Chronique sur Les Els tome 1 : Rien qu’on ne puisse regretter de H. Roy

Les Els tome 1

Note : 11/10 

 “ – Connor, Papillon, écoute-moi. Je te mentirais si je te disais que c’était comme ça que j’envisageais mon avenir. Pendant de longues années, je n’ai été que colère et souffrance. Mon corps rongé par la haine, motivé par la vengeance. Et maintenant … Maintenant, en te regardant, je comprends que tout ça, toutes ces épreuves merdiques avaient un sens. Tu es la plus belle, la plus merveilleuse chose qui me soit arrivée dans la vie.  

– Comment peux-tu dire ça, alors que…  

Il me fait taire d’un doux baiser.  

– Parce que c’est la vérité, alors cesse de culpabiliser.  

Et si ça ne t’ennuie pas, il y a une chose à laquelle je tiens.  

Il saisit ma main gauche et m’ôte ma bague.  

– Qu’est-ce que tu fais ?  

– Ce que j’aurais dû faire dès le premier jour.  » Par cet anneau, je prête serment. Je jure, sur ma chair, sur mon âme, de te servir et de te protéger. Je verserai mes larmes pour apaiser les tiennes. Mon sang pour épargner le tien. »  

Je peine à contenir les émotions qui me submergent.  

Evann 

– Je donnerai ma vie pour toi, ajoute-t-il en me regardant droit dans les yeux.  

Puis il me passe délicatement l’anneau au pouce, et je fonds en larmes. ” 

Connor & Evann 

 Résumé : “ « Je cours. Plus vite que jamais. Mes pulsations cardiaques sont des percussions frénétiques qui rythment ma cavalcade. L’air me brûle les narines, m’enflamme la gorge. J’ai froid, j’ai peur, j’ignore où je vais. Fuir, c’est tout ce qui m’importe. »  

Connor a 18 ans, elle vit avec son père à Eden Lake, une petite ville des Adirondacks et, en dehors du fait que son meilleur ami a subitement pris ses distances, elle mène une existence plutôt tranquille.  

Le jour où sa tante débarque, les choses se compliquent. Car les cauchemars qui assaillent Connor depuis quelque temps pourraient bien devenir réalité… ” 

Mon Avis 

Avant tout, je remercie Québec Loisirs pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et envers mon blogue.  

Wahou, je ne vous cacherai pas que c’était chouette à lire. MAGNIFIQUE ! “ Les Els ” est un vrai petit bijou. En effet, pas une seule fois, je n’ai osé lever le nez de cette histoire. H. Roy nous a concocté un cocktail où la romance et la passion se succèdent. Aussi, on y retrouve des soupçons de dévouement et de mystère. J’ai été séduite par cet univers fantastique si bien perfectionner. Moi, qui est une adepte de ce genre littéraire, j’ai été plus qu’heureuse de me plonger dans cette nouvelle aventure.  

Et je ne vous parle pas de la page couverture, celle-ci est tellement somptueuse. Les papillons apportent une touche de délicatesse au graphique.  

Concernant les personnages principaux, ceux-ci sont singuliers et captivants à découvrir au fil des pages. L’auteure a créé une histoire où vivent deux clans ennemis : les prédateurs et les els. Très puissants, les els possèdent des richesses qui font qu’ils ont la capacité nécessaire pour combattre leur opposant. En plus, il existe également différents types d’els, donc en fait, c’est un monde assez complexe, mais bien détaillé. Pourtant, on ne doit pas se fier aux apparences. Chaque clan possède ses secrets quel que soit le côté qu’il prenne. 

H. Roy pose l’accent sur ce détail, car au cours de la lecture, on comprend que tout n’est pas forcément rose bonbon comme le pays des bisounours et des licornes… Rire. Et c’est ce qui fait que c’est addictif, on a le besoin maladif de ce savoir que qui va se passer. 

Dans le premier tome de “ les Els : Rien qu’on ne puisse regretter ”, on fait la connaissance de Connor, une jeune femme de dix-huit ans. Ne sentant pas à l’aise dans ce monde qui lui est totalement inconnu, elle apprend qu’elle n’est pas simplement humaine. En effet, elle est un être mi-els et mi-prédateur. Un mélange des deux espèces ennemies. Malgré cela, sa vraie nature ne change surtout pas son caractère mordant et foudroyant. Ne gardant pas sa langue dans sa poche, elle n’hésite pas à répondre et à dire tout ce qui lui passe par la tête. En dépit de cela, Connor possède une fragilité intérieure qui la rend vulnérable et unique. La jeune femme fait partie de la catégorie de ceux qui pensent après avoir posé l’acte. Et lorsque Connor fait la rencontre de celui qui veillera sur sa personne, au premier coup de cœur, elle semble le détester, mais au fur et à mesure qu’ils passeront du temps ensemble, une complicité amicale s’installera entre eux pour laisser place ensuite aux sentiments amoureux. À l’aide de la présence d’Evann, Connor va commencer à ouvrir les yeux et à entrevoir la vraie facette du monde qui l’entoure.  

Evann est un redoutable prédateur. Choisi parce qu’il est le seul à avoir les capacités requises la mission qui lui est attribué, le jeune homme doit veiller à la sécurité de Connor. La voyant comme un fléau tombé du ciel, il ne manque pas de lui rappeler ce que c’est l’effet papillon… D’où l’idée du surnom qu’il lui donne à chaque fois qu’il a l’occasion. Malicieux, il ne cesse de faire bouillir de frustration sa protégée. Un jeu qu’il apprécie énormément. Il n’en rate jamais une. Pourtant, lorsque la situation l’exige, il sait se montrer sans pitié et froid. N’ayant pas prévu de ressentir quelque chose pour Connor, il va commencer à s’ouvrir à elle en lui démontrant son véritable visage. Devenu un palier pour elle, Evann est toujours présent pour Connor.   

En ce qui concerne le style d’écriture de l’écrivaine, celui-ci est fluide et addictif. On apprend à connaître les protagonistes, pour certains nous avons envie de leur arracher la tête et pour d’autres on ressent une belle envie de les embrasser… Clin d’œil à Evann. En outre, on ne voit littéralement pas les pages défilées tellement que c’est ahurissant. Une lecture que j’ai dévorée. J’ai également passé un excellent moment en compagnie de Connor, Evann et tous les autres individus présents dans le roman. Dès le premier chapitre, nous entrons illico dans le vif du sujet. 

H. Roy a définitivement un beau talent pour l’écriture. N’ayant jamais lu de livres de cette auteure, je ne savais pas si j’allais aimer ou non et au final… Je n’ai pas aimé. 

J’AI ADORÉ ! 

Un dernier mot ?  

