Chronique sur Lawyers & Associates tome 1 : Rikers Island d’Angie L. Deryckere

Rikers Island

Note : 9/10

« — Alors, qu’en penses-tu, Jason ? demanda Harry en fixant son associé.

Elena les observa attentivement. Il était évident que Harry ne voyait pas d’inconvénient à ce que l’avocate se charge du dossier. Ce qui était différent pour Jason Lawyers.

En effet, il connaissait parfaitement le dossier, mais également l’homme qui se trouvait toujours dans le couloir de la mort.

Elena Side ignorait ce point important et il était temps pour lui de lui en faire part. Elle verrait alors qu’il était primordial qu’elle gagne ce procès afin qu’il soit enfin reconnu non-coupable du meurtre de la Sénatrice Hamilton.

Il croyait en son innocence depuis le début et il était prêt à tout pour le sortir de Rikers Island.

Alors, il se dirigea derrière son bureau et s’installa lourdement dans son fauteuil sans quitter le regard de la jeune femme.

Elena Side était une bonne avocate, mais il était persuadé qu’elle se contentait de défendre des affaires sans véritablement de risques pour le cabinet.

C’était pour cette raison qu’il n’était pas allé la voir pour lui demander de s’occuper de Bell dès que l’information était tombée. De nouvelles traces d’ADN, malheureusement inexploitables, avaient surgi dans l’affaire, ce qui avait contraint le Juge Snow à rouvrir l’enquête, six ans après…

— Très bien, lâcha-t-il en passant une main nerveuse dans ses cheveux bruns.

Elena le considéra silencieusement tout en arborant un sourire narquois au bord des lèvres.

— Je vous mets sur le coup, mais avant, il faut que vous sachiez que vous prenez de grands risques en vous désignant comme principale avocate de Michael.

La jeune femme arqua un sourcil interrogateur, légèrement intriguée par l’air grave qu’il possédait sur le visage à cette minute.

— Comment ça ? l’interrogea-t-elle en plissant le regard.

— C’est une longue histoire. Je connais Michael et vu notre lien, je ne peux pas le défendre, mais la justice autorise qu’un membre de mon cabinet le fasse.

— Vous connaissez Bell…

— Oui, répondit Jason en échangeant un rapide regard vers Harry. Vous n’en saurez pas plus, mais… Je vous assure que si vous perdez cet appel devant la Cour, vous pourrez dire adieu à votre place dans ce cabinet, Elena.

Elena lui jeta un regard incrédule.

Était-il sérieux ? La menaçait-il de la virer si jamais le Juge renvoyait l’appel de Bell ?

Elle secoua la tête et reprit ses esprits avant de s’adresser à Harry.

— C’est une blague, j’espère ?

Harry baissa les yeux, visiblement dépassé par les menaces de son associé.

— Je ne plaisante pas, Elena, rétorqua Jason d’un ton sec. Vous savez ce qui vous attend et il est encore temps de revenir sur votre décision. C’est le moment de nous prouver que vous avez votre place chez Lawyers & Associates.

Ulcérée, Elena le foudroya du regard.

Depuis quand devait-elle fournir des preuves pour garder son job dans ce fichu cabinet ? … »

Elena, Jason & Harry

Résumé : « Après sa rupture avec son fiancé, Elena Side, brillante et implacable avocate de New York, décide de mettre un terme à sa fâcheuse manie de tout anticiper. C’est ce que Marc lui a reproché après avoir perdu le procès face à cette coriace adversaire qu’il a pourtant tant aimée, mettant ainsi fin à sa relation de trois ans.

Peu habituée à ce qu’on lui refuse quelque chose, Elena retrouve ses collègues au bar et surprend une conversation qui changera sa vie.

En effet, l’avocate a besoin de sortir de sa zone de confort et ne va pas hésiter à reprendre l’affaire houleuse où Michael Bell, un homme dangereusement sexy et puissant, est accusé du meurtre de la sénatrice Hamilton.

Clamant son innocence depuis le début malgré les preuves qui l’accablent, il attend désespérément qu’on le sorte du couloir de la mort.

Elena sera-t-elle prête à affronter ce dossier qui risquerait bien de briser sa carrière… ainsi que son âme ? »

 Mon Avis

Avant tout, je remercie Sharon Kena Éditions, mon partenaire littéraire, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Je vous avoue que lorsque j’ai débuté ma lecture, c’est l’univers carcéral qui a attisé mon insatiable curiosité, je raffole de ce genre de roman. C’est fascinant et intriguant à la fois. Mais, la calligraphie de l’auteure y est également pour quelque chose. Ça fait un bon moment que j’avais envie de découvrir l’imagination débordante d’Angie L. Deryckere. Finalement, j’ai sauté le pas et me voici. Rire.

UNE TRAME BIEN FICELÉE…

À la fois dangereux et original, l’écrivaine parvient à décrire une histoire qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page. Sans aucun doute, elle se lit facilement et rapidement, au point qu’on ne voit même pas les pages défilées. Attention, c’est peut-être une passionnante romance, toutefois, ce n’est pas le pays des licornes. C’est loin d’être rose. D’autant plus qu’à travers « Rikers Island », l’écrivaine nous démontre que les apparences sont souvent trompeuses. Comme quoi parfois, ce n’est pas toujours la première perception qui compte. Vaut mieux donc, se fiez à son instinct.

Émouvant, l’auteure nous entraîne dans un tourbillon d’émotions où seule la conclusion peut réellement nous sortir de ce cataclysme. Les sensations ne cessent de s’entrechoquer. Aucun temps d’arrêt n’est possible lorsque vous commencez cette histoire.

Dans « Rikers Island », on fait la connaissance d’Elena, une avocate qui brille par ses nombreuses victoires que ce soit au niveau de sa carrière ou de sa vie privée. Rien ni personne ne lui résiste et ose lui dire « non ». Cependant, Elena ne s’attendait pas à ce que son fiancé la quitte suite à un autre succès. Lui reprochant de n’être pas honnête et de toujours les situations qui lui seront bénéfice, il rompre avec elle après trois années de vie commune. Blessée par les propos dit par son ex-fiancé, Elena n’hésite pas à sortir de sa zone de confort afin de montrer aux autres et à elle-même qu’elle n’est pas ce genre de femme. Qu’elle est plus que ça. Qu’elle possède un cœur. Élevée à la dure, elle n’a pas eu d’autres choix que de se façonner une barrière froide et indestructible pour se protéger.

Afin de réussir son plan, elle prend la décision de défendre la cause perdue. Celle dont la personne est accusée sans hésitation, malgré les preuves et les apparences. Michael est accusé d’un meurtre dont il n’a aucunement commis. Sa sentence ? La perpétuité. Enfermé à Rikers Island depuis six ans, il attend (im)patiemment l’individu qui saura l’aider à faire éclater la vérité. Une rencontre. Et si en un simple regard, la passion pouvait s’enflammer comme un éclair ? Succombera-t-elle à cet homme qui a perdu tout espoir de revoir la lumière du soleil ? Se laisseront-ils tenter par cette attraction qui les unit à chaque fois qu’ils se retrouvent ?

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, elle est fluide et addictive. Ainsi, par le biais, de son récit, Angie aborde de plusieurs sujets intéressants. Néanmoins, vous savez ce qui est impressionnant ? C’est que l’écrivaine réussit à garder le mystère tout au long de notre lecture. La bombe atomique que forme les secrets et mensonges sont dévoilés à la toute fin du roman. Chapeau !

Le premier volet de « Lawyers & Associates » se porte essentiellement sur deux lieux : New-York et la prison Rikers Island. Bien détaillé, on peut aisément concevoir, dans notre tête, quelques images de ces endroits. C’est ainsi que l’on part à la conquête de réponse tout comme Elena.

DES PROTAGONISTES QUI NOUS INTERPELLE…

Concernant les interlocuteurs, ils sont attachant et dégagent une certaine forme de vulnérabilité, malgré leur cuirasse. En tout cas, j’espère qu’Angie attendra nos prières et nous fera une jolie petite histoire sur Jason. Rire.

Toutefois, je ne vous cacherai pas que j’ai eu un peu de mal à m’habituer à la narration. En effet, étant écrite à la troisième personne, j’ai eu peu de mal à me raccrocher aux personnages au début. Puis, après avoir tourné quelques pages, j’ai fini par me laisser convaincre et transporter par le rythme du récit.

Un dernier mot ?

« Rikers Island » est une œuvre littéraire dont l’univers judiciaire et carcéral se mélangent en un cocktail savoureux et captivant à souhait. Laissez-vous tenter par Elena et Michael. Une avocate et un détenu. Une femme et un homme (très séduisant et charmant en dépit de ses six longues années enfermées dans cette prison). Une écriture coulante et agréable à lire. Il va de soi que je vous conseille le premier tome de « Lawyers & Associates », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte bien découvrir les autres écrits d’Angie L. Deryckere.

#Sara

Chronique sur OMG ! tome 2 : Écris-moi encore s.v.p. ! de Catherine Bourgault

OMG tome 2

Note : 10/10

« Benoît Giguère est peut-être le garçon le plus mignon de l’école, mais il est aussi le plus détestable. Cet être superficiel se pense plus important que tout le monde. « Je suis beau et je le sais ». La seule fois qu’il m’avait adressé la parole, c’était pour passer devant moi dans la file à la cafétéria.

