incroyable… murmura-t-il. Et elle est dans votre famille depuis des générations…

Eléa s’étonna d’un si grand intérêt, et elle ôta sa main doucement.

– Si cela ne vous dérange pas nous allons nous aussi nous retirer mon père.

L’homme sembla reprendre ses esprits. Il la dévisagea longuement. Puis il se tourna vers le Prince.

– J’ai une dernière faveur à Vous demander Altesse. Pourriez-Vous m’accompagner tous les deux pour que je Vous montre quelque chose avant de prendre congé. Cela ne Vous engagera à rien je vous en donne ma parole, rajouta-t-il devant la mine fermée du jeune homme. »

Eléa, Calh et prêtre

Résumé : « Accompagnez Eléa à travers les deux derniers Duchés du royaume !

Eléa et Calh réapprennent à s’aimer. Mais le Prince Héritier est terrorisé à l’idée de perdre à nouveau son Maistre Ecuyer. Parviendront-ils à se retrouver dans l’Amour Infini de la Maïa ? Et pourquoi l’Empereur s’intéresse-t-il à eux ? Venez découvrir aux côtés d’Eléa les deux derniers Duchés du Royaume d’Argalh, et percer le mystère de l’Empire du Dragon d’Or.

Quel secret se cache derrière l’Empire du Dragon d’Or ? Laissez-vous porter par le troisième tome de cette romance sensuelle, fantastique et passionnée ! »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaleureusement Léa Northmann pour l’envoi de son troisième et dernier roman ainsi que de sa confiance en moi.

Mmm…, c’est fini. Déjà terminé. J’aurai tant voulu que l’écrivaine écrive des saisons sans que celles-ci n’arrivent à la ligne d’arrivée. Rire. Cela aurait été très comique.

M’étant attaché à cette trilogie, je ne peux vous cacher que je suis triste de quitter Eléa, Calh et tous les autres personnages de l’histoire. À travers ses mots, l’auteure a su me faire voyager dans son univers fantastique et érotique où la magie et la passion se chevauchent. Sans aucun doute, il va me manquer tout comme la calligraphie de Léa.

LA FIN DE LA FIN…

Intense et rempli d’émotions, ces trois tomes, en eux-mêmes, nous plongent tête baissée dans une aventure mystérieuse et fascinante à la fois. En toute franchise, je n’ai pas su décrocher mes yeux de ce joli récit. Léa Northmann est parvenue à capter toute mon attention tout au long de mes lectures. D’autant plus que je ne peux que lui tirer mon chapeau, la trilogie « Eléa » est une belle réussite en bonne et due forme.

Dans « l’ombre d’un dragon », nous retrouvons Calh et Eléa, qui suite à ce que la jeune femme a enduré et aux nombreux événements qui se sont déroulés précédemment. Sur cela, je ne vous en dirai pas plus, c’est à vous le découvrir ! Au cours de ces semaines, le couple a éprouvé mille et une souffrance. Mais, tout ceci est maintenant derrière eux, leur regard est dorénavant braqué vers leur avenir à tous les deux. En réapprenant à s’aimer, Eléa et Calh comprennent que leur amour est plus fort et bien plus puissant qu’il était avant.

Alors qu’ils croyaient vivre leur vie paisiblement, voilà que les deux amants se retrouvent à parcourir des territoires inconnus où les peuples de différentes cultures sont dominants. Et si côtoyer ces sujets du royaume ainsi que ces personnes amèneraient Calh et Eléa à s’unir plus qu’ils ne le sont déjà ? Comme si ce n’était pas assez, certains individus semblent se dissimuler dans l’ombre afin de concocter un plan qui détruirait à jamais le couple royal… Dans ces conditions, la vie d’Eléa est grandement mise en péril et rend également Calh, le prince, vulnérable et anéanti. Assura-t-il la sécurité de sa bien-aimée ?

De plus, l’arrivé de certains protagonistes rendra la jeune femme plus heureuse que jamais. Lorsque les enjeux diplomatiques se mettent aussi de la partie, chacun devra décider de quel côté il devra se battre. Eléa et Calh auront-ils droit à leur fin heureuse ? Ou est-ce un autre abîme risque de les séparer ou pire… ?

UN MÉLANGE LITTÉRAIRE…

Au cours de notre lecture, il est possible de remarquer que Léa Northmann a pris la décision d’enraciner plusieurs types de genres, tels que le fantastique ou l’érotisme. Elle a fini par concilier divers éléments qui ne vont pas forcément ensemble. Merveilleux !

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, elle est toujours aussi coulante et agréable à bouquiner que ces deux premiers opus. Sans compter que l’écrivaine nous fait voyager dans des contrées lointaines et des paysages regorgeant de magie et d’ésotérisme. Bien détaillé, les détails laissent place facilement à l’imagination.

NOUVEAUX MODÈLES DE RÉUSSITE…

Quelques interlocuteurs n’ont pas changé, ils sont toujours un caractère de feu. Cependant, ce que j’aime beaucoup, c’est le fait que le contenu met BIEN en avant une femme dans un monde d’hommes. Léa Northmann ajoute l’accent sur comment les femmes arrivent à manier les armes, à dompter les majestueuses créatures et à faire valoir leur voix. Parfait, parfait, parfait.

Un dernier mot ?