Un livre que je vous conseille si vous êtes prêt(e) à franchir le cap. Un univers littéraire qui nous amène au cœur d’une histoire fantastique regorgeant de secrets, révélations, amour et de passion. Connor est une héroïne que j’apprécie grâce à son tempérament de feu et par son humour. Happée, je me suis facilement emporté par le courant de l’intrigue et de ses rebondissements. Ainsi, H. Roy m’a conquise à l’aide de sa calligraphie et de ses mots. Après cette fin, je vous recommande d’avoir le deuxième tome près de vous. Encore aujourd’hui, je suis un peu sous le choc, à vrai dire, j’étais sans voix. Un succès fou ! “ les Els : Rien qu’on ne puisse regretter ” est un bouquin à se procurer sans attendre.  

#Sara

Voilà le lien du site internet de Québec Loisirs : http://www.quebecloisirs.com/

Et celui du roman afin de vous en procurer un exemplaire : http://www.quebecloisirs.com/pour-les-enfants/les-els-rien-qu-on-puisse-regretter-tome-1-fl10133310.html

Publicités

Chronique sur Évasion tome 2 : Fuir ou mourir écrit par Sylvie G.

Evasion tome 2

Note : 12/10 

 “ Maintenant adossé contre un arbre à l’abri du soleil, j’observe Shay faire un brin de toilette. Au début, on parlait d’un nettoyage superficiel considérant qu’elle a conservé ses sous-vêtements. À présent, elle plonge dans l’eau pour se débarbouiller de la boue et du sang dont elle est couverte. 

— Viens, Tyler ! Ça fait un bien fou. Tu devras toutefois faire attention à ne pas immerger ta plaie pour éviter de l’infecter, ajoute-t-elle quand j’arrive à proximité.  

— Tu as raison. Même si l’eau me paraît assez claire, qui sait ce qu’il y a dedans ?  

— Profites-en au moins pour te rafraîchir et on ira rincer ta blessure sous le robinet. Regarde, il y en a un à l’extérieur, m’informe-t-elle en pointant la maison.  

Je remarque alors deux kayaks et des vestes de sauvetage. Je ne peux sûrement pas pagayer, surtout dans cette rivière au débit beaucoup trop important. Ça demeure toutefois une possibilité pour s’éloigner de cette montagne. On pourrait se coucher à l’intérieur et se laisser dériver. Où que nous nous retrouvions, je ne vois pas comment ce serait pire qu’être coincés trop près des installations de Jake. 

— Tu sais en faire ?   

— J’apprends vite, répond-elle en me gratifiant de ses jolies fossettes. Je propose qu’on se risque à dévaler la rivière dans ces embarcations, car je ne suis pas certaine que rester ici soit une bonne idée, même si ce chalet paraît le plus confortable de tous les endroits qu’on a vus jusqu’à maintenant.   

— Je suis d’accord, dis-je sans plus de justification. 

 Je considère quand même le courant d’un œil suspicieux.  

— Je sais que descendre cette rivière ne sera pas facile, reprend Shay, mais on ignore quand l’occupant de la maison reviendra et s’il aura un moyen de communiquer avec les gens de l’extérieur. Et, surtout, qui il est. 

À ce moment, Shay m’explique l’analyse à laquelle elle est venue pendant que moi, je me reposais en évaluant ses mensurations. Elle craint que le propriétaire de la maison soit relié à Jake, car il n’y a pas d’endroit pour garer de véhicule sur le terrain et il n’y a d’ailleurs aucune trace de pneus. Elle suppose que quiconque vit là pourrait être au courant de ce qui se passe à l’intérieur de la montagne. Selon elle, retourner vers les installations serait l’unique moyen de quitter cet endroit. Force est d’admettre qu’elle n’a pas tort, même si nous fabulons peut-être pour rien. Après tout, on a le droit d’avoir développé une légère paranoïa, non ? Pendant que Shay expose toutes les bonnes raisons que nous avons de nous enfuir en kayak, moi, le seul élément auquel je réfléchis, c’est que Shay a abandonné l’idée de faire un brin de causette avec Jake. Ce qui est le meilleur argument possible. 

Alors que je nettoie ma blessure au bras sous le robinet derrière le chalet, un coup de feu suivi d’un éclat de verre brise le calme du moment. Sans nous consulter et sans tarder, Shay et moi courons vers la rivière. Si nous hésitions sur cette descente, nous voilà convaincus que c’est la bonne solution. Je saisis un gilet de sauvetage, l’enfile sommairement et suis le kayak que Shay entraîne vers la rivière. 

Nous avons des vestes de flottaison, c’est déjà énorme. J’aurais quand même pris un casque… de moto idéalement ! Je ne suis pas du genre à craindre l’aventure, sauf qu’on est loin d’une descente en rafting avec équipements de sécurité et guide en bonus. ” 

Shay & Tyler 

Résumé : “ La chasse à l’homme sans merci se poursuit. Des participants y ont perdu la vie tandis que d’autres sont gravement blessés. Pour parvenir à ses fins scabreuses, Jake, dirigeant d’une organisation illicite, est prêt à tout : il traque les jeunes et exige même leur collaboration. Le piège se referme solidement sur eux. Mais quelles autres pistes de solutions peuvent-ils envisager pour réussir leur évasion ? S’ils n’acceptent pas l’offre du malfaiteur, le seul autre espoir de survie est Peter Herve, l’homme au lourd passé criminel et le père de celui qui les a conduits à cet endroit. Avec cette affolante rafale d’agitation, le dernier tome de la série nous maintient sur le qui-vive du début à la fin. À qui le groupe d’amis feront-ils confiance ? Qui pourra les secourir ? ” 

 Mon Avis 

Tout d’abord, merci à Nadia, de chez Québec Loisirs, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de sa confiance envers moi et mon blogue.

Après la dévastatrice conclusion du premier tome que l’auteure nous avait réalisée, je devais impérativement lire le second opus. Elle était stupéfiante, mais frustrante. Honnêtement, quand j’ai reçu la suite, je n’ai pas pu y résister, je me suis littéralement jeté dessus afin de le dévorer comme une affamée. Que voulez-vous ? Moi et ma patience légendaire… Rire.  

“ Évasion : Fuir ou mourir ” est une duologie qui offre une centaine de sensations fortes. C’est un thriller qui m’a tenu en haleine tout au long de ma lecture. Sans compter qu’il y a de nombreux rebondissements et de péripéties qui viennent mettent une touche de danger et de piment à l’histoire. Lors des premières pages, j’ai dû me reconnecter avec les interlocuteurs principaux afin de les différencier, car cela faisait un petit moment que j’avais bouquiné le premier opus. Puis, lorsque cela fût fait, je n’ai eu aucun mal à me replonger dans cet univers empli d’adrénaline et d’embûches.  

À chaque fois, je me disais : aller dernier chapitre, ensuite on dort. Cependant, cela ne s’est pas déroulé ainsi. Chapitre après chapitre, je continuais à lire. C’est simple, je ne souhaitais pas arrêter. C’était excellent !  