– Hé ! Fais la file comme les autres, avais-je grogné.

Benoît s’est retourné. Il m’avait regardée comme si j’étais un pois chiche séché au soleil, puis il avait ri avec ses copains.

– Tu es qui, toi, pour me parler comme ça ?

J’avais froncé les sourcils et décidé que je ne l’aimais pas !

Ça ne m’arrive pas souvent de détester les gens, mais les égoïstes qui se croient tout permis, ça me rebute.

Devoir l’endurer pendant qu’il jouera à la vedette sur la scène sera un vrai cauchemar. Hé, seigneur ! »

Iris & Benoît

Résumé : « Le mystère est résolu: Iris Lépine sait enfin à qui appartenait l’iPod qu’elle a reçu en cadeau à son anniversaire. Tout ce temps, le fameux Sandman était dans les environs! Le garçon, qui croit son iPod confisqué, apprendra-t-il la vérité? Quelle sera sa réaction? Plusieurs questions demeurent sans réponses, mais Iris a bien l’intention de poursuivre son enquête!

Rien n’est simple pour l’adolescente, à commencer par une blessure au genou l’empêchant de participer à une compétition de patinage artistique, sa plus grande passion. Les consignes de sa mère étaient précises: pas de place sur le podium, pas d’iPod! À moins de se joindre à la troupe de théâtre… Iris ne pourra compter sur Emma qui vit une histoire d’amour avec Sam.

Entre-temps, une ancienne amie manipulatrice nommée Marie-Jade s’immisce dans les affaires de la jeune fille… Et si c’était au tour d’Iris de recevoir des courriels étranges qui se terminent tous par la même phrase: «Écris-moi encore s.v.p!» »

 Mon Avis

Pour commencer, je remercie Catherine Bourgault de m’avoir envoyé le roman suite à la publication des résultats concernant un concours. Un grand merci !

Je ne vous cacherai pas que j’étais folle de joie lorsque j’ai su que c’était moi qui avais été choisi parmi tant d’autres. Ça méritait grandement une danse de la joie. D’autant plus, que je voulais avoir le deuxième volet de la saga « OMG ! » afin de savoir ce qu’il va se passer ensuite.

J’avais si hâte de me replonger dans le contenu que j’ai lu le trois-quarts du récit en une journée. Puis, j’ai lu les trentaines de pages qu’il me restait durant la nuit. Je ne pouvais pas attendre, je devais ABSOLUMENT avoir le fin mot. Mais, devinez quoi ? L’auteure a voulu terminer le second tome sur un GROS clash. Je me disais que c’était impossible que Catherine ait conclu le livre de la sorte. Et pourtant… Aussi, à chaque fois que je fermais les yeux pour m’endormir, mon esprit ne cessait de penser à cette finale, à Jacob et Iris.

UNE LECTURE JEUNESSE À DÉVORER…

En laissant des énigmes et du suspense ici et là, l’écrivaine parvient à nous garder en haleine tout en nous captivant par le biais de son bouquin. Du début jusqu’à la fin, le deuxième opus de la saga « OMG ! » donne l’eau à la bouche. Tout aussi agréable, c’est un roman qui se lit facilement et rapidement. Au niveau de la calligraphie, je suis contente de relire les mots de l’auteure.

Dans « Écris-moi encore s.v.p. ! », on retrouve Iris qui suite aux révélations du premier tome, concernant la véritable identité de Sandman alias Jacob, ne cesse de s’éloigner de lui. Pourquoi la jeune adolescence ne parvient plus à le regarder droit dans les yeux ? Morte de honte dû à son intrusion dans l’espace intime de son presque voisin, elle ne souhaite pas se retrouver en face de lui. La seule solution ? Fuir. Cependant, Iris devra tôt ou tard assumer les conséquences de ses actes… Et si elle perdait Jacob, son joueur de hockey préféré ? Iris ressent des papillons dans l’estomac quand il est dans les parages. Et si elle craquait pour lui sans qu’elle ne le sache ? Parviendra-t-elle à garder leur amitié intacte sans le blesser émotionnellement ?

De plus, comme si ce n’était pas suffisant, l’adolescente ne pourra pas participer à la prochaine compétition de patinage artistique à cause de sa blessure au genou. Néanmoins, lorsque sa mère lui lance un ultimatum, Iris n’a pas d’autres choix que de s’inscrire à la troupe de théâtre afin de garder son iPod. Plus facile à dire qu’à faire quand le garçon le plus populaire de l’école braque constamment ses yeux sur elle tout en lui lançant des répliques désagréables. Et si derrière cette attitude se cachait une personnalité charmante et attentionnée ? Alors, quand le rôle principal, Cendrillon, est attribué à Iris et que celui du prince charmant est donné à Benoît, la jeune adolescente comprend qu’elle devra laisser cette rivalité de côté pour développer leur complicité.

Dans la vie d’Iris, rien n’arrive en pair. Il faut toujours qu’un autre problème vienne chambouler son quotidien. Emma, sa meilleure amie est désormais en couple avec Sam, le frère ainé d’Iris. Pourtant, quand celle-ci se sent délaissé, Iris comprend qu’elle ne peut se confier à Emma, car elle est sans cesse agrippé à son amoureux. Réussiront-elles à recoller les morceaux avant qu’il ne soit trop tard ?

Par où commencer ? Avec toutes ces mélodrames, Iris ne sait plus où donner de la tête…

En ce qui concerne le style d’écriture, celui-ci est addictif et sympathique. Sans prise de tête, on se laisse happer. « OMG ! » est une série qui me scotche sur place tout en me faisant rire aux éclats. Sans compter que c’est un contexte génial qui nous ramène à nos heures perdues lorsque nous étions des adolescent(e)s. À travers « OMG ! », Catherine Bourgault nous fait piquer une tête dans une comédie romantique digne des films hollywoodiens

Malgré le fait que je sois seulement rendu au second volet, je commence doucement, mais sûrement à m’attacher à cette histoire ainsi qu’aux personnages principaux. Comment ne pas craquer face à eux ? Dans ce livre, l’écrivaine aborde de plusieurs sujets importants qui porte sur les adolescent(e)s tels que la loyauté, l’amitié, l’amour et la confiance.

Un dernier mot ?

Finalement, le second tome de la saga est une œuvre littéraire que j’ai aimé et qui m’a bien fait rigoler. La plume authentique et rythmé de Catherine mélangé au tempérament des interlocuteurs donnent « OMG ! ». Un résultat final qui saura vous convaincre et vous permettra de passer un excellent moment. Il est très difficile de rester loin de cet univers et de ceux des autres écrits de l’écrivaine. Il va sans dire que je vous recommande ce bouquin, toutefois, veillez à lire le premier opus. J’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Destiny Crossed de Lety MT

Destiny Crossed Réedition

Note : 9,5/10

« Je me ravise de vouloir changer de place. Il ouvre les yeux et me jette un regard assassin. Il est hors de question que je l’embrasse. Un câlin c’est déjà bien assez. Il passe sa main sous mon débardeur. Je frissonne. Il sourit ce con. Deaclan a toujours eu les mains douces, ce qui rend ses caresses divines. Je me blottis encore plus contre lui. J’ai aussi envie d’être proche tout à coup. Il relâche son étreinte et se place au-dessus de moi avant de m’écraser de tout son poids.
— J’ai mal aux côtes, lève-toi, lui sommé-je.
— Mais là, tu n’as plus le choix. S’il te plaît, petite enfant, je veux un bisou.
— Non.
— S’il te plaît, ma langue veut danser avec la tienne.
— Non.
— Tu es sûre ?
— Hum hum.
— OK. »

Lyssia & Deaclan

Résumé : « Suivez une héroïne attachante et éperdument éprise d’un garçon pas comme les autres…

J’ai rencontré un petit garçon quand j’avais huit ans. J’ai vécu les déceptions du jeune âge puis celles de l’adolescence à cause de lui. Malheureusement, j’idéalisais tellement Deaclan qu’à mes yeux il était parfait. Vous savez celui pour lequel vous seriez prête à vous damner. Celui qui donne à votre cœur ses premiers boum, boum, celui qui juste au son sa voix vous rend accro parce que finalement plus rien n’existe quand il est près de vous… mais il est aussi ma blessure la plus profonde. Il est cette histoire dont je ne comprendrais jamais le sens. Il est cette fin dramatique qui consumera mon être comme jamais personne ne l’a fait mais je l’aime malgré tout cela parce que je suis moi. Je me présente, Lyssia, impulsive et désorientée, bienvenue dans l’adolescence la période la plus affreuse de ma vie.

Découvrez l’histoire d’amour mouvementée de Lyssia et Deaclan dans cette romance passionnée et irrationnelle qui bouleversera sa vie ! »

Mon Avis

Avant tout, je remercie Lety Mt pour l’envoi du service presse ainsi que de sa confiance en moi et en mon blogue.

