Chronique sur Is It Love ? – Gabriel d’Angel Arekin

Is it love tome 1

Note : 9/10 

« Je me positionne devant son réservoir, les poings sur les hanches, bien décidée à lui rendre la vie difficile. Il relève les yeux sur mon visage comme s’il me découvrait, alors qu’il vient tout juste de m’adresser la parole. 

— Qu’est-ce que vous fabriquez exactement ? 

— Je veux que vous bougiez votre voiture ! 

Il humecte ses lèvres d’un coup de langue, puis pousse un soupir irrité. 

— J’aimerais que vous bougiez vos fesses de devant ma voiture. 

— Non ! 

— Comment ça « non » ? 

— Visiblement ce n’est pas un mot que vous connaissez. Je répète peut-être ? J’ai dit : non, je ne bougerai pas tant que vous n’aurez pas déplacé votre véhicule et patienté comme tout le monde. 

Il jette un coup d’œil en direction de la file de voitures avant de revenir sur moi. Il repose la pompe sur son loquet, puis s’avance d’un pas, sûr de lui. Je comprends aussitôt qu’en effet, cet homme ne doit pas être habitué à ce qu’on refuse de lui obéir ou, globalement, à ce qu’on se refuse à lui. Je déglutis, un peu nerveuse tout à coup. Je ne sais pas ce que je suis en train de foutre, à part perdre du temps avec un individu qui se croit tout permis parce qu’il possède de l’argent. Mais ça pourrait tout aussi bien être un fou furieux armé d’un couteau sous sa jolie veste Armani. Nous sommes à New York. Qu’est-ce qu’il me prend d’agir avec autant d’impulsivité ? 

Il pose la main sur la carrosserie de la Berlinetta, à quelques centimètres de mon épaule. Un courant électrique me percute avec violence lorsqu’il me frôle. À travers le verre fumé de ses lunettes, je devine un regard amusé et inquisiteur. Il s’approche si près de moi, ramenant son buste contre le mien que je suis à deux doigts de pousser un hurlement et de le rejeter en arrière… et de me sauver aussi. Il inspecte mon visage sans aucune vergogne, et un sourire ourle ses lèvres. Quand il a terminé son examen, je n’ai pas bougé d’un iota, bien campée sur mes pieds. Cependant, les clients de la station-service commencent à s’impatienter et jouent du klaxon. Il me lance alors d’une voix basse, aux intonations rauques et brutales : 

— Poussez votre joli petit cul de là. 

Une vague de rage m’envahit aussitôt. Je serre les dents, puis décrispe la mâchoire. 

— Non. Vous croyez pouvoir tout vous octroyer ? 

— Vous croyez parvenir à me faire bouger ? 

— Je raye votre putain de voiture, si vous ne la déplacez pas. 

Je tends sous son nez mon porte-clés, prête à en découdre et à bousiller une peinture hors de prix. 

— Je doute fort que vous ayez les moyens de payer les frais d’un avocat, si vous tentez une telle expérience. 

Il désigne du menton ma vieille voiture. 

— C’est tout ce que vous proposez pour vous défendre : appeler votre avocat ? Quel courage ! rétorqué-je en battant des mains, le forçant à reculer légèrement, hors de mon espace vital. 

Cette fois, un sourire moqueur s’esquisse sur ses lèvres. Des lèvres plutôt agréables d’ailleurs, mais je suis trop énervée pour m’attarder sur les détails. 

— Si je vous touche, c’est vous qui risquez d’appeler le vôtre. 

— Je ne suis pas si faible, monsieur Berlinetta. 

Il lâche un rire, manifestement surpris que je connaisse la marque de sa voiture. 

— Intéressant. Mais nous sommes dans une impasse, me semble-t-il. Grâce à vous, nous perdons un temps précieux tous les deux. Les gens s’impatientent. Je ne bougerai pas ma voiture avant d’avoir fait le plein et vous ne bougerez pas cette magnifique silhouette qui me bouche la vue. 

Intérieurement, je fulmine, mais j’essaie de garder mon sang-froid, sinon je risque de lui faire bouffer sa cravate. Cette journée a vraiment mal démarré. 

[…]  

Du bout du doigt, il relève ses lunettes sur son crâne et plonge au fond des miennes des prunelles telles que je n’en ai encore jamais vues : un mélange d’azur et d’émeraude, semblable aux eaux translucides de la mer des Caraïbes. Sous le coup de la surprise, je suis saisie par leur beauté peu commune et par le magnétisme qu’elles dégagent, comme s’il n’était pas possible d’en réchapper. Je me noie dans les yeux de cet arrogant personnage sans me débattre. Mon pouls devient complètement chaotique. La mer des Caraïbes regorge de requins mais, pendant un bref instant, je l’oublie complètement, fascinée par les stries azurées de ses iris. Cependant, leur couleur ahurissante ne retire en rien cette lueur moqueuse qui les embrase, tandis qu’un sourire de plus en plus charmeur et sarcastique étire ses lèvres, ce qui me ramène brutalement à la réalité. » 

Ashley & Gabriel 

Résumé : « Alors qu’Ashley se rend à la tour de la Carter Corporation pour son premier jour de travail, elle se heurte à un séduisant et hautain mâle new-yorkais qu’elle rembarre sèchement.  

Malheureusement pour elle, cet homme n’est autre que son supérieur au sein de la société. Arrogant et manipulateur, il prend dès lors un malin plaisir à maintenir un doute sur son avenir à Carter Corp.  

Mais c’est sans compter le caractère fougueux d’Ashley, peu décidée à se laisser malmener sans broncher. Un duel s’instaure, où se mêlent désir et bonnes reparties. Lequel des deux poussera l’autre à la faute ? Qui succombera le premier ? » 

Mon Avis 

Pour commencer, je voudrais remercier Hugo New Romance Québec, mon partenaire littéraire, pour l’envoi du service presse ainsi que leur confiance en moi.  

Sachez que cette histoire est l’exact réplique du jeu Is It Love ?, sauf le caractère de l’héroïne. En effet, sur la plateforme, elle manque vraiment de tempérament et dans le roman, c’est une tigresse de la Savane. Méchant changement, n’est-ce pas ? Mais, entre vous et moi, ce n’est pas le jeu concernant Gabriel qui me plaît beaucoup, il est comment dire… Un peu trop cliché. Cependant, le récit est une autre chose. Rire. C’était une belle découverte, je compte évidemment suivre les autres tomes de la série afin de connaître Matt et Ryan.  

Sans aucun doute, ce ne sont pas les secrets et les tromperies qui manquent. En plus de cela, la jalousie de certaines horribles personnes pourrait entraîner une situation potentiellement explosive. Toutefois, le pourquoi du comment, cela sera à vous de le découvrir au fil des pages. Mmm… Mettez plusieurs gouttes de sensualité, de plaisanterie, de passion et de personnages tout aussi captivants que désagréables, mélangez le tout et vous obtenez… « Is It Love ? – Gabriel ».  

D’un côté, je connaissais parfaitement la plateforme de jeu compte tenu du fait que j’ai déjà joué à celui sur Gabriel. D’un autre côté, étant donné que je n’avais jamais lu la calligraphie d’Angel Arekin, je ne savais pas si j’allais apprécier ou au contraire… Malgré le fait que le jeu et l’histoire soient semblable, comme je l’ai écrit plus haut, j’ai la sensation que l’auteure a beaucoup travaillé son texte en y posant sa signature à chaque ligne. À vrai dire, cela se sent durant toute la lecture du roman. Et c’est pour cela qu’Angel est parvenu à m’embarquer tête baissée dans le premier opus de Carter Corporation.  

DES PROTAGONISTES RÉALISTES ET FAILLIBLES…  

Et ouais ! Rire. L’écrivaine a réussi une intrigue bien à elle, en y incorporant des détails essentiels dont des héros et héroïnes incertains et brisés par la vie. Sans parler des nombreux obstacles qui vont tout faire pour séparer le couple central du livre. C’est le meilleur moyen de savoir si leur amour pour l’un et l’autre est aussi sincère qu’ils le prétendent.  

Dans « Is It Love ? – Gabriel », nous faisons la connaissance de Ashley, une jeune femme qui suite à une panne d’essence se voit obligé de se diriger vers une station de carburant. Malheureusement, pour elle, Ashley se fait voler sa place par un homme qui se croit tout permis. Ne pouvant pas se permettre d’être en retard à son premier jour au boulot, elle n’hésite pas à lui rentrer dedans afin de lui montrer sa façon de penser. Néanmoins, la jeune femme va se sentir attiré par cette tempête de neige aux yeux bleus comme l’océan. Ainsi, lorsqu’elle parvient enfin à se débarrasser de cet homme, plusieurs autres situations successives, dès sa première journée à New York, ne cessent de se dérouler. Pourquoi cette ville s’acharne-t-elle sur elle ? Alors qu’elle arrive, finalement, à son boulot, Ashley fait la rencontre de Lisa, une employée pétillante et souriante qui deviendra très vite un(e) de ses plus proches ami(e)s.  

Malheureusement pour la jeune femme, quand Lisa accoste deux managers de l’entreprise, Ashley se rend compte que l’inconnu, froid comme la glace, de la station d’essence se retrouve devant elle et semble être… son nouvel administrateur, Gabriel Simons. Anxieuse, il montre un silence évident en jetant un doute sur son éventuel emploi. Cependant, au fil de leur rencontre, un jeu du chat et de la souris s’installe entre eux. La jeune femme ne cesse de rejeter les avances de son patron pour cause hiérarchique, mais Gabriel ne l’entend pas de cette manière. Ashley succombera-t-elle au charme irrésistible de ce tombeur de femmes ? Quant à Gabriel, se laissera-t-il attendrir par la beauté de son amante ? Et lorsque l’infidélité et ses anciennes relations de Gabriel reviennent subitement, sa relation amoureuse est mise en péril… Parviendront-ils à passer par-dessus cela ? Leur amour sera-t-il suffisant ?  

En ce qui concerne le style d’écriture d’Angel Arekin, elle est fluide et addictive. Malgré la certaine forme de banalité, on s’accroche au fil des chapitres, car les mystères et les révélations n’arrêtent pas de sortir de partout, comme des poupées russes. Mmm… C’est une mauvaise comparaison, mais vous voyez ce que je veux dire ?! L’histoire est prenante et à travers les pages, on se laisse happé par la calligraphie de l’auteure. Au niveau de la narration, on suit les pensées de Gabriel et d’Ashley, ce qui nous permet de savoir ce que l’un pense de l’autre. Et je dois vous dire que lors de leur première rencontre, Ashley n’est pas allé de main forte, ce qui m’a bien fait rire parfois.  

