Chronique sur Alberta Road tome 2 : Le jour où tu es arrivé de Mychele Sorel

Alberta Road tome 2

Note : 13/10

« J’esquisse un sourire en coin et ancre mon regard au sien. Je me fous pas mal de qui ce mec est le fils, mon poing part et le frappe si durement qu’il tombe directement au sol à mes pieds. Je bouge lentement mes phalanges et me tourne vers Abby. J’ai juste le temps de la voir se frayer un chemin vers les toilettes. Je la poursuis et entre à sa suite dans la petite pièce. Je referme la porte derrière nous et enclenche le verrou. L’endroit est loin d’être attrayant. Le distributeur de capotes gît sur le sol et le miroir est fracturé en deux. Abby pousse de toutes ses forces contre mon torse, me forçant à reculer, dos à la porte.

— Sors d’ici ! hurle-t-elle.

Les larmes dévalent sur ses joues et elle serre mon tee-shirt entre ses poings. Un cri de rage lui échappe quand je tente de la prendre dans mes bras.

— Ne me touche pas !

— Abby…

— Laisse-moi, Cole. Franchement, tu as mieux à faire de ton temps que de le perdre avec moi ! rugit-elle en se détournant pour essuyer ses larmes avec colère.

Je ne bouge pas d’un pouce.

— Je ne peux pas, dis-je alors que la musique reprend derrière le battant.

— Mais fiche le camp !

— Non.

— Pourquoi ?!

 Je fais un pas vers elle et m’arrête quand je la vois reculer.

— Parce que je t’aime ! Voilà pourquoi !

Elle se fige, comme si je venais de lui lancer une bombe au visage. Mes mains passent dans mes cheveux. J’aurais dû la fermer !

— Non… Tu m’as dit l’autre jour que…

—Je t’ai menti, Abby! Je n’y peux rien, d’accord! C’est inexplicable !

— Tu ne peux pas…

— Mais cesse de me dire ce que je peux ressentir ou non, bordel ! Je t’aime et tu ne peux rien y faire ! m’écrié-je.

Un ange passe tandis que nous restons immobiles à nous fixer.

— Je n’ai jamais ressenti ça auparavant ! C’est plus fort que tout, plus intense que tout ce que j’ai déjà vécu. Même mon passé avec Cassie me paraît fade si je le compare à mon présent avec toi ! Et je n’ai pas l’intention de laisser ce sentiment me passer sous le nez…

— Et tu me jettes ça au visage dans les toilettes d’un bar ?!

— Je veux seulement être là pour toi, Abby. Être avec toi, peu m’importe l’endroit ou le moment…

La jeune femme me dévisage sans un mot.

— Je ne m’attends pas à ce que tu ressentes la même chose. Je voulais seulement que tu le saches, conclus-je.

Aucune parole. Elle avance vers moi et s’arrête.

— Ramène-moi à la maison.

Je crois que mon cœur se fige dans la pierre quand sa voix de glace me parvient. J’acquiesce en silence. Elle passe devant moi et gagne la sortie.

Qu’est-ce que j’ai fait ? »

Cole & Abby

Résumé : « Déception.

C’est le mot qui, depuis dix ans, décrit le mieux Abbygael Hamilton. Amère déception pour son père, qui est parti un jour, abandonnant famille et ranch sans se retourner. Déception pour sa mère, qui lui reproche de ne pas partager sa passion pour ces lieux où elle se sent emprisonnée.

La jeune rebelle peut néanmoins se vanter de maîtriser parfaitement ses amours. En dehors de ses très rares amis, elle ne laisse jamais assez de temps à qui que ce soit pour découvrir ce qui se cache derrière son armure d’arrogance.

C’était sans compter sur l’arrivée de Cole McKnight, embauché au Heaven’s par sa mère, alors qu’Abby venait de mettre abruptement fin à leur relation après quinze jours torrides chez son amie Becca Parker. L’ancien tatoueur, énigmatique et envoûtant, semble vouloir à tout prix déterrer les secrets de la femme qui l’a envoûté et percer son âme à nu.

Jamais Abby ne doit laisser une telle chose se produire, revivre le cauchemar qui a détruit son existence ne fait pas partie de ses plans. Pourtant, Cole ne semble pas prêt à reculer devant les limites qu’elle tente d’instaurer entre eux.

Un cœur brisé peut-il encore accorder sa confiance ? »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaleureusement, l’auteure, Mychele Sorel pour l’envoie de ce service presse.

Immergez de nouveau dans le cœur d’Alberta Road a été un vrai délice. Ayant été subjugué par le premier tome, je suis heureuse d’avoir pu enchaîner la suite. Néanmoins, comment vous expliquez tout ceci ?!

Ce deuxième opus est, jusqu’à présent, mon préféré… À de nombreuses reprises, j’ai cru que mon organe vital allait lâcher prise. Sans aucun doute, j’ai été encore plus ravie de retrouver les personnages dont je suis tombé instantanément amoureuse. Malgré le fait que certain soit seulement de passage, j’ai apprécié la venue de Becca Parker, la meilleure amie d’Abby ainsi que le mystérieux et torturé cowboy, Joshua Walker.

Dans cette œuvre littéraire, nous apprenons à connaître la fougueuse Abbygael Hamilton, alias Ariel. Possédant un caractère bouillant comme les enfers, elle n’hésite pas à dire tout haut ce qu’elle pense. Cependant, la rouquine est également une fille au grand cœur qui n’a pas vraiment pas été gâtée par la vie… En effet, lors de sa jeunesse, la jeune femme a été violemment humiliée par trois personnes qui côtoient son quotidien. Âgée de vingt-sept ans, Abby ne recherche pas de relation sérieuse. Néanmoins, derrière son indomptable attitude et son allure nonchalante se dissimule une certaine forme de détresse. Sa seule consolation est sa jument de dix-sept ans, Athéna. Pourtant, une séduisante personne de son passé revient sur son chemin, Cole McKnight. La jeune femme n’approuve pas sa venue, car il est la seule personne qui puisse fissurer sa carapace. Entre nos deux tourtereaux déchirés commencent un jeu du chat et de la souris où chacun apposera ses propres règles. Malgré sa grande muraille de Chine, Abby et Cole pourront-ils construire leur propre relation passionnée ? Ou Megan, la cousine de la jeune femme, et les obstacles de la vie suffiront à les engloutir ?

Cole McKnight est un bel homme de trente-un ans. Tatoueur à ses heures, il cache un cœur gros comme l’univers. Derrière l’image typique du bad boy se cache une personne tourmentée, mais généreuse. Cole désire ardemment aider les autres pour les rendre heureux. De plus, puisqu’il a vécu une déception amoureuse, le tatoueur ne veut pas s’y plonger de nouveau. Ayant habité la ville de Chicago, il la quitte sans aucun regret pour filer sur la route en compagnie de Will et Josh. Suite à la fin du premier tome, on retrouve Cole et le militaire au Heaven’s. Pourquoi ? Afin que Josh puisse être plus proche de son physiothérapeute s’il lui arrive un pépin avec son bras. À peine bien installé sur les lieux que Cole retrouve une éblouissante connaissance : Abbygael Hamilton, la seule femme qui l’a véritablement attiré. Alors que les touchers et baisers s’emmêlent, le tatoueur réussira-t-il à briser la carapace de sa petite sirène ? Ou abandonnera-t-il ?

Concernant le style d’écriture de l’auteure, je l’ai trouvé ensorcelant. L’écrivaine possède une calligraphie que je ne pourrai pas délaisser. Elle est douce et agréable à bouquiner. Dès les premières pages, on plonge directement, tête baissée, dans leur complicité amicale. À mes yeux, ce deuxième tome est mille fois meilleur que son aînée. Honnêtement, je ne ressentais aucune crainte, car j’avais adoré le personnage de Cole. Celui-ci m’avait déjà plu dans le premier opus. Alors, le découvrir en profondeur a été… un vrai feu d’artifice.

En bref, c’est une merveilleuse pépite.

Un dernier mot ?  

J’ai passé un excellent moment en compagnie du beau tatoueur et de la petite sirène. Ils m’ont fait rire, pleurer et rager…, mais c’est pour cela que je les aime. Évidemment, je lirai la suite avec Josh Walker, l’énigmatique militaire. Je l’attends impatiemment. Je ne vous cache pas que je vous conseille CHAUDEMENT cette suite. Procurez-vous le deuxième tome de la série Alberta Road et plongez-vous dans les pensées les plus belles de Cole et Abby !

#Sara

Publicités

Chronique sur Nellie tome 2 : Protection de Sylvie Payette

Nellie tome 2

Note : 9/10

« J’ai attrapé le panier d’osier sur le comptoir et je suis partie vers le poulailler en courant. Ce matin-là, j’avais été plus rapide qu’Uriel.

— Bonjour, mesdames les marquises et les duchesses ! ai-je lancé en y entrant. Vous avez bien dormi ? Ne vous inquiétez pas, je viens pour la récolte, je ne vous veux aucun mal. Ne vous levez même pas, je vais glisser ma main… et… En voilà un ! Merci, Votre Altesse.

Si le coq représentait le roi de la bassecour, mes poules symbolisaient des dames de la haute.