Je tiens vraiment à préciser que cette version de « Destiny Crossed » est une réédition, donc quelques modifications ont été apportées. En effet, l’auteure nous offre non pas deux, mais UN seul volet et concernant la conclusion… Celle-ci a également été changée, quoiqu’en toute franchise, j’hésite vraiment entre les deux. Je ne saurai vous dire laquelle je préfère. Rire.

AUTEURE DE MON CŒUR…

Je ne vous cacherai pas que Lety a un de ces styles d’écriture qui vous rend accro. J’adore cette auteure tout comme ses livres. Ceux-ci sont différents et pourtant, elle parvient toujours à me scotcher sur place. Il faut dire que j’ai commencé à bouquiner la calligraphie de l’écrivaine grâce à sa trilogie « Love ». C’est ainsi que je suis entré dans son univers sadique et à la fois savoureux.

Enfin, revenons à « Destiny Crossed », voulez-vous ?! Au début, lorsque j’ai su qu’une réédition allait être mise en vente, je n’ai pas hésité à me proposer. Ayant aimé la première version, je voulais ABSOLUMENT connaître celle-ci. Néanmoins, j’avais tout de même une certaine crainte, j’avais peur de lire les changements. Et au final, je suis à peu près sûr de préférer la deuxième interprétation.

DES THÉMATIQUES RÉALISTES…

Lety Mt nous démontre d’une manière claire que l’adolescence n’est pas vraiment une partie de plaisir. D’autant plus que de nombreuses idées sont illustrées afin de nous montrer ce fait. L’auteure a voulu aborder des responsabilités qu’un adolescent(e) doit assumer lorsque la situation l’exige ainsi que du grand amour et des difficultés que celui-ci implique. Un roman si émouvant qui nous donne l’impression de revivre nos premières fois telles que le premier regard, le premier baiser et la première nuit inoubliable.

Dans “ Destiny Crossed ”, on fait la connaissance de Lyssia à l’âge de huit ans. Parti en camp de vacance, la jeune fille va rencontrer un garçon qui changera sa vie à jamais. Éprouvant un petit pincement à chaque fois qu’elle pose le regard sur lui, Lyssia prend conscience que ce sentiment qu’elle ressent n’est pas seulement un petit béguin de passage… Son prénom ? Deaclan. Mais, malheureusement, sans prévenir, il disparaît de la vie de Lyssia. Où est-il ? Pourquoi n’a-t-elle pas de nouvelles de lui ? Ainsi, six ans plus tard, la petite fille est devenue une adolescente de quatorze ans qui parvient à gérer sa vie d’étudiante. Excellente élève, elle stabilise cette qualité à l’aide de son tempérament de feu.

Cependant, Lyssia ait également en charge de son petit frère étant donné que leur mère préfère batifoler avec des hommes. C’est pour cela que Lyssia paraît plus mature, car elle a dû évoluer plus rapidement que les autres filles de sa tranche d’âge. Mais, lorsqu’elle et Angy prennent la décision d’aller se baigner à la piscine pour la journée, Lyssia ne s’attendait pas à revoir un fantôme de son passé. Elle ne pensait pas retrouver ce garçon qui l’a profondément marqué au fer rouge. Doit-elle lui refuser l’accès à son coeur ? Ou lui laisser le champ libre en prenant le risque d’être de nouveau la victime de ses dilemmes et de ses actes.

Declean est l’exact opposé de Lyssia. Il se complète parfaitement l’un et l’autre. N’ayant jamais oublié cette belle fille qui a fait chavirée son cœur, il va essayer par tous les moyens de la reconquérir. Facile ? Peut-être pas…Toutefois, Deaclan a deux ans de plus que Lyssia, ce qui fait en sorte qu’il a plus d’expérience, pourtant, cela ne veut pas dire qu’il saura faire les bons choix. Deaclan possède peut-être tous les défauts de la Terre, mais il se caractérise par son cœur en or. Prendra-t-il le risque de la perdre à nouveau ou franchira-t-il le pas afin de la reconquérir pour ainsi lui démontrer son amour ?

Concernant la plume d’écriture de l’écrivaine, je l’ai trouvé fluide et naturelle. On voit qu’elle manie bien son sujet. À travers leurs yeux, j’ai l’impression de revivre quelques événements de mon adolescence. C’est bizarre comme de simples petites choses peuvent paraître anodines pour certains et pour d’autres, celles-ci sont vu comme des miracles. 

DES PROTAGONISTES ATTACHIANTS…

Lyssia est une héroïne qui, malgré son caractère de cochon, possède une douce personnalité. Attachante et chiante à la fois. Rire. Et Deaclan, je ne vous cacherai pas que j’ai souvent eu envie de le tuer). Quelle tête de mule, celui-là. Entre les deux, c’est un jeu du chat et de la souris. Lequel clignera des yeux le premier. Le roi du silence. Des jeux du genre, vous voyez ?! On peut aussi apercevoir une certaine forme de compétition, entre Lyssia et Deaclan, qui s’installe. Toutefois, étant tous les deux de bons joueurs, la partie n’aura jamais de fin et continuera même dans la mort.

UNE RELATION AMOUREUSE PASSIONNÉE ET TOURMENTÉE…

De plus, pour nous dévoiler que l’amour n’est pas tout rose tout rouge, Lety Mt a pimenté leur relation en mettant plusieurs rebondissements. C’est dans ces moments-là qu’on sait si cette personne sera de passage ou présente pour rester. Il faut dire que le couple que forme Lyssia et Deaclan en est la preuve. C’est dans ces instants que je me dis qu’ils ne devaient pas laisser tous ces obstacles les séparer… Parfois, j’ai cru que j’allais faire un arrêt cardiaque en pleine lecture. Que voulez-vous ? L’amour est plus forte que tout.

Petit clin d’œil à la petite nouvelle, elle comporte très peu de pages et pourtant, elle m’a laissé sous le choc. Chamboulant à souhait ! Je vous laisse découvrir cela par vous-même.

Un dernier mot ?

Finalement, « Destiny Crossed » est un livre qui révèle l’histoire de deux âmes sœurs qui sont liés ensemble pour l’éternité… Ou pas. À croquer sans modération, un petit conseil de vous à moi. Rire. Certes, la vie est pleine de difficultés et d’embauches, mais vous savez ce qui est le plus important ? C’est qu’il ne faut JAMAIS abandonner sans se battre. Quoi qu’il arrive, il faut se relever et recommencer encore et encore. C’était très agréable de replonger dans « Destiny Crossed » ! Cette réédition mérite grandement sa chance. Pour ma part, elle m’a convaincu. Il va sans dire que je vous recommande ce bouquin, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Nellie tome 6 : Révolution de Sylvie Payette

Nellie tome 6

Note : 11,5/10

« Henri s’est tourné vers moi pour me sourire.

La foule a scandé :  » A kiss… A kiss !  »

Alors, après avoir miné un air intimidé, Henri s’est penché vers moi pour m’embrasser rapidement. »

Nellie & Henri

Résumé : « Quel poids détient la vérité face à l’image? Parfois, les apparences sont le nerfs de la guerre…

C’en est assez des inégalités! La révolution se prépare au Kébec. En tournée aux États-Unis, Nellie et Henri s’efforcent de rallier les puissants à leur cause en révélant l’illégitimité de la famille royale kébécoise. Mais la disparition d’Henri remet le futur de Nellie en question, d’autant plus que les transferts vers son univers deviennent enfin possibles! Pendant ce temps, le roi tente d’embellir l’image de la monarchie et pour séduire ses sujets, il est prêt à tout, même à organiser un mariage…

Une finale enlevante à cette série romantique aux accents sociaux et politiques ! »

Mon Avis

Avant tout, je remercie Sylvie Payette pour la petite dédicace à l’intérieur, elle me fait vraiment plaisir.

Cette auteure a su me plonger dans ses écrits, par le biais de sa saga « Savannah », alors que je n’étais qu’âgé que de quinze ans. Et pourtant, Sylvie parvient encore à me surprendre même encore aujourd’hui. Elle fait, sans aucune hésitation, partie des auteur(e)s québécois(e)s que je suivrai jusqu’au bout du monde.

Le sixième tome de la série « Nellie » nous amène dans des situations remplies d’action où les péripéties ne cessent de s’empiler les unes sur les autres. Le livre m’a gardé en haleine jusqu’à la dernière page. En effet, je ne pouvais pas m’arrêter en plein chapitre, cela n’était pas une option pour moi. Je devais IMPÉRATIVEMENT terminer la section que je lisais.

QUELLE FINALE !…

Mais, qu’en est-il de la conclusion ? Explosive et si adorable à la fois. Ayant eu la chance de rencontrer l’écrivaine, l’année passée, au Salon du livre de Montréal, m’a avoué un petit secret capital… Savoir que ce n’était pas la fin m’a fait vraiment plaisir. Les moments d’adieux ne sont pas pour tout de suite. Rire.

Aventureux, extraordinaire et unique sont les mots qui caractérisent bien cette partie de l’histoire.

Dans « Révolution », on retrouve, d’une part, Nellie et Henri qui filent vers les États-Unis afin d’échapper au père des jumeaux (Armand et Henri) qui ne cesse de les menacer. En fuite, le couple essai aussi de recruter l’aide des citoyens pour les inciter à les aider lors de la révolution. Toutefois, révéler à tous l’illégalité faite par la famille royale n’ait pas une chose aisée. D’autre part, on rejoint le peuple kébécois qui, malgré l’animosité de la reine et du roi ainsi que de la peine que ressent Armand, prenne la décision de provoquer un soulèvement afin de renverser le pouvoir.

