Chronique sur Éléa tome 1 : Le Maistre Ecuyer Royal de Léa Northmann

Le Maistre Ecuyer Royal

Note : 9,5/10  

 « Il la retourna doucement vers lui et caressa l’ovale de son visage. Leurs souffles se mêlèrent. Puis lentement sa bouche s’empara de ses lèvres. C’était doux et fort à la fois. Eléa perdit son cœur. Et puis sa langue vint la découvrir. Elle écarquilla les yeux et voulut reculer. Mais il la maintint contre lui, et sa langue la caressa de l’intérieur. Il descendit lentement sa bouche le long de sa gorge et d’une main découvrit sa poitrine. La Pierre de Lune accrochée à son cou scintilla doucement dans la nuit. Elle n’osait plus bouger, dévorée par un feu inconnu. Et le brasier se déchaîna quand la bouche emprisonna un téton. Elle gémit dans un murmure. Il redressa la tête et lui sourit. » 

Éléa 

 Résumé : « Au royaume d’Argalh, dans le Duché de Noshaïa, la jeune Éléa rêve de chevaliers et d’aventures. Elle devient l’apprentie de l’intransigeant Maistre Écuyer Maï-Lo. Pour parfaire sa formation, elle entre au château ducal, où le séduisant chevalier de Tuhr devient son référent. À travers les entraînements équestres et les jeux de l’amour, la jeune femme s’épanouit. Mais sa relation avec le chevalier est révélée et le seigneur de la Province de la Licorne Blanche s’oppose à la validation de la fin de son apprentissage. Aidée par un vieux Maistre Écuyer, une jeune palefrenière et un étrange bibliothécaire, Éléa parvient à rejoindre le Palais Royal. Son destin est irrémédiablement lié par le sang au Prince Calh lors de la cérémonie de leur double aboubement. Il fait partie des disciples de Maïa, la déesse du plaisir, du désir et de l’amour. » 

 Mon Avis 

Tout d’abord, je remercie Léa Northmann pour l’envoi de ce service presse ainsi que de sa confiance en moi.  

Une belle histoire du genre fantasy et érotique au cœur du Moyen-Âge aux côtés des chevaliers… Une époque vraiment intéressante et passionnante. Je ne vous cache pas que j’adore ces années, car elle regorge d’aventures aussi magiques que dangereuses. Et je dois que je suis vraiment contente d’avoir tenté ma chance, car cet univers m’a totalement séduite.  

Pourtant, il y a un détail qui m’a émoustillé durant ma lecture, c’est la narration à la troisième personne. En effet, en bouquinant, je n’avais pas réellement l’impression d’être si proche d’Éléa que comme je le voulais. Je ne lis pas beaucoup de roman avec ce type de discours parce que je trouve cela un peu trop impersonnel.  

Dans « Le Maistre Ecuyer Royal », on fait la connaissance d’Éléa, une jeune fille naïve et détachée qui va voir sa vie changer en un claquement de doigts. Après cela, est-ce possible de retrouver cette existence qu’on connaissait jadis ? C’est ce qui s’est produit pour Éléa et depuis ce jour, elle parle aux chevaux et arrive même à les calmer à l’aide des intonations de sa voix. Grâce à ce don unique, la jeune fille est amenée à faire des exploits qu’elle seule peut réaliser au grand désarroi de certains hommes. Transformée, elle est devenue une personne enflammée avec un esprit aussi vif que le vent. Voyant qu’elle doit multiplier ses efforts à cause de son sexe féminin, Éléa va redoubler son endurance et sa détermination afin de démontrer à la population masculine que même une fille peut faire les mêmes exploits qu’un homme.  

Aussi, comme si ce n’était pas suffisant, voilà qu’elle trouble la concentration du sexe opposé à cause de sa beauté… Éléa devra s’équiper de toutes les armes qu’elle a en sa possession afin de montrer aux autres individus ce qu’elle vaut. Pour ce faire, Éléa ne devra jamais abandonner et c’est grâce au soutien de certaines personnes que la jeune fille continuera son apprentissage. Combattive, belle et inaccessible, elle attire l’attention d’un des chevaliers… et, malheureusement, quand le pouvoir se mêle de la passion, cela amène des situations dangereuses. Ainsi, ne pouvant plus continuer sa formation, Éléa voit son destin s’unir au prince Calh sans qu’elle ne puisse l’empêcher. La jeune fille arrivera-t-elle à se défaire de cet arrangement forcé qu’elle ne désire pas ? Et si finalement, elle apprenait à connaître le prince… Est-il aussi méchant qu’il ne le prétend ? Est-ce possible que derrière toute cette forme de séduction se cache un homme brisé ?  

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, je l’ai trouvé captivante à lire. Addictif, on se laisse facilement entraîner dans ce monde médiéval où la romance, le fantastique et l’érotisme s’entrelacent pour ne former plus qu’un. Sans compter que les scènes torrides sont écrites avec une superbe touche de sensualité. 

Malgré la narration, le roman se lit parfaitement. Les chapitres défilent rapidement sans qu’on puisse s’arrêter. Sans aucun doute, c’est un premier tome assez prometteur. De plus, on ressent également, à travers les nombreuses descriptions très détaillées, que l’auteure s’est documentée afin de réaliser son bouquin.  

Un dernier mot ?  

