Entrevue d’Emy Lie

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1- Pourrais-tu nous parler un peu de toi ? De ton cheminement ? 

Réponse : Coucou alors pour parler de moi, ça va aller très vite !
Je suis une maman active, je travaille dans l’automobile en deux postes (matin et après-midi) et j’ai deux magnifiques enfants, une fille de 8 ans et un garçon de 5 ans et un mari. Ça va vous suivez ? Je fais du sport en prime 2 à 3 fois dans la semaine pour me permettre de perdre du poids. (Outch !)
Mon parcours : j’ai commencé à publier chez Edilivre en 2015 avec Destinée. J’ai ensuite intégré Evidence Editions en 2016 avec Antagonisme, puis ils m’ont repris ma saga Destinée. J’ai aussi intégré en 2017 Art en Mots Editions pour la romance avec mon one shot 24 novembre et ma saga BE Loved. J’ai même un recueil de réflexions qui sortira chez eux aussi.

Destine Destine tome 2 Antagonisme 24 novembre Be Loved tome 1

Laissez-vous tenter par ces différents univers littéraires allant du fantastique à la romance contemporaine !

2- Qu’est-ce qui t’a donné l’envie d’écrire ? 

Réponse : En fait, ado, j’écrivais beaucoup de poèmes pour me libérer de l’ennui quotidien. Et j’ai commencé un roman vers mes 16 ans que j’ai arrêté et repris pendant mon congé parental en 2013 pour combler mes insomnies.

3- Quelle place la lecture occupe-t-elle ton temps libre ? 

Réponse : Une place tous les matins, tous les 15 jours. En fait lorsque je suis du matin, je lis un livre en buvant mon café. En général je suis à 1 livre voire 1,5 livre par mois. 

4- Quel est ton dernier coup de cœur littéraire ? 

Réponse : Défis-moi, de Romane rose

Defis-moi

Plongez dans tête baissée dans « Défis-moi », une romance érotique où tout vos plus beaux fantasmes pourraient se réaliser. Il semblerait que face à ce récit, la trilogie « Cinquante Nuances » soit caractérisée comme étant une petite nature ! Oserez-vous lire les aventures de Chloé et Max ?

5- D’où proviennent les idées qui construisent tes personnages et ton univers ? 

Réponse : De la musique, tout simplement

6- Combien de temps cela te prend-t-il pour écrire un roman

Réponse : Environs 6 mois / 1 an

7- De quelle époque tes œuvres littéraires sont-elles inspirées ? 

Réponse : Actuellement

8- Quelle est ton moment et endroit favoris pour écrire ? 

Réponse : La nuit quand tout le monde dors, sur la table de cuisine.

9- Est-ce qu’il t’arrive d’avoir des pannes d’écriture ? Si oui, comment fais-tu pour y remédier ? 

Réponse : Bah, je fais autre chose (lecture, j’écris d’autre histoire…) et je retourne sur l’histoire en cours lorsque j’aurais l’inspiration. Oh oui ! Encore actuellement, j’ai du mal à écrire Be Loved 3 je rame depuis janvier…

10- Avant de te lancer dans de longues séances d’écriture, exerces-tu un rituel particulier ?

Réponse : Bière et chips ou thé et gâteaux

11- Hormis l’écriture, il y a-t-il d’autres loisirs qui t’intéressent ?

Réponse : Le sport  et la lecture (quoi ? C’est un sport pour les yeux ! Na !)

12- Si tu devais peindre un portrait de toi-même, comment te décrirais-tu ? 

Réponse : Gueulade, débile, folle, mais adorable, comme dirait certaines personnes de mon entourage au boulot, je suis une attachiante.

13- Prévois-tu d’écrire d’autres histoires ? Si oui, pourrait-on en avoir un petit avant-goût ?