Parviendront-ils à changer le monde ? Choisira-t-elle de retourner dans sa réalité ou restera-t-elle dans ce monde auquel elle s’est attachée ?

Concernant la calligraphie de Sylvie Payette, elle est toujours aussi addictive et fluide. L’animation est à son comble tout comme les fortes personnalités de certains individus. « Nellie » est une série littéraire que j’aime beaucoup, elle me fait voyager et découvrir la face cachée de l’histoire du Kébec.

Comment ne pas succomber à cette douce et intrigante collection ? Dès les premières feuilles, l’auteure nous embarque en plein cœur de la révolution. « Révolution » est un bon récit à bouquiner si l’on veut se détendre… Cependant, ne sous-estimer pas ses capacités. Vous pourriez être surpris(e).

Un dernier mot ?

Le sixième opus de « Nellie » possède une curieuse ascendance qui nous pousse à savoir la suite toujours et toujours encore. Rassuré de savoir que ça ne sera pas la fin, j’ai hâte de découvrir la suite de la trame et de me rallier à ce groupe de jeunes aussi fous les uns que les autres. Une alternative révolutionnaire qui a su m’emporter de nouveau dans un Kébec à l’opposé du mien. Il va de soi que je vous recommande cette œuvre littéraire, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Ténèbres de Sandrine Périgois

Ténèbres

Note : 10/10

« […]

J’ai dû m’assoupir, car le bruit de la porte me fait sursauter.

L’homme entre, toujours armé et vient s’asseoir à côté de moi. Je me blottis sur le matelas à l’opposé de mon ravisseur. Il ne prononce pas un mot, me regarde. Je sens qu’il faut que je rompe le silence :

— Je m’appelle Caroline Strauss, je suis enseignante.

— Je sais.

— Peut-être pourriez-vous me dire comment je dois vous appeler ?

— David.

— David, c’est un joli prénom. Est-ce que je peux savoir ce que je fais ici, David ?

J’ai souvent entendu dire qu’il fallait créer une relation avec le ravisseur en cas de kidnapping. Employer son prénom me semble donc être une bonne stratégie.

— Non, c’est trop tôt. Tu le sauras un jour, le moment venu, et à ta place, je ne serais pas si pressée.

— Est-ce qu’au moins je pourrais avoir mes vêtements ou une couverture. Il fait si froid.

— Tu n’as pas à réclamer quoi que ce soit ! Je t’amènerai ce que je voudrai bien t’amener quand je l’aurai décidé.

— D’accord, c’est vous qui choisissez.

— Bien ! Reste obéissante et tout se passera sans douleurs inutiles.

Il s’approche de moi, passe son couteau sur mes bras comme il l’a déjà fait et ajoute :

— Dans le cas contraire, tu le regretterais amèrement.

Sans se retourner, il rejoint la porte qu’il referme derrière lui.

Mon Dieu, que va-t-il advenir de moi ? J’aurais voulu lui sauter à la gorge, tenter de fuir, hurler ! Mais cela ne servirait à rien si ce n’est à le mettre en colère. « Des douleurs inutiles » a-t-il dit, y a-t-il des souffrances utiles ? Celle de l’enfantement, j’imagine, par exemple, souffrir pour donner la vie reste une douleur magnifique. Pourrai-je connaître un jour le bonheur d’être mère ? Pas si je reste ici en tout cas ! Pas s’il me tue et enterre mon corps dans les bois. À qui vais-je manquer ? Mes amis et mes collègues ? Ils m’auront bien vite oubliée. Rasta ? Le pauvre chien sera mort de faim avant de pouvoir trouver une autre famille. La faim… elle me tiraille le ventre, fait grogner mon estomac, depuis quand n’ai-je pas mangé ? J’ai envie d’un steak ! Étonnant, je suis végétarienne…

Une petite voix s’insinue dans ma tête : une végétarienne captive qui ne pense qu’à avaler de la chair animale ! Bravo, Caro !

Je ris toute seule, voilà que ma conscience me parle maintenant ! Discuter avec soi-même, voilà ce qu’il faudrait que je fasse pour ne pas perdre les pédales. Et faire du sport, des abdos, du gainage, des pompes. Si je trouve l’occasion de m’échapper, il me faudra courir, le plus vite possible, peut-être même me battre. Oui ! C’est ça, je dois éviter de m’engourdir. Je cale alors mes pieds sous le sommier et entame une série de douze abdominaux. Je ne peux en faire plus, le manque de nourriture crée des vertiges. Alors je m’allonge sur mon lit, me recroqueville sur moi-même. Il ne faut pas dérailler, il faut aussi entretenir le corps et l’esprit. Je pense à Jane Austen ! J’ai donné « Raison et Sentiments » à lire à mes élèves pour l’été. La raison, je ne dois pas la perdre, je dois garder les idées claires, je dois rester lucide. Les sentiments négatifs, comme la peur, ne doivent pas gagner, l’angoisse ne doit pas me terrasser. Il faut que je continue à créer un contact avec mon bourreau, il ne doit pas voir ma frayeur, si je lui obéis peut-être me relâchera-t-il.

Tu as vu son visage et tu connais son prénom, pourquoi te laisserait-il en vie ?

— Ta gueule !

Je hurle à ma conscience, je ne veux pas l’entendre, il ne faut pas perdre le peu d’espoir qu’il me reste. »

Caroline & David

 Résumé : « Été 1974

Qui est le ravisseur de Caroline ? Que veut cet homme qui la séquestre et tue à petit feu son humanité ? Comment va-t-elle tenter de survivre dans ce huis-clos, bâti de murs d’angoisse, alors qu’elle perd toute notion de temps et que la folie devient sa seule compagne ?

Une véritable plongée dans les abysses pour cette jeune femme qui est loin de se douter que le passé va la rattraper, pour l’anéantir plus encore.

Dérangeante, étouffante, l’histoire de ces deux âmes va plonger le lecteur dans les Ténèbres. »

 Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement les Éditions Elixyria, mon partenaire littéraire, pour l’envoi du roman ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Sans blague, je me demande vraiment comment la maison d’éditions fait pour dénicher toutes ces belles histoires tout comme les auteur(e)s qui les écrivent. Elle réussit parfaitement son pari. À tous les coups. Enfin, à mes yeux, c’est toujours le cas lorsque j’ouvre un roman publié par mon partenaire littéraire. Rire. Oups, petite parenthèse de ma part, revenons à nos pire cauchemars… heu… à nos moutons.

Alors, c’est en plongeant, sans aucune hésitation, dans l’inconnu que j’ai commencé ma lecture. Je ne vous cache pas que la dernière phrase du résumé m’a quelque peu surprise. Je me suis dit, ça c’est ce qu’on verra suivi d’un rire machiavélique. Rire (Mouhahaha). Mais, ne connaissant pas Sandrine Périgois, je ne savais pas ce qu’elle avait envisagé pour les pensées de l’héroïne et pour les nombreuses péripéties. Mystère. Il était impossible d’anticiper la fin, tout et n’importe quoi pouvait arriver.

UNE ATMOSPHÈRE INQUIÉTANTE ET SOMBRE…

En lisant, j’avais vraiment l’impression que j’allais devenir folle. L’auteure n’hésite pas dès les premières pages à nous entraîner dans les pires abus et atrocités que la Terre ait connues. Sandrine Périgois m’a fait voir les démences de ses protagonistes tout comme leur tempérament. Malgré cela, j’ai pu détecter une certaine forme de dramatisme. « Ténèbres » est une histoire ombrageuse et bouleversante à la fois. Était-ce voulu ? Je ne saurai vous dire… Pourtant, c’est ce qui fait que c’est captivant. Dans tous les cas, sachez que je l’ai dévoré.

Ceux et celles qui ont le cœur sensible, puis-je vous donner un conseil ? Passez votre chemin, car plusieurs moments du livre risquent fortement de vous choquer. Une lecture particulière qui ne plaira pas à tous, malheureusement.

ROMANCE OU DARK ROMANCE ?

Comment vous dire cela ? En toute franchise, « Ténèbres » n’est définitivement pas une histoire mielleuse et pourtant il a des critères pour être vu comme une romance interdite tout comme un thriller ou un suspense. C’est très difficile de le catégoriser. Ceci étant dit, je ne veux pas vraiment entrer dans les cas, au risque de vous spoiler sur certains points importants. Rire.

Dans « Ténèbres », on fait la connaissance de Caroline, une jeune femme dans la trentaine qui fait un métier qu’elle admire beaucoup. Professeur de littérature, la lecture est pour elle une passion qui lui a permis de s’évader et de découvrir de nouveaux horizons. Sans compter qu’elle aime aussi mélanger son travail et son interprétation littéraire. Seule depuis la mort de ses parents, Caroline n’a pratiquement aucuns amis sur qui se fiez ou se confiez lorsqu’elle a besoin d’une oreille attentive. Néanmoins, il ne suffit que d’un événement pour que sa vie soit complètement mise sans dessus dessous.