Dans le deuxième tome de “ Évasion : Fuir ou mourir ”, on retrouve le groupe d’amis qui, afin de décompresser, ont décidés de participer à un jeu : Escape. Néanmoins, au fur et à mesure qu’ils braveront les obstacles, ils vont se rendre compte que désormais leur vie est mise en péril. Alors que certains participants essaient par tous les moyens de survivre, d’autres n’ont pas la même chance. Prêt à tout pour protéger son organisation illégale, Jake se lance dans une chasse à l’homme afin de traquer les derniers joueurs. Alors que les morts et les blessées ne cessent de s’accumuler, les jeunes doivent trouver un moyen de s’enfuir de ce lieu avant qu’il ne trop tard. Arriveront-ils à s’en sortir indemne ? Jake sera-t-il afin arrêter ? Restera-t-il des survivants ? La question à un million de dollars…  

Concernant la plume d’écriture de l’auteure, elle est fluide et ensorcelante à bouquiner. Je suis toujours sous le charme. Je ne vous cache pas qu’à certains moments, j’ai cru que j’allais mourir tellement que j’étais stressé et apeuré pour les personnages. En secret, j’espérais qu’ils s’en sortent vivants. Au niveau de la narration, nous avons droit au point de vue de plusieurs personnes dont trois nouveaux individus. Sans aucun doute, à travers ces nombreux regards, on peut facilement imaginer l’évolution de la situation et du récit.  

Quant aux adolescents, on suit également leur évolution psychologique et comportementale tout au long de cette aventure. Chacun a une manière de gérer les circonstances. Toutefois, ils ont quand même gardé leur authenticité. Ils savent tous qu’ils ne doivent surtout pas abandonner.  

Un dernier mot ?  

J’ai apprécié le déroulement de l’intrigue, c’était angoissant tout étant palpitant à la fois. “ Évasion : Fuir ou mourir ” est une œuvre littéraire dont les feuilles défilent rapidement sans qu’on s’y attende. Définitivement, c’était une fin à la hauteur de mes espérances. Cette duologie est, à mes yeux, un coup de cœur littéraire. Elle fait partie de mes thrillers favoris. Une parfaite combinaison ! Il va sans dire que je vous recommande ce second opus, j’espère qu’il vous plaira. En attendant, je ne m’arrête pas là, je compte bouquiner les autres parutions de Sylvie G.  

#Sara

Voici le lien vers le site internet de mon partenaire littéraire : http://www.quebecloisirs.com/

Et celui du roman en question : http://www.quebecloisirs.com/des-13-ans/evasion-tome-2-fuir-ou-mourir-fl10057510.html

 

Chronique sur L’appart de ma nouvelle vie de Catherine Bourgault

L'appart de ma nouvelle vie

Note : 13/10 

 “ — Allô !  

Après trois tentatives, je constate que c’est voué à l’échec. Alors, je fais un bond pour atterrir entre lui et l’écran. Il retire sèchement ses écouteurs.   

— Eh ! s’écrie-t-il. Tu m’as fait perdre la partie !  

Je hausse les épaules. Je pense que je souris un peu aussi. L’ambiance est tellement différente de celle d’où je viens ! Pour moi, ici, c’est une autre planète. Mais je reviens vite sur Terre en constatant que le gars devant moi est baraqué. Vraiment baraqué. Je n’ai jamais vu un cou aussi musclé. Il a l’air si imposant assis sur le divan que je n’ose pas imaginer ce que ce sera une fois debout. Je place mes mains en porte-voix pour me faire entendre dans ce chaos.  

 — Désolée ! Je cherche celles qui habitent ici.  

Il croise les bras avec un sourire baveux. Il me regarde de la tête aux pieds, mouillée jusqu’aux os, à dégouliner sur le plancher. Ses cheveux blonds font des pics dans tous les sens comme si quelqu’un l’avait décoiffé. Je rêve d’avoir des mèches de cette couleur, aussi pâle que le blé.  

 — J’habite ici, me répond-il, amusé. T’es venue voir Will ?  

Je fronce les sourcils. J’ai mal noté l’adresse ou quoi ? Je fouille dans mes poches, mais le bout de papier s’est transformé en une sorte de pâte gluante. Dégueulasse. Avec mon cellulaire, on aurait vite trouvé cette information cruciale, mais je l’ai balancé dans une poubelle avant de monter dans le train. 

— On m’a pourtant assuré que les appartements n’étaient pas mixtes quand j’ai réservé sur Internet.  

Ils le sont pas, dit-il, se délectant de la crise de nerfs que je suis à deux doigts de faire.  

— OK ! Je suis au mauvais endroit… 

Je retourne sur mes pas, mais le gars se lève d’un bond. J’avais raison, il est encore plus impressionnant une fois debout. Il me domine de toute sa hauteur. Ses épaules sont larges. Je suis certaine qu’il pourrait me soulever d’une seule main. 

— C’est quoi ton nom ? On attend un Maxim…  

— Bingo ! C’est moi. 

Je me prends la tête à deux mains. Encore et toujours le même combat : « Bonjour, c’est pour confirmer le rendez-vous de M. Maxim Miller. » Mes parents étaient rebelles, dans le genre : « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Appelons notre fille Maxim et notre fils Morgan ! » Les gens mélangeaient toujours nos prénoms quand nous étions petits. À l’âge de cinq et huit ans, mon frère et moi avions revendiqué un changement de nom. Nos parents avaient rigolé en nous expliquant qu’user d’un peu d’originalité mettait du piquant dans la vie et nous démarquait des autres. Suis-je donc étonnée qu’une erreur se soit glissée lorsqu’ils ont reçu mon formulaire pour la location de la chambre ? Il me suffit de jeter un regard circulaire à la pièce pour comprendre qu’il n’y a aucune présence féminine ici. Plusieurs caisses de bière vides sont empilées dans un coin. Des CD de jeux vidéo sont éparpillés par terre. Un calendrier de filles en tenues légères est figé au mois de juillet, alors que nous sommes en septembre.  

— Wow ! C’est une belle surprise ! se bidonne le mec en me considérant comme sa nouvelle coloc. 

Je roule les yeux sans le trouver drôle. Ça veut dire que je devrai redescendre l’escalier avec mes valises et essayer de contacter le responsable pour lui faire part du problème. La musique provenant de la chambre du fond s’arrête d’un coup. Enfin ! Le silence est un soulagement. Nous pourrons arrêter de crier pour nous comprendre. Une porte dans le couloir s’ouvre en trombe et un gars en sort d’un pas pressé. Ses cheveux sont si noirs qu’ils ont presque un reflet bleuté sous la lumière. Il n’a même pas l’air de se rendre compte que nous sommes là. Il attrape les clés abandonnées sur la table et glisse ses pieds nus dans ses chaussures sans prendre la peine de défaire les lacets. Il frappe un coup sec et précis contre le sol pour y faire entrer ses talons, puis il s’en va sans nous regarder. Le gars aux bras de lutteur me dévisage avec des yeux rieurs.   