Finalement, « l’ombre d’un dragon » est un troisième tome aussi épatant que ses deux grands frères. Une exploration au cœur des courants marins de l’amour, de la passion et du danger. Eléa est une héroïne qui a su évoluer au fil des livres, désormais plus forte qu’avant, elle est remplie d’assurance et n’hésite pas à faire ce qu’il faut pour protéger les gens qu’elle aime. Une vraie lionne ! La trilogie « Eléa » est munie à ras bord de multiples péripéties aussi hasardeuses les unes que les autres. Il va sans dire que je vous recommande fortement ces trois tomes, ne passez à côté de ceux-ci. J’espère que l’histoire vous plaira. Pour ma part, je souhaite retrouver de nouveau les mondes et le style d’écriture de Léa Northmann.

#Sara

Chronique sur Bouche Cousue de Marilou Addison

Bouche Cousue

Note : 8,5/10

« […]

Je n’ai lâché le volant qu’une fraction de seconde. Juré. Je ne l’ai pas fait exprès. Pas que je m’en sois voulu, de toute manière. J’étais plutôt indifférente. Sauf que ça allait m’occasionner davantage de problèmes. Je l’ai senti à la seconde où ma voiture a fait une embardée vers la droite. Vers ce piéton qui ne m’a jamais vue venir. Non mais, que fabriquait-il là, aussi, alors qu’il était si tard ? J’ai pourtant tenté de freiner. Sans succès. J’aurais dû faire changer les freins il y avait un moment, déjà. Pas besoin d’ajouter que je n’avais pas encore eu le temps de m’en charger…

Lorsque je me suis enfin arrêtée, je savais que le corps du piéton ne se trouvait plus à l’avant du véhicule, mais qu’il avait glissé sous celui-ci, entre les deux roues. Assez difficile d’aller le repêcher. C’est pourquoi j’ai décidé de peser encore un peu sur l’accélérateur. Il serait plus facile pour moi de hisser le corps dans le coffre si je me contentais de passer dessus pour le dépasser. Bon, c’est vrai que mon coffre déjà plein risquait de déborder, mais je n’avais pas tellement le choix.

En soupirant, je suis sortie en laissant le moteur fonctionner. Après tout, il n’était pas question de m’éterniser. J’allais faire vite, alors pourquoi éteindre mon moteur ? J’étais tout de même légèrement curieuse de découvrir sur qui je venais de rouler, je l’avoue. J’habitais dans cette ville depuis quatre ans et j’étais assez active dans la communauté. Je connaissais presque tout le monde. Ou, en tout cas, je me rappelais vaguement qui était lié à qui. Il faut dire que cette municipalité n’est pas immense. On en a vite fait le tour.

Mon arrivée avait créé un choc dans le quartier. Tout le monde me regardait de travers. Ç’a pris une bonne année avant qu’on cesse de me lancer des regards terrifiés, pour finalement m’étiqueter comme une simple bonne femme sans histoire.

Mes voisins se sont dégênés et ont voulu savoir si j’avais un mari. J’ai alors dû leur expliquer que celui-ci était malade. C’était pour ça qu’ils ne le voyaient jamais sortir de la maison. Contrairement à moi, qui étais de tous les événements. Marché aux puces, forum ou réunion de citoyens, Cercle de Fermières, j’allais fouiner un peu partout.

Il le fallait.

Je devais être au courant de tout.

Pour ne pas être prise au dépourvu. »

Béatrice

Résumé : « J’ai lâché le volant une fraction de seconde seulement. Juré. Je ne l’ai pas fait exprès. Pas que je m’en sois voulu, de toute manière. J’étais plutôt indifférente. Sauf que ça allait m’occasionner davantage de problèmes. Je l’ai senti à l’instant où ma voiture a fait une embardée vers la droite. Vers ce piéton qui ne m’a jamais vue venir. Non mais, que fabriquait-il là, aussi, en plein milieu de la nuit ? J’ai pourtant tenté de freiner. Sans succès. J’aurais dû faire changer les freins il y avait un moment, déjà. Mais j’avais manqué de temps pour m’en charger… Lorsque je me suis enfin arrêtée, je savais que le corps ne se trouvait plus à l’avant du véhicule, qu’il avait glissé entre mes roues. Assez difficile d’aller le repêcher. C’est pourquoi j’ai décidé d’appuyer encore un peu sur l’accélérateur. »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Communications Julie Amoureux et les éditions de mortagne pour l’envoi de ce service presse.

« Bouche cousue » est le premier livre de Marilou Addison que je lis et je dois dire que je n’ai pas été déçu côté horreur. C’était… Wow. Je ne saurais vous expliquer, mais disons que c’était écœurant (dans les deux cas) tout en étant intéressant à découvrir. N’étant pas familière avec le style d’écriture de l’auteure, je me suis dit que c’était le moment parfait pour débuter sa toute nouvelle histoire (clin d’œil à halloween). Finalement, je suis contente d’être entré dans cet univers littéraire aussi spécial que glauque. Rire.

ÂMES SENSIBLES, VEUILLEZ VOUS ABSTENIR…

Évidemment, « Bouche cousue » est un chouette cocktail à se mettre sous la dent. Toutefois, je dois dire que… Comment décrire cela ?! Chapitre après chapitre, j’avais l’impression que mon esprit se faisait torturer lentement. Ainsi, comme mon petit titre le dit si bien, si vous avez le cœur léger, vous risquez fortement d’être secouer de haut en bas dans tous les sens du terme. Rire.