Une œuvre littéraire qui vous plongera au cœur des contes de fée. « Le Maistre Ecuyer Royal » se caractérise par son excellente intrigue et sa jolie réalisation. J’ai apprécié découvrir les multiples péripéties d’Éléa. Une héroïne au caractère foudroyant qui ne se laisse pas du tout intimider par la gent masculine. J’ai aussi voyagé à de maintes reprises et honnêtement, c’était sublime à bouquiner. Il va de soit que je vous recommande cette aventure chevaleresque, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara

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Chronique sur La meute Harbor saison 1 écrit par Audrey S.G

La meute harbor tome 1

Note : 8/10 

« Chaque soir je me rendais sur le toit pour repenser à nos rencontres, et à chaque fois je m’endormais en imaginant que son baiser prenait une toute autre tournure.  

Je me voyais tourner la tête afin que ce ne soit pas ma joue qu’il rencontre mais mes lèvres, je voulais connaître le goût de sa bouche, sentir sa langue s’immiscer en moi, partir à la rencontre de la mienne pour qu’elles s’explorent dans de lentes et sensuelles caresses.  

J’imaginais la chaleur de ses mains sur mon corps, pendant que moi j’explorais et caressais le sien, éprouvant la fermeté de ses muscles et la douceur de sa peau. Ces rêves étaient si intenses que lorsque je me réveillais je pouvais presque sentir ses mains sur moi, et plus les jours passés plus je devenais fébrile et souhaitais que ce rêve n’en soit plus un. » 

Héléna 

 Résumé : « Héléna est une jeune fille de dix-sept ans timide et assez introvertie. Depuis toute petite, elle vit avec son père et voyage au gré des idées de roman de ce dernier qui est écrivain. Jusqu’à présent, elle a suivi sa scolarité à domicile, mais voilà que son père décide de s’établir plus durablement dans la ville de Bar Harbor dans le Maine, sous le prétexte d’écrire une saga. Lors de sa rentrée, Héléna découvrira un nouvel univers : le lycée, mais pas seulement. En rencontrant le troublant Valentin, elle sera confrontée à des sensations et des phénomènes étranges.  

Elle finira par découvrir que les créatures fantastiques existent réellement et qu’elle n’est pas tout à fait une humaine lambda. À peine remise de ces découvertes, Héléna devra faire face à une menace bien réelle, mais surtout elle apprendra que sa vie n’a été que mensonges. Et cela pourrait bien remettre en question tout ce qu’elle a bâti jusqu’à présent. Héléna devra faire face à des dangers et des vérités qu’elle n’imaginait même pas. Entre révélations et menaces, Héléna dévoilera bien plus que ses origines et son futur deviendra des plus incertain. »  

 Mon Avis 

Tout d’abord, je remercie Audrey S.G pour l’envoi de ce service presse ainsi que de sa confiance en moi et en mon blogue.  

En lisant le résumé, je savais que ce roman me plairait, car lorsqu’il est question de genre fantastique, je ne peux pas refuser, car il est l’un de mes premiers amours. Comment ne pas dire non à cet univers magique ?  

N’ayant jamais lu la calligraphie de l’auteure, je ne savais pas si j’allais apprécier ou non, mais à peine que j’ai commencé ma lecture que j’avais déjà fini. On y retrouve plusieurs détails qui font que ce roman est original. « La meute Harbor » est ficelé autour de certaines légendes hors du commun qui sont captivantes à découvrir. Je ne vous cache pas que je raffole de ce genre de lecture, ceci laisse place à l’imagination et aux nombreuses significations que peuvent amener ces mythes. Ce roman convient parfaitement lorsque nous avons envie de nous plonger dans un univers fantastique.  

Dans « La meute Harbor », on fait la connaissance d’Héléna, une jeune femme de dix-sept ans. Réservée, elle n’aime pas beaucoup se mélanger avec les autres. De nature nomade à cause de l’emploi de son père, il est écrivain, Hélène n’est jamais vraiment restée assez longtemps dans le coin pour socialiser avec les autres ou pour trouver ses repères. Bref, sa vie est caractérisée par les nombreux déménagements de son paternel. Malgré le fait que c’est tout ce qu’elle a connu, cette façon de vivre lui plaît beaucoup. Aussi, cela lui permet d’être scolarisée à domicile, ce qui n’est pas pour la déplaire vu son tempérament introverti. Des cours par correspondance, quoi demander de mieux ? Cependant, lorsque son père et elle se dirigent vers Bar Harbor, une ville côtière dans le Maine, elle n’arrive pas à se faire à l’idée. En effet, Hélène devra, pour la première fois, aller au lycée à son grand désarroi. Pourquoi son père tient-il tellement à ce qu’elle intègre cet établissement scolaire ? Il y a-t-il une raison quelconque pour qu’il refuse catégoriquement son entêtement ?  

Réticente, la jeune femme finit par s’y accommoder, car cela lui permettra de s’ouvrir aux autres personnes de son âge. Mais, n’étant pas sa tasse de thé, c’est en mode caméléon qu’Hélène se faufile à la vue de tout le monde dans son nouveau lycée. Déstabilisée par toute cette attention particulière, la jeune femme ne sait plus où donner de la tête. C’est à ce moment qu’elle fait la connaissance de Ludivine, une jeune étudiante rigolote, franche et débordante d’énergie, l’exact opposé d’Hélène, qui lui fera rencontrer son groupe d’ami composé de son frère et de ces autres acolytes. Prenant peu à peu racine dans ce nouveau monde qui lui était inconnu, c’est à cet instant qu’elle fait également la rencontre de Valentin… un tête-à-tête qui changera sa vie à jamais. Aussitôt aimanter l’un vers l’autre, les deux individus ne peuvent pas nier cette soudaine et intense attraction qu’il y a entre eux. Néanmoins, leur accrochage n’est pas dû au hasard… Et lorsque la jeune femme apprend la vérité sur ses origines, elle comprend que son quotidien n’était construit que sur un mensonge. Saura-t-elle assumer son rôle afin de vaincre cette aura diabolique qui les oppresse ? Ou celle-ci les aura avant qu’ils n’aient fait les premiers pas ?   