— C’était Will.  

Sympathique. ” 

Maxim, Nick & Will 

 Résumé : “ Quand Maxim plaque tout pour fuir son passé trouble, elle loue une chambre sur Internet en espérant que l’endroit ne lui réserve pas trop de mauvaises surprises. Quinze heures de train plus tard, elle ne s’attend pas à débarquer dans un appart habité par deux hommes. Tant pis, la jeune femme restera ici jusqu’à ce qu’elle trouve mieux.  

Heureusement, l’un des occupants se montre sympathique et accueillant. L’autre, William, est plus discret et posé. Il travaille de nuit comme DJ dans un bar et dort le jour. Tantôt inquiétant et ténébreux, tantôt intrigant et attirant, il la bouleverse et la subjugue à la fois.  

Alors qu’ils s’apprivoisent l’un l’autre, Will couve Maxim avec un zèle étouffant. Hors de question pour elle de revivre l’enfer d’un gars jaloux qui la suit partout. Mais son mystérieux coloc est-il vraiment si possessif ? A-t-il une autre raison de vouloir mettre Maxim dans une bulle de verre ?  

De lourds secrets se dévoilent derrière les portes de l’appart. Est-ce possible d’y entrer sans y laisser son cœur ? ” 

Mon Avis 

Avant de commencer, je remercie Nadia, de chez Québec Loisirs, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de sa confiance. 

OUF, mais quelle bombe atomique ! Un vrai champignon nucléaire… Rire. Sans blague, ce roman est définitivement un coup de cœur. Ayant découvert Catherine Bourgault, je ne que vous conseillez de lire les histoires de cette talentueuse auteure québécoise. “ L’appart de ma nouvelle vie ” est un récit bouleversant tout en étant intense.  

Au niveau des protagonistes principaux, ceux-ci sont fascinants à suivre. En effet, au fur et à mesure, on apprend à les connaître et à les aimer. Ils possèdent tous un soupçon d’originalité. Sans compter que Maxim et Will ont tous les deux vécu un passé douloureux qui les rend vulnérable. Malgré cela, ils prennent tout de même l’initiative de chercher une certaine force intérieure ou une raison valable qui leur permettra de rebondir dans la vie. À mes yeux, ce détail les rend extraordinaire.  

Dans “ L’appart de ma nouvelle vie ”, on fait la connaissance de Maxim, une jeune femme qui décide de s’enfuir, sur un coup de tête, loin de sa vie antérieure et de son paternel. Elle s’envole donc vers San Francisco afin de refaire complètement son quotidien. Mais pour cela, elle doit d’abord commencer par trouver une place où se loger… C’est à l’aide d’une petite annonce via internet qu’elle va finalement un appartement, mais malheureusement, tout ne se passe pas comme elle l’aurait souhaité. Avoir un prénom masculin ne lui rend pas la chose facile. En effet, à cause d’une erreur, Maxim doit partager un logement avec deux autres hommes. N’ayant plus de places du côté des filles, elle n’a pas d’autre choix que d’accepter la colocation.  

C’est trempé de la tête jusqu’au pied, à cause d’une pluie torrentielle, et accompagné de ses valises remplies de vêtements qu’elle fait la rencontre de Nick et Will. Décidément, ce n’est pas son jour… L’arrivé de Maxim change subitement la routine des deux garçons, mais au fur et à mesure qu’ils vont passer du temps avec cette petite tornade, ils vont énormément s’attacher à elle. Pour Will, Maxim représente sa résilience telle un ange tombé du ciel. Arrivera-t-elle à le sauver de ses démons ? Concernant Nick, elle représente l‘espoir, car la jeune femme parvient sans mal à redonner le sourire à son meilleur ami. Will et Maxim ont une relation symbiotique qui rend leur couple très fusionnel et complet.  

De plus, malgré le fait que Maxim soit au prise avec des problèmes psychologiques, elle n’hésite pas se rapprocher de Will, car ils se comprennent mutuellement. En effet, Will après avoir vécu une douloureuse relation, il n’est plus le même. Depuis cet instant, il se sent comme une coquille vide, toutefois à l’aide de la musique, il a l’impression de ressentir quelques sensations, mais cela n’est pas assez… Jusqu’à l’arrivé de Maxim. Essayant de rester distant afin de ne plus connaître la perte, il se comporte comme un individu froid lorsqu’il est près d’elle. Ainsi, lorsque les secrets sont dévoilés aux yeux de tous, Maxim comprend que ce masque n’est qu’une façade pour cacher sa tristesse. Un simple regard peut-il tout changer ? Un toucher ? Un baiser ? Lors de cette cohabitation, deux âmes torturées apprendront à s’aimer passionnément pour ne former plus qu’un.

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, elle est addictive et unique. “ L’appart de ma nouvelle vie ” est rempli de moments cocasses et touchants. Aussi, par le biais de certains sujets, il n’est pas impossible de passer du rire à la crise de larmes. Dévorante, on se laisse happer par ce roman, car une fois commencée, il est très difficile de s’arrêter. Je ne vous cache pas que je n’ai pas pu lâcher les lignes des yeux. Lire plus et toujours, même quand il est vraiment tard… Rire ! 

Les scènes torrides sont décrites de manière si sensuelle que s’en devient presque désirable. Catherine réussit parfaitement à mélanger la romance et l’érotique sans que cela devienne un peu trop excessif. Au niveau de la narration, celle-ci possède plusieurs voix qui nous permettent de connaître les pensées de chacun des personnages. Les feuilles défilaient si rapidement tellement j’avais hâte de savoir la suite.   

Un dernier mot ?  

Une œuvre littéraire québécoise qui mérite le détour. À lire. “ L’appart de ma nouvelle vie ” est littéralement un coup de foudre. J’ai ADORÉ ! Avec ce trio infernal, j’ai ri, pleuré et ragé… Ils m’ont fait vivre une tornade d’émotions. Un bouquin se caractérisant par sa mignonne et succulente calligraphie. Catherine Bourgault parvient, avec succès, à décrire la pureté dans toute chose… À travers ces lignes, j’ai lu que même les sentiments négatifs connaissent une beauté. Aussi, bouquiner cette idée m’a vraiment chamboulé émotionnellement, car je pense souvent au deuil et à la résilience. Ensemble, ils forment les deux côtés d’une même pièce. Il va de soit que je vous invite à découvrir “ L’appart de ma nouvelle vie ”, car Catherine Bourgault est une écrivaine hors du commun. J’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour conclure, je n’ai qu’une chose à dire… À quand la suite ?