Réponse : Alors oui, j’ai actuellement deux autres histoires en cours d’écriture sur Wattpad. Il y a B.I.L.Y. et Xavier.
Tous les deux de la romance, la première pour les plus de 16 ans, l’autre plus de 18.

Voici le début de B.I.L.Y. : 

« Mon réveil sonne, je tape sur le Snooze pour l’enclencher de nouveau. Une deuxième sonnerie retentit plusieurs minutes plus tard, mais impossible de me lever. J’étais tellement stressée hier soir pour cette rentrée des classes que je n’ai pas pu m’endormir avant minuit, heure à laquelle j’ai ouvert les yeux la dernière fois.
La terminale… l’année où tout prend fin, même l’adolescence. Bientôt dix-huit ans, l’université et la liberté ! Ah l’indépendance ! J’ai hâte que mes parents me lâchent la grappe et je vais tout faire pour que ce soit cette année, je veux ma chambre au campus l’an prochain et je compte bien y arriver !
Un troisième bip-bip retentit et j’entends aussi vite la voix de ma mère résonner en écho dans le couloir.
– Lilas ! Lève-toi !
– Oui, j’arrive !
Je souffle un grand coup, m’étire les bras puis les jambes, je repousse mes cheveux emmêlés vers l’arrière et décide enfin de rejoindre le rez-de-chaussée. Je descends les escaliers lentement tel un zombie pas très frais, lorsque, quand je me pose à table, je trouve mon frère et ma petite sœur déjà prêts.
– Hé chamelle ! T’as réussi à retrouver ta route ?
Je dresse mon majeur dans sa direction, mais ma mère me réprimande aussitôt avec une légère tape derrière la tête.
– Y a Maïna à côté, calme-toi !
Elle dépose mon assiette remplie de deux tranches de pain perdu et ma tasse de café.
– Merci maman chérie !
– Bah, tiens… n’essaie pas de fayoter, Noël n’est pas prêt d’arriver et ton anniversaire est déjà passé, alors inutile ! À moins que tu veuilles te faire pardonner ?
Je lui souris, bêtement, de toutes mes dents sans relever. J’engloutis à une vitesse folle mon plat et file dans la salle de bain de l’étage pour me préparer. Une douche rapide plus tard, je suis dans ma chambre debout devant mon armoire. Je souffle de ce qui me guette. Rien que pour cela, j’adore les vacances, pouvoir m’éterniser en pyjamas est ce que je préfère vraiment, si seulement je pouvais rester à la maison, je serais comblée, surtout en sachant ce qui m’attend au lycée… Je vais encore avoir le droit à toutes sortes de réflexions bidon toute la sainte journée !
Miss pète-cul, pimbêche, et j’en passe ! Si je les énonce toutes, je ne suis pas prête d’être habillée et encore moins de partir pour le lycée. J’enfile un legging satiné noir avec une tunique bleue, ma paire de ballerines aux pieds, je suis parée pour affronter ma journée.
Dans la cour du lycée, je rejoins Prune et lui fais la bise. Elle est excitée de cette dernière année, si je pouvais avoir un quart de son enthousiasme, j’en serais ravie ! La sonnerie retentit, nous voici tous regroupés devant la salle de cours. Toutes les mêmes têtes que les deux autres années se trouvent face à moi, je soupire, lasse, de cette morosité. La rengaine quotidienne va reprendre son cours et je suis déjà saturée, mais mon souffle se bloque soudainement, lorsque j’aperçois un visage inhabituel. Il s’approche de moi, me jette un regard froid, je voudrais le suivre des yeux, mais je n’ose pas.
Dans quelle classe est-il, qui est-il et comment s’appelle-t-il ? Je déglutie. Il me trouble plus que je ne le devrais, son visage, son style Bad Boy angélique me plaît. Il est totalement différent des potes avec qui mon frère traîne et rien que pour ça, je pourrais faire tout ce qu’il veut pour être avec lui.
Le prof nous demande dans un haussement de ton de nous taire en entrant. Je suis à la fin de la file et m’impatiente. Prune me tire par le bras pour nous montrer Léo, celui qu’elle affectionne depuis quelques mois. Il est dans la classe d’à-côté, celle de mon lourdaud de frère et me soûle, il n’arrête pas de me mater de la tête aux pieds et je lui mettrais bien des claques quand il fait ça ! Pourquoi à chaque fois que Prune a des vues sur un gars, il faut toujours qu’il se tourne vers moi ?
J’avance et marche sur mon lacet, manquant de tomber. J’entends une personne ricaner et quand je jette un coup d’œil derrière moi, mon monde s’écroule. Mes entrailles se tordent quand une douce caresse s’empare de mon corps, celle de son expiration qui frôle mon cou, lorsqu’il se penche vers moi pour me dire d’arrêter de rêvasser. Ma respiration se coupe comme pour profiter de l’air qu’il a lâché sur moi…
»

Et le début de Xavier :

« Un souvenir loin, très loin…
« Allô maman… c’est Mia… dit-elle en hoquetant. Je pleure, car on a eu un accident… Laisse-moi parler maman, lui souffle-t-elle avec difficulté. Julien ne bouge plus… Je vous aime… maman, dis-le à papa… Non, maman, un sifflement de gorge retentit, je ne m’en sortirai pas… Parce que je le sais… Mes jambes sont coincées, dit-elle dans un sanglot, sous la partie du tunnel qui s’est effondrée, j’ai du mal à tourner la tête. Oui, je le vois seulement dans le rétroviseur, il pleure. Je crois qu’il n’a rien… la rassure-t-elle de nouveau tout en suffoquant et en toussant en même temps, tu prendras bien soin de lui, maman ?… et n’oublie pas de lui dire, une toux s’empare d’elle, combien nous l’aimons, d’accord ? … Tu vas me manquer, je garderai un œil sur vous trois.
À un de ces jours maman, je vous aime ».
Elle lève le regard dans le miroir du rétroviseur pour me trouver, je la vois les yeux humides. Elle me dit :
« Chut ! Tout va bien… se passer mon bébé, ne t’inquiète pas, les pompiers vont bientôt arriver… Je t’aime tant mon petit, si tu savais… », finit-elle de me souffler avec difficulté.
Puis plus rien.
J’avais six ans quand j’ai perdu mes parents et j’en suis resté marqué.
Chaque matin depuis vingt-deux ans, ce cauchemar me réveille ; me hante littéralement. J’ai vu un psy pendant très longtemps ; trop longtemps et rien n’a changé. Mes angoisses sont toujours là, je me réveille en sueur, en pleur.
Mes grands-parents sont partis les rejoindre, il y a six ans, c’est de là que j’ai tout arrêté avec ce docteur.
Mais maintenant je me retrouve seul.
Je vis, enfin, je survis dans une petite maison dans le nord de la France, située dans une petite ville de l’Avesnois.
Je ne me suis jamais socialisé avec qui que ce soit, et ce, partout où que j’aille, sauf avec une fille. J’ai aimé cette fille, plus que je n’aurais dû, mais j’ai tout foiré. J’avais peur… enfin, j’ai peur de voyager et elle ne l’a pas supportée. Elle voulait des vacances, je ne voulais pas bouger.
Absurdité, direz-vous. Cette histoire ne peut en aucun cas se passer deux fois, mais c’est plus fort que moi… je n’y arrive pas.
Pourquoi ne l’a-t-elle pas compris ?
Oh, Emmy ! Comme je te regrette… Tu étais là pour me garder en vie, me faire remonter la pente dans mes moments d’égarement, mes moments de peine. Ta poitrine, sur laquelle je posais ma tête au réveil et les battements rapides de ton cœur, me manque tout autant que l’attention que tu me portais lors de nos rapports pour m’aider à oublier et à me détendre.
« Je regrette de t’avoir fait souffrir autant que moi pendant ces quatre années.
Sache que mes pensées ne seront que pour toi, à jamais.
Ce que je vais faire n’est pas ta faute, crois-moi.
Je t’aime ! Enfin, je t’ai vraiment aimé… »
Voilà ce que je lui ai écrit par message. Je veux qu’elle sache avant que je parte, que sans elle, je n’existe pas…
Maintenant la fin est proche… trop proche. J’ai fait une bêtise.