Valentin est le garçon le plus séduisant du lycée. Ainsi, avec deux autres de ses amis, ensemble, ils forment un trio infernal. Blagueur et charismatique, il possède une magnifique aura que lui seul peut dégager. Attirant les filles comme un aimant, il préfère rester inaccessible aux yeux de tous à cause de ce secret qu’il cache férocement… jusqu’à l’arrivée de cette nouvelle élève. Fasciné par sa beauté, il essaie par tous les moyens de captiver son attention tout en se rapprochant doucement de sa personne. Alors, lorsque Valentin commence peu à peu à percevoir la vraie nature d’Héléna, il va lui aussi se livrer à elle afin de lui montrer que les légendes ne sont pas si irréelles qu’elles le prétendent. Parviendra-t-il à faire comprendre à la jeune femme que leur union est écrit dans le ciel ? Ensemble, réussiront-ils à protéger leur famille tout en apprenant à se faire confiance mutuellement ?  

En ce qui concerne la plume d’écriture, je l’ai trouvé limpide comme de l’eau de roche. On se laisse facilement embarquer dans cette aventure magique. Je ne vais vous dire ce qu’il y a, car je risquerai de vous spoiler, mais je peux vous assurer que ce que vous lirai sera palpitant. On y découvre plusieurs aspects aussi intriguant les uns des autres. Au niveau des protagonistes, on sent la fusion amicale qu’il y a entre eux et honnêtement, c’est vraiment chouette à bouquiner. Les nombreuses péripéties mettent, sans aucun doute, du piment à l’intrigue. Malgré le fait que les héros soient assez jeunes pour certains actes, il n’est pas possible de croire qu’on verra leur évolution psychologique au cours de la série.  

Sans compter qu’il y a de l’action à profusion, ce qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page. Cependant, on y trouve un peu trop de détails, ce qui peut entraîner une certaine longueur au début du texte. On s’attache aux personnages principaux, ils sont charmeurs et marrants. Ils apportent une touche d’humour lorsque la situation est dramatique. Le côté mythologique m’a définitivement conquise.  

Un dernier mot ?  

Une œuvre littéraire qui nous plonge au cœur des éternels folklores. Les scènes d’action sont quand même bien détaillées, surtout le moment final… Croyez-moi, elles en valent le coup ! Une première saison prometteuse et intéressante à suivre. Addictif, les feuilles défilent rapidement et nous coupe le souffle jusqu’à la dernière scène finale. Il va de soit que je vous recommande « La meute Harbor », j’espère qu’il vous plaira. Laissez-vous interpeller par cette odyssée surnaturelle.  

#Sara

Chronique sur Lunes Sacrées de Chantal D’Amours

Lunes Sacrées

Note : 9/10 

 « Au tout début des temps, une explosion fulgurante scinda la Source Unique et créa des milliers d’univers parallèles. Ces mondes existaient simultanément sans jamais se croiser. Ils étaient invisibles les uns pour les autres, différents dans leur évolution, séparés, mais tous interconnectés. La qualité du taux vibratoire des uns influençait celui de ses voisins. » 

 Résumé : « Les nuits de pleine lune, une guilde secrète de voyageurs traverse le portail vers des univers parallèles, pratiquant l’étonnante magie de la déesse Amara. La Grande prêtresse Marguerite se fait vieille et trouve en Séliane sa jeune relève. Une quête initiatique s’amorce par des voyages dans ces univers parallèles où elle croise Hugo. Leurs destinées sont-elles liées à la survie de la guilde ? 

Midas, le Premier Obscur de Morcus le Sombre, entretient une rancœur profonde envers la Grande prêtresse. Il est prêt à tout pour provoquer sa déchéance. La disparition soudaine de Marguerite va précipiter Séliane dans l’urgence d’agir pour sauver les univers qui s’assombrissent. Le combat entre l’ombre et la lumière s’engage. 

 Séliane cherche désespérément comment rassembler, dans un but commun, les porteurs de lumière plongés dans la confusion et la détresse, tout en laissant aux êtres sombres une seconde chance. Sur la route de l’espoir, la lumière empruntera un chemin surprenant et ouvrira de nouveau sa porte aux humains en quête d’élévation et de Sérénité. » 

 Mon Avis 

Avant tout, je voudrais remercier Chantal D’amours pour l’envoi de ce service presse ainsi que pour sa confiance en moi. 

C’est un bon bouquin ! L’intrigue est, d’après moi, bien ficelée. De plus, plusieurs péripéties arrivent sans qu’on s’y attend. Après coup, on espère que l’héroïne va réussir ou du moins essayer… Rires. 

À travers les pages, je me suis laissé entraîner dans cet univers fantastique. J’y ai retrouvé mon genre littéraire de prédilection. Également nébuleux, ce monde regorge de créatures surnaturelles. En plus, les personnages principaux sont fascinants à suivre. Par contre, en commençant ma lecture, j’étais désorienté, car je ne savais pas où voulait me mener l’écrivaine. Puis, au fil des pages, mon égarement à laisser place à la compréhension, car je pouvais enfin apercevoir l’idée élémentaire dans mon esprit. Alors, plus le concept germait et plus, celui me plaisait. Sans compter que la couverture est très jolie à regarder, l’étincellement de la lune au-dessus de l’eau… Wahou ! 