Ainsi, c’est lors des vacances scolaires que Caroline se réveille dans un endroit dont elle ne connaît absolument pas. C’est alors que des questions fusent, sans arrêt, dans son esprit… Que lui est-il arrivé ? Pourquoi est-elle là ? C’est à travers son point de vue que l’on découvre ce qu’elle a subi tout au long de sa séquestration : menaces, humiliations verbaux, violence physique, viols et j’en passe beaucoup. Caroline nous illustre également son sombre calvaire et combien de temps celui-ci a duré. Qui est cet homme qui l’a kidnappé ? Que veut-il ? Pourquoi l’a-t-il choisi elle et pas une autre ? Qu’a-t-elle de spécial ? Questionnements après questionnements… Cependant, la question qui ne cesse d’hanter Caroline est… Que va-t-il faire d’elle lorsqu’il y aura terminé de jouer avec elle ?

En ce qui concerne le style d’écriture de l’écrivaine, je l’ai trouvé fluide et sublime. À travers les mots de Sandrine Périgois, on se retrouve dans un univers stressant et rempli de suspense. Pas une seule fois j’ai lâché mon roman afin de passer à autre chose. Il fallait ABSOLUMENT que je bouquine jusqu’à la dernière feuille pour avoir le fin mot de cette histoire. Sans équivoque, l’auteure parvient avec brio à maîtriser son sujet.

La trame de « Ténèbres » est portée sur deux interlocuteurs troublés et désemparés par la vie. Et pourtant, malgré toutes les injustices que Caroline subi et les illégalités que David cause à Caroline, on a l’impression que Sandrine essaie tout de même de privilégier le sens de la vie. D’autant plus que j’ai aussi aimé lire « ROUGE COQUELICOT », un petit récit que l’on retrouve dans les dernières pages.

Vous l’aurez compris, je suis tombé sous le charme du contenu tout comme la plume. Bien décrit et imaginer, il est facile de visualiser le tout… Un peu trop même. Rire.

Un dernier mot ?

Finalement, « Ténèbres » est une œuvre littéraire qui m’a immergée et un peu perturbée sur quelques passages. En effet, certaines scènes étaient si poussées à l’extrême que j’ai dû fermer les yeux pour digérer ce que je voyais. Sandrine a une calligraphie souple tout en étant rigide à la fois. De plus, l’histoire se déroule dans les années 70, une petite promenade de santé au cours du temps. Concernant Caroline, j’ai trouvé qu’elle avait une forte personnalité. Je le répète… Ceux et celles qui ont l’âme sensible, ne lisez surtout pas ce roman. Les autres, je ne peux que vous le conseiller. Foncez ! J’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte suivre de près les parutions de Sandrine Périgois, je souhaite de nouveau plonger dans son monde littéraire.

#Sara

Chronique sur Les mots silencieux écrit par Audrey C.

Les mots silencieux

Note : 8,5/10

« Avec une lenteur mesurée, il baisse son visage à hauteur du mien afin de déposer un doux baiser sur mes lèvres. La chaleur qu’il fait naître en moi est aussi bouleversante qu’apaisante. Avec l’énergie du désespoir, j’accroche mes mains autour de son cou pour le garder contre moi, de peur qu’il ne me lâche subitement. »

Chiara

Résumé : « Suite à un AVC quelques heures après sa naissance, Chiara est devenue aphasique.

Cette pathologie qui l’empêche d’avoir une expression orale normale lui pèse énormément. Dans notre société actuelle, la différence est souvent signe de monstruosité, d’anomalie.

Ainsi Chiara vit recluse, seule, harcelée par ses camarades, alors que tout ce qu’elle souhaite, au fond, c’est être aimée pour ce qu’elle est. Alors quand Adriano s’intéresse soudain à elle, elle croit rêver.

A-t-elle le droit de croire en cet amour inespéré ? »

 Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement les Éditions Lollipop pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en blogue.

Que dire de cette lecture ? Comment ne pas succomber face à tant de friandises et de désespoir ? N’ayant jamais eu la chance de découvrir le style d’écriture de l’écrivaine, je ne savais pas si j’allais apprécier son univers et sa manière de transcrire. Néanmoins, il y a un début à tout, n’est-ce pas ? Que voulez-vous ? Je suis faible et je n’ai pas pu résister à cet appel à la tentation. Rire. En même temps, avez-vous vu la page couverture ? SUBLIME !

LORSQUE LE SURRÉALISTE DEVIENT TERRE À TERRE…

« Les mots silencieux » est une histoire qui me touche personnellement, car mon petit frère qui n’est âgé que de quatre ans est atteint de dysphasie, un trouble de l’apprentissage et de développement oral. Lorsque je lisais le roman, je voyais les méthodes qu’entretenaient les parents de l’héroïne pour aider leur fille… Et en toute franchise, c’est ce que je vis en ce moment même avec ma famille. Cependant, j’ai conscience que ce chemin demande de la patience et beaucoup d’amour. Et croyez-moi, j’ai déjà tout cela en moi en quantité infinie. Je l’aime tel qu’il est et c’est ça le plus important.

DES SUJETS TOUJOURS D’ACTUALITÉ…

À travers son récit, Audrey C., aborde de plusieurs thèmes importants qui montrent comment la nature humaine peut être divergente. Comment les mots peuvent nous faire souffrir tout en nous faisant espérer… En effet, « Les mots silencieux » est un roman qui dévoile la différence d’une personne par rapport aux autres. La souffrance qu’elle ressent face à de telles humiliations et gestes posés. L’amour de deux individus à fleur de peau qui s’aiment à la folie, mais qui ne peuvent pas s’empêcher de se déchirer mutuellement. L’espoir de voir enfin le bout du tunnel. Pardonner à tous ceux et celles qui nous ont trahi et anéanti. Est-ce possible ?

D’autant plus que l’écrivaine nous illustre en quoi l’aphasie, un trouble neurologique qui concerne l’élocution, peut faire en sorte qu’une personne atteinte doit faire pour s’adapter à réalité. Pourtant, le plus choquant, c’est le fait que les êtres humains n’hésitent pas à rabaisser et harceler une personne différente. Affreux, je vous jure !

Intense ? Résonnant ? Oui, sans hésiter !

Dans « Les mots silencieux », on fait la connaissance de Chiara qui, dès sa venue au monde, fait un AVC. Quelles seront les conséquences de cet accident vasculaire cérébral ? Les séquelles neurologiques ? Ainsi, Chiara a n’a pas eu la chance de profiter pleinement de son enfance, car étant à risque, ses parents n’ont jamais cesser de craindre pour la vie de leur fille. Elle a grandi dans une inquiétante atmosphère où la peur et l’impatience n’ont pas arrêter de les guetter tous les trois. Attendant le verdict final, ils n’ont pas d’autres choix que de craindre tout et n’importe quoi.

Pourtant, comment réagiront-ils lorsqu’ils apprendront le diagnostic ? Et si un mot pouvait changer tout le cours de votre vie ? Aphasique. Chiara est incapable de s’exprimer avec des mots. Seuls quelques sons parviennent à s’échapper de sa bouche. Sachant ce qu’il l’attend, Chiara prend la décision d’apprendre le langage des signes afin de se faire comprendre par les autres. Son trouble ne la rend pas moins intelligente que les autres, elle réussit parfaitement à écrire. Alors qu’elle fait son entrée dans le milieu scolaire, ce qu’elle redoutait se produit.

Désormais, âgée de dix-huit ans, Chiara subit toujours les humiliations, les coups et les méchancetés de ses camarades de classe. Cependant, après tout cela, la jeune femme parvient tout de même à encaisser avec la tête haute. Ne voulant qu’obtenir son bac, elle se protège derrière une carapace afin de ne pas montrer aux autres sa vulnérabilité. C’est en revenant chaque jour chez elle, après les cours, que Chiara se laisse aller et pleure à chaudes larmes. Tous pensent qu’elle de nature timide… En effet, la jeune femme n’a jamais avoué à un des élèves qu’elle était aphasie. Et si l’un deux savaient, est-ce que cela changerait quoi que ce soit ?

Quand Adriano, un garçon étudiant dans le même établissement scolaire que Chiara, décide d’aller vers elle afin d’apprendre à la connaître, la jeune femme ne peut s’empêcher d’être méfiante. Attentionné, il lui parle comme si elle était une personne normale. Et si sa gentillesse était un peu trop louche ? Pourquoi lui accorde-t-il soudainement son attention ? Est-il franc concernant ses sentiments ?

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, elle est touchante et remplie de douceur. Fluide, on s’accroche à l’histoire comme à une bouée de sauvetage. C’est par le biais de son histoire qu’Audrey est parvenu m’atteindre. Beaucoup d’émotions. Lecteurs et lectrices qui ont le cœur lourd, je vous conseille une montagne de mouchoirs… Juste pour être sûre. Rire. Durant notre lecture, il est facile d’apercevoir l’évolution psychologique des personnages principaux.