— Oh, deux œufs ? Vous êtes généreuse aujourd’hui, madame la duchesse de Porte-Plume.

— Espérez-vous qu’elles vous répondent ?

J’ai sursauté en entendant la voix d’un homme venant de l’entrée. Je me suis retournée d’un bond et j’ai reconnu Henri, malgré le contre-jour. Il avait appuyé ses deux mains de chaque côté du chambranle de la porte.

Il portait un manteau qui lui descendait presque jusqu’aux chevilles et qu’il laissait ouvert sur des vêtements très simples, une chemise de coton, qu’il ne boutonnait qu’en partie, et un pantalon de travail inséré dans ses bottes de cuir. Ses cheveux étaient maintenant plus longs que ceux d’Armand et, au contraire de son frère, il les laissait retomber librement sur ses épaules. Depuis mon arrivée, il ne se rasait plus, laissant paraître une barbe encore clairsemée qui lui donnait un certain charme.

— Euh… bonjour. Les poules ne me parlent pas avec des mots. Mais elles m’acceptent dans leur maison. Disons que je tente de les rassurer en communiquant de cette façon.

— Avez-vous absolument besoin d’une cour royale, à tel point que vous l’avez reproduite ici ? Vous ne pouvez pas vous en passer ?

— Moi ? ai-je éclaté de rire. Vous me connaissez mal.

S’il savait combien je ne me sentais pas comtesse !

— Je m’amuse, ai-je continué. Je les trouve trop mignonnes avec leurs airs distingués et leurs plumes. Elles ressemblent aux filles que j’ai croisées au bal des Fleurs.

J’ai exécuté une révérence en direction des volailles.

— Mesdames, euh… ou plutôt Vos Altesses, merci pour cette belle récolte.

J’ai voulu sortir du poulailler, mais Henri me bloquait le passage.

— Je venais vous demander si tout allait bien pour vous ici au camp et si vous étiez confortablement installée.

— Depuis que je suis arrivée, c’est la plus longue phrase que vous m’adressez. Vous vous mettez à parler ? ai-je ajouté d’un air espiègle. Devrais-je m’inquiéter ? Vous vous sentez bien ?

— Ne vous moquez pas. J’accueille chacun de la même façon. Je dois d’abord m’assurer qu’il ne s’agit pas d’un espion.

— Moi ? Une espionne ? Oh… Attention, mesdames, ai-je lancé, amusée, vers les poules, notre réseau secret vient d’être mis au jour.»

Nellie & Henri

Résumé : « Après avoir connu la ville, la richesse et l’aristocratie, Nellie, menacée, découvre la campagne aux côtés des révolutionnaires.

Nellie a été catapultée dans un univers parallèle ; un Kébec gouverné par une monarchie. Amoureuse d’Armand, le prince héritier, Nellie est pourchassée par le roi. Elle vit maintenant à l’écart dans un camp républicain dirigé par Henri qui assure sa protection. Mais les attaques se multiplient et Nellie comprend qu’elle est aussi recherchée par les pirates. Ses amours se compliquent, les dangers la guettent et la jeune femme tente de survivre tout en rêvant de rentrer à la maison. »

Mon Avis

Tout d’abord, je voudrais remercier Québec Loisirs pour l’envoie de ce deuxième tome !

Je suis contente d’avoir pu enchaîner la suite sans perdre une seconde. Ayant été captivé par le premier tome, j’avais très hâte de découvrir les nouvelles péripéties de Nellie et de ses acolytes. Toutefois, ce second opus m’a laissé légèrement perplexe.

J’ai aimé cette nouvelle aventure, mais pas autant que l’original. Le rythme est assez moyen, à vrai dire… En effet, j’ai trouvé que l’attente d’une intrigue était un peu longue. Au début, il y a beaucoup de dialogues et de nombreuses descriptions du nouveau milieu. Malheureusement, les agissements, les poursuites, les tentatives de meurtres et de corruption n’arrivent que vers la fin du roman. En bref, le premier tome était meilleur que celui-ci.

Toutefois, je l’ai tout de même dévoré. Dans ce second opus, nous faisons la connaissance de plusieurs nouveaux personnages. Sans compter que nous apprenons également à connaître les anciens.

Suite à la conclusion du premier tome, Nellie se reconquiert dans le campement de l’opposition afin de défendre sa véritable identité. Vivant à la ferme, elle survient parfaitement à s’adapter à la situation et à son environnement naturel. Amoureuse d’Armand, le prince héritier, la rouquine ne peut s’empêcher de penser à lui… Néanmoins, le calme avant la tempête sera court, car plusieurs personnes essaient de tuer ou d’enlever Nellie. Par chance, Henri, le frère jumeau et cadet d’Armand, est toujours présent pour voler à la rescousse de la jeune femme. Froid et sévère envers elle, Nellie se demande souvent ce qu’elle a pu provoquer pour qu’il agisse de cette façon… Et si cette rigoureuse réaction dissimulait une sensation passionnée ? Mais, quand la rude tourmente décide de pointer le bout de son nez, Nellie est en danger. Le temps n’est pas à la réflexion, surtout lorsqu’une personne, qu’elle aime, ait gravement blessée. Emportée loin de ce monde qu’elle a appris à chérir, la rouquine se demande vraiment si elle pourra de nouveau reconquérir ses ami(e)s… et l’homme dont elle est réellement amoureuse.

Concernant la plume d’écriture de l’auteure, celle-ci est fluide et entraînante. Dans ce récit, la violence et les batailles y sont plus présentes. Encore une fois, je suis contente d’avoir pu retrouver ces distingués personnages, chacun apporte à sa manière, une touche d’humour et de courtoisie.

Nellie est devenue plus mûre et elle est dotée d’une plus grande force de caractère. Entre le premier et deuxième tome, il y a une grande différence. Elle semble avoir beaucoup vieilli mentalement.

Sylvie Payette est une auteure possédant une calligraphie éclatante. Dès les premières lignes, j’ai été plongé directement dans son univers littéraire.  

Une saga légendaire qui parvient précisément à se particulariser des autres !

Un dernier mot ?

Malgré le fait qu’il ne soit pas un coup de cœur, je continuerai à bouquiner cette série parce que j’aimerais beaucoup avoir le fin mot de cette histoire. À l’aide de ses expressions, l’écrivaine arrive à me faire vivre l’illusion de plusieurs petites filles.

À découvrir. Je vous recommande cette sublime œuvre littéraire !

#Sara

Voici le lien d’achat sur le site internet de Québec Loisirs : https://goo.gl/U4dESx

Et celui de notre partenaire littéraire : http://www.quebecloisirs.com

Chronique sur Nellie tome 1 : Adaptation de Sylvie Payette

Nellie tome 1

Note : 11/10

« – Vous chercher une grenouille ? a lancé une voix masculine derrière moi.

Je me suis retourné pour découvrir qu’Henri marchait vers moi.

– Il faisait si chaud à l’intérieur.

– Je vous ai cherché, j’ai eu peur que vous ayez déjà quitté le palais.

– Je visitais les lieux. Il y a tellement de choses à voir. Les tableaux, la fontaine, les fleurs. Ce jardin est tout simplement magnifique.

– Je craignais que vous fassiez la même blague qu’elles…, a-t-il continué en s’asseyant près de moi sur le banc de pierre. Je ne voulais pas que vous soyez comme les autres.

– Les autres ?

– Elles viennent au jardin, vont vers l’étang ou la fontaine et annoncent qu’elles cherchent la grenouille qui va se changer en prince.

Oubliant encore une fois l’étiquette, j’ai éclaté de rire.

– Je pensais qu’il y avait déjà un prince ici. D’ailleurs, je ne sais pas où il se cache, je ne l’ai pas encore vu.

– Il paraît qu’il déteste les bals. Il doit se tenir dans un coin à faire son devoir. Ceci dit, il existe deux princes.

– Deux ?

– Mais ne gâchons pas cette belle soirée avec des histoires difficiles à expliquer.

– Comme vous voulez.

Un papillon de jour s’est alors posé sur une rose. J’ai marché dans sa direction, surprise d’en apercevoir un aussi tard après le coucher du soleil.

– J’adore les papillons, ai-je confié à mon compagnon.

– Il y en a beaucoup dans ce jardin.

– C’est un monarque. L’été, ils migrent vers le nord en millions.

– S’il s’agit d’un monarque, c’est donc le roi des papillons.

– Je ne sais pas pourquoi on l’appelle ainsi, ai-je répondu.

– Je savais que vous cherchiez un prince.

J’ai pouffé.

– Je veux bien être la reine des papillons. »

Nellie & Armand

Résumé : « Vivre dans un monde de princes, de bals et de belles robes, c’est le rêve de plusieurs… mais pour Nellie, ça devient la réalité!

Nellie Aubert traverse accidentellement l’espace-temps lors d’un orage. Elle se retrouve dans un Kébec à la fois familier et différent. Même lieu, même jour, même heure, mais un tout autre univers. Un univers qui possède aussi ses côtés sombres. La rouquine devra s’adapter rapidement à ce monde parallèle où, du haut de la montagne, une famille royale règne sur Mont-Réal. Nellie saura-t-elle survivre aux injustices, aux rébellions, à l’amour… et, surtout, revenir auprès de sa famille? Son aventure ne fait que commencer. »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaudement Québec loisirs pour l’envoie de cette belle histoire !