Dans « Lunes Sacrées », on fait la connaissance de Séliane, une jeune femme curieuse de nature. Introvertie, elle préfère rester dans son coin. Suite à un travail de recherche qu’elle a préparé sur la Lune, Séliane y raconte, devant son professeur, les mythes et les nombreuses théories qui concerne l’astre de la nuit. Malheureusement pour elle, elle se fait rire au nez par son professeur… Humiliée et en colère, Séliane quitte brusquement son cours d’histoire afin de trouver un endroit tranquille pour se remettre de ses émotions. Après s’être posée dans un parc, la jeune femme y rencontrera une vieille dame qui changera sa vie à jamais. En effet, Séliane trouve le bouquin que la mystérieuse inconnue avait en sa possession… avec une adresse. Que veut-elle ?  

Ayant une âme charitable, Séliane prend la décision de reporter l’objet à son propriétaire. Ainsi, c’est en suivant l’adresse qu’elle va se retrouver dans un endroit hors du commun. C’est à partir de ce moment que sa petite délicate va se métamorphoser en une aventure périlleuse et emplie de dangers. Se retrouvant dans un nouvel univers, Séliane va découvrir d’autres horizons et faire la connaissance d’Amara, la déesse de la Lune. La jeune femme prend conscience d’une prophétie, de la part d’Amara, qui risque de mettre son existence en péril. Enfin, Séliane devra réussir sa mission ou sinon les ténèbres s’abattront sur les univers. Parviendra-t-elle à sauver sa guilde avant qu’il ne soit trop tard ?  

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, je l’ai trouvé fluide comme un ruisseau. « Lunes Sacrées » est un roman, qui possède un petit début déroutant, mais lorsqu’on comprend le sens, celui-ci se lit facilement. À travers les feuilles, on y découvre l’évolution de l’héroïne, elle se transforme littéralement devant nos yeux. Essentiellement, lorsqu’on ne décolle pas nos yeux de cette lecture, c’est inévitable… Nous sommes pris au piège ! Et, c’est ce que j’ai ressenti… Rires. Sans aucun doute, Chantal D’Amours a réussi avec brio à mélanger tous ces détails. Ensemble, ils forment un excellent cocktail.  

Et cette conclusion… Mais, quelle fin ! Je ne vous en dit pas plus, ça sera à vous de le découvrir. J’ai passé un excellent en compagnie de ces interlocuteurs. J’ai vraiment aimé ce roman fantastique. À travers le style d’écriture de l’écrivaine, j’ai voyagé au cœur de ce monde imaginaire qui m’a envouté jusqu’à la dernière page.  

Un dernier mot ?  

Une œuvre littéraire féerique qui nous apporte le côté réalisme et surréalisme de la vie. « Lunes Sacrées » a été une belle exploration du début jusqu’à la fin. Addictif, on se laisse prendre au jeu. Aussi, j’ai été déçu lorsqu’il fallait que je quitte les personnages, je ne voulais pas les laisser. C’est une histoire fantastique à dévorer sans hésitation. Je suis contente d’avoir lu la calligraphie de Chantal D’Amours, elle a un talent pour l’écriture. Il va de soit que je vous recommande cette histoire, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.  

#Sara

Chronique sur L’amour est dans le champ de Carl Rocheleau

L'amour est dans le champ

Note : 11/10  

 « Le pick-up sort de l’autoroute et emprunte une route perpendiculaire en direction de Saint-Edmond. Le chemin par lequel l’autobus scolaire passait durant toutes mes années à l’école. Il a à peine changé. 

– Le cinéparc est fermé ? 

– Oui, c’est la compagnie de camionnage qui a racheté le terrain. 

Dommage. J’aurais bien aimé y aller cet été. 

Les pâturages, les fermes et les silos à grains se succèdent, et nous nous retrouvons rapidement devant la croix de Notre-Dame, plantée à l’intersection de la route 122 et du rang de l’Église, celui où j’ai grandi. Combien de fois ai-je pédalé jusqu’à cette croix ? Je m’agenouillais devant elle, je m’imaginais la Sainte Vierge et je priais d’être illuminée par la grâce de Dieu. 

Juju l’illuminée, ce serait différent, non ? Je pourrais devenir religieuse, faire vœu de pauvreté et tout le tralala. Je suis si désespérée que je dois considérer toutes les idées, même celles d’une moufette imaginaire en manque d’attention. 

Bientôt apparaissent les indéfectibles roues de charrette qui délimitent l’entrée de la cour de la maison qui m’a vue grandir. Fraîchement repeintes en blanc, à ce que je vois. Comme chaque fois que nous attendions de la grande visite. 

– Tu les as…  

– Oui, juste pour toi. 

Wow. C’est un message clair : ça faisait si longtemps que je n’étais pas venue que je suis aussi étrangère ici que ma tante Gilberte. La pauvre femme nous a visités trois fois en dix-sept ans. Je me demande si elle a lu l’album où je sauve son perroquet qui dit des mots de toilette… Sûrement, et je n’ai jamais su si elle avait aimé mon histoire.  

Je me souviens comme si c’était hier d’une de ses trois visites. Tante Gilberte était venue passer quelques jours à la maison avec beaucoup d’autres membres de la famille. Comme elle ne pouvait pas s’en séparer, elle avait amené son perroquet. Charles, son ami David et moi avions consacré toute la semaine à lui apprendre des gros mots. Je me rappelle avoir été punie pour cette blague, mais le plaisir que m’ont procuré toutes ces discussions téléphoniques où ma mère me rapportait que le perroquet ne cessait de proférer des saloperies – même des mois plus tard – m’a permis d’oublier la conséquence imposée par mes parents. 

Même en ce moment, alors que je descends du pick-up de mon père, je souris en pensant à tante Gilberte et à son grossier perroquet. Et j’éprouve une très brève émotion en évoquant David. Je la repousse au plus profond de moi en résistant à la tentation de demander de ses nouvelles. 

– Julie ! s’exclame ma mère en sortant du chalet, au fond de la cour. 