Purée de pommes de terre, j’avais l’impression d’assister à une série télévisée à laquelle tous les coups sont permis. Honnêtement, je me suis régalé, il ne manquait plus que du popcorn pour accompagner ma lecture. Rire. Ce duo que forme Gabriel et Ashley est littéralement explosif. Lui, c’est littéralement l’ère glaciaire sur pattes (clin d’œil à la saga de films Ère de glace) et elle, c’est le désert de Lut en Iran. Mais, ne dit-on pas que les opposés s’attirent ? Intéressant, je n’ai pas décroché mes yeux de ma lecture. 

Un dernier mot ?  

En fin de compte, « Is it love ? – Gabriel » est une œuvre littéraire qui nous entraîne dans une histoire où certains secrets peuvent mener vers la fin d’une relation. Si vous envie de tenter l’expérience, laissez-vous ensorceler par le style d’écriture de l’auteure ainsi que par cette fougueuse paire. Élémentaire, cette histoire, sans prise de tête, est facile à bouquiner. Entrez dans la danse avec ce premier tome et continuer cette aventure en découvrant les jeux proposés sur les nombreuses plateformes de « Is It Love ? ». Il va sans dire que je vous recommande ce roman, j’espère qu’il vous plaira. Je compte bien lire les autres publications de l’écrivaine.  

#Sara

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Chronique sur Amoureuse du diable écrit par Alexandra Lanoix

Amoureuse du diable

Note : 10/10 

« C’est Watts ! Putain ! Que fait-il ici ? N’a-t-il pas eu mon message ?  

— Mademoiselle Marchal, se lève-t-il en me tendant la main. Nous n’avons pas été présentés, je suis Léo Watts. Je fais de même et lui donne la mienne après m’être libérée de mon verre.  

— N’avez-vous pas eu mon message hier soir ?  

— Si, les deux en fait, mais je souhaitais vous parler en personne. À défaut d’un dîner, prenons le petit déjeuner ensemble ?  

— J’ai l’impression que vous ne me donnez pas trop le choix.  

— Je suis ici, vous aussi, cela serait idiot de ne pas faire connaissance.  

Ce genre de types n’aime pas qu’on leur dise non, et moi, je déteste qu’on m’impose des choses. Je m’installe en face de lui en espérant qu’une fois qu’il aura eu sa discussion, il me lâchera la grappe. » 

Lilly & Léo 

Résumé : « Lilly s’octroie quelques jours de congé bien mérités à Monaco. Elle a économisé plusieurs mois sur son salaire de caissière pour s’offrir ce voyage : un break avec sa vie actuelle et… sa vie d’avant. Durant son séjour, elle croise la route de l’homme d’affaires Léo Watts, mais cette rencontre va lui valoir toute l’attention d’Interpol, qui lui demande d’infiltrer le cercle très fermé du richissime businessman. Acceptera-t-elle de jouer les taupes auprès de cet homme qui est loin d’être un ange ? » 

Mon Avis 

Pour commencer, je remercie chaudement Alexandra Lanoix, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse et pour sa confiance en moi et en mon blogue.  

Oufff… Non d’un épi de maïs, j’ai vraiment cru que j’allais mourir avant de connaître la fin. Cette lecture était si stressante que j’avais vraiment l’impression de sentir mon cœur sursauté. Toutefois, étant donné que je connaissais la calligraphie de l’auteure, je savais déjà à quoi m’en tenir. Encore une fois, la romance d’Alexandra m’a happée jusqu’à la dernière page. De plus, lorsque je suis arrivé à la conclusion, j’ai cru réellement que c’était une blague ou encore que, sans le savoir, j’avais sauté un chapitre… Mais, non ! Rires. Enfin bref, j’ai passé un bon moment en compagnie de ces nombreux protagonistes.  

UN MÉLANGE PARFAIT D’ACTION ET D’ADRÉNALINE…  

« Amoureuse du diable » est une histoire qui nous embarque dans une aventure aussi rapide et dangereuse qu’une voiture de course. En lisant, j’avais également la sensation d’être dans un des films de la série Fast and Furious. Au niveau de l’intrigue, Alexandra est parvenue à la ficelé tout en y ajoutant des obstacles assez difficiles par ici et par là. Une chose est certaine, ce n’est pas les nombreuses péripéties qui manquent. En effet, il y en a tellement qu’on ne sait pas où donner de la tête. L’écrivaine nous tourmente l’esprit… Sans compter qu’elle nous tient aussi en haleine, on ne sait jamais si les personnages principaux vont survivre ou non. 

DEUX PERSONNES QUI N’AURAIENT JAMAIS DÛ SE RENCONTRER ET POURTANT…  

Le hasard fait bien les choses, vous ne pensez pas ?!  

Dans « Amoureuse du diable », on fait la connaissance de Lilly, une jeune femme qui travaille comme caissière. Rêvant de se prélasser au soleil, elle a économisé durant plusieurs mois afin de s’offrir un voyage à Monaco. Désormais loin de son emploi, de ses problèmes financiers et des complications concernant sa mère, elle profite du temps merveilleux pour se requinquer émotionnellement. Enfin, c’est ce qu’elle croyait… Cachant un secret qui la ronge depuis si longtemps, elle essaie de ne pas le chuchoter d’oreille en oreille. Anciennement pilote de voiture de NASCAR, elle a dû quitter ce milieu qui la passionnait afin de fuir ce qui lui est arrivé et ce qu’elle a provoqué. Néanmoins, Lilly montre peut-être, aux yeux de tous, une facette de femme vulnérable et blessée, mais derrière cette protection se cache une personne pleine de caractère. Fonceuse, la jeune femme n’hésite pas à dire tout ce qui lui passe par la tête. Aucun filtre. Sa rencontre avec Léo fera ressortir, de manière dominante, son tempérament de lionne. Difficile à conquérir, elle ne se laisse pas éblouir par le charisme et l’argent de ce mystérieux homme. Cependant, Lilly sera embarquée, malgré elle, dans une stratégie qui la dépasse. Arrivera-t-elle à acheminer cette mission qui lui a été donné ? Ou se retournera-t-elle contre eux suite à de nombreuses révélations qui sont accessibles à tous ?  

Léo Watts est un homme d’affaires trempant, de la tête aux pieds, dans des magouilles vraiment pas nettes. Manipulateur, il réussit parfaitement à s’évader des mailles du filet posé par les forces de l’ordre. Comment ? En faisant toujours en sorte d’avoir plus d’un coup d’avance sur eux. Organisé et pointilleux, il parvient toujours à conclure de bonnes affaires et à conclure lorsqu’un client ne rembourse pas sa dette. Aussi discret, il préfère ne pas s’attacher et profite de la compagnie des femmes. Mais, cela, c’était avant qu’il rencontre Lilly… Lorsque Léo pose les yeux sur elle, il perçoit qu’elle est celle qu’il lui faut. Que Lilly est la femme qui n’aura pas peur de lui. Sans aucun doute, Léo sait que cette force de la nature est son égal. Au fil de leur rencontre, les barrières protectrices qu’ils s’étaient forgées vont se dissiper peu à peu. Derrière ce masque se cache un homme vulnérable qui craint de s’attacher à une personne particulière. Possessif, il peut aussi réincarner le Diable en personne si on s’approche un peu trop près de ce qui lui appartient. Ayant vécu dans l’obscurité, se pourrait-il que Léo ait enfin trouvé son éclat de lumière ? Parviendra-t-il à protéger Lilly de son univers ?  

En ce qui concerne la plume d’écriture, elle est fluide et agréable à bouquiner. Addictif, on entre directement dans le vif du sujet. Alexandra est parvenu à me surprendre durant toute ma lecture. J’ai vraiment aimé « Amoureuse du diable ». La romance entre Léo et Lilly est périlleuse tout en étant touchante. Ensemble, ils forment un chouette duo infernal. Lors de leur moments intimes, je me suis dit que l’amour peut nous rendre complètement dingue, nous poussant ainsi à faire des choses qu’on ne ferait pas habituellement.  

ET POUF, CETTE HISTOIRE ÉTAIT INCROYABLE !  

Au niveau des interlocuteurs, on suit leur évolution psychologique de chapitre en chapitre. Certains changent radicalement. Dans ce roman, les secrets ne cessent de virevolter tout comme les vérités. L’écrivaine attise notre curiosité sans aucune limite. « Amoureuse du diable » est un récit à lire sans aucune modération. Une conclusion qui m’a chamboulé et pourtant, elle semble vraiment approprier selon moi.  

Un dernier mot ?  

Une œuvre littéraire affolante remplie de péripéties et d’obstacles. J’ai également apprécié les personnalités de Léo et Lilly, ils se complètent mutuellement. Aussi intense que passionnante, « Amoureuse du diable » nous plonge dans les abysses de l’amour et de l’enfer. Reprendre son souffle est pratiquement impossible. Le style d’écriture de l’auteure est coulant et palpitant, on ne voit absolument pas les pages défilées. Un cocktail massif de sensations fortes où l’attraction et le danger n’arrêtent pas de se côtoyer constamment. À croquer sans hésiter ! Je vous recommande cette histoire. Pour ma part, je continue de suivre les publications Alexandra Lanoix, elles en valent la chandelle.  

#Sara

Chronique sur Bad Love de Nelly M.C

Bad Love

Note : 10,5/10 

« Je dois être maudit, ce n’est pas possible. Allez réveille-toi Justin, ce n’était qu’un simple cauchemar, Léna n’était pas là il y a cinq minutes et elle ne vient pas de te quitter sur un coup de tête. Et pourtant, quand je regarde la femme que j’aime partir, en pleurant, avec Cameron, vers sa voiture je dois me faire une raison, cette scène vient réellement de se produire. 

—  Non, ça ne peut pas se finir comme cela, me chuchotai-je à moi-même. 

Je secoue la tête et cours vers eux hurlant le prénom de Léna, quand je vois qu’elle s’apprête à monter dans le véhicule avec l’aide de Cameron, j’accélère et arrive de justesse devant eux mais je suis vite arrêté par Cameron.

—  Non Justin. Tu en as fait assez, dit-il la mâchoire serrée.