Une. Très. Grosse. Bêtise. Que je commence à regretter.
Je me vide de mon sang, une entaille à chaque poignet. Sur ce coup, j’ai été faible, je le sais. Mais que faire à présent ?
J’entends taper contre la porte, celle-ci s’ouvre hâtivement, c’est elle, Emmy. Pourquoi est-elle venue ? Elle n’a pas le droit de me voir comme ça aussi faible.
— Non ! Xav qu’as-tu fait ?
Je réussis vaguement à ouvrir les yeux, elle est au téléphone et pleure.
Non, ne pleure pas, Emmy. Je t’en prie ! C’est ce que j’aimerais pouvoir lui dire, mais rien ne sort.
Elle met le haut-parleur, pose le téléphone à côté de moi et écoute la voix qui sort de celui-ci, en faisant ce que cet homme lui dit.
Elle se dirige vers la salle de bains, prend deux serviettes, revient vers moi et appuie sur mes poignets en même temps avec celles-ci. Je n’ose pas la regarder, je me sens… comme une merde. Vulgaire, direz-vous ? Mais je m’en contrefiche à présent. Je suis minable et je la fais souffrir encore plus.
— Laisse-moi crever Emmy, réussis-je à émettre d’une voix faible. Je ne vaux… rien.
— Ne dis pas n’importe quoi Xav, tu as juste besoin d’aide, crois-moi !
— Je me suis fait aider vingt-deux ans et rien n’a changé, réussis-je à lui dire de nouveau dans un souffle las.
— Parce qu’il était mauvais !
Je réussis à émettre un vague son ressemblant à un rire et il n’y a bien qu’elle pour réussir à me faire faire ça, dans cet état.
— Je suis désolé de te faire endurer ça, Emmy.
— Tu ne me fais rien endurer, Xav, je suis là pour t’aider. Xav, promets-moi qu’après ça, tu vas remonter la pente ? Fais-le au moins pour m… notre amitié. J’ai besoin de ton… de toi !
Elle est pure, belle et adorable. Un vrai petit ange.
Pourquoi suis-je autant accroché à elle ? Peut-être parce qu’elle est la première à qui je me suis attaché depuis la perte de ma famille ? La famille… Oui, voilà ce à quoi elle me fait penser. Douce, tendre, belle. Et en fait, je suis carrément accro à elle… que faire ?
Les secours sont enfin là. Ils la félicitent pour ce qu’elle a fait en attendant qu’ils arrivent et ils la réconfortent. Du moins, c’est ce que je pense d’après ce que mes yeux me permettent de voir. Je n’aurais jamais cru, un jour, me retrouver dans cet état… Une chose sûre, c’est que mes parents seraient peu fiers de moi…
Ils m’installent sur le brancard, m’y attachent et m’emmènent avec eux dans le camion. Je hurle, je ne veux pas partir avec eux, j’ai peur. Je vais mourir comme mes parents, s’ils me mettent dans le camion de pompiers. Ils n’ont pas le droit de me forcer à monter contre ma volonté !
Soudain, je ne me sens pas bien, je commence à voir tout noir, j’ai la tête qui tourne. J’ai le droit à une perfusion ; un truc qu’il injecte par celle-ci ; un calmant, je crois. Le masque puis… plus rien. 
»

Merci pour ces questions, je sais que j’ai été longue à répondre et je suis désolée du retard.

Je remercie chaleureusement Emy Lie pour avoir joué le jeu ! 

#Sara

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