Dans « Bouche cousue », on fait la connaissance de Béatrice Ross, une femme draconienne qui est atteinte d’un trouble psychologique, la syllogomanie. En plus, de vivre dans une maison qui laisse à désirer, elle ne cesse d’accumuler des acquisitions inutiles pour finalement, ne plus s’en débarrasser. Cependant, il ne vous pas se fier aux apparences, celles-ci sont souvent très trompeuses. En effet, derrière cette façade, Béatrice s’avère être une femme égoïste qui aime vivre dans la barberie. N’habitant pas seule dans cette demeure, elle y vit aussi avec Charlie, son mari à la bouche cousue qu’elle essaie de maintenir en vie, et son troupeau de chats enragés qui se nourrissent à base de viande fraîche (des cadavres). Charmant, n’est-ce pas ?!

Béatrice profite de sa sympathique vie sanguinaire en allant à la messe avec les membres du groupe du Cercle des Fermières. À ses yeux, tout était parfait… Jusqu’à ce qu’elle renverse une personne avec sa voiture. Dorénavant, plus rien ne sera comme avant. C’est à partir de ce moment crucial que Béatrice va commencer à perdre fréquemment le contrôle tout en faisant couler le sang. Quelqu’un aura-t-il le courage de l’arrêter avant qu’il ne soit trop tard ? Sur combien de temps, cette boucherie va-t-elle s’étaler ?

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, elle est fluide et addictive. On se laisse rapidement entraîner dès les premières pages. Directe et franche, Marilou n’hésite pas à détailler et à rajouter des couches et des couches de noirceur afin de raconter l’histoire de Béatrice Ross. Sans compter que j’ai été également captiver par le contenu, au point de le terminer en un jour. Je n’ai ressenti aucun ennui… Enfin, avec ce que le roman contenait, je l’espère bien. Rire.

DES PÉRIPÉTIES NE POSSÈDANT AUCUNE CENSURE…

Ça, alors, je ne pouvais pas l’énoncer dans d’autres termes possibles. Les aventures du protagoniste principal sont remplies de bizarreries tout en étant sordides. Moi, qui a un cœur léger… Je ne vous cache pas que c’était une expérience assez lugubre qui m’a donné la chair de poule plus d’une fois. Marilou Addison a également ajouté plusieurs soupçons de mystère et de meurtre afin d’y mettre un peu (beaucoup) de piquant.

Au niveau de la conclusion… Heu… Hein ?! En toute franchise, c’était une fin inattendue qui a su me scotcher sur place. L’écrivaine a su sortir son épingle du jeu. Pourtant, j’avoue que la page couverture est parvenue à accrocher mon regard, dès que je l’ai vu. Que voulez-vous, j’adore tout ce qui touche les univers horrifiants. Divertissant à souhait, les chapitres ne cessent de s’empiler les uns sur les autres.

Un dernier mot ?

En somme, « Bouche cousue » est une œuvre littéraire qui vous plonge au cœur d’un récit où toutes pertes de contrôle peuvent provoquer un effet destructeur. Un personnage antipathique et disgracieux à la fois. Une histoire qui se termine par une choquante vérité que nous n’avons pas vu venir. Le besoin de savoir comment l’auteure a décidé de conclure son roman est inévitable. Il va de soi que je vous recommande « Bouche cousue », mais attention aux âmes fragiles. Pour ma part, j’espère de nouveau retrouver la calligraphie de Marilou Addison à travers l’un de ses autres écrits.

#Sara

Chronique sur The Ancient Magus Bride tome 1 de Koré Yamazaki

The Ancient Magus Bride tome 1

Note : 8/10

« […]

– On pourrait te comparer à une reine des abeilles.

– Mais encore ?

– Toi et tes semblables possédez un formidable pouvoir d’attraction. Par exemple, tu as toujours été capable de voir les fées et autres créatures surnaturelles, ce qui est un don très rare. D’habitude, les Slay Vega ne se rendent pas compte qu’ils ont des pouvoirs. Même si elles sont invisibles aux yeux de leur reine, les abeilles ouvrières sont attirées par elle. Toutefois, elles peuvent être source de fortune comme de malheur pour ceux qui ne sont pas capables de les voir.

– De malheur ?

– Leurs marques de tendresse et leurs preuves d’affection ne servent pas toujours les intérêts des humains. »

Elias & Chisé

Résumé : « Chisé Hatori a 15 ans. Elle n’a ni famille, ni talent particulier, ni aucun espoir dans la vie. Un jour, elle est vendue à un sorcier, un non-humain dont l’existence remonte à la nuit des temps… Il la prend sous son aile pour faire d’elle sa disciple et lui annonce qu’à terme, elle deviendra son épouse. Alors, les aiguilles qui semblaient à tout jamais figées dans son cœur se mettent à tourner de nouveau, petit à petit… »

Mon Avis

Tout d’abord, vous devez savoir qu’avant de lire les mangas, j’ai débuté par l’anime. Ainsi, c’est en voguant sur internet à la recherche d’une série japonaise que je suis tombé sur l’affiche. Poussé par la curiosité, j’ai décidé de regarder le premier épisode afin de savoir si l’univers me plairait ou non… Puis, ça m’en rendre compte, j’ai fini par regarder les vingt-quatre péripéties de la première saison. Sans le savoir, je me suis attaché à l’univers fantastique, à l’histoire, aux protagonistes, à Chisé et Elias.

Cela étant dit, en cinq jours, j’ai pu la visionner au moins cinq fois. Une reprise par journée. Je pourrai l’admirer jusqu’à mort sans suive. J’ai eu un gros coup de foudre pour cet anime. Sans compter que j’ai également pris connaissance que le contenu visuel était inspiré d’une saga de mangas, alors, je me suis dit pourquoi pas ?! D’autant plus que la seconde saison n’étant prévue que pour l’année 2020-2021, j’ai pris la décision de les bouquiner. Alors, voilà, problème résolu, je n’aurai pas besoin d’attendre aussi longtemps pour savoir la suite. Rire. Mais, il faut dire que la page couverture est superbe aussi. Elle attire l’œil sans hésiter.