Chiara a de fâcheuses tendances qui m’ont données envie de sauter dans le livre pour aller la retrouver. Fuir ses problèmes n’est jamais très sain. Quant à Adriano, son côté impulsif me faisait froid dans le dos. Garder toute cette rancœur en soi risque fort bien d’exploser un jour. Cette partie de lui était comment dire… Détestable. Ce qu’il fait et dit n’est pas totalement en harmonie avec ce qu’il pense. Entre eux, c’était un jeu du chat et de la souris. Chiara et Adriano sont deux protagonistes qui en ont énormément bavés dans leur vie.

Une romance… Non. Un diamant brut qui a su me démontrer que l’avenir n’est pas totalement écrit noir sur blanc. Que l’espoir est comme le bourgeonnement d’une fleur. Graduel, mais lent. Qu’il faut patienter sans trop se presser. Mais, qu’il faut SURTOUT ne jamais cesser d’y croire. En outre, j’ai lu deux fois de suite ce roman et lorsque j’ai tourné la dernière page pour la second reprise, j’ai ressenti les mêmes sensations que j’avais perçu quand j’ai commencé au tout début. 

Un dernier mot ?

« Les mots silencieux » est une œuvre littéraire qui dénonce le harcèlement tout en parlant d’affection, de différence et de rédemption. De plus, la narration est à une voix, donc on suit le récit à travers les yeux de Chiara. Une belle découverte littéraire. Sans compter que j’ai passé un excellent moment en compagnie de tous ces interlocuteurs. Audrey n’hésite pas à nous lancer quelques phrases ici et par là sur une chose qu’on ne devrait surtout pas oublier. Celle de toujours croire en soi et en l’avenir. Il va sans dire que je vous conseille FORTEMENT cette lecture, j’espère que « Les mots silencieux » vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je souhaite vraiment retrouver la calligraphie et les écrits d’Audrey.

#Sara

Chronique sur Gare aux sentiments de Joséphine LH

Gare aux sentiments

Note : 8/10

« Ce sourire charmeur, qui pointe à la commissure de ses lèvres, mais si je tombe, c’est certain je ne me relève pas.

Il faut vraiment que je me ressaisisse.

J’ai bien vu, quand il est arrivé, qu’il était grand. D’ailleurs, il ne sait pas où mettre ses jambes et par moment, il touche les miennes.

– Désolé, me dit-il.

– Ce n’est pas votre faute, les places sont étroites.

Je suis gênée par son regard insistant, alors comme je ne sais faire qu’une chose avec ma timidité maladive, je baisse la tête vers mon écran mes joues rougissantes et je continue à pianoter. »

Laura & Thierry

Résumé : « Laura, quarante-cinq ans un ado et sur le point de divorcer est un auteur à succès. Elle ne croit plus en l’amour avec un grand A. Thierry tout juste la quarantaine est fraîchement divorcé. Il a deux enfants et avec son ex-femme, ils se partagent leur garde. Puis un jour, un salon, un TGV et leur vie bascule lorsque l’amour leur tombe dessus malgré leur différence d’âge. Vivront-il leur amour au grand jour ? L’amour sera-t-il plus fort que tout ? »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaleureusement ROUGE / NOIRE Éditions pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

N’ayant jamais lu le style d’écriture de Joséphine LH, je ne savais pas dans quoi je m’embarquais… Ceci étant dit, le résumé m’a beaucoup attiré, alors je me suis dit pourquoi pas ?! C’est ainsi qu’à travers les lignes, je suis entré dans l’univers littéraire de l’auteure. Au fil des pages, j’ai appris à concevoir le fait que je pourrais découvrir ses autres écrits. Une idée tentante, vous ne trouvez pas ?! « Gare aux sentiments » est une romance où les passages peuvent être cocasses ou piquants. Pourtant, dans tous les cas, c’était une chouette découverte.

À LA DÉCOUVERTE DU PASSÉ…

À travers quelques sauts dans le temps, Joséphine LH nous démontre ce que Laura a enduré et nous apporte aussi des réponses à nos questions.

Concernant les protagonistes, ils sont diamétralement opposés, mais si attachant à la fois. En effet, les tempéraments de chacun font que les situations deviennent comiques ou quelque peu malaisantes. Rire. Et en toute franchise, c’est ce qui rend l’histoire réaliste et plausible.

Dans « Gare aux sentiments », on fait la connaissance de Laura Carpelli, une femme divorcée de quarante-cinq ans qui élève seule son adolescent de quinze ans, Alban. Écrivaine, elle prend le pseudonyme de Laura Lucky Roy lorsqu’elle fait appel à sa calligraphie. Elle adore imaginer plusieurs univers à la fois et rencontrer ses fans dans les salons littéraires. À ses yeux, son métier est ce qu’elle a de plus précieux et n’hésite pas à s’investir à 200 % pour plaire à son lectorat. Et si un voyage comme les autres devenait une odyssée authentique ?!

C’est en faisant un trajet pour aller en direction d’un salon du livre que Laura fait la rencontre de Thierry, un homme de quarante ans qui rejoint sa sœur à ce même salon littéraire. Papa de deux enfants, il est également en divorcé. Séduite par cet homme qu’elle vient de rencontrer, elle ne peut s’empêcher de penser qu’elle ne pourra pas totalement s’investir totalement dans cette relation par peur d’être de nouveau déçu. Tous les deux charmés par l’un et par l’autre, ils vont entretenir une complicité qui les dépasse. Lorsqu’on vit depuis si longtemps en solitaire, est-ce possible de refaire une vie à deux ?

Quelque fois, il ne suffit qu’une simple attirance ou un battement pour tout changer. Alors, quand le cœur l’emporte sur la raison, est-il trop tard pour revenir à zéro ?

En ce qui concerne le style d’écriture de Joséphine LH, elle est fluide et agréable à bouquiner. On passe définitivement un bon moment et sans compter qu’on ressent plusieurs en même temps. D’autant plus que la couverture est très tendre. Coloré par une couleur chaude, elle attire l’œil et attise sans aucun doute la curiosité. Enfin, c’était mon cas !

DISCUSSION AVEC LES LECTEURS…

Au cours de ma lecture, j’ai remarqué que notre héroïne avait la tendance à s’adresser à son lectorat par le biais de phrases écrites en gras. En effet, on avait l’impression d’être à côté de Laura et de voir ce qu’elle voyait et de percevoir ce qu’elle éprouvée. Au début, cela m’a surprise et puis je me suis rendu compte que c’était un bon moyen pour les lecteurs et lectrices de se sentir plus proche du personnage principal.

Une histoire et un dénouement qui m’ont plu !

Un dernier mot ?

Finalement, « Gare aux sentiments » est une œuvre littéraire qui se lit d’un coup. Un roman simple, certes, mais qui apporte des touches de douceur à plusieurs reprises. Une femme qui vient à peine de se remettre, mais qui garde encore des séquelles. Et un homme attentionné qui priorise toujours les autres individus avant lui-même. Plus on avance dans notre lecture et plus nous avons envie de savoir la fin. Le rythme du livre est rapidement et nous garde en haleine, rien n’est laissé au hasard. Il va de soi que je vous recommande « Gare aux sentiments », j’espère qu’il vous plaira. Pour ma part, je souhaite de nouveau retrouver les écrits de Joséphine LH.

#Sara

Chronique sur La reine des neiges de Simon Rousseau

La reine des neiges

Note : 9,5/10

« Il abandonna le pin déchu et se dirigea vers le campement, quelques centaines de mètres plus loin. Sans savoir pourquoi, il marcha d’un pas plus rapide que d’ordinaire. Il ne se sentait pas bien. Une indicible angoisse s’emparait de son esprit, comme s’il venait de commettre une grave erreur.

C’était quoi, cette odeur ?

Quand il regagna finalement le camp, il confirma à Marcel qu’il avait accompli son devoir, puis s’enferma dans un mutisme absolu. René s’empiffra néanmoins comme jamais, dévorant plus du double de la portion qui le satisfaisait normalement.

La nuit s’avéra plus glaciale que ce qu’avait annoncé la météo. René grelottait dans son lit depuis plus d’une heure, mais ce n’était pas la température qui le maintenait éveillé. Il ne cessait de repenser au grand pin, aux subtils phénomènes ayant suivi sa chute. Cette émanation singulière et fétide, est-ce qu’elle était vraiment liée à l’arbre ? Comment cela pouvait-il être possible ? Et ce froid ? Et cette faim subite ?

Pour une raison qui lui échappait, il regrettait d’avoir coupé ce pin. Il avait la vague impression d’avoir fait une erreur, d’avoir commis un sacrilège… Comme s’il avait coupé plus qu’un simple arbre.

Comme s’il avait libéré quelque chose de l’écorce du pin.

Quelque chose de mauvais. »

René

Résumé : « Fuyez. Elle arrive, elle est tout près. Elle n’épargnera personne. Les arbres tombent, la terre gèle, l’air est infect. Courez si vous ne voulez pas finir six pieds sous la neige. Une adaptation déroutante du fameux conte d’Andersen. Le meurtre immonde d’un prêtre dans un pensionnat autochtone, au début des années 1970. L’inconcevable suicide du grand-père d’une journaliste prête à tout pour faire éclater la vérité. Un chamane amérindien banni de sa communauté, reclus au cœur d’une forêt mystique. Une entité ancienne née du froid et de la famine, prête à rétablir son pouvoir sur son royaume de glace. Une effroyable légende, oubliée de tous. »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaleureusement Simon Rousseau pour la dédicace (elle m’a bien fait rire) ainsi que pour son histoire. Celle-ci m’a glacé le sang jusqu’à la fin.