Une découverte absolument renversante… Malgré sa petite épaisseur et son côté jeunesse, ce premier tome n’est pas aussi simple comme il le prétend.  En effet, les descriptions de l’environnement, des coutures, etc sont assez complexes et fascinantes à lire.

Ceci dit, j’ai tout de même adoré cet univers littéraire. À travers les yeux de Nellie, je découvre une nouvelle perception du Québec. L’autre chemin de la vie, si vous voulez…

Dans cette œuvre littéraire, nous faisons la connaissance de Nellie Aubert, une jeune juvénile de quinze ans. De nature discrète, elle n’aime pas beaucoup attiré l’attention sur sa personne. Ayant un frère de treize ans atteint du syndrome d’Asperger, Nellie sait que ce n’est pas toujours facile de s’harmoniser avec son milieu. Bref, tout va pour le mieux dans son quotidien, mais c’était avant qu’un orage électrique décide de l’engloutir pour l’amener… dans une dimension parallèle à la sienne. Arrivé dans ce monde où tout semble être si différent, Nellie va vite se lier d’amitié avec Logan et un groupe de personnes où tout comme elle, ils ont pu passer par l’espace-temps. Ne pouvant pas revenir à leur réalité, ils n’ont pas d’autre choix que d’envisager la triste éventualité. Malgré cela, les individus réussissent à trouver une petite brèche… Et si le Baron de Vimy était celui qui pouvait les aider à rentrer ? Pour ce faire, Nellie devra se rendre au bal des fleurs. Toutefois, la rouquine devra impérativement apprendre en deux semaines, l’art des bonnes manières et quelques pas de danse, si elle désire se fondre dans la masse. Lors de cet événement, Nellie y fera également une belle rencontre. Elle tombe irrésistiblement sous le charme d’Henri, un bel homme galant et drôle. Réussira-t-elle sa mission ? Quand l’amour et le pouvoir se confondent, est-il possible de tomber amoureuse d’une personne de sang royal sans en payer les conséquences ?

En ce qui concerne le style d’écriture de l’auteure, je suis littéralement tombé sous son enchantement. J’ai adoré ma lecture du début jusqu’à la fin. Ayant une petite facette d’historienne, j’ai été agréablement surprise de lire cette vision du monde d’une autre alternative. J’ai aussi passé un bon moment en compagnie de Nellie, Henri, Armand ainsi que tous les autres interlocuteurs.

Dès les premières pages, nous entrons directement dans le vif du sujet. En faisant de longues descriptions, j’ai pu facilement imaginer les lieux. Un roman court, mais vraiment génial. Addictif jusqu’à la toute fin, je n’ai pas pu m’empêcher de lire aussitôt le deuxième tome.

Un dernier mot ?

Un ÉNORME coup de cœur ! Une belle histoire qui peut plaire aux adolescents tout comme aux plus vieux. Je vous recommande fortement cette lecture. Une série que je continuerai à suivre.

#Sara

Voici le lien d’achat sur le site internet de Québec Loisirs : https://goo.gl/U4dESx

Et celui de notre partenaire littéraire : http://www.quebecloisirs.com

Chronique sur La fin de ma faim de Gabrielle Izaguirré-Falardeau

La fin de ma faim

Note : 9/10

« Selon Le Petit Robert, la silhouette se définit comme l’«allure ou ligne générale d’une personne ». Pour ma collègue Manon, Silhouette était la meilleure des variétés de yogourt. Pour moi, la silhouette était une obsession. L’autobus se dirigeant vers San José a fait un arrêt. J’ai regardé les passagers monter, surtout les femmes, mais je ne voyais pas des humains, je voyais des silhouettes. Rondes, longues, ondulées, fines. J’analysais et je comparais. Si je trouvais une silhouette plus fine que la mienne, cela signifiait que cette dernière était trop grosse. Moi, je voulais la plus belle, la plus élégante des silhouettes. Je serais Miss Silhouette internationale et tous les passagers de tous les autobus du monde m’envieraient. Il n’était pas question qu’une inconnue costaricaine me ravisse mon titre.

San José débordait de gens. Partout dans les rues, le vent transportait les voix de vieilles dames annonçant leurs marchandises. Les marchés se multipliaient et rivalisaient de couleurs. L’air y était chargé d’odeurs de nourriture traditionnelle. La ville offrait un spectacle continu. Ici, un homme faussait en s’accompagnant à la guitare pour gagner quelques sous. Là-bas, des milliers de pigeons envahissaient le sol d’un parc. Des marchands portant fièrement leur panier de bananes sur la tête surgissaient de partout, ils avaient malheureusement le petit défaut d’être illégaux, alors la police s’est subitement mise à leurs trousses. Les vendeurs ont sacré leurs bananes à terre et sont partis en courant. Les voitures ont roulé sur les bananes. Le sol est devenu une mosaïque d’asphalte et de bananes écrasées. Plusieurs enfants ne mangent probablement pas à leur faim, dans ce pays. Si seulement ils savaient ce qu’on fait des bananes dont ils sont privés. Et moi, moi qui avais autant de bananes que j’en voulais, moi, je m’en privais volontairement, sotte que j’étais. »

Gabrielle

Résumé : « L’histoire de Gabrielle n’est pas uniquement celle d’une maladie, ni celle d’une fille normale qui, un jour, faute de manger, est devenue anormale. Son récit témoigne d’un combat qui se poursuit encore au quotidien.

Alors que sa vie ne devait être que voyages et découvertes, le chagrin et l’angoisse se sont faufilés en elle, jusque dans son sommeil. Malgré ses amitiés sincères et son amour des autres, la jeune femme a ressenti une profonde haine d’elle-même. Ainsi, les pages de ce livre ont la texture des draps usés des hôpitaux qu’elle a dû fréquenter, et leurs mots sont empreints d’autant de larmes que de rires.

En nous confiant son parcours, Gabrielle décrit l’obsession et la peur que provoque l’anorexie, tout en gardant son humour et sa pleine lucidité. Elle souhaite sincèrement que son récit aide à comprendre et à prévenir la maladie, mais surtout, surtout, qu’il parvienne à redonner espoir. »

Mon Avis

Tout d’abord, je remercie Québec Loisirs pour l’envoie de cette intéressante découverte !

« La fin de ma faim » illustre la difficulté de vivre avec un trouble alimentaire. L’anorexie est une problématique qui guette la vie de plusieurs personnes. Demeurant un fait vécu, le sujet est beaucoup plus difficile à lire, mais celui-ci… L’histoire me tuait littéralement à petit feu.

Sans oublier que cette asthénie n’est pas considérée comme étant seulement un comportement alimentaire… Non ! Au contraire, c’est un perpétuel combat contre soi-même.

C’est à travers l’histoire, les mots et les yeux de Gabrielle que nous découvrons le meilleur engagement de sa vie… celui de vaincre son anorexie. Dans cette autobiographie, nous faisons la connaissance d’une jeune femme de seize ans (dix-sept au cours de l’histoire) qui se bat de toutes ses forces afin de modifier radicalement son mode de vie. Dotée d’une grande force de caractère, Gabrielle souhaite de tout son cœur se stabiliser physiquement pour se transformer en une belle jeune femme saine et bien dans son épiderme. Cependant, ses angoisses les plus terrifiantes reviennent constamment la hanter, au point de devenir des obsessions. En effet, ses monomanies concernent principalement l’action de manger et de compter le nombre de calories, ce qui a fini par créer un dilemme intérieur. Ceci étant dit, la situation a fini par s’accroître ! Ainsi, alors qu’elle devait passer un an en Italie grâce à un échange étudiant, Gabrielle se voit forcer de revenir au Québec afin de se faire hospitalisée d’urgence à Saint-Justine. Forcée de manger, par le personnel de l’hôpital, afin de reprendre son poids normal, la jeune femme tente constamment de déjouer leur plan. Malgré cela, Gabrielle peut compter sur le soutien et l’amour de ses proches pour triompher de ce mal. Arrivera-t-elle à voir enfin la lumière au bout du tunnel ? C’est ce que je lui souhaite, sincèrement !

En ce qui concerne, la plume de l’auteure, elle est fluide et agréable à bouquiner. Le roman est divisé en deux parties. La première correspond à sa descente en enfer et la deuxième démontre son cheminement, sa montée et sa guérison.

Un personnage attachant qui fait preuve de beaucoup volonté et de détermination pour atteindre son ultime objectif. À travers ces lignes, l’auteure a voulu nous faire parvenir un message. Sans compter qu’en transmettant sur papier son témoignage, l’écrivaine savait quoi en faire. Elle voulait raconter son expérience personnelle, exposer aux autres ses combats afin qu’ils puissent savoir à quoi s’attendre.

C’est un merveilleux message d’espoir !

Un dernier mot ?

Même si l’idée désignée lors de cette lecture est dure à encaisser…, j’ai également ressenti son aura lumineuse. Malgré son trouble alimentaire, Gabrielle continue d’avancer. Je vous recommande chaudement cette admirable histoire, sans aucun doute, ce roman est scrupuleusement le synonyme de plusieurs mots, dont : partage, espoir, amour et amitié.

#Sara

Voilà le lien d’achat du roman qui est disponible sur le site internet de notre partenaire littéraire : https://goo.gl/kcCc4W

Et voici, le lien du site Web de Québec Loisirs, notre partenaire littéraire : http://www.quebecloisirs.com

Chronique sur Le châtiment des anges tome 1 : Emprise d’Annie Larochelle

Le chatiment des anges tome 1

Note : 12/10

« Il caressa son dos avec tendresse. Ses mains se promenèrent sur ses bras, ses épaules, son cou… Il se recula légèrement, attrapa sa tête et colla son front contre celui de la jeune femme, les yeux fermés.

– Oh ! et puis tant pis ! dit-il soudain.

Et il l’embrassa. Amélia se demanda ce que ces mots signifiaient, mais elle les chassa vite de son esprit quand la bouche de l’ange épousa doucement la sienne. Elle répondit à son baiser, l’accueillant volontiers en elle lorsqu’il lui entrouvrit les lèvres et caressa sa langue de la sienne. Sa courte barbe la piquait légèrement ; c’était une sensation nouvelle, terriblement sensuelle. Leur baiser se faisant plus insistant, la jeune femme laissa son corps bouger selon sa propre volonté. Elle glissa une main derrière la tête de son partenaire et entremêla ses doigts dans ses cheveux, l’attirant à elle un peu plus.

Comme s’il s’agissait du signal qu’il attendait, Fred la pressa contre lui, ses mains brûlantes ceinturant les reins de la jeune femme. Cette fois, elle sentit, distinctement son désir, son membre dur et érigé appuyant contre son ventre. Elle sursauta en éprouvant contre son corps cette force virile et insistante.

– Chut ! Fais-moi confiance, murmura-t-il.

[…]

Les doigts de l’homme remuaient de façon exquise en elle, provoquant des sursauts de plaisirs inouïs. À chaque infime pulsion, le corps d’Amy vibrait comme un instrument bien accordé. Bientôt, ses jambes se mirent à flageoler sous les assauts lascifs de son amant.

– Je dois maintenant penser à moi, si tu permets… annonça-t-il.

[…]

Amy, le front collé contre son torse puissant de son mari, avait fermé les yeux, savourant les sensations que le plaisir faisait naître en elle. Cependant, elle ressentait les courants énergétiques, comme si sa conscience s’étendait au-delà de son physique. Alors, elle le vit autant qu’elle le sentit lorsqu’il déploya ses ailes immaculées.

Les plumes métaphysiques les enfermaient tous deux dans un cocon duveteux derrière lequel leurs deux corps frémissaient sous l’effet de sensations impossibles. Toutefois, lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle n’aperçut qu’un frétillement de l’air, un peu comme si elle avait regardé au-dessus d’une chandelle. Sous cette seconde caresse immatérielle, son orgasme la secoua encore plus que les autres. Fred s’immobilisa derechef, ses prunelles luisant d’une flamme concupiscente. »

Amy & Fred

Résumé : « Quatre jeunes humains aux capacités surprenantes, un démon trop puissant pour eux et un ange qui refuse d’abandonner sa protégée…

Afin de sauver ses amis et d’échapper à la damnation du démon, Amélia Collins trouve refuge sous l’aile de son ange gardien.

Arrachée à sa vie terrestre, pourchassée par le Ciel et l’enfer, elle doit se faire oublier pour un temps, cachée au cœur de cet Éden si merveilleux. Or, avec son caractère bouillant et son désir de liberté, Amy parviendra-t-elle à trouver le bonheur avec Menadel, tandis que l’ange évolue au sein d’un monde prônant une emprise totale ? Saura-t-elle passer outre la grandeur de celui qui l’a choisie pour partager son destin ?

Depuis son poste dans les armées de l’Éden jusqu’aux profondeurs infernales, le chant des épées accompagnera les tribulations de cette enfant de la Terre. Menadel et Amélia auront besoin de tout l’amour du monde pour traverser les épreuves de l’Éden et les vengeances de l’enfer, car les humains, les anges et même les démons se révèlent parfois plus lumineux qu’on l’espère ou plus sombres qu’on le redoute…

Entre le bien et le mal, la pureté et la déchéance, prenez garde à ne pas vous brûler les ailes… »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie chaleureusement les Éditions Ada pour l’envoie de cette superbe découverte.

Si j’avais su que cette histoire allait complètement me révolutionner, je me serais propulsé plus tôt dans cet univers littéraire. Honnêtement, je suis vraiment contente d’avoir lu cette belle pépite, car elle m’a permis de renouveler avec mon premier genre littéraire : le fantastique.

Évidemment, dans tous les autres romans fantastiques que je lisais qui abordaient du paradis et de l’enfer, les anges et les démons pouvaient à peine se sentir… Cependant, dans cette histoire, malgré leur animosité envers l’autre, un objectif commun les encourageait à se seconder mutuellement. J’ai bien aimé cette différence. Sans compter que j’ai bien rigolé à certains passages.

Les personnages principaux sont intéressants et attachants. Je ne vous cache pas que j’ai eu un gros faible pour cet extraordinaire « ange gardien ».

Dans le premier tome de « Le châtiment des anges », nous faisons la connaissance d’Amélia, une jeune femme pétillante avec une personnalité virevoltante qui est prête à tout pour protéger les individualités qu’elle aime. Ayant foi en elle, la belle rousse sait ce qu’elle désire réellement. Amélia respire la compassion et l’empathie, mais, sans le savoir, elle abrite, au plus profond d’elle-même, une vigoureuse auréole qui pourrait défendre l’humanité de l’apocalypse. De plus, c’est une personne qui profite au maximum de la vie…, mais, c’était avant qu’une tragédie frappe de plein fouet son quotidien. Toutefois, à cause de ce malheureux événement, Amélia culpabilise amplement, au point de prendre la décision de mettre fin à ses jours. Alors qu’elle allait passer à l’acte, un homme apparaît soudainement derrière elle… Qui est-il ? Qui est cette entité angélique qui prétend être son ange gardien ? Quelles sont les raisons de sa venue sur Terre ?

Menadel (alias Fred) est un séduisant et puissant angelot. Protecteur, il veille sur Amélia depuis sa naissance. Étant sévère, il refuse toute désobéissance de la part de sa protégée. À première vue, Menadel est un homme doté d’une beauté à couper le souffle. De plus, au paradis, c’est un valeureux guerrier composé d’une grande force et puissance. Tout comme Amélia, il est prêt à tout pour sauvegarder les siens. Au premier moment, Menadel est irrésistiblement attiré par la jeune rousse. Est-ce qu’une relation passionnée est possible pour une humaine et un ange ? Laissera-t-il ses sentiments amoureux le guider dans les bras de la jeune femme ?

En ce qui concerne le style d’écriture de l’auteure, je l’ai trouvé plutôt fluide et addictif. Tout comme les autres lecteurs et lectrices, je suis tombé amoureuse des personnages, de l’histoire et de la calligraphie de l’écrivaine. Sans compter que dès les premières pages, nous entrons directement dans le sujet principal.

Ça fait longtemps que je n’ai pas été autant ensorcelé par un roman fantastique, celui-ci est inédit et attrayant à bouquiner. Sans aucun doute, j’ai passé un excellent moment en compagnie de Menadel et Amélia. L’auteure a su faire une parfaite description de tout les détails qui caractérisent cet univers magique.

Un dernier mot ?

Assurément, je me laisserais facilement tenter par le deuxième tome. J’aimerais beaucoup connaître la suite de cette charmante histoire. Je vous recommande fortement ce premier opus… Personnellement, je l’ai vraiment adoré. Si vous étiez à la place d’Amélia, laisserez-vous tomber votre indépendance pour votre ange gardien ?

#Sara

Chronique sur À l’abri des regards de Céline Musmeaux

A l'abri des regards

Note : 13/10

« J’appuie mon front contre le sien en lui susurrant quand même.

– Tu es mon oxygène, Nicolas.

Il frotte mes cuisses en me répondant.

– Et tu es le mien.

Je pouffe.

– Si tu fumais moins, tu n’en aurais pas besoin !

Il me remue brusquement.

– Casse-pieds ! Je n’arrive pas à m’arrêter. J’en ai besoin pour décompresser.

Je le défis tout bas.

– Pour moi, tu arrêterais ?

Nicolas prend trop au sérieux ma question.

– Pour toi, je suis prêt à envisagé beaucoup de choses. Tu es comme un tatouage. Tu es dans ma chair. Il faudrait me l’arracher pour me le retirer. Alors, bien sûr, je peux. Mais il me faut du temps. Je suis terre à terre. J’agis rarement sur un coup de tête. J’enregistre tout ce que tu me dis et je l’étudie. Je prends en compte ton avis même si je ne te le montre pas toujours. Tu es très importante pour moi. C’est dingue à dire, mais je suis fou de toi.

Je prends feu. Il se penche jusqu’à mes lèvres pour me susurrer timidement.

– Ne te fous pas de ma gueule. Mais pour moi, tu es mon grand amour. Celui d’une seule vie. Celui qu’on ne veut pas perdre, car on ne serait plus jamais capable d’aimer de la même manière.

Je fonds. Mes paupières se ferment sur ma réponse.

– Fais attention, Nicolas. Je vais te croire, et si tu m’as menti, je te hanterai jusqu’à la fin de tes jours.

Amusé, il me rétorque.

– Tu es effrayante parfois. Mais j’aime à penser que je suis le seul à avoir le droit de te promettre ce genre de choses. J’en ai la volonté, Aurore. Il suffit que tu aies confiance en moi pour le comprendre. »

Aurore & Nicolas

Résumé : « Peut-on trouver la lumière au cœur de l’obscurité ?…  

À dix-huit ans, Aurore est une étudiante en première année de BTS. Dévastée par sa dernière expérience amoureuse, elle s’isole de plus en plus pour se consacrer à la réussite de son projet : s’éloigner de l’univers dans lequel elle gravite depuis l’enfance.

Cependant, Aurore entend des murmures que ce soit en cours ou dans les couloirs. Elle est différente et paie aujourd’hui les conséquences de ses erreurs passées. Elle sombre et devient transparente pour se faire oublier. Son cœur est brisé et rien ne peut à ses yeux le réanimer. 

Alors, quand Nicolas, le nouveau surveillant du lycée l’aborde, Aurore a peur de replonger dans une relation toxique.

Est-il la lueur d’espoir qu’elle attendait tapie dans l’ombre ou le démon prêt à l’attirer par le fond ? »

Mon Avis

Avant tout, je voudrais remercier une nouvelle fois l’auteure, Céline Musmeaux, et les éditions NYMPHALIS pour leur confiance envers moi.

OH MON DIEU (Disons, que c’est la façon la plus polie de vous partagez mon ressentiment) !!!!

À mes yeux, c’est vraiment le meilleur de tous. Il est explosif comme une bombe nucléaire. On ne sait jamais ce que l’avenir réserve aux deux personnages principaux. Avec « À l’abri des regards », l’auteure a su se démarquer.

Dans cette nouvelle pépite, nous faisons la connaissance d’Aurore, une jeune femme âgée de dix-huit ans. Étudiante en BTS, elle prend la décision de retourner à ses études afin de lâcher son horrible environnement. Vivant dans un monde de motards où les menaces de mort, les batailles et la violence physique règnent, Aurore ne sait absolument pas comment s’en sortir indemne. En vérité, c’est plus facile à dire qu’à faire. Elle subit ce supplice depuis l’âge de quatorze ans… Cependant, les années ont passées et Aurore essaie, malgré tout, de garder la tête hors de l’eau, le temps de terminer ses études. En grandissant, elle est devenue une femme forte de caractère et indépendante. N’ayant pas sa langue dans sa poche, Aurore n’hésite pas à l’utiliser pour se défendre des préjudices des autres. Sans compter que puisqu’elle en a bavée plus que les personnes de son âge, la jeune femme semble plus mature. Néanmoins, quand elle fait la rencontre de ce nouveau surveillant, Aurore sait qu’il y a anguille sous roche. Avec sa patience légendaire et son humour taquin, Nicolas réussira-t-il à percer  son énorme blindage ? Est-il l’éclat d’espérance qu’elle attendait désespérément ? Ou est-il celui qui la plongera dans l’obscurité la plus totale ?

Nicolas est un séduisant homme de vingt-trois ans qui travaille comme surveillant de lycée afin de payer sa formation de tatoueur.  Sociable, il sait s’entourer des bonnes personnes…, tout le contraire d’Aurore. Tout comme la jeune femme, Nicolas possède un caractère bien à lui. Persévérant et sarcastique, il complète parfaitement la personnalité de la belle brune. Son allure peut peut-être laisser à désirer…, mais il ne faut jamais se fiez aux apparences. Rêveur, Nicolas adore tatouer ses songes sur sa peau. Bad boy a ses heures, c’est aussi un homme avec un cœur gros comme l’Univers. C’est à travers ses expressions malicieuses et sensibles qu’il parviendra à conquérir entièrement le cœur de sa bien-aimée. Surviendront-ils à vivre leur relation amoureuse au grand jour ou devront-ils la durer à l’abri des regards ?

Dès les premiers instants de l’histoire, nous percevons la détresse d’Aurore et honnêtement, c’est vraiment affreux de savoir qu’elle vit dans un monde où seule la mort semble être votre moyen de prédilection.

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, elle est toujours aussi coulante qu’à ses débuts. Addictif jusqu’à la fin, ce chocolat fondant  a su me retourner l’esprit. J’ai passé par un nombre incalculable d’émotions… À certains moments, j’ai même cru que c’était la fin pour quelques protagonistes. L’adrénaline, sans doute (hahaha) ! J’étais littéralement incapable de me détacher du récit, à chaque fin de chapitre, je voulais savoir ce qu’il se passerait ensuite. Malheureusement pour moi, je l’ai terminé trop vite…

Au risque de me répéter, mais cette œuvre littéraire est une pure merveille ! Sans aucun doute, j’ai passé un incroyable moment en compagnie d’Aurore et de Nicolas. Si je le pouvais, je relirai de nouveau cette gourmandise, car elle m’a ensorcelée dès les premières lignes.  

Un dernier mot ?

« À l’abri des regards » est un gros bonbon à savourer sans modération. Malgré le thème violent, l’auteure a su saupoudrer plusieurs morceaux de douceur. Une héroïne attachante qui désire se libérer des chaînes qui l’oppressent depuis son adolescence. Découvrez Nicolas et Aurore, une paire corsée criant d’autonomie pour ainsi respirer leur amour aux mirettes de tous.

#Sara

Entrevue de Céline Musmeaux

img_3523

1- Pourrais-tu nous parler un peu de toi ? De ton cheminement ?

Réponse : J’ai 31 ans, deux chats et un homme dans ma vie. J’ai un Bac +2 en gestion d’entreprise qui m’a permis de me lancer dans l’autoédition en fin 2013. Dès lors, j’ai structuré mon travail jusqu’à l’arrivée de NYMPHALIS qui gère à présent mes droits d’auteur. Je suis revenue à l’écriture sous les encouragements de mon homme. Cela s’est fait à la lecture de mes textes écrits lorsque j’étais adolescente. C’est tombé au moment où je sortais d’une longue blessure à la main. Tout s’est ensuite enchaîné naturellement jusqu’à aujourd’hui.

2- Qu’est-ce qui t’a donné l’envie d’écrire ?

Réponse : J’ai commencé à écrire au club journal de mon collège. J’avais surtout envie de passer en première à la cantine ! Mais j’ai tout de suite accroché au fait de pouvoir exprimer mes opinions et/ou mes sentiments. Cela m’a en quelque sorte réconciliée avec les mots parce que j’avais de gros problèmes de dyslexie. Lire était pour moi une phobie. Écrire est devenu un exutoire. Dès lors, j’ai écrit chaque fois que j’en ressentais le besoin. Je l’ai toujours fait avec facilité et plaisir que ce soit pour des textes personnels comme des dissertations d’économie.

3- Quelle place la lecture occupe-t-elle ton temps libre ?

Réponse : Je ne lis pas de romans, mais quelques mangas en fonction des sorties mensuelles. Autant dire que cela ne représente d’une heure ou deux par mois, grand maximum.

4- Quel est ton dernier coup de cœur littéraire ?

Réponse : En roman ? Oh là, cela date ! Étant donné le peu de romans composant ma bibliothèque, je dirais  » Insaisissable « , la seule série dont j’attends la suite et que je prendrai le temps de lire. Côté manga, j’opterais pour  » Devils Line  » qui sort des chantiers battus en mettant en scène un demi-vampire dans un monde où l’on se demande qui est les monstres.

  La serie Insaisissable  Devils Line manga

Plongez dans un monde post-apocalyptique où règnent la guerre et la dictature. Faite comme Juliette, rejoignez la résistance afin de renverser ce dangereux gouvernement qui menace la vie de toutes les personnes que vous aimez.

5- D’où proviennent les idées qui construisent tes personnages et ton univers ?

Réponse : Cela dépend ! Parfois, j’ai des idées de thèmes en discutant avec quelqu’un. Parfois, ce sont des choses que je veux aborder ou dénoncer. Je pars toujours d’un thème pour développer une histoire. La suite se fait assez naturellement, car je construis des personnages liés à cette thématique en essayant de me mettre à leur place. J’utilise beaucoup l’empathie.

6- Combien de temps cela te prend-il pour écrire un roman ?

Réponse : Concrètement, j’écris un roman en une vingtaine de jours. Je le commence vers le 10 du mois coulant et je le termine à la fin de celui-ci. Ensuite, j’ai besoin de quelques jours pour les corrections.

7- De quelle époque tes œuvres littéraires sont-elles inspirées ?

Réponse : Je m’inspire du monde contemporain. J’aime traiter de sujets universels à plusieurs générations. Par exemple, parler du harcèlement scolaire peut atteindre plusieurs générations de femmes.

8- Quel est ton moment et endroit favori pour écrire ?

Réponse : J’écris toute la journée ! Mais je suis une créature nocturne. J’aime le calme de la nuit. En général, c’est là que je mets un gros coup d’accélérateur.

9- Est-ce qu’il t’arrive d’avoir des pannes d’écriture ? Si oui, comment fais-tu pour y remédier ?

Réponse : Des pannes d’écriture ? Hum… Non. Des doutes, oui. Il serait présomptueux d’être un auteur sans vague à l’âme et remises en question. Écrire, c’est bien souvent avec son cœur et son âme. Quand le moral chute, le rythme d’écriture également. Le seul moyen d’y remédier est de reprendre confiance en soi et en ses écrits. Pour cela, j’ai un entourage prêt à m’encourager et une Alpha toujours partante pour me botter les fesses en cas de coup de mou.

10- Avant de te lancer dans de longues séances d’écriture, exerces-tu un rituel particulier ?

Réponse : Je prépare une playlist musicale avant de démarrer l’écriture d’un roman. Ensuite, je n’ai besoin de rien. Pourquoi faire des chichis ?

11- Hormis l’écriture, il y a-t-il d’autres loisirs qui t’intéressent ?

Réponse : Je suis intéressée par toute forme d’art. J’ai touché à tout, du dessin à l’illustration numérique en passant par la peinture sur verre ou la poterie. De ce fait, je suis assez créative. En dehors de ces activités, je suis passionnée de mangas.

12- Si tu devais peindre un portrait de toi-même, comment te décrirais-tu ?

Réponse : Je suppose que je suis une personne simple et complexe à la fois. Solitaire, mais aimant partagé avec les autres. Déterminée, mais manquant de confiance en soi. Réservée, mais toujours prête à lancer un sarcasme bien sanglant. Je suis l’archétype de l’artiste torturé par ses propres démons. Mais peut-être est-ce une qualité essentielle ? Après tout, quand on a beaucoup souffert, on comprend mieux la douleur des autres. Alors, cela me permet de la retranscrire à travers mes histoires.

13- Prévois-tu d’écrire d’autres histoires ? Si oui, pourrait-on en avoir un petit avant-goût ?

Réponse : J’ai un programme plein jusqu’à mi-2019 ! Cela risque d’être long à détailler. Cela dit, je prévois d’aborder des thèmes variés, en restant en accord avec mon style s’adressant autant à des adolescentes qu’à des personnes plus matures. Il y aura des larmes et des rires, des sujets profonds et d’autres plus légers. L’important restera l’émotion. Pour moi, c’est le cœur d’un livre.

Découvrez la nouvelle histoire de Céline Musmeaux.

A l'abri des regards

Ce couple saura vous émouvoir. Peut-on trouver la lumière au cœur de l’obscurité ? Pourra-t-il la sauver de ce monde agressif dans lequel elle virevolte depuis sa jeunesse ?

Je remercie chaleureusement Céline Musmeaux pour avoir pris le temps de répondre à mes questions.

#Sara

Entrevue de Cédric Roux et Robin Marcoux

img_3523

1- Pourriez-vous nous parler un peu de vous ? De votre cheminement ?

Réponse : Cédric : Que dire, que dire… Après cinq longues années d’études en Histoire et Géographie à l’université, j’ai passé le concours du CAPES et je suis désormais professeur d’histoire – géographie en collège. Je désire travailler dans l’enseignement depuis ma première année de collège (6e) et l’écriture m’a accompagné toutes ces années. Aujourd’hui, rêves professionnel et livresque sont réalisés. Le Graal serait une reconnaissance officielle de RÊVES par une maison d’édition.

Robin : Je vais essayer de ne pas être trop long, car mon cheminement est très loin d’être une ligne droite. Dans mes multiples orientations, celles qui ont le plus compté pour moi ont été mes études de musique et mes études d’anglais, car elles sont deux passions qui rythment ma vie depuis des années. J’ai commencé la musique à l’âge de 4 ans et l’anglais peu après le lycée de manière intensive. Aujourd’hui, je souhaiterais donner des cours à domicile dans ces domaines tout en continuant mes projets liés à l’écriture, une passion qui elle est arrivée dans ma vie à l’âge de 10 ans.

2- Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’écrire ?

Réponse : Cédric : Très bonne question à laquelle je vais avoir du mal à répondre, mais je dirais que l’écriture, au départ, a été un moyen d’extérioriser mes douleurs et de m’échapper de mon quotidien scolaire plutôt morose. Le plaisir d’écrire est rapidement venu et aujourd’hui, je ne m’imagine pas arrêter de le faire.

Robin : J’aimais beaucoup lire et imaginer des histoires lorsque j’étais enfant. Je pense qu’il était donc naturel pour moi de me mettre à écrire sur mon bureau ou sur l’ordinateur Windows 95 de mes parents. L’écriture est en réalité très vite devenue ce qui comptait le plus dans ma vie. J’avais pour habitude de donner mon âge à mes personnages principaux, et les premiers étaient en primaire.

3- Quelle place la lecture occupe-t-elle votre temps libre ?

Réponse : Cédric : Bien moins de temps qu’avant, malheureusement ! Il m’arrivait de dévorer certaines sagas de livres en un temps très court comme La Quête et Les Mondes D’Ewilan de Pierre Bottero, Les Chevaliers d’Émeraude d’Anne Robillard, etc. Je lisais énormément de mangas et de bandes dessinées, mais vie professionnelle débutant, j’ai dû revoir le temps accordé à la lecture à la baisse afin de dégager du temps pour la préparation de mes cours, mon couple et mes autres loisirs.

Robin : La lecture occupe une place aléatoire, mais essentielle. Je peux ne pas lire pendant quelque temps et ensuite enchainer les livres pendant plusieurs mois voire plusieurs années. Cela dépend des périodes de ma vie, de ma charge de travail et de mon état d’esprit. Une seule chose est sûre, j’y retourne toujours.

Les chevaliers d'emeraude    La quete d'Ewilan

Partez au combat avec le roman fantasy « Les Chevaliers d’Émeraude ». C’est une série médiévale où la magie, la chevalerie et l’action s’entourent. À travers « La Quête d’Ewilan », découvrez des univers parallèles et laissez-vous envahir par le gout de l’aventure en réalisant une quête héroïque.

4- Quel est votre dernier coup de cœur littéraire ?

Réponse : Cédric : Avec les études, cela faisait un petit moment que je ne m’étais pas plongé dans la lecture de romans. Mon dernier coup de cœur littéraire en date est pour le premier tome de la saga de fantaisie Le Renégat ; Le Chevalier Rouge de Miles Cameron. L’univers médiéval est retranscrit avec brio, les batailles sont intenses et réalistes, et le vocabulaire est d’une richesse rare, surtout en ce qui concerne les pièces d’armure. J’ai débuté le second tome il y a deux semaines et mon regret est de ne pas avoir assez de temps à y consacrer !

Robin : Mon dernier gros coup de cœur littéraire est la saga The Wheel Of Time de Robert Jordan qui m’a accompagné tout au long de mes études et que je suis loin d’avoir terminée ! J’aime les univers riches, les thèmes du rêve et du réel, la dualité entre le bien et le mal, l’évolution des personnages et bien sûr, le plus important à mes yeux, les personnages eux-mêmes.

Le chevalier rouge tome 1   the wheel of time

5- D’où proviennent les idées qui construisent vos personnages et votre univers ?

Réponse : Cédric : Les idées qui construisent mes personnages proviennent de mes ressentis, de mes expériences personnelles. En chacun d’eux, j’ai instillé un peu de moi, une facette de ma personnalité passée ou actuelle. Les personnages ont grandi avec moi, cela peut expliquer le fort attachement que j’ai pour eux. Pour l’univers, je m’inspire de ma formation en histoire afin de rendre les mécanismes de notre monde les plus crédibles possible, de mes voyages pour les paysages, mais aussi de mes expériences vidéoludiques et de mes lectures.

Robin : Il y a clairement une partie de moi dans mes personnages. De plus, comme Cédric l’a indiqué, nous avons grandi avec eux et notre lien est donc très fort. Ils ont évolué en même temps que nous et font partie de notre vie. Nous avons donc cette impression étonnante de les connaitre et d’avoir créé des personnages indépendants dont on doit respecter les spécificités de caractère. Plus globalement, l’action de créer est chez moi quelque chose de très instinctif. Je laisse les idées venir et je serais bien incapable la plupart du temps de vous donner ma source exacte d’inspiration. Par exemple, pour l’univers, aucun des lieux que j’ai créés n’est lié à un paysage précis de notre monde.

6- Combien de temps cela vous prend-t-il pour écrire un roman ?

Réponse : Cédric : Une question difficile, car le premier tome de RÊVES, Le Cœur Des Flammes nous a pris une dizaine d’années. Cette durée s’explique à la fois par notre jeunesse (13 et 14 ans) lorsque nous avons débuté l’écriture du roman, mais aussi par les nombreux remaniements nécessaires à l’aboutissement de ce livre afin que l’histoire soit cohérente et en adéquation avec nos projets pour les tomes suivants. Le tome deux de RÊVES nous a approximativement pris deux ans et nous avons pour projet de réaliser le tome trois en un an et demi. Je dirais donc qu’actuellement, une moyenne de deux ans me semble une réponse convenable.

Robin : Comme l’a précisé Cédric, les premiers tomes de RÊVES nous ont pris un bon nombre d’années, car nous les avons commencés à l’adolescence. Cependant, aujourd’hui, je pense qu’il me faudrait entre un et deux ans.

7- De quelle époque vos œuvres littéraires sont-elles inspirées ?

Réponse : Cédric : En ce qui concerne l’univers de RÊVES, plusieurs influences sont perceptibles à différents degrés : le moyen-âge pour les Terres du Nord, un subtil mélange d’Empire romain et de Renaissance pour l’Empire d’Eavenia.

Robin : Cédric a très bien répondu à la question ! Lol

8- Quel est votre moment et endroit favoris pour écrire ?

Réponse : Cédric : Je peux écrire à n’importe quel moment, cela dépend de mon envie et de mon inspiration. Jusqu’à présent, je pouvais assez facilement écrire ou du moins gribouiller quelques idées sur une feuille de papier, car j’étais étudiant. Les cours pouvaient donc facilement passer au second plan, honte à moi ! Lol. J’en arrive au second point, plutôt que l’endroit, c’est le support qui compte pour moi. J’ai toujours eu plus de mal à écrire directement sur ordinateur que sur feuille. Je ne m’explique pas pourquoi, mais les idées viennent plus facilement le stylo à la main que le clavier sous les doigts. Peut-être le plaisir de gratter la feuille ? Qui sait. Ce dont je suis certain, c’est que je prends davantage de plaisirs à écrire sur feuille. Une fois le premier jet rédigé sur ce support, je recopie et modifie sur ordinateur. Enfin, j’aime avoir plusieurs heures devant moi quand j’écris. Je n’aime pas me sentir contraint par le temps.

Robin : Je crois que j’aime bien écrire en fin de journée, mais je n’ai pas de réelle préférence au point de me réserver toujours les mêmes créneaux. Pour l’endroit, c’est soit dans ma chambre, soit en pleine nature ! J’ajouterais que sans vraiment savoir pourquoi, la mer et la montagne m’ont toujours inspiré.

9- Est-ce qu’il vous arrive d’avoir des pannes d’écriture ? Si oui, comment faite-vous pour y remédier ?

Réponse : Cédric : Oui, il m’arrive d’être en manque d’inspiration par rapport à un passage que je dois écrire. J’en connais les grandes lignes, mais impossible de rédiger quelque chose qui me satisfasse. En général, je n’insiste pas et me dis que l’inspiration me viendra plus tard, à un moment auquel je ne l’attendrai pas. Ce qui finit toujours par arriver !

Robin : Non. Cependant, je n’ai jamais écrit de manière régulière et je peux passer plusieurs jours voire plusieurs semaines sans écrire. Pendant cette période, j’imagine la suite de l’histoire ou même d’autres passages du roman avant de me remettre à l’écriture lorsque l’envie émerge.

10- Avant de vous lancez dans de longues séances d’écriture, exercez-vous un rituel particulier ?

Réponse : Cédric : Au risque de décevoir, non. Je fais surtout en sorte d’être confortablement installé afin de pouvoir écrire dans des conditions optimales.

Robin : Comme nous écrivons à deux, nous nous appelons fréquemment pour toujours être sur la même longueur d’onde et cela peut se produire avant une séance d’écriture, mais je n’ai pas de rituel destiné à me mettre en condition.

11- Hormis l’écriture, il y a-t-il d’autres loisirs qui vous intéressent ? 

Réponse : Cédric : Oui, même si j’adore écrire, j’ai besoin d’autres activités pour m’évader. Je n’imagine pas vivre sans pratiquer un sport (escrime, tennis de table, salle de sport, golf, tennis), je ne me sens pas en harmonie avec mon corps si je ne pratique pas au moins une fois par semaine. J’aime également lire et jouer aux jeux vidéos afin de me détendre et m’évader des tracas quotidiens. Enfin, j’affectionne les sorties entre amis ou avec ma compagne.

Robin : Oui. Je fais de la musique depuis que je suis enfant. Je joue de la batterie, de la guitare et du piano. C’est l’une de mes plus grandes passions. J’aime également l’anglais que j’ai adoré apprendre et je m’emploie à en écouter et à en lire régulièrement par plaisir.

12- Si vous deviez peindre un portrait de vous-même, comment vous décrirais-vous ?

Réponse : Cédric : Je suis quelqu’un de très terre à terre et rationnel dans la vie de tous les jours. J’aime également que tout soit ordonné et suis trop facilement anxieux (ne fuyez pas lol). C’est à travers l’écriture que je me permets toutes les folies. Je trouve ainsi un équilibre.

Robin : Je suis un grand rêveur certainement trop sensible et un peu tête en l’air. J’aime principalement faire des choses en lien avec mes passions, rencontrer des gens, apprendre et discuter.

13- Prévoyiez-vous d’écrire d’autres histoires ? Si oui, pourrait-on en avoir un petit avant-goût ?

Réponse : Cédric : Dans l’immédiat, je désire terminer la saga RÊVES. Étant attaché à cet univers dont la richesse permettrait facilement l’écriture d’histoires annexes, nous songeons à des romans sur l’histoire des Gardiens originels ou sur la jeunesse de Terek et Eliass, ce qui permettrait de mettre en scène des évènements importants de l’histoire de l’Empire d’Eavenia tels que la Guerre du Désert, la chute de la Cité d’Ecnost, etc. J’ai également des projets personnels dont une histoire de dark fantasy sur laquelle je réfléchis depuis plusieurs années. J’hésite encore entre un ou deux tomes. Cette histoire prendrait cadre dans un monde médiéval très réaliste par son fonctionnement, mais dont l’ennemi n’aurait rien d’humain. En soi, rien de novateur, mais j’aimerais transmettre des messages à travers un récit adulte et dur.

Robin : Pour l’instant, je suis pleinement investi dans RÊVES que j’aimerais développer encore davantage avec les histoires que Cédric a mentionnées. C’est mon plus grand projet en termes d’écriture et je ne peux pas dire que j’ai une autre histoire assez construite pour en faire un livre actuellement, mais qui sait, peut-être un jour !

Le coeur des flammes tome 1

Découvrez le premier tome de Rêves, un récit fantaisie écrit à quatre mains ! A mes yeux, il a été un coup de cœur. Plongez-vous dans cette fantastique aventure littéraire.

Je remercie Cédric Roux et Robin Marcoux pour avoir répondu à mes petites questions.

#Sara

Entrevue de Noémie Vernier

img_3523

1- Pourrais-tu nous parler un peu de toi ? De ton cheminement ?

Réponse : Je suis une auteure de 24 ans et j’ai commencé à écrire quand j’avais 12 ans. « Les Quatre éléments » est mon premier roman. Du plus loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été fascinée par la littérature et tout ce qui est en lien avec l’imagination. C’est naturellement que je me suis tournée vers des études littéraires et que plus tard j’ai décidé de travailler en bibliothèque pour garder un lien avec ce monde que j’aime tant.

2- Qu’est-ce qui t’as donné l’envie d’écrire ?

Réponse : Quand j’étais enfant, je lisais beaucoup de romans et souvent je me disais : « ah ce livre aurait été mieux avec une autre fin », ou alors « cet évènement n’est pas intéressant ou alors mal fait ». J’avais un esprit assez critique et à force je me suis dit : « pourquoi ne pas écrire mes propres histoires ? » Quand j’ai commencé à écrire, je voulais lire des histoires qui me plaisaient entièrement. L’écriture est arrivée aussi à un moment où j’avais besoin de m’exprimer, d’extérioriser mes sentiments. Grâce à elle je me sentais mieux.

3- Quelle place la lecture occupe-t-elle ton temps libre ?

Réponse : J’ai toujours un livre en cours, la lecture est un besoin chez moi, mais je lis assez lentement (environ deux romans par mois), car j’ai plein d’autres centres d’intérêt, je suis assez curieuse et j’aime varier les plaisirs. Je dois donc diviser mon temps, c’est pourquoi je suis une moyenne lectrice.

4- Quel est ton dernier coup de cœur littéraire ?

Réponse : Mon dernier coup de cœur littéraire est « Meurtres pour rédemption » de Karine Giébel. C’est un thriller qui se passe en prison et raconte l’histoire d’une jeune femme qui a pris perpétuité et qui a 20 ans. Un jour, on lui propose de sortir de prison en échange d’un meurtre.  Elle ne sait pas qui elle doit tuer et si les personnes qui lui ont proposé la laisseront réellement partir après. C’est un roman très dur qui décrit l’univers carcéral de façon réaliste et j’ai parfois eu les larmes aux yeux. C’est rare qu’un livre me fasse autant d’effet. Je le conseille vraiment ! C’était mon premier Karine Giébel et je pense lire d’autres romans de cette auteure.

Meurtres pour redemption

Un roman policier à découvrir !

5- D’où proviennent les idées qui construisent tes personnages et ton univers ?