Mon père disait vrai, ce n’est plus une cabane. Déjà de l’extérieur, la maisonnette a toutes les apparences d’une minimaison très respectable. Et, pour les deux prochains mois, ce sera ma résidence privée ! 

– On t’a tout installé, précise ma mère en m’embrassant avec énergie. Tu vas voir. 

Maman dégage un parfum de thé vert. J’adore son odeur. Elle me rappelle les matins où je me levais avant le soleil. Je descendais l’escalier et m’arrêtais à mi-chemin pour regarder ma mère préparer sa théière. Les yeux fermés, elle saisissait une poignée de feuilles, qu’elle laissait tomber au fond. Ensuite, elle y versait une quantité précise d’eau très chaude, mais pas bouillante. Aussitôt, l’odeur se répandait dans la cuisine. 

Ma mère me tire par la main tandis que mon père descend ma valise du camion. 

On dirait que cette femme a rajeuni. Ses gestes sont souples et énergiques. Je me sens comme une enfant maladroite à côté d’elle. 

L’intérieur du chalet est aussi saisissant que l’extérieur. Les murs sont couverts de lattes de chêne, l’îlot de la cuisinette est taillé dans un bois sombre au vernis mat. Mes connaissances en ébénisterie s’arrêtent là, mais je crois que les armoires sont en acajou. Dans la même pièce, la chambre-salon, où un bel écran plat d’une quarantaine de pouces fait face à un très grand divan-lit couvert de coussins que j’estime très moelleux. Si seulement mes parents savaient le nombre incalculable de soirées que nous avons passées ici, mon frère et moi, avec nos amis, à boire de la bière et à découvrir notre sexualité d’adolescents pleins d’hormones… Vos amis comme David…  

Juju, tais-toi. » 

Julie & ses parents 

 Résumé : « Jeune femme dans la mi-trentaine cherche endroit gratuit où refaire sa vie.  

 Cause : un trou de cul l’a plantée là, et elle n’a qu’un salaire d’illustratrice pour payer son Kraft Dinner 

 Histoire courte : il avait beau se plaindre des films clichés où le prof couche avec son étudiante, ça ne l’a pas empêché de faire pareil.  

Cette femme, c’est malheureusement moi ! Une chance que mes parents ont accepté de m’accueillir à Saint-Edmond, le village qui m’a vue grandir, sinon je me retrouvais à la rue ! Même si je n’ai pas mis les pieds ici depuis des années, parce que je suis une fille ingrate, je me rappelle à quel point c’est beau et paisible.  

 Dès mon arrivée, je constate que, dans ce trou perdu, j’aurai tout mon temps pour travailler. Disons que les distractions sont rares ! Sauf quand tu tombes nez à nez avec ton amour d’adolescence.  

 Le premier gars à m’avoir brisé le cœur.  

 Qui sait, sa personnalité s’est peut-être musclée en même temps que son corps ? » 

 Mon Avis 

Pour commencer, je remercie les Editions de Mortagne pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi.  

Une chose est sûre, c’est que je suis bien déçu de quitter tous ces nombreux protagonistes qui, pendant de longues heures, m’ont fait rire jusqu’à en avoir des crampes au ventre. Sans aucun doute, c’est une histoire rafraîchissante qui a su me changer les idées. « L’amour est dans le champ » se caractérise également par sa couverture originale. En effet, sur celle-ci, on y trouve une femme ronde et heureuse. Il faut savoir que la perfection n’existe pas, nous avons tous des défauts qui nous rend unique en notre genre. Mais, accepter ses failles, c’est être en harmonie avec sa propre personne. Ainsi, c’est à l’aide de cet état d’esprit que Julie, l’héroïne principale, prendra conscience que la meilleure chose à faire est de rester soi-même quel que soit la situation ou les émotions que nous ressentons.  

Vous savez qu’on ne voit pas ça tous les jours un homme qui écrit de la chick-lit ? Et je dois vous avouez que ce n’était pas si terrible à lire, c’est loin d’être une vraie torture…. Rires. Carl Rocheleau aborde de plusieurs pensées importantes dans son récit telles que l’acceptation de soi, l’amour et l’amitié. On y découvre aussi le monde de la littérature à travers le métier de l’interlocuteur principal.  

Dans « L’amour est dans le champ », on fait la connaissance de Julie, une jeune femme âgée dans la mi-trentaine qui décide de s’envoler loin du milieu urbain suite à une rupture avec son petit ami. Ne pouvant pas vivre seulement de sa plume, Julie ne possède pas de stabilité sur le plan financier. Ainsi, pour pouvoir subvenir à ses besoins le temps d’économiser, elle part vivre chez ses parents dans un village portant le nom de Saint-Edmond, durant la saison estivale, à la campagne. Cependant, ce petit voyage n’arrive pas pour rien… En effet, afin de garder son emploi, Julie doit pondre une autre histoire sur les aventures de Juju, sa moufette et héroïne de sa littérature jeunesse, avant la fin de l’été. Plus facile à dire qu’à faire, n’est-ce pas ?  

Mais, comment écrire quelque chose sur un sujet qui a déjà été exploité à maintes reprises ? Au fil des jours, Julie va reprendre conscience de ce qui lui manque réellement en ville. Elle va également profiter de cette ambiance naturelle et tranquille pour travailler ainsi que pour s’enraciner de nouveau avec ses origines. Néanmoins, pourquoi Julie a-t-elle quitté précipitamment son petit coin de vie pour aller vivre dans un milieu loin de ce qu’elle connaît ? Et lorsque Julie revoit David, celui qui lui a brisé le cœur il y a vingt ans, elle ne peut que ressentir de la colère pour son ancien amour de jeunesse. Toutefois, chaque contact physique et chaque moment passé ensemble étincèle de nouveau cette ancienne passion qu’ils croyaient éteinte.  