« La reine des neiges » est le deuxième roman écrit par Simon Rousseau que je lis. Avant de commencer, je ne savais pas à quoi m’attendre… C’est la reine des neiges. Donc, forcément, ce qui nous vient à l’esprit, c’est la même chanson… Libérée, délivrée… Non ! Rire. Non. Simon s’est plutôt inspiré du conte original de Hans Christian Anderson afin de créer sa propre image de la reine des neiges. À mes yeux, je trouve que c’est une bonne idée, car cela ajoute du réalisme tout en étant captivant et imaginatif.

Je l’avoue, je me suis attaché à la calligraphie de l’auteur. D’autant plus qu’il m’a également donné l’envie de découvrir ses autres récits. Je me laisserai sûrement tenter. Loin de l’univers de « Peter Pan », l’écrivain nous entraîne dans un monde où la magie et les légendes règnent. En effet, les passages du texte sont un peu plus sombres et glauques que dans son premier conte interdit. J’ai adoré cette nouvelle version de la reine des glaces !

RESPECTUEUX DE L’ENVIRONNEMENT…

Simon Rousseau, par le biais de son style d’écriture, nous démontre sa belle considération envers la nature. Étant étudiante en biologie (j’adore l’écosystème qui m’entoure), je ne peux qu’être en admiration devant les mots qu’il a choisi afin de faire prendre conscience, aux lecteurs et lectrices, l’importance de la niche écologique.

Dans « La reine des neiges », on fait la connaissance d’Anna, une jeune femme qui étudie en journalisme afin de faire des reportages sur le terrain. Après avoir appris le décès suspect de son grand-père paternel, doit retourner en Abitibi, sa terre natale. Dès son arrivée, Anna y retrouve sa grand-mère ainsi que tous les souvenirs qu’elle avait lorsqu’elle habitait dans le Nord. Toutefois, peu à peu, les questionnements et des doutes commencent à germer dans sa tête. Pourquoi Émilie, son grand-père, a-t-il posé cet acte ? Quelles sont les circonstances de sa mort ? Est-ce réellement un suicide ou est-ce un individu quelconque qui a pris la décision de maquiller le meurtre en autodestruction ? Cependant, plus Anna reste en Abitibi et plus sa curiosité prend le dessus sur la raison.

Prise dans une enquête qui la dépasse, la jeune femme sera confrontée non seulement aux problèmes et aux hostilités qu’engendrent les cultures amérindiennes et les populations « blanches ». Anna arrivera-t-elle à découvrir la véritable raison qui a causé la perte de son grand-père ? Alors que la réalité et les légendes s’entrechoquent, un esprit malin semble prêt à tout pour assouvir sa soif sans fin en tuant toute personne qui se dressera sur son chemin. Parviendra-t-elle à vaincre Elsa, cette entité née du froid et de la famine ?

En ce qui concerne la plume de l’auteur, elle est fluide et addictive. Dès les premières pages, l’écrivain nous emporte dans une toute autre couleur que celle de « Peter Pan ». En effet, « la reine des neiges » est une histoire distincte et magique qui a su m’amener dans les bas-fonds de l’hiver québécois. Horrifique ? Simon Rousseau a de nouveau tenu pari avec ce frisson polaire. Nous sommes tellement loin de l’aventure féerique tenu par Disney. Rire.

À travers « La reine des neiges », l’auteur parvient à dénoncer quelques préjudices environnementaux et les nombreuses situations moraux faites par l’Homme. Autodestructrice, la nature humaine ne cesse de privilégier les plus forts, au détriment des autres. En outres, en alternant du passé au présent, nous comprenons comment certains événements se sont déroulés. Au fil des feuilles, le bouquin parvient à nous tenir en haleine jusqu’à la fin. Une trame bien construite et charnue qui ne possède aucun filtre. Tout comme un squelette humain, chaque description, action ou parole est à sa place. Une terrifiante merveille !

Un dernier mot ?

Finalement, « La reine des neiges » est une œuvre littéraire qui a su me conquérir, malgré mon cœur tendre. Une partie de moi est admirative de tout ce qui touche à l’horreur, donc il était impératif que je bouquine l’alter-ego du conte réalisé par Disney. Une intrigue échafaudée avec brio, des frissons et une calligraphie unique… Un excellent cocktail. Il va de soi que je vous conseille cette lecture, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu. Pour ma part, je compte bien me plonger dans les autres écrits de Simon afin de connaître ces différents univers littéraires.

#Sara

Chronique sur Les Somber Jann tome 4 de Cynthia Havendean

Les Somber Jann tome 4

Note : 13/10

« […]

En me voyant arriver, Jaylen saisit vivement la mâchoire de Georgia d’une main, alors que l’autre pince son nez. Sans possibilité de respirer, elle est obligée d’ouvrir grand la bouche. Je me penche légèrement sur elle pour faire verser le sang. À la seconde où le liquide touche sa langue et se fait engloutir par sa bouche, la femme s’étouffe et son corps est pris de soubresauts. Je n’arrête pas pour autant, je continue de verser le contenu même s’il déborde de tous les côtés de son visage.

—Vas-y, Engy. Encore… s’extasie Jaylen en pressant encore plus fort les joues de Georgia pour éviter qu’elle ferme la bouche.

Quand la femme n’a plus la force de combattre et de bloquer sa gorge, elle relâche les muscles et tout comme l’effet d’un bouchon de bain qu’on retire : le sang passe à la vitesse supérieure dans sa gorge pour aller vers son estomac.

—Attention, c’est le moment de renvoyer ! Recule un peu.

Je ne comprends de quoi il parle, mais j’obéis et les tremblements de la femme sanglée à la table, s’intensifient et sont immédiatement suivis d’un jet de vomissure qui jaillit devant moi ! J’évite de justesse les éclaboussures ! Nous arrêtons tout un instant, la laissant gerber jusqu’à ce que plus rien de sorte de ses entrailles.

Jaylen plonge une main dans sa poche et en ressort une cigarette et un briquet. Il relève sa cagoule, affichant un air détaché face à la souffrance. Ses yeux sont si noirs, qu’ils me percutent de plein fouet. Jaylen est détendu et n’hésite pas à me faire un sourire salace. La fumée de sa cigarette traverse ses lèvres alors que son attention se porte vers notre victime qui a terminé de rendre. Je ne veux même pas imaginer le goût du sang qu’elle a bu, cela me lève le cœur. Cependant, elle ne crie plus. Du moins, elle ronchonne tout en plissant les paupières. Elle ne se sent pas bien et son ventre est du même avis, puisqu’il se met à gargouiller bruyamment. Quelque chose me dit que sa digestion sera atroce dans les prochaines minutes et je n’en ai absolument rien à foutre.

En explorant les traits de Georgia qui dénotent la souffre et l’inconfort, Jaylen se rapproche. Assez pour être qu’à quelques centimètres. Il lui souffle la fumée au visage tout en se délectant du désespoir dans les yeux de la victime.

—Pourquoi… pourquoi vous faites ça ?! bégaye Georgia le visage cramoisi et les larmes inondant ses yeux.

Jaylen fait glisser le dos de sa main sur la joue de la femme, lui essuyant les larmes. Geste qui peut sembler anodin et tendre, mais quand il s’agit de Jaylen et qu’il murmure une menace en même temps, cela est plutôt de mauvais augure.

—Oh… mais on a encore rien fait… Le martyr n’a même pas commencé.

Jaylen abaisse sa cagoule pour couvrir son visage. Il écraser la cigarette sur la joue de Georgia qui lâche nerveusement un cri. Son corps tremblote et encore plus lorsque Jaylen la touche ou l’effleure.

—Laissez-moi partir ! Laissez-moi ! À l’aide ! hurle-t-elle si fort qu’elle me fait tressaillir.

Elle a cette voix tellement aiguë et perçante. Ce cri de la mort qu’on reconnaît juste avant qu’une personne rende l’âme.

—Je lui coupe la langue, bébé ? se languit Jaylen. Si elle pouvait s’étouffer avec son propre sang pour ne plus l’entendre, ce serait bien.

En détaillant la pièce des yeux, je repère des boyaux en plastique transparent et un entonnoir sur une étagère. Voilà qui me donne une idée… Je pars chercher ces objets et de toute évidence, Jaylen devine mon idée.

—Ma superbe petite amie décidera de ton sort, précise-t-il à la femme derrière moi. Et comme tu gerbes ce qu’elle te donne, on va devoir employer les grands moyens. Radical, mais efficace. J’espère que t’as faim.

Je reviens vers la table et Jaylen m’observe avec attention. Je place l’entonnoir au bout du boyau, et l’autre extrémité se dirige vers sa bouche, sauf, Jaylen bloque mon élan.

—Ne touche pas à sa bouche. Elle pourrait te mordre jusqu’au sang. Donne.

Il prend le boyau puis en lui agrippant sauvagement la mâchoire, il y ouvre la bouche. La femme se débat de tout son être et piaille sans arrêter. Jaylen continue de lui enfoncer le tube, encore et encore pour s’assurer qu’il descende le plus loin possible.