Je ne l’écoute pas et essaye d’atteindre Léna qui reste derrière Cameron sans rien dire.

—  Léna, s’il te plaît tu as dit ça sous la colère. Tu ne peux pas envisager de mettre fin à notre histoire sans raison valable.

Elle me regarde sans émotion sur le visage et s’approche de moi, dépassant Cameron.

—  Alors explique-toi Justin. Dis-moi qui est cette fille, dis-moi ce que tu faisais avec elle, peut-être que là, j’aurais une putain de raison ! 

Elle me regarde attendant une réponse mais je bloque, je ne peux pas lui dire. Voyant que je ne réponds pas, elle me pousse brusquement de ces deux petites mains. 

—  Explique-moi Justin ! Je ne demande qu’à comprendre ! » 

Justin, Cameron & Léna 

Résumé : « Il est revenu.  

L’homme que Léna ne pensait plus jamais revoir, revient dans sa vie plus déterminé que jamais. Il va tout détruire sur son passage en semant le doute dans leurs esprits. Mais il va surtout faire éclater la vérité.  

Les Dangers devront être deux fois plus prudents car son retour n’est pas sans raison.  

Son seul but : Détruire les Dangers et récupérer ses enfants. »  

Mon Avis 

En premier lieu, je remercie Nelly M.C, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce troisième tome ainsi que pour sa confiance envers moi et mon blogue.  

Comment décrire cette suite sans être trop vulgaire ? Mmm… Non, je rigole. Ou pas. Rire. Vu l’heure, merci décalage horaire entre mon petit coin de pays et le reste du monde, je crois que ma sévérité est partie dormir dans un coin sombre de mon esprit. Donc, veillez m’excuser si je lance quelques petits trucs rigolos ici et là… Enfin, maintenant que je le dis, c’est toujours plus drôle dans ma tête que lorsque je le dis ou écrit… Rires !  

Heu… Où en étions-nous ? Bon, allez, on ne s’égare pas. En même temps, avec une série pareille comme « BAD », on n’a pas vraiment envie d’aller voir ailleurs. Je dois vous avouer qu’après ma lecture du troisième opus, celui-ci est passé en tête du classement. Il est devenu littéralement mon préféré. Toutefois, je garde tout de même en mémoire qu’il me reste encore le quatrième et cinquième tome, donc cela peut encore changer. Je ne promets rien ! Il va sans dire que « BAD » est une saga à bouquiner sans modération.  

UN SCÉNARIO PLUS FICELÉ ET ATTISANT QUE LES PRÉCÉDANTS…  

C’est ce qu’on appelle mettre le feu, non ? Une phrase parfaite pour décrire tout ce qui se produit dans ce roman. Au fil des tomes, j’ai remarqué une grande évolution au niveau de l’histoire et concernant la calligraphie de l’auteure. On y perçoit plus de maturité. De plus, l’intrigue est plus complexe et consciencieuse. À l’échelle de l’action et du suspense, ceux-ci sont toujours aussi présents. À travers les pages, on sent que la fin est proche, que la guerre entre les clans atteint son point d’éminence. Pourtant, qui entre les Reds et les Dangers en ressortira vainqueur ? C’est une question qui ne cesse de m’émoustiller depuis le début de la saga. La réponse se cache forcément dans le dernier tome, pourtant, on ne sait jamais ce qui peut se produire.  

Dans le troisième tome de « BAD », Léna et Cameron retrouvent une personne, de leur passé, qui ne croyait jamais revoir. Se présentant face à eux, il dévoile également sa véritable identité. Une simple coïncidence ? Pourquoi maintenant ? Cette troublante réapparition n’est pas absolument pas le fruit du hasard… C’est en découvrant son but ultime que Léna, Cameron ainsi que le reste de leurs amis prennent la décision de toujours rester ensemble afin de se soutenir et se protéger mutuellement de leur ennemi. Toutes les stratégies sont bonnes pour dissoudre ce lien indestructible qui les unissent. Cet individu parviendra-t-il à ses fins ? Alors que la complicité amoureuse de certains couples se retrouve fragilisé, les Dangers devront faire en sorte de toujours avoir un coup d’avance, sinon cela risque fortement de causer leur perte. Néanmoins, une occasion spéciale provoquera grandement la colère de ce mystérieux inconnu, l’amenant ainsi à mettre son plan en exécution plus vite que prévu.  

DES PROTAGONISTES PRINCIPAUX PLUS RAISONNABLES…  

En effet, en ce qui concerne Léna, elle voit clairement son changement d’attitude. Elle n’est plus la même personne qu’elle était dans le premier tome, d’une certaine façon, les événements ont accélérés sa maturité. Sans aucun doute, la jeune femme a plus confiance en elle et en ses capacités. Protectrice, elle n’hésite pas à une seule seconde à protéger sa famille lorsque des obstacles mettent leur existence en danger. Cependant, je ne crois pas qu’elle a été réellement préparer au retour de cette personne dont elle était si proche durant son enfance. Mais, le temps n’est définitivement pas de son côté, Léna doit faire un choix. Lui ou sa famille de cœur…  

À propos de Justin, je vous avoue que j’ai beaucoup douté de lui et de ses décisions. Dans cette suite, le jeune homme se montre très distant envers Léna et ses amis. Pour quelle raison agit-il ainsi ? Secret, Justin pose des actions sans le dire aux autres membres du groupe. J’ai l’impression qu’il était présent sans être là… Par contre, on comprend au fil des pages, que sa petite bulle voilée cache une explication.  

GARNIE DE CONTRECOUP, IL NOUS TIENT EN HALEINE JUSQU’À LA DERNIÈRE PAGE…  

Relatif au style d’écriture de l’auteure, comme je l’ai dit un peu plus haut, je l’ai trouvé plus mûr. Également fluide, on se lance dans ce troisième tome sans savoir ce qui va se produire. Tous les coups sont permis, n’est-ce pas ? Encore une nouvelle aventure qui a su me captiver lors de ma lecture et me faire frissonner lorsque je lisais quelques situations. En outre, il y a aussi un passage en particulier qui m’a bien fait rire. Disons simplement, qu’il l’a bien cherché… Rire ! Quand je suis arrivé à la fin du roman, j’ai cru que je rêvais, que ce n’était pas possible que cela se termine ainsi. Sans tarder, je me suis empressé d’écrire à Nelly pour lui dire ma façon de penser…. MOUHAHAHAHAHA.  

Un dernier mot ?  

« BAD » est une saga qui ne cesse de m’impressionner à chaque tome. Je suis impatiente de découvrir ce quatrième opus. Aussi, je suis curieuse de connaître ce que l’auteure nous a confectionné pour le reste du déroulement de l’histoire. D’autant plus que j’ai également passé un excellent moment en compagnie des Dangers. Passionnant, c’est un réel régal pour les yeux. Nelly m’a leurré du début jusqu’à la fin, elle nous laisse en tête une montagne de questions concernant l’avenir des personnages. En publiant ce troisième tome, l’écrivaine nous a carrément lancé une bombe atomique à la figure. D’après moi, ce petit groupe n’a pas fini d’en baver selon ce que j’en sais. Évidemment, à chaque opus, on monte d’un cran. Les obstacles sont de plus en plus difficiles à éviter. Il va sans dire que je vous recommande ce récit, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Bien entendu, je compte bouquiner la suite de la série « BAD » afin de savoir la conclusion finale.  

#Sara

 

Chronique sur Innocence Condamnée de Charlie Genet

Innocence Condamnée

Note : 9,5/10 

« L’atmosphère de la pièce est devenue lourde. Les pupilles bleues de Roxanne ont viré à l’orage et son visage est fermé. J’ai l’impression d’être une souris prise au piège par une chatte en pleine chasse. Ou plutôt un rat, un rat pouilleux qui vient de provoquer la mort en face. 
– Je ne vais le demander qu’une seule fois, et vous allez me répondre avec sincérité, sinon… 
– Sinon quoi ?  
Merde ! Pourquoi ne sais-je pas fermer ma gueule ? Je continue de la défier. Ce petit bout de femme est peut-être d’apparence inoffensive, mais mon instinct de survie me dit de ne pas me fier à mes yeux.  
– Sinon, je pourrais bien me montrer très convaincante. 
Des scènes torrides me viennent en tête. 
– Pas de cette façon, Butler ! gronde-t-elle. Dois-je vous rappeler qu’à part moi, personne ne veut de vous vivant ?  
Elle est si sexy lorsqu’elle est en colère, j’aimerais la serrer contre moi, détacher sa chevelure rousse et l’empoigner pour l’embrasser. Je suis un grand malade, je pense à la baiser, alors qu’elle me menace. Je déglutis, si je veux qu’elle croie en mon innocence, je dois être honnête avec elle et ça commence par lui dire ce que je pense avoir vu et arrêter de fantasmer en sa présence !  
– Je vous ai vue avec Dante Loucas, l’autre jour. 
C’est à son tour d’avoir des problèmes pour avaler sa salive. Une gêne sans nom mêlée de peur traverse son visage. Elle tortille ses mains. Je n’ai donc pas rêvé, elle a des penchants bizarres. 
Elle recule vers son bureau et détache ses cheveux. Elle les ébouriffe pour chasser sa nervosité. Ce geste est si beau, elle est magnifique, envoûtante. J’aimerais tellement contempler ces longues mèches de feu étalées autour de son visage submergé par la jouissance.  
Ce n’est pas possible, je suis un pervers ! 
– Vous n’auriez pas dû voir ça, souffle-t-elle. » 

Roxanne & Zachary 

Résumé : « Enfermé à perpétuité, Zachary doit survivre pour prouver son innocence. La tâche s’avère plus compliquée encore lorsqu’il finit à l’infirmerie, à peine quelques heures après son incarcération.  

Pour Roxanne, vampire centenaire, le poste de médecin au pénitencier d’état de Louisiane n’est pas vraiment une vocation, mais plutôt une nécessité pour mener ses projets à bien. Lorsqu’on lui emmène le nouveau détenu, elle ne se doute pas que son secret va être en danger.  

Entre quête de vérité et vengeance, l’amour a-t-il sa place ? »

Mon Avis 

Pour commencer, je remercie les Éditions Elixyria pour l’envoi ainsi que l’auteure pour la petite dédicace. Un bel achat dont je suis contente d’avoir fait.  