UN MONDE SURNATUREL ET TOUT AUSSI MAGIQUE…

Koré Yamazaki a crée et dessinée un univers folklorique et époustouflant où plusieurs créatures y vivent telles que les fées, les dragons et d’autres genres du même type. J’ai été séduite dès les premières pages. Tout comme l’anime, j’ai vite été entraîné dans cette histoire magnifique. C’est dans cet univers fantastique que Chisé va évoluer et découvrir peu à peu que la perception de la vie est plus vaste que ce qu’elle croyait.

L’auteure ne se gêne pas pour ajouter une certaine touche de mystère. Un soupçon qui nous pousse à aller plus loin. Je compte bien évidemment l’explorer plus en détail.

Dans le premier opus de « The Ancient Magus Bride », on fait la rencontre de Chisé, une adolescente de quinze ans (bientôt seize au cours de l’aventure) d’origine japonaise, qui a vécu une enfance traumatisante dès son plus jeune âge. En effet, son père est parti avec son petit frère sans un regard en arrière et sa mère s’est suicidé sous ses yeux. Toutefois, comme si cela n’était pas assez, Chisé possède un puissant don de voyance qui lui permet de voir la mort ainsi qu’une bonne brochette de bêtes épatantes que repoussantes. N’ayant plus le goût de la vie, Chisé prend la décision de faire partie d’une vente aux enchères pour être mise à prix. Cependant, à cause de sa nature de « Slay Vega », elle est très précieuse pour les futurs acheteurs, ce qui explique le montant de départ.

Alors que sa mise ne cesse de monter en flèche, c’est à cet instant qu’Elias Ainsworth, un important et redoutable sorcier, lance un prix impossible à dépasser. Gagnant de la vente aux enchères, il emmène Chisé chez lui, à la campagne, en Angleterre. Au même moment, Elias lui annonce qu’elle sera non seulement son disciple, mais également son épouse.

Évidemment, aux côtés du sorcier, elle va apprendre les secrets et les conséquences que lui concède le titre de « Slay Vega ». Et si lors de cette aventure magique, elle décidait d’apprendre à connaître Elias ? Chisé parviendra-t-elle à faire battre de nouveau le cœur glacial et sans vie du grand sorcier non-humain ? Lui, qui n’a jamais ressenti aucunes émotions humaines durant des siècles (il est immortel), se laissera-t-il tenter par la chaleur, la présence, la compassion, la générosité, le cœur en or et l’amour de Chisé ?

En ce qui concerne la calligraphie de Koré Yamazaki, celle-ci est fluide et addictive. Dès que l’on se plonge dans l’histoire, on se laisse facilement envahir par les décors et les couleurs.

DES INTERLOCUTEURS SACRÉMENT MIS EN SCÈNE…

Lors de ce premier tome, Chisé et Elias apprennent à s’assimiler l’un et l’autre. D’une part, il y a notre « Slay Vega », qui cache un terrible passé qui n’arrête pas de la hanter, ce qui l’empêcher d’avancer… Jusqu’à ce qu’elle se retrouver en face d’Elias. Captivante, on découvre cet univers à travers ses yeux remplis d’émerveillement et de curiosité. Combattive, elle pense toujours aux autres, au détriment de sa propre existence. Quant à Elias, il est rempli de charme et se caractérise par sa bonté sans faille envers sa jeune pupille. Voulant la garder en vie, il ne cesse de la surprotégé dans n’importe quelle situation. Au niveau de leur complicité, elle est adorable et cocasse à la fois. Néanmoins, étant une nouvelle relation, je ne peux m’attarder plus en profondeur sur celle-ci.

DES DESSINS AHURISSANTS…

L’auteure parvient parfaitement à détailler chaque trait physique que ce soit pour les créatures surnaturelles ou les protagonistes. Sans aucun doute, Koré possède des doigts de fée. Comme je l’ai précisé un peu plus haut, les lieux sont très représentatifs et colorés. C’est une dessinatrice hors pair !

Un dernier mot ?

Finalement, « The Ancient Magus Bride » est une prometteuse bande dessinée japonaise qui mérite sa chance. J’ai adoré ce monde fantastique que nous a offert l’auteure. Une multitude de beauté. Pigmenter par de belles colorations, les graphismes sont élégants et attrayants à regarder. Des personnages principaux et secondaires que j’ai hâte de revoir. Il va sans dire que je vous conseille ce premier opus. Pour ma part, je compte bien sûr bouquiner les autres mangas pour savoir la suite de leurs péripéties.

#Sara

Chronique sur Comme un coup de poignard écrit par Ariane Charland

Comme un coup de poignard

Note : 10/10

« -Tu veux t’en aller?

-Je ne veux jamais m’en aller.

Je m’approche de lui. Je lui prends les mains.

-Reste. »

Jeanne & Luka

 Résumé : « La première fois.

Certains disent que c’est magique. D’autres que ça fait mal, mais que ça passe.

Pour moi, ça n’a pas été magique, et ça n’a pas passé. La douleur, je veux dire. C’est resté. Même que c’est pire.

Je suis défectueuse.

C’est pour cette raison que je me ferme aux gens, que je détourne les yeux chaque fois qu’un garçon m’intéresse. Je ne veux pas courir le risque de plaire. Je ne veux pas être obligée d’avouer que le sexe, dans mon cas, est une torture. Alors je feins l’indifférence et me convaincs que tout va bien.

Mais ça, c’était avant de rencontrer Luka. Avec lui, c’est différent. Ma carapace se fendille et mes mécanismes de défense s’enrayent.

Maintenant plus que jamais, j’ai envie d’être comme tout le monde.

Les douleurs sexuelles touchent environ 20 % des adolescentes et de 12 à 21 % des femmes adultes. Pourtant, c’est un sujet très peu abordé dans les médias et, pour plusieurs, il demeure honteux. Alors que le sexe, lui, est omniprésent à la télévision, dans les magazines et sur Internet, ce type de douleur entraîne trop souvent un sentiment de détresse et de culpabilité chez celles qui en souffrent. »

 Mon Avis

Pour commencer, « Comme un coup de poignard » est un achat que je suis contente d’avoir fait.

La première fois que j’ai découvert la calligraphie de l’auteure, c’était par le biais de « Psychose », un autre roman de la collection Tabou qui est sorti cette année. Étant familière avec cette matière, je savais dans quoi je m’embarquais. Mais en lisant ce roman, j’ai pu en savoir un peu plus sur les douleurs sexuelles chez les femmes et les adolescentes. J’ai bien aimé ce livre.

UN SUJET SI PEU ABORDÉ…

Ainsi, à travers « Comme un coup de poignard », Ariane Charland illustre un thème que peu de personnes osent parler. Considéré comme un tabou pour certaines personnes, les douleurs sexuelles sont à peine développées dans les médias. Pourquoi ? Simplement, parce qu’elles sont considérées comme étant honteuses. J’ose à peine croire comment une poignée d’individus puisse bien penser comme cela. C’est inacceptable si vous voulez mon point de vue.

En effet, l’écrivaine nous apporte des détails sur les causes de souffrance tout en détaillant les différents types de douleurs sexuelles qui peuvent arriver aux personnes de sexe féminin. Cependant, je suis contente qu’Ariane ait fait ressortir cette thématique, celle-ci est à peine approfondis dans les médias et les magazines. Personne ne devrait avoir à se cacher et avoir honte de ce qu’il éprouve.

DES PROTAGONISTES ADORABLES TOUT EN ÉTANT PRÉOCCUPANTS…

Je ne vous cacherai pas que j’ai paniqué à plusieurs reprises. Luka et Jeanne me rendait folle, on aurait dit un jeu de chat et la souris. L’une qui voudrait être comme toutes les filles de son âge, mais qui dissimule une grande timidité et un grand secret. Et de l’autre, un garçon rempli d’humour qui accumule les coups d’un soir. Deux tempéraments opposés. Une attirance physique. Un amour qui va au-delà des limites, plus fort que le sexe.

Dans « Comme un coup de poignard », on fait la connaissance de Jeanne, une jeune adulte de dix-huit ans qui possède une vie parfaite. De bonnes notes, une famille acceptable et une meilleure amie dont la personnalité est similaire à une drama queen. Pourtant, derrière sa timidité se cache une arrière-pensée qu’elle n’a révélé à personne jusqu’à présent. Depuis qu’elle a vécu sa première fois avec Renaud, son ex-amoureux, Jeanne a des douleurs sexuelles. Ainsi, depuis ce moment, elle refuse catégoriquement de se laisser approcher et toucher par un garçon… Jusqu’à lui. Luka. Son regard. Ses yeux sur elle.

Alors, quand Soledad, la meilleure amie de Jeanne, prend la décision de faire un pari avec cette dernière afin que celle-ci décide de faire tomber ses barrières. La jeune femme réussira-t-elle son marché ? Et si au final, cette simple poignée se transformait en une belle conquête ? Lui, dont les coups d’un soir et les relations basées sur le sexe lui ont toujours suffi, va, grâce à Jeanne, commencer à entrevoir une vision où lui et la jeune femme sont ensemble. Comment savoir que ce simple regard contact allait brusquement changer leur quotidien ?

En ce qui concerne le style d’écriture de l’auteure, il est fluide et totalement addictif. À peine que je l’avais débuté que le roman était déjà terminé. Dès les premières pages, on entre directement dans le vif du sujet. De plus, par le biais de ses mots, Ariane Charland nous remet en question sur quelques aspects importants. On se demande, on réfléchit… Pour ainsi recevoir les réponses vers la fin du livre. Une réflexion de soi de temps en temps ne nous fait pas de mal, n’est-ce pas ?! Rire.

LES DEUX CÔTÉS D’UNE PIÈCE…

« Comme un coup de poignard » se caractérise par sa narration à deux voix. Au fil des chapitres, on découvre les points de vue de Jeanne et Luka. D’autant plus que l’on apprend plus sur leur personnalité et leurs doutes par rapport à la vie et à leur relation. Leur amour sera-t-il assez fort pour surmonter le besoin de se sentir plus proche ?

C’est définitivement une histoire où deux jeunes adultes totalement différents l’un de l’autre vont se percuter brusquement pour finalement ne plus se quitter.

Un dernier mot ?