#Sara 

Voici le lien du site internet de Québec Loisirs : http://www.quebecloisirs.com/

Et celui vers le livre : http://www.quebecloisirs.com/pour-elle/l-appart-de-ma-nouvelle-vie-fl10057784.html?s=

Chronique sur L’ombre de Jenna Fairchild tome 2 : Envie de Marie-Ève Dion

Envie

Note : 12/10 

 « — Je dois avouer que je commençais à croire que tu ne te réveillerais pas. 

— De… 

Ma voix n’était qu’un son étouffé. En passant par ma gorge, l’air laissa une sensation de brûlure qui me fit tousser immédiatement. Nathaniel m’aida à me redresser et me tendit un verre d’eau, qu’il m’aida à garder dans mes mains. Comme si je n’arriverais pas à le tenir. 

— Bois lentement. Prends ton temps. 

Je soupirai et pris une gorgée minuscule pour être certaine qu’elle veuille bien descendre dans ma gorge. J’avais l’impression que ma bouche était un désert, mais l’eau me fit le plus grand bien. Rassurée, je bus à nouveau, sans toutefois vider mon verre. Nathaniel le reprit et le déposa sur la table de chevet. 

— Depuis… depuis combien de… 

J’arrivais à peine à entendre le son de ma voix, mais Nathaniel comprit quelle était ma question : 

— Tu es ici depuis six semaines. Dans la confusion de ce qui est arrivé au manoir, l’un de mes Traqueurs a cru que tu étais du côté des démons et t’a frappée derrière la tête. J’ai pu intervenir avant qu’il aille plus loin. 

Je ne pouvais pas m’attendre à ce que tous les Traqueurs qui avaient accepté de nous aider approuvent que j’aie passé autant de temps avec un démon. Il semblerait que Nathaniel et moi étions quittes, à présent. 

En soutenant son regard, j’arrivais à deviner qu’il avait d’autres interrogations, mais qu’il ne voulait pas me brusquer. 

— Comment te sens-tu ? finit-il par me demander. 

— Fatiguée… 

Je voulus replacer une mèche de mes cheveux, mais une douleur me saisit le bras. 

— Ne brusque rien. Tu n’as pas bougé depuis que tu es arrivée ici. 

Je soufflai sur mes cheveux pour tenter d’écarter la mèche. Nathaniel comprit ce que je voulais faire et la replaça derrière mon oreille. 

— Comment se fait-il que je sois en vie ? demandai-je. 

Il ne me répondit pas immédiatement. Je fis de mon mieux pour repousser les couvertures et me raidis en apercevant mes jambes. J’étais déjà mince, mais je semblais maintenant n’avoir que la peau et les os. Je compris pourquoi Nathaniel m’avait rappelé que je n’avais pas bougé… Je n’avais pas utilisé mes muscles. J’ignorais comment ils avaient pu me nourrir pendant tout ce temps ni même s’ils l’avaient fait, mais une sensation de brûlure commença à se faire sentir dans mon estomac. Je ne devrais pas être en vie. 

Je compris que je l’étais à peine. 

— Amos, l’un de nos Passeurs, t’a visitée chaque jour pour s’assurer que ton âme, ton énergie, enfin, je ne suis pas un expert en la matière, demeure intacte. Nous avons fait ce que nous avons pu pour garder ton corps en santé. Honnêtement, j’ignore comment tu as pu survivre. C’est presque un miracle… 

C’était loin d’être un miracle. Bien au contraire. 

La Bête… Je faillis lui demander de se manifester, mais ce n’était pas quelque chose que je pouvais faire en présence du chef des Gardiens. Il n’avait même pas vingt ans, alors il n’avait certainement jamais croisé de créature semblable. 

— Je vais bien, humaine, m’assura-t-elle doucement, sans toutefois apparaître. 

— Néanmoins, reprit Nathaniel, ne l’ayant pas entendue, je suis soulagé que tu aies survécu. Puis-je te laisser seule quelques minutes ? Je vais prévenir Zachariah de ton réveil. 

J’acquiesçai. Nathaniel sortit de la chambre, me laissant seule avec la Bête. Sentant un élancement grimper dans mon dos, je me rallongeai. 

— J’ai cru que tu ne t’en sortirais pas, avoua-t-elle. 

— Il en faut plus pour me tuer, plaisantai-je. 

J’étais loin de me sentir en vie. Respirer m’était presque pénible. La Bête sentit mon découragement, car elle poursuivit son explication : 

— Si je n’avais pas été là, tu serais morte il y a cinq semaines. Tu as eu une poussée de fièvre à cause de la lame avec laquelle Amalthan t’a frappée. 

Je me souvins de ce moment. Je remontai la nuisette qu’ils m’avaient mise pour voir la marque qu’il m’avait laissée. Je ne vis qu’une cicatrice rosée sur mon ventre. ­Heureusement que la Bête me permettait de guérir plus rapidement, sinon je serais bel et bien morte. 

— Comment Daeva a-t-elle pu te repousser ? m’effrayai-je, les souvenirs de cette soirée refaisant surface dans mon esprit. 

— Elle arrive à manipuler ses âmes. Comme elle possédait celles de tous les habitants de la ville, elle a pu les retourner contre moi. La prochaine fois, je n’aurai qu’à lui arracher le bras avant qu’elle recommence. 

— Elle possède Viviane, me rappelai-je. Tu ne peux pas lui faire de mal… 

— La démone qui s’en sert de pantin ne voit sûrement pas les choses comme toi. 

Même si Viviane avait des facultés hors du commun, je doutais qu’elle soit capable de faire repousser un bras si la Bête le lui arrachait. Elle le savait aussi bien que moi. Je soupirai et fermai les yeux, sentant la pièce tourner légèrement autour de moi. »  

Jenna, Nathaniel & la Bête 

Résumé : « Tout s’était déroulé comme prévu. Excepté pour le fait que nous avions échoué lamentablement. Viviane était le nouveau vaisseau de Daeva et Anya Knight était toujours entre les griffes d’Amalthan 

L’unique raison pour laquelle les Gardiens ne m’avaient pas tuée était parce qu’ils croyaient que j’arriverais à les aider à arrêter les démons.  

Comment le pouvais-je ? Je n’étais pas un Traqueur. Je ne savais pas me battre, encore moins défendre quelqu’un. Je n’étais pas une Passeuse. J’étais seulement bonne à absorber les âmes, à les garder pour moi-même.  

Non…  

J’étais davantage un monstre. » 

 Mon Avis 

Pour commencer, il faut que vous sachiez que ce roman est une excellente suite à se mettre sous la dent. Ce deuxième tome doit évidemment être lu.  