Concernant le style d’écriture de l’auteur, je l’ai trouvé agréable à bouquiner. Je n’ai pas pu détacher mes yeux de ma lecture. Addictif, on se laisse facilement porter par les péripéties de Julie. Au niveau des personnages principaux, ils ont tous un cachet qui les rend spécial aux yeux de tout le monde. Sans compter que Julie est, sans hésiter, une femme pétillante et remplie d’imagination. J’ai adoré chaque instant passé en leur compagnie.  

En plus, plusieurs situations m’ont bien fait rire et d’autre m’ont littéralement brisées le cœur. Au final, j’ai quand même été conquise par l’intrigue et ce qu’elle contenait. Dès les premières phrases, j’ai été ensorcelé par la personnalité de Julie et la calligraphie de Carl Rocheleau. Aussi, saviez-vous que ce village est inspiré de celui de l’auteur ?  

Un dernier mot ?  

Une œuvre littéraire qui mérite sa chance, car elle se caractérise par ses nombreuses aventures. En ce qui concerne le protagoniste de Julie, c’est une femme naturelle avec un tempérament foudroyant. Son franc-parler me faisait souvent rigoler et je ne vous parle pas de Juju… Rires. Deux boules d’énergie. Un bouquin sans suite qui vous fera fondre de bonheur. Il va de soit que je vous recommande « L’amour est dans le champ », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. N’hésitez pas à me donner des nouvelles !  

#Sara

Chronique sur À livre ouvert de Nikki J.Jenkins

A livre ouvert

Note : 10/10  

 « J’entoure la poignée de mes doigts et tire vers moi, mais le tiroir reste coincé. J’y mets un peu plus de force et cette fois-ci, il s’extrait de son emplacement. Sous le coup de la surprise, je lâche ma prise. Mon mouvement provoque une chose inattendue. Des dizaines de feuilles blanches volent à travers la pièce avant de retomber sur le sol. 

Intriguée, j’en saisis une entre mes doigts et m’aperçois que plusieurs mots s’étalent dessus, tracés à l’aide d’un stylo noir. Une écriture ronde et soignée qui me semble plus appartenir à une femme. 

En y regardant de plus près, je remarque des dates. Comme un journal intime. Je rassemble les feuilles et les pose sur mon lit. J’ai des choses plus urgentes à faire. 

Plongée dans mes pensées, mes doigts s’affairent à remettre cette antiquité en état durant plusieurs heures. Un travail de longue haleine qui ne prend fin que lorsque la lumière du soleil décline par la fenêtre. 

La gorge sèche, je me lève, abandonne ma chambre et rejoins la cuisine d’un pas lent. En voyant la nourriture traînée encore sur le comptoir, mon estomac crie famine. Avec toute cette histoire, je n’ai presque pas mangé ni bu de la journée. Et il est plus de 18 h. 

J’attrape une bouteille d’eau dans le réfrigérateur et le carton rempli de nouilles avant de m’installer dans le canapé. Je n’allume pas la télévision. Je reste là, assise à mâchouiller et à boire tout en pensant à Elijah. Mon ami n’est toujours pas rentré et maintenant que mon esprit n’est plus occupé, l’inquiétude m’envahit. Je pourrai lui téléphoner, mais je le connais assez pour savoir que ce n’est pas une bonne idée. Il a besoin d’être seul. 

J’avale une dernière gorgée avant de faire un brin de ménage et de retourner dans ma chambre. 

Je me laisse tomber sur mon lit, juste à côté du tas de feuilles. Je m’en empare et les classe dans l’ordre des dates avant de me plonger dans la lecture. Aussitôt, l’image d’une jeune femme brune se matérialise. Elle est assise sur une chaise devant la coiffeuse. Et alors que mes yeux suivent les premières lignes du journal, la scène décrite qu’elle décrit prend vie et je me retrouve aspiré dans ses souvenirs de telle manière qu’elle et moi ne formons plus qu’une seule et même personne. » 

Meghan 

 Résumé : « En découvrant un tas de feuilles volantes dans le tiroir secret d’une ancienne coiffeuse qu’elle vient d’acquérir, Meghan est intriguée par l’écriture ronde et soignée tracée au stylo noir. Mais surtout par ce trésor inattendu dans lequel elle n’hésite pas à plonger tête baissée.  

 Au fil des pages, elle se retrouve projetée au côté de Maya, une jeune femme brisée après la mort de son fiancé. Elle l’accompagne à travers les lignes dans son deuil, vivant avec elle sa descente aux Enfers. Et si, tout n’était pas aussi noir qu’il n’y paraît ? Et si la vie offrait une chance à Maya de remonter sur Terre ? » 

 Mon Avis 

Tout d’abord, je voudrais remercier Nikki Jenkins pour l’envoi du service presse ainsi que pour sa confiance.  

Ayant entendu beaucoup de bien sur l’écriture de l’auteure, j’ai voulu également tenter ma chance par curiosité et je dois vous avouez que j’ai bien fait de sauter le pas. « À livre ouvert » est un roman que j’ai dévoré en quelques heures. Non, seulement, il est facile de se reconnaître à travers les yeux de Maya et Meghan, mais en plus, ce roman nous invoque certaines leçons de vie à prendre en considération.  

Le récit aborde de nombreux thèmes tels que le déni, l’amour, l’amitié, le deuil face à la perte d’un être cher, l’espoir et la reconstruction de soi. Tous aussi merveilleux les uns que les autres. Au niveau des personnages principaux, ils sont tous apportés un petit plus, mais j’ai eu une préférence pour Maya et Meghan, car elles ont su exploitées, toutes les deux, cette force intérieure qu’elle ne connaissait pas afin de la transformer en soit une forme de courage ou en celle du symbole de l’espoir.   