Allons-y, parlons de cette croquante histoire fantastique… Mon dieu, quel mauvais choix de mots, Rire ! Avant d’entamer ma lecture, j’étais déjà très attiré par le résumé et la couverture. Bon, j’avoue les yeux profonds de Zachary ont également fait jouer dans la balance. Mais, ce bleu… OH MON DIEU ! Hum, où en étais-je ? Ah, ressaisit toi… Ça y est ! Mon attirance pour ce récit était plus qu’évident. Sans compter que c’est un genre fantastique, mon premier amour, quoi demander de mieux ?  

Toutefois, étant donné que je n’avais jamais bouquiné les écrits de Charlie Genet, je ne savais pas si j’allais apprécier ou pas. Que voulez-vous, il faut bien se lancer dans la vie ? Et sans réfléchir, c’est ce que j’ai fait. Honnêtement, « Innocence condamnée » est une lecture qui se lit facilement. D’autant plus que la calligraphie de l’écrivaine est captivante. Alors, convaincu ? Rire ! 

Vous savez à peine que j’avais commencé que les pages ne cessaient de défiler aussi rapidement que la vitesse à laquelle Sonic the Hedgehog s’élance. Sans aucun doute, Charlie Genet est parvenu à échafauder une intrigue intéressante où la magie, l’amour, la vengeance se mélangent parfaitement avec le genre fantastique. À travers les lignes, l’auteure nous amène au cœur de Louisiane dans la vie de la Nouvelle-Orléans… Mais, quelle belle métropole, je rêve d’y aller en personne.  

DES PERSONNAGES PRINCIPAUX AUSSI DIFFÉRENTS QUE L’EAU ET L’HUILE…  

Autrement dit, concernant les interlocuteurs, chacun possède son propre caractère et c’est ce qui le rend détestable ou attrayant aux yeux de tous. Certains ont un tempérament rempli d’humour et de bonté… Coucou Zachary. Rire ! Et d’autres sont soient épouvantables ou nébuleux. Un bon mélange ! 

Dans « Innocence condamnée », on fait la connaissance de Roxanne, une jeune femme qui cache un lourd secret. Âgée d’une bonne centaine d’années, elle a été transformée, par Alistair, son créateur, alors qu’elle approchait douloureusement de la mort. Et si leur rencontre n’était un hasard ? Pourquoi l’a-t-il vampirisé ? Ayant appris à contrôler ses pulsions meurtrières et sa soif de sang grâce à l’aide d’Alistair, Roxanne peut désormais vivre dans la société comme une personne normale. Toutefois, au plus profond d’elle, la jeune femme ressent un grand désir de vengeance. En effet, avant sa transformation, un individu malsain lui a subi les pires monstruosités et depuis ce jour, elle n’a plus qu’une idée en tête : le retrouver et le tuer.  

C’est en se retrouvant maintenant dans la ville de la Nouvelle-Orléans à une autre époque que Roxanne doit s’adapter. Ainsi, ne voulant pas faire de mal à des personnes innocentes, la jeune femme est devenue médecin dans la prison d’Angola, un lieu où les pires criminels se retrouvent enfermer. Pourtant, elle n’a pas choisi cet emplacement par hasard. Évidemment, il se pourrait que Roxanne trouve certaines informations qui lui permettront de se venger. Jusqu’à présent, aucune personne ne posait de questions sur elle… Néanmoins, c’était avant l’arrivée d’un nouveau détenu. Lorsque Roxanne pose ses yeux sur Zachary, elle y voit aucune émotion négative, mais c’est en le voyant de jour en jour que Roxanne va comprendre que son secret sera bientôt exposé. Trouvera-t-elle en lui un allié ou un ennemi ?  

Zachary est un homme qui provient d’une relation entre deux personnes de culture différente. Grandissant dans ce monde où il est rejeté par les deux communautés, dû à son métissage, il essaie de survivre dans la vie sans faire attention à tous ces préjugés. Mais, une rencontre risque bien de le mener droit vers les abymes de l’enfer. Entraîné, malgré lui, dans des magouilles dangereuses et pas très nettes, Zachary sera traqué tel un animal sauvage pour un geste qu’il n’a commis. Désormais, condamné à la perpétuité pour un crime dont les preuves sont injustes et fausses, Zachary devra se rendre à l’évidence que tout a été planifié pour qu’il meurt en prison. Pourtant, à la dernière minute, il se fait transférer à la prison d’Angola là où les plus cruels individus se trouvent. Pourquoi ? Son transfert est-il justifié ? Et si c’était une ruse ?

Arrivé à destination, Zachary se rend compte que pour survivre en ce lieu, il devra se battre pour lui et pour prouver à tous son innocence. Blessé à peine quelques heures après son incarcération, il est amené à l’infirmerie pour se faire soigner. C’est à ce moment que Zachary rencontre Roxanne, la docteure de la prison. Avant de faire plus en ample connaissance avec elle, il se croyait seul, mais avec cette jeune femme a ses côtés, il se pourrait que la roue tourne. Plus Zachary passe du temps à discuter avec Roxanne et plus il ressent une forte attirance pour elle. Arrivera-t-il à démontrer son innocence ? Et lorsqu’il apprendra le secret de Roxanne, que fera-t-il ? L’aimera-t-il encore plus ou au contraire, essaiera-t-il de la tuer ?  

Concernant la plume d’écriture de Charlie Genet, elle est aussi fluide qu’un ruisseau. Addictif, on se laisse facilement happé par l’univers fantastique qui domine le roman. L’histoire, en elle-même, est bien ficelé du début jusqu’à la fin. L’auteure nous montre, à travers les pages, que les mensonges sont souvent présents pour une bonne raison, qu’ils sont là pour cacher une vérité encore plus douloureuse qu’elle ne l’est déjà. Sans compter que plus on approche des dernières feuilles et plus on se demande ce qu’il va se passer, par rapport à leur couple. N’oubliez pas que Zachary est humain et Roxanne est un vampire. Dans « Innocence condamnée », les mots amour et éternel deviennent de plus en plus importants alors qu’on se rapproche de la finale. On se demande ce que la jeune femme va faire au niveau de sa relation amoureuse avec Zachary. C’est un problème qui ne cesse de tourmenter l’esprit de Roxanne depuis sa rencontrer avec son amant.  

Aussi, par le biais de la narration à deux voix, on est cramponné à leur pensée et à ce qu’ils ressentent pour l’un et l’autre. L’action, de l’action, de l’action… Il y en a, ça c’est certain. J’ai dévoré ce récit, je n’ai ressenti aucun ennui au courant de ma lecture. C’est peut-être à cause des nombreux rebondissements que nous offre Charlie. L’écrivaine ne nous laisse pas reprendre notre souffle, on a l’impression de suffoquer… Rire !  

Par contre, il y a juste un microscopique bémol qui m’a quelque peu laissé bouche bée. La finale ! Celle-ci était un peu trop rapide surtout après ce qui leur est arrivé… J’ai apprécié cette conclusion, mais disons que c’est aller vite en besogne.  

« INNOCENCE CONDAMNÉE » UNE HISTOIRE À CROQUER SANS MODÉRATION…  

Un dernier mot ?  

Une œuvre littéraire qui se caractérise par son univers fantastique. Passionnante jusqu’à la fin, « Innocence condamnée » comporte aussi des protagonistes sont attachants et effroyable qui se dévoilent au fil des pages. Charlie Genet possède un talent extraordinaire pour l’écriture. Honnêtement, ce bouquin en est la preuve. Je ne vous cache pas que j’ai également ressenti quelques frissons par rapport à certaines situations. Et je ne vous parle de la magie vaudou, mon dieu, j’avais l’impression de visionner une série télévisée. Si vous êtes fan des créatures vampiriques, de sorcellerie, de monde fantastique, d’une relation entre deux êtres différents et pourtant si semblables, je vous recommande fortement « Innocence condamnée ». Il va sans dire que je compte lire les autres publications de Charlie Genet… Un petit oiseau m’a murmuré à l’oreille que l’auteure reviendra très, mais très bientôt !  

#Sara

Chronique sur Enchantement tome 1 : La pierre de lune écrit par Evelyne Contant

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Note : 10/10 

« – Crée une pluie…Lou, me dit-il plus doucement qu’un souffle.  

Je m’exécute avec une pluie chaude qui envahit tout l’espace. Black semble tellement sérieux, il est si difficile à saisir. Il prend mon chignon et le défait délicatement, passant ses doigts dans chacune de mes mèches, doucement et jusqu’aux pointes, comme s’il ne voulait pas se libérer de ce contact, puis il expire profondément. Il continue la course de ses doigts sur mon cou, puis doucement sur mon bras, jusqu’à ma main qu’il saisit dans la sienne. Il dirige ensuite ma main sur son visage, puis il se caresse de son revers, respirant l’odeur de ma peau. Je ne comprends pas du tout ce qui se passe, mais je suis hypnotisée par lui et je ne veux pas que ça s’arrête. Il caresse ma main avec ses lèvres comme si elles étaient l’extension de ses doigts et y dépose un baiser doux et long. Si c’est le seul que j’aurai de lui, j’en apprécie chaque instant.  

Il relève les yeux et me fixe, probablement pour avoir mon consentement. Je me mords les lèvres à nouveau, en réponse à la tension apparente, et aussitôt, il me pousse contre le mur, saisissant le bas de mon dos et passant l’autre main derrière mon cou. Nos corps mouillés et son chandail collé contre sa peau enlèvent toute la logique de mon cerveau qui aurait pu me commander d’arrêter ce petit jeu dangereux. D’un mouvement possessif, Black passe son nez sur le côté de mon visage, en explorant chaque recoin. Je saisis le collet de son chandail pour le rapprocher de moi et le garder en position, et au même moment, je sens son corps et sa main appuyer plus fort sur moi. Nous sommes vêtus, mais j’ai l’impression d’être complètement nue, tellement je suis vulnérable à son toucher. Jamais quelqu’un ne m’avait fait autant vibrer. Il cesse de bouger et colle son front sur le mien, me fixant de plus près que jamais. J’ai l’impression de sentir son âme, comme si nous étions connectés par un fil invisible. » 

Lou & Black 

Résumé : « La peur, l’amour…la trahison, c’est ce que je ressens à propos de ma nouvelle vie. Une vie que je n’ai jamais souhaitée, du moins, pas de cette façon.  

J’ai certainement rêvé d’aventure et d’émotions, de m’évader de ma vie plutôt ordinaire… mais rien de tout cela ne pouvait me préparer à ce qui s’est produit comme un bingbang dans ma normalité…  

Une sorcière, une vraie, m’a annoncé qu’en réalité, je ne suis pas une humaine ! Moi, Lou Mills, je suis une magique, comme elle ! Il paraît que je suis la clé d’une prophétie ancienne et que je dois sauver le monde d’une guerre imminente entre les humains et les magiques. Ce qu’elle attend de moi ne répond à aucune logique, en fait, rien ne semble avoir de sens depuis que je l’ai rencontrée.  

Et puis, il y a cet homme… sombre et mystérieux… mais tellement attirant…Si au moins je pouvais l’oublier. La dualité est la balance qui équilibre ce monde, le blanc pour le noir, le bon pour le mauvais, l’amour pour la haine… et je le hais autant que je l’aime.  

Suis-je la personne qu’ils attendent ? De quel côté vais-je combattre, lorsque la guerre éclatera ? Comment choisir entre ma famille… ou le peuple auquel j’appartiens ? » 

Mon Avis 

Avant tout, je remercie chaleureusement Édiligne, mon partenaire littéraire, pour leur confiance envers moi et mon blogue. Je voudrais également dire merci à Evelyne pour sa jolie petite dédicace.  

Lorsque j’ai commencé le premier tome de la série « Enchantement », je ne savais pas si j’allais apprécier ou non. À vrai dire, j’étais littéralement sur une planète inconnue. Toutefois, je ne vous cache pas que ça fait un moment que je désire découvrir l’histoire ainsi que la calligraphie de l’auteure. Et donc… ? Verdict ? Je crois que je ne pouvais pas mieux tomber.  

UN COCKTAIL PARFAIT ENTRE DIFFÉRENTS GENRES LITTÉRAIRES…  

À travers les lignes, nous sommes propulsés au cœur des mythes qui caractérisent le monde magique. Cependant, ce n’est pas n’importe quel folklore. Non, non, non ! Il s’agit bien sûr des mythologies grecques, les plus belles de toutes. Honnêtement, ces légendes sont définitivement mes préférées. En plus, on peut aussi plusieurs autres types de littérature, mais les principaux, sont surtout la romance, le fantastique et aventure. Ensemble, ils forment un bon trio à croquer.  

Et je ne vous parle pas de la page couverture, une pure merveille. Elle est splendide. Celle-ci et le résumé donnent très envie de se plonger dans cet univers magique où les créatures surnaturelles, aussi farfelues les unes que les autres, se côtoient. Néanmoins, quand j’ai commencé ma lecture, j’ai trouvé le début long. En effet, l’histoire et l’action étaient lents à se mettre en place. Les péripéties se sont fait désirer, dis donc… Mais, lorsque l’intrigue prend enfin forme, on se laisse facilement chavirer par cette tempête qu’est le premier tome. Comptez sur moi pour lire la suite, surtout après cette conclusion. Rire ! 

DES PERSONNAGES PRINCIPAUX CAPTIVANTS ET MYSTÉRIEUX COMME LES DEUX FACES D’UNE PIÈCE….  

Voulu ? Au cours de ma lecture, j’ai vu des protagonistes se métamorphoser devant mes yeux, certains ont évolué pour le mieux et d’autres ont voulu faire les malins en se tournant vers le mal dû à une émotion négative qu’ils ont ressentie. Ah, l’amour. Celui-ci peut littéralement nous faire perdre la tête.  

Dans le tome initial de la saga « Enchantement », nous faisons la connaissance de Lou, une jeune femme de vingt-un ans. Durant cette année, elle apprend qu’elle n’est pas totalement humaine, mais une magique. Ayant toujours su qu’il lui manquait d’elle-même, Lou apprend que cette particularité provient de sa mère… Le pourquoi du comment, je vous laisse le découvrir par vous-même. Élue d’une prophétie ancestrale, la jeune femme doit partir à la recherche de la table d’émeraude afin d’éviter une guerre entre les êtres humaines et les magiques. Grâce à cet artefact, Lou pourra rétablir l’équilibre entre les deux clans. Pourtant, son parcours risque de ne pas être aisé étant donné qu’elle a vécu durant toute sa vie dans le monde des humains.  

Sans expérience en magie, Lou devra intégrer l’académie, pendant deux semaines, afin d’enchaîner un enseignement vigoureux et instructif. Lors de séjour, la jeune femme va rencontrer plusieurs individus qui deviendront ses alliés. Ceux-ci ont tous des pouvoirs différents selon leur embranchement. Se retrouvant sans aucun repère, c’est à l’aide de ses professeurs et amis que Lou en apprendra un peu plus sur ce monde qui lui était jusqu’à présent inconnu. Sans compter que deux hommes se retrouveront également sur son chemin. L’un est humain et l’autre est magique. Durant la mission de Lou, ils auront une place prédominante dans sa vie. Mais, comment travailler avec ces hommes alors qu’ils ne peuvent pas se sentir ? Malheureusement, Lou est souvent prise entre ces deux fortes têtes et n’arrivent pas à choisir entre celui qu’elle voit comme un ami et l’autre comme son âme sœur. Retrouvera-t-elle la table d’émeraude ? Et si une personne, qu’elle croyait être son ami, se retournait contre elle ? Arrivera-t-elle à charmer cet homme qui ne cesse de l’attirer ?  

Concernant la plume d’écriture de l’écrivaine, elle est fluide et addictive. Evelyne Contant parvient à détailler chaque décor avec brio. On imagine facilement l’ensemble des lieux. Aussi, j’adore le scénario, il est vraiment intéressant à bouquiner. Au niveau de la narration, celle-ci est écrit à la première personne, d’après moi, c’est ce qui fait qu’on se sent plus proche de l’héroïne. À travers son point de vue, on suit sa formation, son attirance envers un des hommes ainsi que sa quête. Dans ce récit, les apparences sont trompeuses tout comme la magie. En effet, en lisant, on aperçoit comment les « gentils » et les « méchants » utilisent les enchantements et croyez-moi, les méthodes sont particulièrement contradictoires. 

J’ai aimé Lou, c’est un personnage qui a un total respect pour la magie. C’est une personne qui n’est pas du genre en à abuser, contrairement à d’autres. Lors de sa formation, la jeune femme commence à prendre conscience des pouvoirs qu’elle possède. Malgré toutes les tentations, Lou reste fidèle à elle-même, c’est-à-dire, une fille respectueuse et généreuse. Elle a définitivement un grand cœur, mais, un jour, cela risque bien de causer sa perte… Sans compter qu’à travers ses pensées, on peut lire ses doutes à propos du succès de sa mission. Étant une novice, elle ne sait pas à qui faire confiance. Doit-elle se fier à son instinct ou à toutes ces personnes qu’elle vient à peine d’aborder ?  

Vous savez ce qu’on dit ? Affaire à suivre ! 

Un dernier mot ?  

Une œuvre littéraire qui nous amène dans un monde rempli de féérie. C’est un premier tome qui m’a plu, malgré une longue mise en place de l’action. Une belle découverte ! Grâce à ce roman, j’ai voyagé et revoyagé. De plus, le rythme et les interlocuteurs m’ont transporté jusqu’à la dernière page. De chapitre en chapitre, l’écrivaine ne nous laisse aucun répit. Chapeau à Evelyne pour avoir créé un univers aussi merveilleux que le sien. Et quel plaisir de se replonger dans ces bonnes vieilles légendes qui m’ont tant fait rêver lorsque j’étais enfant. Un style d’écriture qui nous pousse à bouquiner plus et toujours plus. Rire ! Il va sans dire que je vous recommande ce premier opus. Pour les amateurs et amatrices de fantastique, cette histoire est pour vous. Je compte bien lire les autres tomes afin de connaître la finale de la saga, croisons les doigts pour qu’elle finisse bien. Après ce que Lou va endurer, j’espère qu’elle aura sa fin heureuse. Mais, si je me fis aux autres résumés, elle va carrément en baver avant de l’obtenir. Hum… Clin d’œil à toi Evelyne ! Rire.  

#Sara

Chronique sur Sœurs Désespérées de Caroline Langevin

Soeurs Désespérées

Note : 13/10 

« — Et ce beau mariage, il aura lieu quand ?  

— En mai !  

Super ! Mai ! Nous sommes en février, ce qui me laisse quinze mois pour lui faire comprendre que son attitude est irrationnelle. Avec de la chance, elle le comprendra d’elle-même en un mois, peut-être moins. Je respire un peu ! En sautillant, ma sœur continue son babillage. 

— Je sais, ça arrive vite. Mais ne vous inquiétez pas, nous avons engagé la meilleure organisatrice de mariage en ville. Elle m’a dit de ne pas m’en faire et que tout serait parfait. Elle a déjà organisé des cérémonies en moins de deux mois, donc avec trois, elle a amplement le temps. 

— Amplement…  

Je sursaute ! Elle pense donc au mois de mai de cette année ? ! C’est impossible. Je vis un cauchemar. Comment peut-elle l’envisager ? Sandrine ne trouve plus rien à dire. Cette fois, c’est moi qui me déchaîne. Je vais droit au but. 

— Stéphanie, tu ne peux pas te marier.  

— Et pourquoi ça ? boude-t-elle. 

— Pour la raison la plus simple : tu ne le connais même pas !  

— Et puis ? C’est mon grand amour. Le vrai, l’unique !  

— Tu devrais prendre un peu plus de temps pour apprendre à le connaître, que je lui propose doucement. 

— Genre, un an, ironise ma colocataire. 

 — On a trois mois pour se découvrir avant le mariage, et tout le reste de notre vie ensuite.  

— Mais pourquoi vous marier si tôt ? que je gémis. 

 — J’ai toujours rêvé de me marier à cette période pour les lilas. Ce sont mes fleurs préférées ! Ça fera des photos sublimes. En plus, j’ai réussi à obtenir une date au Château Woodbridge. C’est de loin le plus bel endroit de la région, et tu sais bien qu’il est très demandé pour les mariages !  

Comme si je savais ça ! Stéphanie poursuit :  

— Dès que Léonard a fait sa demande, je me suis informée et c’est la seule date de disponible d’ici deux ans. En fait, j’ai même beaucoup de chance, puisqu’un couple vient tout juste d’annuler sa cérémonie. C’est horrible. Je n’imagine pas comment on peut en venir à cette solution drastique. 

 — Tu pourrais te marier dans deux ans, alors ! que je riposte, sans écouter ses arguments.  

— Et pourquoi je ferais ça ? Il y a un samedi de libre en mai de cette année et j’ai déjà réservé. De toute façon, je ne vois vraiment pas où est le problème. J’étais certaine que tu sauterais de joie pour moi. Tu es ma sœur, après tout ! clame Stéphanie avec sa petite moue boudeuse d’enfant. 

— Je suis folle de joie que tu aies rencontré un homme charmant, mais je trouve qu’envisager déjà le mariage, c’est un peu trop rapide. 

— C’est mon grand amour et c’est décidé. Il faudra bien que tu t’y fasses !  

Son ton est clair, sa décision est prise. Affolée, je réfléchis à ce qu’une mère ferait dans cette situation. Rapidement, je dresse la liste de mes options. 

  • Emprisonner    Stéphanie    jusqu’à    ce    qu’elle    change    d’idée, ou    pour    toute    la    vie    si    nécessaire.
  • Planifier    un    accident    qui    casserait    légèrement    une    jambe    à    Léonard.
  • Lui    sortir    les    statistiques    de    divorce    et    l’obliger    à    regarder    toutes    les    téléréalités    présentant    des    couples    en    guerre.
  • Lui    offrir    un    stage    chez    un    couple    marié    afin    qu’elle    prenne    conscience    de    ce    qui    l’attend.
  • Payer    un    tueur    à    gages    et    éliminer    Léonard.
  • Engager    un    détective    privé    et    prier    qu’il    découvre    un    truc    louche    à    propos    de    Léonard    qui    découragerait    ma    sœur.
  • Programmer    l’enlèvement    du    prêtre    pour    le    grand    Jour.
  • Déclencher    une    alerte    à    la    bombe    à    l’église.
  • Raser    les    cheveux    de    Stéphanie    pendant    son    sommeil.    Elle    se    terrera    de    honte    le    temps    que    ça    repousse.
  • Appeler    maman    et    lui    demander    de    jouer    elle-même    la    mère (plan    à    bannir… elle    sera    probablement    aussi    enthousiaste    que    Stéphanie    pour    ce    projet    irréaliste.   Ma    sœur    ne    tient    pas    son    côté    écervelé    des    voisins).

Je réalise bien qu’aucune de ces solutions n’est au point. Je n’ai plus un mot à dire. Même si je parlais pendant des heures, ma sœur n’écouterait rien. En plus, elle risque de me détester et de ne plus m’adresser la parole.  

Je tente de calmer mon angoisse en me répétant qu’elle changera d’idée d’elle-même d’ici quelques semaines. Tout redeviendra comme avant. Les préparatifs du mariage causeront immanquablement des conflits entre les nouveaux tourtereaux. Je pourrai en profiter pour lui faire voir la réalité en douceur. Lui faire comprendre que son prétendant n’est pas aussi parfait qu’elle le croit. Elle déchantera rapidement. Ce Léonard ne peut pas être l’homme idéal. Il me fournira assurément de quoi saboter leur mariage ! Mais, pour ça, Stéphy doit me faire confiance et tout me raconter.  

À bien y réfléchir, il s’agit de ma meilleure option. Jouer les sœurs emballées et, à la première occasion, la faire changer d’idée. Ma sœur affiche toujours sa mine boudeuse. Je tente du mieux que mon manque de talent d’actrice me le permet de me créer un sourire qui semble sincère et je sautille sur place. — Tu m’as convaincue. Je suis folle de joie pour toi ! J’ai tellement hâte que tu me racontes tout tout tout. J’adore l’organisation de mariages, tu sais ? Alors, on commence par quoi ? Et, sous le regard ahuri de Sandrine qui ne comprend visiblement rien à ma réaction, Stéphanie m’entraîne vers la cuisine en me parlant des centres de table. » 

Éloise, Stéphanie et Sandrine 

Résumé : « Certains sont vites en affaires, mais y a toujours ben des limites !!! Ma petite sœur Stéphanie, une vraie tête en l’air, vient de m’annoncer qu’elle va se marier… à l’homme qu’elle a rencontré la semaine dernière ! Et elle se lance déjà dans la préparation de son grand jour, qui aura lieu dans trois mois seulement ! Je n’ai pas réussi à la convaincre d’y renoncer (ou de le reporter ; je ne suis pas difficile), alors j’ai eu l’idée de m’infiltrer dans l’organisation et de saboter le mariage de l’intérieur (pour son bien, évidemment !). 

Je suis prête à tout pour annuler cette noce. Même à endurer les dates que m’organise Steph pour me trouver un cavalier ! Si elle est désespérée que je sois seule pour cette journée… je le suis encore plus qu’elle décide d’épouser un quasi-inconnu ! 

À travers les rendez-vous, je compte bien user de mes talents d’espionne et garder son prétendant à l’œil. D’ailleurs, pourquoi veut-il se marier si tôt ? C’est louche ! »

Mon Avis 

Avant tout, je remercie chaudement les Éditions de Mortagne et Communications Julie Lamoureux pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance.  

Au début, lorsque Christine m’a envoyé un mail stipulant que « Sœurs Désespérées » était le chick lit de l’été, je me suis dit qu’il fallait que je saute le pas afin de me faire ma propre opinion. De plus, je n’avais jamais lu la calligraphie de Caroline Langevin, alors voilà. Sans aucun doute, je dois dire que je ne suis pas déçu. Je suis contente d’avoir tenté ma chance. Ma curiosité, le résumé et la page couverture ont eu raison de moi. J’ai été corrompu, que voulez-vous ?… Rire.  

Bon, que dire d’autre de cette lecture, mise à part que c’était juste… WOW ! À chaque instant, je ne pouvais pas cesser de rire. Pendant plusieurs minutes, j’ai vraiment cru que j’allais mourir tellement que je me fendais la pêche. Je l’ai littéralement dévoré de la première à la dernière page. Je suis tombé amoureuse des personnages principaux, de l’histoire, la couverture, le synopsis et bien sûr le dernier et non le moindre… Édouard.  

Je ne vous cacherai pas que « Sœurs Désespérées » est un éblouissant éclat de lumière. Ce roman apporte de la joie, du bonheur, des folies et des crampes au ventre. Rires ! Depuis deux jours, cette histoire ne m’apportait que des émotions positives, si merveilleuses que lorsque je suis arrivé au bout, j’étais peiné de les quitter.  

J’AI ADORÉ !   

Dans « Sœurs Désespérées », on fait la connaissance d’Éloise, une jeune femme de vingt-neuf ans qui travaille comme serveuse dans un café en attendant d’avoir de la place dans sa spécialité. Toutefois, les emplois dans les milieux de la psychologie, psychiatrie et éducation sont très demandés et donc vraiment difficile à obtenir. Cependant, Éloise ne s’en plein pas, elle sait qu’elle doit attendre afin que la chance lui sourît de nouveau. Ainsi, vivant en colocation avec Sandrine, sa meilleure amie et collègue, la jeune femme vit, grâce à elle, des journées aussi folles les unes que les autres. Mais, derrière cette personnalité pétillante et maladroite se cache une vulnérabilité intérieure. En effet, Éloise a vu son enfance et adolescence changer radicalement lorsque ses parents se sont séparés alors qu’elle n’avait que seize ans. Devenue comme une figure d’autorité pour sa petite sœur de neuf ans, elle a dû s’en occuper, car leur père les a quittés sans un regard en arrière afin de refaire sa vie. Tandis que leur mère a essayé de les élevé du mieux qu’elle pouvait, mais quand elle a rencontré un homme, celle-ci a décidé de se choisir et de partir loin de ses filles pour vivre avec son deuxième mari en Ontario.  

Ayant un lien puissant avec Stéphanie, sa petite sœur, Éloise ne peut s’empêcher de la protéger de tout et de rien. Puis, lorsqu’elle lui apprend qu’elle va se marier avec un homme qu’elle a rencontré, il y a quelques jours, Éloise en perd ses bras. Néanmoins, alors qu’elle comprend de la part de Stéphanie que le mariage aura lieu dans trois mois, la jeune femme refuse catégoriquement ce fait et décide par tous les moyens possibles de la dissuader de sa décision. Voyant que cela n’a aucun succès, c’est à ce moment qu’Éloise imagine une idée malicieuse : Saboter le mariage de l’intérieur en faignant d’y être intéressé.  

Dans ces conditions, plusieurs péripéties hautes en couleur auront lieux… Le plan d’Éloise fonctionnera-t-il ? Arrivera-t-elle à faire ouvrir les yeux à sa petite sœur ? Pourtant, lorsque la jeune femme fait enfin la connaissance de Léonard, le fiancé de Stéphanie, elle y fait la rencontre d’Édouard, le benjamin de la fratrie. Quand elle surprend une conversation entre lui et le cadet, Éloise se demande si une aide en plus favoriserait le succès de sa stratégie. Trouvera-t-elle en lui un allié ou un ennemi ? Et si plus elle passait du temps avec lui et plus elle sentait la passion l’envahir à chaque fois qu’elle pose son regard dans le sien ?  

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, je l’ai trouvé fluide et addictive. Je n’ai pas pu détacher mes yeux de ce récit. En outre, dès les premières feuilles, on entre directement dans les pensées d’Éloise. Caroline Langevin est parvenu à écrire une intrigue très cocasse. Également bien ficelée, on se laisse immerger par les situations loufoques et le contexte. Sans compter que c’est si aisé de s’attacher aux interlocuteurs. Ceux-ci sont si attachants. « Sœurs Désespérées » est une excellente lecture à se mettre sous la main. 

Honnêtement, je me suis facilement identifié à Éloise. Tout comme moi, elle possède un esprit cartésien et n’est pas presser de découvrir l’amour. J’aime beaucoup son côté indépendant, elle assume pleinement sa vie de célibataire. Aussi, Éloise n’attend pas le « grand amour » pour profiter de son existence. Son caractère et le mien se ressemble comme deux gouttes d’eau et d’autant plus, j’ai également le même intérêt qu’elle au niveau du choix de carrière… Enfin, cet univers faisait partie de mes trois choix favoris. Il va sans dire que de même qu’Éloise, j’ai une belle tendance à peser le pour et le contre avant de me lancer. On peut dire que c’est assez réfléchi, mais ce tour de main peut être considéré comme un complexe puisque je raisonne plus avec mon esprit qu’avec mon cœur.  

Un dernier mot ?  

Une œuvre littéraire qui m’a donné des crampes et des crampes aux côtes. Vous l’aurez compris, « Sœurs Désespérées » est, à mes yeux, un coup de cœur assuré. C’était inévitable ! Cette histoire et moi-même étions fait pour nous rencontrer. Concernant les protagonistes, ils sont si abracadabrants que s’en devient fou et mignon à bouquiner. Un petit clin d’œil au mariage de conte de fée, c’est carrément le rêve de toutes jeunes femmes amoureuses des films de Disney. Rire ! « Sœurs Désespérées » met du baume au cœur à l’aide des nombreuses rigolotes aventures d’Éloise. En plus, il est impossible de ne pas éclater de rire face aux petites maladresses de l’héroïne. Il va de soit que je vous recommande vivement ce bouquin, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Finalement, je compte bien lire les autres et futures parutions de Caroline Langevin.  

#Sara

Entrevue de Sylvie G.

Les Interviews de Sara

1- Pourrais-tu nous parler un peu de toi ? De ton cheminement ?  

Réponse : Je ne fais pas partie des auteurs qui rêvent d’exercer ce métier depuis ma plus tendre enfance. Si on m’avait dit que j’écrirais un livre un jour, je ne l’aurais jamais cru. J’ai toujours eu une imagination fertile, alors je suppose que c’est logique que j’aie fini par coucher mes histoires sur papier. En effet, jusqu’à ce que je décide d’écrire, mes scénarios servaient surtout à calmer mon anxiété. Oui, je suis de ces personnes qui imaginent le pire à tout moment. Si je marche seule le soir près d’un boisé, c’est inévitable que je présume qu’un individu caché s’apprête à m’attaquer. Si je dois prendre un taxi dans un autre pays, je songe systématiquement que le conducteur est lié à un réseau de trafiquants d’humains. Au fil du temps, pour tranquilliser mon esprit, j’ai imaginé des fins plus heureuses. Ce genre de petit jeu fait partie de mon quotidien. Donc, des histoires, il y en a des tonnes dans ma tête et j’ai bien l’impression qu’il y en aura encore longtemps. Or, j’ai choisi de me servir de ce vilain défaut à mon avantage. Apparemment, ça s’appelle être auteur. 🙂 
 
2- Qu’est-ce qui t’a donné l’envie d’écrire ?  

Réponse : Cette passion est née du désir d’offrir des romans simples et accessibles aux gens qui se butait à des phrases compliquées. J’ai vu des jeunes se lasser de leurs livres parce qu’ils devaient sans cesse chercher les mots dans le dictionnaire et que l’exercice les décourageait. Je comprenais très bien que de s’arrêter plusieurs fois par page pour trouver la signification d’un terme pouvait briser le rythme et entraîner un désintéressement. Ainsi, j’ai eu envie de proposer à ces personnes la possibilité de lire sans se questionner à tout moment. J’ai donc écrit les histoires que vous connaissez. Si on me dit que mes romans sont faciles à lire, je me plais à penser que j’ai accompli la mission que je m’étais donnée. 
 
3- Quelle place la lecture occupe-t-elle ton temps libre ?  

Réponse : Je me plonge dans un livre lorsque je m’allonge dans la baignoire où le soir quand je me prépare à dormir. J’ai l’impression que ma journée n’est pas complète si je n’ai pas le temps de lire au moins quelques pages. Comme la lecture est synonyme de détente, les livres m’accompagnent en vacances. D’ailleurs, je suis en train de penser au contenu de ma valise pour un voyage qui arrive bientôt et je devrai effectuer un choix difficile ou payer pour une surcharge de poids. Je sais pourtant que je ne pourrai pas terminer dix romans en une semaine, mais je n’ai pas encore réussi à faire le virage vers la liseuse électronique. 
 
4- Quel est ton dernier coup de cœur littéraire ?  

Réponse : Que c’est difficile d’en choisir un seul ! J’ai envie de nommer celui que je suis en train de lire en ce moment parce que même si je ne l’ai pas fini, je suis sous le charme de la plume de Chloé Duval dans « À sa rencontre ». Le roman est écrit en deux volets qui se déroulent à la fois de nos jours et au tournant des années 1900. La distinction et les similarités entre les époques sont d’ailleurs ce qui me plaît. C’est un récit romantique à souhait, très différent de ce que j’écris. J’aime que cette histoire me transporte ailleurs et autrement. 
 
5- D’où proviennent les idées qui construisent tes personnages et ton univers ?  

Réponse : Je m’inspire de mon quotidien tout simplement. En général, je pars d’une minuscule idée. Parfois, il s’agit seulement d’un lieu, d’un objet ou du nom d’une personne. À d’autres occasions, c’est un individu ou une dynamique entre plusieurs individus qui font jaillir une scène. Dans quelques cas, une anecdote entendue ou vécue a permis d’enclencher mon imagination. Je laisse tout ça dans mon esprit, jusqu’à ce que germe lentement une plus grande inspiration. Il me vient alors des scénarios ou le ton que je souhaite donner au roman. C’est à partir de ce moment que je me lance officiellement. Je commence toujours en construisant la psychologie des personnages. Ce sont eux, en prenant vie graduellement, qui me dictent l’histoire que j’écris la plupart du temps sans plan. 
 
6- Combien de temps cela te prend-t-il pour écrire un roman ?  

Réponse : En moyenne, le premier jet demande de six à huit semaines, mais parfois, selon le genre, ça peut-être un peu plus long. Je pense notamment aux romans policiers, comme la série Les Enquêtes de Kelly McDade. Les récits à intrigue exigent plus de travail, car ils requièrent de fignoler le texte pour ne pas semer des indices trop évidents. Par ailleurs, je parle du temps pour le brouillon, mais il ne faut pas oublier qu’une fois que l’histoire est écrite, il reste encore à le réviser et le corriger. 
 
7- De quelle époque tes œuvres littéraires sont-elles inspirées ?  

Réponse : J’aime imaginer des histoires contemporaines. Je doute de créer un jour des récits se situant à d’autres époques. Je pourrais toutefois, comme c’était le cas dans Femme fatale, effectuer un bref retour en arrière, mais ce sera toujours de quelques années seulement. Ça demeurera donc dans l’appellation « contemporain ». 
 
8- Quelle est ton moment et endroit favoris pour écrire ?  

Réponse : Je suis une personne matinale, alors c’est certain que je suis plus productive à ce moment. Donc, le plus gros de mon travail se passe entre quatre heures et midi. Pour ce qui est de l’endroit, j’écris de partout ; chez moi, dans un café, sur une terrasse, dans l’avion… Je préfère être entourée et j’aime qu’il y ait de l’activité pendant mes séances d’écriture. Si je ne suis pas dans un lieu public, il y a de la musique dans mes oreilles ou une télévision sous mes yeux. 
 
9- Est-ce qu’il t’arrive d’avoir des pannes d’écriture ? Si oui, comment fais-tu pour y remédier ?  

Réponse : Je n’ai encore jamais connu de panne, mais il m’arrive d’avoir une hésitation quant à la direction à prendre. Dans ce cas, j’y vais avec l’option qui me semble plus logique sur le moment, même si deux chapitres plus tard, je change de scénario et j’efface tout pour recommencer. Quoi que je fasse, si je suis devant mon écran, j’écris. En poursuivant, il est commun que la réplique d’un personnage me guide dans une toute nouvelle orientation. C’est d’ailleurs souvent de cette façon que naissent les meilleures idées. 
 
10- Avant de te lancer dans de longues séances d’écriture, exerces-tu un rituel particulier ?  

Réponse : Je ne suis pas une personne de rituel ou de routine, alors au contraire, je change mon environnement et mes habitudes régulièrement. Par contre, j’ai toujours quelque chose à boire qui varie selon l’heure du jour. Et je coupe mes séances d’écriture par de l’activité physique, jamais la même chose ; marche, course, bicyclette, yoga… Il m’arrive aussi, si le manuscrit est plus exigeant, de faire une pause méditation dans la journée. 
 
11- Hormis l’écriture, il y a-t-il d’autres loisirs qui t’intéressent ?  

Réponse : J’aime la lecture, le cinéma et les voyages. Je place le voyage dans mes loisirs parce que dès que j’ai un moment de libre, je planifie la prochaine destination. Sinon, je trouve du plaisir dans les petites choses de la vie, comme une discussion intéressante avec des amis autour d’un bon verre de vin. 
 
12- Si tu devais peindre un portrait de toi-même, comment te décrirais-tu ?  

Réponse : Une amie artiste a peint sa vision de moi juste avant la sortie de mon premier roman. Elle m’a offert cette toile en cadeau, laquelle je conserve précieusement. Michèle Dubé, aujourd’hui décédée, a représenté la Sylvie toujours prise dans sa tête. Je me permets de la joindre en annexe. Sinon, outre la rêverie, un autre élément me caractérise particulièrement bien, soit le désir de faire les choses autrement. Je n’ai jamais trouvé la traduction fidèle, mais en anglais l’expression « Think outside the box » est probablement celle qui me correspond le mieux. Que j’ai du mal à fonctionner quand on m’exige des tâches d’une manière bien précise ! J’ai la fâcheuse tendance à vouloir faire différemment et à essayer de repousser les limites du possible. Pour le reste, si je m’en tiens à ta question, je me verrais bien en BD parce que l’autodérision fait partie de ma vie. 
 
13- Prévois-tu d’écrire d’autres histoires ? Si oui, pourrait-on en avoir un petit avant-goût ? 

Réponse : Oh que oui ! Je ne cesserai jamais d’écrire, même si mes romans ne sont pas publiés. Maintenant que je me suis laissé prendre au jeu, c’est fichu, je ne peux plus arrêter.  

 Je suis en train de réviser une duologie qui se déroule sur un campus universitaire en Californie. Il s’agit d’un récit psychologique mettant en vedette de jeunes adultes devant composer avec le chaos que devient leur vie en cherchant à dissimuler des secrets. Dans ces romans, au rythme plus posé qu’Évasion, publié l’an dernier, il y a des histoires sentimentales en trame de fond et un brin d’humour. Je viens aussi d’envoyer à mon éditeur une romance policière sensuelle campée à Miami, laquelle j’affectionne particulièrement. De plus, je suis en train d’écrire une romance humoristique que je devrais achever au courant de l’été. Dès que je l’aurai terminé, je plancherai sur une trilogie mêlant intrigue, amour et humour. Si je devais la résumer, je dirais qu’elle s’apparentera à Kelly McDade, mais qu’elle s’adressera davantage aux adultes. 