Honnêtement, je ne regrette pas mon achat, car après la conclusion du premier opus… Il fallait que je l’aille sous la main. Marie-Ève Dion réussit avec brio à ficeler une intrigue aussi merveilleuse tout en y ajoutant de nombreux rebondissements et de l’humour. Sans aucun doute, ces ingrédients forment un parfait mélange. Elle est une écrivaine que j’apprécie depuis que j’ai treize ans, donc il va sans dire que je lirai ses histoires quoi qu’elle écrive.  

Dans le second tome de « L’ombre de Jenna Fairchild », on retrouve notre héroïne qui suite à ce qu’il s’est déroulé se retrouve dans un état de sommeil. Après avoir échoué lors de leur mission de sauvetage et d’espionnage, Jenna prend la décision de s’allier aux Traqueurs afin de sauver Viviane des griffes lacérantes de Daeva, une horrible démone aussi puissante que le monde, et Anya Knight emprisonnée par Amalthan, un démon au service de Daeva. Leur temps est compté… Arriveront-ils à les sauver avant qu’il ne soit trop tard ? Au fur et à mesure de cette aventure, Jenna va se découvrir de nouveaux talents hors pairs. Ainsi, plus, elle va prendre conscience de ces capacités et plus elle va apprendre à les contrôler. Un avantage pour les Traqueurs ? Alors quand la Bête, semi-ombre démoniaque, commence à ressentir certaines émotions, qui lui est inconnu, vis-à-vis Jenna, elle va prendre la décision de ne former plus qu’un avec son hôte, qu’elle considère comme une amie, afin d’harmoniser leur cohabitation. Parviendront-ils à arrêter les démons avant qu’ils ne créent l’apocalypse, ou pire… ? Au-delà du danger, trouvera-t-elle l’amour auprès d’une personne qui lui est chère ?  

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, elle est fluide et accrochante à bouquiner. Dès les premières pages, on se sent directement entraîner par l’histoire. De plus, les feuilles défilent rapidement sans qu’on ne le remarque. Ma lecture s’est étanchée rapidement sans que je m’y attende. J’ai aussi adoré chaque moment passé avec tous ces personnages.   

En outre, Marie-Ève Dion décrit également plusieurs situations en y mettant son grain de sel et je dois vous avouer que quelques-unes me faisaient bien rigoler. Au niveau de l’univers imaginé, on a droit à des créatures surnaturelles aussi différentes l’une que l’autre. Dans ce roman, chacune de ces espèces ont un rôle à jouer afin de contribuer l’harmonisation des clans. Cela étant dit, ce concept est bien perçu à travers les pages.  

Un dernier mot ?  

Une œuvre littéraire se caractérisant par son monde fantastique original et précis. On y retrouve également une narration à une voix, donc nous voyons ce qu’il se passe grâce aux pensées de Jenna… Et je dois vous dire que certaines semblent discrètes aux yeux de tous. Sans compter que la Bête et l’humaine forment un puissant duo infernal. J’aime beaucoup leur lien indestructible, malgré le fait qu’il soit quelque peu malsain. De l’humour à profusion ! Il va de soit que je vous le conseille, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Maintenant, il est grand temps que je me lance, tête baissée, dans le troisième péché capital : la gourmandise.  

#Sara

 

Chronique sur Bad Girl écrit par Nelly M.C

Bad Boy tome 2

Note : 10/10 

 « Je relève la tête vers elle et regarde ses lèvres. 

 — Tu as fais une erreur. Tu l’as reconnu, tout le monde a le droit à une deuxième chance. Mais n’en parlons plus, c’est du passé même si cela s’est passé hier. 

 Je souris et me place au dessus d’elle. 

  — Je ferai en sorte de ne pas gâcher cette chance alors. 

 — Il vaudrait mieux, sourit-elle. 

 Je plaque mes lèvres sur les siennes ne pouvant plus me retenir, elle sourit et me mord la lèvre. 

 — Aieuuhhh, boudais-je. 

 — D’abord je vais faire ma toilette et après si tu le mérites il y aura le bisou. 

 Elle se lève, se roule dans son peignoir et commence à courir vers la salle de bain quand elle me voit partir à sa poursuite. 

Cette fille me rend dingue. Mais quand j’y pense, un détail me revient à l’esprit. La porte. Je l’ai défoncée hier et on a… Merde ! Je me tourne vers cette porte qui est toujours à terre, comment a-t-on fait pour coucher ensemble alors qu’il n’y avait plus de porte ?! Cette journée n’aurait pas pu être pire ! Mais au fond cela me fait bien rire, je vois bien que Luc a un faible pour MA copine, j’espère de tout cœur qu’il a entendu nos gémissements d’hier. Personne d’autre que moi a le droit de donner du plaisir à ma princesse. Et j’espère que ce Luc l’a bien compris. On ne touche pas à ce qui m’appartient. Mon petit Luc, fais bien attention je pourrais sortir mes crocs, sans hésitation. » 

Justin & Léna 

 Résumé : « “ La guerre est déclarée. “ 

 C’est la seule phrase qui tourne en boucle dans la tête de Léna.  

 « Je te le promets maman, tu seras vengée. »  

 La mort de quelqu’un peut changer une personne du tout au tout.  

 « Ils ont osé s’en prendre à ma mère, ils vont le regretter. »  

 Elle ne voulait pas entendre parler de leurs histoires de gang, mais la mort de sa mère a réveillé la personne dangereuse qu’est Léna.  

 – À partir de maintenant, je fais partie des Dangers. » 

 Mon Avis 

Avant tout, je voudrais remercier l’auteure, Nelly M.C, pour l’envoi du deuxième tome de la saga « Bad Boy » ainsi que de sa confiance envers moi.  

Purée de pomme de terre, mais quelle conclusion… Pour rester polie, je peux facilement vous dire que je suis littéralement tombé sur les fesses. Nouveau tome, nouvelle forme. Ainsi, c’est au tour de la couleur mauve d’entrer dans la danse et de présenter le couple infernal et leurs amis.  

Maintenant que la mise en scène a été faite et détaillée, on peut dire que le deuxième opus contient davantage de rebondissements, de violence et de secrets que son aîné. À mes yeux, cette série est pratiquement devenue une drogue… Elle a un truc spécial qui fait que je suis vraiment accro. À chaque tome, mon envie de découvrir le fin mot de cette histoire ne cesse de grandir. De plus, la calligraphie de l’auteure est captivante à lire à chaque fois. Malgré sa toute récente activité, Nelly se caractérise par son talent pour les mots ainsi que par sa manière directe de plonger le lecteur ou la lectrice dans le cœur de l’action. La lecture est intensive et explosive à bouquiner, c’est une des raisons qui fait que j’ai accroché à « Bad Girl ».  

Sans compter que j’ai aussi passé de bons moments en compagnie de ces nombreux personnages principaux. On découvre les anciens et de nouveaux protagonistes qui, je crois, risquent bien de mettre du piment et du danger à l’histoire. Wahouuuu, juste à l’idée de penser au troisième tome, ça me donne la chair de poule… Rires !  