Dans « À livre ouvert », on fait la connaissance de Meghan, une jeune femme qui a emménagée à New York, avec Elijah, son colocataire et meilleur ami, afin de s’éloigner de ses parents suite à un horrible séjour chez eux. Toutefois, aussitôt arrivé qu’Elijah lui annonce une mauvaise nouvelle. En effet, il a accepté un emploi à 1149 kilomètres de distance. Ne dit-on pas loin des yeux loin du cœur ? Bouleversé par ce qu’elle vient d’apprendre, Meghan se voit offrir une coiffeuse antique de la part de son meilleur ami. Ne ressentant plus la présence d’Elijah dans les environs, la jeune femme commence à se sentir seule dans un grand logement, c’est à ce moment que Meghan fait une découverte ahurissante. Ainsi, elle est y découvre, dans la coiffeuse qu’Elijah lui a donnée, des pages et des pages noircies par une calligraphie féminine. À première vue, cela semble être un journal intime dont raconte le processus de délivrance de Maya, après avoir perdu Joey, son grand amour. Qui est Maya ? Est-elle réelle ? Comment ces nombreuses feuilles ont-elles atterries dans la coiffeuse en bois de Meghan ? Comment Elijah s’est-il procuré ce meuble antique ?  

C’est en lisant les nombreuses lignes écrites par Maya que Meghan va apprendre à la connaître et ressentir tant d’émotions pour cette femme qui a tant aimée et tant souffert à même temps. C’est en acceptant de se lancer dans cette merveilleuse aventure que Meghan va comprendre le vrai sens de la vie. Aussi, grâce à la démarche émotionnelle de Maya, elle va prendre la décision de risquer le tout pour le tout pour se lancer en amour. À travers les pages du journal intime, Meghan prendra également conscience de la véritable personne qui lui donne des papillons dans l’estomac tout comme Maya qui ressentait ces mêmes sensations avec Joey. Réussira-t-elle à mettre toute son existence entre parenthèse afin de la remettre en question ? Sera-t-elle assez forte pour affronter ce qu’elle est ressent ?  

Concernant la plume d’écriture de l’auteure, elle est fluide et agréable à bouquiner. Je me suis laissé facilement entraîner par le rythme constant de l’intrigue. En lisant ce roman, j’ai été submergé par une tornade d’émotions, surtout la tristesse. Lors des passages de Maya, je ne pouvais que compatir, car je sais ce que ça fait, je sais ce que c’est de perdre une personne qui nous est chère. À mes yeux, cette femme est une battante, car elle a eu le courage de s’accrocher à la vie, malgré les sombres jours qu’elle a endurés. Les feuilles de son journal intime en sont une preuve évidente.  

Sans compter que la narration est à deux voix, celles de Maya et de Meghan. On y retrouve la première à travers les pages d’un journal tandis que la deuxième, présente physiquement, se retrouve être celle qui devra affronter ses peurs et prendre un risque inconsidérable si elle veut que la meilleure chose qui lui est arrivé ne s’envole pas loin d’elle à jamais. En tout cas, c’est un récit que je n’oublierai pas de sitôt.  

Un dernier mot ?  

Une œuvre littéraire qui apporte un sentiment d’amour à tout individus qui liraient ces lignes. Chaque péripétie apporte une morale à comprendre. Dès les premiers pages, on se laisse envoûter par l’appel de Maya et de Meghan. Addictif jusqu’à la fin, on espère savoir ce qui va se produire. Sans aucun doute, je n’ai pas vu le temps défilé, je n’ai ressenti aucun sentiment d’ennui. Nikki Jenkins apporte avec son style de calligraphie un sentiment de légèreté et de douceur. Il va de soit que je vous recommande « À livre ouvert », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.  

#Sara

Chronique sur Stars tome 1 : Nos étoiles perdues écrit par Anna Todd

Stars tome 1

Note : 8/10  

« Va-t-il m’embrasser ? 

 Sa bouche ne tarde pas à répondre à ma question. Il se penche et pose ses douces lèvres contre les miennes. Je n’entends plus rien à partir de cet instant. Ni le trafic. Ni le chant des oiseaux. Ni même le grésillement du petit émetteur dans ma tête. Je n’ai plus de mot. Plus de pensées. Juste lui. 

 C’est un baiser timide au début, tendre… jusqu’à ce que j’insère ma langue entre ses lèvres pour le goûter. A partir de là, mon addiction s’embrase et je sais que plus jamais je ne serai rassasiée de lui. Je saisirai chaque occasion, chaque opportunité pour recommencer. 

Ce premier baiser se transforme en d’innombrables autres, et nous franchissons la frontière entre légèreté et intensité. Je connais le danger. » 

Karina & Kael 

 Résumé : « Après AFTER, Anna Todd renoue avec ses lecteurs et se confie dans une trilogie inoubliable !  

 Karina Fischer avait dix-sept ans quand son père militaire l’a fait déménager à l’autre bout du pays, ce qui ne l’a pas dérangée car elle voulait vraiment quitter la Californie. Trois ans plus tard, Karina travaille comme masseuse à Atlanta et se sent bien pour la première fois de sa vie.  

 Mais les difficultés semblent revenir une fois encore. L’engrenage des affectations de son père ne facilite pas leurs relations qui deviennent tendues et le comportement quasi incontrôlable de son frère entraîne la famille vers la rupture. C’est à ce moment-là que Karina rencontre Kael. Durant ses premiers rendez-vous de massage le soldat reste silencieux, ce qui apaise Karina. Quelque chose chez lui l’aide à reconsidérer le chaos qui l’entoure. Il ne la connaît pas, et n’a pas l’air de vouloir approfondir leur rencontre. Et il ne parle pas… jamais.  

 Karina voit en Kael la stabilité dont elle a besoin, et comble de silences ses propres illusions. Mais les illusions peuvent se briser aussi vite que créées. Quand Karina pénètre dans le monde de Kael, elle découvre des mensonges plus forts que ce qu’elle pouvait imaginer. » 

 Mon Avis 

Avant tout, je remercie Hugo New Romance Québec, mon partenaire littéraire, pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi.  

Ayant littéralement dévoré la série “ After ”, je savais à quoi m’attendre, enfin, c’est ce que je me suis dit avant de commencer le roman. J’avais la certitude que le premier tome de “ Stars ” allait me plaire… Mais, j’avoue qu’après avoir tourné la dernière page, j’étais assez indécise. Une chose est sûre, c’est que je ne pourrai pas dire que je n’ai pas essayé… Rires !  

Une intrigue plutôt prometteuse qui met en avant les difficultés émotionnelles que peut subir un militaire lorsque celui-ci revient du champ de bataille. On peut également retrouver quelques thèmes tels que l’amour, les addictions et les angoisses que peuvent provoquer une situation déstabilisante. Après avoir eu des cours de psychologie, je peux vous garantir que ce genre de sujet est très difficile à aborder, car il est assez délicat. En général, j’ai bien aimé le contexte, mais malheureusement, soit il manquait beaucoup de détails ou au contraire, il y a en avait trop.  

Dans le premier tome de “ Stars ”, on fait la connaissance de Karina, une jeune femme de vingt ans qui travaille comme massothérapeute. Après avoir vécu un vrai calvaire, il y a trois ans, elle a pris la décision de voler de ses propres et de profiter pleinement de son indépendance. Pour ce faire, Karina décide d’acheter une maison pour la rénover de fond en comble. Distante, la jeune femme préfère rester à l’écart des autres pour ne pas leur montrer ce qu’elle a subi. Également mature, Karina a dû vite s’adapter à la vraie vie. Personne ne lui a réellement donné l’envie de se dévoiler… jusqu’à ce qu’elle pose les yeux sur Kael. Au premier instant, Karina se sent à l’aise à ses côtés, elle se sent libre de ses choix. Au fur et à mesure qu’elle passe du temps avec le jeune militaire, elle va lui confier ses petits secrets intérieurs. Toutefois, Karina semble fortement attirée et fascinée par cet homme. Pourquoi ne parle-t-il pas ? Que cache-t-il ? Est-il aussi pure qu’il le laisse croire ? Et lorsque des sentiments amoureux se développent entre eux, les mystères qui entourent Kael risquent bien de les mettre en échec s’il ne se décident pas à s’ouvrir à elle.  

Kael est un militaire qui revient du champ de bataille en l’Afghanistan. Torturé par ce qu’il a vu et ressenti en se retrouvant là-bas, il prend la décision de se replier sur lui-même et de se couper du monde en arrêtant toutes formes de communication. Puis, lorsqu’il rencontre Karina, il se montre énigmatique et introverti, mais quelque chose chez elle le pousse à remettre en question. Ainsi, plus Kael passe du temps avec la massothérapeute et plus, il a le rêve de s’ouvrir à elle afin de lui parler ce qui le tracasse. Il va même jusqu’à lui montrer qu’il l’apprécie de temps en temps afin qu’elle ne fasse pas trop d’idée. Kael sait qu’il a le talent de la rendre à l’aise, de panser ses blessures intérieures, car Karina lui fait le même effet. Néanmoins, quand leur relation évolue pour laisser place à quelque chose de plus profond, Kael sait avec certitude qu’il doit lui parler de ses sombres secrets, mais prendra-t-il ce risque ? Et si la vérité faisait fuir la seule personne qui lui a fait ressentir une multitude d’émotions depuis un moment ?  

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, elle est fluide, mais comme je vous l’ai dit plus haut, il y a quelques problèmes au niveau de l’histoire. Honnêtement, j’ai trouvé que la mise en contexte était assez longue, trop même. Il y avait certaines situations qui manquaient de détails. Aussi, la personnalité des personnages était dépourvue de profondeur. En bref, ils n’ont pas été exploités à mon goût.  

Je ne dirais pas que le récit est fade, mais, il est à retravailler !  

Concernant la narration, je ne vous cache pas que j’aurai aimé connaître les pensées de Kael par rapport à plein de choses comme sa complicité avec Karina ou même de ce qu’il pense d’elle lorsqu’il la rencontre. Mais, non ! Ce plaisir ne nous a pas été accordé…. Rires. En lisant le roman, on voit ce qu’il se déroule à travers les yeux de Karina seulement.  

Cependant, le personnage de Karina est naturel, en effet, je l’ai trouvé fascinante à découvrir au fil des pages. C’est une jeune femme qui a dû se débrouiller toute seule afin de survivre. Elle n’a aucun artifice. Karina vit comme vous et moi. 

Un dernier mot ?  

Une œuvre littéraire ayant une calligraphie fluide, mais sans plus. Un résumé alléchant, pourtant. Une chronologie assez lente qui rend la lecture lourde. En fait, “ Stars ” ressemble beaucoup plus à un journal intime, car l’auteure a écrit de long en large la vie complète de Karina. Ainsi, lorsque nous lisons les lignes, nous avons l’impression que l’héroïne est très loquace, ce qui était vraiment marrant à penser. Si vous avez envie de tenter votre chance, libre à vous, si c’est le cas, j’espère que ce premier opus vous plaira.   

#Sara