En somme, « Comme un coup de poignard » est une œuvre littéraire qui nous montre ce que les douleurs sexuelles peuvent provoquer dans la vie d’une jeune femme. Un bon livre qui m’a permis de comprendre plus en détail ce sujet tabou, qui aux yeux de plusieurs personnes semblent être un thème inexistant. N’hésitez pas à vous laisser tenter par la plume d’écriture d’Ariane Charland. Moi, je l’ai fait deux fois. Rire. Laissez-vous charmer par Jeanne et Luka. Il va sans dire que je vous conseille fortement « Comme un coup de poignard », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur À l’encre de nos âmes de Maui Basquin

À l'encre de nos âmes

Note : 10,5/10

« — Je suis rentrée sœurette ! crie-t-elle en ouvrant la porte.

Je me précipite vers elle, mon livre à la main. C’est sans surprise que je la retrouve dans l’entrée avec une dizaine de petits paquets rouges, tous de grandes boutiques bien entendu. Depuis son plus jeune âge, elle travaille pour une grande agence de mannequins, autant dire que l’argent n’est pas un problème pour elle.

— J’ai un cadeau pour toi.

Elle a l’air surexcitée, mais se calme assez vite quand elle voit le bouquin que je tiens.

— Tu as encore passé ta journée à lire ? grimace-t-elle.

Je ne relève pas, mais au fond sa remarque me blesse un peu. Pourquoi sommes-nous si différentes ? Je sais que nous ne sommes pas de véritable jumelle, en tout cas pas au sens génétique du terme, mais quand même. J’ai l’impression d’être son exact opposé.

— Tiens.

Elle me tend un paquet qui se détache des autres, il est noir et pourpre. Je suis impatiente de découvrir ce qu’il renferme, mais en même temps un peu anxieuse étant donné que la semaine dernière elle m’a pris la tête pour que j’essaie une mini-jupe, ce que j’ai refusé bien entendu. Je n’ai rien contre les jupes, bien au contraire, mais je préfère de loin mes jeans.

Je fais taire mes appréhensions en déchirant le papier cadeau. Je remarque un écrin noir. Je l’ouvre et suis ébahie par un magnifique médaillon en argent.

— Retourne-le !

Je m’exécute et les larmes me montent aux yeux. C’est le collier de mes rêves. Un prénom y est gravé : Heathcliff

— Oh c’est trop mignon, merci beaucoup !

Je la prends dans mes bras pour la remercier. Elle se détache pour m’aider à attacher le pendentif à mon cou.

— J’espère que tu le trouveras un jour, dit-elle en montrant du doigt la chaîne en argent.

Je reste silencieuse face à ce si beau geste, je ne m’attendais pas à ça de sa part. Encore une fois, malgré nos différences, c’est dingue l’amour qu’il y a entre nous. »

Emma & Valentina

Résumé : «  » Nous sommes comme le jour et la nuit, le feu et la glace. « 

Emma est rayonnante, mannequin et aussi belle que le soleil. Valentina, elle, est tout le contraire de sa jumelle. Timide, discrète et réservée, elle est aussi froide que la lune. Ces deux sœurs sont en tout point différentes, pourtant, une chose les unit. L’amour. Elles rêvent toutes les deux du prince charmant, celui qui leur fera tourner la tête. Tout se bouscule lorsqu’Emma rencontre Matthew, un jeune artiste qui ne laisse pas Valentina indifférente…

L’amour sera-t-il plus fort que les liens du sang ? »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaleureusement Maui Basquin pour l’envoi du service presse ainsi que de sa confiance en moi.

Vous savez ça fait un moment que je ne m’étais pas plongé dans la calligraphie de l’auteure. Le seul et unique roman que j’avais lu, avant aujourd’hui, était le premier tome de « Deadly Heaven », une histoire fantastique. Et je dois dire que « À l’encre de nos âmes » est très différent. En effet, disons que c’est plutôt une romance dramatique. Rire.

UNE INTRIGUE QUI NOUS FAIT DOUTER…

Là où il y a de nombreuses hésitations, il y a des peurs. Tout au long de notre lecture, on se demande vers qui Valentina se tournera. Emma ou Matthew ? Sa sœur jumelle ou son grand amour ? Prise entre les deux, elle ne peut s’empêcher de penser au fait que si elle prend la décision de choisir une personne, elle perdra l’autre. Ce qu’elle refuse de croire.

C’est loin d’être une romance aussi molle et rose bonbon qu’une guimauve. Au contraire. À certains moments, c’était même difficile à bouquiner tellement que c’était si terre à terre.

Dans « À l’encre de nos âmes », on fait la rencontre de Valentina et Emma, deux sœurs jumelles aussi différente que l’une de l’autre. Elles sont la lune et le soleil. L’eau et l’huile. L’hiver et l’été. Emma est belle, populaire, extravertie, bien entouré et pratique le mannequinat. Valentina est son exact opposé. Cette dernière est discrète, préfère la compagnie des livres et passe le plus clair de son temps seule. Toutefois, les jumelles ont un point en commun. Elles croient toutes les deux à l’amour avec un grand A. Alors quand Emma rencontre Matthew, « l’homme de ses rêves », elle ne peut souhaiter rien de plus.

Cependant, un problème persiste… Valentina n’est pas indifférente au charme du petit-ami de sa sœur. Attiré par ce bel artiste qui partage les mêmes passions qu’elle, Valentina ne peut succomber, au risque de briser le lien fraternel qu’elle entretient avec Emma. Ainsi, à la suite d’une violente dispute avec une personne proche de sa sœur, Valentina fait la connaissance d’Alban, un doux et gentil garçon… Mais, il n’est pas Matthew. Voulant l’oublier, elle va tout faire pour y arriver. Si elle doit sacrifier son bonheur afin qu’Emma soit heureuse, Valentina n’hésitera pas à le faire. Pour ce faire, elle aura besoin d’Alban.

Néanmoins, quand Matthew remarque les gestes de Valentina, il décide également de participer à ce jeu. En y ajoutant plusieurs grains de folie, il prend conscience que celle qu’il est amoureux n’est pas Emma, mais Valentina. Celle-ci décidera-t-elle de s’ouvrir à l’amour ou lui tournera-t-elle le dos pour sa sœur jumelle ? Elle qui souhaite de rencontrer le prince charmant depuis si longtemps, prendra-t-elle le risque de le laisser filer ? Et si la famille était plus importante que l’amour ?

Concernant le style d’écriture de l’auteure, celui-ci semble plus mature et réfléchie. Addictif, on ne peut lâcher ce récit avant d’avoir tourné la dernière page. À travers les mots de Maui Basquin, on remarque comment les individus peuvent être si cruels. Comment une seule chose peut cacher tant d’année d’amour en un claquement de doigt. La rancœur est une méchanceté à bannir.

Regorgeant d’une touche de suspense, on se laisse amener dans cette situation quelque peu malsaine. Au fil des pages, on se laisse entraîner par cette aventure. Toutes les péripéties nous poussent à aller plus loin afin d’avoir le fin mot de cette histoire. Pour ma part, je me suis laissé emporté dans ce récit où le lien fraternel entre deux sœurs est mis à l’épreuve.

DES PERSONNAGES INTÉRÉSSANTS ET DÉTESTABLES…

Valentina. Je me suis attaché et identifier à elle. En toute franchise, Valentina et moi possédons le même tempérament, la même passion et les mêmes rêves. J’avais l’impression de me voir à travers elle. Emma. Wahou, je la déteste. Voilà, c’est dit. Elle est toujours en train de juger sa sœur soit par son habillement, le fait qu’elle ne sorte jamais ou encore parce que Valentina a toujours le nez dans ses bouquins. Ce n’est pas une personne qui mérite le pardon et l’amour de sa jumelle.

Attention, prévoyez peut-être une boîte de mouchoirs. On ne sait jamais. En tout cas, je dis ça je ne dis rien, mais l’émotion est au rendez-vous. Rire.

Un dernier mot ?

Finalement, « À l’encre de nos âmes » est une œuvre littéraire qui m’a fait passer un bon moment. Malgré sa fin un peu trop rapide, j’ai apprécié ce roman. J’aurai voulu avoir quelques pages de plus. Accrochant, il est difficile de résister et d’arrêter notre lecture. Je ne vous cacherai pas que certains interlocuteurs m’ont fait grincer des dents. Grrrr !! Un chouette roman qui vous démontrera les secrets et les révélations qu’ils dissimulent. Une profonde calligraphie qui se mélange parfaitement aux sensations émotives. Il va de soit que je vous recommande cette histoire. En ce qui me concerne, j’espère de nouveau plonger dans les univers de Maui Basquin.

#Sara

Chronique sur Le choix d’une vie écrit par Samuel Champagne

Le choix d'une vie

Note : 12/10

« – Il est pas mal plus grand qu’une lime, en tout cas, répond Sebby si peu fort que je crois que je suis la seule à l’entendre.

Ça me fait sourire et je me dis que, peu importe la pression que me mettent les autres pour que je lui trouve un nom immédiatement, je dois y aller lentement et bien choisir.

– Tu veux le prendre ?

Le frère de mon amie hoche la tête et mon bébé se retrouve entre ses gros bras. Il est tellement minuscule et Sebby, tellement large ! Il a l’air d’avoir été fait pour se lover au creux de son bras. »

Jordane & Sebastien

Résumé : « Je n’ai jamais réellement pensé à l’avenir. Faire des plans compliqués et se casser la tête, je laissais ça aux vieux, aux gens ennuyants comme ma sœur. J’avais quinze ans et, à cet âge, on s’amuse ! Ma vie était simple : mon chum, mes amis, des partys, le collège privé. Maintenant… j’ai encore quinze ans, mais tout a basculé. Parce que j’ai fait un test de grossesse et que deux lignes sont apparues. Moi, maman ? Je ne sais même pas comment m’occuper de moi-même, comment je pourrais prendre soin d’un autre humain ?

Et pourtant… j’ai décidé d’essayer. D’essayer d’être une adulte, alors que tout le monde me disait que je n’y arriverais pas. La naissance approche et j’ai peur. J’ai tout perdu, j’ai dû quitter le collège, je n’ai plus d’amis. Seulement il y a cette émotion… cette force qui me pousse à croire que ce bébé va changer ma vie en mieux. Mais, sans Marisol, rencontrée dans mon école pour jeunes mères, et sans son frère Sebastian, je doute de pouvoir m’en sortir.

*** La maternité à l’adolescence entraîne son lot de questionnements et de doutes chez la jeune mère, surtout en raison de la pression exercée par son entourage. Il faut beaucoup de courage pour se lancer dans une telle aventure, et le soutien des proches et des intervenants est essentiel pour le bien-être de la nouvelle famille. »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie Communications Julie Lamoureux et les Éditions de Mortagne pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Avant même de débuter ma lecture, je connaissais déjà Samuel Champagne de loin. Je n’avais jamais lu les écrits de l’auteur, jusqu’à aujourd’hui, mais je savais de quoi ceux-ci abordaient. Des sujets tabous que personne n’ose retranscrire. Et pourtant, c’est ce qui fait la beauté de la chose. Évidemment, je compte bien suivre de près les autres histoires de l’écrivain afin d’en apprendre un peu plus sur ces univers ainsi que les détails ou les événements qui les ont inspirés.

Ainsi, c’est en me plongeant la tête première que je me suis retrouvé  au cœur de « Le choix d’une vie », le nouveau récit de Samuel. Vous ne savez pas à quel point j’ai adoré ce roman, tellement que ça me donnait envie de dire et écrire plein de gros mots. Rire. Non, je rigole sur le reste de la phrase… Ou pas. Coup de foudre ! En toute franchise, j’aurai voulu avoir plus de pages, plus de Jordane et Valentin, plus de Sebastien et Jordane, plus de Marisol et Jordane… Plus, encore plus et toujours plus. J’aurai voulu que ce livre ne se termine jamais.

DES THÈMES RÉALISTES…

Dans la société, la maternité est encore un thème quelque peu sensible selon la perception. Samuel Champagne parvient à réécrire tous les changements que la grossesse amène, comme par exemple au niveau du comportement. En effet, on perçoit rapidement l’évolution psychologique de Jordane. Et ce n’était pas pour me déplaire. D’autant plus qu’il était aussi possible de remarquer le côté négatif de la situation tel que la pression familiale et les craintes de l’adolescente.

DES PROTAGONISTES ATTACHANTS…

Sans aucun doute, rien n’arrive jamais pour rien dans la vie. Cette épreuve a littéralement transformé la vie de Jordane. Courageuse, elle a su s’adapter à sa nouvelle situation afin de s’occuper de sa petite lime. Je ne vous dirai pas qu’elle n’a pas eu peur… L’adolescente avait sans cesse des doutes, mais au fur et à mesure, Jordane a commencé à espérer. À souhaiter une seconde chance. Un avenir meilleur. À ses yeux, Valentin est le plus beau des cadeaux.

Dans « Le choix d’une vie », on fait la connaissance de Jordane, une adolescente de quinze ans qui avait tout pour elle. Étudiante dans un collège privé, une famille, amis, des partys à profusion et un amoureux. Toutefois, lorsqu’elle prend conscience qu’elle n’est plus la même, elle commence à se questionner. N’arrêtant pas de dormir, de vomir et de manger, Jordane va se rendre compte que quelque chose cloche. Croyant que c’est probablement à cause du stress, c’est lors d’une minutieuse observation de son corps que l’adolescente va prendre la décision de faire un test de grossesse. Aussi rapide que l’éclair, deux barres foncées apparaissent. Elle est enceinte de Nick, son amoureux.

Alors quand elle annonce à sa famille et à ses amis qu’elle va avoir un bébé, personne ne la croit. Personne ne semble la soutenir, surtout pas son amoureux, sa famille et les deux filles qu’elle croyait être ses amies. Tout le monde lui tourne le dos sans aucune raison valable. Voulant le garder, Jordane n’aura pas d’autre choix que d’aller à une école spécialisée pour les jeunes mères. C’est en arrivant là-bas qu’elle fait la rencontre de Marisol et plus tard de son frère Sebastien. Tout au long de sa grossesse, ils deviendront ses paliers d’acier. Plus elle passe du temps avec eux et plus elle prend conscience que ce n’est pas tout le monde qui possède la sincérité comme qualité. Grâce à Marisol et Sebastien, elle ressent enfin le soutien qu’elle espérait depuis le début.

De plus, quand Jordane commence à ressentir des papillons dans l’estomac lorsqu’elle regarde Sebastien, l’adolescente comprend qu’il sera toujours présent pour elle. Que ce qu’elle perçoit pour lui est plus que de l’amitié. Laissera-t-elle encore un homme l’approcher suite à ce qu’il s’est passé avec son ex ?

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteur, elle est coulante et addictive. À travers les mots, on ressent les doutes et questionnements de Jordane par rapport à son nouveau rôle de mère. Samuel Champagne a su m’emporter dans une violente et grande tornade remplie d’émotions. Ne pas verser des larmes face aux petites situations adorables ou touchantes était impossible. Valentin, le bébé de Jordane, a su me faire rire et à me faire lâcher des « awwn ».

Délicat et foudroyant, c’est un vrai contresens. Tout est un paradoxe, que ce soit sa peur de ne pas être une bonne mère à cause de son manque de préparation ou son amour naissant pour ce petit être humain qui grandit en elle. Néanmoins, je n’ai vu que du feu. Ces moments sont nombreux dans « Le choix d’une vie » et je ne vous cacherai pas que j’ai éprouvé des pincements au cœur. Samuel Champagne parvient, par le biais de ses phrases, à nous modeler à sa guise.

En outre, j’avais également l’impression que la situation de Jordane était partagée, comme si Samuel Champagne avait lui aussi vécu cette démarche. Nous avons la sensation de bouquiner un fait vécu. Une réalité qu’il lui-même connu. Qui sait ?!

Un dernier mot ?

Finalement, « Le choix d’une vie » est une œuvre littéraire qui a su me démontrer la beauté de la vie. Le fait que même si nous commettons des fautes, ce n’est pas grave. Le plus important, c’est de comprendre que le cours de cette existence nous montre que les erreurs nous marquent à jamais. Qu’elles transforment le mal en bien afin de nous permettre de devenir, à l’avenir, une personne meilleure. Une calligraphie fluide et agréable qui a su capter et garder mon attention durant tout le long de ma lecture. J’ai adoré chaque moment passé en compagnie de tous les personnages. Il va de sans dire que je vous conseille « Le choix d’une vie », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je souhaite très vite retrouver l’univers imaginatif de Samuel Champagne.

#Sara