Suite à ce qui s’est déroulé dans le premier tome, on retrouve Léna, Justin et tout les autres dans cette nouvelle aventure. Anéantie par ce qui s’est passé à la fin du premier opus, Léna ne peut pas supporter cette perte douloureuse. Toutefois, malgré sa peine, son désir de vengeance prend le dessus et ne cesse de croître à chaque instant. Spectateurs de cette noirceur grandissante, ses amis essaient de l’aider par tous les moyens possibles afin de l’aider à remonter la pente. Mais est-ce réellement suffisants ? Sans aucun doute, ils craignent tous pour sa vie et se demandent s’ils arriveront à la protéger du gang ennemi… et d’elle-même. Réussiront-ils à lui faire attendre raison ? Reviendra-t-elle à la réalité et sombrera-t-elle dans les ténèbres ? Et si son sentiment de vendetta était plus fort que son amour pour Justin ?  

En ce qui concerne notre bad boy, il m’a carrément stupéfaite à certains moments. Au contact de Léna, Justin a évolué, même si quelques fois, il garde tout de même son caractère de feu. Grâce à sa bien-aimée, il est devenu plus déterminé et énergique. Justin assume enfin ses émotions amoureuses pour Léna. Pourtant, est-ce que cela sera assez pour la sauver ? Par chance, il peut compter sur les autres membres du groupe pour veiller sur la sécurité de Léna. Pourront-ils enfin vivre leur vie tranquille sans que le gang ennemi leur envoi des explosifs à la figure ?  

Au niveau des comportements des interlocuteurs, Cameron et les autres sont également aller de l’avant. Je les ai trouvés plus terre à terre, en effet, ils sont plus réfléchis que dans le premier tome… vu ce qui est arrivé, c’est assez compréhensible.  

Concernant la plume d’écriture de Nelly, celle-ci est addictive et fluide comme un ruisseau. J’adore ! Honnêtement, les péripéties ne s’arrêtent pas, elles nous gardent en haleine jusqu’à la dernière page. De plus, les feuilles défilent rapidement sans qu’on ne le remarque. J’ai ressenti plusieurs perceptions en même temps allant de la surprise à la colère. C’est de la vraie dynamite ! Je crois que je peux dire que je suis définitivement une groupie… Rire.  

Un dernier mot ?  

« Bad Girl » est une œuvre littéraire à découvrir après avoir bouquiner le premier tome. Aussi, l’écriture de l’écrivaine à évoluer, elle est encore plus chouette à découvrir. Nelly a réussi avec brio à m’embarquer de nouveau dans l’histoire. Elle m’a ensorcelé tout au long de ma lecture. Au niveau de la narration, afin de connaître leurs pensées, on se retrouve dans la tête de plusieurs membres du groupe. Il va de soit que je vous conseille « Bad Girl », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour terminer, il va sans dire que je vais continuer à suivre Nelly ainsi que la saga, car j’ai vraiment hâte de continuer les autres tomes.  

#Sara

Chronique sur Sexe, drogue & alcool de Cindy. C

Sexe, drogue et alcool

Note : 8,5/10 

 « Cher journal,  

Maintenant que je t’ai en ma possession, je vais enfin pouvoir te confier tous mes états d’âmes ainsi que mes plus grands secrets. C’est vrai que généralement les filles de mon âge en possèdent un depuis plus ou moins longtemps. Avant ce jour, je n’en voyais pas vraiment la nécessité. En fait, je me sens souvent seule et je garde au fond de moi ma souffrance d’enfant et je sais que ce n’est pas bien.  

Je suis en troisième, j’ai seize ans, bientôt dix-sept ans et l’année prochaine, un nouveau monde s’offrira à moi. J’ai peur ! Enfin, c’est un grand mot, disons que je me pose beaucoup de questions. En fait, je n’aime pas le changement, va savoir pourquoi … Ça m’angoisse, c’est tout ! 

Je suis née en Espagne, tout comme mon grand frère, Matthews qui a vingt-cinq ans. Il ne vit plus chez nous depuis très longtemps. J’ai également une petite sœur de onze ans, Jessica. Nous sommes arrivés en Sarthe quelques temps après sa naissance. Je n’ai jamais compris pourquoi mes parents avaient quitté notre pays, Ils ne répondent d’ailleurs jamais lorsque je leur pose la question, tout ce que je sais, c’est que maman est fan de la France et de l’Amérique, c’est pour cela que nous n’avons pas de prénom espagnol.  

Depuis que mon frère bien-aimé est parti de la maison, ma relation avec mes parents, Pablo et Giulia, est devenue encore plus étrange qu’avant. Ils passent leur temps à complimenter ma sœur. Je me dis que c’est sûrement parce que c’est la plus jeune.  

Moi je suis l’enfant du milieu, ce qui n’est pas la meilleure place dans une famille. Ils me disputent souvent, même quand je ne fais rien. Je ne rétorque pas, car ils ont peut-être des soucis…. Bien souvent ils me reprochent de ne pas prendre soin de moi comme le fait Jessica, lorsqu’il est prévu d’aller faire les magasins pour nous habiller, Jess choisit souvent ce qu’elle veut porter, mais forcément c’est maman qui a le dernier mot, la plupart du temps elle n’est pas contre.  

Même si elle n’a que onze ans, elle se fait des masques, des gommages et tout un tas de choses, toujours avec maman. Jamais elles ne m’ont proposé d’y participer. Bon, de toute manière je refuse de faire ce genre d’activités. Je préfère faire des choses artistiques.  

Je suis plutôt jolie, mais depuis quelques années, je me cache derrière des vêtements, qui a leur avis ne me mettent pas en valeur, comme par exemple en mettre des trop larges pour ma corpulence. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est que je n’attache aucune importance à mon allure. Ce qui veut dire que me vêtir comme si j’étais un garçon ou bien m’habiller sans accorder les couleurs m’est égal ! 

Je suis encore au collège et même si je ne fais pas attention à ma façon de m’habiller, je prends tout de même soin de mon corps et de mes cheveux. Tant que je me sens bien dans mes baskets, ça me va parfaitement ! 

 Ma petite sœur s’amuse déjà à jouer les divas. Mes parents en sont complètement gaga et moi je n’aime pas ça. On a très peu de points communs elle et moi, je suis plutôt lecture, dessin et écriture alors que Jess, c’est tout le contraire. Elle me fait penser à mes camarades d’école… Argh c’est pathétique ! 

Papa est chauffeur de poids lourd à l’international, alors nous ne le voyons pas beaucoup, il transporte des pièces automobiles dans d’autres pays.  À quarante ans, il est très bel homme, cheveux bruns parsemés de blancs, yeux marron avec une lueur de vert. 

Maman aussi est magnifique, j’adore sa longue chevelure brune, elle se fait souvent des coiffures extraordinaires. Elle travaille à mi-temps en tant que plongeuse dans un restaurant du centre-ville. Elle fait uniquement les services du midi, elle s’était arrangée avec la patronne lorsqu’elle a commencé, il y a cinq ans. Comme ça, elle peut finir tôt pour s’occuper de nous. 

 L’un comme l’autre a un sacré caractère ! J’aime ma famille et je suis heureuse. Même si la vie n’est pas facile tous les jours,  je me dis que c’est pareil ailleurs. 

 Plus tard, je veux être styliste. Je sais, c’est drôle dans le sens où je ne m’habille pas vraiment correctement, mais en fait ce qui me plaît dans ce métier, c’est le dessin. J’adore ça ! Lorsque je prends mon crayon, je sens le calme s’installer en moi. C’est apaisant de dessiner et je ne peux plus m’en passer depuis que j’ai l’âge de tenir un feutre dans les mains. 

Demain matin, j’ai mon rendez-vous avec la conseillère d’orientation pour discuter de mon avenir, chose qui est extrêmement importante pour moi. J’ai hâte d’y être, mais je stresse aussi, car j’espère qu’elle va être d’accord avec moi pour mon choix de carrière. 

Bien sûr, je te raconterais tout, tu peux compter sur moi.  

Voilà mon ami, c’est tout pour aujourd’hui ! Cela fait du bien de pouvoir coucher mes pensées sans être jugée. » 

Sarah

 Résumé : « On ne peut pas dire que Sarah ait une enfance normale. Elle a toujours l’impression d’être rejetée, de ne pas être désirée, malgré le fait que ses parents fassent en sorte qu’elle ne manque de rien. Un peu comme son frère quelques années avant elle, qui lui est parti. C’est pour ça qu’à dix-sept ans, elle décide de quitter la maison avec détermination. 

Au début, Sarah est aux anges, comme un conte de fée. Jusqu’au jour où la trahison de Jennyfer sa meilleure amie, va l’entraîner dans les sombres abysses de l’enfer. Boire, boire pour oublier ses déboires, Sarah en a marre, elle a envie de sortir de ce mauvais cauchemar. Mais la volonté se fait rare… 

Et un jour elle rencontre l’amour, mais durera-t-il pour toujours ? Aveuglée par sa moitié, Sarah est loin de se douter qu’une telle beauté, peut cacher un être d’une cruauté sur-dimensionnée 

Relations, émotions, passions, addictions… Saura-t-elle gagner la bataille face à tant de démons ? 

Elle s’en sortira et les vaincra… Ou pas… » 

 Mon Avis 

Pour commencer, je remercie l’auteure pour l’envoi de ce service presse ainsi que de sa confiance en moi.  

En voilà une histoire qui me sort littéralement de ma routine habituelle… Sans aucun doute, l’auteure nous apporte un soupçon de moralité qui nous pousse à méditer sur ce que peut entraîner telle situation et quels sont les outils à utiliser afin d’y remédier. C’est un bon roman à se mettre sous la dent.   

L’héroïne est un protagoniste qui essaie de survivre. Je trouve qu’elle a une volonté de fer malgré les circonstances. C’est vraiment admirable. L’histoire comporte de nombreux rebondissements qui nous coupe le souffle. À travers les péripéties, on craint pour Sarah et espère qu’elle va s’en sortir indemne. Je ne vous cache pas que c’est très stressant à bouquiner. Mais, j’ai aimé passer ces instants avec Sarah, car à travers cette lecture, j’ai appris à la connaître.  

Dans « Sexe, Drogue & Alcool », on fait la rencontre de Sarah qui vit un véritable calvaire depuis sa tendre enfance. En effet, étant la benjamine de la famille, elle n’a jamais ressenti la sécurité et l’acceptation familiale. Différente de son aîné, Matthews et de sa sœur cadette, Jessica, Sarah ne porte pas autant d’importance aux choses comme les autres enfants de la famille. Elle préfère porter des vêtements trop grands, car cela la met à l’aise, sans compter que pour Sarah, le dessin est-ce qui la rend heureuse… Tout le contraire de son frère et de sa sœur. Depuis le départ de Matthews, Jessica est devenue l’enfant préféré, au grand désarroi de Sarah, qui malgré ses efforts, passent toujours après sa sœur. Plus les années passent et plus la jeune femme grandit et ressent le besoin de s’envoler loin du cocon familial. Ainsi, lorsque les rêves de Sarah sont anéantis par ses parents, c’est la goutte qui fait déborder le vase. Elle prend la décision de partir et de profiter de son indépendance.  

Au fur et à mesure que Sarah va avancer, elle va la connaissance de plusieurs personnes qui lui feront oublier sa famille. Malheureusement, ces mêmes individus vont tout faire pour que Sarah se retrouve sur le mauvais chemin. Aussi, en cours de route, elle va être trahie ses amis qu’elle croyait sincère. Au fond d’elle-même, Sarah garde une grande force malgré tous ces drames, elle essaie de s’en sortir. En effet, lorsqu’elle croit qu’elle atteint le fond des ténèbres, la jeune femme se rend compte que finalement, il y a toujours une lumière au bout du tunnel. Gardant sa belle bonté, Sarah n’hésite pas à aider les autres avant de se protéger elle-même des autres personnes qui lui voudraient du mal. Mais est-ce sa propre qualité qui l’engouffrera dans les profondeurs et causera ainsi définitivement sa perte ? Ou arrivera-t-elle à remonter à la surface avant qu’il ne soit trop tard ?  

Concernant la plume d’écriture de l’auteure, celle-ci est fluide et addictive à lire. « Sexe, Drogue & Alcool » est un récit poignant à découvrir qui nous pousse littéralement à réfléchir sur la vie ainsi qu’à nous remettre en question. Toutefois, il y a quelques détails qui m’ont un peu émoustillé lors de ma lecture, surtout au niveau des événements. J’ai trouvé qu’il n’y avait pas assez de détails, ceux-ci sont passés un peu trop rapidement à mon goût. Sinon, en général, j’ai vraiment apprécié ce moment livresque. 

Un dernier mot ?  

Cette œuvre littéraire relate parfaitement le quotidien de certaines personnes. Un récit bien écrit se caractérisant par sa calligraphie et sa forme. En lisant ce roman, on suit les nombreuses pensées de Sarah par le biais de son journal intime dans lequel elle écrit ses monologues. L’écrivaine qui nous offre une finale qui risque bien de briser le cœur de certaines personnes… Rires. Toutefois, je vous en dit en pas plus. Il va de soit que je vous conseille cette histoire, j’espère qu’elle vous plaira. Enfin, je compte bien bouquiner les autres écrits de Cindy C. afin de lire ses autres univers littéraires.

#Sara