Réponse : Je m’inspire de tout ce qui m’entoure. Cela peut être un film, un roman ou des objets de la vie quotidienne. Je m’inspire aussi de moi-même pour créer mes personnages, ils sont tous une partie de moi. Je me dis qu’ainsi ils feront plus « vrais ». En ce qui concerne « Les Quatre Éléments », je me souviens tout particulièrement d’un stylo d’enfant où il était écrit, « élément : air ». C’est de là que l’idée d’écrire sur ce thème m’est venue.

Les quatre elements

Un récit fantaisie qui vous fera voyager à travers plusieurs mondes parallèles. Laissez-vous envahir par votre instinct d’aventurier en plongeant dans cette quête où vous devriez rechercher les quatre morceaux d’une seule amulette. Là, où les batailles, les guerres et la magie règnent se cache l’ombre de la grande faucheuse.

6- Combien de temps cela te prend-t-il pour écrire un roman ?

Réponse : Cela dépend de ma motivation et de mon inspiration. J’ai mis 10 ans à écrire « les Quatre éléments », car j’étais jeune et que j’ai dû souvent le réécrire, le reprendre. Je l’ai commencé à 12 ans. Je manquais d’expérience, donc forcément c’était plus long et je n’ai pas voulu le terminer tant que je ne le trouvais pas à la hauteur.

Mon deuxième roman par contre que je viens de terminer aura été écrit en trois ans. Je ne suis pas régulière dans l’écriture c’est pourquoi souvent ça prend du temps.

7- De quelle époque tes œuvres littéraires sont-elles inspirées ?

Réponse : Comme j’écris de la fantasy, mes romans sont en général inspirés de l’époque du Moyen âge.

8- Quel est ton moment et endroit favoris pour écrire ?

Réponse : Mon moment favori est le soir quand j’ai pu réfléchir pendant la journée et observer mon environnement, j’ai généralement plus d’inspiration. J’écris presque toujours chez moi.

9- Est-ce qu’il t’arrive d’avoir des pannes d’écriture ? Si oui, comment fais-tu pour y remédier ?

Réponse : Il m’arrive régulièrement d’avoir des pannes d’écriture. Dans ce cas-là, je lis des romans, je suis plus attentive à mon environnement pour trouver de l’inspiration. Cette période peut parfois durer quelques mois. Je parle aussi de mes blocages avec mon entourage, car parler m’aide souvent à trouver des idées.

10- Avant de te lancer dans de longues séances d’écriture, exerces-tu un rituel particulier ?

Réponse : Pas vraiment. J’essaie simplement de me mettre dans un environnement calme. Je n’aime pas être chronométrée donc j’écris quand j’ai vraiment le temps et je mets de la musique en fonds, car cela m’inspire, donne un rythme et une ambiance à mon récit.

11- Hormis l’écriture, il y a-t-il d’autres loisirs qui t’intéressent ?  

Réponse : J’aime beaucoup regarder des séries, aller au cinéma et jouer aux jeux vidéo ! J’ai tendance à collectionner les consoles. Je ne suis par contre pas une grande sportive, mais j’aimerais reprendre le tennis.

12- Si tu devais peindre un portrait de toi-même, comment te décrirais-tu ?

Réponse : Je me décrirai comme quelqu’un de parfois anxieux et impatient, mais qui est aussi déterminé. Je sais que le chemin de l’écriture est parfois difficile, mais je suis persévérante et je ferai tout pour continuer à écrire des romans qui touchent mes lecteurs.

13- Prévois-tu d’écrire d’autres histoires ? Si oui, pourrait-on en avoir un petit avant-goût ?

Réponse : J’ai écrit un deuxième roman que je compte envoyer aux maisons d’édition. Il s’agit d’un roman de darkfantasy en un tome qui vise les adultes. Je ne peux pas trop en révéler pour l’instant, mais c’est une histoire très sombre composée d’anti héros qui s’opposent. Elle n’a rien de commun avec « les Quatre éléments » hormis la volonté de tenir en haleine le lecteur tout au long de sa lecture. J’ai aussi un troisième projet qui est encore dans la phase de réflexion. Il s’agirait d’une trilogie cette fois-ci qui se déroulerait à la fois dans notre monde et dans un monde de Fantasy.

Je remercie l’auteure, Noémie Vernier, pour avoir pris le temps de répondre à mes petites questions !

#Sara

Chronique sur Les quatre éléments écrit par Noémie Vernier

Les quatre elements

Note : 9.5/10

 « À l’époque où l’espace n’était que néant, quatre sphères volaient dans l’univers encore inexistant. Le feu, l’eau, l’air et la terre. Un jour, les Quatre Éléments originels entrèrent en collision ce qui produisit le Big Bang ainsi que la naissance des galaxies et des constellations. Une fois les planètes et les étoiles créées, ils se séparèrent. Ils se divisèrent en une multitude de fragments qui tournent autour de chaque corps céleste et leur permettent de perdurer. Chacun est composé d’au moins un élément. Par exemple, l’élément de Mars est le feu et celui de Jupiter est la terre.
Cependant, ces planètes ne pouvaient abriter la vie. Alors les Quatre Éléments originels donnèrent naissance à plusieurs astres hors du commun répartis dans l’univers qui contiennent tous les éléments. La Terre est la seule planète du système solaire à les posséder. Quatre Éléments invisibles et immatériels gravitent toujours autour d’elle et sont connectés à elle et entre eux par des liens inapparents.
Sur chaque élément vit un peuple. Sans eux, la Terre disparaîtrait. Il est impossible de créer un passage menant à ces mondes situés dans une autre dimension. Seule une infime partie de ceux qui en sont originaires détient ce pouvoir. Toutefois, leur gouvernement n’autorisait pas l’ouverture de ces portails. Jusqu’au jour où les Quatre Éléments furent en péril…
 »

Résumé : « Région parisienne, 1981. Arthur et Lucie, deux adolescents que tout oppose sont entraînés contre leur gré sur les Quatre Éléments, des mondes parallèles qui gravitent autour de la Terre. Ils auront pour mission de mettre fin au conflit engagé par Thalès, un ancien ministre déchu sur le point de s’emparer de ces mondes suite à l’inexplicable disparition de l’Impératrice. Ils se lanceront alors dans une quête pleine de mystères et d’intrigues politiques durant laquelle ils devront affronter d’anciens souvenirs et réunir une amulette légendaire avant Christie, une jeune femme aussi énigmatique que redoutable… Plusieurs questions les tourmenteront : Qu’a-t-il bien pu arriver à l’Impératrice des Quatre Éléments et quelles sont les vraies motivations de Thalès ? »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaleureusement Noémie Vernier pour l’envoie du service presse ainsi que pour sa confiance envers moi.

Pour être honnête, cette lecture m’a agréablement surprise. Abondante au niveau  de l’intrigue et des nombreux rebondissements, l’auteure nous fait voyager à travers plusieurs époques. Sans compter que j’ai vraiment adoré découvrir tout ces espace-temps.

Les interlocuteurs principaux sont attachants et intéressants à lire.

Dans « Les Quatre éléments », nous faisons la connaissance d’Arthur et Lucie, deux jeunes juvéniles inculqués dans le même internat. Choisis, pour retrouver les quatre parties d’une seule amulette, les adolescents n’ont pas d’autre choix que d’accomplir cette quête. Entrainés, malgré eux, dans un univers parallèle qui leur est dissimulé, Arthur et Lucie se reconquièrent dans un monde où les éléments et les gouvernants rivalisent jusqu’à la mort. Un endroit où l’incantation blanche et la magie sombre se cabotent perpétuellement… L’heure n’est plus à la réflexion ! Étant une course contre la montre,  les deux jeunes doivent trouvés ce quatuor s’ils veulent empêcher un terrible événement de se réaliser. Parviendront-ils à défendre cette société inconnue avant qu’il ne soit trop tard ? Et ensuite, que leur arrivera-t-il ? Pourront-ils retourner sur Terre et reprendre leur vie quotidienne, une fois leur mission achevée ?

Arthur et Lucie sont deux dissemblables protagonistes, mais ils sont unis par la même responsabilité !  Personnellement, je trouve qu’ils forment une équipe d’enfer.

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, je la trouve agréable à lire. Sans compter qu’elle est fluide et bien rythmée, comme un ruisseau. Dès les premières lignes, on entre directement dans le sujet principal. Par ailleurs, au moment où j’ai commencé ma lecture, il m’était littéralement impossible de m’en détacher.  

À première vue, le nombre de pages semble énorme, n’est-ce pas ? Néanmoins, ça ne m’a pas empêché de continuer à bouquiner ce récit d’aventure. Honnêtement, je suis une grande adepte des « grosses briques ». L’auteure a également mise en avant ses longues descriptions qui selon moi est un bon avantage, parce que celui-ci permet à la personne d’imaginer elle-même tout les détails de l’histoire.

Un dernier mot ?

Noémie Vernier possède un magnifique talent pour l’écriture. J’espère qu’elle continuera à écrire, car j’aimerais beaucoup retrouver sa charmante calligraphie. L’écrivaine nous a pondu un monde artificiel haut en couleurs que je n’oublierai pas.

Laissez-vous ravir par cette étonnante découverte littéraire. Je vous la recommande !

#Sara