Chronique sur The Ancient Magus Bride tome 1 de Koré Yamazaki

The Ancient Magus Bride tome 1

Note : 8,5/10

« […]

– On pourrait te comparer à une reine des abeilles.

– Mais encore ?

– Toi et tes semblables possédez un formidable pouvoir d’attraction. Par exemple, tu as toujours été capable de voir les fées et autres créatures surnaturelles, ce qui est un don très rare. D’habitude, les Slay Vega ne se rendent pas compte qu’ils ont des pouvoirs. Même si elles sont invisibles aux yeux de leur reine, les abeilles ouvrières sont attirées par elle. Toutefois, elles peuvent être source de fortune comme de malheur pour ceux qui ne sont pas capables de les voir.

– De malheur ?

– Leurs marques de tendresse et leurs preuves d’affection ne servent pas toujours les intérêts des humains. »

Elias & Chisé

Résumé : « Chisé Hatori a 15 ans. Elle n’a ni famille, ni talent particulier, ni aucun espoir dans la vie. Un jour, elle est vendue à un sorcier, un non-humain dont l’existence remonte à la nuit des temps… Il la prend sous son aile pour faire d’elle sa disciple et lui annonce qu’à terme, elle deviendra son épouse. Alors, les aiguilles qui semblaient à tout jamais figées dans son cœur se mettent à tourner de nouveau, petit à petit… »

Mon Avis

Tout d’abord, vous devez savoir qu’avant de lire les mangas, j’ai débuté par l’anime. Ainsi, c’est en voguant sur internet à la recherche d’une série japonaise que je suis tombé sur l’affiche. Poussé par la curiosité, j’ai décidé de regarder le premier épisode afin de savoir si l’univers me plairait ou non… Puis, ça m’en rendre compte, j’ai fini par regarder les vingt-quatre péripéties de la première saison. Sans le savoir, je me suis attaché à l’univers fantastique, à l’histoire, aux protagonistes, à Chisé et Elias.

Cela étant dit, en cinq jours, j’ai pu la visionner au moins cinq fois. Une reprise par journée. Je pourrai l’admirer jusqu’à mort sans suive. J’ai eu un gros coup de foudre pour cet anime. Sans compter que j’ai également pris connaissance que le contenu visuel était inspiré d’une saga de mangas, alors, je me suis dit pourquoi pas ?! D’autant plus que la seconde saison n’étant prévue que pour l’année 2020-2021, j’ai pris la décision de les bouquiner. Alors, voilà, problème résolu, je n’aurai pas besoin d’attendre aussi longtemps pour savoir la suite. Rire. Mais, il faut dire que la page couverture est superbe aussi. Elle attire l’œil sans hésiter.

UN MONDE SURNATUREL ET TOUT AUSSI MAGIQUE…

Koré Yamazaki a crée et dessinée un univers folklorique et époustouflant où plusieurs créatures y vivent telles que les fées, les dragons et d’autres genres du même type. J’ai été séduite dès les premières pages. Tout comme l’anime, j’ai vite été entraîné dans cette histoire magnifique. C’est dans cet univers fantastique que Chisé va évoluer et découvrir peu à peu que la perception de la vie est plus vaste que ce qu’elle croyait.

L’auteure ne se gêne pas pour ajouter une certaine touche de mystère. Un soupçon qui nous pousse à aller plus loin. Je compte bien évidemment l’explorer plus en détail.

Dans le premier opus de « The Ancient Magus Bride », on fait la rencontre de Chisé, une adolescente de quinze ans (bientôt seize au cours de l’aventure) d’origine japonaise, qui a vécu une enfance traumatisante dès son plus jeune âge. En effet, son père est parti avec son petit frère sans un regard en arrière et sa mère s’est suicidé sous ses yeux. Toutefois, comme si cela n’était pas assez, Chisé possède un puissant don de voyance qui lui permet de voir la mort ainsi qu’une bonne brochette de bêtes épatantes que repoussantes. N’ayant plus le goût de la vie, Chisé prend la décision de faire partie d’une vente aux enchères pour être mise à prix. Cependant, à cause de sa nature de « Slay Vega », elle est très précieuse pour les futurs acheteurs, ce qui explique le montant de départ.

Alors que sa mise ne cesse de monter en flèche, c’est à cet instant qu’Elias Ainsworth, un important et redoutable sorcier, lance un prix impossible à dépasser. Gagnant de la vente aux enchères, il emmène Chisé chez lui, à la campagne, en Angleterre. Au même moment, Elias lui annonce qu’elle sera non seulement son disciple, mais également son épouse.

Évidemment, aux côtés du sorcier, elle va apprendre les secrets et les conséquences que lui concède le titre de « Slay Vega ». Et si lors de cette aventure magique, elle décidait d’apprendre à connaître Elias ? Chisé parviendra-t-elle à faire battre de nouveau le cœur glacial et sans vie du grand sorcier non-humain ? Lui, qui n’a jamais ressenti aucunes émotions humaines durant des siècles (il est immortel), se laissera-t-il tenter par la chaleur, la présence, la compassion, la générosité, le cœur en or et l’amour de Chisé ?

En ce qui concerne la calligraphie de Koré Yamazaki, celle-ci est fluide et addictive. Dès que l’on se plonge dans l’histoire, on se laisse facilement envahir par les décors et les couleurs.

DES INTERLOCUTEURS SACRÉMENT MIS EN SCÈNE…

Lors de ce premier tome, Chisé et Elias apprennent à s’assimiler l’un et l’autre. D’une part, il y a notre « Slay Vega », qui cache un terrible passé qui n’arrête pas de la hanter, ce qui l’empêcher d’avancer… Jusqu’à ce qu’elle se retrouver en face d’Elias. Captivante, on découvre cet univers à travers ses yeux remplis d’émerveillement et de curiosité. Combattive, elle pense toujours aux autres, au détriment de sa propre existence. Quant à Elias, il est rempli de charme et se caractérise par sa bonté sans faille envers sa jeune pupille. Voulant la garder en vie, il ne cesse de la surprotégé dans n’importe quelle situation. Au niveau de leur complicité, elle est adorable et cocasse à la fois. Néanmoins, étant une nouvelle relation, je ne peux m’attarder plus en profondeur sur celle-ci.

DES DESSINS AHURISSANTS…

L’auteure parvient parfaitement à détailler chaque trait physique que ce soit pour les créatures surnaturelles ou les protagonistes. Sans aucun doute, Koré possède des doigts de fée. Comme je l’ai précisé un peu plus haut, les lieux sont très représentatifs et colorés. C’est une dessinatrice hors pair !

Un dernier mot ?

Finalement, « The Ancient Magus Bride » est une prometteuse bande dessinée japonaise qui mérite sa chance. J’ai adoré ce monde fantastique que nous a offert l’auteure. Une multitude de beauté. Pigmenter par de belles colorations, les graphismes sont élégants et attrayants à regarder. Des personnages principaux et secondaires que j’ai hâte de revoir. Il va sans dire que je vous conseille ce premier opus. Pour ma part, je compte bien sûr bouquiner les autres mangas pour savoir la suite de leurs péripéties.

#Sara

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Chronique sur Comme un coup de poignard écrit par Ariane Charland

Comme un coup de poignard

Note : 10/10

« -Tu veux t’en aller?

-Je ne veux jamais m’en aller.

Je m’approche de lui. Je lui prends les mains.

-Reste. »

Jeanne & Luka

 Résumé : « La première fois.

Certains disent que c’est magique. D’autres que ça fait mal, mais que ça passe.

Pour moi, ça n’a pas été magique, et ça n’a pas passé. La douleur, je veux dire. C’est resté. Même que c’est pire.

Je suis défectueuse.

C’est pour cette raison que je me ferme aux gens, que je détourne les yeux chaque fois qu’un garçon m’intéresse. Je ne veux pas courir le risque de plaire. Je ne veux pas être obligée d’avouer que le sexe, dans mon cas, est une torture. Alors je feins l’indifférence et me convaincs que tout va bien.

Mais ça, c’était avant de rencontrer Luka. Avec lui, c’est différent. Ma carapace se fendille et mes mécanismes de défense s’enrayent.

Maintenant plus que jamais, j’ai envie d’être comme tout le monde.

Les douleurs sexuelles touchent environ 20 % des adolescentes et de 12 à 21 % des femmes adultes. Pourtant, c’est un sujet très peu abordé dans les médias et, pour plusieurs, il demeure honteux. Alors que le sexe, lui, est omniprésent à la télévision, dans les magazines et sur Internet, ce type de douleur entraîne trop souvent un sentiment de détresse et de culpabilité chez celles qui en souffrent. »

 Mon Avis

Pour commencer, « Comme un coup de poignard » est un achat que je suis contente d’avoir fait.

La première fois que j’ai découvert la calligraphie de l’auteure, c’était par le biais de « Psychose », un autre roman de la collection Tabou qui est sorti cette année. Étant familière avec cette matière, je savais dans quoi je m’embarquais. Mais en lisant ce roman, j’ai pu en savoir un peu plus sur les douleurs sexuelles chez les femmes et les adolescentes. J’ai bien aimé ce livre.

UN SUJET SI PEU ABORDÉ…

Ainsi, à travers « Comme un coup de poignard », Ariane Charland illustre un thème que peu de personnes osent parler. Considéré comme un tabou pour certaines personnes, les douleurs sexuelles sont à peine développées dans les médias. Pourquoi ? Simplement, parce qu’elles sont considérées comme étant honteuses. J’ose à peine croire comment une poignée d’individus puisse bien penser comme cela. C’est inacceptable si vous voulez mon point de vue.

En effet, l’écrivaine nous apporte des détails sur les causes de souffrance tout en détaillant les différents types de douleurs sexuelles qui peuvent arriver aux personnes de sexe féminin. Cependant, je suis contente qu’Ariane ait fait ressortir cette thématique, celle-ci est à peine approfondis dans les médias et les magazines. Personne ne devrait avoir à se cacher et avoir honte de ce qu’il éprouve.

DES PROTAGONISTES ADORABLES TOUT EN ÉTANT PRÉOCCUPANTS…

Je ne vous cacherai pas que j’ai paniqué à plusieurs reprises. Luka et Jeanne me rendait folle, on aurait dit un jeu de chat et la souris. L’une qui voudrait être comme toutes les filles de son âge, mais qui dissimule une grande timidité et un grand secret. Et de l’autre, un garçon rempli d’humour qui accumule les coups d’un soir. Deux tempéraments opposés. Une attirance physique. Un amour qui va au-delà des limites, plus fort que le sexe.

Dans « Comme un coup de poignard », on fait la connaissance de Jeanne, une jeune adulte de dix-huit ans qui possède une vie parfaite. De bonnes notes, une famille acceptable et une meilleure amie dont la personnalité est similaire à une drama queen. Pourtant, derrière sa timidité se cache une arrière-pensée qu’elle n’a révélé à personne jusqu’à présent. Depuis qu’elle a vécu sa première fois avec Renaud, son ex-amoureux, Jeanne a des douleurs sexuelles. Ainsi, depuis ce moment, elle refuse catégoriquement de se laisser approcher et toucher par un garçon… Jusqu’à lui. Luka. Son regard. Ses yeux sur elle.

Alors, quand Soledad, la meilleure amie de Jeanne, prend la décision de faire un pari avec cette dernière afin que celle-ci décide de faire tomber ses barrières. La jeune femme réussira-t-elle son marché ? Et si au final, cette simple poignée se transformait en une belle conquête ? Lui, dont les coups d’un soir et les relations basées sur le sexe lui ont toujours suffi, va, grâce à Jeanne, commencer à entrevoir une vision où lui et la jeune femme sont ensemble. Comment savoir que ce simple regard contact allait brusquement changer leur quotidien ?

En ce qui concerne le style d’écriture de l’auteure, il est fluide et totalement addictif. À peine que je l’avais débuté que le roman était déjà terminé. Dès les premières pages, on entre directement dans le vif du sujet. De plus, par le biais de ses mots, Ariane Charland nous remet en question sur quelques aspects importants. On se demande, on réfléchit… Pour ainsi recevoir les réponses vers la fin du livre. Une réflexion de soi de temps en temps ne nous fait pas de mal, n’est-ce pas ?! Rire.

LES DEUX CÔTÉS D’UNE PIÈCE…

« Comme un coup de poignard » se caractérise par sa narration à deux voix. Au fil des chapitres, on découvre les points de vue de Jeanne et Luka. D’autant plus que l’on apprend plus sur leur personnalité et leurs doutes par rapport à la vie et à leur relation. Leur amour sera-t-il assez fort pour surmonter le besoin de se sentir plus proche ?

C’est définitivement une histoire où deux jeunes adultes totalement différents l’un de l’autre vont se percuter brusquement pour finalement ne plus se quitter.

Un dernier mot ?

En somme, « Comme un coup de poignard » est une œuvre littéraire qui nous montre ce que les douleurs sexuelles peuvent provoquer dans la vie d’une jeune femme. Un bon livre qui m’a permis de comprendre plus en détail ce sujet tabou, qui aux yeux de plusieurs personnes semblent être un thème inexistant. N’hésitez pas à vous laisser tenter par la plume d’écriture d’Ariane Charland. Moi, je l’ai fait deux fois. Rire. Laissez-vous charmer par Jeanne et Luka. Il va sans dire que je vous conseille fortement « Comme un coup de poignard », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur À l’encre de nos âmes de Maui Basquin

À l'encre de nos âmes

Note : 10,5/10

« — Je suis rentrée sœurette ! crie-t-elle en ouvrant la porte.

Je me précipite vers elle, mon livre à la main. C’est sans surprise que je la retrouve dans l’entrée avec une dizaine de petits paquets rouges, tous de grandes boutiques bien entendu. Depuis son plus jeune âge, elle travaille pour une grande agence de mannequins, autant dire que l’argent n’est pas un problème pour elle.

— J’ai un cadeau pour toi.

Elle a l’air surexcitée, mais se calme assez vite quand elle voit le bouquin que je tiens.

— Tu as encore passé ta journée à lire ? grimace-t-elle.

Je ne relève pas, mais au fond sa remarque me blesse un peu. Pourquoi sommes-nous si différentes ? Je sais que nous ne sommes pas de véritable jumelle, en tout cas pas au sens génétique du terme, mais quand même. J’ai l’impression d’être son exact opposé.

— Tiens.

Elle me tend un paquet qui se détache des autres, il est noir et pourpre. Je suis impatiente de découvrir ce qu’il renferme, mais en même temps un peu anxieuse étant donné que la semaine dernière elle m’a pris la tête pour que j’essaie une mini-jupe, ce que j’ai refusé bien entendu. Je n’ai rien contre les jupes, bien au contraire, mais je préfère de loin mes jeans.

Je fais taire mes appréhensions en déchirant le papier cadeau. Je remarque un écrin noir. Je l’ouvre et suis ébahie par un magnifique médaillon en argent.

— Retourne-le !

Je m’exécute et les larmes me montent aux yeux. C’est le collier de mes rêves. Un prénom y est gravé : Heathcliff

— Oh c’est trop mignon, merci beaucoup !

Je la prends dans mes bras pour la remercier. Elle se détache pour m’aider à attacher le pendentif à mon cou.

— J’espère que tu le trouveras un jour, dit-elle en montrant du doigt la chaîne en argent.

Je reste silencieuse face à ce si beau geste, je ne m’attendais pas à ça de sa part. Encore une fois, malgré nos différences, c’est dingue l’amour qu’il y a entre nous. »

Emma & Valentina

Résumé : «  » Nous sommes comme le jour et la nuit, le feu et la glace. « 

Emma est rayonnante, mannequin et aussi belle que le soleil. Valentina, elle, est tout le contraire de sa jumelle. Timide, discrète et réservée, elle est aussi froide que la lune. Ces deux sœurs sont en tout point différentes, pourtant, une chose les unit. L’amour. Elles rêvent toutes les deux du prince charmant, celui qui leur fera tourner la tête. Tout se bouscule lorsqu’Emma rencontre Matthew, un jeune artiste qui ne laisse pas Valentina indifférente…

L’amour sera-t-il plus fort que les liens du sang ? »

Mon Avis

Avant tout, je remercie chaleureusement Maui Basquin pour l’envoi du service presse ainsi que de sa confiance en moi.

Vous savez ça fait un moment que je ne m’étais pas plongé dans la calligraphie de l’auteure. Le seul et unique roman que j’avais lu, avant aujourd’hui, était le premier tome de « Deadly Heaven », une histoire fantastique. Et je dois dire que « À l’encre de nos âmes » est très différent. En effet, disons que c’est plutôt une romance dramatique. Rire.

UNE INTRIGUE QUI NOUS FAIT DOUTER…

Là où il y a de nombreuses hésitations, il y a des peurs. Tout au long de notre lecture, on se demande vers qui Valentina se tournera. Emma ou Matthew ? Sa sœur jumelle ou son grand amour ? Prise entre les deux, elle ne peut s’empêcher de penser au fait que si elle prend la décision de choisir une personne, elle perdra l’autre. Ce qu’elle refuse de croire.

C’est loin d’être une romance aussi molle et rose bonbon qu’une guimauve. Au contraire. À certains moments, c’était même difficile à bouquiner tellement que c’était si terre à terre.

Dans « À l’encre de nos âmes », on fait la rencontre de Valentina et Emma, deux sœurs jumelles aussi différente que l’une de l’autre. Elles sont la lune et le soleil. L’eau et l’huile. L’hiver et l’été. Emma est belle, populaire, extravertie, bien entouré et pratique le mannequinat. Valentina est son exact opposé. Cette dernière est discrète, préfère la compagnie des livres et passe le plus clair de son temps seule. Toutefois, les jumelles ont un point en commun. Elles croient toutes les deux à l’amour avec un grand A. Alors quand Emma rencontre Matthew, « l’homme de ses rêves », elle ne peut souhaiter rien de plus.

Cependant, un problème persiste… Valentina n’est pas indifférente au charme du petit-ami de sa sœur. Attiré par ce bel artiste qui partage les mêmes passions qu’elle, Valentina ne peut succomber, au risque de briser le lien fraternel qu’elle entretient avec Emma. Ainsi, à la suite d’une violente dispute avec une personne proche de sa sœur, Valentina fait la connaissance d’Alban, un doux et gentil garçon… Mais, il n’est pas Matthew. Voulant l’oublier, elle va tout faire pour y arriver. Si elle doit sacrifier son bonheur afin qu’Emma soit heureuse, Valentina n’hésitera pas à le faire. Pour ce faire, elle aura besoin d’Alban.

Néanmoins, quand Matthew remarque les gestes de Valentina, il décide également de participer à ce jeu. En y ajoutant plusieurs grains de folie, il prend conscience que celle qu’il est amoureux n’est pas Emma, mais Valentina. Celle-ci décidera-t-elle de s’ouvrir à l’amour ou lui tournera-t-elle le dos pour sa sœur jumelle ? Elle qui souhaite de rencontrer le prince charmant depuis si longtemps, prendra-t-elle le risque de le laisser filer ? Et si la famille était plus importante que l’amour ?

Concernant le style d’écriture de l’auteure, celui-ci semble plus mature et réfléchie. Addictif, on ne peut lâcher ce récit avant d’avoir tourné la dernière page. À travers les mots de Maui Basquin, on remarque comment les individus peuvent être si cruels. Comment une seule chose peut cacher tant d’année d’amour en un claquement de doigt. La rancœur est une méchanceté à bannir.

Regorgeant d’une touche de suspense, on se laisse amener dans cette situation quelque peu malsaine. Au fil des pages, on se laisse entraîner par cette aventure. Toutes les péripéties nous poussent à aller plus loin afin d’avoir le fin mot de cette histoire. Pour ma part, je me suis laissé emporté dans ce récit où le lien fraternel entre deux sœurs est mis à l’épreuve.

DES PERSONNAGES INTÉRÉSSANTS ET DÉTESTABLES…

Valentina. Je me suis attaché et identifier à elle. En toute franchise, Valentina et moi possédons le même tempérament, la même passion et les mêmes rêves. J’avais l’impression de me voir à travers elle. Emma. Wahou, je la déteste. Voilà, c’est dit. Elle est toujours en train de juger sa sœur soit par son habillement, le fait qu’elle ne sorte jamais ou encore parce que Valentina a toujours le nez dans ses bouquins. Ce n’est pas une personne qui mérite le pardon et l’amour de sa jumelle.

Attention, prévoyez peut-être une boîte de mouchoirs. On ne sait jamais. En tout cas, je dis ça je ne dis rien, mais l’émotion est au rendez-vous. Rire.

Un dernier mot ?

Finalement, « À l’encre de nos âmes » est une œuvre littéraire qui m’a fait passer un bon moment. Malgré sa fin un peu trop rapide, j’ai apprécié ce roman. J’aurai voulu avoir quelques pages de plus. Accrochant, il est difficile de résister et d’arrêter notre lecture. Je ne vous cacherai pas que certains interlocuteurs m’ont fait grincer des dents. Grrrr !! Un chouette roman qui vous démontrera les secrets et les révélations qu’ils dissimulent. Une profonde calligraphie qui se mélange parfaitement aux sensations émotives. Il va de soit que je vous recommande cette histoire. En ce qui me concerne, j’espère de nouveau plonger dans les univers de Maui Basquin.

#Sara

Chronique sur Le choix d’une vie écrit par Samuel Champagne

Le choix d'une vie

Note : 12/10

« – Il est pas mal plus grand qu’une lime, en tout cas, répond Sebby si peu fort que je crois que je suis la seule à l’entendre.

Ça me fait sourire et je me dis que, peu importe la pression que me mettent les autres pour que je lui trouve un nom immédiatement, je dois y aller lentement et bien choisir.

– Tu veux le prendre ?

Le frère de mon amie hoche la tête et mon bébé se retrouve entre ses gros bras. Il est tellement minuscule et Sebby, tellement large ! Il a l’air d’avoir été fait pour se lover au creux de son bras. »

Jordane & Sebastien

Résumé : « Je n’ai jamais réellement pensé à l’avenir. Faire des plans compliqués et se casser la tête, je laissais ça aux vieux, aux gens ennuyants comme ma sœur. J’avais quinze ans et, à cet âge, on s’amuse ! Ma vie était simple : mon chum, mes amis, des partys, le collège privé. Maintenant… j’ai encore quinze ans, mais tout a basculé. Parce que j’ai fait un test de grossesse et que deux lignes sont apparues. Moi, maman ? Je ne sais même pas comment m’occuper de moi-même, comment je pourrais prendre soin d’un autre humain ?

Et pourtant… j’ai décidé d’essayer. D’essayer d’être une adulte, alors que tout le monde me disait que je n’y arriverais pas. La naissance approche et j’ai peur. J’ai tout perdu, j’ai dû quitter le collège, je n’ai plus d’amis. Seulement il y a cette émotion… cette force qui me pousse à croire que ce bébé va changer ma vie en mieux. Mais, sans Marisol, rencontrée dans mon école pour jeunes mères, et sans son frère Sebastian, je doute de pouvoir m’en sortir.

*** La maternité à l’adolescence entraîne son lot de questionnements et de doutes chez la jeune mère, surtout en raison de la pression exercée par son entourage. Il faut beaucoup de courage pour se lancer dans une telle aventure, et le soutien des proches et des intervenants est essentiel pour le bien-être de la nouvelle famille. »

Mon Avis

Pour commencer, je remercie Communications Julie Lamoureux et les Éditions de Mortagne pour l’envoi de ce service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Avant même de débuter ma lecture, je connaissais déjà Samuel Champagne de loin. Je n’avais jamais lu les écrits de l’auteur, jusqu’à aujourd’hui, mais je savais de quoi ceux-ci abordaient. Des sujets tabous que personne n’ose retranscrire. Et pourtant, c’est ce qui fait la beauté de la chose. Évidemment, je compte bien suivre de près les autres histoires de l’écrivain afin d’en apprendre un peu plus sur ces univers ainsi que les détails ou les événements qui les ont inspirés.

Ainsi, c’est en me plongeant la tête première que je me suis retrouvé  au cœur de « Le choix d’une vie », le nouveau récit de Samuel. Vous ne savez pas à quel point j’ai adoré ce roman, tellement que ça me donnait envie de dire et écrire plein de gros mots. Rire. Non, je rigole sur le reste de la phrase… Ou pas. Coup de foudre ! En toute franchise, j’aurai voulu avoir plus de pages, plus de Jordane et Valentin, plus de Sebastien et Jordane, plus de Marisol et Jordane… Plus, encore plus et toujours plus. J’aurai voulu que ce livre ne se termine jamais.

DES THÈMES RÉALISTES…

Dans la société, la maternité est encore un thème quelque peu sensible selon la perception. Samuel Champagne parvient à réécrire tous les changements que la grossesse amène, comme par exemple au niveau du comportement. En effet, on perçoit rapidement l’évolution psychologique de Jordane. Et ce n’était pas pour me déplaire. D’autant plus qu’il était aussi possible de remarquer le côté négatif de la situation tel que la pression familiale et les craintes de l’adolescente.

DES PROTAGONISTES ATTACHANTS…

Sans aucun doute, rien n’arrive jamais pour rien dans la vie. Cette épreuve a littéralement transformé la vie de Jordane. Courageuse, elle a su s’adapter à sa nouvelle situation afin de s’occuper de sa petite lime. Je ne vous dirai pas qu’elle n’a pas eu peur… L’adolescente avait sans cesse des doutes, mais au fur et à mesure, Jordane a commencé à espérer. À souhaiter une seconde chance. Un avenir meilleur. À ses yeux, Valentin est le plus beau des cadeaux.

Dans « Le choix d’une vie », on fait la connaissance de Jordane, une adolescente de quinze ans qui avait tout pour elle. Étudiante dans un collège privé, une famille, amis, des partys à profusion et un amoureux. Toutefois, lorsqu’elle prend conscience qu’elle n’est plus la même, elle commence à se questionner. N’arrêtant pas de dormir, de vomir et de manger, Jordane va se rendre compte que quelque chose cloche. Croyant que c’est probablement à cause du stress, c’est lors d’une minutieuse observation de son corps que l’adolescente va prendre la décision de faire un test de grossesse. Aussi rapide que l’éclair, deux barres foncées apparaissent. Elle est enceinte de Nick, son amoureux.

Alors quand elle annonce à sa famille et à ses amis qu’elle va avoir un bébé, personne ne la croit. Personne ne semble la soutenir, surtout pas son amoureux, sa famille et les deux filles qu’elle croyait être ses amies. Tout le monde lui tourne le dos sans aucune raison valable. Voulant le garder, Jordane n’aura pas d’autre choix que d’aller à une école spécialisée pour les jeunes mères. C’est en arrivant là-bas qu’elle fait la rencontre de Marisol et plus tard de son frère Sebastien. Tout au long de sa grossesse, ils deviendront ses paliers d’acier. Plus elle passe du temps avec eux et plus elle prend conscience que ce n’est pas tout le monde qui possède la sincérité comme qualité. Grâce à Marisol et Sebastien, elle ressent enfin le soutien qu’elle espérait depuis le début.

De plus, quand Jordane commence à ressentir des papillons dans l’estomac lorsqu’elle regarde Sebastien, l’adolescente comprend qu’il sera toujours présent pour elle. Que ce qu’elle perçoit pour lui est plus que de l’amitié. Laissera-t-elle encore un homme l’approcher suite à ce qu’il s’est passé avec son ex ?

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteur, elle est coulante et addictive. À travers les mots, on ressent les doutes et questionnements de Jordane par rapport à son nouveau rôle de mère. Samuel Champagne a su m’emporter dans une violente et grande tornade remplie d’émotions. Ne pas verser des larmes face aux petites situations adorables ou touchantes était impossible. Valentin, le bébé de Jordane, a su me faire rire et à me faire lâcher des « awwn ».

Délicat et foudroyant, c’est un vrai contresens. Tout est un paradoxe, que ce soit sa peur de ne pas être une bonne mère à cause de son manque de préparation ou son amour naissant pour ce petit être humain qui grandit en elle. Néanmoins, je n’ai vu que du feu. Ces moments sont nombreux dans « Le choix d’une vie » et je ne vous cacherai pas que j’ai éprouvé des pincements au cœur. Samuel Champagne parvient, par le biais de ses phrases, à nous modeler à sa guise.

En outre, j’avais également l’impression que la situation de Jordane était partagée, comme si Samuel Champagne avait lui aussi vécu cette démarche. Nous avons la sensation de bouquiner un fait vécu. Une réalité qu’il lui-même connu. Qui sait ?!

Un dernier mot ?

Finalement, « Le choix d’une vie » est une œuvre littéraire qui a su me démontrer la beauté de la vie. Le fait que même si nous commettons des fautes, ce n’est pas grave. Le plus important, c’est de comprendre que le cours de cette existence nous montre que les erreurs nous marquent à jamais. Qu’elles transforment le mal en bien afin de nous permettre de devenir, à l’avenir, une personne meilleure. Une calligraphie fluide et agréable qui a su capter et garder mon attention durant tout le long de ma lecture. J’ai adoré chaque moment passé en compagnie de tous les personnages. Il va de sans dire que je vous conseille « Le choix d’une vie », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je souhaite très vite retrouver l’univers imaginatif de Samuel Champagne.

#Sara

Chronique sur Jusqu’à lui de Joannie Touchette

Jusqu'à lui

Note : 10/10

« […]

– Les biscuits, ça me rappelle notre première rencontre. Comment ton visage s’est éclairé, quand tu as vu les boîtes sur la tablette… Un souvenir inoubliable.

Je fronce le nez, tandis qu’il se penche à un souffle de mes lèvres. Les siennes m’hypnotisent. Et leur goût m’obsède.

– Dark Vador, c’était moi.

Je n’ai pas le temps de saisir l’allusion qu’il m’embrasse.

Jesse m’embrasse !

Un baiser chaste, sans mariage de langues, mais brûlant d’intensité. Mon cœur menace de jaillir hors de ma poitrine ! Un premier baiser parfait.

Voilà où étaient passés les artifices…

Au bout de je ne sais combien de temps, Jesse détache doucement ses lèvres et appuis son front au mien, comme s’il devait se raccrocher à quelque chose pour éviter de s’effondrer. Et ce quelque chose, c’est moi.

Je souris, le souffle court, puis je me force à soulever les paupières. Je me heurte alors au désir brut dans ses yeux verdâtres. Brillants de mille feux. Ce qu’il est beau ! Il mériterait d’être immortalisé en photo… Et ses lèvres ont un goût de…

– Miel…

Le coin de sa bouche frétille.

Je m’écarte d’un bond les joues en feu. Nos regards connectent. Mon esprit enregistre enfin ses paroles : « Dark Vador, c’était moi. » Je fouille mes souvenirs et remonte au jour de mon arrivée dans cette ville… À ma visite dans ce dépanneur… À ma rencontre avec ce type masqué, que je m’étais surprise à trouver attachant…

Je ne m’étais pas trompée.

J’échappe un pauvre rire. Puis, le poids de mes actions me tombe dessus, à mesure qu’un lourd silence, chargé de non-dits, s’abat sur la salle à manger. Jesse m’a embrassée ! Je l’ai embrassé, aussi ! Moins de cinq heures après Donovan !

Et c’était mille fois mieux… »

Emilia & Jesse

Résumé : « Quatre mois…
Que je ne l’ai pas vu et que je me meure de l’intérieur.
Qu’il m’a abandonnée à mon sort.
Qu’il s’est exilé dans une université loin de notre campagne.
Loin de tout.
Loin de moi.

Si j’étais persuadée, en débarquant là-bas, que ma présence à elle seule suffirait à reconquérir l’homme de ma vie, mes espoirs s’amenuisent de jour en jour. Il m’a reléguée au rang de Miss Invisibilité, comme si je n’existais plus,
comme s’il n’y avait jamais eu de nous.

On me dit de laisser tomber, mais je refuse de renoncer à lui…

E + D pour la vie

Moi j’y crois. »

Mon Avis

Tout d’abord, je voudrais remercier Luzerne Rousse pour m’avoir envoyé le paquet cadeau ainsi que pour cette merveilleuse opportunité. Je suis contente d’avoir découvert cette pépite.

Ayant été fortement attiré par la page couverture, puis par le résumé, j’ai su que ce roman était fait pour moi avant même que j’ouvre la première page. Authentique, c’est ce qui m’a poussé à aller dans cette direction et à sauter le pas. Ainsi, avant même de débuter ma lecture, je savais que j’entrais en terrain neutre, car n’étant pas familière avec la calligraphie de l’auteure, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Et… Verdict ? J’ai adoré ! Je peux même le qualifier de COUP DE CŒUR.

Comment peut-on mettre autant de mignonneries dans une histoire comme celle-ci ? Poignant, il est si difficile de ne pas craquer, de ne pas fondre en larmes comme une madeleine. Tous les ingrédients sont présents pour nous assurer une succession de crise de larmes comme les chutes de Niagara. « Jusqu’à lui » est une savoureuse et magnifique littérature qui respire l’innocence et l’amour.

DES THÈMES RÉALISTES À CHÉRIR…

Joannie Touchette, par le biais, de son livre nous illustre certains obstacles de la vie qui ne peuvent être contrôler par les êtres humains. Certes… Mais, choisir de les affronter ou non, ça c’est une décision que nous prenons. Sans aucun doute, dans « Jusqu’à lui », il est possible de retrouver des sujets qui ont une place importante durant le passage de l’adolescence au stade de jeune adulte. En effet, au cœur de ce récit, on y découvre la différence à travers notre regard, celui des autres et de notre âme sœur.

Le plus important, c’est de ne pas se soucier de l’opinion des individus. Non ! Les deux seules impressions qui devraient compter est, d’une part, la nôtre et, celle que l’on voit lorsque nous regardons, dans les yeux, l’être que nous aimons. Il n’y a rien de mieux que de se sentir aimé, chéri, désiré et en sécurité lorsqu’on pose notre regard dans celui de l’autre. Et c’est ce que j’ai ressenti quand je lisais les passages de Jesse et Emilia. D’autant plus que l’amitié et l’amour sont également des petites idées abordées dans ce roman.

Et le premier amour… Il arrive que la personne avec qui nous avons partagé les premières fois n’est assurément pas le bon. Il se peut que celui que l’on considère le dernier amour est en fait celui à qui on pourrait tout offrir, tout partager sans aucune hésitation.

UNE INTRIGUE PARFAITEMENT FICELÉE JUSQU’À LA MOELLE…

Alors, vous ne trouvez pas que mon petit titre veut tout dire ?! Rire. Sans blague, « Jusqu’à lui » est une histoire splendide qui raconte la vie d’une femme qui doit réapprendre à se connaître et à s’aimer de nouveau dû à un terrible accident. En outre, elle devra aussi vivre avec sa caractéristique sous le regard des autres personnes et dieu sait comment les gens peuvent être méchants quand ils s’y mettent.

Parfait, au plus haut point, j’ai été conquise dès les premières pages et ce jusqu’à la toute fin. Un bouquin qui sera ÉTERNELLEMENT MARQUÉ sur mon cœur et mon esprit.

Dans « Jusqu’à lui », on fait la connaissance d’Emilia, surnommé Millie, une jeune femme de vingt ans dont la vie lui souriait à pleine dent. Elle avait tout ce qu’elle avait désiré : une famille aimante, une complicité fusionnelle avec son amoureux, un emploi qui lui permet de voyager et une meilleure amie au grand cœur au caractère attentionné et ravageur. Cependant, suite à un accident, elle perd ou presque ce qui la rendait heureuse. Ainsi, quatre mois plus tard, Emilia tente par tous les moyens possibles et imaginables de discuter avec lui. Parler de leur relation. De ce qui s’est produit. Elle désire savoir pourquoi il refuse de lui adresser la parole, de lui dire la vérité. Pour y remédier, la jeune femme décide de s’inscrire dans la même université que lui afin d’avoir espoir de le croiser. Tout ce qu’elle souhaite, c’est recoller les morceaux, qu’il la reconstruise de nouveau comme un casse-tête. Que Donovan panse ses blessures physiques et émotionnelles.

Néanmoins, pour faire avancer un peu les choses, elle prend la décision de l’espionner, à l’aide d’une paire de jumelles, tout en étant soutenu par sa meilleure amie, Claire. C’est lors d’une de ces missions d’observation qu’elle fait la rencontre de Jesse. C’est grâce au contact de Claire et de Jesse qu’elle va reprendre le goût à la vie. Qu’elle va comprendre la différence entre penser, plutôt un besoin, être amoureux et l’être réellement. L’illusion ou la réalité ? Quel type de perception de l’amour, Emilia choisira-t-elle ?

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’écrivaine, elle est additive et très agréable à bouquiner. À l’aide de ses mots, Joannie Touchette parvient à nous émouvoir en nous faisant ressentir les sentiments et les craintes de l’héroïne. Sans aucun doute, avant ma lecture, jamais je n’aurai su ce que signifiait ces inscriptions que j’avais reçu dans ma boîte à surprise. Et la bicyclette. Les boucles d’oreilles (en forme de vélo) portent bien leur signification maintenant que je sais. Elles valent tout l’or du monde.

Lire ce roman m’a aussi ramené dans le temps… 6 ou 7 ans pour être exact (je ne suis pas si vieille que ça. J’en ai 22 aujourd’hui. Rire). Cette époque où l’innocence est à son apogée. Là où tu rencontres ton premier amour. Vous savez celui qu’on n’oublie jamais ?! C’était incroyable, j’avais l’impression d’être dans la peau d’Emilia.

DES PROTAGONISTES DÉTESTABLES ET CAPTIVANTS…

Unique en son genre, l’auteure a su pimenter sn texte à l’aide de plusieurs personnalités hautes en couleur. Elle a fait en sorte que chacun apporte un plus à l’histoire. On vit, véritablement, à travers eux. Joannie est parvenu à me faire tomber amoureuse de Jesse. Un séduisant manitobain à la langue bien pendue et à l’humour abracadabrant. Emilia… Est une force de la nature. Un phénix. Donovan, je l’ai haï pendant le trois-quarts du roman… J’avais envie de lui mettre des coups de pied aux fesses. Rire. Claire est un imprévisible vent de fraîcheur qui apporte la gaieté là où elle passe.

Un dernier mot ?

Pour terminer, « Jusqu’à lui » est une œuvre littéraire qui a su me démontrer que si nous voulons vivre et croquer la vie à pleine dent, il faut savoir prendre des risques. Se dépasser. Faire des choses que l’on ne ferait pas à temps normal. Touchant, j’ai adoré découvrir la vulnérabilité d’Emilia, la sensibilité quelque peu farfelue de Jesse et les grains de folie de Claire. Vraiment chouette ! Sans aucune hésitation, les pages défilent rapidement et ne comportent aucun ennui. Il de soi que je vous recommande cette histoire, j’espère de tout cœur qu’elle vous plaira autant qu’elle m’a plu. Pour ma part, je n’oublierai jamais « Jusqu’à lui » … Il aura une place importante dans ma bibliothèque tout comme dans mon cœur d’artichaud. Je souhaite vraiment retrouver les écrits de Joannie Touchette, je croise les doigts pour avoir de nouveau la chance de les bouquiner.

#Sara

Si vous voulez connaître le point de vue de Sabrina, chroniqueuse chez Les Trouvailles d’une lecture, sur « Jusqu’à lui », vous n’avez qu’à cliquez sur le lien : http://thefaeintheclouds.blogspot.com/2019/10/lui-jusqua-lui.html?m=1

Chronique sur Lawyers & Associates tome 1 : Rikers Island d’Angie L. Deryckere

Rikers Island

Note : 9/10

« — Alors, qu’en penses-tu, Jason ? demanda Harry en fixant son associé.

Elena les observa attentivement. Il était évident que Harry ne voyait pas d’inconvénient à ce que l’avocate se charge du dossier. Ce qui était différent pour Jason Lawyers.

En effet, il connaissait parfaitement le dossier, mais également l’homme qui se trouvait toujours dans le couloir de la mort.

Elena Side ignorait ce point important et il était temps pour lui de lui en faire part. Elle verrait alors qu’il était primordial qu’elle gagne ce procès afin qu’il soit enfin reconnu non-coupable du meurtre de la Sénatrice Hamilton.

Il croyait en son innocence depuis le début et il était prêt à tout pour le sortir de Rikers Island.

Alors, il se dirigea derrière son bureau et s’installa lourdement dans son fauteuil sans quitter le regard de la jeune femme.

Elena Side était une bonne avocate, mais il était persuadé qu’elle se contentait de défendre des affaires sans véritablement de risques pour le cabinet.

C’était pour cette raison qu’il n’était pas allé la voir pour lui demander de s’occuper de Bell dès que l’information était tombée. De nouvelles traces d’ADN, malheureusement inexploitables, avaient surgi dans l’affaire, ce qui avait contraint le Juge Snow à rouvrir l’enquête, six ans après…

— Très bien, lâcha-t-il en passant une main nerveuse dans ses cheveux bruns.

Elena le considéra silencieusement tout en arborant un sourire narquois au bord des lèvres.

— Je vous mets sur le coup, mais avant, il faut que vous sachiez que vous prenez de grands risques en vous désignant comme principale avocate de Michael.

La jeune femme arqua un sourcil interrogateur, légèrement intriguée par l’air grave qu’il possédait sur le visage à cette minute.

— Comment ça ? l’interrogea-t-elle en plissant le regard.

— C’est une longue histoire. Je connais Michael et vu notre lien, je ne peux pas le défendre, mais la justice autorise qu’un membre de mon cabinet le fasse.

— Vous connaissez Bell…

— Oui, répondit Jason en échangeant un rapide regard vers Harry. Vous n’en saurez pas plus, mais… Je vous assure que si vous perdez cet appel devant la Cour, vous pourrez dire adieu à votre place dans ce cabinet, Elena.

Elena lui jeta un regard incrédule.

Était-il sérieux ? La menaçait-il de la virer si jamais le Juge renvoyait l’appel de Bell ?

Elle secoua la tête et reprit ses esprits avant de s’adresser à Harry.

— C’est une blague, j’espère ?

Harry baissa les yeux, visiblement dépassé par les menaces de son associé.

— Je ne plaisante pas, Elena, rétorqua Jason d’un ton sec. Vous savez ce qui vous attend et il est encore temps de revenir sur votre décision. C’est le moment de nous prouver que vous avez votre place chez Lawyers & Associates.

Ulcérée, Elena le foudroya du regard.

Depuis quand devait-elle fournir des preuves pour garder son job dans ce fichu cabinet ? … »

Elena, Jason & Harry

Résumé : « Après sa rupture avec son fiancé, Elena Side, brillante et implacable avocate de New York, décide de mettre un terme à sa fâcheuse manie de tout anticiper. C’est ce que Marc lui a reproché après avoir perdu le procès face à cette coriace adversaire qu’il a pourtant tant aimée, mettant ainsi fin à sa relation de trois ans.

Peu habituée à ce qu’on lui refuse quelque chose, Elena retrouve ses collègues au bar et surprend une conversation qui changera sa vie.

En effet, l’avocate a besoin de sortir de sa zone de confort et ne va pas hésiter à reprendre l’affaire houleuse où Michael Bell, un homme dangereusement sexy et puissant, est accusé du meurtre de la sénatrice Hamilton.

Clamant son innocence depuis le début malgré les preuves qui l’accablent, il attend désespérément qu’on le sorte du couloir de la mort.

Elena sera-t-elle prête à affronter ce dossier qui risquerait bien de briser sa carrière… ainsi que son âme ? »

 Mon Avis

Avant tout, je remercie Sharon Kena Éditions, mon partenaire littéraire, pour l’envoi du service presse ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Je vous avoue que lorsque j’ai débuté ma lecture, c’est l’univers carcéral qui a attisé mon insatiable curiosité, je raffole de ce genre de roman. C’est fascinant et intriguant à la fois. Mais, la calligraphie de l’auteure y est également pour quelque chose. Ça fait un bon moment que j’avais envie de découvrir l’imagination débordante d’Angie L. Deryckere. Finalement, j’ai sauté le pas et me voici. Rire.

UNE TRAME BIEN FICELÉE…

À la fois dangereux et original, l’écrivaine parvient à décrire une histoire qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page. Sans aucun doute, elle se lit facilement et rapidement, au point qu’on ne voit même pas les pages défilées. Attention, c’est peut-être une passionnante romance, toutefois, ce n’est pas le pays des licornes. C’est loin d’être rose. D’autant plus qu’à travers « Rikers Island », l’écrivaine nous démontre que les apparences sont souvent trompeuses. Comme quoi parfois, ce n’est pas toujours la première perception qui compte. Vaut mieux donc, se fiez à son instinct.

Émouvant, l’auteure nous entraîne dans un tourbillon d’émotions où seule la conclusion peut réellement nous sortir de ce cataclysme. Les sensations ne cessent de s’entrechoquer. Aucun temps d’arrêt n’est possible lorsque vous commencez cette histoire.

Dans « Rikers Island », on fait la connaissance d’Elena, une avocate qui brille par ses nombreuses victoires que ce soit au niveau de sa carrière ou de sa vie privée. Rien ni personne ne lui résiste et ose lui dire « non ». Cependant, Elena ne s’attendait pas à ce que son fiancé la quitte suite à un autre succès. Lui reprochant de n’être pas honnête et de toujours les situations qui lui seront bénéfice, il rompre avec elle après trois années de vie commune. Blessée par les propos dit par son ex-fiancé, Elena n’hésite pas à sortir de sa zone de confort afin de montrer aux autres et à elle-même qu’elle n’est pas ce genre de femme. Qu’elle est plus que ça. Qu’elle possède un cœur. Élevée à la dure, elle n’a pas eu d’autres choix que de se façonner une barrière froide et indestructible pour se protéger.

Afin de réussir son plan, elle prend la décision de défendre la cause perdue. Celle dont la personne est accusée sans hésitation, malgré les preuves et les apparences. Michael est accusé d’un meurtre dont il n’a aucunement commis. Sa sentence ? La perpétuité. Enfermé à Rikers Island depuis six ans, il attend (im)patiemment l’individu qui saura l’aider à faire éclater la vérité. Une rencontre. Et si en un simple regard, la passion pouvait s’enflammer comme un éclair ? Succombera-t-elle à cet homme qui a perdu tout espoir de revoir la lumière du soleil ? Se laisseront-ils tenter par cette attraction qui les unit à chaque fois qu’ils se retrouvent ?

En ce qui concerne la plume d’écriture de l’auteure, elle est fluide et addictive. Ainsi, par le biais, de son récit, Angie aborde de plusieurs sujets intéressants. Néanmoins, vous savez ce qui est impressionnant ? C’est que l’écrivaine réussit à garder le mystère tout au long de notre lecture. La bombe atomique que forme les secrets et mensonges sont dévoilés à la toute fin du roman. Chapeau !

Le premier volet de « Lawyers & Associates » se porte essentiellement sur deux lieux : New-York et la prison Rikers Island. Bien détaillé, on peut aisément concevoir, dans notre tête, quelques images de ces endroits. C’est ainsi que l’on part à la conquête de réponse tout comme Elena.

DES PROTAGONISTES QUI NOUS INTERPELLE…

Concernant les interlocuteurs, ils sont attachant et dégagent une certaine forme de vulnérabilité, malgré leur cuirasse. En tout cas, j’espère qu’Angie attendra nos prières et nous fera une jolie petite histoire sur Jason. Rire.

Toutefois, je ne vous cacherai pas que j’ai eu un peu de mal à m’habituer à la narration. En effet, étant écrite à la troisième personne, j’ai eu peu de mal à me raccrocher aux personnages au début. Puis, après avoir tourné quelques pages, j’ai fini par me laisser convaincre et transporter par le rythme du récit.

Un dernier mot ?

« Rikers Island » est une œuvre littéraire dont l’univers judiciaire et carcéral se mélangent en un cocktail savoureux et captivant à souhait. Laissez-vous tenter par Elena et Michael. Une avocate et un détenu. Une femme et un homme (très séduisant et charmant en dépit de ses six longues années enfermées dans cette prison). Une écriture coulante et agréable à lire. Il va de soi que je vous conseille le premier tome de « Lawyers & Associates », j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte bien découvrir les autres écrits d’Angie L. Deryckere.

#Sara

Chronique sur OMG ! tome 2 : Écris-moi encore s.v.p. ! de Catherine Bourgault

OMG tome 2

Note : 10/10

« Benoît Giguère est peut-être le garçon le plus mignon de l’école, mais il est aussi le plus détestable. Cet être superficiel se pense plus important que tout le monde. « Je suis beau et je le sais ». La seule fois qu’il m’avait adressé la parole, c’était pour passer devant moi dans la file à la cafétéria.

– Hé ! Fais la file comme les autres, avais-je grogné.

Benoît s’est retourné. Il m’avait regardée comme si j’étais un pois chiche séché au soleil, puis il avait ri avec ses copains.

– Tu es qui, toi, pour me parler comme ça ?

J’avais froncé les sourcils et décidé que je ne l’aimais pas !

Ça ne m’arrive pas souvent de détester les gens, mais les égoïstes qui se croient tout permis, ça me rebute.

Devoir l’endurer pendant qu’il jouera à la vedette sur la scène sera un vrai cauchemar. Hé, seigneur ! »

Iris & Benoît

Résumé : « Le mystère est résolu: Iris Lépine sait enfin à qui appartenait l’iPod qu’elle a reçu en cadeau à son anniversaire. Tout ce temps, le fameux Sandman était dans les environs! Le garçon, qui croit son iPod confisqué, apprendra-t-il la vérité? Quelle sera sa réaction? Plusieurs questions demeurent sans réponses, mais Iris a bien l’intention de poursuivre son enquête!

Rien n’est simple pour l’adolescente, à commencer par une blessure au genou l’empêchant de participer à une compétition de patinage artistique, sa plus grande passion. Les consignes de sa mère étaient précises: pas de place sur le podium, pas d’iPod! À moins de se joindre à la troupe de théâtre… Iris ne pourra compter sur Emma qui vit une histoire d’amour avec Sam.

Entre-temps, une ancienne amie manipulatrice nommée Marie-Jade s’immisce dans les affaires de la jeune fille… Et si c’était au tour d’Iris de recevoir des courriels étranges qui se terminent tous par la même phrase: «Écris-moi encore s.v.p!» »

 Mon Avis

Pour commencer, je remercie Catherine Bourgault de m’avoir envoyé le roman suite à la publication des résultats concernant un concours. Un grand merci !

Je ne vous cacherai pas que j’étais folle de joie lorsque j’ai su que c’était moi qui avais été choisi parmi tant d’autres. Ça méritait grandement une danse de la joie. D’autant plus, que je voulais avoir le deuxième volet de la saga « OMG ! » afin de savoir ce qu’il va se passer ensuite.

J’avais si hâte de me replonger dans le contenu que j’ai lu le trois-quarts du récit en une journée. Puis, j’ai lu les trentaines de pages qu’il me restait durant la nuit. Je ne pouvais pas attendre, je devais ABSOLUMENT avoir le fin mot. Mais, devinez quoi ? L’auteure a voulu terminer le second tome sur un GROS clash. Je me disais que c’était impossible que Catherine ait conclu le livre de la sorte. Et pourtant… Aussi, à chaque fois que je fermais les yeux pour m’endormir, mon esprit ne cessait de penser à cette finale, à Jacob et Iris.

UNE LECTURE JEUNESSE À DÉVORER…

En laissant des énigmes et du suspense ici et là, l’écrivaine parvient à nous garder en haleine tout en nous captivant par le biais de son bouquin. Du début jusqu’à la fin, le deuxième opus de la saga « OMG ! » donne l’eau à la bouche. Tout aussi agréable, c’est un roman qui se lit facilement et rapidement. Au niveau de la calligraphie, je suis contente de relire les mots de l’auteure.

Dans « Écris-moi encore s.v.p. ! », on retrouve Iris qui suite aux révélations du premier tome, concernant la véritable identité de Sandman alias Jacob, ne cesse de s’éloigner de lui. Pourquoi la jeune adolescence ne parvient plus à le regarder droit dans les yeux ? Morte de honte dû à son intrusion dans l’espace intime de son presque voisin, elle ne souhaite pas se retrouver en face de lui. La seule solution ? Fuir. Cependant, Iris devra tôt ou tard assumer les conséquences de ses actes… Et si elle perdait Jacob, son joueur de hockey préféré ? Iris ressent des papillons dans l’estomac quand il est dans les parages. Et si elle craquait pour lui sans qu’elle ne le sache ? Parviendra-t-elle à garder leur amitié intacte sans le blesser émotionnellement ?

De plus, comme si ce n’était pas suffisant, l’adolescente ne pourra pas participer à la prochaine compétition de patinage artistique à cause de sa blessure au genou. Néanmoins, lorsque sa mère lui lance un ultimatum, Iris n’a pas d’autres choix que de s’inscrire à la troupe de théâtre afin de garder son iPod. Plus facile à dire qu’à faire quand le garçon le plus populaire de l’école braque constamment ses yeux sur elle tout en lui lançant des répliques désagréables. Et si derrière cette attitude se cachait une personnalité charmante et attentionnée ? Alors, quand le rôle principal, Cendrillon, est attribué à Iris et que celui du prince charmant est donné à Benoît, la jeune adolescente comprend qu’elle devra laisser cette rivalité de côté pour développer leur complicité.

Dans la vie d’Iris, rien n’arrive en pair. Il faut toujours qu’un autre problème vienne chambouler son quotidien. Emma, sa meilleure amie est désormais en couple avec Sam, le frère ainé d’Iris. Pourtant, quand celle-ci se sent délaissé, Iris comprend qu’elle ne peut se confier à Emma, car elle est sans cesse agrippé à son amoureux. Réussiront-elles à recoller les morceaux avant qu’il ne soit trop tard ?

Par où commencer ? Avec toutes ces mélodrames, Iris ne sait plus où donner de la tête…

En ce qui concerne le style d’écriture, celui-ci est addictif et sympathique. Sans prise de tête, on se laisse happer. « OMG ! » est une série qui me scotche sur place tout en me faisant rire aux éclats. Sans compter que c’est un contexte génial qui nous ramène à nos heures perdues lorsque nous étions des adolescent(e)s. À travers « OMG ! », Catherine Bourgault nous fait piquer une tête dans une comédie romantique digne des films hollywoodiens

Malgré le fait que je sois seulement rendu au second volet, je commence doucement, mais sûrement à m’attacher à cette histoire ainsi qu’aux personnages principaux. Comment ne pas craquer face à eux ? Dans ce livre, l’écrivaine aborde de plusieurs sujets importants qui porte sur les adolescent(e)s tels que la loyauté, l’amitié, l’amour et la confiance.

Un dernier mot ?

Finalement, le second tome de la saga est une œuvre littéraire que j’ai aimé et qui m’a bien fait rigoler. La plume authentique et rythmé de Catherine mélangé au tempérament des interlocuteurs donnent « OMG ! ». Un résultat final qui saura vous convaincre et vous permettra de passer un excellent moment. Il est très difficile de rester loin de cet univers et de ceux des autres écrits de l’écrivaine. Il va sans dire que je vous recommande ce bouquin, toutefois, veillez à lire le premier opus. J’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Destiny Crossed de Lety MT

Destiny Crossed Réedition

Note : 9,5/10

« Je me ravise de vouloir changer de place. Il ouvre les yeux et me jette un regard assassin. Il est hors de question que je l’embrasse. Un câlin c’est déjà bien assez. Il passe sa main sous mon débardeur. Je frissonne. Il sourit ce con. Deaclan a toujours eu les mains douces, ce qui rend ses caresses divines. Je me blottis encore plus contre lui. J’ai aussi envie d’être proche tout à coup. Il relâche son étreinte et se place au-dessus de moi avant de m’écraser de tout son poids.
— J’ai mal aux côtes, lève-toi, lui sommé-je.
— Mais là, tu n’as plus le choix. S’il te plaît, petite enfant, je veux un bisou.
— Non.
— S’il te plaît, ma langue veut danser avec la tienne.
— Non.
— Tu es sûre ?
— Hum hum.
— OK. »

Lyssia & Deaclan

Résumé : « Suivez une héroïne attachante et éperdument éprise d’un garçon pas comme les autres…

J’ai rencontré un petit garçon quand j’avais huit ans. J’ai vécu les déceptions du jeune âge puis celles de l’adolescence à cause de lui. Malheureusement, j’idéalisais tellement Deaclan qu’à mes yeux il était parfait. Vous savez celui pour lequel vous seriez prête à vous damner. Celui qui donne à votre cœur ses premiers boum, boum, celui qui juste au son sa voix vous rend accro parce que finalement plus rien n’existe quand il est près de vous… mais il est aussi ma blessure la plus profonde. Il est cette histoire dont je ne comprendrais jamais le sens. Il est cette fin dramatique qui consumera mon être comme jamais personne ne l’a fait mais je l’aime malgré tout cela parce que je suis moi. Je me présente, Lyssia, impulsive et désorientée, bienvenue dans l’adolescence la période la plus affreuse de ma vie.

Découvrez l’histoire d’amour mouvementée de Lyssia et Deaclan dans cette romance passionnée et irrationnelle qui bouleversera sa vie ! »

Mon Avis

Avant tout, je remercie Lety Mt pour l’envoi du service presse ainsi que de sa confiance en moi et en mon blogue.

Je tiens vraiment à préciser que cette version de « Destiny Crossed » est une réédition, donc quelques modifications ont été apportées. En effet, l’auteure nous offre non pas deux, mais UN seul volet et concernant la conclusion… Celle-ci a également été changée, quoiqu’en toute franchise, j’hésite vraiment entre les deux. Je ne saurai vous dire laquelle je préfère. Rire.

AUTEURE DE MON CŒUR…

Je ne vous cacherai pas que Lety a un de ces styles d’écriture qui vous rend accro. J’adore cette auteure tout comme ses livres. Ceux-ci sont différents et pourtant, elle parvient toujours à me scotcher sur place. Il faut dire que j’ai commencé à bouquiner la calligraphie de l’écrivaine grâce à sa trilogie « Love ». C’est ainsi que je suis entré dans son univers sadique et à la fois savoureux.

Enfin, revenons à « Destiny Crossed », voulez-vous ?! Au début, lorsque j’ai su qu’une réédition allait être mise en vente, je n’ai pas hésité à me proposer. Ayant aimé la première version, je voulais ABSOLUMENT connaître celle-ci. Néanmoins, j’avais tout de même une certaine crainte, j’avais peur de lire les changements. Et au final, je suis à peu près sûr de préférer la deuxième interprétation.

DES THÉMATIQUES RÉALISTES…

Lety Mt nous démontre d’une manière claire que l’adolescence n’est pas vraiment une partie de plaisir. D’autant plus que de nombreuses idées sont illustrées afin de nous montrer ce fait. L’auteure a voulu aborder des responsabilités qu’un adolescent(e) doit assumer lorsque la situation l’exige ainsi que du grand amour et des difficultés que celui-ci implique. Un roman si émouvant qui nous donne l’impression de revivre nos premières fois telles que le premier regard, le premier baiser et la première nuit inoubliable.

Dans “ Destiny Crossed ”, on fait la connaissance de Lyssia à l’âge de huit ans. Parti en camp de vacance, la jeune fille va rencontrer un garçon qui changera sa vie à jamais. Éprouvant un petit pincement à chaque fois qu’elle pose le regard sur lui, Lyssia prend conscience que ce sentiment qu’elle ressent n’est pas seulement un petit béguin de passage… Son prénom ? Deaclan. Mais, malheureusement, sans prévenir, il disparaît de la vie de Lyssia. Où est-il ? Pourquoi n’a-t-elle pas de nouvelles de lui ? Ainsi, six ans plus tard, la petite fille est devenue une adolescente de quatorze ans qui parvient à gérer sa vie d’étudiante. Excellente élève, elle stabilise cette qualité à l’aide de son tempérament de feu.

Cependant, Lyssia ait également en charge de son petit frère étant donné que leur mère préfère batifoler avec des hommes. C’est pour cela que Lyssia paraît plus mature, car elle a dû évoluer plus rapidement que les autres filles de sa tranche d’âge. Mais, lorsqu’elle et Angy prennent la décision d’aller se baigner à la piscine pour la journée, Lyssia ne s’attendait pas à revoir un fantôme de son passé. Elle ne pensait pas retrouver ce garçon qui l’a profondément marqué au fer rouge. Doit-elle lui refuser l’accès à son coeur ? Ou lui laisser le champ libre en prenant le risque d’être de nouveau la victime de ses dilemmes et de ses actes.

Declean est l’exact opposé de Lyssia. Il se complète parfaitement l’un et l’autre. N’ayant jamais oublié cette belle fille qui a fait chavirée son cœur, il va essayer par tous les moyens de la reconquérir. Facile ? Peut-être pas…Toutefois, Deaclan a deux ans de plus que Lyssia, ce qui fait en sorte qu’il a plus d’expérience, pourtant, cela ne veut pas dire qu’il saura faire les bons choix. Deaclan possède peut-être tous les défauts de la Terre, mais il se caractérise par son cœur en or. Prendra-t-il le risque de la perdre à nouveau ou franchira-t-il le pas afin de la reconquérir pour ainsi lui démontrer son amour ?

Concernant la plume d’écriture de l’écrivaine, je l’ai trouvé fluide et naturelle. On voit qu’elle manie bien son sujet. À travers leurs yeux, j’ai l’impression de revivre quelques événements de mon adolescence. C’est bizarre comme de simples petites choses peuvent paraître anodines pour certains et pour d’autres, celles-ci sont vu comme des miracles. 

DES PROTAGONISTES ATTACHIANTS…

Lyssia est une héroïne qui, malgré son caractère de cochon, possède une douce personnalité. Attachante et chiante à la fois. Rire. Et Deaclan, je ne vous cacherai pas que j’ai souvent eu envie de le tuer). Quelle tête de mule, celui-là. Entre les deux, c’est un jeu du chat et de la souris. Lequel clignera des yeux le premier. Le roi du silence. Des jeux du genre, vous voyez ?! On peut aussi apercevoir une certaine forme de compétition, entre Lyssia et Deaclan, qui s’installe. Toutefois, étant tous les deux de bons joueurs, la partie n’aura jamais de fin et continuera même dans la mort.

UNE RELATION AMOUREUSE PASSIONNÉE ET TOURMENTÉE…

De plus, pour nous dévoiler que l’amour n’est pas tout rose tout rouge, Lety Mt a pimenté leur relation en mettant plusieurs rebondissements. C’est dans ces moments-là qu’on sait si cette personne sera de passage ou présente pour rester. Il faut dire que le couple que forme Lyssia et Deaclan en est la preuve. C’est dans ces instants que je me dis qu’ils ne devaient pas laisser tous ces obstacles les séparer… Parfois, j’ai cru que j’allais faire un arrêt cardiaque en pleine lecture. Que voulez-vous ? L’amour est plus forte que tout.

Petit clin d’œil à la petite nouvelle, elle comporte très peu de pages et pourtant, elle m’a laissé sous le choc. Chamboulant à souhait ! Je vous laisse découvrir cela par vous-même.

Un dernier mot ?

Finalement, « Destiny Crossed » est un livre qui révèle l’histoire de deux âmes sœurs qui sont liés ensemble pour l’éternité… Ou pas. À croquer sans modération, un petit conseil de vous à moi. Rire. Certes, la vie est pleine de difficultés et d’embauches, mais vous savez ce qui est le plus important ? C’est qu’il ne faut JAMAIS abandonner sans se battre. Quoi qu’il arrive, il faut se relever et recommencer encore et encore. C’était très agréable de replonger dans « Destiny Crossed » ! Cette réédition mérite grandement sa chance. Pour ma part, elle m’a convaincu. Il va sans dire que je vous recommande ce bouquin, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Nellie tome 6 : Révolution de Sylvie Payette

Nellie tome 6

Note : 11,5/10

« Henri s’est tourné vers moi pour me sourire.

La foule a scandé :  » A kiss… A kiss !  »

Alors, après avoir miné un air intimidé, Henri s’est penché vers moi pour m’embrasser rapidement. »

Nellie & Henri

Résumé : « Quel poids détient la vérité face à l’image? Parfois, les apparences sont le nerfs de la guerre…

C’en est assez des inégalités! La révolution se prépare au Kébec. En tournée aux États-Unis, Nellie et Henri s’efforcent de rallier les puissants à leur cause en révélant l’illégitimité de la famille royale kébécoise. Mais la disparition d’Henri remet le futur de Nellie en question, d’autant plus que les transferts vers son univers deviennent enfin possibles! Pendant ce temps, le roi tente d’embellir l’image de la monarchie et pour séduire ses sujets, il est prêt à tout, même à organiser un mariage…

Une finale enlevante à cette série romantique aux accents sociaux et politiques ! »

Mon Avis

Avant tout, je remercie Sylvie Payette pour la petite dédicace à l’intérieur, elle me fait vraiment plaisir.

Cette auteure a su me plonger dans ses écrits, par le biais de sa saga « Savannah », alors que je n’étais qu’âgé que de quinze ans. Et pourtant, Sylvie parvient encore à me surprendre même encore aujourd’hui. Elle fait, sans aucune hésitation, partie des auteur(e)s québécois(e)s que je suivrai jusqu’au bout du monde.

Le sixième tome de la série « Nellie » nous amène dans des situations remplies d’action où les péripéties ne cessent de s’empiler les unes sur les autres. Le livre m’a gardé en haleine jusqu’à la dernière page. En effet, je ne pouvais pas m’arrêter en plein chapitre, cela n’était pas une option pour moi. Je devais IMPÉRATIVEMENT terminer la section que je lisais.

QUELLE FINALE !…

Mais, qu’en est-il de la conclusion ? Explosive et si adorable à la fois. Ayant eu la chance de rencontrer l’écrivaine, l’année passée, au Salon du livre de Montréal, m’a avoué un petit secret capital… Savoir que ce n’était pas la fin m’a fait vraiment plaisir. Les moments d’adieux ne sont pas pour tout de suite. Rire.

Aventureux, extraordinaire et unique sont les mots qui caractérisent bien cette partie de l’histoire.

Dans « Révolution », on retrouve, d’une part, Nellie et Henri qui filent vers les États-Unis afin d’échapper au père des jumeaux (Armand et Henri) qui ne cesse de les menacer. En fuite, le couple essai aussi de recruter l’aide des citoyens pour les inciter à les aider lors de la révolution. Toutefois, révéler à tous l’illégalité faite par la famille royale n’ait pas une chose aisée. D’autre part, on rejoint le peuple kébécois qui, malgré l’animosité de la reine et du roi ainsi que de la peine que ressent Armand, prenne la décision de provoquer un soulèvement afin de renverser le pouvoir.

Parviendront-ils à changer le monde ? Choisira-t-elle de retourner dans sa réalité ou restera-t-elle dans ce monde auquel elle s’est attachée ?

Concernant la calligraphie de Sylvie Payette, elle est toujours aussi addictive et fluide. L’animation est à son comble tout comme les fortes personnalités de certains individus. « Nellie » est une série littéraire que j’aime beaucoup, elle me fait voyager et découvrir la face cachée de l’histoire du Kébec.

Comment ne pas succomber à cette douce et intrigante collection ? Dès les premières feuilles, l’auteure nous embarque en plein cœur de la révolution. « Révolution » est un bon récit à bouquiner si l’on veut se détendre… Cependant, ne sous-estimer pas ses capacités. Vous pourriez être surpris(e).

Un dernier mot ?

Le sixième opus de « Nellie » possède une curieuse ascendance qui nous pousse à savoir la suite toujours et toujours encore. Rassuré de savoir que ça ne sera pas la fin, j’ai hâte de découvrir la suite de la trame et de me rallier à ce groupe de jeunes aussi fous les uns que les autres. Une alternative révolutionnaire qui a su m’emporter de nouveau dans un Kébec à l’opposé du mien. Il va de soi que je vous recommande cette œuvre littéraire, j’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.

#Sara

Chronique sur Ténèbres de Sandrine Périgois

Ténèbres

Note : 10/10

« […]

J’ai dû m’assoupir, car le bruit de la porte me fait sursauter.

L’homme entre, toujours armé et vient s’asseoir à côté de moi. Je me blottis sur le matelas à l’opposé de mon ravisseur. Il ne prononce pas un mot, me regarde. Je sens qu’il faut que je rompe le silence :

— Je m’appelle Caroline Strauss, je suis enseignante.

— Je sais.

— Peut-être pourriez-vous me dire comment je dois vous appeler ?

— David.

— David, c’est un joli prénom. Est-ce que je peux savoir ce que je fais ici, David ?

J’ai souvent entendu dire qu’il fallait créer une relation avec le ravisseur en cas de kidnapping. Employer son prénom me semble donc être une bonne stratégie.

— Non, c’est trop tôt. Tu le sauras un jour, le moment venu, et à ta place, je ne serais pas si pressée.

— Est-ce qu’au moins je pourrais avoir mes vêtements ou une couverture. Il fait si froid.

— Tu n’as pas à réclamer quoi que ce soit ! Je t’amènerai ce que je voudrai bien t’amener quand je l’aurai décidé.

— D’accord, c’est vous qui choisissez.

— Bien ! Reste obéissante et tout se passera sans douleurs inutiles.

Il s’approche de moi, passe son couteau sur mes bras comme il l’a déjà fait et ajoute :

— Dans le cas contraire, tu le regretterais amèrement.

Sans se retourner, il rejoint la porte qu’il referme derrière lui.

Mon Dieu, que va-t-il advenir de moi ? J’aurais voulu lui sauter à la gorge, tenter de fuir, hurler ! Mais cela ne servirait à rien si ce n’est à le mettre en colère. « Des douleurs inutiles » a-t-il dit, y a-t-il des souffrances utiles ? Celle de l’enfantement, j’imagine, par exemple, souffrir pour donner la vie reste une douleur magnifique. Pourrai-je connaître un jour le bonheur d’être mère ? Pas si je reste ici en tout cas ! Pas s’il me tue et enterre mon corps dans les bois. À qui vais-je manquer ? Mes amis et mes collègues ? Ils m’auront bien vite oubliée. Rasta ? Le pauvre chien sera mort de faim avant de pouvoir trouver une autre famille. La faim… elle me tiraille le ventre, fait grogner mon estomac, depuis quand n’ai-je pas mangé ? J’ai envie d’un steak ! Étonnant, je suis végétarienne…

Une petite voix s’insinue dans ma tête : une végétarienne captive qui ne pense qu’à avaler de la chair animale ! Bravo, Caro !

Je ris toute seule, voilà que ma conscience me parle maintenant ! Discuter avec soi-même, voilà ce qu’il faudrait que je fasse pour ne pas perdre les pédales. Et faire du sport, des abdos, du gainage, des pompes. Si je trouve l’occasion de m’échapper, il me faudra courir, le plus vite possible, peut-être même me battre. Oui ! C’est ça, je dois éviter de m’engourdir. Je cale alors mes pieds sous le sommier et entame une série de douze abdominaux. Je ne peux en faire plus, le manque de nourriture crée des vertiges. Alors je m’allonge sur mon lit, me recroqueville sur moi-même. Il ne faut pas dérailler, il faut aussi entretenir le corps et l’esprit. Je pense à Jane Austen ! J’ai donné « Raison et Sentiments » à lire à mes élèves pour l’été. La raison, je ne dois pas la perdre, je dois garder les idées claires, je dois rester lucide. Les sentiments négatifs, comme la peur, ne doivent pas gagner, l’angoisse ne doit pas me terrasser. Il faut que je continue à créer un contact avec mon bourreau, il ne doit pas voir ma frayeur, si je lui obéis peut-être me relâchera-t-il.

Tu as vu son visage et tu connais son prénom, pourquoi te laisserait-il en vie ?

— Ta gueule !

Je hurle à ma conscience, je ne veux pas l’entendre, il ne faut pas perdre le peu d’espoir qu’il me reste. »

Caroline & David

 Résumé : « Été 1974

Qui est le ravisseur de Caroline ? Que veut cet homme qui la séquestre et tue à petit feu son humanité ? Comment va-t-elle tenter de survivre dans ce huis-clos, bâti de murs d’angoisse, alors qu’elle perd toute notion de temps et que la folie devient sa seule compagne ?

Une véritable plongée dans les abysses pour cette jeune femme qui est loin de se douter que le passé va la rattraper, pour l’anéantir plus encore.

Dérangeante, étouffante, l’histoire de ces deux âmes va plonger le lecteur dans les Ténèbres. »

 Mon Avis

Tout d’abord, je remercie chaleureusement les Éditions Elixyria, mon partenaire littéraire, pour l’envoi du roman ainsi que de leur confiance en moi et en mon blogue.

Sans blague, je me demande vraiment comment la maison d’éditions fait pour dénicher toutes ces belles histoires tout comme les auteur(e)s qui les écrivent. Elle réussit parfaitement son pari. À tous les coups. Enfin, à mes yeux, c’est toujours le cas lorsque j’ouvre un roman publié par mon partenaire littéraire. Rire. Oups, petite parenthèse de ma part, revenons à nos pire cauchemars… heu… à nos moutons.

Alors, c’est en plongeant, sans aucune hésitation, dans l’inconnu que j’ai commencé ma lecture. Je ne vous cache pas que la dernière phrase du résumé m’a quelque peu surprise. Je me suis dit, ça c’est ce qu’on verra suivi d’un rire machiavélique. Rire (Mouhahaha). Mais, ne connaissant pas Sandrine Périgois, je ne savais pas ce qu’elle avait envisagé pour les pensées de l’héroïne et pour les nombreuses péripéties. Mystère. Il était impossible d’anticiper la fin, tout et n’importe quoi pouvait arriver.

UNE ATMOSPHÈRE INQUIÉTANTE ET SOMBRE…

En lisant, j’avais vraiment l’impression que j’allais devenir folle. L’auteure n’hésite pas dès les premières pages à nous entraîner dans les pires abus et atrocités que la Terre ait connues. Sandrine Périgois m’a fait voir les démences de ses protagonistes tout comme leur tempérament. Malgré cela, j’ai pu détecter une certaine forme de dramatisme. « Ténèbres » est une histoire ombrageuse et bouleversante à la fois. Était-ce voulu ? Je ne saurai vous dire… Pourtant, c’est ce qui fait que c’est captivant. Dans tous les cas, sachez que je l’ai dévoré.

Ceux et celles qui ont le cœur sensible, puis-je vous donner un conseil ? Passez votre chemin, car plusieurs moments du livre risquent fortement de vous choquer. Une lecture particulière qui ne plaira pas à tous, malheureusement.

ROMANCE OU DARK ROMANCE ?

Comment vous dire cela ? En toute franchise, « Ténèbres » n’est définitivement pas une histoire mielleuse et pourtant il a des critères pour être vu comme une romance interdite tout comme un thriller ou un suspense. C’est très difficile de le catégoriser. Ceci étant dit, je ne veux pas vraiment entrer dans les cas, au risque de vous spoiler sur certains points importants. Rire.

Dans « Ténèbres », on fait la connaissance de Caroline, une jeune femme dans la trentaine qui fait un métier qu’elle admire beaucoup. Professeur de littérature, la lecture est pour elle une passion qui lui a permis de s’évader et de découvrir de nouveaux horizons. Sans compter qu’elle aime aussi mélanger son travail et son interprétation littéraire. Seule depuis la mort de ses parents, Caroline n’a pratiquement aucuns amis sur qui se fiez ou se confiez lorsqu’elle a besoin d’une oreille attentive. Néanmoins, il ne suffit que d’un événement pour que sa vie soit complètement mise sans dessus dessous.

Ainsi, c’est lors des vacances scolaires que Caroline se réveille dans un endroit dont elle ne connaît absolument pas. C’est alors que des questions fusent, sans arrêt, dans son esprit… Que lui est-il arrivé ? Pourquoi est-elle là ? C’est à travers son point de vue que l’on découvre ce qu’elle a subi tout au long de sa séquestration : menaces, humiliations verbaux, violence physique, viols et j’en passe beaucoup. Caroline nous illustre également son sombre calvaire et combien de temps celui-ci a duré. Qui est cet homme qui l’a kidnappé ? Que veut-il ? Pourquoi l’a-t-il choisi elle et pas une autre ? Qu’a-t-elle de spécial ? Questionnements après questionnements… Cependant, la question qui ne cesse d’hanter Caroline est… Que va-t-il faire d’elle lorsqu’il y aura terminé de jouer avec elle ?

En ce qui concerne le style d’écriture de l’écrivaine, je l’ai trouvé fluide et sublime. À travers les mots de Sandrine Périgois, on se retrouve dans un univers stressant et rempli de suspense. Pas une seule fois j’ai lâché mon roman afin de passer à autre chose. Il fallait ABSOLUMENT que je bouquine jusqu’à la dernière feuille pour avoir le fin mot de cette histoire. Sans équivoque, l’auteure parvient avec brio à maîtriser son sujet.

La trame de « Ténèbres » est portée sur deux interlocuteurs troublés et désemparés par la vie. Et pourtant, malgré toutes les injustices que Caroline subi et les illégalités que David cause à Caroline, on a l’impression que Sandrine essaie tout de même de privilégier le sens de la vie. D’autant plus que j’ai aussi aimé lire « ROUGE COQUELICOT », un petit récit que l’on retrouve dans les dernières pages.

Vous l’aurez compris, je suis tombé sous le charme du contenu tout comme la plume. Bien décrit et imaginer, il est facile de visualiser le tout… Un peu trop même. Rire.

Un dernier mot ?

Finalement, « Ténèbres » est une œuvre littéraire qui m’a immergée et un peu perturbée sur quelques passages. En effet, certaines scènes étaient si poussées à l’extrême que j’ai dû fermer les yeux pour digérer ce que je voyais. Sandrine a une calligraphie souple tout en étant rigide à la fois. De plus, l’histoire se déroule dans les années 70, une petite promenade de santé au cours du temps. Concernant Caroline, j’ai trouvé qu’elle avait une forte personnalité. Je le répète… Ceux et celles qui ont l’âme sensible, ne lisez surtout pas ce roman. Les autres, je ne peux que vous le conseiller. Foncez ! J’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu. Pour ma part, je compte suivre de près les parutions de Sandrine Périgois, je souhaite de nouveau plonger dans son monde littéraire.

#Sara