Merci Sylvie d’avoir joué le jeu ! 

#Sara

Chronique sur Celle qui lisait dans mes pensées de Suzanne Roy

Celle qui lisait dans mes pensées

Note : 10/10 

— Le sandwich est-il à votre goût, Monsieur l’agent ?  

— Oui, merci, mais tu sais, ici, tout le monde se connaît et se tutoie. Appelle-moi Will. 

Il essuie ses doigts sur la serviette de papier et tend vers moi une main amicale que j’accepte sans hésiter. Je la secoue en la serrant fermement. 

— Enchantée, Will, je m’appelle Jessica Larose, mais tout le monde m’appelle Jessie. Je suis une cousine éloignée de Joe.  

— J’ai entendu ça, oui. Je suis William Côté, l’assistant de Serge Vernier ; c’est un peu comme le shérif du village, dans le coin.  

— Assistant du shérif ? Ouah ! C’est impressionnant.  

J’en mets un peu pour le flatter, mais en réalité, la seule chose qui m’impressionne chez lui, c’est qu’il a un ordinateur sur lequel il peut faire des requêtes. Bon, il peut toujours chercher la petite Jessica Larose, il ne trouvera pas grand-chose. Le problème, c’est que ceux qui me cherchent ont d’excellents contacts dans la police. Je présume que c’est ainsi qu’ils essaieront de trouver où je me suis planquée. Une fille qui débarque dans un coin perdu attire forcément l’attention. Pourquoi Denis n’y a-t-il pas pensé avant de me confier à Joe ?  

C’est pas sa couleur naturelle, on dirait. Tiens, et ce parfum…  

Mais c’est pas vrai ! Qu’est-ce qu’il a à me fixer ainsi et à détailler chaque aspect de ma personne ! Je ne lui ai rien fait, moi ! Je fais mine de m’éloigner en espérant qu’il reporte son attention sur autre chose, mais il reprend aussitôt :  

— Dis, Jessie, c’est quoi ton parfum ? Ce ne serait pas Neige par hasard ?  

— Folies, mais c’est de Lise Watier aussi. Dans la même famille, quoi.  

— Ah. Je me disais, aussi. 

 — On dirait que vous vous y connaissez en parfum.  

— Ça ressemble au parfum de mon ex. Arrête de me vouvoyer, tu veux ? On a sûrement le même âge. 

Il me fixe de nouveau en plissant les yeux pour essayer de jauger mon âge. Celui-là, on dirait vraiment qu’il essaie d’entrer dans ma tête. Désolée, chéri, c’est moi qui ai ce talent, mais tu peux toujours courir.  

Je dirais qu’elle a 23… ou peut-être 24 ans.  

— J’ai 24 ans, dis-je simplement.  

— Hum. Bien, c’est ce que je disais : nous avons le même âge. T’es de quel mois ?  

Mais c’est qu’il n’arrête pas avec ses questions ! Malheureusement, pour lui donner le mois exact, celui inscrit sur mes nouveaux papiers, je dois détourner les yeux et y réfléchir. Je balaie nonchalamment les autres tables du café du regard, histoire de lui montrer que je reste concentrée sur mon travail, puis je réponds : 

— Je suis d’avril. Le 15 octobre.  

— Ah ! Moi, je suis de mars ! Tu viens d’où, comme ça ?  

J’ai une légère hésitation avant de répondre « Sherbrooke », mais comme il me fixe, sa réaction mentale fuse aussitôt : Pourquoi elle réfléchit avant de me donner une information de base ? 

 Je repose les yeux sur lui en cherchant un moyen de calmer sa paranoïa, mais je sens déjà qu’Estelle s’impatiente à l’idée que je reste plantée là à faire la belle au poulet en uniforme. Si elle savait comme je m’en fiche, du poulet ! Je veux bien croire que suis dans un bled pourri, mais dans les films qu’on voit à la télé, les policiers sont tous des idiots. Qu’est-ce qu’il a à me prendre en grippe, celui-là ?  

— Dis donc, Will, tu fais une enquête sur moi ou quoi ? lancé-je en lui servant mon plus beau sourire.  

Je parle avec un air léger, surtout pour essayer de plaisanter. Pourtant, j’espère que sa tête répondra avant sa bouche, juste pour m’assurer qu’il n’a pas l’intention de poursuivre dans son investigation. Raté ! Mes paroles provoquent l’effet inverse : Will se braque et croise les bras devant lui, comme pour me dire : « Je suis policier, je fais ce que je veux », et il me toise.  

— Est-ce que je devrais ? ” 

Jessie & Will 

Résumé : “ Télépathe et témoin sous protection, Jessie doit jouer les serveuses au Chéri Café en attendant le procès. Sa mission : se fondre dans la masse de Notre-Dame-des-Bois, un village québécois en altitude. Le souci ? Elle n’a jamais été serveuse de sa vie, et elle déteste ce travail ! Mais comment est-elle censée dégoter du bon café dans un bled pareil ? C’est sûr, elle n’y survivra pas !  

Quand Will, le policier du village, s’intéresse à elle, les choses se corsent : et s’il fichait son personnage en l’air ? De toute évidence, il n’a aucune idée de l’homme qui est à sa recherche ni du petit pouvoir dont elle est dotée, ce qui lui permet de découvrir que Will est complètement sous son charme.  

Mais dans sa situation, cela serait-il bien raisonnable de succomber au charme du policier ? ” 

Mon Avis 

Pour commencer, je voudrais remercier Suzanne Roy pour la jolie dédicace, celle-ci est trop mignonne. 

Et voilà, je viens de nouveau de tourner la dernière page d’un des romans de l’auteure. Elle fait partie de mes fétiches auteures québécoises. Avec Suzanne, on ne s’ennuie jamais, ça c’est moi qui vous le dis. Sans aucun doute, je pourrai éternellement bouquiner ses livres, sans m’en lasser. Tout ce qui sort de son imagination et est écrit par ses petits doigts de fée sont des pépites d’or. De vraies merveilles !  

Une romance fantastique qui nous amène au cœur d’un univers policier. “ Celle qui lisait dans mes pensées ” est une lecture qui m’a fasciné jusqu’à la dernière page. Dans ce roman, on y trouve des soupçons d’action et de suspense. À chaque fin de chapitre, nous avons envie de savoir ce qu’il va se passer ensuite. Sans compter qu’il est possible de retrouver une belle romance, ce qui balance les thèmes.  

Dans “ Celle qui lisait dans mes pensées ”, on fait la connaissance de Jessie, une jeune femme de vingt-quatre ans qui se retrouve dans le programme de protection des témoins. Ayant été victime d’une tentative de meurtre et étant le seul témoin dans une affaire illégale, Jessie se retrouve dans la petite ville de Notre-Dame-Des-Bois. Se faisant passer pour la cousine de Joe, elle doit passer sous les radars, mais ce n’est pas facile lorsque tous les yeux se braquent sur vous. Tous sont curieux de connaître la nouvelle venue, mais un est plus intrigué que les autres, voir même ensorcelé. Jessie peut-elle confiance à ce policier qui ne cesse d’attirer son regard ? Comment réagira-t-il lorsqu’il apprendra qu’elle est télépathe ? Et quand il saura la vérité, la dénoncera-t-elle ou l’aidera-t-elle à fuir son passé qui la hante constamment ? Son pouvoir l’a mise dans cette dangereuse tentative, mais cela lui a permis de rencontrer de nombreuses personnes aimantes et prêtes à tout pour la protéger. Une malédiction ou un don ? Qu’arrivera-t-il au procès ?  

Will est un homme de vingt-quatre ans faisant partie de la police. Étant adjoint de shérif, il aime cet emploi, car il se sent utile en aidant des individus dans le besoin lorsque c’est nécessaire. Depuis longtemps, il vit dans une routine continuelle, jusqu’à ce qu’un jour, il voit une nouvelle tête. Curieux de nature, il ne peut s’empêcher de la fixer sans arrêt, se demandant qui est-elle ?! Will tombe aussitôt sous son charme… Toutefois, son esprit ne cesse de se poser des questions, le forçant ainsi à enquêter sur la jeune femme. Néanmoins, sa vie va radicalement changer lorsqu’il apprendra la vérité sur son pouvoir. Toutes ses convictions seront bouleversées. Mais, alors que le danger la guette, Will parviendra-t-il à la protéger en attendant le procès ?  

Concernant la plume d’écriture de l’auteure, elle est fluide et addictive. Au niveau des protagonistes, je me suis attaché à eux. À travers leur point de vue, on peut les voir évoluer psychologiquement. En outre, Jessie est celle qui m’a le plus surprise. Au début, elle rejette tout contact avec les autres membres de Notre-Dame-Des-Bois, privilégiant ainsi sa propre vie. Cependant, peu à peu, elle va s’ouvrir aux autres, surtout à Will, et, à son contact, elle va se découvrir une force intérieure. Aussi, plus le policier prend de la place dans vie et plus Jessie se rend compte qu’elle serait prête à tout pour le protéger de ces tueurs qui sont à ses trousses. De chapitre en chapitre, elle m’impressionnait davantage.  

Dès les premières feuilles, on entre directement dans le vif du sujet. De plus, on passe également un excellent moment en compagnie de tous ces interlocuteurs principaux. C’est une superbe aventure littéraire. Bien écrite, l’écrivaine a aussi confectionner une belle trame. En ce qui concerne l’enquête, celle-ci était intéressante à suivre, on y découvre de nouveaux éléments qui peuvent soient faire pencher en faveur de Jessie ou au contraire la nuire. Au cours de notre lecture, nous avons droit au point de vue de plusieurs protagonistes, ce qui amène une grande diversité au sujet des situations qui se dérouleront tout au long du récit.  

Un dernier mot ?  

Une œuvre littéraire qui nous entraîne dans un univers hors du commun. “ Celle qui lisait dans mes pensées ” est une histoire à découvrir sans modération. La calligraphie de Suzanne Roy est, sans équivoque, ensorcelante. Elle nous offre un cocktail de genre allant à la romance jusqu’au fantastique. Laissez-vous emporter par le rythme du récit, il vous amènera dans une ville normale où certaines choses anormales peuvent se produire. Il va sans dire que je vous recommande ce nouveau bouquin, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Je compte bien lire, sans hésiter, les autres parutions de l’auteure.  

#Sara