—Monte sur elle et lève bien haut l’entonnoir, me dicte-t-il.

Je fais ce qu’il dit et grimpe sur la table, enfourche Georgia et en m’asseyant sur son ventre, je lève le boyau dans les airs. Jaylen lâche la femme une fois le tout bien enfoncé dans l’œsophage et en contournant la table de boucher, il me donne la bouilloire avec le sang qui reste à l’intérieur. Partant à la recherche de quelque chose dans son sac au sol, Jaylen trouve ce qu’il cherche au bout de quelques secondes : une bouteille de propylène relié à une torche pour la flamme. Avant de commencer, je l’observe détailler le corps de la femme.

—Qu’est-ce que tu fais ?

—Je vais doubler son châtiment. Juste un peu…

—Tu vas la brûler en même temps ?

—S’il y a bien une chose que j’ai apprise avec les femmes, c’est qu’elles adorent qu’on s’occupe de plusieurs parties de leur corps en même temps, afin de maximiser les sensations. Même la bouche pleine de sang, je veux être en mesure d’entendre ses cris…

Il y a des sous-entendus dans ce qu’il me dit. Ça a une connotation sexuelle. Ah mais bien sûr… comment j’ai pu oublier un instant qu’il récolte une satisfaction érotique dans la barbarie et les images sanguinaires. »

Engy & Jaylen

Résumé : « Halls Borough est une prison pour femmes en Arizona. Ma nouvelle demeure. Malgré les conditions pénibles et cet enfer où la pitié n’existe pas, je sais me faire respecter. J’ai subi assez de violence pour savoir comment survivre dans ces lieux clos.

Quant à Jaylen, d’après les infos, il passe une évaluation psychiatrique à l’institut Panel de David St-Thomerston avant de comparaître devant le juge. Dans cet endroit sous haute sécurité, le psychiatre a révélé publiquement être fasciné par les troubles psychotiques de son patient. Son cas est si lourd qu’il pourrait facilement écoper de la prison à perpétuité, ou pire : la peine de mort, puisqu’elle est encore en vigueur dans cet État.

Jonas et Joshua sont en cavale. Personne ne sait ce qu’il est advenu d’eux. Jaylen m’a promis de me faire sortir de prison, mais c’est impossible. Ce serait de la démence. Une mission suicide… Mais y a t-il seulement une limite à la folie ? »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie Édiligne pour m’avoir offert le quatrième tome de la saga « Les Somber Jann » ainsi que de leur confiance en moi. Et merci également à Cynthia Havendean pour la petite dédicace.

Chaud, chaud, chaud… Bouillant même. Vous ne savez pas à quel point, je meurs d’envie de dire des gros mots tellement que cette finale m’a fait littéralement tomber de ma chaise. Une conclusion à la hauteur de la série. Bon, allez, je sais déjà ce que vous allez dire… Comment peut-on tomber amoureuse d’un psychopathe et de deux jumeaux à l’allure angélique, mais au tempérament de démon ? Que voulez-vous… Je suis folle de cette fratrie, ils ne sont pas que des névrosés, à mes yeux, ils sont BEAUCOUP plus que ça.

UN UNIVERS QUI M’A TANT REGRETTÉ…

Le meilleur de tous ? Définitivement. Lorsque j’ai commencé ma lecture, j’ai été plus que ravie de retrouver le style d’écriture de l’auteure. En effet, Cynthia Havendean, à l’aide de ses histoires, a fait en sorte que je devienne accro à sa calligraphie et à son imagination (tout aussi sadique que bouleversant). Cependant, quand mes yeux se sont pris de nouveau dans cette spirale infernale, qu’est « Les Somber Jann », c’est à cet instant que j’ai compris combien ce monde glaude et sanglant m’avait énormément manqué.

À travers les différents récits de l’écrivaine, j’ai réussi à apercevoir de nombreuses facettes de sa personnalité. Vous savez ce que l’on dit, un(e) auteur(e) laisse toujours un part de lui-même dans chacun de ses œuvres littéraires. Et c’est ce que j’ai ressenti en bouquinant la saga « Les Somber Jann ».

DES PERSONNAGES DRASTIQUES, MAIS PLUS APPROFONDIS…

Jonas et Joshua restent tous les deux égaux à eux-mêmes, toutefois, d’après moi, les interlocuteurs qui ont le plus évolués sont Engy et Jaylen. Au niveau de l’héroïne, elle est devenue une femme forte et fougueuse qui a pris la décision de refouler ses émotions afin de devenir la personne qui se tiendra aux côtés de Jaylen. La complice parfaite, Engy est prêt à tout pour protéger sa famille, elle pourrait même mourir pour les trois frères. Les jumeaux et Jaylen ont tués l’innocence de la jeune femme, mais ils ont gagné une famille complète et indestructible. Quant à notre psychopathe favori, il prend désormais conscience de plusieurs choses qui avant ne l’intéressaient pas. Après avoir tant fait, il espère que sa vie va changer pour le mieux.

Néanmoins, une famille aussi farouche que les Jann a-t-elle la chance d’obtenir également sa fin heureuse ? Alerte, spoiler… On pourrait dire que c’est le secret ultime. Pourtant, je ne vous le dirai pas (MOUHAHAHAHAHA), c’est à vous de le découvrir. Croyez-moi sur parole quand je vous dis que cette aventure en vaut LARGEMENT le détour. Elle en vaut tellement !

Dans le quatrième volet de la série « Les Somber Jann » (je ne vous en dirai pas beaucoup, promis), on retrouve, d’une part, Engy qui, suite à la conclusion du troisième tome, se retrouve à Halls Borough, un centre carcéral pour femmes. N’ayant pas d’autres choix que se battre afin de se faire respecter, afin de rester en vie, Engy ne doit pas laisser ses émotions l’affaiblir. Surtout pas maintenant, pas dans ce milieu où la simple faiblesse humaine pourrait vous coûtez votre place. Secrètement, elle ne perd pas espoir qu’un jour l’homme qu’elle aime la fera sortir de prison. Chaque jour, chaque nuit, elle ne pense qu’à cela. Une promesse en l’air ou est-ce la vérité ?

D’autre part, on rejoint Jaylen lors de son isolement à l’institut Panel de David St-Thomerston, un asile psychiatrique. Enfermé dans cet endroit afin de prévenir ses crises psychotiques et sa démence en attendant sa comparution devant le juge, il n’arrive pas à tenir en place. Inquiet pour ses frères et sa petite chose, il essaie à maintes reprises de s’enfuir, mais sans succès. Cependant, quand une opportunité s’offre à lui, Jaylen se surprend à y penser sérieusement si ce qu’il demande est accepté. Ne vient-il pas de faire un marché avec le diable ? Reverra-t-il sa famille de nouveau réunie ?

En parallèle, on suit également la fuite de Joshua et Jonas qui malgré les circonstances essaient de dissimuler afin d’offrir à Jaylen et Engy une porte de sortie. Les retrouveront-ils vivants ?

En ce qui concerne la calligraphie de Cynthia, elle est toujours aussi ensorcelante et fluide comme de l’eau de roche. Les yeux ne font pas que bondir sur les mots, ils s’en imprègnent. Dès les premières pages, on entre directement dans le vif du sujet. Dans cet opus final, Cynthia a mis beaucoup de moment où l’action et le sang est au plus haut. Pour les cœurs sensibles, je ne vous recommande pas cette lecture, vous risquez de ne pas tenir jusqu’au bout.

UNE INTRIGUE TOUT AUSSI PRENANTE QU’AU DÉBUT…

La trame est bien ficelée, on embarque dès les premières feuilles dans cette nouvelle aventure. Descriptions, descriptions après descriptions, Cynthia parvient à y ajouter de nombreuses péripéties et scènes de meurtre et de torture. Rire ! C’est si réaliste que s’en est troublant. Je ne vous cache pas que ce tome est le plus angoissant et macabre des quatre. Certaines scènes me donnaient la chair de poule tout en me fascinant.

Mon dieu, je ne devrai pas dire cela ! Rire. C’est ce qui se produit lorsque nous sommes confrontés à la série « Les Somber Jann » ou à la plume de l’auteure. Que ce soit l’un ou l’autre, les deux nous transforment mentalement. Tout comme les interlocuteurs, nous évoluons avec eux, à leur contact.

Un dernier mot ?

Le quatrième volet de la série « Les Somber Jann » est une finale explosive et enivrante. La question qui se pose lorsqu’on débute notre lecture, c’est si les Jann, une famille de tueur en série et de psychopathe auront droit à leur fin heureuse. Qui sait ?! N’étant pas un roman à l’eau de rose, forcément, vous ne retrouverez pas des petits instants mignons comme on voit dans les films ou les romances. Rire, rire. Non ! Disons plutôt que transpiration, peur, angoisse, rire et des « Hahaha, voilà, bien fait pour toi. Tu as eu ce que tu méritais. » seront au menu. Alors, si vous n’avez pas encore commencer les quatre tomes… Sacrilège. Rire. Il va de soi que je vous conseille FORTEMENT ce bouquin, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara