Chronique sur Le chercheur d’âme de Steve Laflamme

Le chercheur d'ame

Note : 9,5/10

« Le corps d’Élise Jacobi était disposé de guingois sur la partie avant du terrain du 1956, rue de Toronto. On aurait dit que l’étudiante avait été éjectée d’un véhicule en pleine course: le haut du corps avait effectué une torsion, faisant en sorte qu’elle avait la tête tournée vers la maison et le torse, vers la rue. Ses longs cheveux d’ébène lui recouvraient pudiquement la tête, comme un filet. On n’avait pas déposé Jacobi; on l’avait projetée, comprit Martel. Comme un objet. Le tueur avait voulu qu’on identifie la victime puisqu’il avait aussi lancé le sac à main. « Il veut que quelqcfbchl7 ; Xu’un voie ce qu’il a fait à cette pauvre fille. Autrement, il se serait donné la peine de jeter le cadavre dans un cours d’eau, en forêt ou dans une benne à ordures », réfléchit Martel. C’est une fois le voile de cheveux dégagé que le gâchis apparaissait dans toute son horreur. Élise Jacobi n’avait plus de visage; en lieu et place s’imposaient au regard les horribles secrets qui œuvrent en coulisses sous la peau. Un lambeau avait été arraché. On parvenait à distinguer le menton, mais le reste de la peau du visage avait été ouvert comme une veste. La plaie béait depuis le sommet du crâne jusqu’au bas de la joue gauche, contournant l’arête du nez. Le sang s’était répandu dans les cheveux de la victime, mais pas sur sa poitrine. « Elle est morte ailleurs. Il n’y a pas assez de sang sur le terrain », conclut Martel. L’état du visage de la jeune Jacobi était à ce point saisissant qu’on ne remarquait pas tout de suite que son pied gauche manquait. Sectionné – juste au-dessus de la cheville. »

Xavier Martel

Résumé : « À FORCE DE LUI FAIRE MONTRER LES DENTS, LA COLÈRE TRANSFORME L’HOMME EN ANIML…

ON L’APPELLE LE « CHERCHEUR D’ÂME ».

Chacune de ses victimes, retrouvée le visage ouvert est porteuse d’un message qui semble narguer les policiers de l’Unité des crimes majeurs de la Sûreté du Québec. En présence d’un motif obscur, de références cryptiques et d’un mode opératoire aussi systématique qu’incompréhensible, le sergent-détective Xavier Martel ne ménage aucun effort pour mettre fin au cycle sanglant.

Prédateur de prédateurs, celui qui a déjà goûté à la violence crue fait de cette enquête une affaire personnelle. La seule chose qu’il ne peut se permettre de perdre, c’est du temps. C’était sans prévoir que la folie du tueur et le goût âpre d’une possible défaite le précipiteraient, lui aussi, dans ses derniers retranchements. »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement l’auteur, Steve Laflamme, pour la confiance qu’il m’apporte en me confiant son roman. Je gratifie, également, les Éditions de l’Homme pour l’envoi de ce service presse.

Un conseil. Pour ceux et celles qui ont le cœur fragile, ne vous lancez pas dans cette aventure… Enfin, c’est à vous de voir (Mouhahaha !!!)

Je vais vous confiez un secret… qui en ait peut-être pas un, mais, je suis une GRANDE admiratrice de romans policiers (polars) avec un léger soupçon de gore. En toute franchise, ce sont les meilleurs, cette suspicion ajoute un petit truc en plus qui fait que l’histoire est intéressante. « Le chercheur d’âme » fait partie de ceux-là.

Le contenu du récit présente des enquêtes vraiment géniales à suivre. On y découvre plusieurs facettes du métier d’enquêteur… que ce soit les incomparables ou les pires. Tout comme le personnage principal, on part à l’aventure afin d’essayer de débusquer le psychopathe qui commet tous ces horribles meurtres. INGÉNIEUX !!

Dans « Le chercheur d’âme », nous faisons la connaissance de Xavier Martel, un policier, fraîchement, débarqué à Québec. Sergent-détective, c’est un homme qui en a vu beaucoup lors de ses approfondissements…, mais pas comme celles que le meurtrier laisse volontairement aux exécutants. Proie à ses propres démons intérieurs, Xavier doit essayer de balancer avec ses contrariétés, qui hantent son esprit, et les victimes sans visage laissées un peu partout dans la citée québécoise. Le mode d’emploi de l’assassin ? « Le chercheur d’âme » est une personne qui aime jouer et torturer… Pour ce faire, il retire les visages des inconnus et les abandonnent dans la rue. Pourtant, même s’il s’attaque, principalement, à des femmes, le tueur prend la peine de tatouer un message et d’en laisser un autre dans une pochette de disque vinyle. Pourquoi ? Par plaisir ? C’est ce que Xavier Martel devra, impérativement, découvrir avant que d’autres martyrs se fassent tuer. Réussira-t-il à le stopper ? Mais, en tentant le diable, ne risque-t-il pas de se perdre, également, en route ?

Évidemment, l’univers qui compose cette histoire est ténébreux et mortuaire. Néanmoins, j’ai vraiment aimé Xavier Martel, c’est un sergent-détective qui malgré ses parts d’ombres possède un grand sens de la justice. Même s’il ne parvient pas à garder sa tête hors de l’eau, il essaie tout de aussi de s’accrocher à son humanité.

Je le répète, encore une fois, ce roman policier n’est pas fait pour tout le monde. Sans compter qu’à travers ses nombreuses figures de style, Steve Laflamme, parvient à dénoncer plusieurs préjugés tels que la lutte professionnelle où l’on trouve des horribles magouilles et autres dispositions de ce genre. Le fait de découvrir tout cela…, m’a vraiment révulsé. J’étais consterné de savoir que TOUTES ces méthodes existent. Comment les arrêter, voilà la question ?!

Concernant la plume littéraire de l’auteur, à mes yeux, je trouve qu’il possède un beau talent pour l’écriture. Étant familière avec la langue québécoise, j’ai pu, facilement, m’adapter à son vocabulaire. Pourtant, à certains passages du roman, les extraits paraissent un peu longs. En effet, cette petite nuance est le seul désavantage. Dès les premières pages, on entre dans son univers ensanglanté où les détails ont été, incontestablement, planifié depuis le tout début. EXCELLENT !

Un dernier mot ?

Pour un premier livre, je le trouve assez bien réussi. Il va de soit que je suis curieuse de découvrir les prochaines œuvres littéraires de Steve Laflamme. Une chose est sûre, c’est que l’auteur ne se retient pour dire ce qu’il pense. Il n’écrase pas ses mots, ça c’est certain. Sur ce, je vous recommande cette histoire, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu.

#Sara

 

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s